Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

Visites | Ce début d’été se place sous le signe du retour à la normale pour le milieu de la culture. Après la réouverture des bars, des restaurants et des salles de concert, les visites du patrimoine stéphanois, organisées par le service Ville d’art et d’histoire, peuvent reprendre leur programme estival.

Antoine Desvoivre | Mercredi 8 juillet 2020

De la place Jean-Jaurès au tracé du Furan (affluent de la Loire qui traverse Saint-Étienne, NDLR), le patrimoine stéphanois révèle ses secrets. Sous l'impulsion du service Ville d'art et d'histoire de Saint-Étienne (VAH), la capitale ligérienne propose au public, visites et ateliers pour (re)découvrir l'histoire de Sainté.

Un patrimoine labellisé

Le label Ville d'Art et d'Histoire, décerné par le ministère de la culture, reconnaît « les collectivités qui mettent en avant leur patrimoine et qui le font découvrir aux habitants, aux jeunes publics et aux touristes » explique Grégory Charbonnier, animateur de l'architecture et du patrimoine. « Ce ne sont pas forcément des régions avec un patrimoine impressionnant et monumental » ajoute-t-il, « mais ce sont des collectivités volontaristes, qui essayent de faire comprendre et découvrir ce que l'on peut voir aux alentours. »

Afin de promouvoir la culture et l'architecture stéphanoise, « on crée un service avec des guides conférenciers, des auteurs et des personnels dont le métier est d'expliquer l'histoire et le patrimoine local. » La Ville d'art et d'histoire propose des visites au départ de la Cité du design (17 juillet), du cimetière du Crêt-de-Roc (19 juillet), ou du quartier Saint-Jacques (24 juillet) et bien d'autres. Un programme allant jusqu'à cinq promenades par semaine sur les mois de juillet et août.

Comme le patrimoine urbain stéphanois peut aussi s'apprécier en solitaire, l'application Saint-Étienne balades, qui sera disponible à la mi-juillet, permet aux randonneurs connectés de suivre le tracé du Furan, la rivière sous la ville ou encore de « découvrir Saint-Étienne au 18e siècle par l'intermédiaire d'un manuscrit qui a été écrit à cette époque » explique Grégory Charbonnier.

La préservation du patrimoine au cœur du projet

En plus des visites, le service VAH œuvre à la revalorisation du patrimoine stéphanois. Le mois de juin a vu, notamment, la rénovation des statues couchées d'Ariane et d'Apollon, place Jean Jaurès. Pour mériter son label, la Ville de Saint-Étienne entreprend également des chantiers de grande ampleur comme la rénovation de la Demeure Chamoncel, dite "Maison François 1er" dans le but d'en faire une Maison du patrimoine et des lettres, qui mettra en exergue les richesses historiques et culturelles de notre cité. Son ouverture est prévue pour le premier trimestre 2021.

Une reprise prudente

Si le programme culturel reprend son cours normal, ce n'est pas sans précaution. « On a pris des mesures spéciales. Les groupes sont limités à dix personnes avec port du masque obligatoire et surtout on n'échange pas de monnaies, toutes les visites sont réservables et payables uniquement sur le site internet de l'office du tourisme » précise l'animateur. L'ombre du Covid plane toujours et les employés de la VAH avancent masqués.

Les visites Ville d'art et d'histoire, pendant tout l'été.
Plus d'infos et calendriers des visites sur cette page ou du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h au 04 77 48 76 27 ou artethistoire@saint-etienne.fr

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Quand l’Histoire fait dates

Projection-débat | L’emblématique programme de la chaîne culturelle ARTE s’offre une avant-première stéphanoise événementielle. En compagnie de Patrick Boucheron, historien et (...)

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

 Quand l’Histoire fait dates

L’emblématique programme de la chaîne culturelle ARTE s’offre une avant-première stéphanoise événementielle. En compagnie de Patrick Boucheron, historien et directeur de cette collection documentaire, les deux premiers épisodes inédits de 26’ (Octobre 1860 - Le sac du Palais d’été de Pékin et 4 juillet 1776 - La déclaration d’indépendance américaine) seront diffusés et la projection sera suivi d’un débat. Au Méliès Jean-Jaurès le 12 octobre 2020 de 19h45 à 22h.

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Saint-Etienne Métropole annule les Journées du patrimoine

ESCAPADES | Après l'annonce de Firminy, c'est au tour de la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole d'annuler les Journées européennes du patrimoine prévues (...)

Nicolas Bros | Mardi 15 septembre 2020

Saint-Etienne Métropole annule les Journées du patrimoine

Après l'annonce de Firminy, c'est au tour de la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole d'annuler les Journées européennes du patrimoine prévues les 19 et 20 septembre. « Dans un souci constant de santé publique et de sécurité sanitaire, face à la recrudescence de l'épidémie de la Covid-19 dans le département de la Loire, la Ville de Saint-Étienne et Saint-Étienne Métropole, en lien avec la préfecture de la Loire, l'Agence régionale de santé (ARS) et le CHU ont pris la décision d'annuler à Saint-Étienne et dans les structures de Saint-Étienne Métropole, les manifestations, visites et animations organisées dans le cadre des journées européennes du patrimoine qui devaient se dérouler samedi19 et dimanche 20 septembre. » En guise de consolation, les musées d'Art et d'industrie, de la Mine et d'Art moderne et contemporain seront en entrée libre et

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Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

ACTUS | Après le passage en rouge du département de la Loire, les annonces d'annulation d'événements continuent de tomber.

Nicolas Bros | Mardi 15 septembre 2020

Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

Alors que la Loire est passée en zone rouge, signifiant que le département subit une circulation active de la Covid-19 et que Firminy fait partie des communes dans lesquelles le port du masque va devenir obligatoire dès demain, la Ville de Firminy a décidé d'annuler la tenue des Journées européennes du patrimoine sur son sol. « Du fait du contexte sanitaire local, avec une circulation active du virus dans la Loire (classée en rouge depuis le 11 septembre) et dans notre ville, l’équipe municipale a décidé d’annuler les évènements proposés à Firminy dans le cadre des Journées du Patrimoine ​» explique la municipalité sur son site internet. Le Site Le Corbusier reste cependant ouvert aux horaires habituels : samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Parallèlement, le Hall Blues Club de Pélussin vient également d'annoncer l'annulation des concerts qu'il devait accueillir entre aujourd'h

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Le thème des prochaines Journées du patrimoine dévoilé

Patrimoine | La 37ème édition des Journées européennes du patrimoine devrait se dérouler, si tout va bien, les vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 septembre. Le thème de cette cuvée 2020 vient d'être dévoilé.

Nicolas Bros | Lundi 20 juillet 2020

Le thème des prochaines Journées du patrimoine dévoilé

Pour leur 37e édition, les Journées européennes du patrimoine prennent un parti très pédagogique. Le thème choisi cette année tourne autour de "Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie". Il est vrai que cet événement est propice à la découverte du patrimoine mais également à l'éveil et à l'apprentissage. « La 37ème édition des Journées européennes du patrimoine a pour ambition de reconnecter les visiteurs aux connaissances, aux traditions et aux savoir-faire qui définissaient jadis le lieu de vie, et, ce faisant, réinventer ce que signifie l'éducation au 21ème siècle » explique le ministère de la Culture. Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont près de 5 000 monuments historiques qui ouvritont leurs portes aux visiteurs. Notamment des châteaux, usines, églises, jardins, ponts, fermes, moulins, écoles, musées... Il y en aura pour tous les goûts. Dans la Loire, deux sites participent pour la première fois à l'événement : Saint-Julien-Molin-Molette et Doizieux Le programme complet de l'événement sera mis en ligne dans le courant de l'été à cette adresse.

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"Be Natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché" : Elle fut la première

Documentaire | Attention, merci de bien signer l'article : “PAR ANNA SOLOVIOVA” et non par VR

Vincent Raymond | Lundi 22 juin 2020

Première femme-réalisatrice de l’histoire du cinéma, Alice Guy-Blaché a joué un rôle essentiel dans le devenir cet art naissant : un documentaire édifiant, malgré une forme un peu galvaudée. Née en 1873, Alice Guy-Blaché commence à travailler comme sténographe avec Léon Gaumont, l’un des producteurs de l’aube du cinéma. Elle est l’auteure de la première fiction cinématographique, La Fée aux choux (1896), avant de superviser une grande partie de la production Gaumont. Envoyée en 1907 aux Etats-Unis, elle y crée sa propre maison de production qui connait un essor important, avant de s’effondrer. S’appuyant sur un travail d’enquête minutieux, ce documentaire met en avant les qualités de l’œuvre cinématographique de cette pionnière longtemps passée sous silence, soulignant sa grande maitrise technique, son progressisme moral (féminisme, inclusion des acteurs noirs), ou encore son mantra à l’adresse des acteurs : « Be Natural ». Porté par la voix-off de Jodie Foster, actrice et réalisatrice dont l’engagement et le talent en font une manière d'héritiè

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Le MAMC en visite privée

Art moderne virtuel | Suivre une visite de 30 minutes du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en compagnie de sa directrice Aurélie Voltz et de son (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 mai 2020

Le MAMC en visite privée

Suivre une visite de 30 minutes du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne en compagnie de sa directrice Aurélie Voltz et de son responsable du département scientifique Alexandre Quoi. C'est possible en vidéo ce soir à 18h sur la page Facebook et Instagram du musée. Cette initiative fait partie du Tour de France des lieux culturels confinés, mené par le Club Innovation & Culture CLIC France. Cette série vidéo propose de découvrir chaque jour, du lundi au vendredi, « un lieu de culture artistique, historique et scientifique », en visite privée. 13 musées, monuments et lieux de science ont répondu à l'appel, dont le musée stéphanois qui est le deuxième sur la liste de programmation. Une belle occasion de découvrir ou revoir les expositions Maurice Allemand ou comment l'art moderne vint à Saint-Etienne, Entrare nell'opera - Entrer dans l'œuvre et Firenze Lai. Pour découvrir cette visite virtuelle, rendez-vous sur cette page à 18h.

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Mariana Otero : « C'est parce qu’on est très préparé qu’on peut accueillir l’imprévu »

Histoire d’un regard - Gilles Caron | Mariana Otero consacre un portrait sensible au photographe Gilles Caron dont elle rappelle l’extraordinaire vista. Une démarche analytique et réflexive qui en dit long sur l’homme au boîtier que la femme à la caméra…

Vincent Raymond | Mercredi 29 janvier 2020

Mariana Otero : « C'est parce qu’on est très préparé qu’on peut accueillir l’imprévu »

Dans Histoire d'un regard, votre démarche à la fois biographique et autobiographique, montre qu'il faut s'intéresser au corpus entier d'un artiste pour comprendre une œuvre. De fait, votre film renvoie autant à l'œuvre photographique de Gilles Caron qu'à vos documentaires précédents… Mariana Otero : Votre hypothèse est sûrement juste, mais c'est totalement inconscient chez moi : l’œuvre échappe à celui qui la fait ! Peut-être que Histoire d'un regard est la suite d'Histoire d'un secret… Il y a quelque chose pour le goût du déchiffrage de l’image : chercher dans l’image la trace d’un instant qui a eu lieu — qui n’est plus là mais dont on peut avoir l’idée. Dans Histoire d'un secret, j’avais l’impression de poursuivre une espèce de fascination pour les images. Non pas pour ce qu’elles représentent en elles-mêmes, mais pour le fait qu’elles sont la trace de quelque chose qui s’est passé pour la personne photographiée (ou peinte) ainsi que pour celle qui l’a réalisé cette trace. C’est plutôt de ce côté que penche Histoire d'un regard,

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"Histoire d'un regard" : Œil pour œil

Documentaire | De Mariana Otero (Fr., 1h33), documentaire…

Vincent Raymond | Mercredi 29 janvier 2020

Disparu en reportage au Cambodge, Gilles Caron (1940-1970) fut un grand œil photographique du XXe siècle ; et ce bien que sa carrière couvrît à peine une décennie. Troublée par les échos à sa propre histoire familiale, la documentariste Mariana Otera retrace son parcours artistique… À l’opacité régnant sur “l’évaporation“ de Gilles Caron, Mariana Otero oppose ici une transparence totale — mais cette démarche d’élucidation est une habitude chez la documentariste. Ainsi ouvre-t-elle son film par ce hasard orienté (du nom de Jérôme Tonnerre) ayant placé entre ses mains un recueil d’images de Caron, et ce double trouble qui l’a alors saisie. Celui de se retrouver en présence de vues familières — ses clichés de guerre, de mai-68, de plateaux de cinéma ont tapissé son enfance — auquel s’est ajoutée la découverte d’une étrange similitude entre les portraits des filles du photographe et ceux peints par la mère de Mariana Otera, morte en 1968 (voir son film Histoire d’un secret). Cet ancrage personnel semble “autoriser“ moralement Mariana Otera a évoluer dans le corpus caronnien (100 000 vues !) que son propre regard va interroger

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Ils se marièrent et eurent beaucoup de malheurs

Théâtre | Une histoire très connue comme on nous ne l’a jamais racontée : avec "Blanche-Neige, histoire d'un prince", l’autrice Marie Dilasser a livré un texte bourré d’intelligence et d’humour qui nous transporte des années après le fameux baiser. Le metteur en scène Michel Raskine en a fait un excellent spectacle pour tous (petits et grands) à découvrir à la Comédie.

Aurélien Martinez | Mercredi 4 décembre 2019

Ils se marièrent et eurent beaucoup de malheurs

L’histoire de Blanche-Neige, on la connaît – la méchante reine, la pomme empoisonnée, les nains sympathiques, le prince salvateur… « Ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d'enfants » comme il est coutume de terminer chaque conte. Mais après ? C’est la question que se sont posés l’autrice Marie Dilasser et le metteur en scène Michel Raskine dans le spectacle Blanche-Neige, histoire d'un prince. Et, heureusement, ils se sont éloignés du sentier bordé de bons sentiments… L’histoire était belle, la suite moins. Le couple s’ennuie. Surtout Blanche-Neige, qui se retrouve, géante, dans un royaume ravagé par les fastes de son despote d’époux tout rabougri. Écologie, féminisme, jeu sur le genre (Blanche-Neige est interprétée par un homme, le prince par une femme) : Marie Dilasser et Michel Raskine se sont amusés à dynamiter le fameux conte des frères Grimm, en gardant les références populaires qui font récit mais en les emmenant ailleurs. 101 nains Blanche-Neige, histoire d'un prince est ainsi une pièce tout public (à partir de 8 ans) d’une grande intelligence (le j

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"Le Char et l'Olivier, une autre histoire de la Palestine" : Sacré enfer !

Documentaire | De Roland Nurier (Fr., 1h41)

Vincent Raymond | Mardi 5 novembre 2019

Un retour sur la douloureuse situation actuelle des Palestiniens tentant d’expliquer comment (et par qui) leur pays leur a-t-il été confisqué, appuyé par les témoignages de nombreux intellectuels, diplomates palestiniens ou non, juifs ou non… Reconnaissons à Roland Nurier du courage d’avoir par ce documentaire voulu aborder l’une des questions les plus épineuses et les plus vitrifiées du monde. Surtout en assumant de partager le point de vue des Palestiniens — sans acrimonie de ton ni hostilité de principe vis-à-vis des Israéliens, c’est important de le préciser. Car ce genre de position vaut en général à qui la tient des volées d’anathèmes et des accusations infamantes de révisionnisme et/ou d’antisémitisme. Or le propos n’est pas de s’abriter derrière la contestation de l’existence de l’État d’Israël — c’est son lieu d’implantation qui est critiqué — pour manifester un archéo-néo-antisémitisme putride, mais d’empiler des faits historiques incontestables en les recontextualisant. Entre autres, que le sionisme théorisé par Herzl était contemporain des grandes politiques colonialistes, ou que la culpabilité ressentie par la communaut

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Faire étape(s) sur la ViaRhôna

ESCAPADES | Avec ses plus de 800 km de voies, la ViaRhôna offre, sur son parcours, de nombreuses pauses dans des villes et villages à se pâmer. Exemples en série pour se départir du mistral.

Nadja Pobel | Mercredi 4 septembre 2019

Faire étape(s) sur la ViaRhôna

Le Lac du Bourget Et si le départ était fixé au Lac du Bourget ? Le trajet Lyon / Aix-les-Bains est l’un des plus agréables qui soient en TER, tant il longe le lac. Si jamais prendre la voie cyclable pour rallier la ViaRhôna n’était pas assez exotique, il est possible, dès cet été, d’emprunter la navette bateau-vélos ! Autre nouvelle infrastructure dans ces environs : la passerelle de la Balme à Virignin reliant sur 160 mètres la Savoie à l’Ain en évitant la RD 1504 chargée de camions. Grâce au financement d’1, 8M€ porté par ces deux départements, la Région, l’Europe et la CNR (Compagnie Nationale du Rhône, premier producteur français d’énergie renouvelable qui exploite et aménage le fleuve depuis plus de 80 ans), place aux modes doux. Tout doux ! Vienne Il n’est pas interdit de grimper dans un train entre Miribel et Vienne (changement à Lyon) pour garder la tête hors des pots d’échappement de ces goulots d’étranglement urbain. Descendre à Vienne, qui n’est pas seulement une porte vers le Sud mais aussi une cité antique dont les amphithéâtres sont si saisissants pleins (Jazz à Vienne, chaque mois de juillet et 17500 spectateurs par jour) que vid

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Connaissez-vous l'EPASE ?

Vie urbaine | Les nombreux projets portés par l'EPA de Saint-Étienne (Établissement Public d'Aménagement) font partie du paysage urbain. Commerces et quartiers d'affaires ou ancien, où que l'on passe, ils ont laissé leur trace. Mais alors que l'on observe tous les jours son impact sur notre cité, son existence et son rôle restent souvent bien obscurs. Pour faire la lumière sur l'Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne, son directeur général, Jack Arthaud, répond à nos questions.

Antoine Desvoivre | Mardi 1 octobre 2019

Connaissez-vous l'EPASE ?

L'EPASE, qu'est-ce-que c'est ? L’Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne a été créé en 2007 d'une volonté conjointe entre l'État et les collectivités. Parmi ces dernières, on retrouve bien sûr la Ville de Saint-Étienne, Saint-Étienne Métropole, le Département de la Loire et la Région. Ils sont tous partenaires de l'EPASE, avec une double vocation, qui est, d'une part, de conforter l'attractivité économique et résidentielle du centre de Saint-Étienne avec ses quartiers anciens, mais aussi de tous les secteurs Nord-Est. L'objectif est de faire en sorte de maintenir Saint-Étienne en tant que métropole d'équilibre par rapport à Lyon, tout en formant un grand ensemble de quasiment deux millions d'habitants. Cela correspond à la vocation essentielle, ce qui fonde le travail de l'établissement sur ce territoire et donc l'intervention très importante de l'État, puisque aujourd’hui ce dernier finance 50 % des projets que nous portons (20 % viennent de la Ville, 10 % de la Métropole, 10 % du Département & 10 % de la Région, NDLR) Pouvez-vous nous en dire davantage sur la structure de l'EPASE ? L'EPASE

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Un nouveau nom pour une deuxième vie

Patrimoine / Maison dite François 1er | Trois étages, une façade à pans de bois croisés, une autre en pierres taillées et une vue sur la place Boivin, à deux pas de la Grand'église de Saint-Étienne. Si vous ne l'avez pas reconnue, il s'agit de la Maison François 1er ou plutôt la demeure Chamoncel comme il convient désormais de l'appeler.

Antoine Desvoivre | Vendredi 7 juin 2019

Un nouveau nom pour une deuxième vie

L'une des bâtisses les plus emblématiques du vieux bourg stéphanois reprend sa dénomination historique et reçoit une nouvelle vocation. La demeure Chamoncel (plus connue sous le nom de Maison François 1er) accueillera à partir du second semestre 2020, le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine (CIAP) de Saint-Étienne. Cette maison renaissance sera affectée à la promotion du patrimoine et des lettres de notre cité. Mise en valeur du patrimoine stéphanois C'est au XVIe siècle, que Monsieur Chamoncel, forgeron de son état, a fait bâtir cette maison. Si Saint-Étienne n'a connu de réel développement qu'à la révolution industrielle (début XIXe siècle), le bourg existait déjà bien avant. L'édifice, aujourd’hui classé Monument Historique, constitue l'une des traces encore visibles de cette époque. C'est la présence de trésors d'architecture classique à l'instar de la demeure Chamoncel qui a permis à la ville de Saint-Étienne d'obtenir le label Ville d'art et d'histoire en 2001 (convention renouvelée en 2017). « Nombreux sont ceux qui reconnaissent que, quand on prend la peine de lever la tête, on découvre une qualité arch

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Opéra, ouvre-toi !

Visites | Non, l'Opéra n'est pas réservé à une "élite" mais constitue bien un art populaire ! C'est le message que souhaite mettre en avant l'opération nationale Tous à (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Opéra, ouvre-toi !

Non, l'Opéra n'est pas réservé à une "élite" mais constitue bien un art populaire ! C'est le message que souhaite mettre en avant l'opération nationale Tous à l'Opéra ! à laquelle la Maison stéphanoise participe encore cette année. Organisé tout début mai, cet événement permet à tous de venir découvrir cette institution unique en son genre avec ses ateliers de création de décors et de confection de costumes. Des visites guidées gratuites du bâtiment sont organisées vendredi 3 mai à 10h, 14h30 et 18h ainsi que dimanche 5 mai à 10h, 11h et 12h. Cette année, c'est également l'occasion de voir les coulisses de la dernière création lyrique "maison", Cendrillon de Nicolas Isouard, dont des représentations seront données spécialement vendredi 3 mai à 20h et dimanche 5 mai à 15h (des tarifs spéciaux Tous à l'Opéra ! sont d'ailleurs prévus dans la limite des places disponibles). Bref, plus aucune raison de dire que l'opéra est inaccessible ! Tous à l'Opéra ! à l'Opéra de Saint-Étienne, les 3 et 5 mai / plus d'infos

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In dub we trust

20 ans de Dub stéphanois | Le musicien stéphanois Martin Nathan marque d’une pierre blanche les vingt ans du projet Brain Damage : une alléchante soirée live avec une belle brochettes d’invités accompagnera la sortie d’un album revisitant tout le parcours du serial dubber.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

In dub we trust

Putain, vingt ans ! Peu d’artistes ligériens peuvent s’enorgueillir d’une telle longévité, combinant régularité et renouvellement, tout en conservant son ancrage territorial. Exit le gringo mytho à l’oreille percée qui chantait Saint-Étienne avant de se perdre dans mille vies fantasmées, on the road again mais loin des terrils de son enfance… Presque effacé le souvenir des concerts de ouf donnés par les Babylon Fighters… Mutique notre cher Mickaël Furnon, leader-ermite du regretté combo Mickey 3D… Non, vraiment, seuls la Dub Inc et Brain Damage semblent tenir le cap, rayonnant aussi bien dans l’Hexagone qu’à l’international, sans renier leurs origines stéphanoises. Rapprochant de façon visionnaire les univers du sound system et du live en créant l’un des premiers live-machine du genre à la veille de l’an 2000, Brian Damage est considéré depuis comme l’un des fondateurs de la scène dub en France. Follow the bass Avec quatorze albums au compteur et plus de sept cent concerts, Martin Nathan fête donc aujourd’h

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"P'tites histoires au Clair de lune" : Éclipse partielle

ECRANS | De Miyoung Baek, Mohammad Nasseri, Babak Nazari (CdS.-Fr.-Irn.-G.-B, 0h39min)

Vincent Raymond | Mercredi 6 février 2019

Destiné aux tout-petits dès 3 ans, ce programme compile quatre films courts très inégaux et/ou un peu usés ayant en commun l’astre des nuits. Bonne idée sur le papier, qui commence pas trop mal avec Où est la lune ?, sorte de berceuse aux allures de comédie musicale condensée — il s’agit en fait d’un fragment de ciné-concert — accompagnant une élégante partie de cache-cache marine et aérienne à la fois. Les choses se finissent plutôt bien avec P’tit Loup, histoire enlevée de saute-moutons, au graphisme simple mais efficace. C’est entre les deux que cela se gâte : le conte iranien Ma lune, notre lune pourrait revendiquer un prix de médiocrité, s’il n’y avait l’épouvantable Il était une fois… la lune et le renard. Le fait que son auteur Babak Nazari ait quasiment tout fait seul à une époque où l’animation assistée par ordinateur était moins… accessible (2005) n’excuse ni la maladresse poussive du récit, ni la laideur caractérisée de l’ensemble digne des pire jeux vidéos du XXe siècle. On croirait qu’un étudiant en graphisme, ivre de mauvais

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"L'Incroyable histoire du Facteur Cheval" : Aux marges du palais

Biopic et pioche | Biopic et pioche de Nils Tavernier (Fr., 1h45) avec Jacques Gamblin, Laetitia Casta, Bernard Le Coq…

Vincent Raymond | Mercredi 16 janvier 2019

Drôme, XIXe siècle. Maladivement réservé et mutique, le facteur Cheval effraie bon nombre des villageois qu’il croise durant sa tournée. Sauf la belle Philomène, qu’il va épouser. Pour leur fille Alice, il va entreprendre la construction d’une œuvre spontanée et insensée : un palais idéal. À partir des bribes de témoignages et de rares documents d’époque (dont le fameux cahier autographe de Joseph-Ferdinand Cheval), Nils Tavernier dresse son portrait du mystérieux architecte naïf autodidacte, postulant à demi-mots que son aversion pour les rapports humains relevait peut-être d’un trouble du spectre de l’autisme. Obstiné, raide dans son col et sa souffrance, Gamblin s’accapare ce personnage s’exprimant davantage par ses doigts bandés et ses monosyllabes soufflées sous ses volumineuses moustaches : le moindre de ses tressaillements est signifiant. De fait, sa construction de Cheval s’avère tout aussi fascinante que l’histoire de l’édification de son palais, qui elle répond à des impératifs narratifs plus classiques, scandée de drames et de deuils ayant marqué le bâtisseur, comme autant de malédictions sourn

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Une histoire d'eau

Festival d'histoire | Le festival d'histoire de Montbrison a repris vie en 2016 sous l'impulsion de la Diana, société historique et archéologique du Forez. Après avoir exploré l'histoire alimentaire, c'est sur le thème "Eau, Source de Vie" que l'événement se penche cette année.

Nicolas Bros | Mardi 30 octobre 2018

Une histoire d'eau

« Nous avons choisi cette année le thème de l'eau car c'est une question d'actualité brûlante, explique d'emblée Didier Nourrisson, président du Conseil scientifique du colloque du festival d'histoire de Montbrison et professeur d’histoire contemporaine. Les problèmes liés à l'eau sont nombreux, comme la pénurie, les guerres provoquées par le manque d'eau, les problèmes écologiques au sens environnemental... Et le regard de l'historien sur cette actualité est intéressant. » Par le biais d'un colloque scientifique, d'un salon du livre, d'expositions et de visites thématiques, le festival d'histoire de Montbrison 2018 propose une plongée concrète dans les questions liées à cet élément fondamental de toute vie humaine. De l'eau en cascade à Montbrison Seul festival d'histoire de toute la région, le festival de Montbrison est une réelle fierté pour la sous-préfecture de la Loire. Dans le style du festival d'histoire de Blois, son objectif est de proposer au public un évènement à la fois populaire et pointu. La preuve avec la présence de spécialistes scientifiques de renom venant parfois de loin tels John Westbrook, professeur de civilisation

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Notre sélection

Journées européennes du patrimoine 2018 | Les 35e journées européennes du patrimoine se déroulent les 15 et 16 septembre 2018, autour du thème : "L'art du partage". Au-delà des jeux à gratter ou des opérations de sauvegarde du patrimoine, ce week-end est l'occasion de découvrir le territoire sous un autre regard, avec parfois quelques lieux insolites, ouvert de manière inédite.

Nicolas Bros | Mercredi 12 septembre 2018

Notre sélection

À Saint-Étienne : - La Maison François Ier ouvre ses portes exceptionnellement pour quelques visites guidées dimanche matin (prévoir des chaussures adaptées à une visite de chantier) mais également pour des concerts, lectures et projections organisés par le service Ville d'art et d'histoire, les médiathèques et la cinémathèque le samedi de 14h à 18h. Enfin, une exposition de quelques pièces réalisées par le Conservatoire des Meilleurs ouvriers de France est prévue dimanche à partir de 14h. - Une belle occasion aussi de découvrir les nouveaux bâtiments de La Comédie de Saint-Étienne, pour les mauvais élèves qui ne seront pas venus à La Fête de rentrée ! de vendredi 14 septembre, à 18h, avec la répétition publique de Ervart ou les derniers jours de Frédéric Nietzsche avec Vincent Dedienne, un Apéro festif avec Le Turak Théâtre, un bal animé par la Cie La Guinche... Des visites des bâtiments sont prévues pour ces retardataires le samedi de 9h30 àç 11h et de 11h30 à 13h. Inscription au 04 77 25 14 14 - Des shows devant

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93 montées et toujours pimpante

Sport-loisir | La plus célèbre épreuve cycliste ligérienne, la montée Vélocio, fête ses 93 printemps avec toujours le même état d'esprit, prôné par Paul de Vivie : ouverture et bonne humeur.

Nicolas Bros | Jeudi 31 mai 2018

93 montées et toujours pimpante

« La bicyclette n'est pas seulement un outil de locomotion ; elle devient encore un moyen d'émancipation, une arme de délivrance. Elle libère l'esprit et le corps des inquiétudes morales, des infirmités physiques que l'existence moderne, toute d'ostentation, de convention, d'hypocrisie – où paraître est tout, être n'étant rien – suscite, développe, entretient au grand détriment de la santé. » Cette longue citation, datant de 1903, est celle de Paul de Vivie, plus connu sous le nom de Vélocio. Et elle résume assez bien dans quel état d'esprit se déroule l'épreuve phare du vélo dans la Loire : la montée Vélocio. Correspondant à la montée du Col de la République (1 161 m), l'événement attire chaque année plusieurs centaines de participants de tout âge. Créée en 1922 par Albert Raimond, Jean Frédéric Boudet et Jules Barellon, la montée chronométrée d'un peu plus de 12 kilomètres fait partie des plus anciens rendez-vous consacrés au cyclotourisme en France. Pour sa 93e édition, ce dimanche 3 juin, Vélocio propose, outre l'épreuve reine, plusieurs autres parcours dont une nouveauté : le parcours VTT. Pour résumer, ce seront quatre épreuves qui seront proposées pour cette jo

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Étrangetés, curiosités et autres exotismes

Panorama ciné février | Février, c’est les vacances. Alors, comme dirait Audiard, « quand le tout-venant a été piraté par les mômes, qu’est-ce qu’on fait ? On se risque sur le bizarre ! » Judicieux conseil.

Vincent Raymond | Mardi 6 février 2018

Étrangetés, curiosités et autres exotismes

Déjà affligé d’une longueur aussi insolite que variable, le mois de février subit en sus la malédiction du triple zonage des congés d’hiver, le recouvrant presque totalement. Par conséquent, il compte une inflation de films familiaux et/ou jeune public, lesquels se ruent sur les écrans tels des citadins pâles au tire-fesses. Heureusement pour les spectateurs et spectatrices, une frange d’œuvres plus culottées résiste encore et toujours, jouant la contre-programmation. Questions de genre(s) Il faudra attendre pour revoir les plus barré·e·s, Les Garçons Sauvages de Bertrand Mandico (28 février), qui avaient fait une apparition en avant-première lors de Face à Face. Reprenant l’imaginaire de Jules Verne, de Cocteau, de Fassbinder et de Genet, ce conte moderne joue de toutes les ficelles plastiques du cinéma pour narrer le parcours d’une petite bande de "fissapapas" pervers et délinquants, expédiés en pénitence sur une île extraordinaire, habitée par un·e scientifique travaillant sur les changements de sexe. Arty, élégant, un peu agaçant, mais

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"4 Histoires fantastiques" : Bon choc, bon genre

ECRANS | de William Laboury, Steeve Calvo, Maël le Mée, Just Philippot (Fr., 1h22) avec Sophie Breyer, Malivaï Yakou, Didier Bourguignon…

Vincent Raymond | Mardi 6 février 2018

Souvent défendu aux p’tits francophones pour des raisons culturelles et de moyens, le territoire du genre demeure, en dépit des assauts asiatiques, le pré carré des Anglo-Saxons. Lancé par la société Fidélité, un label (Bee Movies) avait tourné court il y a une dizaine d’années : les productions (Un jeu d’enfants, Bloody Malory…) étaient trop fragiles et de qualité inégale — même si elles assumaient leur identité de séries B. Espérons pour la nouvelle génération que 4 Histoires fantastiques connaisse un destin plus radieux. Car ce carré de courts métrages initié par le magazine SoFilm, Canal+ et tout une flopée d’institutions, offre un bel écrin et un joli écho à l’émergence hexagonale ayant choisi de s’illustrer dans ce registre. Totalement indépendants, ce sont quatre univers qui s’enchaînent donc ici. Après deux films corrects mais classiques (Chose mentale, une sortie de corps par une jeune femme électrosensible et Livraison, la longue marche d’un fermier convoyeur de zombies), Maël le Mée nous offre une ambi

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L'épopée des cartes

Musée | Au XVIIe et XVIIIe siècles, la donne cartographique en France a fondamentalement changé grâce aux Cassini. César-François Cassini et son (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 septembre 2017

L'épopée des cartes

Au XVIIe et XVIIIe siècles, la donne cartographique en France a fondamentalement changé grâce aux Cassini. César-François Cassini et son fils Jean-Dominique Cassini ont ainsi réalisé, à l'échelle 1/86 400, la cartographie de l'ensemble du Royaume de France. Une prouesse à l'époque qui continue d'être une référence pour tout géographe qui se respecte. À la Maison du patrimoine et de la mesure de La Talaudière, l'exposition Les cartes de Cassini, l'histoire d'une fantastique épopée propose de plonger dans les cartes et leur parcours de création. Les cartes de Cassini, l'histoire d'une fantastique épopée, jusqu'au 27 avril 2018 à la Maison du patrimoine et de la mesure

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Les gardiens du patrimoine

Patrimoine | Dans le but de valoriser le patrimoine industriel social et culturel de la Loire et de créer une force d'action plus grande, le collectif “Lieux et Mémoires de nos Vallées“ a vu le jour en 2016. Composé par 23 associations et 2 musées municipaux, situés en majorité dans la zone de Saint-Étienne Métropole, le regroupement travaille sur la thématique Eau et Feu. Explications. Léa Pternitis et Nicolas Bros

Léa Pternitis | Mardi 6 juin 2017

Les gardiens du patrimoine

Bien décidées à mutualiser leur force et leurs moyens pour se faire entendre, 25 structures ligériennes du patrimoine - 23 associations de sauvegarde du patrimoine et 2 musées municipaux (Maison du patrimoine et de la mesure de La Talaudière et la Maison du Passementier de Saint-Jean-Bonnefonds) - se sont regroupés au sein du collectif “Lieux et Mémoires de nos Vallées“. Travaillant autour de la thématique Eau et Feu, cette nouvelle structure doit permettre de créer une synergie entre les différents participants. « Ce collectif a pour but un enrichissement commun et une coopération accrue entre les différents adhérents », explique Jean-Michel Chauvet, Président de l'Association de Sauvegarde et d'Animation de la Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez. « La vocation de chaque membre du collectif est sensiblement la même : conserver, protéger et faire de la veille patrimoniale. Il était logique de se regrouper afin de continuer à agir collectivement pour davantage de diffusion de nos actions auprès du grand public et des décideurs locaux. » Autres points communs de chaque structure fondatrice de ce nouveau collectif : un travail axé sur le patrimoine industriel, soc

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Mardi 30 novembre 1999

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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On visite quoi samedi soir ?

Nuit des musées | Pour sa 13ème édition, la Nuit des musées se déroulera ce samedi 20 mai dans toute l’Europe. Comme chaque année, les musées ouvriront gratuitement leurs portes de 18h à minuit. Une beau prétexte pour (re)découvrir les musées du département en nocturne.

Léa Pternitis | Vendredi 19 mai 2017

On visite quoi samedi soir ?

Notre sélection dans la programmation : À Saint-Étienne - Au Musée d’art moderne et contemporain : visite libre ou guidée (de 18h30 à 23h, départs toutes les 30 minutes) + MAMC SESSION, intervention de la Cie Dyptik - Au Puits Couriot - Parc-Musée de la mine : visite du musée + balades contées en musique + projections - Au Musée d’art et d’industrie : visite + light painting avec le photographe Romain Millet + présentation d’appareils cinématographiques d’époque À Montbrison - Au Musée d’Allard : visite + lectures pour adultes et enfants par la troupe Voix-ci Voix-là en lien avec l'exposition Chimères, êtres hybrides et fantastiques (à 15h, 17h et 19h) + concert avec la participation de la Maîtrise de la Loire (à 21h) À Roanne - Au Musée des Beaux arts et d’archéologie Joseph Déchelette : visite + découverte sur les célébrités roannaises qui ont entre autres laissé leur e

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Mai : Toujours seul·e·s ?

Panorama mai | Même dans la plus grande salle du monde, chacun·e demeure l’unique spectateur·trice du film se déroulant sous ses yeux, différent de celui perçu par ses voisin·e·s, et seul·e face à l’écran. Mais si le film parle aussi de solitude, celle-ci s’ajoute-t-elle ou bien l’annule-t-elle ?

Vincent Raymond | Mardi 2 mai 2017

Mai : Toujours seul·e·s ?

C’est avec les films destinés au jeune public que l’on débute : leur faible représentation les désigne naturellement pour ouvrir un panorama mensuel marqué par la solitude. Les tout-petits à qui l’arrivée d’un·e puîné·e a été promise seront particulièrement sensibles à Molly Monster (10 mai) un film d’animation de Ted Sieger & Michael Ekblad, où l’on suit la balade initiatique d'une future grande sœur attendant avec impatience l'arrivée de son frère, dans un univers bariolé de gentils monstres évoquant les Moomins revus par George Dunning. Psychédélique mais plus homogène que La Cabane à histoires (31 mai) de Célia Rivière. Cette suite d’adaptations animées (très réussies) de livres illustrés pour enfants est malheureusement entrelardée de saynètes inutiles jouées par des gamins faux comme des chaussettes dépareillées. Seul·e… contre tous Parfois, les paranoïaques ne sont pas les seuls à avoir l’impression que la Terre entière s’est liguée contre eux : cette sensation touche des gens a priori

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Les rubans du patrimoine pour Roche-la-Molière

Patrimoine | La commune de Roche-la-Molière vient de recevoir le prix des Rubans du patrimoine au niveau départemental pour la rénovation des salons et de la cour de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 8 décembre 2016

Les rubans du patrimoine pour Roche-la-Molière

La commune de Roche-la-Molière vient de recevoir le prix des Rubans du patrimoine au niveau départemental pour la rénovation des salons et de la cour de leur château. Ce prix, lancé en 1994 sous le nom de "Villes et Villages gagnants", récompense avec des prix nationaux, régionaux et départementaux, des communes qui ont entrepris des travaux de rénovation et de mise en valeur de leur patrimoine bâti. Concernant le château de Roche-la-Molière, ce sont plus d'1, 1 M d'Euros qui a été investi dans ces travaux depuis 2002. Retrouvez l'ensemble des opérations lauréates ici.

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Retour vers le futur

Festival d'Histoire de Montbrison | En 2000 se déroulait le dernier festival d'histoire de Montbrison. Un événement scientifique et populaire majeur qui attirait tous les deux ans de nombreux chercheurs et universitaires. Ce festival de la connaissance va renaître de ses cendres début novembre sous l'impulsion de la Société archéologique et historique du Forez, La Diana.

Nicolas Bros | Mardi 1 novembre 2016

Retour vers le futur

Le festival d'histoire de Montbrison était, depuis 1986 et jusqu'à sa dernière édition en l'an 2000, une véritable institution. Un rendez-vous à marquer d'une pierre blanche pour les universitaires mais également pour les amateurs de connaissances, de découvertes et de recherches. Inédit dans la région par sa forme et son contenu, cet événement renaît en 2016, tel le phénix, grâce à la volonté d'une poignée de passionnés et de la Société archéologique et historique du Forez, La Diana. Avec pour thématique générale "Boire et manger : une histoire culturelle", le rendez-vous souhaite accueillir un public large avec des manifestations variées, tout en conservant un côté exigeant dans sa programmation. Ainsi, la base du festival se situe sur l'intervention d'une trentaine de spécialistes et d'experts au cours d'un colloque scientifique qui se déroulera entre l'auditorium de Loire-Forez et le Théâtre des Pénitents. Sous la direction de Didier Nourrisson, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lyon 1, des historiens et des universitaires issus des quatre coins du monde (France, Côte d'Ivoire, États-Unis, Portugal, Québec, ...) viendront présenter l'etendu du savoi

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Toute une histoire

ACTUS | En 2000 se déroulait le dernier festival d'histoire de Montbrison. Un événement majeur qui attirait tous les deux ans de nombreux chercheurs et (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 octobre 2016

Toute une histoire

En 2000 se déroulait le dernier festival d'histoire de Montbrison. Un événement majeur qui attirait tous les deux ans de nombreux chercheurs et universitaires. Mis de côté par faute de budget suffisant, ce festival de la connaissance va renaître de ses cendres début novembre (4 et 5 novembre) sous l'impulsion de la Société archéologique et historique du Forez La Diana. Avec pour thématique "Boire et manger : une histoire culturelle", le rendez-vous souhaite accueillir un public large avec des manifestations variées : colloque sous la direction de Didier Nourrisson, professeur d'histoire contemporaine à l'université Lyon 1, mais également un salon du livre, une exposition au Musée d'Allard, de la restauration locale, ... Festival d'histoire de Montbrison, du 4 au 6 novembre, au Théâtre des Pénitents et au siège de Loire-Forez (amphithéâtre)

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Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

ESCAPADES | Même si, de prime abord, l'expression "Journées européennes du patrimoine" fait très pompeuse, il n'en est rien de l'événement en lui-même qui demeure une fantastique occasion de découvrir des lieux de la région sous un autre oeil ou bien d'en visiter d'autres que l'on ne peut pas visiter le reste l'année. Petit tour d'horizon de quelques étapes que nous avons sélectionnées pour l'édition 2016, qui porte la thématique Patrimoine et citoyenneté.

Nicolas Bros | Jeudi 15 septembre 2016

Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

Site Le Corbusier à Firminy-Vert Incontournable, forcément. Avec l'inscription de la Maison de la culture au Patrimoine mondiale de l'UNESCO en juillet dernier, l'ensemble de constructions érigé par l'architecte suisse Le Corbusier à Firminy fête désormais cette entrée en grandes pompes dans ce cercle prestigieux. Les Journées européennes du patrimoine 2016 seront l'occasion de visites libres mais également d'ateliers gratuits destinés au jeune public, "l'architecture et l'urbanisme d'hier et d'aujourd'hui" le samedi et le dimanche à 14h pour les 5-12 ans, à 15h et à 16h pour les 7-12 ans. Le chantier de la nouvelle Comédie de Saint-Étienne La Comédie de Saint-Étienne va vivre sa dernière saison du côté de l'avenue Émile Loubet. En effet, dès 2017, les équipes du Centre dramatique national investiront de nouveaux locaux situés entre Le Fil et le Zénith, dans le futur "quartier des spectacles". Pour les Journées européennes du patrimoine, vous pourrez enchaîner la visite de la désormais future-ex-Comédie le samedi 17 à 11h (réservation obligatoire au 04 77 25 14 14) puis vous rendre sur le chantier de la future nouvelle Comédie avec une visite gu

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Firminy, une candidature bétonnée

ESCAPADES | Passionnant parcours au cœur de l’architecture du XXe siècle, le site Le Corbusier de Firminy, le plus important d'Europe du maître franco-suisse, est depuis le 17 juillet inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO avec seize autres réalisations. Description des enjeux de ce changement de statut. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 5 juillet 2016

Firminy, une candidature bétonnée

Depuis le 17 juillet, à l'issue d'un vote à main levée, Firminy se trouve aux côtés de Rome, Grenade, New York ou Jérusalem dans la liste des villes abritant un site culturel classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. En Rhône-Alpes, la cité a rejoint le site historique de Lyon, la Grotte Chauvet (et le Puy-en-Velay, compris dans le Chemin de Saint-Jacques-de Compostelle). Le sort a en été décidé à Istanbul, lors de la quarantième session du Comité de cette prestigieuse émanation de l'ONU. Retoqué en 2011, le dossier avait cette fois-ci de très fortes chances d'être accepté. En effet, si comme la première fois, Firminy ne se présente pas seule devant les jurés, elle a su s'entourer cette année d'un allié de choc : la ville de Chandigarh, qui abrite la plus grande étendue réalisée au monde par Le Corbusier. Et, comme le relève Marc Petit, maire communiste de Firminy, « puisque l'UNESCO considère qu'aujourd'hui trop de biens culturels sont situés dans les pays occidentaux, la venue de l'Inde est un atout de taille ». Jusque-là, cette ville se heurtait au gouvernement indien qui craignait les règles strictes de protection qui nécessitent les ouvrages classés.

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Le programme de la Nuit des musées

ARTS | Rôder dans les musées la nuit, fureter, découvrir les oeuvres sous une autre lumière... Voilà le programme de la 21ème Nuit des musées, qui est détaillé ci-dessous. NB

Nicolas Bros | Vendredi 20 mai 2016

Le programme de la Nuit des musées

Musée d'art moderne et contemporain à Saint-Priest-en-Jarez Visite des quatre expos et de la collection du Musée de 18 h à minuit. À 20h, concert La légende d’Eboa King avec notamment la voix de Pat Kalla. Musée d'art et d'industrie à Saint-Étienne De 10h à minuit, des visites guidées, des visites libres, installation d'une clairière interactive sonore et lumineuse au cœur du parc du musée, atelier en famille Boîte à chapeau. Parc-musée de la mine à Saint-Étienne Le Parc-musée de la mine accueille en son sein le festival Avatarium avec concerts (notamment le passage de Midnight Ravers), installations, projections, ... Cité du Design à Saint-Étienne Visites libres de Culture Interface : Numérique et Science-Fiction de 18h à minuit, accès à la tour observatoire et visites guidées toutes les heures de 19h30 à 22h30.

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La cinémathèque

CONNAITRE | Créée en 1922 sous le nom d'Office du Cinéma Éducateur, la Cinémathèque de Saint-Étienne est une des seules en France à être municipale. Situé depuis 1993 à côté de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

La cinémathèque

Créée en 1922 sous le nom d'Office du Cinéma Éducateur, la Cinémathèque de Saint-Étienne est une des seules en France à être municipale. Situé depuis 1993 à côté de la Médiathèque du quartier de Tarentaize, l'établissement est caractérisé par son gigantesque fonds d'archives. Ce dernier est constitué de films pédagogiques, amateurs, publicitaires et de répertoires (7800 titres) ainsi que de 2 800 ouvrages et 120 titres de revue de cinéma de 1924 à nos jours. Une collection de matériel est également conservée avec notamment des projecteurs ou des appareils photo. Enfin, elle accueille également jusqu'à 110 spectateurs dans sa salle de projection. NB Cinémathèque de Saint-Étienne, 24 rue Jo Gouttebarge

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Les maisons sans escaliers

GUIDE URBAIN | Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Les maisons sans escaliers

Elles sont connues en tant que "Chalets de Bizillon", un nom rappelant celui du cabaret qui occupait les lieux auparavant. Situées à proximité du centre commercial Centre Deux (qui a pris la place d'une ancienne prison lors de son ouverture en 1979), les deux maisons sans escalier siègent aux numéros 54 et 56 du boulevard Daguerre. La particularité de ces deux immeubles, conçus par l'architecte Auguste Bossu, se situe dans le hall : une unique rampe hélicoïdale avec une pente faible (« une montée par galerie en plan incliné » dixit Bossu), permettant à tous les appartements d'être desservis. Avec un décor des parties communes très art déco, cette réalisation n'entraînera pas un mouvement architectural massif, mais inspirera notamment la célèbre rampe du musée Guggenheim de New-York. Rien que ça ! Maisons sans escaliers, 54 et 56 bd Daguerre à Saint-Étienne

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Lafayette l'Altiligérien

GUIDE URBAIN | À Chavaniac-Lafayette, en Haute-Loire, on est fier. En effet, cette petite commune abrite la demeure dans laquelle Gilbert du Motier de La Fayette, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Lafayette l'Altiligérien

À Chavaniac-Lafayette, en Haute-Loire, on est fier. En effet, cette petite commune abrite la demeure dans laquelle Gilbert du Motier de La Fayette, plus connu en tant que marquis de La Fayette, est né le 6 septembre 1757. Si le nom de La Fayette, héros de l'indépendance américaine, a été donné à plusieurs dizaines de lieux aux États-Unis (dont le square faisant face à la Maison Blanche), c'est aussi dans ce château qu'une partie de l'histoire rocambolesque du marquis s'est déroulée. Aujourd'hui, le château accueille un musée dédié au fameux général et arbore devant son entrée la bannière étoilée conjointement au drapeau français. À Chavaniac-Lafayette, il flotte ainsi encore un lien fort entre l'Amérique toute jeune et le "Vieux Continent". NB www.chateau-lafayette.com

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Les collections du MAMC

GUIDE URBAIN | Si Archéologie du Présent, l'exposition passionnante en place actuellement au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, présente quelques 150 (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 avril 2016

Les collections du MAMC

Si Archéologie du Présent, l'exposition passionnante en place actuellement au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, présente quelques 150 oeuvres issues des collections de l'établissement muséal, ce n'est qu'une infime partie des créations composant ce fonds artistique hors normes. En effet, ce sont plus de 19 000 oeuvres ou ensembles monographiques uniques qui sont inscrits dans les registres du MAMC. Il y a notamment des ensembles dans la photographie, l'abstraction américaine, la peinture allemande... C'est tout simplement la deuxième plus grande collection publique en France d'art moderne après celle du Musée National d'Art Moderne ou Centre Georges Pompidou de Paris. Musée d'art moderne et contemporain, rue Fernand Léger à Saint-Priest-en-Jarez (www.mamc-st-etienne.fr)

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Les musées au numérique

ACTUS | Pendant une semaine, du 28 mars au 3 avril, les internautes peuvent découvrir les institutions muséales du monde entier sous différents prismes via la (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 mars 2016

Les musées au numérique

Pendant une semaine, du 28 mars au 3 avril, les internautes peuvent découvrir les institutions muséales du monde entier sous différents prismes via la Museum Week. Chaque jour de cette semaine, par le biais d'un hashtag dédié ( #secretsMW, #peopleMW, #architectureMW, etc), les établissements mettront en avant un aspect de leur quotidien ou de leur histoire. Ainsi le personnel, les bâtiments, les collections, ... seront présentés de manière inédite via les réseaux sociaux. Une occasion de découvrir le patrimoine différemment. À titre d'exemple, la Ville de Saint-Étienne via un hashtag propre (#saintéculture) s'est lancée dans cette initiative. NB

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Les dessous de Feurs

CONNAITRE | C’est une cité antique qui ne se voit plus, et pourtant, tous ses vestiges sont encore là. Feurs, en plein Forez, possédait notamment un théâtre en pierre en (...)

Nadja Pobel | Mercredi 8 avril 2015

Les dessous de Feurs

C’est une cité antique qui ne se voit plus, et pourtant, tous ses vestiges sont encore là. Feurs, en plein Forez, possédait notamment un théâtre en pierre en 50 après JC, version "moderne" d'un ancien théâtre en bois bâti par le prêtre Tiberius Claudius Capito. Cet homme riche était un haut responsable de la ville, alors nommée Forum Segusiavorum et capitale de l'actuelle et approximative zone Loire-Rhône. "Peuple libre", les Ségusiaves avaient obtenu pour leur territoire le statut de cité de droit latin, soit les mêmes droits civils (mais pas les mêmes droits politiques) que les citoyens romains. Stratégiquement située sur la voie Lyon-Saintes via Clermont et Limoges, la bourgade de Feurs s’est rapidement urbanisée avec des thermes, des palais, une basilique et un forum monumental construit sous Tibère, comptant jusqu’à 10 000 habitants, chiffre comparable à l'époque à Paris-Lutèce (mais bien inférieur à Lyon-Lugdunum ou Vienne). Tout cela fut recouvert par les siècles, après que la ville a périclité pour des raisons inconnues au IIIe. Des fouilles ont permis de faire remonter à la surface cette vie disparue, qui aujourd’hui s’expose au musée d’ar

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Histoire de Judas

ECRANS | Dans l’esprit du plus mécréant des mécréants, Judas est l’apôtre qui a trahi Jésus, le livrant aux Romains et le conduisant à la crucifixion. Rabah Ameur-Zaïmeche (...)

Christophe Chabert | Mardi 7 avril 2015

Histoire de Judas

Dans l’esprit du plus mécréant des mécréants, Judas est l’apôtre qui a trahi Jésus, le livrant aux Romains et le conduisant à la crucifixion. Rabah Ameur-Zaïmeche choisit sciemment de rompre avec cette vision consacrée en faisant de Judas et Jésus des buddies à l’amitié indéfectible, qui ne sera brisée que par les enjeux politiques liés à l’émergence de cette nouvelle secte chrétienne qui dérange le pouvoir et les tenants de la religion hébraïque dominante. Le cinéaste ne s’en tient pas là : en faisant jouer les premiers chrétiens par des acteurs d’origine arabe — dont lui-même dans le rôle de Judas — il confère une résonance actuelle puissante à cette histoire vieille de 2000 ans. Et en choisissant le réalisme et la quotidienneté — dans les dialogues ou les décors — plutôt que l’emphase, il ramène la vie de Jésus à son niveau le plus prosaïque, s’inscrivant ainsi dans les pas de Carrère ou Cavalier. Il y a chez Ameur-Zaïmeche une manière presque caressante de regarder ses personnages, leurs traditions, leur musique — un des plus beaux passages du film — et

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Novaciéries, une ville dans la ville

CONNAITRE | Situé dans le cœur de ville de Saint-Chamond, Novaciéries est l’un des plus gros projets de réhabilitation de Saint-Étienne Métropole. L’ancien site de GIAT industrie s’étale sur 45 hectares. Pascal Premillieu, responsable du service aménagement opérationnel de Saint-Étienne Métropole explique le projet. Propos recueillis par Florence Barnola.

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

Novaciéries, une ville dans la ville

Qu’était à l‘origine le site Novaciéries ? Les Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond sont la plus grosse partie de l’histoire industrielle du site. Au milieu du XIXe siècle, c’était une entreprise très importante connue presque au niveau mondial. Elle fabriquait d’abord des blindages pour faire des coques de cuirassiers puis s’est spécialisée dans l’industrie de l’armement jusqu’après la deuxième guerre mondiale. Le site a connu par la suite des restructurations successives. Une fusion d’entreprises a donné lieu à la naissance de Creusot Loire, l’aventure a duré une trentaine d’années. Enfin, il y a eu GIAT Industrie qui a fabriqué des véhicules blindés entre 1985 et 2005. Comment le projet Novaciéries est-il né ? Dès que les pouvoirs publics ont su que GIAT allait fermer, les premières réflexions ont été engagées pour récupérer le site et envisager un projet de transformation assez important. Il est situé en pleine ville aujourd’hui ce qui n’était pas le cas au XIXe siècle. Très vite, il a été question de récupérer une partie du site industriel pour le transformer en secteur à vocation urbaine. Les études ont

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Cerise sur le gâteau avec Saint-Victor

CONNAITRE | Avec la particularité d'être rattaché depuis 1969 à la commune de Saint-Étienne, le village de Saint-Victor-sur-Loire conserve une saveur particulière. Depuis (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mars 2015

Cerise sur le gâteau avec Saint-Victor

Avec la particularité d'être rattaché depuis 1969 à la commune de Saint-Étienne, le village de Saint-Victor-sur-Loire conserve une saveur particulière. Depuis son centre historique teinté par l'époque médiévale jusqu'à sa plage de sable donnant un accès à la baignade à seulement quinze kilomètres du centre-ville stéphanois, Saint-Victor est un concentré de richesses. D'ailleurs, les "Croque-Cerises", surnom donné aux habitants pour le passé lié à la culture de la cerise dans le village, peuvent s'enorgueillir d'abriter plusieurs atouts en plus de cette "plage des Stéphanois" : l'un des plus importants ports de plaisance en eaux intérieures de France, la roseraie du Berland qui regorge de belles plantes avec ses quatre-cingt cinq variétés de roses et un château datant du XIIIème siècle accueillant concerts et expositions. Saint-Victor-sur-Loire, village médiéval perché au-dessus des magnifiques Gorges de la Loire et situé dans un écrin de verdure protégé, se pose comme une cerise sur le gâteau ligérien. NB Village de Saint-Victor-sur-Loire Le Bourg 42230 Saint-Victor sur Loire Accès libre

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Le prieuré de Pommiers, un héritage millénaire

CONNAITRE | Situé au nord de la plaine du Forez, le Prieuré de Pommiers est l’un des quatre sites touristiques ligériens entretenus par le Conseil général à qui il (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

Le prieuré de Pommiers, un héritage millénaire

Situé au nord de la plaine du Forez, le Prieuré de Pommiers est l’un des quatre sites touristiques ligériens entretenus par le Conseil général à qui il appartient depuis 1990. A l’origine, le site fut occupé par une villa gallo-romaine qui lui donna un nom latin, Pommaria, "verger", ou Pomerium signifiant la limite tracée par un sillon de charrue lors d'un rite de fondation. Au IXe siècle, une communauté de moines bénédictins de l’abbaye de Nantua s’y installa. Un siècle plus tard, la communauté se rangea sous l’influence de l’abbaye de Cluny et le restera jusqu'à la Révolution où le prieuré sera confisqué comme "bien national". L'église prieurale "Saint-Pierre et Saint-Paul" a été édifiée au XIe siècle et agrandie au XIIe siècle. L’église paroissiale Saint-Julien (de Brioude) date quant à elle du Xe siècle. Des remparts ont été construits pour protéger le village durant la guerre de Cent Ans. Aux XIXe et XXe siècles, le prieuré devient la propriété de la famille Bourganel avant d’être transformé en maison de repos pour les prêtres. Aujourd’hui, c’est un lieu de visites mais aussi de concerts et d’expositions. FB Prieuré de Pommier-en

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Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy domine le Forez

CONNAITRE | Niché au sommet d'un pic volcanique, le prieuré de Saint-Romain-le-Puy surplombe la plaine du Forez. Le lieu, dont l’architecture est à la charnière de l’art (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy domine le Forez

Niché au sommet d'un pic volcanique, le prieuré de Saint-Romain-le-Puy surplombe la plaine du Forez. Le lieu, dont l’architecture est à la charnière de l’art carolingien et de l’art roman, a conservé son église de style roman avec ses peintures murales anciennes. Classée aux monuments historiques depuis 1899, on peut noter que l’église a eu plusieurs phases de construction: son édifice funéraire est du Ve siècle, sa nef de la fin du Xe et son choeur date du XIe siècle. Les murs et les colonnes sont en partie recouverts de pans de fresques réalisées aux X, XI, XII, XIII, XVe siècles où l’on peut notamment admirer une annonciation et le martyre de Saint-Romain d’Antioche. Il ne reste que des vestiges de l’habitation des moines et du château dont la destruction avait été ordonnée en 1633, par Louis XIII. A la révolution l’ensemble est devenu propriété de l’état, un paysan s’y installera quelques années plus tard. Depuis une trentaine d’années le prieuré est géré par l’association Albertus, du nom du premier prieur, qui y organise notamment des nombreux événements culturels. FB Prieuré de Saint-Romain-le-Puy Montée de Leyniec, 42610 Saint-Romain-le-Puy

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La Forge, entre passé et avenir

CONNAITRE | En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

La Forge, entre passé et avenir

En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine des Platanes (datant de 1867) appartenant à la Compagnie des Forges et Aciéries Jacques Claudinon et Cie. Cette usine métallurgique a été la plus importante de la commune pendant plus d’un siècle. Elle représentait 10 hectares d’ateliers où l’on produisait des canons, des enclumes, des outils d’agriculture, des étaux etc. Jusqu’à 1800 ouvriers y ont œuvré durant la 1ère Guerre mondiale. En 1964, l’usine Georges Claudinon ferme. Le site est démoli sauf cet atelier de mécanique qui devient propriété de la ville en 1984 pour être transformé en salle de spectacle. En 1999, la commune lance la réhabilitation du lieu pour en faire une salle dédiée aux musiques actuelles. Le bâtiment garde alors son caractère industriel, témoin d’un passé métallurgique. En 2007 la Fédération française du bâtiment décerne un « Ruban du Patrimoine » au Chambon-Feugerolles pour la réussite de cette réhabilitation. La Forge aujourd’hui marque l’une des deux entrées de la ville. FB La

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Il était une fois le tram…

CONNAITRE | Créé par des passionnés, le Musée des transports urbain de Saint-Etienne et sa région a été inauguré en juin 1993 dans un hangar de 1200 m2 de la STAS. (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

Il était une fois le tram…

Créé par des passionnés, le Musée des transports urbain de Saint-Etienne et sa région a été inauguré en juin 1993 dans un hangar de 1200 m2 de la STAS. Aujourd’hui il est toujours géré par une dizaine de bénévoles qui ont mis à disposition du grand public leur collection personnelle. Cent trente ans du transport ligérien sont exposés : véhicules, machines, équipements, costumes… 1881 marque l’arrivée des premiers trams à Saint-Etienne tirés par une locomotive. C’est alors la CFVE (compagnie des chemins de fer à voie étroite) qui se charge du transport et le fera jusqu’en 1981, date de création de la STAS. Le musée recèle quelques beaux spécimens dont certains fonctionnent encore comme la motrice H2 de 1907, le premier tram électrifié qui desservait Bellevue-La Terrasse. Aux côtés de cette machine à la carrosserie de bois, le fameux tram aux liserés verts mis en service en 1958 et visible jusqu’à la fin des années 90, des trolleybus et autobus des années 50 et 60… F.B Musée des Transports Urbains - Stas Avenue Pierre Mendès-France 42 272 Saint-Priest-en-Jarez (06 75 07 10 16) Visites les mercredis de 14

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«Les cabinets de curiosités sont des maisons de collectionneurs»

CONNAITRE | Depuis 15 ans, d’avril à octobre, à Chazelles-sur-Lavieu, le Couvent – Cabinet de curiosités donne à voir chaque année une exposition. Rencontre avec le propriétaire des lieux. Propos recueillis par Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

«Les cabinets de curiosités sont des maisons de collectionneurs»

Qu’est-ce qu’un cabinet de curiosités ? Les cabinets de curiosités ont commencé au XVIIIe siècle. Ce sont des maisons de collectionneurs. De quand date le Couvent ? Il a été fondé en 1760 à l’initiative d’un groupe de religieuses arrivant de la Haute-Loire. elles disparaissent à la Révolution. En 1838 d’autres religieuses appartenant à l’ordre des Saint-Joseph arrivent de Gaillac-sur-Tarn et s’y installent. Elles vont y rester jusqu’en 1904 à la séparation des biens de l’Eglise et de l’Etat. C’étaient des soignantes ce qui explique l’existence de l’apothicairerie. Par la suite, la maison a été transformée en tout et n’importe quoi, il y a même eu une période colonie de vacances. Depuis 15 ans, sur 1500 m2 de surface habitable nous avons rénové les deux tiers. Vous en êtes à votre 15e exposition, quel en est le thème ? A chaque fois les expositions sont en rapport avec ce que je possède en collection et ce que je peux obtenir en prêt. Cette année est évoquée «l’histoire des parfums, or des dieux, soins des corps et de l’esprit». C’est une des plus grandes expositions que j’ai

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L’Hôtel de Villeneuve, écrin du Musée du Vieux Saint-Etienne

CONNAITRE | Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1967, cet hôtel particulier a été construit au XVIIe siècle dans le vieux Saint-Étienne. (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

L’Hôtel de Villeneuve, écrin du Musée du Vieux Saint-Etienne

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1967, cet hôtel particulier a été construit au XVIIe siècle dans le vieux Saint-Étienne. Claude Jullien-Chomat le fait bâtir sur la parcelle qu’en dot son épouse Madeleine de Forcieu de Rochetaillée lui a apportée. Quant au nom de Villeneuve, il provient d’un fief proche de Firminy rentré dans la famille Jullien-Chomat en 1725. D’un point de vue architectural, le bâtiment possède d’exceptionnels plafonds à caissons à la fougère résultant du croisement typiquement régional de deux techniques : le plafond à caissons de la Renaissance italienne et le plafond à la française. Les bâtiments ont été achetés par la ville de Saint-Étienne entre 1974 et 2004. En 1932, l’association Histoire et Patrimoine de Saint-Étienne (anciennement Les Amis du Vieux Saint-Étienne) s’installe dans l’Hôtel qu’elle transforme en musée. L’entrée actuelle de l’Hôtel de Villeneuve se situe au 11 rue Gambetta. FB Musée du Vieux Saint-Étienne Hotel Jullien-Chomat de Villeneuve, 11-13bis Rue Gambetta, 42000 Saint-Étienne (04 77 25 74 32) Ouvert du ma

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Une merveilleuse histoire du temps

ECRANS | La vie de Stephen Hawking transformée en mélodrame très anglais par James Marsh, dans un film qui vise de façon ostentatoire les récompenses, de la performance de son acteur Eddie Redmayne à l’académisme de sa mise en scène. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 19 janvier 2015

Une merveilleuse histoire du temps

«C’est sans doute la phrase la plus anglaise que j’ai jamais entendue» dit Jane Hawkins (la très belle et très douée Felicity Jones) à sa mère (la revenante Emily Watson) qui lui propose d’aller chanter dans la chorale de sa paroisse. Une merveilleuse histoire du temps est, de même, le film le plus anglais qui soit, du moins selon une image internationale faite de patrimoine littéraire et de patrimoine tout court. Pourtant, cette bio filmée du cosmologiste Stephen Hawking, atteint de la maladie de Lou Gehrig (popularisée récemment par les pitreries humanitaires des stars lors du Ice Bucket challenge), paraissait bien éloignée de ce programme. Or, le film ne s’attarde guère sur les racines de son génie, sa passion des trous noirs, du big bang et de l’origine du temps, et son infirmité est surtout un formidable véhicule pour que le comédien qui l’incarne, Eddie Redmayne, offre une performance remarquable au sens où, des spectateurs aux votants de l’académie des oscars, tout le monde se plaira à la remarquer. Non, ce qui intéresse Anthony McCarten, le scénariste, et James Marsh, réalisateur du très fort

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Les Petits médiateurs à la Cité du design

ARTS | Ce vendredi à la Cité du design une dizaine d’enfants deviendront « passeurs de cultures(s) » pour les résidents de la Villa Janin et de la maison de (...)

Laurie Bizien | Mercredi 12 mars 2014

Les Petits médiateurs à la Cité du design

Ce vendredi à la Cité du design une dizaine d’enfants deviendront « passeurs de cultures(s) » pour les résidents de la Villa Janin et de la maison de retraite de Côte Chaude. Les petits volontaires du Comité d’animation de Montaud auront la mission d’être les médiateurs d’une visite guidée de l’exposition Histoire des formes de demain (collection de design du Musée d’art moderne de Saint-Étienne Métropole). Cette exposition est présentée sous forme chronologique du XIXe au XXe siècle. L’exposition Histoire des formes de demain est le support idéal pour faire revivre la mémoire collective à travers une sélection d’objets.Il s'agit du premier projet de partenariat entre la Cité du design, le Comité d’animation de Montaud et la Villa Janin, acteurs du quartier Carnot-Plaine Achille. Les principaux objectifs de ce projet sont de favoriser les relations intergénérationnelles autour du design, placer les enfants en situation de coopération dans l’accès aux connaissances, croiser les regards et les histoires de chacun en les confrontant à l’histoire du design. En effet, le plus important est de sensibiliser au design comme un métier à par

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