24 heures chrono

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Photo : © SyLF


Passionnante rentrée pour le SyLF... Amusant la gaga-lerie avec son spectacle musical Le Coissou dans les Cordes au Festival Montrond' n dièse, l'orchestre « truculera » entre les interventions de Gil Chauvet, Jean-Luc Epalle ou Jean-Christophe Treille. Le ton se fera moins léger avec 24 heures de la Vie d'une femme de Stefan Zweig. Ce fulgurant récit, entrecoupé de musiques de Brahms, Schubert ou Tchaïkovski sera mis en scène par Laurent Fréchuret. Invitée d'honneur, Emmanuelle Bertrand ponctuera le récit de « l'insoutenable humanité » de son violoncelle.

Le Coissou dans les Cordes, dimanche 3 octobre à 15h, dans le cadre du Festival Montrondn' dièse ; 24 heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig, les 19 et 20 novembre à 20h à l' Espace Culturel de la Ricamarie à 20h ; le 26 novembre à 20h à La Passerelle de Saint Just-Saint-Rambert


24h dans la vie d'une femme

Symphonie Loire Forez
Centre culturel de la Ricamarie Salle Louis Daquin - Avenue Maurice Thorez La Ricamarie
19 novembre et 20 novembre à 20h


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Sur la scène classique, continuer, autant que possible…

Dossier : classique | Tout au long de ces presque 18 mois, l'absence de public a impacté fortement la psychologie des chanteurs et instrumentistes du monde classique et (...)

Alain Koenig | Mardi 5 octobre 2021

Sur la scène classique, continuer, autant que possible…

Tout au long de ces presque 18 mois, l'absence de public a impacté fortement la psychologie des chanteurs et instrumentistes du monde classique et lyrique : ainsi ont-ils eu 1 an et demi pour se lancer dans l'introspection méditative, au point qu’une petite minorité d'entre eux a opéré de spectaculaires revirements vers les métiers de bouche, la mécanique, les transports ferroviaires... A Saint-Étienne néanmoins, les structures professionnelles comme l'Opéra ont continué, chaque fois que cela a été possible, à dérouler leur saison, malgré ce trop long silence... national. En cette rentrée scolaire, les saisons symphoniques et lyriques reprennent donc presque normalement, malgré l'inévitable sacrifice sur l'autel du Covid de quelques productions... Le SyLF, ensemble professionnel, effectue sa rentrée lui aussi, et entame une saison quasi normale. Du côté des grosses structures professionnelles, les dispositifs « antichoc » mis en place par Pôle emploi ont non seulement permis aux intermittents de ne pas avoir à recalculer les heures reconduisant leurs droits au plus fort de la crise, mais également à de nouveaux professionnels d'entrer dans l'intermittence. L'éligibilit

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On the beat

Jazz | Trompettiste et improvisateur de génie, également chanteur et producteur, Theo Croker est aujourd’hui l’une des plus belles promesses du jazz (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

On the beat

Trompettiste et improvisateur de génie, également chanteur et producteur, Theo Croker est aujourd’hui l’une des plus belles promesses du jazz américain. Au service d’un propos engagé, son quartet survitaminé surfe entre modernité et tradition sur un dédale d’influences africaines, latines, funk et hip-hop. Figure emblématique d’une génération qui s’affranchit totalement des codes conventionnels du genre, le musicien s’emploie à bâtir des passerelles entre le jazz du passé et celui du présent, dessinant déjà celui de demain. Theo Croker, samedi 16 octobre à 20h30 au Panassa (La Comète) à Saint-Étienne, dans le cadre du festival Rhino Jazz(s)

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Bienvenue au club

Jazz | Le Solar ouvre sa saison avec les concerts évènements de deux prestigieux musiciens qui ont accepté de parrainer le jazz club stéphanois. Après la première (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Bienvenue au club

Le Solar ouvre sa saison avec les concerts évènements de deux prestigieux musiciens qui ont accepté de parrainer le jazz club stéphanois. Après la première jam session mensuelle de l’année (le 20 septembre), voilà donc deux dates à retenir. Ce sera à Laurent de Wilde d’ouvrir les festivités, en trio, le samedi 25 septembre. Pianiste surdoué formé à New York, musicien acoustique comme électronique côtoyant aussi bien les légendes du jazz que les DJ, compositeur et chef d'orchestre, De Wilde est un génial touche-à-tout à qui l’on doit aussi une série de portraits de grands jazzmen pour Arte ainsi que plusieurs ouvrages, dont une biographie sur Thelonious Monk qui fait référence dans le domaine. Anne Paceo lui emboîtera le pas, en quartet, vendredi 1er octobre. Batteuse sans frontières (elle a joué dans une quarantaine de pays), la musicienne mène une brillante carrière d’accompagnatrice mais aussi de leader et compositrice. Son jazz métissé, flirtant avec la pop et les musiques du monde, est absolument à (re)découvrir. Laurent de Wilde samedi 25 septembre / Anne Paceo vendredi 1er octobre, au Solar à Saint-Étienne

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Entendons-nous bien…

Théma : Sur les deux oreilles | À force de louer les qualités visuelles du cinéma, on en oublierait presque qu’il marche sur une autre jambe : son oreille, si l’on ose dire. Et que son, musique ou écoute sont décisifs…

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Entendons-nous bien…

Sans un bruit 2 devait sortir en mars dernier. Et puis, crac ! Pandémie, confinement, fermeture des salles, silence radio… Un écho assez troublant pour cette suite au thriller survivaliste de (et avec) John Krasinsky, dont le succès (légitime) et surtout l’hallucinante rentabilité (20 fois la mise) avaient sans peine convaincu les producteurs de prolonger l’aventure. Seize mois après la date initiale — et après notre douloureuse promesse de maintenir le silence sur l’intrigue — sort donc le 16 juin cette séquelle parée d’un prologue décrivant l’invasion par le ciel de créatures chassant tout ce qui bouge à l’oreille ; des prédateurs monstrueux dont les fréquences des appareils auditifs de la fille de l’héroïne sont, avec l’eau, les seuls talons d’Achille connus. Dans cet opus, où Evelyn et sa famille partent à la recherche d’autres survivants, les rues désertes, la paranoïa galopante ou les zones censément à l’abri (des huis clos le point de devenir de nouveaux clusters) prennent dans le contexte du Covid un relief d’un réalisme insoupçonné. Le silence obligé des protagonistes contamine la salle et le suspense demeure térébran

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Place aux jeunes !

Théma : Teen Movies | Place aux jeunes ! Devant (parfois aussi derrière) la caméra, les grands ados métaphorisent à l’écran les métamorphoses dont ils sont les témoins privilégiés. Il y en a pour tous les goûts…

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

Place aux jeunes !

Débutons par une débutante très exposée, Suzanne Lindon et ses Seize Printemps (16 juin), vraie fausse auto-fiction autour d’une néo-effrontée du (très) beau Quartier Latin parisien, tombant en pâmoison face à un comédien de théâtre trentenaire… Disons que c’est conforme à ce que l'on peut en attendre, pour le pire et le meilleur : naïf et autocentré (c’est le sujet), le fait qu’il soit interprété par la réalisatrice interro sur la distance qu’elle veut poser par rapport à son personnage. Y a-t-il du recul, de l’ironie par rapport à certains clichés propres à ce genre de films, au milieu qui est le sien et qu’elle décrit, à son recours un peu gratuit à la comédie musicale (en hommage à Decouflé ?), à sa personne ? Il faudra attendre son prochain film pour être fixé. Freaky de Christopher Landon (23 juin) offre de son côté une vision franchement plus décalée de l’irruption dans le monde des adultes, puisqu’elle reprend en mode comédie horrifique, production Blumhouse oblige, le désormais classique switch de Freaky Friday : l’échange de corps

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Soulève ta paupière close...

MUSIQUES | Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Soulève ta paupière close...

Quel bonheur de voir l’un de nos plus grands festivals célébrer « le retour à la vie » ! Et qu’importent les contraintes post-pandémiques. L’affiche cette année, relève de la « fête étoilée », du grand « Hector »… Trois récitals de Jean-François Heisser consacrés aux trois « Grands d’Espagne » (De Falla, Granados, Albeniz), un feu d’artifice signé Saint-Saëns avec les enchanteurs Bertrand Chamayou et Renaud Capuçon, ou la Cantate Herminie magnifiée par l’immense voix de Sophie Koch. L’intimité de l’admiration mutuelle entre Flaubert et Berlioz sera en d’excellentes mains avec Véronique Gens et le très talentueux David Reiland, tandis que l’Enfance du Christ sera dirigée par John Nelson, la Damnation de Faust par Valery Gergiev à la tête de l’exceptionnel Orchestre du Marinsky de Saint-Petersbourg. Beaucoup d’autres dates d’exception… On ne saura où donner de l’oreille à la Côte-Saint-André. Festval Berlioz, la Côte-Saint-André (Isère), du 17 au 30 août 2021

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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Métissage

MUSIQUES | Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Métissage

Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, la musique créole réunionnaise. Nouveau volet de l’aventure, Tous les Peuplespuise de manière encore plus approfondie dans le patrimoine musical traditionnel, explorant à travers les rythmes ancestraux de l’Océan Indien les racines des musiques noires. Avec ce nouvel album le septet flamboyant Gaël Horellou livre une musique toujours aussi festive et métissée. Un concert en coproduction avec Gaga Jazz. Gaël Horellou septet, mercredi 14 octobre à 20h30, salle Jeanne D'Arc à Saint-Étienne

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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Duby...fluoré

Classique | C'est encore au SyLF que revient la palme des "têtes d'affiche" ce mois-ci : Aurélie Ligerot et Bertrand Duby, disciples du grand et discret Lionel (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 février 2020

Duby...fluoré

C'est encore au SyLF que revient la palme des "têtes d'affiche" ce mois-ci : Aurélie Ligerot et Bertrand Duby, disciples du grand et discret Lionel Sarrazin, ont déjà plus d'une corde à leur art. Acclamés localement sur les scènes de l'Opéra ou de la Cathédrale, ils seront les "guest stars" de la talentueuse phalange ligérienne. La soprano bordelaise vous fera mordre la Big Apple à pleines dents, revisitant les musicals de Broadway, tandis que l'impressionnante basse franco-belge fera frissonner "l'épicentre du design" de son mâle timbre. - Une Soirée à Broadway, avec Aurélie Ligerot (soprano), dimanche 9 février à 17h. Festival Montrond'n dièse, Casino JOA, Montrond-les-Bains - Carte Blanche à Bertrand Duby, airs célèbres pour basse chantante. La Petite Saison du SyLF/Concert Brunch, dimanche 16 février à 11h. Cité du Design, Bâtiment H

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Poulakis singer !

Classique | Notre hellène ténor à la toison d'ébène est de retour, avec sa comparse à la voix flûtée, Ainhoa Zuazua Rubira. Tout vous sera révélé sur la construction de (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 décembre 2019

Poulakis singer !

Notre hellène ténor à la toison d'ébène est de retour, avec sa comparse à la voix flûtée, Ainhoa Zuazua Rubira. Tout vous sera révélé sur la construction de la musique vocale, grâce à ce nouveau concept du SyLF. Chanteurs, instrumentistes et public unissent leurs talents pour reconstruire le final de "l'Elixir d'Amour" de Donizetti. De la voix à la scène, le 6 décembre 2019 à 20h, Eglise d'Epercieux-Saint-Paul.

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Partagez un repas avec des étudiants étrangers

GUIDE URBAIN | Depuis plusieurs années, Sainté Jeunes, qui organise l'événement Sainté Accueille Ses Étudiants (SASE), a mis en place une opération inédite et insolite (...)

Nicolas Bros | Vendredi 23 août 2019

Partagez un repas avec des étudiants étrangers

Depuis plusieurs années, Sainté Jeunes, qui organise l'événement Sainté Accueille Ses Étudiants (SASE), a mis en place une opération inédite et insolite : Mission Gaga’stronome. Le principe est simple. Les étudiants étrangers, fraîchement arrivés à Saint-Étienne, sont invités par des familles stéphanoises pour partager un moment convivial autour d'un repas. Nul besoin d'être un cuisinier hors pair pour proposer d'accueillir deux étudiants chez soi. Sainté Jeunes est actuellement à la recherche de nouvelles familles volontaires afin d'accueillir les nouveaux arrivants de la rentrée 2019 pour un repas le samedi 5 octobre. Pour plus d'infos sur cette initiative, rendez-vous sur cette page où un formulaire explicatif est disponible.

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« J’ai dix ans… »

MUSIQUES | Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

« J’ai dix ans… »

Aussi surprenant que cela puisse paraître, voici désormais dix ans que l’ensemble à cordes professionnel SyLF sillonne la région Rhône-Alpes pour y porter la bonne...musique. D’avril à juin 2020, c’est à une grande pyrotechnie musicale que la célèbre phalange ligérienne nous convie. Œuvres emblématiques, solistes prestigieux seront réunis pour fêter la sortie, cet automne, de leur nouveau CD distribué par le label Chanteloup, et consacré aux superbes œuvres du compositeur Pascal Descamps. À suivre donc… Les dix ans du SyLF, d’avril à juin 2020, à travers le département de la Loire.

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La Côte d'Amour

Festival Berlioz | Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

La Côte d'Amour

Comme tous les ans, les grands noms du classique se donnent rendez-vous au pied des Alpes, pour célébrer l'alpha et l'oméga du romantisme français, le père de l'orchestration moderne, l'emblématique isérois : Hector Berlioz. Les grandes pointures essaieront toutes la pantoufle de vair : Daniel Kawka, François-Xavier Roth, les iconiques Valery Gergiev et John Eliot Gardiner ou encore David Reiland, pour ne citer que les chefs. La galerie des interprètes ne sera pas en reste : Sophie Koch, Jean-Marc Luisada, Stéphanie d'Oustrac, Renaud Capuçon, Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude, une liste digne des grands soirs des Victoires de la Musique. On retrouvera, dans la programmation, les grands "tubes" du maître des lieux. La Symphonie fantastique ou Les Nuits d'été. L'édition 2019 réserve, en point d'orgue, deux exécutions exceptionnelles, deux œuvres rarement jouées dans leur intégralité : Benvenuto Cellini et surtout, La Damnation de Faust, chefs d'œuvres, oserait-on dire, "immortels" ? Festival Berlioz, du 17 août au 1er septembre à La Côte-Saint-André (Isère)

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Les "joujoux" du jubé

Festival de La Chaise-Dieu | Fier et altier, le promontoire de l'Abbatiale Saint-Robert domine le granit alentour. Par son imposante stature, musicale et symbolique, le phare de cet estuaire spirituel évoque la traversée de noirs rivages de l'Antiquité.

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Les

Jean-Sébastien Bach, encore et toujours, convoquera les anges et démons de sa fulgurante Passion selon Saint-Jean. Le pathos, le symbolisme des nombres, l'envoûtant ostinato des cordes du chœur d'ouverture, la troublante sensualité de Jésus ou de la mort (Ruht wohl), l'efficacité et la concision du chef d'œuvre éblouissent autant qu'ils perturbent. Damien Guillon n'a de leçon à recevoir de personne. Il naviguera au sextant dans ce pacifiste océan, épaulé du chœur de chambre Mélisme(s) et de son toujours "Céleste Banquet". Les "Anges Musiciens" l'auront précédé en la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château - une première - juchée sur son piton exposé au septentrion. Josquin, Tallis ou Gibbons auront ainsi pavé la voie à cette édition 2019. Éclectisme et fondamentaux Si la musique sacrée reste l'acrotère du Festival de la Chaise-Dieu (Scarlatti, Haendel, Bach ou Brahms), les ornements viendront cette année du répertoire symphonique, jouissant en 2019, d'une "tribune" digne des orgues de l'abbatiale. La toujours grandiose Neuvième Symphonie de Beethoven dirigée par Jérémie Rhorer, l'inoxydable 40e Symphonie de Wolfgan

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Si tu vas à Riom...

Festival des Monts de la Madeleine | Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juillet 2019

Si tu vas à Riom...

Des prairies d'altitude des Monts de la Madeleine s'élèvent de bucoliques arpèges, tandis que coule l'hydromel bio, patiemment macéré chez l'habitant. Tous les ans, décor et musique forment un anneau symbiotique, au détour d'improbables chapelles ou d'une cour de ferme. L'édition 2019 égrène son organique chapelet : à défaut de pouvoir être exhaustif, on notera la floraison de la musique de chambre (le duo SVP, Cordes en duo avec Louis-Jean Perreau et Lyuba Zhecheva, le Quatuor Bellefeuille, le trio WAO, un trio à vents, un très beau duo de flûtes, entre autres). Les voix solistes de Rémy Poulakis, Ainhoa Zuazua Rubira, Chloé Jacob ou Céline Arnaud anticiperont sur les choristes de la Petite Messe Solennelle de Rossini ou du Requiem de Mozart, tandis que le piano et le violon, rois des instruments, obtiendront une vitrine digne de leur rang. Les musiques actuelles ou latino auront aussi leur tribune, et viendront faire souffler un doux zéphyr sur des contrées au climat capricieux. Festival des Monts de la Madeleine, du 13 juillet au 11 août

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Le festival du Forez passe un pallier

Classique & jazz | Le Festival du Forez, emmené par les frères Adrien (altiste) et Christian-Pierre (violoncelliste) La Marca, aborde une septième édition tout feu tout flamme avec toujours de grands noms de la musique classique & jazz mais aussi davantage de concerts et de nouveaux lieux (20 événements dans sept lieux différents). Le but étant de « valoriser le patrimoine, tout en construisant une programmation très ouverte, permettant une expérience de tous les sens »

Nicolas Bros | Jeudi 6 juin 2019

Le festival du Forez passe un pallier

C'est à une 7e édition revue et augmentée que les frères Adrien et Christian-Pierre La Marca convient les spectateurs cet été. Le festival dont ils ont en charge la direction artistique, le Festival du Forez, prend une nouvelle dimension cette année. Déjà remarquable par les noms imposants et ronflants qu'ils font venir chaque été dans le Forez (on pense à Philippe Jarrousky, Karine Deshayes, Adam Laloum, Michel Portal...), les deux musiciens augmentent la cadence cette saison. Tout d'abord par la durée de leur festival, qui passe de deux à trois week-ends de fêtes musicales, s'étalant du 9 juillet au 4 août. C'est ensuite le nombre de lieux qui se voit multiplié. En 2019, ce seront sept lieux qui accueilleront des concerts : depuis le château d'Andrézieux-Bouthéon, jusqu'à la Collégiale de Montbrison, en passant par l'hôtel-de-ville et le Théâtre de Roanne, le prieuré et l'église de Pommiers, le prieuré de Champdieu et enfin, l'église Saint-Philibert de Charlieu. Renaud Capuçon, Quatuor Ébène, Véronique Gens et consorts Si le festival change d'envergure par son extension géographique, un budget revu à la hausse et un nombre plus important de propositions

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BerliOse !

Classique | C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

BerliOse !

C'est un double anniversaire que célèbre en musique l'orchestre symphonique Ose !. La tournée Fantastic Tour, construite autour de l'emblématique Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz, marque d'un même temps, le cent cinquantenaire de la mort de ce dernier ainsi que de la naissance d'Albert Roussel. Concert #1 Fantastic Tour par l'Ose !, jeudi 13 juin à 20h30 au Scarabée à Riorges Daniel Kawka : « Refaire un point sur l'oeuvre de grands compositeurs comme Berlioz » Le chef d’orchestre Daniel Kawka dirige les 100 jeunes musiciens de l'orchestre symphonique Ose ! depuis qu'il l'a créé en 2013. Ce passionné de romantisme allemand, de Wagner et de Strauss, de l’univers de Mahler et de la musique française de Berlioz à nos jours, est régulièrement invité à la tête des plus grandes formations. Il a notamment dirigé l’Orchestre national d’Islande, le London Sinfonietta, l’Orchestre national de France, l’Orchestre Philharmonique de Saint Petersburg, l’Orchestre national Russe et l’Orchestre national de Séoul. Votre orchestre s'appelle "Ose !" (en rappor

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C'est arrivé près de chez vous

Classique | En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (...)

Alain Koenig | Mardi 4 juin 2019

C'est arrivé près de chez vous

En 2014, la réhabilitation de la médiathèque du Conservatoire Massenet fit resurgir d'intrigants manuscrits : quintettes, pièces pour piano, œuvres chorales (Avril, Le Repos en Egypte), un fragment symphonique, ponctués d'un illisible paraphe. Un travail de détective réattribua ces partitions à Gaston Rumeau (1898-1926), talentueux compositeur et ancien élève de la maison. Un an plus tard, le programme d'un festival qui lui fut consacré, daté de 1929, était retrouvé dans un carton. Les précieux manuscrits furent déposés aux Archives Municipales et, cinq ans plus tard, porté par un grand élève, Sébastien Espesson, étudiant en Master II de musicologie, le projet de rejouer ses œuvres put enfin voir le jour. Après un silence de presque un siècle, ce jeune prodige, élève de composition du Conservatoire de Paris, foudroyé par la maladie à 28 ans, retrouvera sa terre natale. Résurgence du foisonnement musical de la grande cité industrieuse et industrielle, au tournant du siècle dernier, ce concert-conférence mettra professeurs solistes, élèves, choristes sur le pont du grand navire Cochereau. Saint Étienne et la composition musicale, une belle histoire d'amour… À suivre donc.

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Gaga des arts de rue

Festival | Les arts de rue ont leur festival stéphanois : le festival Complètement Gaga qui va souffler sa deuxième bougie cette année. Au programme, trois jours de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Gaga des arts de rue

Les arts de rue ont leur festival stéphanois : le festival Complètement Gaga qui va souffler sa deuxième bougie cette année. Au programme, trois jours de musique, danse, théâtre et arts du cirque. Le tout disséminé un peu partout dans Sainté : Couriot, Cartonnerie, Amicale laïque du Crêt de Roc... Festival Complètement Gaga #2, du 24 au 26 mai à Saint-Étienne

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Double entente

Classique | C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Double entente

C'est dans l'écrin magique du château de Goutelas que sera conservé le secret de cette résidence, clôturée par un concert dirigé par François Bernard à Boën. Au programme deux chefs d'œuvre du romantisme allemand : la bouleversante et trop rare 4e Symphonie de Schumann ainsi que le Double Concerto Op.102 de Brahms. Orchestre Symphonique Musica, dimanche 12 mai 2019 à 16h à l'Église Saint-Jean-Baptiste de Boën

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Fruits de "Saisons"

Classique | Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

Fruits de

Lorsqu'en 1801, il achève son oratorio Les Saisons, Joseph Haydn est "au firmament" : Londres le vénère, Vienne l'adule, Paris l'honore. Le « plus grand musicien vivant » peut-on lire. Pourtant le vieux "Papa Haydn", comme le nomment avec tendresse ses musiciens, affaibli par la maladie, répugne aux mondanités. Sous couvert d'un "pseudo-bucolisme", mal négocié avec son très accaparant librettiste von Swieten, le chef d'œuvre ne se décrypte que par le prisme du symbolisme. Le prélude de l'hiver est une des plus belles pages du maître, tout comme l'arrivée délicate et progressive du printemps, le stupéfiant orage de chaleur en été, ou la titanesque et sublime fugue finale, décrivent une humanité en proie aux questionnements, mais guidée, in fine, vers le sommet de la montagne sacrée. Génie et humilité concourent à l'édification de ce que Haydn pressentait être son dernier voyage musical. Pour interpréter le chef d'œuvre, Symphonia et l'Ensemble Telemann (aidé du SyLF) seront placés sous la fédératrice baguette de Florent Mayet. « Uns leite deine Hand, O Gott ». Choeur Symphonia, Orchestre Telémann et orchestre Sylf, samedi 18 m

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En équilibre

Jazz | Avant de célébrer comme il se doit l’International Jazz Day en alignant deux Big Bands le 30 avril au Fil, l’équipe Gaga Jazz accueillera un peu plus tôt, (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

En équilibre

Avant de célébrer comme il se doit l’International Jazz Day en alignant deux Big Bands le 30 avril au Fil, l’équipe Gaga Jazz accueillera un peu plus tôt, toujours sur la scène de la SMAC stéphanoise, une formation assez originale : Nomades. Auto-désigné micro brass band en liberté, le Funambule trio réunit un remarquable line up de musiciens dont la complicité humaine sert pleinement l’osmose musicale et confère au groupe toute sa délicatesse et sa singularité. Pour leur nouveau projet, Etienne Lecomte (flûtes et compositions), Alain Angéli (saxophone alto) et Laurent Guitton (tuba) s’adjoignent les services du talentueux oudiste Alaoua Idir. Bien connu à Saint-Étienne notamment pour sa contribution aux belles années du groupe Dézoriental puis avec Jaal, l’instrumentiste a également été sollicité par quelques grands noms du sérail parmi lesquels Bernard Lavilliers, Zebda ou Les Ogres de Barback. Nomades, dimanche 14 Avril 2019 à 18h au Fil

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Saint-Louis... à pied d'œuvre

Classique | Traditionnel rendez-vous des amoureux de bombarde et larigot, l'association Renaissance de l'Orgue de Saint-Louis propose tous les ans une saison (...)

Alain Koenig | Lundi 25 mars 2019

Saint-Louis... à pied d'œuvre

Traditionnel rendez-vous des amoureux de bombarde et larigot, l'association Renaissance de l'Orgue de Saint-Louis propose tous les ans une saison liturgique étoffée, digne des grandes boutiques. L'année 2018-2019 s'achève en apothéose – s'il est permet de risquer ce substantif - avec les œuvres du Cantor et de son maître Buxtehude. Les solistes du Centre de Musique Sacrée du Puy-en-Velay s'attaqueront à l'immense corpus de sept cantates du maître de Lübeck Membra Jesu Nostri. L'écriture inspirée de ce cycle justifie à elle seule les quelques 400 kms que Bach effectua à pied, pour le rencontrer. L'excellent ensemble Alcina nous gratifiera pour sa part, de deux très belles cantates Mein Herz scwhimmt im Blut et Weichet nur, betrübte Schatten BWV199 et 202 pour soprano et orchestre, miracle de piété sensuelle. Enfin, le grand Choeur de Musicologie de l'U.J.M., dirigé par Fabien Houlès interprètera le très énigmatique, symbolique, minimaliste et spirituel Magnificat d'Arvö Pärt. Un concert très "planant" pour le profane. Les cantates Membra Jesu nostri de Buxtehude, samedi 30 mars à 15h; Grand Choeur de Musicologie de l

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Aragon et Castille

Classique | Balade sur la Carte du Tendre au pays de Cervantès, le Choeur de Chambre Sinfonietta traverse des siècles de musique espagnole, accompagné à la guitare par (...)

Alain Koenig | Mardi 2 avril 2019

Aragon et Castille

Balade sur la Carte du Tendre au pays de Cervantès, le Choeur de Chambre Sinfonietta traverse des siècles de musique espagnole, accompagné à la guitare par Rémi Cortial. Des maîtres anciens (Guerrero, El Encina) aux contemporains (Castelnuovo-Tedesco, Oltra), la talentueuse phalange sera votre guide pour un séjour ibérique "all inclusive". Soleil d'Espagne, à l'Église Saint-Laurent de Villars vendredi 5 avril 2019 à 20h30 et au château de Goutelas dimanche 7 avril à 16h

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La danse de la musique

Danse/Jeune public | Tchaï-Kov-Ski, trois syllabes pour les trois pièces de danse créées par Davy Brun sur la musique du célèbre compositeur. Eloignée de tout académisme, cette création (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 mars 2019

La danse de la musique

Tchaï-Kov-Ski, trois syllabes pour les trois pièces de danse créées par Davy Brun sur la musique du célèbre compositeur. Eloignée de tout académisme, cette création montre que la musique de Tchaïkovski qui magnifie la gestuelle est une musique dansante. Tchaï-Kov-Ski, samedi 16 mars à 17h à l'Opéra de Saint-Étienne

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Casino Royale

Classique | Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire (...)

Alain Koenig | Mardi 5 mars 2019

Casino Royale

Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire « créer du lien, des liens ». Le James Bond du Casino JOA, luxueux invité du festival Montrond'n Dièse, n'est autre que le magicien de la corde frappée, pardon, effleurée, caressée, transcendée, Pascal Amoyel. Car sa musicalité, résonance symbiotique d'une profonde et sincère spiritualité, empreinte d'un silence intensément vibratoire, crée du lien. Entre les êtres d'abord, entre les âmes surtout, les grandes en particulier, fréquence sur laquelle l'auditoire peut le capter. Au programme de cette soirée exaltante, un tube planétaire, dans lequel l'auditeur retrouvera un SyLF "en frac symbolique" : le célèbre Quintette La Truite de Schubert. Compositeur fétiche de l'orchestre à cordes préféré des Ligériens, cette prestation de haute volée verra les solistes de la talentueuse phalange sur leur 31. Pour l'occasion, les mots d'absence ne seront, toujours pas autorisés. Pascal Amoyel & l'Ensemble SyLF, jeudi 4 avril à 20h au Casino JOA de Montrond-les-Bains

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Tout un plat

Classique | C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Tout un plat

C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand Dictionnaire de Cuisine. Chien, autruche, kangourou, baleine ou dauphin, tout se rôtit ou se mitonne à l’escabèche ou à la Dugléré… Dumas s’y insurge aussi contre la « pratique barbare » du gavage des oies, combat prémonitoire de la "bien-pensance" contemporaine. On rit beaucoup, on salive -ou pas- en lisant la recette du "lapin cuit dans sa peau". Alors qu’on attendait naturellement la toque croustillante d’un Rossini, pour mettre en musique cet ana hors du commun, c’est vers un autre bon-vivant que Philippe Forget dirige le mélomane. Dans la Cuisine d’Offenbach, le spectacle musical étoilé au Guide Michelin, déglace le génial talent du Quatuor Debussy, effile les solistes chanteurs de la Compagnie Orphéon et fait monter au beurre la tension zygomatique : Orphée aux Enfers, Les Brigands, La Vie Parisienne ou La Périchole, bottes secrètes d’un spectacle haut en saveurs du génial marmiton, du Mozart des Champs-Elysées, du délicieux juif errant (ne dirait-on pas

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Design-moi un demi-ton !

Classique | Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Design-moi un demi-ton !

Ayant longtemps réchauffé le coeur des amoureux, littéralement, "transis" de musique de chambre, la Petite Saison du SyLF pose ses bagages dans la très "conceptuelle" et bien chauffée Cité du design, ce dont vos membres inférieurs, assurément, vous sauront gré. Troquant l’autel de la consumation pour celui de la consommation, ce nouvel écrin conserve pourtant en lieu sûr, l’éclat de la gemme. Le brunch se met, lui aussi, au "goût" du jour. Il gagne en appétence conceptuelle ce qu’il perd en "agapes uderziennes ". Dans ses quartiers d’hiver, le concert intitulé Les grands designers de la musique établira les parallèles entre design et musique classique, où les précurseurs établissent un standard dans lequel s’engouffre l’armée des "suiveurs", créant ainsi modes et styles… La démonstration s’appuiera sur les célèbres trend setters incarnés en leur temps par Mozart, Haydn, Vivaldi ou Schubert. Dans leur sillon, les spin off d’antan furent légion, et leur musique, sans toujours atteindre le pinacle, mérite une ré-écoute attentive, dans sa forme comme son esthétique. Vous prendrez bien une petite coupe de Corelli ou de Salieri avant le brunch ?

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Jazz de ville

Festival jazz | La neuvième édition des Jazzeries d’Hiver arrive à grands pas avec son lot de belles promesses. Parmi les têtes d’affiches, la triplette Charlier-Sourisse-Winsberg, le retour de Joel Forrester et le nouveau projet du saxophoniste Eric Séva.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Jazz de ville

Concocté par la team Gaga Jazz, le festival hivernal se veut cette année encore le plus éclectique possible, couvrant différents styles de la note bleue et tentant ainsi de satisfaire tous les publics. Quelques nouveautés s’annoncent avec notamment deux temps forts en direction des plus jeunes, autour du spectacle Chut Oscar (le 1er février) et d’un très prometteur ciné-concert au cours duquel le flegmatique pianiste américain Joel Forrester improvisera sur les images du film Monte là-dessus, dont la mythique scène où Harold Lloyd est suspendu dans le vide aux aiguilles d’une horloge (le 8). La soirée blues combinera la projection du tout nouveau biopic sur Eric Clapton (Life in 12 bars) avec le concert d’un trio acoustico-bluesy issu du groupe Devil Jo and The Backdoormen (le 10). La soirée Big Bands devrait quant à elle envoyer du lourd (le 13). En tête de gondole, nous retiendrons la date du 15, avec le vibrant hommage à Michael Brecker rendu par le trio de haute volée Charlier-Sourisse-Winsberg. Joueurs de blues S’il est une soirée à ne manquer sous aucun prétexte, ce serait sans doute celle du samedi 9 févrie

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To be or not be

Classique | Lorsqu’il succombe au subtil Je ne sais quoi de l’actrice Harriet Smithson, l’impétueux Berlioz se doute-t-il qu’il s’engage dans un cycle romantico - (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

To be or not be

Lorsqu’il succombe au subtil Je ne sais quoi de l’actrice Harriet Smithson, l’impétueux Berlioz se doute-t-il qu’il s’engage dans un cycle romantico - narcissique dont il aura du mal à s’extraire ? Il incombera à Pierre Bleuse, jeune chef et lui-même compositeur, de résoudre cette insondable énigme. On ne présente plus La Mer de Debussy, à l’impressionnisme figuratif, dont les embruns remonteront, en ce début d’année, les courbes du Furan Un concert augurant d’une nouvelle année symphonique pleine d’épistémè. Hommage à Debussy, vendredi 11 janvier 2019 à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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L'eau, l'air, la terre, le feu

Classique | Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

L'eau, l'air, la terre, le feu

Pour son lancement, la société de production La Mariotte donne carte blanche à deux artistes bien connus des ligériens : Florence Auclin, violoncelle solo de l'Orchestre de Saint-Étienne-Loire et Cyril Goujon, chef de chant et pianiste soliste aux inépuisables talents. Le programme, comme le duo, laisse opérer tous les charmes du Romantisme, et semble consciemment (ou pas) convoquer en musique les quatre éléments. L'air, tout d'abord, avec la célèbre Sonate n°14 de Beethoven « Clair de lune », dont tous les virtuoses appréhendent le presto agitato, ainsi que la Première Ballade de Chopin, à la mélancolie subversive et langoureuse. C'est avec la terre, celle du sombre Schleswig-Holstein, des paysages de Mer du Nord, que se poursuit l'itinérance avec la Sonate pour violoncelle et piano en mi mineur Op.38 de Brahms, aux puissantes fragrances terriennes. L'évocation de l'eau se fera par le truchement de Liszt avec la très mystique Légende de Saint-François de Paule marchant sur les Flots. C'est également à Liszt que reviendra l'incantation du feu avec sa célèbre Méphisto-Valse. Aucune série télé ne vous dispense

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Volver

Jazz | Après le très beau Dialogo con un Duende en duo avec le guitariste barcelonais David Minguillon, le pianiste et compositeur Baptiste Bailly a posé ses (...)

Niko Rodamel | Mercredi 31 octobre 2018

Volver

Après le très beau Dialogo con un Duende en duo avec le guitariste barcelonais David Minguillon, le pianiste et compositeur Baptiste Bailly a posé ses valises à Valencia pour y enregistrer son premier album personnel en trio avec Alès Cesarini (contrebasse) et David Gadea (percussions). Baptiste Bailly Trio, dimanche 18 novembre à 18h, le Fil à Saint-Étienne

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« Toutes les mamas…

MUSIQUES | ... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, (...)

Alain Koenig | Mardi 4 septembre 2018

« Toutes les mamas…

... des Antilles, d’Afrique ou Cuba ont de l’or dans la voix » chantait la regrettée Maurane. Le SyLF, pour son traditionnel concert de Noël, s’offre une vraie tête d’affiche : Dominique Magloire ! Soprano exceptionnelle, à la sensualité " caribéenne " unique, signature vocale identifiable entre mille, elle jouera à la " mama " surdouée, entourée de nos têtes chantantes du conservatoire Massenet, d'autres écoles, lycées et choeurs du territoire. Un moment de partage, d’émotion, de transmission. Il flottera, sur la cathédrale, une douce fragrance de vin chaud à la cannelle. Concert Carols-Chants de Noël avec le SyLF, dimanche 16 décembre à 14h30 et à 17h00

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Cordes à gogo

Cordes en ballade (Ardèche) | Cordes en ballade, 20e édition ! Toute en joie, en étonnements multiples, en convivialité : le pari initial a dépassé les espérances.

Pascale Clavel | Mardi 3 juillet 2018

Cordes à gogo

Depuis 20 ans, Cordes en Ballade est devenu une référence auprès des amoureux d’une musique exigeante, diverse et subtile. La direction artistique, menée depuis l’origine par le Quatuor Debussy, reste terriblement inventive. Douze jours de balades en Ardèche au cœur d’une programmation en forme de patchwork élégant, où chaque festivalier part à la rencontre de musiques improbables. Le Teil, Viviers, Antraigues-sur-Volane, Cruas, Alba-la-Romaine, Privas… partons flâner ! Cette 20e édition s’ouvre à la cathédrale Saint-Vincent-de-Viviers avec un hommage appuyé à Claude Debussy pour le centenaire de sa mort. Suit une programmation riche en expériences décalées : nous entrons de plain-pied dans la cuisine d’Offenbach, avec un concert de parodies d’opérettes où le Quatuor Debussy et les chanteurs solistes d’Orphéon la Compagnie Vocale s’associent pour interpréter ses plus grands tubes. Pour fêter les 20 ans du festival, le Quatuor Léonis se lâche dans un spectacle fou : Éclisse totale. Les musiciens déroulent une musique dans tous ses états, passent du rock psychédélique le plus dingue aux mélodies de Gainsbourg les plus suaves. Les mélodies irlandais

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« Ce soir, j'entends Madeleine »

Festival des Monts de la Madeleine (Loire) | Lovés dans leurs sombres forêts de sapins, les Monts de la Madeleine, abritent depuis plus de dix ans, un "modeste mais vaillant" festival, assez (...)

Alain Koenig | Mardi 3 juillet 2018

« Ce soir, j'entends Madeleine »

Lovés dans leurs sombres forêts de sapins, les Monts de la Madeleine, abritent depuis plus de dix ans, un "modeste mais vaillant" festival, assez jouissif, suffisamment intime, pour proposer des spectacles chez l'habitant, mais, désormais, suffisamment mature pour étoffer son offre à des ouvrages plus "fournis". Le concert de clôture illustre parfaitement cet équilibre, avec en dégustation, le 2nd Concerto pour piano de Chostakovitch, et la Misa Buenos Aires de Palmeri pour choeur et orchestre, sous l'attentive direction de Louis-Jean Perreau. D'autres très bonnes surprises cette année, comme La Passion Carmen, avec Catherine Séon (Carmen) et le très talentueux Philippe Bourlois, restituant, de son accordéon, toute la palette orchestrale de la fosse, ou encore, une réduction pour piano à quatre mains de la Symphonie Fantastique de Berlioz, par les mains "hyperagiles" de Mathieu Grégoire et Mickaël Bardin. Une édition ouvrant d'enthousiasmantes perspectives, à savourer au frais, vêtu d'une réconfortante pèlerine. Festival des Monts de la Madeleine, du 6 juillet au 12 août (Loire)

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La Comète brillera en 2020

Lieu de culture | Désormais ex-site d'accueil de la Comédie de Saint-Étienne depuis le déménagement de l'institution à proximité du Fil et du Zénith, le bâtiment de l'avenue Émile (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 juin 2018

La Comète brillera en 2020

Désormais ex-site d'accueil de la Comédie de Saint-Étienne depuis le déménagement de l'institution à proximité du Fil et du Zénith, le bâtiment de l'avenue Émile Loubet, une fois rénové, deviendra "la Comète" : un pôle de formation, de médiation et d'émergence culturelles. Sur 4 763 m² le site accueillera 2 000 m², consacrés à la formation et aux répétitions, 2 000 m² comprenant "La Grande Salle" de 650 places et "l'Usine" de 120 places et 1 000 m² dévolus au hall d'accueil, aux espaces de circulation et au café-concert. Pensée par l'agence d'architecture stéphanoise Vigier, la requalification du tènement Loubet accueillera à terme l'Espace Infos Jeunes, la spécialité "Art du Théâtre" du Conservatoire Massenet, l'École de l'oralité, l'association Gaga Jazz (qui ouvrira son club de jazz tant attendu), le Centre Musical Massenet et l'École de musique du centre-ville. Avec un budget total de 7, 13 M€, les travaux devraient se terminer à la fin de l'année 2019, pour une ouverture publique au cours du 1er trimestre 2020. Le but affiché par la municipalité étant de faire de « l'ancienne Comédie une véritable pépinière du spectacle vivant. »

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Power quartet

Jazz | À la tête d’une formation de haute volée, le batteur Jochen Rueckert revient au Fil avec le sax tenor Mark Turner, cinq ans après un premier concert stéphanois resté dans les mémoires. Immanquable.

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Power quartet

Batteur d’origine allemande installé à New York depuis plus de vingt ans, Jochen Rueckert s’est fait un nom en jouant notamment aux côtés de Marc Copland, Pat Metheny ou encore Nils Wogram. S’investissant dans des projets artistiques très divers, le percussionniste verse notamment dans les musiques électroniques sous le pseudo Wolff Parkinson White. En amont des séances de studio, Rueckert préfère longuement expérimenter ses compositions en live, comme pour mieux les façonner avant de les graver. Il en résulte un jazz brut mais parfaitement orchestré, quelque part entre Coltrane et Shorter, avec cependant une approche très contemporaine. Le dernier CD en date, We Make the Rules (2014), témoigne de l’étonnante maturité d’un quartet créé à peine cinq ans plus tôt. Jochen Rueckert sera accompagné par Lage Lund à la guitare, Orlando le Fleming à la contrebasse et, comme lors du concert de mai 2013 sur la même scène, Mark Turner au sax tenor. Un événement pour tous les jazzophiles ! Ze cherry on ze cake Natif de l’Ohio, Turner a

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Classe-noisette 

Classique & Jazz | Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 avril 2018

Classe-noisette 

Réunir ce qui est épars, transmettre talents, gestes et savoirs, fondre les genres en un même miel, ce concert "Janus", organisé par le Conservatoire Massenet et le SyLF, coche toutes les cases d'un projet pédagogique à faire rougir de plaisir Edmond Maurat, illustre statue du commandeur (1910-1941) de ce noble établissement. En proposant en une même soirée, deux versions de la célébrissime Suite, extraite du ballet de Tchaïkovsky Casse-Noisette, le élèves musiciens font d'une pierre deux coups : chaque mouvement est interprété en version "symphonique", chaque pupitre étant "encadré" par un mentor professionnel du SyLF (Symphonie Loire Forez) ; le même mouvement est, ensuite, rejoué dans la version Jazz Band de Duke Ellington ! D'autres pièces bénéficieront d'une "jazzification à la Gordon Goodwin" : une des naturellement très jazzy Inventions à deux voix de "Jib" - Jean-Sébastien Bach pour les intimes- ou la Rhapsody in blue de Gershwin. Un beau projet fédérateur, comme on les aime, où se mêlent styles, âges, mentors et élèves dans un même élan contagieux. Une poussée de sève collective pour combattre le veau d'or, l'individualisme

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Céladon...du ciel

Classique | Paul Bündgen, contre-ténor d'excellence, à la tête de l'Ensemble Céladon, relève un autre défi : exhumer des partitions montbrisonnaises de Gaspard Paparin, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Céladon...du ciel

Paul Bündgen, contre-ténor d'excellence, à la tête de l'Ensemble Céladon, relève un autre défi : exhumer des partitions montbrisonnaises de Gaspard Paparin, datant de 1562. Naissance d'un œcuménisme en langue française, adaptation d'airs célèbres de la Renaissance, l'expérience se vivra dans la salle héraldique de la Diana. Magique. Ensemble Céladon - À la Muse Céleste, samedi 10 mars à 19h à la salle héraldique de la Diana à Montbrison

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Les nuits sans Kim

Classique | Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les nuits sans Kim

Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, interprètes fétiches de votre discothèque idéale. Mozart et Ravel ("Who else ?") au menu de cette rencontre au sommet, portée à la baguette par un autre Roi...David. Concertos pour piano / Mozart, Ravel, jeudi 29 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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"Sylfilitique" Schubert

Classique | Juste avant sa mort du "mal français", Schubert compose l'une de ses pages majeures avec ce Quintette à deux violoncelles D.956. Un thème glacial, change de (...)

Alain Koenig | Mercredi 3 janvier 2018

Juste avant sa mort du "mal français", Schubert compose l'une de ses pages majeures avec ce Quintette à deux violoncelles D.956. Un thème glacial, change de registre, du grave à l'aigu, avec tous ses implacables renversements. Sans mauvais jeu de mots, le SyLF se devait de lui rendre ce magnifique hommage posthume ! AK

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Planète jazz

MUSIQUES | C’est une première à Saint-Étienne : le deuxième Forum JAZZ européen se tiendra chez nous du 22 au 26 novembre avec notamment une cinquantaine de concerts. Outre la venue du pianiste Laurent de Wilde, parrain de l’événement, c’est près de cent soixante artistes qui débarquent à Sainté pour cinq jours de jazz tous azimuts : ça va barder !

Niko Rodamel | Jeudi 2 novembre 2017

Planète jazz

Désormais incontestable "métropole de Jazz" qui n’a pas grand chose à envier à sa voisine lyonnaise, la ville de Saint-Étienne a donc été choisie par JAZZ(s)RA, plateforme des Acteurs du Jazz en Rhône-Alpes-Auvergne, pour célébrer la seconde édition biennale itinérante du Forum Jazz Européen. Pendant une semaine le jazz titillera tous les publics, mélomanes, étudiants, enfants (avec les cinq concerts du programme Jazz for Kids) et bien sûr professionnels qui se rencontreront autour de conférences, masterclass, ateliers et autres speed-meetings. Le panorama musical se veut fourni et ouvert, allant des musiques improvisées au blues en passant par l’électro, entre autres courants flirtant avec le jazz. En marge des rencontres et des concerts sont également annoncés un focus sur les facteurs d’instruments, deux projections de films documentaires, une bourse aux disques ou encore une exposition. C’est un peu toute la ville qui sera en ébullition avec la contribution de nombreux lieux de concerts (Le Fil, le Pax, le Verso, le Mixeur, la Cité du Design, le Théâtre Libre…), l’Université Jean Monnet et le Conservatoire à Rayonnement Régional Massenet, le Rhino Jazz(s) et bien sûr l’assoc

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Les Surdoués placent le Bach

Classique | Jugés coupables par contumace du réchauffement de la nef de "la Charité", Philippe Bourlois, accordéoniste virtuose, et Mathieu Névéol, voltigeur d'archet (...)

Alain Koenig | Mardi 31 octobre 2017

Les Surdoués placent le Bach

Jugés coupables par contumace du réchauffement de la nef de "la Charité", Philippe Bourlois, accordéoniste virtuose, et Mathieu Névéol, voltigeur d'archet ébouriffant, sont, en guise de rappel, conviés à pratiquer l'analepsie à Montrond-les-Bains, ville dont la vigueur thermale n'est plus à démontrer. À l'heure où la Résidence Domitys conclut sa somnolence postprandiale, Jean-Sébastien Bach fera irruption, accompagné d'un SyLF à la musicalité tonique, avec le sublime Concerto en fa mineur... transcrit pour l'accordéon. Gageure à laquelle Philippe Bourlois nous a habitués, ayant déjà gravé au disque les Variations Goldberg du maître de Cöthen. Gould et Argerich n'ont qu'à bien se tenir ! Mathieu Névéol, qui, littéralement, fabrique l'objet de son art, puisqu'il est également luthier, explorera ses propres compositions, des musiques traditionnelles et du Piazzola, seul, en "duo complice", ou en bonne compagnie sylphide, oups du SyLF, pardon. Chemins de traverse, samedi 18 novembre à 16h, à la Résidence Domitys de Montrond-les-Bains

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A bout de "brass"

MUSIQUES | L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

A bout de

L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, bien sûr ! Didier Martin, Jérôme Princé, Thierry Gaillard, Nicolas Vazquez et Joël Castaingts, seront vos compagnons, dans un wagon-restaurant très "cuivré".

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Aimons-nous vivants !

Festival classique | Depuis son austère belvédère de granit, sépulture d'intrigantes momies, la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château redevient l'épicentre de l'incontournable Baroque en Forez. Jean-Pierre Menuge y célèbre, cette année, "le vivant".

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Aimons-nous vivants !

Que les bacchantes chenues de Jean-Pierre Menuge, tirage sépia d'un vieux daguerréotype, n'abusent pas le chaland ! Ce directeur artistique, ainsi que toute son équipe, connaît la musique... baroque, tout particulièrement. Cet ornement pileux tout acadien, trompeusement débonnaire, cache un redoutable virtuose de la flûte à bec, comme peut en témoigner le festivalier de 2016. « L'art baroque se définit comme un art du mouvement et de l'illusion, qui emprunte son langage à celui des émotions et des passions, des "affetti", comme disent les italiens », rappelle-t-il très justement. Et de citer Le Bernin : « L'homme n'est jamais plus semblable à lui-même que lorsqu'il est en mouvement. ». En mouvement, le festival le sera, qui investira les trésors patrimoniaux de la superbe "Route des balcons" : Montarcher, Marols, Saint-Jean-Soleymieux, Chazelles-sur-Lavieu, et Saint-Bonnet-le-Château. L'Orfeo di Cracovia, phalange ad hoc de talentueux instrumentistes d'époque, sera cette fois encore, bien vivant, assumant les programmes avec orchestre. Beau monde aux balcons Ce dernier accompagnera Bruno Cocset, violoncelliste de talent,

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Un coup de Mayet

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Un coup de Mayet

Placé sous la direction du très talentueux Florent Mayet, l'Ensemble amateur Telemann s'autorise quelques audaces de programmation en cette rentrée. Le délicieux Concertino pour flûte de Cécile Chaminade, interprété par Marianne Sabatier, bénéficie avec bonheur, de la vague de réhabilitation des compositrices du passé. De son côté, le soliste Louis-Jean Perreau, fera pleurer son archet, aux accents bouleversants du Concerto russe d'Edouard Lalo. Un concert très haut de gamme qui mérite assurément le déplacement ! Ensemble Telemann, samedi 30 septembre, à Saint-Didier-en-Velay

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Rubans bissés

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Rubans bissés

Après le Musée d'Art et d'Industrie, c'est au Conservatoire Massenet d'accueillir cette très belle initiative : le revival des chansons de tisserands du "Siècle d'Or" stéphanois, tirées de poèmes de chansonniers de la "capitale du ruban". Les mélodies de Benjamin Ledin, Henri Chausson ou "Babochi", harmonisées par les élèves des classes de composition du conservatoire, seront interprétées par le choeur Unacorda, et, cette fois-ci, illustrées et étayées par des documents d'archives (photos d'époque, vidéos). Ensemble Unacorda, Chansons de tisserands, lundi 2 octobre à 17h30 au Conservatoire Massenet

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Adriana 42

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Adriana 42

Engoncé entre d'illustres figures de proue du mouvement "vériste", Cilea aurait pu tomber aux oubliettes, si son Adriana Lecouvreur n'était passée au répertoire des plus grandes maisons d'opéra de la planète. Sombre histoire de rivalité entre actrices à l'ego un peu exalté, grande interprète des œuvres de Corneille, la tragédienne Adrienne, égérie de Voltaire, meurt empoisonnée par des fleurs... L'opéra, malgré le kitsch de l'intrigue est un chef d’œuvre musical à découvrir absolument, particulièrement si cet art vous paraît extra-terrestre ! Adriana Lecouvreur, opéra de Cilea, du 24 au 28 janvier 2018 à l'Opéra de Saint-Etienne

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