La belle et la bête

Festival | Pour sa 19ème édition, le festival montbrisonnais Les Poly’Sons monte en puissance avec une riche et belle programmation qui, durant un mois entier, met à l’honneur la chanson francophone. Voici nos deux coups de cœur.

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Photo : Sanseverino © Denis Pourcher


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Clermont-Ferrand, en long, en large... et en courts

Puy-de-Dôme | Peut-être sera-t-elle capitale européenne de la Culture en 2028. Clermont-Ferrand, n’est pas que la ville-Michelin (même si l’entreprise est omniprésente) et lance sérieusement sa campagne en ce début d’année, au moment où le festival du court, le plus grand au monde, retrouve son public du 28 janvier au 4 février. Cap sur l’attachante capitale auvergnate.

Nadja Pobel | Mardi 18 janvier 2022

Clermont-Ferrand, en long, en large... et en courts

Il faut bien reconnaitre que la consécration de capitale européenne de la Culture lui irait comme un gant. En 2023, on saura qui des villes candidates sera à l'honneur en 2028. Ici, la Scène Nationale est flambant neuve, le FRAC s'apprête à déménager pour s'agrandir, la Coopérative de Mai est l'une des SMAC les plus remuantes de l'Hexagone et le festival du court-métrage s'apprête à montrer 154 films. D'un lieu à l'autre, balade dans la cité anthracite où les affiches colorées de Castelbajac et du maire socialiste Olivier Bianchi souhaitent, aux passants, une bonne année. Clermont, plein centre Le marché de Noël vient juste de remballer ses cabanes et la place de la Victoire peut laisser apparaitre la majesté de Notre-Dame-de-l'Assomption. Construite comme tant d'habitations de la ville en andésite, elle surprend par son austérité aussitôt contrastée par la vivacité des vitraux intérieurs. Cette pierre de Volvic

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Supra ! Et la physique devient ludique

Expo scientifique | Si on vous dit E=mc2, vous pensez : a) au lointain souvenir d’un prof en bouse blanche qui remplissait tout un tableau de formules auxquelles (...)

La rédaction | Mardi 18 janvier 2022

Supra ! Et la physique devient ludique

Si on vous dit E=mc2, vous pensez : a) au lointain souvenir d’un prof en bouse blanche qui remplissait tout un tableau de formules auxquelles vous ne compreniez rien b) à la bâche ramenée par votre ado à la maison la semaine dernière, alors qu’il vous avait juré qu’il avait bien révisé c) à Einstein bien sûr. A moins que ce ne soit Newton ? Heu… je confonds peut-être avec Fg=m×g. Mais du coup, Galilée, c’était quoi déjà ? Parce que la physique est partout autour de nous, mais que plein de monde n’y comprend rien, La Rotonde de Saint-Etienne se propose de la rendre ludique, et donc, plus simple à appréhender. Quoi de mieux pour cela que de laisser de côté les formules, et de plutôt comprendre en quoi cette discipline est utile dans notre quotidien ? Installée jusqu’au mois d’avril, l’exposition ateliers Supra ! relève le défi de rendre la physique sympa, au fil de trois espaces. Le premier, en version spectacle, entrainera les visiteurs dans une folle expérience avec la matière, où le gaz se met à couler, et où les objets lévitent. Avec le deuxième espace ateli

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Damso – Terrenoire – Kusturica : premier tiercé gagnant du Foreztival 2022

Festival | Après La Rue des Artistes à Saint-Chamond, c’est au tour du Foreztival de Trelins, d’annoncer les premiers noms de la programmation de sa prochaine édition. Chaud devant !

Cerise Rochet | Lundi 17 janvier 2022

Damso – Terrenoire – Kusturica : premier tiercé gagnant du Foreztival 2022

Deux grandes scènes séparées par un champs de patates sans les patates, un camping, de la musique quasi non-stop pendant 3 jours, du soleil, de la chaleur, de la transpi mais c’est pas grave, des rencontres, du kiff au milieu de milliers d’autres personnes qui kiffent en même temps, du partage, des grosses marades, une expérience estivale de malade : 2022 signe le très attendu retour du Foreztival sur la piste des festivals d’été. Si cette nouvelle suffit à faire frémir les aficionados, - Foréziens dans le sang ou dans le cœur -, les autres devraient eux-aussi se mettre à frétiller en découvrant une partie du line-up de cette édition. Premier nom, premier joli coup pour la bande de copains chargée de l’organisation de l’événement, premier grand moment en perspective pour les foreztivaliers version 2022 : Damso, artiste caressant les sommets du rap francophone actuel avec Qalf Infinity (album le plus écouté sur Spotify en 2021), devrait sans trop de doute mettre le feu à la soirée du samedi. Biga Ranx, Skip The Use et Pongo Pour patienter, le public secouera la tête, tantôt d’avant en arrière un peu à la cool, tantôt dans tous le

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La Rue des Artistes : une prog pour bouncer

Festival | Le festival de Saint-Chamond vient de dévoiler la programmation de sa 25e édition, qui aura lieu les 17, 18 et 19 juin prochain. Ça va chauffer dans les chemises et les bermudas.

Cerise Rochet | Lundi 17 janvier 2022

La Rue des Artistes : une prog pour bouncer

15 jours qu’on est bien assis, un mois et demi qu’on n’a carrément plus le droit de danser…Forcément, à un moment donné, il faudra bien s’étirer un peu. Ça tombe bien (et ça donne un petit coup d’oxygène rien qu’en y pensant) : les beaux jours 2022 s’annoncent d’ores et déjà plein de lever de genoux bien haut et de petits sautillons. A Saint-Chamond, l’équipe de La Rue des Artistes vient de dévoiler la programmation de sa 25e édition tout en rythmes entrainants. Aller, encore un peu de patience, la piste n’est plus très loin. Vendredi 17 juin, les festivités démarreront par un plateau partagé entre le reggae-français-toujours-plebiscité- de Danakil, et la voix chaude sur beats hypnotiques de Karimouche. De quoi transpirer ferme et se laisser aller en douceur à un lâcher prise bienvenu, appelant irrémédiablement à revenir le lendemain soir pour continuer à se trémousser… Sur les titres phares de l’icone reggae Tikken Jah Fakoly ( cette fois ci, c’est la bonne, après plusieurs reports pour cause de contexte sanitaire), et sur la cumbia made by les 7 nanas de Las Gabachas. Dimanche 19 juin, en version entrée gratuite, rendez-vous aux pieds de la grande scène po

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Open Mic au Méliès

MUSIQUES | On serait tenté de croire, voire, de dire, qu’on connait l’histoire par cœur… Et pourtant, on pourrait bien en apprendre encore un peu. NTM, c’est (...)

Cerise Rochet | Jeudi 13 janvier 2022

Open Mic au Méliès

On serait tenté de croire, voire, de dire, qu’on connait l’histoire par cœur… Et pourtant, on pourrait bien en apprendre encore un peu. NTM, c’est l’histoire d’une bande de potes qui s’empare du mouvement hip-hop tout juste arrivé en France, pour en faire son moyen d’expression. Avec Suprêmes, Audrey Estrougo met en scène les débuts fracassants du rap français, incarnés par le mythique duo formé par Joey Starr et Kool Shen. Sorti en décembre, le film débarque sur les écrans du Méliès lors de deux séances, dont l’une, à Saint-François, sera suivie d’un open mic avec DJ FAB du collectif Les Bugnes. Alors, si tu penses avoir un bon flow… Go ! Suprêmes + scène ouverte de rap (open mic), mercredi 19 janvier à 17h30 au Méliès Saint-François à Saint-Etienne, projection seule le mardi 25 janvier à 21 heures au Méliès Jean-Jaurès.

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« En traitant Fillon d’escroc, Philippe Poutou a fait du bien à plein de gens »

Humour | Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on peut s’accorder sur un truc : Pierre-Emmanuel Barré fait partie de la catégorie des humoristes intelligents (même si d’après ce qu’il dit, sa femme en doute). A quelques jours de son passage à Saint-Etienne, entretien fleuve avec un agitateur de la scène, beaucoup plus réservé à la ville.

Cerise Rochet | Jeudi 13 janvier 2022

« En traitant Fillon d’escroc, Philippe Poutou a fait du bien à plein de gens »

C’est cool, d’avoir accepté notre demande d’interview, il parait que vous n’aimez pas ça… Oui c’est vrai, je me trouve nul en interview. Mon truc, c’est de faire des blagues, pas de répondre à des questions : du coup, je suis pas forcément très à l’aise… Vous allez bien, quand même ? La période est un peu tendue, mais on imagine que vous êtes content de pouvoir enfin être sur scène avec votre spectacle Pfff ? Oui, je suis vraiment heureux de ça, d’autant qu’on a bien galéré. J’ai commencé mon spectacle en mars 2020… Et je l’ai arrêté aussi en mars 2020, du coup. On en est à la 5e reprise, là ça à l’air d’aller, mais on espère fort que ça va tenir. Avec ce spectacle, vous affichez deux objectifs : repartir plus riche, et que les gens repartent moins cons. Ça marche jusqu'ici ? Sur le premier objectif, ça se passe bien, je repars en effet un peu plus riche à chaque fois. Sur le deuxième, c’est plus compliqué en revanche, parce que le spectacle comporte quand même pas mal de conneries ! Plus sérieusement, cette histoire est liée au fait que j’ai choisi une formul

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Les ombres ondulatoires de Jean Bellorini au TNP

SCENES | Dans "Le Jeu des ombres", pensée pour la cour d’honneur du festival d’Avignon 2020 annulé, Jean Bellorini, avec Valère Novarina et Monteverdi, embrasse en musique et en mots, le monde des morts, plus vivant qu’on le croit.

Nadja Pobel | Mercredi 12 janvier 2022

Les ombres ondulatoires de Jean Bellorini au TNP

Au départ, il y a l'Orfeo de Monteverdi. Jean Bellorini, qui a toujours accordé une place primordiale à la musique dans ses créations, s'y intéresse tant qu'il l'a présentée à la basilique de Saint-Denis en 2017. Pourquoi Orphée, à qui est accordé de retrouver sa dulcinée Eurydice dans les ténèbres, ne peut s'empêcher de se retourner pour la voir et la perdre ainsi à jamais ? C'est une relecture de ce récit que le directeur du TNP a commandé à Valère Novarina, avec lequel il avait déjà cheminé en 2008 pour une Opérette imaginaire. Cet auteur, chantre du langage inventé, produit une langue aussi satellisée – non on ne comprend pas tout au Jeu des ombres et ce n'est pas nécessaire – que foncièrement terre-à-terre. Les parties du corps y sont nommées sans détour, l'homme est rendu à son espèce animale sans que cela ne le déprécie, bien au contraire — c'est une « bête qui parle » — car « il n'y a jamais eu personne dedans » nous dit un "enfant de la colère". Lieu ritualisé et païen Neuf comédiens, sept musiciens et deux chanteurs sont ici réunis sur un plateau dessiné de rais de lumière que Bellorini signe aussi. Les instruments anciens des airs baroques, des r

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Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

Danse | L’année 2022 sera l’occasion de réviser ses classiques de la danse contemporaine : Maguy Marin, Jiří Kylián, Ohad Naharin, Pina Bausch… Et entre deux révisions, de découvrir aussi nombre de jeunes talents internationaux.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 12 janvier 2022

Lyon : 2022, tous les âges de la danse contemporaine

L’année chorégraphique commence dans un grand souffle signé Mourad Merzouki. Avec sa nouvelle pièce Zephyr, la figure de proue du hip-hop français lance dix interprètes dans les turbulences d’un vent bien concret sur scène, avec lequel et contre lequel il s’agit de danser, sur une musique signée Armand Amar et au travers d'une scénographie riche en objets divers et étonnants (à la Maison de la Danse du 11 au 21 janvier). Des tourbillons qui se poursuivront avec le Ballet de Genève qui vient à Lyon danser une pièce d’Andonis Fondianakis, Paron, sur un concerto pour violon de Philip Glass, véritable vertige de mouvements calés sur le tempo accéléré de la musique (du 26 au 30 janvier à la Maison de la Danse). Le hip-hop fera son retour à la Maison de la Danse (du 23 au 26 mars) avec deux compagnies, dont une 100% féminine Femme fatale, et Mazelfreten qui hybride hip-hop et électro. Il y aura encore de l’électricité dans l’air avec la dixième édition du festival Sens Dessus Dessous (à la Maison de la Danse en mars), consacré aux talents émergents de la danse contemporaine, avec par exemple le Flamand Jan Martens et son d

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Charlotte Gainsbourg: « Ce qui m’intéressait, c’était voir sa peau, avoir un contact physique. »

Jane par Charlotte | La fille de qui l’on sait et sa mère se livrent (et se délivrent) l’une l’autre dans un double portrait au miroir tenant autant de la catharsis que de l’apprivoisement mutuel, à la lisière timide du public et du public. Rencontre avec Charlotte Gainsbourg.

Vincent Raymond | Mercredi 12 janvier 2022

Charlotte Gainsbourg: « Ce qui m’intéressait, c’était voir sa peau, avoir un contact physique. »

Concrètement, comment en êtes-vous arrivée à ce dialogue ouvrant le film, au Japon autour d’une tasse de thé avec votre mère ? Charlotte Gainsbourg : Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour démarrer. Je me suis d’abord adressée au producteur de mes clips. Du coup, c’était facile de mettre sur pied une équipe avec le chef-op’ que je connaissais. Entre le temps où j’ai demandé à ma mère si l’idée pouvait la séduire et le fait d’aller au Japon pour que ça se concrétise, ce n’a pas été si long. Mais elle n’a pas aimé ce premier échange. Elle ne savait pas ce que je voulais faire ; moi-même je ne savais pas. J’avais mis au point une interview avec plein de questions en me disant qu’il fallait que je sois la plus sincère possible, que ce soit direct, intime et pas professionnel. Mais justement, c’était choquant pour elle d'avoir à répondre à des questions personnelles devant une équipe qu’elle ne connaissait pas, en pensant peut-être que j'allais faire un documentaire comme elle en déjà fait plein. Du coup, elle accusé le coup et m’a dit « on arrête, je ne veux pas recommencer

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Nessim Chikhaoui : « Placés met un visage sur des chiffres »

Placés | Retour à la case éducateur pour Nessim Chikhaoui. Pour son premier long métrage, le co-scénariste des Tuche et du Doudou fouille ses souvenirs et signe une comédie très ancrée dans la réalité sociale des maison d’accueil pour les mineurs et jeunes majeurs. Rencontre lors du Festival de Sarlat.

Vincent Raymond | Mercredi 12 janvier 2022

Nessim Chikhaoui : « Placés met un visage sur des chiffres »

Qu’y a-t-il de personnel dans votre film ? Nessim Chikhaoui : J’ai été éducateur en MECS (maison d’enfance à caractère social) pendant 7 ans à Draveil, et ensuite 3 ans, en AEMO (aide éducative en milieu ouvert) où l’on suit des jeunes qui sont encore chez eux. Beaucoup de situations du film sont réelles et vécues, d’autres romancées. C’est important pour moi de montrer cet aspect du métier, qu’on ne voit pas forcément dans tous les documentaires. Bon, il manque quand même les assistantes sociales, les psychologues, mais je pouvais pas mettre tout le monde, donc on s’est concentré sur les éducateurs et les jeunes pour des raisons scénaristiques. Il y a déjà beaucoup de personnages. Pourquoi votre héros débarque-t-il dans ce milieu après avoir manqué le concours de Sciences-Po ? L’idée était d’emmener quelqu’un qui n’était pas du tout destiné à faire ce métier.. Moi, j’aurais aimé être prof de sport ou CPE, mais on a choisi un truc assez élevé et un diplôme qui parle à tout le monde. En fait, j

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3 semaines de restrictions, des années de répercussion

ACTUS | 2022, tout va mieux ? Pas si sûr, pour un certain nombre de professionnels de la culture, qui une fois de plus se voient contraints de slalomer entre plusieurs pièces d’un bon casse-tête. Assis, on t’a dit !

Cerise Rochet | Mardi 11 janvier 2022

3 semaines de restrictions, des années de répercussion

En septembre, tous, savaient que l’affaire ne serait pas simple : éloigné des salles durant des mois, le public semblait avoir perdu l’habitude de la sortie, lui préférant vraisemblablement les soirées entre potes, ou les plans canap’-bon petit plat maison-Netflix. Ces nouvelles pratiques s’étaient d’ailleurs traduites dans le mode de « consommation » de la culture, davantage centré sur l’envie de dernière minute. Exit les abonnements et l’anticipation, bonjour les places à l’unité et la spontanéité. Pour contrebalancer ce changement de donne, les professionnels du secteur ont passé 4 mois les manches retroussées, pour aller chercher les spectateurs un à un, et les convaincre de venir s’asseoir dans l’obscurité -ou rester debout !- pour un bon moment de musique, de théâtre, de danse ou de cinéma… A la clé, des résultats, puisque nombre d’entre eux estiment aujourd’hui avoir réussi à remplir assez correctement leurs salles. Et puis, patatra. Depuis la fin décembre, l’épidémie et les mesures de restriction prises par le gouvernement pour tenter de la freiner viennent de nouveau compromettre la dynamique. Jusqu’au 23 janvier, les salles ne pourront plus accueill

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La Pépite des Ambassadeurs

Séquence | Les Ambassadeurs du Méliès, ce sont des lycéens qui aiment le cinéma, qui voient les dernières sorties en salle, et qui livrent leur coup de cœur. Aujourd’hui, Elise et Noah nous parlent de leur « Pépite » du mois, The chef, dernier long-métrage de Philip Barantini, avec Stephen Graham dans le rôle-titre.

La rédaction | Jeudi 6 janvier 2022

La Pépite des Ambassadeurs

Pour Elise, ambassadrice du lycée Simone Weil : « Une œuvre sublime » On est en période de Noël, dans la cuisine d’un grand chef en déchéance. Dans le public de la salle obscure, la pression monte et devient insoutenable, alors que de délicieuses effluves s’échappent de l’écran. Ouverture des portes, c’est le début du service, avec, au menu, le pire et le meilleur du genre humain. The Chef est une œuvre sublime tournée en un seul plan séquence, ce qui donne cette impression si particulière de vivre l’action, et met en valeur l’environnement et tous les personnages : ils ne sont plus des acteurs, ils SONT véritablement ces êtres que l’on voit évoluer à l’écran. Le film parvient à capturer ces moments de leur vie ou l’engrenage se bloque, après ça rien ne va plus… Et on vous met au défi de ne pas les apprécier, car ils sont si imparfaits que s’en est attachant. Pour Noah, ambassadeur du lycée Fauriel : « Une tempête de sentiments contradictoires » The chef, un restaurant, une équipe, un chef et un seul plan séquence ! Si le nouveau film de Philip Barantini est une grande prouesse technique, tant pour les acteurs qu

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À l'arrache : nous avons lu le livre de Sébastien Escande

ITV : Sébastien Escande | « Don't hate the media, become the media ». La phrase est de Jello Biafra, ex-chanteur des Dead Kennedys, et s'affiche au détour (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

À l'arrache : nous avons lu le livre de Sébastien Escande

« Don't hate the media, become the media ». La phrase est de Jello Biafra, ex-chanteur des Dead Kennedys, et s'affiche au détour d'une phrase du livre édité par Sébastien Escande dit "Barbapop". Une sorte de mantra du do it yourself qui depuis les origines irrigue la scène underground lyonnaise et cette manière d'organiser des concerts avec des bouts de ficelles dans des lieux qui tiennent parfois à peine debout ou n'ont pas vu une étiquette "norme européenne" depuis des lustres et avec chevillé au corps des principes indéboulonnables (prix libre, pas d'agent de sécurité, ce genre...). La chose est née du punk et Sébastien Escande qui a œuvré un moment avec Barbapop dans l'organisation de concerts pop obscurs (et néanmoins lumineux), souhaitait en raconter l'histoire lyonnaise, riche de personnages hauts en couleurs, d'assos (Silly Hornets, Sonotone), de groupes (Haine Brigade) et de

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La preuve par 9

PNR en Région | Jusqu'à l'arrivée de celui de l'Aubrac, les parcs naturels régionaux étaient neuf répartis dans la grande Région. Voici leur portrait esquissé et leur date de naissance. Pour les envies de balades et d'air pur.

Nadja Pobel | Mardi 4 janvier 2022

La preuve par 9

Baronnies provençales (2015) Aux portes de Vaison-la-Romaine, Dieulefit ou Veynes, ce parc tout récent mord largement sur les Hautes-Alpes. Temple des plantes aromatiques (thym, lavande...), il soufre d'une érosion démographique mais ses arbres fruitiers et notamment ses oliviers en font une étape incontournable dans la région. Et la voie lactée, en raison du peu de lumière artificielle, est visible partout. Chartreuse (1995) Entourée de deux parcs naturels régionaux (Vercors, Chartreuse) et peut-être bientôt trois (Belledonne), Grenoble est une des "villes-portes" de ce PNR où culmine le sommet de Chamechaude (2082 m). Terre de randonnée (1300 km balisés !), la Chartreuse est aussi le terrain de jeu des chevreuils, sangliers, cerfs ou chamois. Haut-Jura (1986) Aux confins de la Suisse, implanté partiellement en région Bourgogne-Franche-Comté, ce parc est formé de plateaux arrondis avec pâturages et forets d'épicéas. Havre des skieurs de fond qui auraient évité les boucho

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Idée week-end : Villa Glovettes, résidence d'artistes en Vercors

Balade artistique | Aux Glovettes, à Villard-de-Lans, énorme complexe résidentiel typique des stations de ski, la majorité de l’année les appartements sont vides. Une association créée par quatre femmes fait vivre le bâtiment en dehors de la saison des neiges en le transformant en résidence d’artistes et en proposant des actions culturelles aux habitants du Vercors.

Valentine Autruffe | Mardi 4 janvier 2022

Idée week-end : Villa Glovettes, résidence d'artistes en Vercors

En cette fin d'automne, le lieu est fantomal. Silence de forêt au milieu de ces énormes bâtiments de béton qui serpentent au creux d'un vallon, en surplomb de Villard-de-Lans. Au pied des immeubles, le télésiège est à l'arrêt, le court de tennis vieillit. Sorti de terre à la fin des années 1970, dans la ruée sur l'or blanc, le complexe des Glovettes peut accueillir, au cœur de l'hiver, jusqu'à 5000 vacanciers skieurs. Le reste de l'année, quarante personnes s'y croisent de loin. Parmi elles Agathe Chion, metteuse en scène qui après avoir bourlingué dans les théâtres de Berlin et Bruxelles, a pris un virage radical avec conjoint, enfants et chien pour s'installer dans l'appartement familial des Glovettes. Au vert. Rapidement elle s'est liée avec trois comparses vertacomicoriennes, Adrianna Wallis, artiste plasticienne, Hélène Fournié, illustratrice médicale, et Célia Vaudaine, professionnelle de l'édition. 935 copropriétaires éloignés À force d'arpenter, pour le compte des copropriétaires absents (ils sont 935 au total, une foule), ces longs couloirs habillés de bois brut, avec écorce et nœuds apparents, l'idée a germé : plutôt que de laisser vacan

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Les vêtements ont-ils un sexe ?

Sape | Une collection de vêtements non pré-assignée à un genre, voilà le créneau sur lequel vient de se lancer la (...)

Jérémy Tronc | Mardi 4 janvier 2022

Les vêtements ont-ils un sexe ?

Une collection de vêtements non pré-assignée à un genre, voilà le créneau sur lequel vient de se lancer la marque grenobloise Intrépide studio. Tee-shirts roses, hoodies noirs, sweats mauves ou bordeaux, peu importe son sexe, son orientation sexuelle, sa morphologie : les 24 pièces de la collection d'Intrépide studio sont censées être portées indifféremment par tout le monde. À une époque où le vêtement se fait de plus en plus “sans genre”, la démarche de la marque est-elle purement opportuniste ou bien « authentique et sincère » comme elle le proclame ? Justine Blanchin, sa créatrice, nous répond : « Nous avons imaginé une marque qui soit la plus éthique et la plus proche possible de nos valeurs. Nous voulions qu'elle apporte de la visibilité à ceux qui n'en ont pas, qu'elle donne une vraie représentation de la société et qu'elle soit parfaitement transparente. » Elle nous assure d'ailleurs avoir vérifié les bonnes conditions de tr

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A Lyon, Chan, le paradis des currys

Restaurant | Dans l'une de ces rues que les couvre-feux plongeaient dans la pénombre, on refait la fête. On y mange aussi désormais thaïlandais, grâce à Chan. Nous sommes (...)

Adrien Simon | Mardi 4 janvier 2022

A Lyon, Chan, le paradis des currys

Dans l'une de ces rues que les couvre-feux plongeaient dans la pénombre, on refait la fête. On y mange aussi désormais thaïlandais, grâce à Chan. Nous sommes rue Désirée. Piétonne, mais pourtant embouteillée chaque soir — Google Street View ne s'y est pas encore aventuré — car on y converge quand les bars ferment, pour traîner encore un peu, notamment du côté de l'Ayers Rock. Un bar de nuit, en face duquel vient d'ouvrir une inattendue échoppe thaïlandaise. Dans ce tout petit local, on trouve quelques victuailles : pâte de crevette, jus de tamarin, sauce de poisson, lait de coco et bien entendu des pâtes de curry, rouges, vertes, jaunes. Et surtout un comptoir, équipé pour tenir au chaud les plats préparés par Jiraporn Chosson, arrivée en 2016 en France depuis la province d'Udon Thani, où elle exerçait l'architecture — elle s'est naturellement occupée de la déco de ce Chan : les murs pistaches, l'arrière de bar en faïence, un mur rebouché à la feuille d'or. Elle propose ici des pad thaï (les fameuses nouilles sautées aux crevettes), des légumes au tofu mais en manque de sauce

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Lyon : Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Guide Urbain | Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Lyon : Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les amateurs de bonne littérature, de revues alternatives, de livres d'art et de sciences humaines… Le Bal propose aussi des ouvrages d'occasion mais, avec le temps, l'espace est venu à manquer. Francis Chaput-Dezerville (qui dirige le Bal) vient donc d'ouvrir, depuis la fin du mois de novembre, un nouvel espace situé dans la même rue, à quelques mètres de la maison mère. Les Fleurs du Bal (y aurait-il dans le nom du lieu une référence à un recueil de poèmes de Charles Baudelaire ?) sont consacrées aux livres d'occasion et aussi à des expositions d'artistes liés aux goûts du libraire (artistes participant par exemple aux Cahiers Dessinés, ou bien à des revues d'art brut ou d'art alternatif). Actuellement, c'est Nylso qui présente d

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Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

Arts | Rapprochant art ancien, art moderne et art contemporain, l’exposition À la mort, à la vie ! s’empare du thème de la vanité dans toutes ses dimensions. Et s’avère bien davantage une ode au vivant qu’un constat morose ou morbide sur la vanité de nos existences.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Une exposition sur les vanités d'hier et d'aujourd'hui au Musée des Beaux-Arts

L'ouverture de l'exposition À la mort, à la vie claque ! On y est accueilli par une famille sculptée du Nigéria, toute d'os de bois composée. Une famille mi-rigolarde mi-inquiétante, où les parents squelettes portent leurs petits squelettes sur les épaules, où l'on danse et grimace, où l'on se fige et regarde vers le néant… Autour de ces sculptures, le peintre Erro compose ses farandoles de squelettes goguenards (années 1950), et des gravures du XVIe au XVIIe siècle représentent le Triomphe de la Mort, l'Allégorie de la Mort, la Mort victorieuse, les danses macabres ! Vertiges de la mort donc, où ça danse parmi les époques, du XVIe siècle à nos jours, des débuts des vanités au Moyen Âge à leurs relectures et à leurs réappropriations tout au long de l'histoire de l'art. De la peste au Covid-19, les savoirs et les regards évoluent, mais pas la finitude humaine ni les questions existentielles. Et c'

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Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Expo | Remarquable, passionnante et très complète exposition que Sur la piste des Sioux proposée par le Musée des Confluences et portée par une sublime collection d'objets. Plongée terrible et magnifique dans la construction de cet Indien imaginaire qui hante nos fantasmes western depuis un siècle et demi.

Stéphane Duchêne | Mardi 4 janvier 2022

Au Musée des Confluences, des Sioux et des hommes

Pourquoi une exposition sur les Sioux pour évoquer la représentation populaire des Indiens d'Amérique ? Parce que nous dit Steve Friesen, ancien directeur du Buffalo Bill Museum and Grave, ces représentations ont en quelque sorte fait de traits particuliers, ceux du Sioux, une généralité, celle de l'Indien. En grande partie parce que le premier vecteur de cette imagerie, les Wild West Show, ont essentiellement recruté des cavaliers sioux (lakotas pour la plupart). Du fait de leur expérience, les mêmes lakotas seront recrutés par le Hollywood des premiers westerns. Le cavalier des plaines devenant peu à peu et pour longtemps l'archétype de l'Indien. Un archétype qui demeure encore aujourd'hui indélébile. Alors pour décortiquer cette fabrique de l'image, le comité scientifique de l'exposition Sur la piste des Sioux a commencé par faire réaliser par le CREDOC une enquête sur les représentations des Indiens d'Amérique du Nord en France. Dont le résultat trône en ouverture de l'expositi

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Gueule de bois

édito | 1er janvier, 11h44, un texto : « 2022, l’année qui va mieux, alors meilleurs vœux ! » On voudrait y croire. Mais avec ce mal de tête (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Gueule de bois

1er janvier, 11h44, un texto : « 2022, l’année qui va mieux, alors meilleurs vœux ! » On voudrait y croire. Mais avec ce mal de tête coincé entre les deux tempes… Pas simple ! Cette gueule de bois, on se la traine depuis un mois. Remettre le masque par ci, ouvrir les fenêtres par là. « - J’ai un resto prévu samedi, j’y vais ? - C’est toi qui vois. - Je suis cas contact il faut que je fasse quoi ? - Ça dépend, c’est un Delta ? - Non c’est Omicron. - Oulah, ça se prononce pas comme ça. - De toute façon, on finira tous par l’avoir. - Ou pas… Tu sais ça dépend, ils ont l’air de dire que ça pourrait… » AAAAAAAAAAARRRRGHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!! 1er janvier, 16h02, après une sieste, un burger et des grands verres d’eau, une question : « Et à part ça ? » A part ça, dehors, un rayon de soleil. A part ça, dedans, un mot doux glissé à l’oreille. A part ça, des notes de musique qui s’échappent d’une fenêtre entre deux éclats de rire. A part ça, un petit coup de fil d’un ami, qui veut dire qu’il pense à toi. A part ça, des histoires qui se poursuivent, d’autres, qui vont dé

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Fred Cavayé : « je me suis un peu auto-censuré pour ne pas tomber dans le plagiat »

Adieu Monsieur Haffmann | Après y avoir déjà présenté en première Pour Elle et À bout portant, Fred Cavayé avait réservé l’exclusivité de son nouveau film Adieu Monsieur Haffmann au Festival de Sarlat. Bien lui en a pris : son drame se déroulant durant l’Occupation a remporté le Grand prix du public et le Prix d’interprétation pour Sara Giraudeau. Toujours prompt à parler fabrication, Cavayé raconte l’histoire de ce film dans l’Histoire. Rencontre sarladaise…

Vincent Raymond | Mardi 4 janvier 2022

Fred Cavayé : « je me suis un peu auto-censuré pour ne pas tomber dans le plagiat »

Qu’est-ce qui vous a amené à aborder ce sujet et cette époque ? Fred Cavayé : Beaucoup de choses : l’envie date de très longtemps. Le point de départ, c’est un roman de Michel Audiard, La nuit, le jour et toutes les autres nuits qui parle de la Libération et notamment des femmes qui sont faites tondre. Les salauds sous l’Occupation, c’est un sujet qui avait été assez peu abordé. J’avais le souvenir de films comme Lacombe Lucien ou du formidable téléfilm Au bon beurre avec Roger Hanin. Alors quand Jean-Philippe Daguerre, l’auteur de la pièce Adieu Monsieur Haffmann m’a envoyé le texte, je n’ai pas voulu le lire (je préfèrerais découvrir la pièce une fois montée), je m’en suis fait mon histoire avec le peu que j’en savais. Or sa pièce est ailleurs, en vérité, pas sur sujet-l&agrav

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Tony Bakk : une belle partie de console

En coulisses | Tête connue de tous les musiciens stéphanois (et d’ailleurs), mec sociable et sympa, tatoué aux doigts de fée, Tony Bakk est de ceux qui, dans l’ombre, contribuent à la lumière des autres. Portrait d’un magicien du son.

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Tony Bakk : une belle partie de console

Difficile, de savoir à quel moment l’histoire a commencé pour Tony. La musique, les notes, les instruments, les mélodies… Tout ça a finalement toujours fait partie de sa vie. Tombé dans la marmite quand il était petit ? Plus petit que petit même, puisqu’enceinte de lui, sa mère a dû épouser son père, musicien et sur scène tous les week-ends… Un jeudi. Ce que Tony raconte avec davantage de précision en revanche, c’est ce moment où il a décidé d’arrêter l’école. Ras-le-bol, de rester assis toute la journée à tenter d’apprendre des trucs qui ne l’intéressent pas franchement. A l’époque, le jeune homme a 16 ans et, à défaut d’aimer les maths ou la géo, il va suivre son père au Monstre Gentil, le studio d’enregistrement que ce dernier a fondé à Saint-Etienne quelques années plus tôt. Au début, Tony se charge de préparer et d’apporter les cafés. Et puis, assez vite, on le met face à une console. Et ça, contrairement aux maths ou à la géo… C’est vraiment fait pour lui. Car, sans s’en rendre compte, Tony a passé toute son enfance à former son ouïe à reconnaitre les belles notes, et les harmonies qui fonctionnent. Un peu à l’instinct, il fait ainsi ses premières armes

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Magnétique

MUSIQUES | En une poignée d’années le duo lyonnais Black Lilys a pris une belle épaisseur. Quelque part entre dark pop, rock (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 janvier 2022

Magnétique

En une poignée d’années le duo lyonnais Black Lilys a pris une belle épaisseur. Quelque part entre dark pop, rock éthéré et folk sophistiquée, la fratrie Robin et Camille Faure sont un peu nos Angus & Julia Stone français. On pense parfois à l’album Felt Mountain de Goldfrapp, à Agnes Obel, CocoRosie, The Do ou encore Björk. Au cœur d’un univers organique bercé de poésie aigre-douce, Black Lilys vous prend par la main sur des chemins bordés de lichens, de névés, de vieilles pierres et d’embruns, quelque part entre Écosse et Islande. Un nouvel album, New Era, est en préparation pour 2022, dont les singles très prometteurs Yaläkta et Gymnopédie annoncent déjà la couleur sur les internets. Black Lilys, le 16 janvier à 17h30 au Château du Rozier à Feurs

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Un nouveau style de salles d’arcades a le vent en poupe à Lyon

Article Partenaire | Pour les nostalgiques du retrogaming, les salles d'arcades étaient un peu le temple où l'on pouvait se retrouver. Mais, avec la démocratisation des consoles de jeu vidéo ou tout simplement des jeux sur mobile, les salles ont été peu à peu désertées et ont presque toutes fermé en France. 

La rédaction | Vendredi 24 décembre 2021

Un nouveau style de salles d’arcades a le vent en poupe à Lyon

Pourtant, depuis quelques années, une nouvelle technologie remet au goût du jour les salles spécialisées dans le jeu vidéo, même s'il s'agit d'un pan précis de ce domaine. La réalité virtuelle sonne comme le nouvel amusement à la mode. Aussi convivial qu'immersif, il a déjà conquis de nombreuses personnes. Zoom sur un engouement qui risque de s'affoler dans les années à venir. Un nouveau chapitre du jeu vidéo Si aujourd'hui le monde vidéoludique a pris une importance énorme de par le public toujours plus grand, c'est aussi grâce à la bonne santé de l'industrie qui innove toujours un peu plus. Les casques de réalité virtuelle offrent ainsi une toute nouvelle expérience de jeu qui révol

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Arts majeurs et vaccinés

Galerie | Depuis sa création en 2006, la p’tite entreprise de François Ceysson et Loïc Bénétière ne connait pas la crise : avec des galeries à Lyon, Paris, Genève, Luxembourg et New York, la nouvelle adresse stéphanoise apparait aujourd’hui comme le véritable fer de lance de la maison. Rencontre avec le co-fondateur Loïc Bénétière et Ivana Garel, responsable du nouvel espace.

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Arts majeurs et vaccinés

Pouvez-vous tirer un premier bilan quelques mois après le lancement du nouveau site ? Loïc Bénétière : « Nous sommes très satisfaits, les retours sont positifs et la fréquentation très encourageante. Les personnes qui poussent notre porte sont avant tout des gens curieux et ouverts. Ouvrir un espace de plus de 1000 m2 avait pour but de maximiser les conditions de monstration des œuvres. Une exposition comme celle de Bernar Venet n’aurait pas été possible dans notre espace historique rue des Creuses où nous avions aussi un réel problème de stationnement. En termes de volume et d’accès, tout redevient possible ici, les artistes acceptent plus facilement de sortir et de montrer certaines œuvres. Le projet nous a demandé deux ans de réflexions et de recherches, puis deux autres années de travaux. Si la mairie nous a aidé à trouver le site, nous en sommes propriétaires, nous sommes ici chez nous ! » Ivana Garel : « Nous voyons venir des personnes qui n’av

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En direct de New York

Chanté | Rigoletto le bouffon profite d’un bal costumé pour humilier des invités victimes des manœuvres du duc de Mantoue, un (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

En direct de New York

Rigoletto le bouffon profite d’un bal costumé pour humilier des invités victimes des manœuvres du duc de Mantoue, un séducteur sans vergogne. Ces derniers décident alors de se venger en capturant sa fille Gilda, qu'ils pensent être sa maîtresse. Drame passionnel mettant en scène la trahison et la vengeance, en même temps qu’il traite de l’amour filial, Rigoletto de Giuseppe Verdi est ici transposé par Barlett Sher dans l’Europe des années 20. Dans le rôle-titre, le baryton Quinn Kelsey, artiste au sommet de ses capacités. Représentation au Metropolitan Opera de New York, retransmise au cinéma Megarama à Saint-Etienne. Rigoletto de Giuseppe Verdi, dir. Barlett Sher, retransmission le samedi 29 janvier à 18h55 au Megarama de Saint-Etienne

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Vague

ECRANS | « Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Vague

« Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire foutre ». Sans doute, l’une des plus belles répliques de Belmondo, lancée face caméra alors que son personnage, Michel, remonte de Marseille à Paris à bord d’une voiture volée. Premier long-métrage de Godard, sorti en 59, A Bout de Souffle fit l’effet d’une bombe dans le paysage cinématographique de l’époque, en fracassant toutes les règles classiques de réalisation. La star Bébel était née… Et la Nouvelle Vague fut. A Bout de Souffle, de Jean-Luc Godard, le dimanche 23 janvier à 18 heures et le dimanche 30 janvier à 11 heures au cinéma Rex à Montbrison

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Un classique

Adaptation | Connu pour ses comédies légères durant les années 30, le réalisateur Georges Stevens, documentariste pour (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Un classique

Connu pour ses comédies légères durant les années 30, le réalisateur Georges Stevens, documentariste pour l’Armée américaine durant la Seconde Guerre Mondiale, restera à jamais marqué par l’horreur découverte dans les camps d’extermination. En 1959, il adapte ainsi Le Journal D’Anne Frank au cinéma, tandis que l’ouvrage s’est d’ores et déjà vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Sublime par sa capacité à rendre compte de la sensation d’enfermement des personnages dans leur cachette, en même temps que leur angoisse et les liens forts qui les unissent, ce film s’avère être une très fidèle retranscription à l’écran de l’ouvrage de l’adolescente. A voir ou à revoir en ce début janvier à Saint-Etienne. Le Journal d’Anne Frank, de George Stevens le 6 janvier de 14h30 à 17h30 à la cinémathèque à Saint-Etienne.

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Tromperie : Quelques maux d’amour

ECRANS | Adaptation d’un roman de Philip Roth qui lui trottait depuis longtemps en tête, la tromperie de Desplechin est aussi un plaidoyer pro domo en faveur du droit de l’artiste à transmuter la vérité de son entourage dans ses œuvres. Quitte à confondre amour privées et fictions publiques.

Vincent Raymond | Jeudi 30 décembre 2021

Tromperie : Quelques maux d’amour

Fin des années 1980. Écrivain à succès américain provisoirement exilé à Londres, Philip accueille dans le petit appartement où il travaille sa jeune maîtresse anglaise. Entre deux galipettes, ils parlent, ou plutôt elle parle et il l’écoute, prenant des notes comme il a l’habitude de le faire depuis toujours avec ses conquêtes. Le soir, il retrouve sa compagne officielle ou ses obligations mondaines, échangeant parfois avec ses anciennes liaisons, lesquelles ont toutes laissé une trace dans son œuvre. Et vitupère à l’envi contre l’antisémitisme systémique au Royaume-Uni… Film verbal plus que verbeux, resserré autour d’un couple (pas toujours le même, bien que l’homme demeure identique), Tromperie tranche dans la filmographie de Desplechin par sa relative linéarité puisqu’il accompagne un double processus : l’édification d’un amour et celui de l’œuvre codépendante. Certes, Roubaix, une lumière (2019) présentait déjà une structure narrative plus “disciplinée” qu’à l’ordinaire chez le cinéaste, mais c’était surtout parce qu’elle s’inscrivait dans un genre bien particu

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Changements au Musée d’Art et d’Industrie

CONNAITRE | « Dépoussiérer l’image du musée » ? Sûrement pas. Car un musée n’est jamais (...)

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Changements au Musée d’Art et d’Industrie

« Dépoussiérer l’image du musée » ? Sûrement pas. Car un musée n’est jamais poussiéreux. C’est un lieu qui vit, qui grouille, dans lequel les gens travaillent et les visiteurs passent, repassent, découvrent, s’intéressent, apprennent. Comme d’autres structures pourtant, le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne se doit d’aller de l’avant, pour coller à son époque, quand bien même ses collections sont liées au passé. « Ces 20 dernières années, notre public a beaucoup changé, souligne la directrice Marie-Caroline Janand. Il est aujourd’hui à l’image d’un monde qui a muté économiquement, qui est attaché à l’univers numérique, et dans lequel les gens sont beaucoup plus mobiles qu’avant. Notre volonté est donc de nous adapter à ce monde ». Une salle immersive Dans cette adaptation, le musée a ainsi d’ores et déjà franchi une première

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Galaxies en interaction

CONNAITRE | Par le médiateur scientifique du planétarium

La rédaction | Lundi 3 janvier 2022

Galaxies en interaction

La constellation de Pégase abrite un groupe de galaxies appelé quintette de Stephan (découvert par l'astronome français Edouard Stephan en 1878). Parmi ces cinq galaxies, quatre sont réellement proches les unes des autres et présentent des signes d'interaction. Les déformations et longs filaments d'étoiles visibles sur cette image du télescope spatial Hubble sont dus aux forces de marées gravitationnelles qui s'exercent. Ces quatre galaxies sont distantes d'environ 300 millions d'années-lumière. La cinquième, en haut à gauche, de teinte bleutée, est en avant-plan, à seulement 40 millions d'années-lumière de la Terre !

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Cinéma cherche young team

Petite annonce | A Saint-Etienne, Le Méliès a ses « ambassadeurs ». A Saint-Chamond, Le Véo Grand Lumière aura (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

Cinéma cherche young team

A Saint-Etienne, Le Méliès a ses « ambassadeurs ». A Saint-Chamond, Le Véo Grand Lumière aura bientôt sa « team ». L’idée ? Familiariser les jeunes avec le cinéma, en leur permettant de participer activement à la vie de la structure. Pour permettre à de jeunes gens de développer leur goût pour les films en même temps que leurs connaissances, le Véo ouvre aujourd’hui ses coulisses aux volontaires. Une première équipe aura en effet prochainement pour mission de participer à la programmation du cinéma. Une deuxième, accompagnée par un groupe de professionnels, sera chargée de travailler à l’élaboration d’un festival de films. Un dernier groupe se verra quant à lui remettre entre 2 et 3 invitations par mois pour venir voir des films au cinéma, et partager ensuite ses ressentis via des pastilles vidéo ou des témoignages écrits, relayés sur les réseaux sociaux du cinéma. Une réunion d’information à destination des

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Un monde : La cour des mille raclées

Cour d'école | Portant sur la mécanique pernicieuse du harcèlement scolaire et interprété par deux enfants déchirants de vérité, ce premier film miraculeux est une merveille de délicatesse autant qu’un tour de force de réalisation. Un choc absolu et sans nul doute, une future référence sur le sujet.

Vincent Raymond | Lundi 3 janvier 2022

Un monde : La cour des mille raclées

C’est la rentrée à la ”grande école” pour Nora qui redoute d’être séparée de son aîné Abel, lequel a d’autres chats à fouetter dans la cour de récréation. Parce qu’il va s’opposer à ce que sa cadette soit bizutée, Abel devient le nouveau bouc émissaire des terreurs de la primaire. Témoin de ces sévices, Nora va désespérément tenter d’alerter les adultes. En vain, jusqu’à ce qu’un fait grave n’oblige l’institution scolaire à réagir… Il est actuellement une vague naissante, ou une vogue pour des films brefs s’attachant sans fioriture ni digression à leur sujet ainsi qu’au monde réel... Comme une douce alternative à la domination écrasante des blockbusters, rouleaux compresseurs flirtant avec les 3h de bastons filmées sur fond vert, avec des acteurs partiellement virtuels et des enjeux de plus en plus hermétiques aux béot

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Poly’Sons : dans les coulisses d’un festival

En coulisses | Point d’orgue annuel depuis 19 ans au Théâtre des Pénitents, le festival montbrisonnais Poly’Sons continue de défendre la chanson française et son public. Rencontre avec Henri Dalem, directeur et programmateur.

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Poly’Sons : dans les coulisses d’un festival

Quel premier bilan faites-vous sur la nouvelle saison après 4 mois d’exercice ? « Le bilan est pour l’instant très contrasté. Le fait le plus marquant est que nous comptons beaucoup moins d’abonnés qu’auparavant : nous avons actuellement enregistré 300 abonnements contre 850 à 900 habituellement. En revanche, on ne s’en sort pas trop mal si l’on prend spectacle par spectacle. Même si les réservations se font souvent à la dernière minute, plusieurs représentations ont été complètes et nous observons également une très bonne fréquentation des scolaires. En règle générale on sent bien que les habitudes ont changé, les gens semblent avoir du mal à se projeter, le public n’est d’ailleurs pas tout à fait le même qu’avant. Tout cela crée une fragilité financière et nous oblige à communiquer davantage. » Quelle place le festival Poly’Sons tient-il dans la saison du théâtre des Pénitents ? « Le festival est en quelque sorte l’ADN de notre maison, c’est sans doute le moment que l’équipe porte avec le plus de ferveur. La dix-neuvième édition propose une vingtaine de concerts sur une période d’un mois. Si l’évènement a assuré s

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Derrière le disque

En coulisses | Tandis qu’en 20 ans, l’univers de la musique enregistrée a évolué au rythme de la poussée du numérique et des crises successives, à Saint-Etienne, les artistes peuvent compter sur plusieurs structures indépendantes pour les accompagner dans leur parcours de création et de diffusion... Souvent jalonné de difficultés.²

Cerise Rochet | Lundi 3 janvier 2022

Derrière le disque

« Jamais, l’auditeur n’a eu autant de choix parmi les propositions artistiques, jamais la musique n’a été aussi accessible qu’elle ne l’est maintenant, et pourtant, jamais il n’y a eu autant de monde qui écoute la même chose en même temps ». Ce constat, Cyril Balthazard du label Le Cri du Charbon le fait un brin amer, fatigué sans doute, de devoir sans cesse se battre pour attiser la curiosité des publics. Car, même si le travail de terrain opéré par les acteurs indépendants permet à certains artistes de sortir des disques, d’en vendre quelques-uns et donc de pouvoir se produire en live et gagner leur croute, se faire une petite place dans une industrie du disque dominée par les quelques gros artistes mainstream diffusés en radio relève encore du défi. « On reçoit énormément de sollicitations, et chez nous aussi, les places sont chères, poursuit Cyril. Le contexte du métier reste extrêmement difficile, on ne peut pas se permettre la moindre épine dans le pied. » Pas de recette miracle, en effet : la route est longue et fastidieuse, et chacun doit y être réellement préparé. Parce que lui non plus ne peut se permettre la moindre épine dans le p

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Licorice Pizza : Sweet seventies

Romance | Deux jeunes gens que près de dix ans séparent apprennent à s’aimer, non sans peine. À la fois roman picaresque et d’apprentissage,  Licorice Pizza retrace leur balade sur la carte américaine du tendre à l’aube des 70’s. Une carte postale datant de l’époque du pétrole illimité, des waterbeds et des cols pelle à tarte confiée à d’inattendues têtes d’affiche.

Vincent Raymond | Lundi 3 janvier 2022

Licorice Pizza : Sweet seventies

San Fernando, L.A., 1973. À la fois lycéen, comédien et à l’affût de la moindre opportunité entrepreneuriale, le jeune Gary Valentine tombe sous le charme d’Alana, l’assistante du photographe de l’école. Le fait qu’elle ait la vingtaine ne l’arrêtant pas, l’ado culotté engage une opération de séduction qui ne laisse pas totalement insensible sa putative dulcinée. Chronique de leur histoire, entre hauts et bas… Ne vous attendez pas à découvrir dans ce film la recette (ni la moindre apparition) de la pizza à la réglisse promise par le titre ! Cette espèce de chimère culinaire, que les papilles peinent d’ailleurs à conceptualiser — quand bien même elles auraient tâté de l’improbable Hawaïenne — doit se comprendre comme l’équivalent alimentaire doux-amer de notre mariage entre la carpe et le lapin. Une sorte d’attelage improbable entre deux caractères davantage susce

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Matrix Resurrections : Puissance quatre

ECRANS | Vingt ans et des poussières après que les Wachowski ont anticipé le principe du métavers en extrapolant les babils d’Internet et les écrits de Philip K. Dick, Lana W. remet le couvert en solo pour un nouvel opus tenant à la fois du palimpseste, du reboot en version augmentée, du prolongement et de l’objet théorique semi-parodique. Une sorte de Matrix 4.0…

Vincent Raymond | Mardi 21 décembre 2021

Matrix Resurrections : Puissance quatre

Comme un air de déjà-vu… Un groupe de rebelles assiste à la tentative d’arrestation par la police et les Hommes en noir d’une amazone qui, naturellement, parviendra à leur échapper. Décor, angles de prises de vue, ambiance colorimétrique, dialogue… À quelques détails près, la séquence est identique à celle ouvrant Matrix (1999). Sauf qu’ici l’agent Smith et Morpheus sont plus jeunes, et que le second est un transfuge de la Matrice. Quant à Néo, il arbore à nouveau l’identité de Thomas Anderson, un créateur de jeux vidéo ayant jadis connu le succès en programmant la trilogie Matrix, sommé par la maison-mère de sa boîte — le studio Warner, authentique producteur de la franchise cinématographique — de fournir un quatrième épisode. Différence notable : il est envahi de pensées parasites et soigne ce qu’il pense être une schizophrénie galopante auprès de son analyste, lequel lui prescrit des pilules bleues… Turing point L’une des grandes forces de Matrix, premier du nom, était d’avoir induit une révolution dans l

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 plonge le public dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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Sadique

Trône | A Rome, l’empereur Claude est mort. Plutôt que son fils Britannicus, c’est Néron, le fils de sa dernière épouse (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

Sadique

A Rome, l’empereur Claude est mort. Plutôt que son fils Britannicus, c’est Néron, le fils de sa dernière épouse Agrippine, qui lui succède sur le trône. Et, comme si voler le pouvoir à son faux-frère ne suffisait pas, Néron va également lui voler son amoureuse... Comme quoi, les familles recomposées, ce n'est pas toujours facile ! En opposant deux frères ennemis dont l’un est juste, sincère mais profondément naïf et l’autre malhonnête au point de progressivement verser dans la tyrannie et le sadisme, Racine questionne l’éclosion du mal dans l’exercice du pouvoir, et surtout… son résultat. Britannicus de Racine, par la compagnie Parole en Acte, du 9 au 4 janvier au théâtre du Verso à Saint-Etienne, le 21 janvier à l’Echappé de Sorbiers et le 4 mai aux Pénitents à Montbrison

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Retour sur soi(s)

Panorama | En ce mois de janvier, l’offre se polarise singulièrement sur des films traitant de réflexivité ou l’examen du passé. Il est parfois utile de faire le point face au miroir pour aller de l’avant…

Vincent Raymond | Lundi 3 janvier 2022

Retour sur soi(s)

Chaque artiste parle de lui à travers ses œuvres, et certains le font plus que d’autres. Comme Marine Barnérias avec Rosy (05/01), pseudo-documentaire — mais vrai clip géant de promotion personnelle puant l’exaltation de l’individualisme et la fausse humilité — sur un combat contre la sclérose en plaque. Racoleur, ambigu et mal filmé. On n’est pas loin de préférer (malgré le profond sentiment de déja-vu) l’optimisme naïf et coutumier de Lelouch dans L’Amour c’est mieux que la vie (19/01), recyclage habituel des thèmes du cinéaste (amour-amitié-argent) dans de grands mouvements lyriques de caméra, avec un dialogue en semi-impro, une chanson-rengaine et pléthore d’extraits piochés dans sa volumineuse filmographie. Rien de neuf donc, si ce n’est que ce 50e opus annoncé comme son ultime long métrage… est le premier acte d’une trilogie. Quant au family movie que miss Gainsbourg consacre à miss Birkin, Jane par Charlotte (12/01), c’est un peu une version actualisée du Jane B. par Agnès V., de Varda sauf que Charlotte G. tente de décrypt

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L'Avare de Molière : zoom sur le travail des comédiens

En coulisses | Depuis son fauteuil, face à la scène, il n’y a pas spectateur de théâtre plus heureux qu’un spectateur qui croit en ce qu’on lui montre. Mais pour en arriver là, la tâche des artistes est souvent longue et difficile, bien loin de la magie qui opère lorsque l’obscurité se fait. Immersion dans le travail de comédien, lors d’une répétition de L’Avare, à la Comédie de Saint-Etienne.

Cerise Rochet | Mardi 4 janvier 2022

L'Avare de Molière : zoom sur le travail des comédiens

« C'est une raillerie, que de vouloir me constituer son dot de toutes les dépenses qu'elle ne fera point. Je n'irai pas donner quittance de ce que je ne reçois pas ; et il faut bien que je touche quelque chose ». Genoux fléchis, pieds trainants, corps tassé, Harpagon traverse sa maison à petits pas, tandis qu’attrapant une carte du monde, Frosine le suit. « Mon Dieu! vous toucherez assez ; et elles m'ont parlé d'un certain pays où elles ont du bien dont vous serez le maître ». Durant près de deux heures, ce mercredi-là, Emmanuel Vérité et Anne Cuisenier vont répéter la scène 2 de l’acte II morceau après morceau. Enchainer plusieurs répliques, et recommencer en se déplaçant différemment. Puis recommencer encore, cette fois-ci en s’asseyant. A un mois de la première de L’Avare à la Comédie de Saint-Etienne, l’heure est à la recherche d’une juste manière de jouer dans l’espace, au milieu du décor et avec les accessoires. Il faut essayer. Multiplier les propositions. En abandonner certaines. En pousser d’autres plus loin, « pour voir où elles mènent ». Fabriquer la bonne distance Depuis la salle, Benoît Lambert

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Come Together

The Beatles | A l'occasion de l’actuelle diffusion française du documentaire « The Beatles / Get Back » (sur Disney +) réalisé par Peter Jackson, Pierre (...)

Niko Rodamel | Lundi 20 décembre 2021

Come Together

A l'occasion de l’actuelle diffusion française du documentaire « The Beatles / Get Back » (sur Disney +) réalisé par Peter Jackson, Pierre Espourteille dédicacera le livre « John Lennon : Number Nine » dont il est l'un des quatre auteurs. Intervenant à l’Ecole Arts et Culture de Lyon et conférencier-expert-ès-Beatles, Pierre Espourteille a rencontré à plusieurs reprises « Sir » Paul McCartney, George et Olivia Harrison, ainsi que de multiples protagonistes de la vie des quatre garçons dans le vent. Mercredi 22 décembre de 10 h à 18 h à la Librairie Forum à Saint-Étienne

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Lyon cet hiver, les choses à voir absolument

Ailleurs | Lyon est reconnue pour être un haut lieu de la culture. Que vous soyez un local ou de passage, profitez de ce mois de décembre pour faire de nouvelles découvertes sur place.

La rédaction | Lundi 20 décembre 2021

Lyon cet hiver, les choses à voir absolument

Mini World Lyon, l’Omescape Live Escape Game, le Centre nautique Tony Bertrand… la ville regorge de lieux à visiter. Pour cet hiver 2021-2022, voici ceux où vous devez absolument vous rendre pour passer du bon temps. Les sorties cinéma à Lyon Vous êtes amateur de cinéma et vous vous demandez quoi faire cet hiver ? La ville de Lyon vous propose des projections pour tous les âges. Jusqu’à la fin du mois de décembre, le Cinéma Comoedia accueille les jeunes enfants. Diverses projections et animations leur feront découvrir l’envers du décor de certains films. Les passionnés auront également l’opportunité de découvrir 2 incroyables rétrospectives. L’Institut Lumière vous propose de regarder l’intégrale des œuvres de Stanley Kubrick en versions restaurées. C’est aussi l’occasion d’admirer le best of de Marcello Mastroianni, le célèbre acteur italien. Ces projections sont accessibles pour tout ce mois de décembre et jusqu’au 19 janvier 2022. Prenez vos dispositions, et surtout, renseignez-vous sur la disponibilité d’un

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Quand il marche

texte | Entre espoir et mélancolie, son album exutoire Paradis (en référence à l’île de la Réunion) (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Quand il marche

Entre espoir et mélancolie, son album exutoire Paradis (en référence à l’île de la Réunion) est déjà le quatrième opus du chanteur Ben Mazué. En quinze ans, l’ex-toubib a patiemment tracé sa voie sur l’autoroute de la chanson française, fignolant patiemment sa propre couleur musicale, composant et écrivant aussi pour Axelle Red, Fréro Delavega, Pomme, Patricia Kaas ou encore Grand Corps Malade. Dans ses textes chantés-slammés, Ben Mazué partage avec pudeur des histoires personnelles et des combats intérieurs qui font écho aux sentiments universels, de ceux qui traversent nos existences. D’un naturel optimiste, lucide et jamais gnangnan, le quadra caresse les âmes de ses chansons avec une vibrante et sincère émotion. Le succès de Paradis est au rendez-vous avec, en figure de proue, le tube Quand je marche. Ben Mazué, samedi 22 janvier à 20h30 à la salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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Prodige

jazz | La venue du pianiste prodige américain Christian Sands, multi-nominé aux Grammy Awards, est assurément une vraie chance pour les (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Prodige

La venue du pianiste prodige américain Christian Sands, multi-nominé aux Grammy Awards, est assurément une vraie chance pour les mélomanes ligériens : le langage instrumental du jazzman convoque l’histoire entière de son instrument, tout en développant une grande modernité. Formé auprès de Christian McBride et de Gregory Porter, Christian Sands est aujourd’hui à la tête d’un trio de haute volée (réunissant le contrebassiste Yasushi Nakamura et le batteur Clarence Penn), au sein duquel le jeune leader développe un jeu d’une étonnante dextérité et d’une profonde élégance. Christian Sands, mardi 1er février à 20h au Panassa à Saint-Étienne

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Jump !

Années folles | Depuis la sortie des films Minuit à Paris (Woody Allen, 2011) puis La La Land (Damien Chazelle, 2016), les écoles de swing ont vu un (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Jump !

Depuis la sortie des films Minuit à Paris (Woody Allen, 2011) puis La La Land (Damien Chazelle, 2016), les écoles de swing ont vu un véritable regain pour les danses des années 30, les cours de Lindy Hop, de Charleston et de claquettes faisant le plein auprès d’une clientèle étonnement multigénérationnelle. Le swing parait en effet comme un possible remède à la morosité et les musiciens de jazz ne s’y trompent pas en s’engouffrant dans la brèche, à l’image de The Swing Gamblers. Ce fringuant trio rassemble la chanteuse Lou Rivaille, le guitariste Bruno Decerle et le pianiste Camille Mouton, ici à l’orgue Hammond. Rejoints par le batteur Francis Decroix, The Swing Gamblers reprendront un répertoire de standards avec notamment Sous le ciel de Paris, Softly as in a Morning Sunrise, Pennies from Heaven ou encore How insensitive, version anglophone de Insensatez, joyau de la mémoire brésilienne composé par Antônio Carlos Jobim. The Swing

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Cousins

Tiguidou! | Les nostalgiques de Beau Dommage qui ne se retrouvent ni dans Garou ni dans Céline Dion (encore merci pour les acouphènes), (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Cousins

Les nostalgiques de Beau Dommage qui ne se retrouvent ni dans Garou ni dans Céline Dion (encore merci pour les acouphènes), apprécieront à coup sûr ce combo encore peu connu en France : Le Vent du Nord est un groupe phare du folk progressif québécois, moteur du revival de la musique traditionnelle chez nos cousins d’outre-Atlantique. En une vingtaine d’années, les cinq musiciens-chanteurs ont donné près de 2000 concerts sur 4 continents et gravé une dizaine albums, tous aussi enjoués, au son du bouzouki, de la vielle à roue, du violon, du mélodéon et de la bombarde. Festif ! Le Vent du Nord, jeudi 20 janvier à 20h30 au Sou à La Talaudière

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MURmure

Street | Absolument imprévisible et vaguement waterproof, le MUR stéphanois continue de surprendre le passant dès le premier samedi de (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

MURmure

Absolument imprévisible et vaguement waterproof, le MUR stéphanois continue de surprendre le passant dès le premier samedi de chaque mois, lorsqu'à l’issue de la session de collage se dévoile une nouvelle œuvre. Un rendez-vous mensuel que ne manqueraient pour rien au monde les fidèles, sous l’œil étonné des néo-halleux qui, un verre de vin dans une main et un macaron dans l’autre, sortent griller une clope sur le parvis du bâtiment Mazerat. C’est Sainté, t’sais, le mélange des genres dans ce grand village où le street art a toute sa place ! Ce sera avec Victor Cadoret, jeune sortant de l’ESADSE (section Art), que l’année 2022 débutera sur le MUR. « J’ai eu envie de produire un dessin à l’encre, superposé à un dégradé coloré et fluo. Réalisé en trois jours, carré après carré, ce dessin évoque une sorte de ruban ou de drapé qui semble flotter dans un univers numérique épuré, presque lunaire. Ce

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Confusion

Huiles | Encore une chouette occasion de passer chez TAG : la galerie accueille une série d’œuvres récentes de Catherine (...)

Niko Rodamel | Lundi 3 janvier 2022

Confusion

Encore une chouette occasion de passer chez TAG : la galerie accueille une série d’œuvres récentes de Catherine Haro. La peintre présente une quinzaine d’huiles, dont trois grands formats, pour la plupart inédites. Chaque toile raconte une histoire en soi, plaçant des personnages féminins dans un intérieur vide de décor. Des êtres fragiles qui peinent à trouver leur place, empêtrés dans des situations frisant parfois le grotesque. Empreints d’un univers singulier où règne une grinçante confusion, les tableaux de Catherine Haro sont autant de petits théâtres du quotidien qui mettent en scène des individus en prise avec leurs doutes et leurs peurs, engoncés dans des costumes trop grands pour eux. Catherine Haro, du 6 au 28 janvier à la galerie TAG à Saint-Étienne

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