La Loi du Silence...

Alain Koenig | Mardi 5 octobre 2021

Photo : ©Christian Visticot


« Je me demande parfois si le musicien n'est pas là pour célébrer le mystère qui se trouve derrière la musique, le silence duquel elle émerge, plutôt que la musique elle-même. Le musicien n'existe que pour révéler ce que l'on sait déjà », nous déclarait Pascal Amoyel au cours d'un récent entretien. Redonner vie à l'inclassable héros - Ludwig van Beethoven- relevait pour le plus subtil de nos pianistes français de la gageure, l'extraire du monde du silence dans lequel il s'enfonça toute sa vie. Bustes et commémorations pérennisent un portrait souvent biaisé du compositeur. Pascal Amoyel, en inlassable quête d'absolu et de vérité, rouvrira, mesure après mesure, les portes d'une mémoire injustement sélective. Personnage complexe, Beethoven reviendra habiter son corps grâce aux « cinquante doigts » du célèbre interprète. Des stigmates de l'enfance, des souffrances du jeune homme éconduit, des pathologies souffreteuses de l'adulte naquirent les chefs-d'œuvre, universels, éblouissants. Transcendant l'hôte de leur gestation, le génie recouvrera ses cinq sens, le temps d'un spectacle musical hors normes. Qui d'autre que le pianiste-lumière pouvait-il « look for Beethoven » ?

Looking for Beethoven, récital-spectacle musical de Pascal Amoyel (piano), le 11 octobre 2021 à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne


Looking for Beethoven

Pascal Amoyel
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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I love America... 

MUSIQUES | Drame de l’attente amoureuse et du sacrifice, « Madame Butterfly » brille au firmament puccinien. La violence du non-dit déchire le papier japonais, soulignée dans cette nouvelle production, par la sobre mise en scène d’Emmanuelle Bastet.

Alain Koenig | Mardi 5 octobre 2021

I love America... 

Avec Madame Butterfly, Puccini frappe un direct du gauche, laissant l’auditeur au tapis. Inégalé et bouleversant, érudit et populaire, dandy mais indomptable, intellectuel et brutal, génial mélodiste... Que serait l’opéra sans Puccini? La peinture sans Michel-Ange ! Lorsqu’il achève l’ouvrage en 1904, le maestro est porté par ses succès : Manon Lescaut, La Bohème, Tosca... La mode “orientaliste“ alimente l’Europe en fantasmes de sulfureux et exotiques comptoirs. L’argument : Cio-Cio San, geisha de Nagasaki s’éprend du lieutenant américain Benjamin Pinkerton. Le mariage à la japonaise, sans aucune valeur juridique, permet aux marins de l’époque d’apaiser leur conscience extra-conjugale. Pour Cio-Cio San, hélas, l’engagement est total ; elle renie famille et traditions, rêve d’Amérique, de se débrider les yeux... Pinkerton lève l’ancre, promettant de revenir. Elle donne naissance à “leur“ enfant, attend son retour, encore, toujours. Déjouant tous les oracles, il revient, mais accompagné d’une autre Mme Pinkerton, authentiquement américaine. Cio-Cio San renoue avec le code d’honneur nippon : elle se donne la mort par le sabre de son

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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Tutus et Tubas

Tchaïkovsky | Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Tutus et Tubas

Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement complet » à l'Opéra de Saint-Étienne. Casse-Noisette, tout d'abord, dont la version « revisitée » par Duke Ellington et le Big Band du Conservatoire, entrera en compétition avec la version symphonique de la célèbre suite. Enfin, Le Lac des Cygnes, littéralement « réincarné» par le chorégraphe le plus génial de notre époque, Angelin Preljocaj. Un éblouissement. Pas de deux, par l'Orchestre Symphonique de Saint-Etienne-Loire et The Nutcracker par le Big Band du Conservatoire Massenet, le 30 novembre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne ; Le Lac des Cygnes de Piotr-Ilyitch Tchaïkovsky, chorégraphie de Angelin Preljocaj, le 5 février à 20h à l' Opéra de Saint-Etienne,

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Ivoire racé

Piano & clavecin | Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates (...)

Alain Koenig | Mardi 6 octobre 2020

Ivoire racé

Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates emblématiques. Pour faciliter le passage à l’heure d’hiver, de jeunes promesses (Ingmar Lazar ou Florian Noack) côtoient les valeurs "établies" comme le duo Hervé Billaut - Guillaume Coppola, aux "quatre mains" endiablés, ou la claveciniste Violaine Cochard. Outre les incontournables Chopin, Ravel, Schubert, Beethoven, on ronge son frein d’entendre les Variations en fa mineur ou la Sonate n°62 de Haydn, compositeur dont la difficulté est inversement proportionnelle à la fausse impression de simplicité, la Fantaisie n°3 de Mozart, ou certains arrangements de Gerswhin par Florian Noack "himself". Récitals de piano et de clavecin (Ingmar Lazar, Hervé Billaut - Guillaume Coppola, Violaine Cochard - clavecin, Florian Noack), du 20 au 23 octobre 2020 à l'Opéra de Saint-Étienne

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Andreas Staier laisse sa place à Ingmar Lazar

Classique | Changement dans le programme de la soirée du jeudi 19 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne. En effet, la structure vient d'annoncer que le pianiste Andreas (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Andreas Staier laisse sa place à Ingmar Lazar

Changement dans le programme de la soirée du jeudi 19 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne. En effet, la structure vient d'annoncer que le pianiste Andreas Staier sera remplacé par Ingmar Lazar pour la soirée Émotions classiques.

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On n'a pas tous les jours...

Classique | « Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » : Un certain Philippe Péatier créait à l'aune du nouveau (...)

Alain Koenig | Mercredi 8 janvier 2020

On n'a pas tous les jours...

« Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » : Un certain Philippe Péatier créait à l'aune du nouveau millénaire l'orchestre amateur Musica. Aujourd'hui confortablement installé dans le paysage ligérien, la phalange est placée sous la direction de François Bernard. Vingt printemps déjà ? Incroyable ! Explorant les différentes périodes de la musique dite "classique", l'ensemble collabore avec des chorales stéphanoises, ligériennes et lyonnaises. Il accompagne aussi des solistes renommés, locaux ou internationaux. Pour souffler ses vingt bougies, Musica mettra les petits plats dans les grands, avec trois oeuvres emblématiques : la 5e Symphonie de Beethoven que l'on ne présente plus au lecteur, ou la célèbre Ouverture du Freischütz de Carl-Maria von Weber. Enfin, le "pianistiquement titanesque" Deuxième Concerto pour piano de Rachmaninov, donnera au trop rare Eric Beaufocher, l'occasion de rappeler toute la mesure de son talent, dans une ville qui n'en manque guère. Les mots d'absence ne seront pas acceptés. Les vingt ans de Musica, samedi 18 janvier à l'église de Villars à 20h30 et d

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Sacha distille

Classique | Si certaines starlettes briguent la lumière artificielle des soleils noirs, le petit, mais déjà très grand monsieur du piano, Sacha Morin n'a qu'un seul (...)

Alain Koenig | Mercredi 8 janvier 2020

Sacha distille

Si certaines starlettes briguent la lumière artificielle des soleils noirs, le petit, mais déjà très grand monsieur du piano, Sacha Morin n'a qu'un seul secret. Infatigable tailleur de pierre, il travaille sans relâche, écoute les conseils des aînés, se forme auprès des plus grands. Passeur d'âme, il distillera les morceaux choisis de son programme d'entrée au Conservatoire National Supérieur de Paris, à l'Auditorium Cochereau du C.R.R. Massenet : Bach, Chopin, Scriabine, Ravel. La réponse à la crise de l'énergie fossile. Récital de piano de Sacha Morin, le 29 janvier à 18h30 à l'auditorium Cochereau du Conservatoire Massenet

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L'Âme Cartusienne

Festival classique | Sainte-Croix-en-Jarez est un lieu magique. Classée parmi les plus beaux villages de France, cette commune unique abrite la célèbrissime Chartreuse de (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

L'Âme Cartusienne

Sainte-Croix-en-Jarez est un lieu magique. Classée parmi les plus beaux villages de France, cette commune unique abrite la célèbrissime Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez. Chaque mois de septembre, on entend résonner des notes célestes au coeur de l'église. Ce sont celles des Musicales de Sainte-Croix-en-Jarez, un festival qui fête en septembre ses 34 ans d'existence. Pour cette édition, c'est un programme intitulé Du souffle à l'âme que propose François Sauzeau, son directeur musical, avec trois concerts possédant chacun une thématique propre. Tout d'abord, une orientation autour des instruments à vents avec la présence de l'ensemble à vents de l'ONL (Orchestre National de Lyon) qui présentera des oeuvres inédites telle que le Dixtuor pour vents en ré, opus 14 d'Enesco ou l'Ouverture de Coriolan de Beethoven. Les Cordes seront mises à l'honneur le dimanche suivant avec le retour du Quatuor Wassily, qui était en fil rouge lors de l'édition 2018. Enfin, ce seront les voix qui prendront le relais dimanche 29 septembre mais pas n'importe lesquelles puisque ce seront celles de l'Ensemble Tarentule, spécialisé dans la musique polyphonique a cappella. Les quatres chanteurs s

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Casino Royale

Classique | Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire (...)

Alain Koenig | Mardi 5 mars 2019

Casino Royale

Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire « créer du lien, des liens ». Le James Bond du Casino JOA, luxueux invité du festival Montrond'n Dièse, n'est autre que le magicien de la corde frappée, pardon, effleurée, caressée, transcendée, Pascal Amoyel. Car sa musicalité, résonance symbiotique d'une profonde et sincère spiritualité, empreinte d'un silence intensément vibratoire, crée du lien. Entre les êtres d'abord, entre les âmes surtout, les grandes en particulier, fréquence sur laquelle l'auditoire peut le capter. Au programme de cette soirée exaltante, un tube planétaire, dans lequel l'auditeur retrouvera un SyLF "en frac symbolique" : le célèbre Quintette La Truite de Schubert. Compositeur fétiche de l'orchestre à cordes préféré des Ligériens, cette prestation de haute volée verra les solistes de la talentueuse phalange sur leur 31. Pour l'occasion, les mots d'absence ne seront, toujours pas autorisés. Pascal Amoyel & l'Ensemble SyLF, jeudi 4 avril à 20h au Casino JOA de Montrond-les-Bains

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Claviers très "tempérés"

Classique | Comme il est bon de rassembler ce qui est épars, dans ce monde segmenté, cloisonné. Élèves des classes de piano et clavecin enfin réunis pour faire danser le roi (...)

Alain Koenig | Mardi 4 décembre 2018

Claviers très

Comme il est bon de rassembler ce qui est épars, dans ce monde segmenté, cloisonné. Élèves des classes de piano et clavecin enfin réunis pour faire danser le roi de la fête : passepieds, sarabandes, menuets ou rigaudons soulèveront les pas "très baroques" d'un Martial Morand plus jeune que jamais. Le Bal des claviéristes, mercredi 5 décembre à 19h au Conservatoire Massenet

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Les nuits sans Kim

Classique | Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les nuits sans Kim

Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, interprètes fétiches de votre discothèque idéale. Mozart et Ravel ("Who else ?") au menu de cette rencontre au sommet, portée à la baguette par un autre Roi...David. Concertos pour piano / Mozart, Ravel, jeudi 29 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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Si j'avais des marteaux

Récitals piano | Si le festival "Piano-Passion" semble bien avoir disparu de la plaquette de l'Opéra de Saint-Étienne, la formule "récital" du "roi des instruments" (...)

Alain Koenig | Mercredi 3 janvier 2018

Si j'avais des marteaux

Si le festival "Piano-Passion" semble bien avoir disparu de la plaquette de l'Opéra de Saint-Étienne, la formule "récital" du "roi des instruments" perdure. Du 29 janvier au 2 février, c'est à cinq récitals, placés sous le signe de "moments" ou "ambiances" qu'il nous convie. Vincent Larderet, enfant du pays, ouvre le bal, avec sa doublette gagnante : Debussy (dont on célèbre le centième anniversaire de la mort) et Ravel. Point d'orgue de ces "moments", Jos van Immersel fera son "voyage d'hiver" à Saint-Étienne, jouant un pianoforte d'époque, de sa collection personnelle (assureurs, à vos polices !). Pour cette grande "Schubertiade", il sera prudent de réserver très tôt. La superbe pianiste d'origine basque, Judith Jàuregui, viendra, par la magie de ses phrasés, rappeler que Mompou et Granados, bien que catalans, étaient aussi espagnols. Le très "bankable" Ismaël Margain, s'attaquera pour sa part, à la Sonate fleuve du jeune Brahms de 20 ans : la 3e Sonate en fa mineur Op.5, tout un programme à elle seule. Enfin, Vanessa Wagner accompagnera le très médiatisé Choeur Spirito de Nicole Corti, dans un programme dédié aux Lieder pour choeur de Schumann. Vive l'hiver

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David Reiland en Lorraine

MUSIQUES | Alors qu'il entame sa troisième saison en tant que Premier Chef invité à l'Opéra de Saint-Etienne, le Belge David Reiland succédera à Jacques Mercier à la (...)

Nicolas Bros | Lundi 2 octobre 2017

David Reiland en Lorraine

Alors qu'il entame sa troisième saison en tant que Premier Chef invité à l'Opéra de Saint-Etienne, le Belge David Reiland succédera à Jacques Mercier à la rentrée 2018 pour diriger l'ONL (Orchestre national de Lorraine). Après avoir dirigé l’Orchestre de chambre du Luxembourg de 2013 à 2017, être le chef associé de l’Orchestra of the Age of Enlightenment à Londres, cette nouvelle aventure est le prolongement de ses collaborations avec l'orchestre du nord-est de la France puisqu'il avait déjà été invité à diriger l’Orchestre national de Lorraine cn 2013, 2015 et 2017.

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A bout de "brass"

MUSIQUES | L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

A bout de

L'hôtel Mercure reprend en octobre, sa formule des dîners-concerts. Vous pourrez littéralement "astiquer les cuivres" de votre orchestre préféré : l'OSSEL, bien sûr ! Didier Martin, Jérôme Princé, Thierry Gaillard, Nicolas Vazquez et Joël Castaingts, seront vos compagnons, dans un wagon-restaurant très "cuivré".

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Sacha, c'est show

Classique | Rescapé de la télé-réalité, le jeune Sacha Morin administre la preuve par neuf que la valeur n'attend pas le nombre des années. Par sa sensibilité, ses (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Sacha, c'est show

Rescapé de la télé-réalité, le jeune Sacha Morin administre la preuve par neuf que la valeur n'attend pas le nombre des années. Par sa sensibilité, ses phrasés, sa musicalité, ce vieux pianiste de 14 ans déjà, imprime sa très sûre griffe, à l'éternelle jeunesse de Haydn et de Debussy. Sacha Morin, jeudi 12 octobre à 18 h 30, à l’Hôtel du Département Réservations obligatoires www.loire.fr/culture

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Sunny weather

Jazz vocal | Artiste charismatique et chanteuse virtuose, Youn Sun Nah ouvrira la trente-neuvième édition du Rhino Jazz(s) festival au Grand (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Sunny weather

Artiste charismatique et chanteuse virtuose, Youn Sun Nah ouvrira la trente-neuvième édition du Rhino Jazz(s) festival au Grand Théâtre Massenet de l’Opéra de Saint-Étienne, écrin à la mesure de son talent. Sud-coréenne de naissance mais parisienne d’adoption depuis plus de vingt ans, la diva publie presque chaque année un nouvel album depuis 2001. Sorti en 2010, Same Girl (sur lequel figure le remarquable guitariste Ulf Wakenius avec qui la mezzo-soprano se produira plus tard en duo) fut sans doute celui qui installa la belle Asiatique au rang de référence incontournable du jazz actuel. Avec son tout nouvel opus, She moves on, la chanteuse apporte sa touche jazzy et si singulièrement groovy à des titres pop-folk américains empruntés aux song-writers Joni Mitchell, Paul Simon ou Lou Reed, que viennent embrasser de nouvelles compositions emplies d’une poésie délicatement intimiste. Youn Sun Nah sera accompagnée par un quarté gagnant de pointures new-yorkaises : Jamie Saft aux claviers, Brad Jones à la contrebasse, Clifton Hyde aux guitares et Ben Perowsky à la batterie. Un nouveau répertoire pour lequel la chanteuse semble une fois de plus se réinventer. Que d

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Messe du couronnement

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Messe du couronnement

Bouleversant, envoûtant, éblouissant pour certains, grandiloquent et bruyant pour ses détracteurs, le Requiem de la dernière époque du grand Verdi ne laisse personne indifférent, embrasant tous les superlatifs. La postérité de l'oeuvre, écrite en mémoire de son grand ami Manzoni, a porté au Parnasse ce chef d’œuvre absolu de la musique. D'un lyrisme épique, à couper le souffle, il s'agit assurément là du plus bel opéra, oups, pardon, ouvrage sacré, du maestro. Qu'importe ! Requiem de Verdi, du 8 au 12 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

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Match point

Panorama Classique Lyrique 17/18 | Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de (...)

Alain Koenig | Mardi 5 septembre 2017

Match point

Quelques mesures suffisent à repérer les troublantes similitudes qui unissent la Première Symphonie d’Étienne Nicolas Méhul et la Cinquième Symphonie de Beethoven. L'intérêt musicologique est évident, à l'occasion du bicentenaire de la mort du compositeur-vedette de la Révolution Française. Pourtant, quelques cruelles minutes suffisent aussi à réattribuer la fulgurance du génie musical. La passion enivrante de David Reiland pour Beethoven, donne des ailes à l'orchestre, et fait de cette Cinquième"un moment de pure grâce. Concert d'ouverture de saison, mardi 3 octobre à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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Le nom du lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne dévoilé

Jazz | Afin de mettre sur le devant de la scène les nouveaux talents du jazz, le festival Jazz à Vienne propose le tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 juillet 2017

Le nom du lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne dévoilé

Afin de mettre sur le devant de la scène les nouveaux talents du jazz, le festival Jazz à Vienne propose le tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne depuis 13 ans. Cette année, neuf groupes se sont présentés devant le jury composé de Laurent Courthaliac (président du jury, musicien), Ashley Kahn (journaliste, conférencier et écrivain) et Gérard Chrétien (ex-directeur général de Focal). Ces derniers ont décerné le prix à Gauthier Toux Trio. Accompagné sur scène par le contrebassiste danois enneth Dahl Knudsen (Jaleel Shaw, Gilad Hekselman, Jonhatan Blaque...) et le batteur français Maxence Sibille (Erik Truffaz, Flavio Boltro, Matthieu Michel...), le pianiste français Gauthier Toux explore le jazz et sa diversité. Formé à la Haute École de Musique de Lausanne, il a sorti un deuxième album avec son trio en 2016. Intitulé Unexpected Things, ce disque a été remarqué pour sa qualité.

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Un festival bien "Bâtie"

Estival de la Bâtie (Loire) | Sous la bienveillante tutelle de leurs parrains attentifs, Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel, l'Estival de la Bâtie-2017 égrène son chapelet sur le département : la chasse au trésor est ouverte.

Alain Koenig | Mardi 4 juillet 2017

Un festival bien

En couplant sur une même date, création ou "revival" de chefs d'œuvres avec des titres emblématiques, testés et éprouvés, l'édition fait preuve d'une sagacité digne de ses parrains... Après avoir habilement couplé la célèbre Sérénade de Tchaïkovski, parangon de la musique tonale, avec le très lyrique Requiem de Pascal Descamps, l'union de Méhul et de Beethoven paraissait, elle aussi, tomber sous le sens. Trop rare à l'affiche de nos orchestres symphoniques, l'auteur d'Euphrosyne ou le Tyran corrigé (dont il n'est pas inutile de mentionner que le Conservatoire Massenet possède un exemplaire de 1790) fut un fervent admirateur de Beethoven, et, en cette fin de 18e siècle, le plus grand compositeur français, le premier de nos Romantiques ! Sous la voûte étoilée, la cour du château sera le tube à essai de fascinants parallèles entre les deux compositeurs. L'évocation de Maria Callas, « drama queen assolutta » de l'opéra par une autre très grande voix, Béatrice Uria-Monzon, ne devrait pas non plus manquer de... piquant. Alain Duault, infatigable réincarnation musicale d'un autre Alain (Decaux ?), devrait faire de sa narration, une odyssée à la gloir

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Des douceurs estivales très "classiques"

Festival | L'Estival de la Bâtie revient sur le devant de la scène du 28 juin au 21 juillet. Toujours pluridisciplinaire, le festival propose une soixantaine d'événements et spectacles pour tous mais avec une orientation marquée vers la musique classique avec le parrainage inédit de la violoncelliste ligérienne Emmanuelle Bertrand et du pianiste Pascal Amoyel.

Nicolas Bros | Vendredi 12 mai 2017

Des douceurs estivales très

Festival pluridisciplinaire qui égaie les journées et soirées de fin juin et d'une grande partie du mois de juillet, l'Estival de la Bâtie s'impose chaque année davantage. 2017 ne fait pas exception avec une programmation concoctée avec soin, notamment grâce à l'apport de deux figures du "classique français" : Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel. « Nous avons conçu une programmation en musique classique que nous espérons riche et variée » assure le couple. Il semblerait que le pari sera réussi, non pas seulement en ce qui concerne le classique. Classique mais frais ! Certes, la patte des deux solistes apparaît distinctement dans la programmation du festival avec plusieurs moments d'exception en musique classique. Tout d'abord la représentation en ouverture en la cathédrale Saint-Charles-de-Borromée de Saint-Étienne (le 28/06) du magnifique Requiem du compositeur stéphanois de talent Pascal Descamps qui verra encore une fois la magnifique voix de Dominique Magloire venir faire résonner la beauté dans les tympans des chanceux spectateurs. Autre moment unique avec la venue de la soprano Béatrice Uria-Monzon

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Emmanuelle, toujours plus belle

Classique | Direction artistique de plusieurs festivals, sortie d'un nouveau CD, l'ambassadrice du violoncelle français, grande dévoreuse de kilomètres, mérite bien une pause sur la terre de son enfance, pas plus de 24 heures...

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Emmanuelle, toujours plus belle

Entre deux TGV, elle apparaît, lumineuse comme toujours, sourire radieux qui abat les montagnes et soulève les âmes, humble et vrai. L'occasion pour nous de retrouver la trépidante musicienne, qui ne s'égare jamais dans la flagornerie endémique et pailletée de la "planète classique". De son CD consacré à Saint-Saëns chez Harmonia Mundi, elle livrera au public de l'Opéra de Saint-Étienne le célèbre Premier Concerto. Toujours très impressionnant par sa redoutable virtuosité, il est aussi l'occasion pour les interprètes d'apposer leur sceau sur des enregistrements de légende. Interrogée sur ce "silence habité" précédent l'exécution d'une page aussi célèbre, elle confie : « La plupart des concertos débutent par une introduction de l'orchestre seul, un temps d'introspection pour le soliste, entrant peu à peu dans l'œuvre. Le Premier Concerto de Saint-Saëns, à l'inverse, commence à vif, sans aucune préparation. Il propulse interprète et auditeur dans le tumulte de l'œuvre, un concerto d'un seul tenant, sans interruption entre les mouvements. Un peu comme le déroulement d'une vie, comportant passion, errance ou émerveillement ! » La

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La Belle et le Best

MUSIQUES | Ils sont talentueux, célèbres et beaux, et vous n'êtes pas dans l'inextinguible "saga-TV" de la famille Forrester, mais à l'Opéra de Saint-Étienne. (...)

Alain Koenig | Mercredi 2 novembre 2016

La Belle et le Best

Ils sont talentueux, célèbres et beaux, et vous n'êtes pas dans l'inextinguible "saga-TV" de la famille Forrester, mais à l'Opéra de Saint-Étienne. Elle : israélienne, virtuose de la guitare classique, emblématique d'une génération d'artistes en quête de sens, aussi à l'aise dans Bach que dans les teintes bistrées castillanes ou orientales, raflant tous les prix internationaux sur sa route. Lui : américain, ténor-étoile dans un univers où se côtoient beaucoup d'appelés, mais peu d'élus. Il est partout chez lui au Met, à Covent Garden, Paris, Berlin, Madrid, Sydney, Vienne, Barcelone, San Francisco entre autres. La chanson populaire espagnole et son alter ego mélodique français feront l'objet d'une rencontre au sommet... des Pyrénées, habituées qu'elles sont à être soulevées ! Charles Castronovo établissant de son timbre de ténor lyrique les ponts stylistiques entre De Falla, Rodrigo, Granados ou Albéniz, Ravel, Fauré et Massenet. Aranjuez mon amour, double récital très haut de gamme, ouvre la boîte de Pandore de toutes les "Espagne" : la torride andalouse nostalgique, autant que celle fantasmée dans nos cœurs. AK Liat Cohen & Charles Castronovo, je

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Fleurs de Liszt...

MUSIQUES | Bling-Bling et Lang-Lang n'ont qu'à bien se tenir ! C'est un "sacre du printemps" pour Pascal Amoyel, grand félin du clavier : un CD des Polonaises de Chopin, un nouveau spectacle musical, une actualité préfigurant une hausse du mercure dans la Loire, voire en Haute-Loire.

Alain Koenig | Mardi 31 mai 2016

Fleurs de Liszt...

Après Cziffra, son mentor, Pascal Amoyel esquisse un nouveau portrait : autre Hongrois, autre immense virtuose, le plus grand peut-être... Avec Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt, ce nouveau "voyage en musique" trouvera une étrange résonance personnelle par l'aspect spirituel et ascétique de ce qu'il qualifie de « période du retrait de la gloire et des paillettes » de Liszt. Chaîne invisible et intemporelle, le plus racé des pianistes français actuels incarnera cet artiste auréolé, adulé, séducteur, ayant pourtant su faire taire son ego, et renoncer aux vanités terrestres, « après avoir connu un succès équivalent à celui d'une rock star aujourd'hui ! » explique-t-il. Du grain à moudre... Fil rouge dans l'actualité de l'artiste, comment ne pas évoquer Chopin lorsqu'on incarne Liszt, fût-ce sur scène ? Les intersections de ces deux vies méritaient bien un nouvel enregistrement. Voilà qui est fait, avec la sortie sous le label Dolce Vita du CD Polonia. Fuyant la Pologne envahie par les russes, Chopin évoque à travers ses Polonaises son amour du pays natal. Contrairement aux Nocturnes, enreg

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Quand l'Estival (s')emballe

CONNAITRE | L'Estival de la Bâtie marquera sa sixième édition cette année, du 30 juin au 23 juillet, avec un programme équilibré et intéressant entre musique classique, jazz, sono mondiale et spectacle vivant. Revue de spectacles. NB

Nicolas Bros | Vendredi 29 avril 2016

Quand l'Estival (s')emballe

Avec des résultats 2015 encourageants (13 000 spectateurs accueillis au cours d'une cinquantaine de spectacles pour un taux de remplissage de 92%), l'Estival de la Bâtie a véritablement pris sa place dans le paysage festivalier ligérien. Boosté par le Département de la Loire, cet événement prenant place principalement dans la cour et les jardins du château de la Bâtie d'Urfé à Saint-Étienne-le-Molard - mais pas seulement - voit cette année sa programmation continuer sur sa lancée. De la musique classique, du jazz, de la variété, du nouveau cirque, du jeune public, ... bref il y en a réellement pour tout le monde dans ce festival aux allures de rencontres familiales estivales, en décontraction et sérénité. Car c'est bien cela qui se dégage de ce festival se déroulant au mois de juillet, une bouffée de fraîcheur lorsque le soleil est au zénith. Une programmation qui se tient Avec un équilibre entre les différentes disciplines, nous retiendrons pourtant quelques noms qui marqueront cette sixième édition. En premier lieu, un couple d'habitués des représentations dans le département : la violoncelliste Emmanuelle Bertrand - née dans la Loire - et son acolyte de

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Anagramme folklore et renouveau

SCENES | La Palestine évoque un pays ravagé par la guerre. On est donc un peu surpris de voir de larges sourires sur les visages rayonnants des dix jeunes danseurs (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 avril 2016

Anagramme folklore et renouveau

La Palestine évoque un pays ravagé par la guerre. On est donc un peu surpris de voir de larges sourires sur les visages rayonnants des dix jeunes danseurs palestiniens autodidactes bondissant avec une vitalité débordante, emportés dans une danse jubilatoire et fédérative à la croisée de différents arts : danse contemporaine, hip-hop, cirque, capoeira, musique live, théâtre, arts visuels qui viennent métisser la dabke, danse folklorique pratiquée lors des mariages et autres festivités. Le titre du spectacle Badke est l'anagramme de dabke (coup de pied). Une inversion pour renverser la vision qu'on porte sur la Palestine. Les danseurs tendent tous les mains devant eux, geste invitant au partage et à la joie de danser ensemble malgré la guerre. Réponse par la danse à la dureté du monde actuel auquel Badke donne un coup de pied et offre une image différente de la Palestine dans un spectacle qui a un impact émotionnel très fort. Monique Bonnefond Badke, vendredi 15 et samedi 16 avril à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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Bel est Sébastien...

MUSIQUES | Menant sa carrière avec passion, patience et sagacité, Sébastien Guèze, ayant conquis le monde, revient à Saint-Étienne, en « ténor frémissant », comme il lui plaît de se définir. Propos recueillis par Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 1 mars 2016

Bel est Sébastien...

En consultant le calendrier très chargé de votre carrière "exponentielle", un rôle semble vous coller à la peau : Rodolfo... Pour vous avoir entendu dans la production de Bordeaux avec Nathalie Manfrino, ainsi qu'à Saint-Étienne, on dirait que Puccini l'a écrit pour vous sur mesure... Mais est-ce le ressenti de l'interprète ? N'y-t-il pas un risque à être identifié à un rôle ? J'ai chanté Rodolfo dans une quinzaine de productions à ce jour, et avec le recul, je suis moi-même surpris de ce nombre. Sur dix ans de carrière avec les autres rôles au milieu, cela me semble intense. Mais c'est une grande histoire d'amour depuis le début. Je me souviens précisément de la première fois où on me l'a proposé ; je n'y croyais pas. Pour moi, ce rôle était le grand rôle du répertoire de ténor, à chanter un jour, le "tube" incontournable. Et cela m'arrivait: c'était incroyable ! Je sortais du conservatoire, je venais d'être primé au concours Opéralia Placido Domingo, je marchais dans les rues de Paris, il était 18h, j'allais voir un spectacle à Bastille, et soudain un coup de téléphone. Mon agent me dit : « veux tu chanter Rodolfo à l'Opéra d'Athènes dans u

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Pierre Cartonnet : le physique du contre-emploi

SCENES | Il y a dix ans, Pierre Cartonnet enfreignait les lois du cirque avec Aurélien Bory. Cette semaine, il donne la réplique à Béatrice Dalle dans l'éclaboussant "Lucrèce Borgia" de David Bobée à l'Opéra de de Saint-Étienne. Portrait d'un comédien qui a tant de cordes à son arc qu'il pourrait en jouer comme d'une harpe. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 19 janvier 2016

Pierre Cartonnet : le physique du contre-emploi

Mâchoire carrée (limite cubique), musculature de modèle anatomique, pupilles qui paraissent insoumises aux facteurs de dilatation : Pierre Cartonnet dégage la même sévérité juvénile que les vicieuses petites frappes de Dog Pound. Reste qu'il ne survivrait sans doute pas plus de quelques jours dans un établissement pénitentiaire tel que celui dépeint par le film de Kim Chapiron. Car sous les signes extérieurs de virilité bat le cœur d'un grand sensible. Un cliché ? Certes, mais un cliché flou, le gaillard se mouvant à toute vitesse et dans nombre de directions à la fois. Délit de belle gueule Il fallait le voir, au sortir du tremplin 2014 du festival de l'Espace Gerson à Lyon, admiratif du talent de concurrents qu'il venait pourtant de mettre à l'amende – avec une variation joliment lunaire sur le sketch de l'humoriste foireux – et accueillant les compliments comme on reçoit des remontrances. Sans doute un vieux réflexe : «J'ai eu une adolescence difficile. J'étais en échec scolaire dès la fin du collège et je cherchais une échappatoire. Je pratiquais déjà le cirque en loisir. J'ai appris qu'il existait des formations profession

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Prospère, la Chaise-Dieu !

MUSIQUES | La «Casa Dei» ne connaît (presque) pas la crise. Aujourd'hui, le club des «grandes maisons» se mue en refuge d'altitude pour un public dérouté par la confusion des genres musicaux. Alors élitisme ou simplement culture de l'excellence ? Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 30 juin 2015

Prospère, la Chaise-Dieu !

Le festival renoue avec son ADN en confiant l'ouverture du bal au luxueux tandem Emmanuelle Bertrand – Pascal Amoyel. Ce dernier n'est-il pas en effet le disciple de György Cziffra, fondateur de ce grand rendez-vous en 1966 ? L'ambitus sonore impressionnant des deux complices dominera : Bach, Schumann, Chopin, rien de moins ! L'édition 2015 s'articule autour d'événements tous plus enthousiasmants les uns que les autres, et il faudra jouer des coudes pour faire partie des «happy few du jubé», expression d'une célèbre musicologue ! En convoquant Bach, Haendel et Scarlatti, tous trois nés en 1685, l'équipe du festival entrouvre la porte du Jardin d’Éden. Que serait, en effet, La Chaise-Dieu sans un hommage appuyé au compositeur dont la restitution du portrait a fait couler beaucoup d'encre: le Cantor de Leipzig ? Dans ce verger luxuriant, deux soirées seront consacrées à sa Messe en si, autre retour aux sources de la musique d'un Occident que l'on voit s'essouffler tous les jours un peu plus. Les "émergents" sont français ! Tout a été écrit sur cette "Pierre de Rosette", œuvre enivrante, déraisonnable

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J.F. Zygel, pas si classique que ça !

MUSIQUES | Musicien accompli, compositeur atypique et improvisateur aguerri, Jean-François Zygel est l'invité de l'Ensemble Orchestral Contemporain pour une série de concerts dont un à Andrézieux-Bouthéon. Il présentera plusieurs œuvres dont une de ses compositions et des pièces de Karlheinz Stockhausen ou encore de John Adams. Rencontre avec un musicien pas si classique que ça. propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 25 février 2015

J.F. Zygel, pas si classique que ça !

D'où provient ce projet commun avec l'EOC ? Comment vous êtes-vous rencontrés ? J.F. Zygel : Je connais Daniel Kawka depuis très longtemps, puisque nous avons obtenu ensemble le prix de la Fondation de France... il y a presque trente ans ! Et tout le monde connaît la qualité des musiciens de l'EOC. Pouvez-vous nous parler un peu du programme de ce spectacle et notamment de la pièce Concerto "ouvert" pour piano et ensemble dont vous êtes l'auteur ? A quoi pouvons-nous nous attendre ? C'est une idée un peu délirante ! Comme je suis depuis tout petit improvisateur dans l'âme, et qu'en même temps j'adore l'orchestre, j'ai eu l'idée d'une oeuvre qui allie ces deux passions. L'orchestre jouera donc ma musique sur partition, à la note près, tandis qu'au piano j'aurai toute liberté pour inventer, varier, improviser. Il y a une belle part d'improvisation dans ce spectacle. Quelle en est la raison ? C'est toujours le problème de l'écrit et de l'oral. L'oral, en musique, c'est une forme essentielle de transmission. C'est aussi l'improvisation, le jazz, les musiques populaires... L'écrit permet de

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«Touches» de passion

MUSIQUES | Au fil des ans, le festival «Piano Passion» déroule ses gammes pour le plus grand plaisir des amoureux de cordes frappées. Coup de projecteur sur une édition au sommet de sa maturité, tout en nuances et éclectisme... Alain Koenig

Alain Koenig | Jeudi 11 avril 2013

«Touches» de passion

Le printemps, qui cette année aura tardé à briser sa coquille, verra éclore ses premiers bourgeons avec le pianiste en résidence à l'Opéra-Théâtre, le fraîchement «multi-victoirisé» Alexandre Tharaud. La dédicace putative des variations attribuées vraisemblablement à tort à l'élève du Kantor -Johann Gottlieb Goldberg- veut que ce-dernier ait été chargé de veiller sur les insomnies de son maître Hermann von Keyserlingk, ambassadeur de Russie à la Cour de Dresde. Jolie fable ne résistant pas à l'analyse des musicologues, mais nous gratifiant d'un bien joli nom pour une œuvre majeure aujourd'hui datée de 1741, les Variations Goldberg. Au risque de choquer le lecteur, la version de référence de votre serviteur n'est pas celle très médiatisée de Glenn Gould, trop brusque à mon goût, et il sera «passionnant» d'entendre Alexandre Tharaud, grand interprète de Bach, revenir aux fondamentaux de son art... Le Méliès pour sa part, rendra hommage aux «pianistes de l'ombre», si j'ose dire, dont la carrière a consisté principalement à rendre «parlants» les films muets de leur temps. Thibaud Saby, pianiste de jazz émérite, acceptera de jouer dans l

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Emmanuelle comme un soleil...

MUSIQUES | Sortie d’un nouveau CD consacré à Chostakovitch, une tournée en France et dans le monde, le concert d’ouverture du festival "Jeunes talents” de Montrond-les-Bains... Il était temps de faire le point avec la plus envoûtante des violoncellistes françaises, Emmanuelle Bertrand, la ligérienne... Propos recueillis par Alain Koenig

Alain Koenig | Vendredi 18 janvier 2013

Emmanuelle comme un soleil...

Vous étiez récemment au coeur d’un documentaire consacré au “violoncelle des tranchées” sur France2, d'où vient votre intérêt pour cet instrument? Maurice Maréchal était, avec Rostropovitch, un des plus grands violoncellistes du XXème siècle, pour moi le plus grand! J'avais connaissance de l'existence de ce violoncelle de guerre, car Maréchal était le maître de mon maître Jean Deplace, professeur au CNSM de Lyon. Les années passant, ayant une meilleure connaissance de ce qu'était le jeu de Maréchal, j’ai compris qu’il y avait une filiation innée. Dans la généalogie de l’instrument, cette branche-là me fait chavirer, me fait fondre... Il était devenu urgent pour moi de témoigner, car les jeunes violoncellistes savent à peine qui est Maréchal! Et puis, il y a cette expérience ahurissante puisque, en 1914, il est mobilisé. Ses copains de régiment, Neyen et Plicque, ébénistes, lui disent: “un violoncelle c'est en bois, on va t'en fabriquer un avec les moyens du bord”. Ils l'ont baptisé le «poilu» et Maréchal l'a joué pendant toute la guerre. Il y tenait autant qu'à son violoncelle de concert. Jean-Louis Prochasson, mon luthier, m’en a confectionné une copie, d

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La Semaine de la Passion

MUSIQUES | La onzième édition du festival Piano passion débutera le 22 mai. Cette semaine consacrée aux transcriptions, arrangements et variations sur des thèmes de compositeurs offre un foisonnement de talent et d’éclectisme. Un rendez-vous annuel à ne pas manquer. ALAIN KOENIG

Alain Koenig | Dimanche 22 avril 2012

La Semaine de la Passion

Dans une maison d’opéra où les directeurs tombent comme des héroïnes de Bellini (Jean-Louis Pichon et désormais, Daniel Bizeray), il est temps de faire partager au lecteur notre soulagement de voir le mot “passion“ orthographié enfin au singulier en lieu et place du pluriel. Espérons qu’à l’heure de la parution de cet article, les “passions“, noires expressions de l’ego, auront cédé la place à une seule passion, celle de la musique et des musiciens. Saluons également un festival qui nous donne l’occasion d’ouvrir notre horizon au-delà des questions internes de la colline Villeboeuf… Pour la onzième édition du festival Piano passion, l’Opéra théâtre de Saint-Étienne nous offre un savant cocktail de fraîches pousses printanières et prometteuses, tout en confirmant son ancrage dans “l’ivoire dur“ avec des têtes d’affiches installées de longue date, comme Alain Planès, Andreas Staier ou Alexandre Tharaud. Ce dernier, artiste en résidence dans notre riante cité, a proposé à un groupe de “jeunes quadras“, compositeurs contemporains, de revisiter des standards de la pop et de la chanson, composés entre 1965 et 1985. Une initiative qui permettra aux aficionados de la musique contemporai

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