Pascal Descamps, l'envie d'être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d'artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l'automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l'air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d'humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L'histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d'une mère stéphanoise et d'un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent aussi bien de la chanson française que de la pop anglophone. Pascal et ses deux frères n'en perdent pas une miette. Mais dans l'appartement il y a aussi un vieux piano droit... « J'étais littéralement fasciné par cet instrument, je crois que ça a été une passion immédiate, un vrai coup de foudre. » C'est donc dans la préfecture héraultaise que le jeune Pascal débute ses études musicales dès l'âge de sept ans. Après deux années de piano en cours particuliers, il entre au conservatoire montpelliérain. « Cet instrument a été pour moi une vraie porte d'entrée dans le monde de la musique, je suis passé d'un seul coup de Chantal Goya à Michael Jackson ! Je ne faisais plus que ça : le dimanche je pouvais passer la journée entière sur le clavier, à jouer les morceaux classiques appris en cours puis, au fil des années, à chanter en m'accompagnant. En plus des disques, j'ai commencé à acheter des partitions, à reproduire au piano ce que j'entendais et déchiffrais, tout en posant ma voix sur la musique. » A l'adolescence, après un retour de la famille en terres stéphanoises, Pascal rejoint le conservatoire de Saint-Étienne.

Tout pour la musique

Le jeune homme enchaîne alors les concours, reçoit plusieurs prix, dont un Premier Prix d'excellence au concours national de piano Madeleine de Valmalète. Étonnement, la musique n'est alors pas encore envisagée comme une voie professionnelle. Bac D en poche, Pascal suit son frère aîné en fac de médecine. « J'ai essayé d'être sérieux et assidu, j'appréciais les cours d'anatomie car j'aimais dessiner, mais j'avais la musique véritablement chevillée au corps. J'ai acheté mes premiers synthétiseurs et découvert la musique assistée par ordinateur avec le logiciel Steinberg Pro 24, précurseur des séquenceurs. Toute une époque ! » Écoutant en boucle William Sheller et Véronique Sanson, Elton John et Stevie Wonder mais par-dessus tout Michel Berger, Pascal compose ses premiers thèmes vers l'âge de dix-neuf ans. Ne pouvant plus nier l'évidence, il se réoriente alors vers des études de musicologie, débutant un long cursus qui le mènera jusqu'aux portes du doctorat, avec toutefois une année d'interruption sous les drapeaux. « Pendant mon service militaire, j'ai été pianiste pour le Chœur de l'Armée Française, avec à la clé des concerts dans des lieux prestigieux. Ce fut de très bonnes expériences. » Tout en poursuivant ses études à l'université, le jeune musicien s'inscrit dans plusieurs cours au conservatoire où il obtient un certain nombre de médailles d'or dans différentes disciplines. « C'est l'époque où j'ai commencé à gagner ma vie en donnant des cours particuliers de piano, enseignant en école de musique, en collège, en lycée puis en fac. J'ai ensuite surtout accompagné des chœurs ou des chanteurs lyriques, un métier qui m'a toujours plu et dont j'ai fait une spécialité. Je ne suis pas un soliste dans l'âme, je préfère être dans le partage, me mettre au service d'une voix, être à l'écoute de l'autre en cherchant à donner une pensée orchestrale à mon jeu. » Arrivé dans la dernière ligne droite de ses trois années de recherches sur le compositeur français Stanislas Champein (1753-1830), l'étudiant plante tout, trois mois avant la soutenance de sa thèse. « Il fallait que tout ça s'arrête. Je m'ennuyais profondément et l'envie de composer me démangeait à nouveau. Je sentais aussi que j'avais des choses à dire à partir de mon propre vécu. Pour la première fois s'est donc manifesté un vrai besoin d'écrire des textes, comme une urgence. Il n'était pour moi plus question de perdre mon temps à parler de la musique, mais plus précisément d'en faire. Cette décision a été pour moi comme une libération totale. » Sans aucun regret, Pascal Descamps écrira et gravera deux albums de onze chansons, Orlando Road en 2003 puis Tout est si calme en 2005, apprenant sur le tas les vicissitudes du métier.

« Je mets le même amour et le même savoir-faire quand j'écris un Requiem ou des chansons pour une comédie musicale, comme un peintre qui passe de l'aquarelle à la peinture à l'huile. »

D'un papillon à une étoile

Quand bien même la Terre semblait parfois tourner à l'envers, les premières mesures de sa toute première œuvre classique germaient dans la tête de l'artiste. Devinant que quelque chose l'attirait vers le haut, Pascal cherchait encore le soleil au milieu de la nuit. Perfectionnant son aisance pour le chant lyrique auprès d'Alain Charles, le jeune homme devient en 2007 choriste à l'Opéra de Saint-Etienne. Son statut d'intermittent du spectacle lui permet enfin d'écrire pour lui-même, s'autorisant à composer dans un répertoire classique. « Après le tsunami dodécaphonique de la musique contemporaine ultra-intellectualisée déclenché par Boulez and Co, avec sa cohorte de concertos pour trois gouttes d'eau dans une bassine, il faut assumer d'écrire de la musique classique d'aujourd'hui, c'est-à-dire du vingt et unième siècle. Écrire sur des textes en latin est un vrai exercice de style et le passif est tellement vertigineux qu'il vaut mieux ne pas trop y penser ! Il faut conserver une vraie démarche d'humilité et de sincérité car la musique s'écrit avec le cœur, pas avec la tête. La musique doit rester un langage d'émotions. Personnellement, le fait d'écrire pour les autres, de ne plus me limiter à la tessiture de ma propre voix, a complètement libéré mon écriture et dégoupillé mon imaginaire, comme un souffle nouveau. » Messe en ut mineur pour solistes, chœur, orchestre et orgue, Rivages ouvrait en 2011 un flamboyant cycle de musique sacrée, qui se poursuivra avec un Pater Noster, un Ave verum corpus et un Ave maria, jusqu'au Requiem créé aux Invalides en 2014 sous le parrainage du pianiste Pascal Amoyel. Intégré au catalogue des Editions Salabert (Universal Music Publishing Classical), l'œuvre a déjà été donnée à cinq reprises entre Paris, Saint-Étienne, Saint-Chamond, Montbrison ou encore à la Bâtie d'Urfé. Bien que nul ne soit prophète en son pays et que la reconnaissance soit parfois longue à venir, l'Opéra de Saint-Étienne propose de réentendre la Requiem de Pascal Descamps, samedi 17 octobre à 20h en la cathédrale Saint-Charles. Sous la direction de Mathieu Romano, nous entendrons les solistes Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanick, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin, avec le Choeur lyrique et l'Orchestre symphonique de l'Opéra.

« Il faut conserver une vraie démarche d'humilité et de sincérité car la musique s'écrit avec le cœur, pas avec la tête. »

De l'ombre vers la lumière

« Plutôt que de proposer un Requiem sombre ou austère, j'ai choisi de dérouler une progression de l'ombre vers la lumière. Utilisant le chœur de multiples manières, j'ai composé des thèmes très intimes pour certains et pour d'autres généreusement lyriques afin d'emporter l'auditeur. C'est un Requiem optimiste que j'ai voulu lumineux. Après l'adieu au corps en mineur, le voyage de l'âme apaisée et purifiée se termine en majeur avec timbales et trompettes ! » Suite à la création des Poèmes étoilés pour l'ouverture du festival Festy'vocal lors du classement au patrimoine mondial de l'Unesco du Domaine Le Corbusier de Firminy, Pascal revenait à la chanson en 2018 avec la composition et l'écriture de sa première comédie musicale. Marvin donne alors l'occasion à l'artiste d'exorciser les désillusions parisiennes vécues à l'époque où il tentait vainement de faire connaître ses deux premiers albums. Riche de cette double culture au nom de laquelle Pascal Descamps assume pleinement de n'être enfermé dans aucune case, sa conception de la musique se rapproche sans doute davantage de celle que développent les artistes anglo-saxons, tandis qu'en France la sempiternelle catégorisation des styles enferment trop souvent les créateurs dans une forme d'improductive autocensure. « Je pense que ma composition se dirige de plus en plus vers un mix des deux univers que je porte en moi. Je mets le même amour et le même savoir-faire quand j'écris un Requiem ou des chansons pour une comédie musicale, comme un peintre passe de l'aquarelle à la peinture à l'huile. J'ai fini par comprendre que ce qui relie finalement tout ça, c'est l'envie d'être ému. » Entretenant une relation fusionnelle avec la musique, le compositeur cherche longuement les mots pour définir ce qui l'inspire. Sa grande sensibilité fait de notre homme une éponge, s'imprégnant de mille choses qui font un tout. Puis, lorsqu'il travaille au piano, les thèmes tombent sous ses doigts comme de splendides hasards, instantanément, comme s'il les avait toujours connus.

Marols-Paris-Marols

Ne cherchez pas notre homme parmi les princes des villes dans de grandes voitures. Pascal est un artiste discret qui souhaite simplement mais passionnément faire connaître sa musique, la partager avec le monde. Plus il avance, plus il lui faut d'espace et de sérénité pour laisser passer les rêves. Le temps passé à la campagne lui laisse le loisir de vivre au rythme de la nature entre les séances de travail. Pour autant, les sollicitations commencent à se bousculer, les allers-retours entre Marols et Paris se font nombreux et réguliers. Le mois dernier, Pascal accompagnait Catherine Ringer au piano, sur France 2, laquelle rendait hommage à Juliette Gréco dans l'émission de Laurent Ruquier, On est en direct. Libre dans sa tête, Pascal a encore tant de choses à faire, son piano rêve, son piano danse, son piano vole. Plusieurs œuvres sont en cours d'écriture, Odyssée (fresque lyrique pour solistes, choeur mixte et orchestre d'après Homère), un Stabat Mater mais aussi Alhyah, ambitieux projet de comédie musicale que Pascal imagine comme une fusion d'instruments modernes et classiques, avec des chanteurs pop-lyriques et des percussions tribales. Une partition qui pourrait être, pourquoi pas, celle d'un film d'animation… Autant de nouvelles créations à suivre de près car, chez cet artiste surdoué et attachant le talent et l'abnégation ne peuvent qu'accoucher d'émerveillements.

Concert Fraternités avec le Requiem de Pascal Descamps, samedi 17 octobre à 18h - Cathédrale Saint-Charles à Saint-Étienne


Créations

  • 2003 Orlando Road

  • 2005 Tout est si calme

  • 2011 Rivages

  • 2012 Pater Noster

  • 2014 Ave verum corpus

  • 2014 Requiem

  • 2015 Ave Maria

  • 2016 Poèmes étoilés

  • 2018 Marvin


Fraternités

Francis Poulenc, Pascal Descamps
Cathédrale Saint-Charles Place Jean Jaurès Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Le concert

Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem du compositeur stéphanois Pascal Descamps, est maintenu mais en horaire décalé. Au lieu de 20h, le spectacle débutera à 18h. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, a décidé ce changement d'heure au lieu d'annuler la prestation. La rencontre d'avant-spectacle n'aura, quant à elle, pas lieu. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, propose, aux personnes pour qui le nouvel horaire ne conviendrait pas, de procéder à un échange de billets pour un autre spectacle de la saison 20/21 ou bien de demander un remboursement. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 04 77 47 83 40 ou envoyer un courriel à opera.billetterie@saint-etienne.fr

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Le spectacle "Dance me" à l'Opéra remplacé

Danse | Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Le spectacle

Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a le regret de vous annoncer l'annulation du spectacle "Dance me" de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal ayant dû renoncer à sa tournée de novembre-décembre 2020 du fait de la crise sanitaire actuelle, explique l'équipe de communication de l'Opéra, avant de poursuivre : Cette représentation initialement prévue au Grand Théâtre Massenet le vendredi 4 décembre 2020 est toutefois remplacée par le spectacle "Don Juan" de la compagnie Aterballetto. Les spectateurs ayant pris leur billet auront donc le choix de se faire rembourser ou de voir cette dernière création du chorégraphe suédois Johan Inger.​ » Les spectateurs ayant pris leur billet pour le spectacle Dance me peuvent demander le remboursement en adressant leur demande par courrier au Service comptabilité de l'Opéra en y joignant les billets originaux, un Relevé d'Identité Bancaire et leur adresse d'expédition à : Opéra de Saint-Étienne - Jardin des Plantes - Service comptabilité BP 237 - 42013 Saint-Étienne

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Ivoire racé

Piano & clavecin | Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates (...)

Alain Koenig | Mardi 6 octobre 2020

Ivoire racé

Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates emblématiques. Pour faciliter le passage à l’heure d’hiver, de jeunes promesses (Ingmar Lazar ou Florian Noack) côtoient les valeurs "établies" comme le duo Hervé Billaut - Guillaume Coppola, aux "quatre mains" endiablés, ou la claveciniste Violaine Cochard. Outre les incontournables Chopin, Ravel, Schubert, Beethoven, on ronge son frein d’entendre les Variations en fa mineur ou la Sonate n°62 de Haydn, compositeur dont la difficulté est inversement proportionnelle à la fausse impression de simplicité, la Fantaisie n°3 de Mozart, ou certains arrangements de Gerswhin par Florian Noack "himself". Récitals de piano et de clavecin (Ingmar Lazar, Hervé Billaut - Guillaume Coppola, Violaine Cochard - clavecin, Florian Noack), du 20 au 23 octobre 2020 à l'Opéra de Saint-Étienne

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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Chacun pour tous !

Initiatives | Les alternatives aux moyens traditionnels de consommation fleurissent à Sainté. Afin de lutter contre la surconsommation et de protéger l’environnement, ou pour des raisons économiques et d’égalité sociale, de nombreux Ligériens se lancent dans des projets participatifs. Ces ateliers de menuiserie, supermarchés coopératifs ou objethèques sont autant d’initiatives citoyennes avec pour vocation de changer la façon de consommer des Stéphanois mais aussi de créer des liens et de renforcer le tissu social dans notre cité.

Antoine Desvoivre | Mercredi 9 septembre 2020

Chacun pour tous !

Dans les allées du supermarché coopératif, La Fourmilière, « les gens se connaissent, il se sont croisés en commission, lors d’un apéro ou d’une animation » explique Thibault, membre de l’association, ou ‘’Fourmi’’, depuis 2018. « Cette création de liens sociaux attire aussi les gens. Il s’agit d’une aventure humaine, pas juste de faire vos courses. » Si les clients se connaissent si bien, c’est qu’ils partagent plus qu’un simple lieu où faire leurs achats. Pour eux, La Fourmilière est un projet commun. « Devenir fourmi c’est un quatre en un » explique-t-il. « On est à la fois client, bénévole, propriétaire et décisionnaire. » En payant leur cotisation pour rentrer dans l’association, les nouvelles ‘’Fourmis’’ deviennent en partie propriétaires de la structure et obtiennent ainsi voix au chapitre dans les décisions prises par La Fourmilière dans son ensemble. « On choisit nous-mêmes les produits » détaille Thibault, avant d’ajouter que « chacun peut même suggérer des produits dans un petit cahier à l’intérieur du magasin. » L’association, qui cherche à installer une gouvernance partagée par tous ses adhérents, le

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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Souchon à l'Opéra de Saint-Etienne

MUSIQUES | Après avoir foulé la scène du Zénith en février dernier, il revient le mardi 9 février 2021 mais sur la scène de l'Opéra de Saint-Étienne. Alain (...)

Nicolas Bros | Vendredi 19 juin 2020

Souchon à l'Opéra de Saint-Etienne

Après avoir foulé la scène du Zénith en février dernier, il revient le mardi 9 février 2021 mais sur la scène de l'Opéra de Saint-Étienne. Alain Souchon donnera un nouveau concert de sa tournée accompagnant son dernier album Âmes Fifties dans l'écrin lyrique stéphanois. Légéreté, humour et délicatesse seront assurément de la partie. Alain Souchon, mardi 9 février 2021 à l'Opéra de Saint-Étienne Plus d'infos et billetterie juste ici

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Hérodiade de Massenet en replay gratuit

Opéra | Hérodiade de Jules Massenet, production de l'Opéra de Saint-Étienne donnée en novembre 2018 (dont on vous avait parlée dans cet article), est disponible dès (...)

Nicolas Bros | Vendredi 12 juin 2020

Hérodiade de Massenet en replay gratuit

Hérodiade de Jules Massenet, production de l'Opéra de Saint-Étienne donnée en novembre 2018 (dont on vous avait parlée dans cet article), est disponible dès aujourd'hui à 18h en replay gratuit sur le site de la Ville de Saint-Étienne. L'occasion de replonger dans cette oeuvre du compositeur stéphanois. À la direction musicale, Jean-Yves Ossonce, et au plateau Elodie Hache, Emanuela Pasci, Florian Laconi ou encore Nicolas Cavallier.

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Opéra "must go on"

Saison 20/21 | Il est parmi les premiers à avoir dégainé ! L'Opéra de Saint-Étienne aura bien une saison 2020/2021 digne de ce nom si les conditions d'accueil sont éclaircies d'ici au 1er octobre. On vous en donne quelques éléments majeurs.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Opéra

Malgré les incertitudes concernant les conditions d'accueil du public, l'Opéra de Saint-Étienne a effectué le lancement de sa saison 20/21. « Même si l'on avance avec des inconnues, la prochaine saison possède la même exigence que les années précédentes, a expliqué Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne qui a également souhaité rassurer les détenteurs de billets de spectacles annulés depuis mars, en expliquant que ces derniers pourraient se faire rembourser s'ils le souhaitent. Il a également tenu à répéter le soutien apporté aux intermittents et artistes de l'Opéra pour qui la municipalité a maintenu les rémunérations pendant l'arrêt des activités de l'Opéra. Ces dernières ne devant pas reprendre avant septembre. Lyrique, cinéma, danse… Avec un taux de remplissage de plus de 85 % en 19/20, l'Opéra espère ouvrir ses portes au public dès le 1er octobre, sans pour le moment pouvoir vendre le moindre billet. Une saison équilibrée se profile à l'horizon avec trois nouvelles productions lyriques « made in Sainté » parmi les cinq proposées (La Nonne Sanglante en novembre, La Veuve Joyeuse en décembre et Andromaque en

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Flânez, écoutez, regardez

S'occuper pendant le confinement / Initiatives autres | Après quelques idées locales, voici une sélection d'autres occupations, principalement en ligne, dont vous pourrez profiter pendant votre confinement.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Flânez, écoutez, regardez

Visiter les plus beaux musées du monde Plus de 500 musées et galeries dispatchés dans le monde entier sont entièrement visitables depuis votre fauteuil ! Ce concept, c'est encore une fois le géant du Net Google qui l'a lancé avec Google Arts & Culture, plateforme créée en 2011. Furetez dans les couloirs du Musée d'Orsay, découvrez les collections de The National Gallery de Londres ou encore allez faire un coucou à La Laitière de Vermeer dans les salles du Rijksmuseum d'Amsterdam... Alors poussez les portes des musées et laissez-vous émerveiller par tant de splendeurs ! Pour accéder aux salles d'expos, c'est par ici que ça se passe. Signalons également les musées de la Ville de Paris (dont Carnavet ou Bourdelle) qui permettent de consulter gratuitement plus de 324 000 œuvres sur leur site, le Metropolitan Museum de New York (MET) qui a mis en ligne toutes ses oeuvres ou encore le MoMa, toujours à NYC, et ses

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Chaque jour, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Mardi 17 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Vous retrouverez également sur notre page Facebook du contenu complémentaire. N'hésitez pas également à nous donner vos conseils culture sur cette même page Facebook : Le Petit Bulletin Saint-Étienne. Des films à profusion et pas seulement... Il existe de nombreuses plateformes payantes pour "streamer" de nombreux films ou séries ou encore lire romans, BD... Mais revenons un instant sur Open Culture, un site gratuit qui porte très bien son nom propose 1 150 films mis à disposition gratuitement. Une aubaine en cette période de restriction de déplacement et de confinement à la maison. Des longs, des courts, des films cultes, des moins vus, dessins animés, classiques... de nombreux choix sont disponibles sur cette plateforme "éducative" qui convient aussi bien aux cinéphiles qu'à celles et ceux qui souhaitent découvrir des images nouvelles. Educative, car ce site n'est pas seulement une énorme base de données de films car elle propose également des MOOC ou cours en ligne, des livres, des audio-livres...

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Cav and Pag

Lyrique | Peu d’ouvrages ont scellé leur destin d’une gémellité si grande qu’il semble désormais impensable de les programmer "dé-fusionnés". Cavalleria Rusticana (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 mars 2020

Cav and Pag

Peu d’ouvrages ont scellé leur destin d’une gémellité si grande qu’il semble désormais impensable de les programmer "dé-fusionnés". Cavalleria Rusticana de Mascagni et I Pagliacci de Leoncavallo, opéras fulgurants, font couche commune au Panthéon. Si le label "vériste" fait toujours débat, le courant musical traversant l’Italie lyrique du début du 20e siècle masque des disparités d’aptitudes criantes : Mascagni, Leoncavallo, Cilea ou Giordano aspireront toujours à l’ivresse inspirée du grand Puccini. Quel fil rouge permit donc à "Cav/Pag", unique postérité de leurs auteurs, de transformer l’essai ? Deux faits divers sanglants et passionnels, chargés d’un érotisme torride, Calabre et Sicile sur fond de misère et d’us vernaculaires aux antipodes de ceux du parterre de l’opéra, deux partitions bien léchées, qui suscitent les louanges de la critique, et quelques flèches décochées à l’âme humaine par le truchement d’un lyrisme contagieux mais accessible à tous (Ah ! L’Intermezzo de Cavalleria Rusticana !). Accès idéal pour le profane au temple intimidant de l’art lyrique, "Cav and Pag" allient beauté, intrigue haletante et lyris

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Chausson aux clones

Classique | Hypnotique fascination qui envoûta toute l'Europe (ou presque) musicale, celle du maître de Bayreuth, le grand Richard W. Beaucoup d'appelés, mais peu (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 février 2020

Chausson aux clones

Hypnotique fascination qui envoûta toute l'Europe (ou presque) musicale, celle du maître de Bayreuth, le grand Richard W. Beaucoup d'appelés, mais peu d'élus flirteront avec le cénacle de la gloire. Prélude et Mort d'Isolde est un tel tsunami émotionnel ! Peu de pages méritent, avec Bach, d'être expédiées dans l'espace pour incarner l'âme humaine. Les profanes ou réfractaires à la musique dite "classique" trouveront avec ce Wagner-là, l'antidote qu'ils appellent de leurs voeux. Les anti-Wagnériens (car il s'en trouve) vacillent dans les affres du doute, à l'écoute de cette incroyable musique. De ce côté-ci du Rhin, les élèves de César Franck lui vouent un culte "total" si j'ose dire. Les disciples de César se nomment Chabrier, Chausson, Duparc, D'Indy ou Lekeu et laissent à la postérité de superbes pages qu'on aurait tort de bouder. La magnifique Symphonie de Chausson est, au même titre que l'Ouverture de Gwendoline (Opéra d'Emmanuel Chabrier) une pépite que la direction d'Alexandra Cravero devrait magnifier. Wagner et ses héritiers français, concert symphonique, Opéra de Saint-Etienne, le 10 février à 20h

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Le spectacle "Little Benoît in MusicLand" annulé

Théâtre musical | Prévu les 9 et 11 avril prochains à l'Opéra de Saint-Étienne, le spectacle Little Benoît in MusicLand est annulé. Les modalités de remboursement des billets (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 janvier 2020

Le spectacle

Prévu les 9 et 11 avril prochains à l'Opéra de Saint-Étienne, le spectacle Little Benoît in MusicLand est annulé. Les modalités de remboursement des billets ont été annoncées par communiqué de presse : « L'Opéra de la Ville de Saint-Étienne a le regret de devoir annuler, pour des raisons indépendantes de sa volonté, le spectacle Little Benoît in MusicLand prévu les 9 et 11 avril 2020. Afin de procéder à un remboursement ou un échange, l'Opéra propose soit : - d'envoyer un courrier au service comptabilité de l'Opéra, contenant les billets et votre adresse d'expédition à l'adresse suivante : Opéra de Saint-Étienne Jardin des Plantes, BP 237 – 42013 Saint-Étienne cedex 2 - de vous rendre à la billetterie de l'Opéra munis de vos billets (du lundi au vendredi de 12h à 19h). Quelle que soit l'option choisie, avant le 31 mars 2020. Nous vous remercions de votre compréhension. »

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Âne hidalgo

Lyrique | Taillé à la démesure vocale du grand Chaliapine, la plus grande basse russe ayant vécu, le costume de Don Quichotte est un "cousu-main vocal". Tiré de la (...)

Alain Koenig | Mercredi 8 janvier 2020

Âne hidalgo

Taillé à la démesure vocale du grand Chaliapine, la plus grande basse russe ayant vécu, le costume de Don Quichotte est un "cousu-main vocal". Tiré de la pièce de Le Lorrain, elle-même inspirée du magique roman de Cervantès, le tailleur se nomme Jules Massenet. Pour son dernier opéra, le plus abouti musicalement, le maître français, adulé en ce début de 20e siècle, aura été épaulé par un bien sage librettiste : Henri Cain. Ici, Dulcinée est une intringante sans étoffe, cruelle, injuste, railleuse, jusqu'à la révélation quasi-mystique qui s'abat sur elle, au dernier râle du héros. Cette tiédeur du livret affectera longtemps l'injuste postérité de l'oeuvre. Pourtant, l'ouvrage, comme Carmen, est un véritable chef d'oeuvre : une dramaturgie sous forme de descente aux Enfers, une reflexion profonde sur la fin de la jeunesse, les fils de la réalité se coupant l'un après l'autre, une musique aux thèmes qu'admirait tant Puccini, des duos avec Sancho Pança, d'un lyrisme à faire rougir toute une gay pride. La dernière reprise en France, à la Halle aux Grains de Toulouse en 2017, avait casté Ferruccio Furlanetto himself, dans le costume de l'hidalgo visionnaire. À Saint-

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Le baroque à San Francisco

Danse | Éblouissant, énigmatique, envoûtant, inventif ! Ces qualificatifs élogieux ne sauraient rendre compte de l'immense talent de l'un des plus grands (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 novembre 2019

Le baroque à San Francisco

Éblouissant, énigmatique, envoûtant, inventif ! Ces qualificatifs élogieux ne sauraient rendre compte de l'immense talent de l'un des plus grands chorégraphes Outre-Atlantique. Véritable « Ballet master de notre temps » selon William Forsythe, Alonzo King célèbre l'union de la danse et de la musique à travers deux perles qui allient technique classique et contemporaine. Avec Händel, la musique des corps des danseurs aux lignes épurées, joue une partition subtile et émouvante qui entre en résonance avec la noblesse de la musique baroque du compositeur. La musique et la danse s'accordent à nouveau dans Common Ground, véritable hommage qu'Alonzo King, en association avec le Kronos Quartet, rend à sa ville natale San Francisco. Une ville en mouvement, métissée, tournée vers l'avenir, reconnue pour l'excellence de sa danse et son multiculturalisme. Les musiciens du célèbre quatuor à cordes accompagnent les danseurs, eux aussi des "masters", emportés dans une chorégraphie inventive, sensuelle et vibrante à l'instar de la ville californienne. Händel & Common ground, vendredi 6 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

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« Pentiti, scellerato ! »

Lyrique | Pour ce terrifiant "Festin de pierre", dans lequel le génial Wolfgang, après tant d'autres, convie l'humanité entière, pas une faiblesse, pas un temps mort, (...)

Alain Koenig | Mardi 5 novembre 2019

« Pentiti, scellerato ! »

Pour ce terrifiant "Festin de pierre", dans lequel le génial Wolfgang, après tant d'autres, convie l'humanité entière, pas une faiblesse, pas un temps mort, une intrigue haletante et une vocalité sans limite. Assurément, le chef d'oeuvre absolu du maître, servi par un plateau plein de promesses. Don Giovanni de Mozart, Opéra de Saint-Étienne, du 8 au 12 novembre 2019

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Suites Royales

Classique | Alors que son CD consacré aux Suites pour violoncelle de Bach provoque quelques répliques sismiques, assurément prévisibles, Emmanuelle Bertrand, mue par le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 novembre 2019

Suites Royales

Alors que son CD consacré aux Suites pour violoncelle de Bach provoque quelques répliques sismiques, assurément prévisibles, Emmanuelle Bertrand, mue par le zéphyr d'un mutin dieu lare, pose le pied sur sa terre natale pour un prestigieux concert symphonique. Après l'Elégie de Fauré, œuvre-phare dans laquelle son public sera déjà conquis, elle se prêtera au jeu du "revival" d'une pépite oubliée : le Concerto pour violoncelle, de l'ombrageuse mais résolument fascinante Marie Jaëll. Grande lisztienne, pianiste virtuose ayant légué à la postérité sa pédagogie de l'instrument, la compositrice est encore connue aujourd'hui pour sa célèbre "Méthode Marie Jaëll". L'air du temps médiatique élude parfois le discernement au profit de l'intriguant concept artistique de parité. Or, voici un corpus passionnant, cohérent et une compositrice au talent éblouissant, à qui il convenait indubitablement de redonner toute sa place dans la frise chronologique de la musique. Emmanuelle Bertrand saura bien sûr, faire éclater ce pur diamant, puis laissera la place à un tube planétaire, dont l'auteur, Maurice Ravel, dira lui-même : « Je n'ai écrit qu'un seul chef-d'œuvre, l

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Faire danser le théâtre

Danse | Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 octobre 2019

Faire danser le théâtre

Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu de Musset qui nous plonge dans la Florence débauchée du 16e siècle, sous le joug du tyran Alexandre de Médicis. Pourquoi faire danser le théâtre ? En quoi la danse peut-elle enrichir le théâtre et qu'a-t-elle à lui dire ? Du texte dit (admirablement, par 11 interprètes aussi bons acteurs que stupéfiants danseurs) ou des moments de danse, lesquels vont plus loin ? La danse insuffle son énergie, son érotisme à un texte lui-même bouillonnant. Elle magnifie les mots par sa présence sensuelle, très charnelle. Chaque réplique est suivie d'un geste chorégraphié. Ainsi, les scènes d'orgies inhérentes au pouvoir du duc Alexandre et les scènes de combats ne sont pas seulement dites mais vigoureusement dansées en d'étourdissants tableaux. Ces noces du théâtre et de la danse culminent dans la scène de l'assassinat d'Alexandre par Lorenzaccio. Un spectacle unique, hors normes, alliant subtilement danse et théâtre et où les images en 3D habillent la façade du château de vraies fééries lumineuses. Magique ! Lorenz

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Entrez dans Le Cercle

Restaurant de l'Opéra | Benoît Masson, après avoir repris le restaurant du Musée d'art moderne et contemporain en 2018 - Le Carré des Nuances -, a été choisi pour relancer le restaurant/bar de l'Opéra de Saint-Étienne. L'établissement ouvrira début novembre 2019, s'appellera Le Cercle et proposera une cuisine "bistronomique".

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Entrez dans Le Cercle

Depuis 2016, l'Opéra de Saint-Étienne ne possédait plus réellement une offre de restauration à part entière. Depuis la défaillance de la société qui exploitait l'ex-Café Jules, cet espace de détente de la salle de spectacles stéphanoise était toujours sans restaurateur permanent. Après plusieurs consultations lancées par la Ville de Saint-Étienne, le repreneur a enfin été trouvé. C'est le projet mené par Benoît Masson qui a été finalement retenu. Déjà repreneur du restaurant du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, cet entrepreneur auto didacte va connaître l'ouverture de son deuxième établissement gastronomique. « Nous allons ouvrir début novembre ce nouveau restaurant/bar de l'Opéra de Saint-Étienne, explique le dirigeant. Il s'appellera Le Cercle. Un nom que nous avons choisi pour plusieurs raisons. Tout d'abord, après le Carré des Nuances au MAMC, c'est un restaurant qui prend également place dans un lieu d'art. Ensuite, toute la charte graphique ainsi que l'environnement de l'opéra est arrondi. Enfin, c'est aussi un clin d'oeil au fameux Grand Cercle, bien connu des Stéphanois, qui existait place de l'Hôtel-de-Ville. »

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« J’ai dix ans… »

MUSIQUES | Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

« J’ai dix ans… »

Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la bonne...musique. D’avril à juin 2020, c’est à une grande pyrotechnie musicale que la célèbre phalange ligérienne nous convie. Œuvres emblématiques, solistes prestigieux seront réunis pour fêter la sortie, cet automne, de leur nouveau CD distribué par le label Chanteloup, et consacré aux superbes œuvres du compositeur Pascal Descamps. À suivre donc… Les dix ans du SyLF, d’avril à juin 2020, à travers le département de la Loire.

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L’être de son moulin

MUSIQUES | Composé sur mesure pour le grand Chaliapine, le dernier opéra de Jules Massenet Don Quichotte, figure parmi les plus aboutis du compositeur. Sous la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

L’être de son moulin

Composé sur mesure pour le grand Chaliapine, le dernier opéra de Jules Massenet Don Quichotte, figure parmi les plus aboutis du compositeur. Sous la plume du librettiste Henri Cain, Dulcinée symbolise la noirceur de l’âme humaine, tandis que Sancho Pança, son pendant lumineux, offre au héros de Cervantès les duos les plus suaves, poétiques, voire homo-érotiques. Longtemps incarné sur scène par l'immense Jean-Philippe Courtis, il sera intéressant d’entendre la proposition de Vincent Le Texier, dans ce costume vocal, évidemment, plus grand que la vie. Don Quichotte de Jules Massenet, Opéra de Saint-Étienne, du 31 janvier au 4 février

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Femme, femme, femme…

MUSIQUES | Fort heureusement, elles n’ont pas attendu les réseaux sociaux, le grand buzz des chaînes en continu, ni l'anathème porcin pour avoir du talent, avec (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

Femme, femme, femme…

Fort heureusement, elles n’ont pas attendu les réseaux sociaux, le grand buzz des chaînes en continu, ni l'anathème porcin pour avoir du talent, avec fougue, passion et surtout dignité. Le très inspiré et passionné Concerto pour violoncelle de Marie Jaëll (1846-1925), superbe compositrice, sera magnifié par le sublime et mystique archet d’Emmanuelle Bertrand que l’on ne présente plus au lecteur. Un simple rappel pour les pousses du jour en mal de reconnaissance, de l’universalité du génie humain, hommes et femmes, mus par un même et grand geste artistique. Le violoncelle au féminin, Emmanuelle Bertrand (violoncelle) et OSSEL, dir. G.Grazioli, à l'Opéra de Saint-Étienne, mardi 19 novembre 2019 à 20h

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"The Operative" : Sous couverture, dans de sales draps

ECRANS | de Yuval Adler (All.-Isr.-Fr., 1h 56) avec Diane Kruger, Martin Freeman, Cas Anvar… (24 juillet)

Vincent Raymond | Mardi 23 juillet 2019

Recrutée par le Mossad pour infiltrer une entreprise iranienne, Rachel a dérogé aux règles en nouant une liaison avec l’homme qu’elle devait espionner. Des années plus tard, elle reprend contact avec son superviseur avec à la clef un marché visant à la prémunir de toutes représailles… Jadis monopolisé par James Bond et sa collection d’épigones, le cinéma d’espionnage a depuis déserté le registre spectaculaire ou ludique pour investir celui d’une authenticité et d’une complexité souterraine plus en adéquation avec le monde contemporain ; celui où un bureaucrate des services de renseignement couleur beige terne à l’instar du Smiley de John Le Carré est plus à redouter qu’un milliardaire mégalomane. De fait, ce sont bien les stratégies “d’intelligence“ via le système de recrutement et d’utilisation des “correspondants“ que Adler dépeint ici, dans toute sa perversité manipulatrice. Ramener l’humain au centre du jeu quand il est d’habitude question d’intérêts étatiques et d’actions menées par des agents surhumains, voilà qui est intéressant. Et de même que certains de ses com

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La Côte d'Amour

Festival Berlioz | Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

La Côte d'Amour

Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de l'orchestration moderne, l'emblématique isérois : Hector Berlioz. Les grandes pointures essaieront toutes la pantoufle de vair : Daniel Kawka, François-Xavier Roth, les iconiques Valery Gergiev et John Eliot Gardiner ou encore David Reiland, pour ne citer que les chefs. La galerie des interprètes ne sera pas en reste : Sophie Koch, Jean-Marc Luisada, Stéphanie d'Oustrac, Renaud Capuçon, Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude, une liste digne des grands soirs des Victoires de la Musique. On retrouvera, dans la programmation, les grands "tubes" du maître des lieux. La Symphonie fantastique ou Les Nuits d'été. L'édition 2019 réserve, en point d'orgue, deux exécutions exceptionnelles, deux œuvres rarement jouées dans leur intégralité : Benvenuto Cellini et surtout, La Damnation de Faust, chefs d'œuvres, oserait-on dire, "immortels" ? Festival Berlioz, du 17 août au 1er septembre à La Côte-Saint-André (Isère)

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Si tu vas à Riom...

Festival des Monts de la Madeleine | Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Si tu vas à Riom...

Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous les ans, décor et musique forment un anneau symbiotique, au détour d'improbables chapelles ou d'une cour de ferme. L'édition 2019 égrène son organique chapelet : à défaut de pouvoir être exhaustif, on notera la floraison de la musique de chambre (le duo SVP, Cordes en duo avec Louis-Jean Perreau et Lyuba Zhecheva, le Quatuor Bellefeuille, le trio WAO, un trio à vents, un très beau duo de flûtes, entre autres). Les voix solistes de Rémy Poulakis, Ainhoa Zuazua Rubira, Chloé Jacob ou Céline Arnaud anticiperont sur les choristes de la Petite Messe Solennelle de Rossini ou du Requiem de Mozart, tandis que le piano et le violon, rois des instruments, obtiendront une vitrine digne de leur rang. Les musiques actuelles ou latino auront aussi leur tribune, et viendront faire souffler un doux zéphyr sur des contrées au climat capricieux. Festival des Monts de la Madeleine, du 13 juillet au 11 août

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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BerliOse !

Classique | C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

BerliOse !

C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, construite autour de l'emblématique Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz, marque d'un même temps, le cent cinquantenaire de la mort de ce dernier ainsi que de la naissance d'Albert Roussel. Concert #1 Fantastic Tour par l'Ose !, jeudi 13 juin à 20h30 au Scarabée à Riorges Daniel Kawka : « Refaire un point sur l'oeuvre de grands compositeurs comme Berlioz » Le chef d’orchestre Daniel Kawka dirige les 100 jeunes musiciens de l'orchestre symphonique Ose ! depuis qu'il l'a créé en 2013. Ce passionné de romantisme allemand, de Wagner et de Strauss, de l’univers de Mahler et de la musique française de Berlioz à nos jours, est régulièrement invité à la tête des plus grandes formations. Il a notamment dirigé l’Orchestre national d’Islande, le London Sinfonietta, l’Orchestre national de France, l’Orchestre Philharmonique de Saint Petersburg, l’Orchestre national Russe et l’Orchestre national de Séoul. Votre orchestre s'appelle "Ose !" (en rappor

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Mater dolorosa

MUSIQUES | Le problème des musiques religieuses de Verdi, Donizetti, Rossini ou Puccini, c'est leur extrême sororité avec le répertoire profane des mêmes auteurs. Effusion (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juin 2019

Mater dolorosa

Le problème des musiques religieuses de Verdi, Donizetti, Rossini ou Puccini, c'est leur extrême sororité avec le répertoire profane des mêmes auteurs. Effusion méditerranéenne, pour les détracteurs, amour du bel canto pour les autres. Malgré une genèse rocambolesque sur un axe Madrid-Paris, le chef d'œuvre est pourtant là, debout, droit dans ses bottes. Ne boudons pas notre plaisir, lorsqu'il est offert par un homme dont les légendaires générosités musicales, comme culinaires sont par essence, symbiotiques. Stabat Mater de Rossini, Opéra de Saint-Etienne, 25 juin à 20h

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Au quartier ? Pour l'appel ?

Lyrique | Rien ne prédisposait le plus joué des opéras de la terre à cet universel destin. Comment expliquer alors, ce timide démarrage en 1875, suivi seulement d'une (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juin 2019

Au quartier ? Pour l'appel ?

Rien ne prédisposait le plus joué des opéras de la terre à cet universel destin. Comment expliquer alors, ce timide démarrage en 1875, suivi seulement d'une trentaine de représentations du vivant de Bizet ? Du Locle, directeur de l'Opéra-Comique juge l'ouvrage "déplacé" : « C'est de la musique cochinchinoise » s'exclame-t-il. Il est vrai que les abonnés de cette honorable institution sont accoutumés aux jolis refrains de La Dame Blanche (Ah ! Prenez Garde !), tandis que l'intelligentsia succombe à l'avant-garde wagnérienne, et que la critique affûte ses dagues pour éreinter une niaiserie de plus. Tandis que la IIIe République babille encore, Bizet meurt prématurément, terreau propice de toutes les légendes. Pourtant, la moiteur andalouse, la fumée des cigarières, l'hypertrophie virile du toréro, face à un héros trop sensible aux injonctions maternelles et à leur transgression, la beauté des airs de Micaëla, tout concourt à l'édification du chef d'œuvre. Alain Guingal, habitué des grandes boutiques, saura assurément insuffler force et vigueur à un ouvrage fredonné par tant de lèvres, tandis que le mezzo-soprano très sûr d'Isabelle Drouet fera f

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C'est arrivé près de chez vous

Classique | En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juin 2019

C'est arrivé près de chez vous

En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (Avril, Le Repos en Egypte), un fragment symphonique, ponctués d'un illisible paraphe. Un travail de détective réattribua ces partitions à Gaston Rumeau (1898-1926), talentueux compositeur et ancien élève de la maison. Un an plus tard, le programme d'un festival qui lui fut consacré, daté de 1929, était retrouvé dans un carton. Les précieux manuscrits furent déposés aux Archives Municipales et, cinq ans plus tard, porté par un grand élève, Sébastien Espesson, étudiant en Master II de musicologie, le projet de rejouer ses œuvres put enfin voir le jour. Après un silence de presque un siècle, ce jeune prodige, élève de composition du Conservatoire de Paris, foudroyé par la maladie à 28 ans, retrouvera sa terre natale. Résurgence du foisonnement musical de la grande cité industrieuse et industrielle, au tournant du siècle dernier, ce concert-conférence mettra professeurs solistes, élèves, choristes sur le pont du grand navire Cochereau. Saint Étienne et la composition musicale, une belle histoire d'amour… À suivre donc.

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Opéra, ouvre-toi !

Visites | Non, l'Opéra n'est pas réservé à une "élite" mais constitue bien un art populaire ! C'est le message que souhaite mettre en avant l'opération nationale Tous à (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Opéra, ouvre-toi !

Non, l'Opéra n'est pas réservé à une "élite" mais constitue bien un art populaire ! C'est le message que souhaite mettre en avant l'opération nationale Tous à l'Opéra ! à laquelle la Maison stéphanoise participe encore cette année. Organisé tout début mai, cet événement permet à tous de venir découvrir cette institution unique en son genre avec ses ateliers de création de décors et de confection de costumes. Des visites guidées gratuites du bâtiment sont organisées vendredi 3 mai à 10h, 14h30 et 18h ainsi que dimanche 5 mai à 10h, 11h et 12h. Cette année, c'est également l'occasion de voir les coulisses de la dernière création lyrique "maison", Cendrillon de Nicolas Isouard, dont des représentations seront données spécialement vendredi 3 mai à 20h et dimanche 5 mai à 15h (des tarifs spéciaux Tous à l'Opéra ! sont d'ailleurs prévus dans la limite des places disponibles). Bref, plus aucune raison de dire que l'opéra est inaccessible ! Tous à l'Opéra ! à l'Opéra de Saint-Étienne, les 3 et 5 mai / plus d'infos

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Double entente

Classique | C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Double entente

C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme deux chefs d'œuvre du romantisme allemand : la bouleversante et trop rare 4e Symphonie de Schumann ainsi que le Double Concerto Op.102 de Brahms. Orchestre Symphonique Musica, dimanche 12 mai 2019 à 16h à l'Église Saint-Jean-Baptiste de Boën

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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