Claquettes forgées

Monique Bonnefond | Mardi 5 janvier 2016

Photo : © Indigo Productions


Le mot "claquettes" fait presque invariablement surgir l'image de Fred Astaire et Ginger Rogers dans Top Hat, de Gene Kelly dans Singing in the rain ou de Grégory Hines descendant en claquetant un immense escalier dans The Duke Ellington Sophisticated Ladies. Ces danseurs de claquettes entrés au panthéon de la danse sont tous américains, on le sait. D'ailleurs, ne parle-t-on pas de claquettes américaines ? Les Français seraient-ils incapables de s'illustrer dans cette discipline ? Vincent Pausanias, chorégraphe et metteur en scène, passionné de claquettes, a créé Tap Factory, un spectacle où cette discipline est à un très haut niveau. Il s'est entouré pour cela de danseurs confirmés tels que Gilles Guénat, champion du monde. Mais ce qui fait l'originalité et le succès de ce projet, c'est que l'expérience créative accumulée par Vincent Pausanias, lui a permis d'intégrer d'autres disciplines dans ce spectacle : danses urbaines, acrobaties au sol et aériennes ainsi que des percussions. Cela donne un spectacle très original où le rythme est roi et qui plus est, se déroule dans un cadre parfaitement adapté à ce mix artistique, à savoir une usine, lieu de fabrication et de transformation des choses. La Forge garde l'empreinte de l'ancienne usine Claudinon, marquée par des arcades sur les murs, vestiges des voûtes qui ont vu tant d'ouvriers travailler dur.

Tap Factory, jeudi 4 février à 20h30 à la Forge au Chambon-Feugerolles


Tap Factory

Spect. claquettes musicales
La Forge 92 rue de la République Chambon-Feugerolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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A la vie, à l’amour

Théâtre | L’amour a-t-il ses raisons que la raison ignore, et surtout, ses symptômes que la science ne peut expliquer ? La neurologue Léa Paule se (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

A la vie, à l’amour

L’amour a-t-il ses raisons que la raison ignore, et surtout, ses symptômes que la science ne peut expliquer ? La neurologue Léa Paule se souvient de son patient, Hermann, hospitalisé en psychiatrie 13 ans plus tôt. Amnésique, l’homme ne semblait se rappeler que de quelques mots en russe, et du prénom de son amoureuse de toujours, Olia, dont il était à la recherche depuis des années. Un texte qui aborde le sentiment du point de vue du corps médical, écrit par Gilles Granouillet et mis en scène par François Rancillac, à la manière d’un conte pour tous ceux qui croient à l’amour fou et éternel. Hermann, les 19 et 20 novembre à l’Espace Culturel Albert-Camus au Chambon-Feugerolles

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Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Grand entretien | À 42 ans, Mohamed Naitl ‘Khadir est le responsable culture au Chambon-Feugerolles depuis 2013. Mais il s’implique plus largement dans la vie culturelle ligérienne avec notamment un poste de co-président de l’association Loire en Scène. Nous avons voulu prendre avec lui le pouls du secteur culturel alors que les spectacles et la vie culturelle en présence du public reprennent progressivement.

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Mohamed Naitl ‘Khadir : « Déployer plus d’actions en faveur de la création et du public »

Quel est votre parcours ? Je suis un pur produit du Chambon-Feugerolles, né là-bas. Concernant mes études, j’ai suivi un cursus de droit à la fac de Jean Monnet à Saint-Etienne. En parallèle de mes cours, je gravitais autour de l’école de musique, en participant à l’organisation d’événements musicaux. C’est là qu’est née ma vocation pour le secteur culturel. J’avais même créé avec quelques amis une structure de deejaying. En parallèle, je suis tombé sur une opportunité d’emploi-jeune au Chambon-Feugerolles en 2000. Je fais partie de cette génération qui a pu bénéficier de ce dispositif. C’était déjà un poste dans le secteur culturel ? Oui, mais j’avais auparavant postulé à un emploi-jeune afin de redynamiser la vie économique locale. Malgré un très bon entretien, je n’avais pas été retenu. Mais Stéphane Frécon, le directeur de la culture de l’époque au Chambon et qui faisait alors partie du jury, avait gardé mon CV. Six mois après, il m’a rappelé et m’a proposé un poste. J’ai tout de suite accepté. Stéphane m’a mis le pied à l’étrier et c’est là que tout a commencé pour moi. Deux ans après mon arrivée, j’ai ensuite

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Contact

Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

Contact

La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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Plongée en eaux troubles

SCENES | Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - (...)

Cerise Rochet | Mardi 4 septembre 2018

Plongée en eaux troubles

Librement inspiré de Moby Dick, l’Ombre de la Baleine nous plonge dans les méandres des rapports familiaux observés à travers l’œil de l’enfant. Seul en scène - ou presque - Mikaël Chirinian incarne les différents membres d’une même famille confrontée à l’irruption de la folie et de la violence d’un des leurs. Un récit personnel qui touche pourtant, avec humour et délicatesse, à tout ce qu’il y a de plus universel. L’Ombre de la Baleine, le 14 décembre à 20h30 à l’espace Albert Camus au Chambon-Feugerolles

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Caméléon

ARTS | Avec les différents personnages dans lesquels l’artiste s’est glissé, l’extraordinaire carrière de David Bowie a été jalonnée d’une foultitude de costumes (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Caméléon

Avec les différents personnages dans lesquels l’artiste s’est glissé, l’extraordinaire carrière de David Bowie a été jalonnée d’une foultitude de costumes de scène plutôt barrés, comme le montrait d’ailleurs très bien l’exposition David Bowie is à Londres puis à la Philharmonie de Paris. Des élèves du lycée des Métiers de la Mode Adrien Testud du Chambon-Feugerolles ont imaginé à leur tour des créations textiles inspirées des tenues de David Bowie, présentées jusqu’au 24 octobre au Château du Jarez, 11 rue Benoit Oriol à Saint-Chamond.

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Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Interview | Lambé An Dro, Emma, L'Apologie... Autant de titres qui évoque forcément l'un des plus grands groupes de rock français et bretons de la fin du 20ème siècle. Matmatah a fait un grand retour en 2017 avec un album énergique et pure : Plates Coutures. Avant son passage aux Oreilles en Pointe, le bassiste de ce groupe de scène, Eric Digoire a répondu à quelques questions sur le pourquoi de ce retour qui bat le rythme à plates coutures.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Matmatah : « Pour avoir des choses à raconter, il faut vivre des choses »

Comment êtes-vous "revenus aux affaires" avec Matmatah ? Eric Digaire : Nous nous sommes arrêtés en 2008 après une petite tournée. Nous avons eu notre groupe d'ados attardés. Au bout d'un moment, il y avait quelques distensions humaines avec un des membres du groupe et l'impression de commencer à nous essouffler. De ce fait, avant de manquer de sincérité envers le public, nous avons décidé d'arrêter. Chacun a pris un chemin différent. Petit à petit, nous avons perdu l'habitude de nous voir, jusqu'à n'avoir plus aucun contact pendant 4 ans avec Stan (chanteur et guitariste du groupe). Mais quand on a vécu une expérience humaine aussi forte, au moment où l'on se retrouve, ça repart comme si rien ne s'était arrêté... Nous avons refait un peu de scène. Nous avions également en projet de créer une compilation balayant toutes les époques du groupe. Nous avons travaillé sur la partie visuelle de ce disque et nous sommes rendus compte que nous avions deux titres inédits sous la main que nous n'avions jamais enregistrés. Nous avons proposé à Emmanuel Baroux, guitariste, de rejoindre le groupe. Cela a donné Antaology fin 2014. Et nous n

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Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Rencontre | L'auteure-compositrice-interprète Émily Loizeau est revenue en 2016 avec un projet très intime : Mona. Un dyptique avec une pièce de théâtre mais aussi un album magnifique qu'elle présente avec ses cinq musiciens sur scène pour les Oreilles en Pointe. Au Chambon-Feugerolles, elle apportera lumière, espoir et humanisme à travers ses textes et sa musique enjôleurs.

Nicolas Bros | Lundi 7 novembre 2016

Emily Loizeau : « Croire que demain tout ira mieux »

Mona est un projet basé sur une création de théâtre musical ? Oui, tout à fait. Je suis allée toquer à la porte du 104 à Paris (ndlr : grand lieu de création et de production) pour cette création. Je ne savais pas encore de quoi j'allais parler. J'avais écrit cette histoire deux ans auparavant comme une nouvelle. Mais je ne pensais pas particulièrement à l'adapter pour la scène. J'avais simplement envie d'écrire autrement pour mon prochain album, par exemple créer une bande originale de film. Mais j'avais aussi envie de remettre un pied dans le théâtre. Du coup, écrire une pièce, un spectacle pour lequel je devais écrire une musique était la solution. Je voulais que la démarche d'écriture de ce nouvel album soit de servir une histoire, une narration et une scénographie. Qu'une chanson serve une émotion, éclaire une situation, se mette en retrait, ... qu'elle permette à un personnage de s'exprimer autrement qu'en parlant, que des passages instrumentaux qui puissent transporter l'émotion. Et puis, j'ai décidé d'adapter Mona, cette histoire que j'avais déjà écrite, tout en la transformant pour la scène. J'ai commencé à écri

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Sous nos pas danse le monde

SCENES | «C'est le destin» entend-on parfois dire. Eternelle question de la liberté et du déterminisme. Le petit Noureev, né dans un train, était-il prédestiné à devenir (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 mars 2016

Sous nos pas danse le monde

«C'est le destin» entend-on parfois dire. Eternelle question de la liberté et du déterminisme. Le petit Noureev, né dans un train, était-il prédestiné à devenir le plus grand danseur du monde ? Sous nos pas explore ce thème du chemin, des parcours de vie, des traces que nous portons, de nos déterminismes, familiaux, sociaux-culturels... L'idée du chemin était déjà dans la tête de Catherine André Traoré. Un déclic s'était produit devant une œuvre de l'artiste anglais Richard Long : Winter Slate Line; un chemin fait de lauzes qui tintent dans ses souvenirs et qui a inspiré une ébauche de travail chorégraphique en mai 2013, à l'occasion de sa participation au festival 1, 2, 3, dansez. Une longue gestation enrichie du travail au Sénégal a abouti à Sous nos pas, oeuvre à laquelle les "danseurs-enfants" ont participé activement. «Nous sommes ce que nous laissons derrière nous» explique Carolyn Carlson. Nul doute que la naissance de cette première création laissera une trace dans le parcours de vie des participants et derrière eux, bien au-delà de nos régions. Monique Bonnefond Sous nos Pas, samedi 5 mars à 20h30 à l'Espace

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CharlÉlie Couture : «J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart»

MUSIQUES | Avec "I m M o r t e l", CharlÉlie Couture a sorti à la rentrée 2014 son dix-neuvième disque studio. Une épreuve où, pour la première fois, il a confié les clefs de sa réalisation à un autre artiste, à savoir Benjamin Biolay. Un peu boudé par les médias français, le dandy blues-rock, à qui l'on doit notamment le célèbre "Comme un avion sans aile", vient en ce mois de juillet faire résonner sa voix nasillarde si particulière à la Forge dans le cadre de l'Estival de la Bâtie. Propos recueillis par NB.

Nicolas Bros | Jeudi 18 juin 2015

CharlÉlie Couture : «J'ai le sentiment d'avoir été un peu mis à l'écart»

Comment est intervenu Benjamin Biolay sur I m M o r t e l ? Benjamin Biolay s'est occupé de la réalisation de l'album. Comme un metteur en scène va travailler sur un scénario existant, il a apporté une couleur particulière à l'album, sa patte. C'était une nouveauté pour moi. J'ai été ravi de faire cette expérience du fait de la complicité avec Benjamin. Sur les vingt disques que j'ai faits, c'est vraiment la première fois que je « laisse les clefs » à quelqu'un. Je suis ravi du résultat. Est-ce que votre live a évolué depuis le début de la tournée I m M o r t e l ? En fait, je suis sans cesse en train d'expérimenter différentes formules. Hier soir, j'étais par exemple en concert à Harlem en duo avec Karim (NDLR : Karim Attoumane, guitariste complice de longue date de CharlÉlie Couture), deux jours auparavant j'étais en quartet à Alphabet City dans un club avec deux musiciens américains en plus ave

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La Forge, entre passé et avenir

CONNAITRE | En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine (...)

Florence Barnola | Mardi 31 mars 2015

La Forge, entre passé et avenir

En 2006, le Chambon-Feugerolles inaugure une salle de spectacle « moderne », La Forge, fruit de la rénovation d’un ancien bâtiment de l’usine des Platanes (datant de 1867) appartenant à la Compagnie des Forges et Aciéries Jacques Claudinon et Cie. Cette usine métallurgique a été la plus importante de la commune pendant plus d’un siècle. Elle représentait 10 hectares d’ateliers où l’on produisait des canons, des enclumes, des outils d’agriculture, des étaux etc. Jusqu’à 1800 ouvriers y ont œuvré durant la 1ère Guerre mondiale. En 1964, l’usine Georges Claudinon ferme. Le site est démoli sauf cet atelier de mécanique qui devient propriété de la ville en 1984 pour être transformé en salle de spectacle. En 1999, la commune lance la réhabilitation du lieu pour en faire une salle dédiée aux musiques actuelles. Le bâtiment garde alors son caractère industriel, témoin d’un passé métallurgique. En 2007 la Fédération française du bâtiment décerne un « Ruban du Patrimoine » au Chambon-Feugerolles pour la réussite de cette réhabilitation. La Forge aujourd’hui marque l’une des deux entrées de la ville. FB La

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Rewind again

MUSIQUES | Rewind est un artiste passionné. Ce beatboxer aime aller au-delà des carcans et des étiquettes en créant des travaux musicaux inédits. Après Bach in the Days, il est de retour en 2014 avec Numéric Limbo, un projet mêlant musique, vidéos et arts numériques. N.B.

Nicolas Bros | Mardi 4 février 2014

Rewind again

Attaché à ses racines, Rewind est un artiste dynamique. Passionné de culture au sens large, il aime repousser les frontières. En 2010, il lançait sur scène son projet Bach In the Days où le beatboxer rencontrait un pianiste classique. Avec ce spectacle il a écumé les scènes pendant trois ans en France mais aussi au Mexique et même en Libye. En ce début d'année 2014, Willy Amarat aka Rewind est reparti à la conquête d'un nouveau territoire musical. "Bach in the Days a été un projet très enrichissant, explique Rewind. J'ai été moi-même du début à la fin, authentique. Je suis quelqu'un de trop entier. Je ne suis pas capable de faire semblant. J'ai eu de bons retours mais au bout d'un moment, la formule à deux n'avait plus assez de dynamique pour répondre à des sollicitations artistiques plus importantes." Après une expérience avec le GRM (Groupe de Recherches Musicales) à Paris, Rewind se lance alors dans la conception d'un projet entre la musique, les arts numériques et la vidéo. Passer à un stade supérieur Après avoir structuré son approche du métier, Rewind a fait le pari de créer une équipe. "Le projet Numeric Limbo est un projet hip hop élect

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Oxmo Puccino : "Je suis fier que le rap vive encore !"

MUSIQUES | Oxmo Puccino, c'est le rap français taille patron. Lyriciste de grand talent, le "Black Jacques Brel" comme on le surnomme, a su transcender sa musique jusqu'à la porter aux frontières du jazz tout en conservant une aura dans le monde du hip hop, pas toujours facile à satisfaire. Rencontre avec un grand monsieur avant son passage au Chambon-Feugerolles samedi 9 novembre. Propos Recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Dimanche 22 septembre 2013

Oxmo Puccino :

Petit Bulletin : Pourriez-vous décrire en quelques mots ce que vous souhaitez transmettre à travers votre musique ? Oxmo Puccino : C'est une excellente question, très compliquée de répondre à cela. Transmettre des émotions, partager, échanger, réfléchir sur les mots, jouer avec pour rendre les choses plus belles. Vous avez évolué au cours de votre carrière du rap "classique" vers d'autres sphères musicales, pourquoi ce choix de repousser les frontières ? Il ne s'agit pas de quelque chose de réfléchi. C'est un sillon que je creuse, parfois je me trompe, parfois je désarçonne le public. Je

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Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

MUSIQUES | Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 août 2013

Les Tropiques clairs-obscurs de Maissiat

Attention, concert garanti cent pour cent chargé en émotions. Maissiat, auteur-compositeur-interprète originaire de Lyon, a convaincu en ce début d'année avec son premier album solo Tropiques, contenant dix plages de haute volée. Mettant en mots fins et délicats nos petites vies fragiles et leurs tourments, Maissiat se charge de nous transporter avec elle dans de voyages oniriques, en délivrant ses œuvres issues de multiples inspirations. Accompagnée de son piano, elle n'hésite pas à aborder des thèmes tels que la séparation (dans le titre Trésor), les regrets (Jour de Chance) et même des questions aussi dures que la mort (Le Départ). On pense ainsi facilement à des artistes tels que Bashung faisant partie de ses références éclairées et assumées. Côté musical, Amandine Maissiat a bien évolué depuis ses débuts. En effet, elle se place désormais à des années lumières du côté rock qu'elle avait laissé s'exprimer avec les autres filles de son ancien groupe Subway. Aujourd'hui, elle s'exprime seule et sublime ses textes au moyen d'arrangements pouvant parfois rappeler le travail de compositeurs de musique classique. Elle aime d'ailleurs rappeler l'

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