Être ou ne pas être, l'A45

Florence Barnola | Mardi 2 février 2016

Photo : Avant l'A45 © Niko Rodamel


En avril prochain nous allons enfin savoir si l'A 45 sera ou ne sera pas. Comme le foot, le projet de cette autoroute reliant la capitale ligérienne à celle des Gaules, déchaîne les passions. Ligériens ou Lyonnais, certains sont pour, d'autres contre, tous ont des arguments. La compagnie stéphanoise, De l'âme à la vague, menée tambour battant par Gregory Bonnefont, s'est penchée sur cet épineux dossier à travers un travail en trois volets (exposition/pièce/débat) s'intitulant Avant l'A45 ? Laissez parler les terres. Un joli titre qui inclut la réalité du problème : la géographie physique et humaine. L'exposition signée par notre confrère et collègue photographe Niko Rodamel "préface" la pièce. On y découvre des clichés de ce territoire sur lequel se projette l'autoroute, ses habitants, ses élus, ses acteurs, on suit Gregory Bonnefont, chef d'orchestre de ce triptyque, auteur et metteur en scène de la pièce, Saint-Chamonais de naissance. Subrepticement, nous voilà entrainés dans cette histoire autoroutière, la sienne, happés par ses paysages qui nous paraissent familiers. Assis confortablement face à la scène, l'histoire, les souvenirs de l'artiste (interprétés par le talentueux Arthur Fourcade) deviennent nôtres. En nous surgit cette évidence : l'A 45 nous concerne tous ! La nécessité d'exprimer notre avis se fait alors ressentir. Le débat post-représentation nous le permettra. Gregory Bonnefont réussit à rendre au théâtre son sens premier : politique car citoyen. FB

Avant l'A45 ? Laissez parler les terres, le 11 février à 20 h30 au Sou à la Talaudière, suivi d'un débat.


Avant l'A45? Laissez parler les terres

De Grégory Bonnefont, par la Cie De l'âme à la vague
Centre culturel Le Sou 19 rue Romain Rolland La Talaudière
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Avignon vs Saint-Étienne

Scènes | A l’invitation du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, une quinzaine de compagnies de théâtre se sont retrouvées en Avignon, pour le festival auquel quelques-unes d’entre elles prenaient part. L’occasion de dresser ensemble un état des lieux et de se projeter dans la nouvelle saison.

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Avignon vs Saint-Étienne

Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Droit au but

Théâtre | Acteurs au chômage et joueurs de foot remplaçants, même combat ? En 1998, la France remportait la coupe du monde de football et Léa Girardet rêvait de (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Droit au but

Acteurs au chômage et joueurs de foot remplaçants, même combat ? En 1998, la France remportait la coupe du monde de football et Léa Girardet rêvait de devenir comédienne. 20 ans plus tard, les joueurs sont entrés dans l’Histoire, mais Léa, elle, est restée sur la touche, un peu comme les remplaçants dont on oublie souvent les noms… Refusant d’attendre plus longtemps qu’un jour peut-être, quelqu’un la remarque, Léa se titularise elle-même en livrant ses doutes dans ce spectacle, dont elle est à la fois l’auteure et l’interprète. Le Syndrome du Banc de Touche, le 26 septembre au Sou de la Talaudière

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Où es-tu ?

Quête | Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Où es-tu ?

Elle est partie, c’est fini. Un jour, comme ça, elle a quitté son mari et ses enfants, s’en est allée ailleurs. Et nous, les spectateurs, on les regarde tous les trois continuer à vivre, tenter de former encore une famille un peu cassée, en proie aux doutes, en quête de réponses sur son absence. Ils prennent le petit déjeuner tous les trois, et puis, chacun vaque à ses occupations. Mais… Sont-ils vraiment là, ou seulement dans sa tête à elle ? Avec Je Reviens de Loin, mis en scène par Béatrice Bompas, Claudine Galea explore la force des liens familiaux, et le long chemin jusqu’à la résilience. Je Reviens de Loin, samedi 6 novembre au Sou de la Talaudière et mardi 9 novembre à La Buire à l’Horme

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Septet

Jazz | Saxophoniste, clarinettiste, subtil arrangeur et fin compositeur au sein de nombreuses formations, Vincent Périer poursuit une brillante carrière sur la (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Septet

Saxophoniste, clarinettiste, subtil arrangeur et fin compositeur au sein de nombreuses formations, Vincent Périer poursuit une brillante carrière sur la scène jazz actuelle mais également dans d’autres univers. C’est sans doute avec son septet que le Lyonnais livre le meilleur de lui-même, comme en témoigne le premier album du groupe, Les yeux qui brillent, dont le son, comme le propos puisent dans toute l’histoire du jazz et des musiques noires américaines. Le saxophoniste s’est entouré ici de musiciens de haut vol et de l’envoûtante Célia Kaméni au chant. Vincent Périer 7tet feat. Célia Kaméni, jeudi 21 octobre à 20h30 au Sou à La Talaudière, dans le cadre du festival Rhino Jazz(s)

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8 regards en parallax

Expo photos | Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet (...)

Nicolas Bros | Jeudi 24 juin 2021

8 regards en parallax

Ils partirent quatre, mais par un prompt renfort, ils se virent quatre de plus. Le collectif de photographes stéphanois Parallax au format complet revient pour une seconde exposition à la galerie Garnier des Arts, à proximité de la place Jean-Jaurès. Au programme : « huit regards singuliers, huit réflexions sur le monde d'aujourd'hui. » pour une exposition chorale menant le visiteur aux quatre coins du globe. New York, Londres, Hanoï, Bucarest et bien sûr Saint-Etienne, les yeux chercheurs de Parallax* nous en mettent plein les mirettes avec singularité et humanité. Car c'est bien l'humain qui constitue le fil conducteur de cette proposition qui multiplie les orientations : photos documentaires, portraits, reportages ou purement artistiques. A découvrir jusqu'à fin juillet. We are Parallax, expo photos à la galerie Garnier des Arts, 2, rue Francis Garnier à Saint-Etienne Jusqu'au samedi 31 juille

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À la Talaudière, le centre culturel Le Sou mise sur l’an prochain

Lieu | Désabusé et lassé des multiples reports et annulations des spectacles programmés depuis un an, Gaël Gaborit, le responsable du Sou, préfère regarder devant lui. A 15 jours d’une réouverture, lui s’impatiente surtout de la saison prochaine, qui s’annonce riche et bien fournie.

Cerise Rochet | Mardi 4 mai 2021

À la Talaudière, le centre culturel Le Sou mise sur l’an prochain

Fin avril, à la Talaudière, un soir de pluie. Désespérément seul dans son bureau, Gaël Gaborit, responsable du centre culturel Le Sou, se languit… Et ce ne sont pas les annonces du président Macron, quelques heures auparavant, qui semblent le consoler. Oui, la réouverture des salles de spectacles semble se dessiner. Mais trop d’inconnues restent encore à éclaircir. Quid des jauges, et de la territorialisation ? La Loire sera-t-elle réellement en capacité d’accueillir prochainement du public, compte tenu de sa situation sanitaire ? « Non, je ne suis pas rassuré, d’autant qu’en plus, on a eu l’habitude des revirements de dernière minute, donc rien n’est encore fait ! », souffle-t-il avec lassitude. Malgré tout, pas mal de choses sont d’ores et déjà arrêtées concernant la programmation du Sou pour ces prochains mois. Le dernier spectacle de la saison, qui devait se tenir fin mai, a finalement été annulé. La salle accueillera une date du festival des 7 Collines, le dimanche 4 juillet à 18 heures. « En fait, la réouverture concernera essentiellement le cinéma, peut-être sur le vendredi soir, samedi et dimanche, ainsi que pendant les vacances scolaires. On sera

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Dans tous les sens

Galerie / expo photos | Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Dans tous les sens

Niko Rodamel, que vous avez l’habitude de le lire dans ces colonnes, est également un photographe de talent – nous écrivons cela sans flagornerie, aucune. Pour se faire une idée du travail de Niko derrière l'objectif, le rendez-vous est pris du côté de la galerie TAG au 26 de la rue Gambetta à Saint-Étienne. Avec Brouiller les pistes, le photographe croise les procédés et fait se côtoyer hasard et mise en scène. Le visiteur prendra plaisir à entrer dans cette présentation par le biais qui l’attire le plus, depuis la question de la frontière entre photo d’art et photojournalisme, celle de la beauté ou des formes que revêt la photo. Au total ce sont 22 épreuves que le co-fondateur du collectif stéphanois PARALLAX propose ici. Alors, prêt à se perdre avec délectation sur les chemins de la photo ? Brouiller les pistes, expo photos de Niko Rodamel, du lundi 7 septembre au samedi 3 octobre 2020 à la Galerie TAG à Saint-Étienne

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Ils la jouent collectif

Photos | Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 avril 2020

Ils la jouent collectif

Un nouveau collectif de photographes vient de voir le jour à Saint-Étienne. Ce dernier s'appelle PARALLAX et regroupe quelques unes des meilleures gachettes de Sainté. Après avoir connu un vif succès lors de leur exposition New York Wanderings l'hiver dernier sur les murs de la galerie Garnier des Arts à Saint-Étienne, Kamir Meridja, Maxime Pronchéry, Bernard Toselli et Niko Rodamel, ont décidé d'inscrire dans la durée leur collaboration. Cédric Daya, Alexandra Dinca, Jérémi Durand, Sam Meridja ont décidé de rejoindre l'aventure. « Depuis un long mois déjà, les idées foisonnent, entre le désir de faire voyager l'exposition fondatrice et l'envie de produire la prochaine, explique Niko Rodamel. Beaucoup d'images s'échangent sur le groupe WhatsApp de l'équipe. Une nouvelle habitude est même prise : chaque semaine, chacun des photographes passe en revue ses disques durs pour répondre au thème hebdomadaire. Dans un souci de partage, chaque jour un des photographes prend son tour pour publier un triptyque répondant au thème en cours, sur le

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À l’Est

Théâtre | Inspiré du roman Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d’Antoine Choplin, Václav​ et Tomas met en scène la dissidence, la résistance, le combat, le (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 mars 2020

À l’Est

Inspiré du roman Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d’Antoine Choplin, Václav​ et Tomas met en scène la dissidence, la résistance, le combat, le totalitarisme. 1989, à Prague. La révolution de Velours triomphe, en portant le dramaturge Vaclav Havel au pouvoir. Pour Tomas, il s’agit d’un jour radieux… Propice au souvenir de ce qui les a conduits à ce jour si particulier. 20 ans plus tôt, à Trutnov, Tomas, cheminot, travaille dur, comme « un chien » même. Alors qu’une troupe de théâtre s’installe dans sa ville, il fait connaissance et se lie d’amitié avec Václav, séduit par sa foi en la culture et l’avenir… Une rencontre qui va changer sa vie. Opposé au régime, Václav est surveillé, et tandis que son nouvel ami s’engage de plus en plus à ses côtés, il est emprisonné… Fortement inspirée de l’histoire, Václav et Tomas raconte comment, sans violence, la culture peut vaincre la tyrannie, et comment parfois le destin porte les gens simples jusqu’à la grande Histoire. Václav​ et Tomas, vendredi 4 décembre à 20h30 en direct sur www.lechambon.fr

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Niko Rodamel remporte le "Black & White International Photography Awards"

Prix photo | Le photographe stéphanois Niko Rodamel (également journaliste pour Le Petit Bulletin Saint-Étienne) remporte le premier prix lors des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico.

Nicolas Bros | Vendredi 7 février 2020

Niko Rodamel remporte le

Avec sa photo Berlin, où l'on aperçoit un avion dans le creux d'un carré formé par des immeubles (visible ci-dessous), le photographe stéphanois Niko Rodamel remporte une belle victoire : le premier prix des Black & White International Photography Awards, organisés par l'Institut supérieur des arts visuels IMAGO de Mexico. « C'est une photo réalisée lors d'un séjour à Berlin en 2015, puis retravaillée en France, qui m'a valu de remporter ce prix, explique Niko. Une première sélection de 30 images finalistes avait été effectuée, parmi plusieurs centaines d'images, par un jury composé de trois photographes latino-américains : Elizabeth Vinck (Mexique), Una Pardo (Colombie) et Yunier Escobar (Cuba). » Ayant placé trois images parmi les 30 finalistes, Niko Rodamel aura de ce fait trois photos présentées lors d'une prochaine exposition

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J'irai à New York

Expo photos | Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir (...)

Nicolas Bros | Vendredi 10 janvier 2020

J'irai à New York

Ils sont quatre photographes avec chacun un regard sur la Grosse Pomme. Dans l'exposition New York Wanderings, qui se termine ce dimanche, Kamir Méridja, Maxime Pronchery, Niko Rodamel et Bernard Toselli proposent 48 images de la ville qui ne dort jamais. Des clichés « à hauteur d'homme » tantôt colorisés, tantôt en noir & blanc. Une jolie expo de "street photography" qui ne laisse pas insensible et donne l'irrésistible envie de traverser l'Atlantique. À l'occasion de la clôture de l'expo, un finissage, comprenant notamment un concert du trio de jazz Organic Trio, est prévu ce dimanche dès 15h. New York Wanderings, jusqu'au dimanche 12 janvier à la Galerien Garnier des Arts au 2 rue Francis Garnier à Saint-Etienne (entre les restaurants Nota Bene et Di Voglia / place Jean Jaurès). Accès libre La galerie sera ouverte dès 15h ce dimanche pour le finissage

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3 potes, 2 roues et une boucle au Vietnam

Road trip visuel & sonore | En février 2019, trois amis, Robert Chauchat, notre confrère journaliste radio Julien Trambouze et notre pigiste Niko Rodamel, partent (...)

Nicolas Bros | Jeudi 21 novembre 2019

3 potes, 2 roues et une boucle au Vietnam

En février 2019, trois amis, Robert Chauchat, notre confrère journaliste radio Julien Trambouze et notre pigiste Niko Rodamel, partent en road-trip dans l'extrême nord du Vietnam, au coeur de la boucle de Ha Giang. Une expédition sans grande préparation mais avec l'envie de se laisser porter au gré des rencontres et des paysages d'un territoire encore préservé du tourisme de masse, « où le temps semble s'être arrêté ». Au lieu de conserver leurs souvenirs seulement pour leurs archives personnelles, Julien et Niko ont décidé d'aller plus loin, en réalisant un film sur cette expédition qui les a marqués. Le résultat constitue une immersion au cœur de la province d'Ha Giang, un géoparc UNESCO à la frontière avec la Chine, avec des photographies de Niko Rodamel et des prises de sons de Julien Trambouze. Une réalisation qui emprunte la route du documentaire mais d'une manière originale. Ha Giang Loop, une immersion photographique et sonore sur les routes du nord Vietnam, mardi 26 novembre à 19h au Méliès Jean Jaurès

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Belin croque le monde

Chanson | Bertrand Belin est plus que jamais connecté. Connecté et lucide sur le monde qui l'entoure. Même si le style totalement épuré fait vibrer son dernier (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Belin croque le monde

Bertrand Belin est plus que jamais connecté. Connecté et lucide sur le monde qui l'entoure. Même si le style totalement épuré fait vibrer son dernier album, Persona, le dandy rock breton expose une très grande richesse et une profondeur qui impose le respect. La suite des titres de ce disque aussi classe que son compositeur, nous plonge au coeur de destins d'humains qui vacillent. Les Persona que l'on retrouve ici sont celles du quotidien. C'est touchant, puissant. Du grand Bertrand Belin. Bertrand Belin, samedi 22 février 2020, Centre Culturel Le Sou à La Talaudière

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Un élan de fraternité

Spectacle interdisciplinaire | Après plus de deux ans de réflexion, la compagnie De l'Âme à la Vague propose la totalité de l'adaptation du livre Shantala: un art traditionnel, le massage des enfants de Frédérick Leboyer. Un spectacle interdisciplinaire et plein d'amour.

Nicolas Bros | Vendredi 19 avril 2019

Un élan de fraternité

Après avoir mûri son projet pendant plus de deux ans, Grégory Bonnefont et sa compagnie De l'Âme à la Vague sont enfin arrivés au bout de l'adaptation du livre de Frédérick Leboyer, Shantala: un art traditionnel, le massage des enfants de Frédérick Leboyer. Ce dernier traite du massage indien des nourrissons. Construite en trois parties, tout comme l'ouvrage éponyme, cette création artistique correspond à un spectacle interdisciplinaire où s'entremêlent théâtre, danse, musique et vidéo. « Je suis tombé au printemps 2016, en plein état d'urgence, dans une période très dure, sur ce livre rempli d'amour, explique Grégory Bonnefont. Artistiquement, j'ai très vite eu envie d'adapter cet écrit en partageant un temps d'amour. Dans ce spectacle, on tente de traiter la dimension citoyenne et politique de l'amour. Ce n'est pas l'amour "bisounours" ou religieux. » Un spectacle pour re-consacrer l'importance du corps Parti pour mettre sur pied un spectacle en forme réduite, l'artiste se rend vite compte qu'il y a matière à voir plus grand. Après avoir présenté la première partie (questionnement à propos de l'origine, de la naissance

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La belle ébène

Sono mondiale | Presque six ans jour pour jour après un concert qui avait marqué les esprits, la magnifique Dobet Gnahoré remet le couvert au Sou. Si aujourd’hui elle ne (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

La belle ébène

Presque six ans jour pour jour après un concert qui avait marqué les esprits, la magnifique Dobet Gnahoré remet le couvert au Sou. Si aujourd’hui elle ne bénéficie peut-être pas tout à fait de la même visibilité médiatique que ses consœurs Rokia Traoré ou Fatoumata Diawara, elle fut pourtant en 2010 la première artiste ivoirienne à remporter un Grammy Awards et continue de se produire dans le monde entier. Soyons clairs : la puissance scénique de Dobet est bluffante et son africanité imparablement hypnotique. Originaire de l'Ouest de la Côte d'Ivoire, fille aînée du maître percussionniste Boni Gnahoré, elle s’est initiée dès l’âge de douze ans aux arts de la scène, se formant au théâtre, à la danse, à la musique et au chant au sein de diverses compagnies, avant de former le duo Ano Neko avec le guitariste français Colin Laroche de Féline et de composer avec lui un premier album éponyme qui sortira en 2004. Suivront trois autres LP de 2007 à 2014, jusqu’à un cinquième album, Misiki, réalisé l’an passé par Nicolas Repac, guitariste-compositeur-arrangeur-producteur, homme de l’ombre et maître du sample à qui l’on doit déjà d’avoir fait si joliment chanter Mamani Keïta.

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Longitudes et passions

Expo photos | L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de (...)

Nicolas Bros | Jeudi 13 décembre 2018

Longitudes et passions

L'exposition Longitudes qui débute aujourd'hui au Méliès Café, revêt un caractère particulier pour les équipes du Petit Bulletin. En effet, la trentaine de photographies en noir & blanc proposées dans le couloir et la salle principale du bar attenant au cinéma stéphanois, a été réalisée par Niko Rodamel, un de nos journalistes. Proposant sa vision du voyage, il nous entraîne de New York à Barcelone, en passant par Berlin, la Suède, le Cameroun et Saint-Étienne. « Je profite de cette exposition pour présenter trois extraits d'une série inédite, Mémoire, dans laquelle je mets en résonance des photographies réalisées dans divers endroits du globe et des images d'archives glanées au cours de mes recherches, détaille le photographe. Les diptyques racontent ainsi des histoires où le présent interroge le passé, entre fiction et réalité. Il est ici question d'identité et de territoire, d'ancrage et de déracinement. » Une occasion de découvrir l'excellent travail de ce passionné de jazz mais également de ses pérégrinations dans différentes cultures et contrées. Longitudes, expo photo de Niko Rodamel, au

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La recette pour s'aimer

Danse | "Au tango comme en amour, on n'est rien sans son partenaire". Comment faire pour aller à sa rencontre, dépasser la peur de l'autre ? Comme on fait un (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 avril 2018

La recette pour s'aimer

"Au tango comme en amour, on n'est rien sans son partenaire". Comment faire pour aller à sa rencontre, dépasser la peur de l'autre ? Comme on fait un flan. Prenez quatre musiciens, un couple de danseurs, une pincée d'humour, un peu de rêve. C'est prêt. A déguster sans modération. L'amour au flan, jeudi 26 avril à 20h30 au Centre Culturel du Sou

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Dans les pas d’Evora

Sono mondiale | Du Cap-Vert, vous connaissiez sûrement la "Diva aux pieds nus" (Diva dos pés descalços), Cesaria Evora. Dans le sillage de cette immense chanteuse, plusieurs artistes ont émergé dont Mariana Ramos, née à Dakar mais originaire de l'île.

Niko Rodamel | Mercredi 5 avril 2017

Dans les pas d’Evora

L'aura de l'irremplaçable Cesaria Evora plane encore et toujours sur les îles du Cap-Vert. Dans son sillon, une nouvelle scène artistique tente de préserver la mémoire musicale du Petit Pays, là-bas mais aussi un peu partout dans le monde. Mariana Ramos compte parmi les expatriées les plus fidèles aux origines. Née à Dakar, la jeune Mariana rejoindra ses parents venus en France pour travailler, après une douce enfance au pays, élevée par sa grand-mère et bercée par les rythmes de son père, Toy Ramos alias Toy de Bibia, guitariste du groupe Voz de Cabo Verde. Adulte et française d'adoption, elle découvrira Nougaro, Jonasz, mais aussi Ella Fitzgerald et Rickie Lee Jones, se produisant parfois avec son père mais aussi chantant et dansant dans un groupe de rock, avant d'opérer un retour aux sources en rencontrant notamment l'un des compositeurs de Césaria Evora, Téofilo Chantre. La chanteuse (re)trouve alors enfin son chemin, une voie toute tracée qu'elle a failli perdre en route à force de dispertion. Suivront, à partir de l'année 2000, cinq albums. Saudade intranquille

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L’homme derrière le saxophone

Photos | « Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée (...)

Marlène Thomas | Mercredi 4 janvier 2017

L’homme derrière le saxophone

« Retrouvez l’homme derrière le musicien », voilà l’objectif de l’exposition Jazz à hauteur d’hommes, du photographe Niko Rodamel, qui sera présentée du 11 janvier au 18 février à la Galerie Noir & Blanc. Depuis dix ans, Niko parcourt les différents festivals et concerts de jazz de la région, pour en capturer les plus beaux moments. Mais, après avoir réalisé plusieurs expositions sur des artistes en train de jouer, l’envie lui est venue de les dévoiler autrement. « Je veux montrer l’homme (ou la femme) plus que le musicien, lors de moments où ils sont en dehors de la musique, où leurs attitudes sont différentes. Ils n’ont plus le masque du musicien, ils sont normaux », décrit-il. Une trentaine de clichés en noir et blanc témoigneront des moments privilégiés que le photographe a pu vivre avec les artistes : lors de séances photos pour des portraits, dans les loges, ou encore lorsque sur scène, les artistes, pensifs, posent leurs instruments. « Lorsqu’ils ne sont plus sous le feu des projecteurs, ils redeviennent de simples humains, ils aiment bien parler bonnes tables, médecines douces, mais aussi beaucoup de musique,

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Quand le Pilat se pose des questions sur ses "migrants"

SCENES | Pour sa 29ème édition, le festival de théâtre contemporain de Pélussin se saisit tout aussi bien des grands sujets d’actualité que des petites anecdotes du quotidien en propulsant de jeunes compagnies prometteuses. A boire et à manger mais surtout à réfléchir !

Houda El Boudrari | Mardi 5 juillet 2016

Quand le Pilat se pose des questions sur ses

Bientôt trente ans que le mois d’août vibre, pendant une semaine, au rythme de la passion du théâtre du charmant village de Pélussin. Les Bravos de la Nuit se renouvelle cette année en accueillant la compagnie Sens Inverse pour une résidence d’un an sur la migration dans le Pilat Rhodanien. A l’heure où la peur du migrant cristallise le mal-être de nos sociétés contemporaines, le village de Pélussin choisit de porter un autre regard sur ces mouvements d’exode et de transhumance qui ont toujours traversé l’humanité d’ici et d’ailleurs. « Nous sommes tous à un moment en migration. Les enfants partent pour leurs études, reviennent ou non. Nous arrivons pour un travail, pour notre retraite ou, au contraire, c’est le moment de partir. Nous voyageons par nécessité, par hasard ou au gré d’une rencontre. Nous venons de Saint-Étienne, de Lyon, ou de plus loin, voire encore plus loin ! ». Dialoguer avec la mort Questionnement, réflexion, remise en question…mais pas que ! Les amateurs de légèreté et de douce poésie estivale auront tout intérêt à faire le déplacement à Pélussin. Comme chaque année, le festival donne la part belle aux contes qui ravis

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Sous la peau, l’amour

SCENES | La majorité des fictions tourne autour de l’amour. Et on ne s’en lasse pas surtout quand l’angle pris pour raconter une histoire est singulier. (...)

Florence Barnola | Mardi 3 mai 2016

Sous la peau, l’amour

La majorité des fictions tourne autour de l’amour. Et on ne s’en lasse pas surtout quand l’angle pris pour raconter une histoire est singulier. C’est le cas de Surface(s), une performance théâtrale, dansée et filmée. Le binôme de metteurs en scène Maud Peyrache et Grégory Bonnefont nous invitent à la table d’un couple, sur laquelle trône un gratin de courgettes. Tout part de la courgette pour nous conduire, en passant par l’écriture, à la peau, la surface du corps. « Il n’y a pas d’intrigue particulière du genre : l’amant dans le placard et pourtant il y a quelque chose », explique Gregory Bonnefont, « Ce quelque chose serait le mystère de la présence de l’autre. L’autre et sa présence, que l’on comprend par la vue, par le toucher et le rapport à cette peau. » Une peau tellement obsessionnelle qu’elle s’affiche sur les murs de l’appartement le transformant en mémoire des corps… Pour Maud Peyrache, « Il s'agit de poser des questions sur nos manières de vivre ensemble, en couple, à deux ou à plusieurs. Le point de vu apporté tente de prendre en compte les multiples couches qui fondent chaque instant, de s'attarder sur cette surface pour voir ce qu'y

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Escales vagabondes

ARTS | La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

Escales vagabondes

La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du photographe et cher collègue Niko Rodamel. Présentée au Nouveau Théâtre de Beaulieu, du 29 avril au 2 juin, cette présentation retrace, en une trentaine de photographies, les différents instants et rencontres qui ont marqué l’artiste durant ses périples. « Je fais de la photo pour faire des rencontres. J’aime me sentir étranger chez les autres » confie-t-il. Principalement inspiré par la vie citadine, le photographe globe-trotter avait déjà réalisé deux expositions à la suite de ses voyages : Carnets d’Europe et Silhouettes. Cette fois-ci, les clichés repoussent les frontières de notre continent et se lient, en fonction de la ressemblance des situations capturées. « Je me nourris de mes séjours et de mes rencontres, ici ou ailleurs, pour me sentir pleinement vivant, avec la simple envie d’aller voir là-bas si j’y suis » explique Niko Rodamel. Photographier : un prétexte pour revivre sans cesse de nouvelles escapades, découvrir de nouveaux horizons, tout en se retrouvant lui-même.

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Thérapie scénique

MUSIQUES | Est-il vraiment utile de présenter encore cette immense artiste qu’est Fatoumata Diawara ? Véritable touche-à-tout à la personnalité bien trempée, la (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 février 2016

Thérapie scénique

Est-il vraiment utile de présenter encore cette immense artiste qu’est Fatoumata Diawara ? Véritable touche-à-tout à la personnalité bien trempée, la trentenaire s’illustre aussi bien (et toujours avec brio) dans la chant, la danse, la pratique instrumentale, la comédie musicale, le cinéma ou le théâtre… rien que ça ! Ses nombreuses collaborations l’ont fait parcourir le monde entier, comme une fuite en avant. Partout elle a pu faire éclater son talent, s’appuyant bien sûr sur ses racines africaines, aux côtés des chanteuses Oumou Sangaré, Dee Dee Bridgewater et Mamani Keita, auprès d’Herbie Hancock et, plus récemment, en tournée avec le pianiste cubain Roberto Fonseca. Sur scène, la chanteuse-guitariste livre un véritable ode à l’Afrique. Des ballades d’une grande sensualité, un folk-blues à l'africaine inspiré par la harpe wassalou. Les textes interpellent en dénonçant l’excision, le mariage forcé ou l'éducation des enfants par d'autres parents. Mais Fatoumata chante, en filigrane, sa propre histoire : les souffrances d’une enfance déchirée entre Côte d’Ivoire et Mali, avant la fugue à Paris. Pour échapper aux griffes de la société ouest-africaine qui aurait p

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Dédale A45

ARTS | Grégory Bonnefont, auteur, comédien et metteur en scène et Niko Rodamel, photographe et journaliste, ont mêlé leurs arts pour l’exposition Avant l’A45 ? Laissez parler les terres. En trois temps, cette « introspection territoriale » questionne le projet de l’A45 d’un point de vue neutre, entre détracteurs et défenseurs.

Marlène Thomas | Lundi 4 janvier 2016

Dédale A45

« J’ai grandi avec le projet de l’A45 sur mes terres. Très jeune, je me souviens du géomètre foulant le pré de mes grands-parents pour tracer l’autoroute », raconte Grégory Bonnefont. Cet homme de théâtre a eu l’idée de ce projet en triptyque, composé d’une exposition photographique réalisée avec le photographe Niko Rodamel, d’une pièce de théâtre et d’un débat. Au centre de ces créations, le projet très controversé de construction de l’autoroute A45, entre la Fouillouse et Brignais, pour désenclaver l’A47, notamment au niveau de Givors. Depuis plusieurs générations, ce nouveau tracé plane au-dessus de la vie des Ligériens et Rhodaniens, telle une épée de Damoclès pour certains, ou une baguette magique pour d’autres… Accomplissement d’un long travail d’une année, l’exposition, déjà présentée à la Buire jusqu’au 16 janvier, constitue au départ une réflexion citoyenne. Les deux hommes, en sillonnant monts, vallées et autoroutes, ont pris conscience du caractère sensible et fondamentalement politique de ce projet. En dix-huit tirages, l’exposition retrace avec brio les problématiques inhérentes à ce nouvel axe routier et à la diversité des opinions des nombreuse

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« Beauté et clarté riment avec Saint-É »

MUSIQUES | S'offrant un joli pied-de-nez au salmigondis néo-zolien du « Monde », Sandrine Duplat, étudiante en Master 2, réunit quatre immenses ambassadeurs d'une (...)

Alain Koenig | Mardi 29 septembre 2015

« Beauté et clarté riment avec Saint-É »

S'offrant un joli pied-de-nez au salmigondis néo-zolien du « Monde », Sandrine Duplat, étudiante en Master 2, réunit quatre immenses ambassadeurs d'une cité en quête de renouveau, qui, de surcroît, partagent la même inappétence pour le "bling-bling". Niko Rodamel, photographe rare. D'un seul cliché, restituer la quintessence d'un onirisme sensuel, humaniste, tenace est l'apanage des grands. Reflet de la vie ou de sa désertion, le regard de Niko laisse toujours une demi-teinte ambiguë au fond du palais. Primesautière, reine de l'auto-dérision et du boa fluo, la mezzo-soprano Catherine Séon triomphe actuellement dans Ferme la porte quand tu chantes avec François Jacquet et Laurent Touche. Elle troquera à cette occasion, le gaga pour Massenet et sera accompagnée au piano du compositeur Pascal Descamps. dont la puissance lyrique laisse immanquablement l'auditeur bouleversé. Après avoir triomphé avec son Requiem aux Invalides, dans la Loire et bientôt à Montbrison, préparant une nouvelle fresque symphonique et vocale, il (re)donnera la mesure de son immense talent dans une commande de l'ensemble féminin Artmilles. À sa tête, la rigueur bienveillante et juste de Céci

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Le Souffle

ECRANS | D’Alexander Kott (Russie, 1h37) avec Elena An, Karim Pakachakov…

Christophe Chabert | Mardi 9 juin 2015

Le Souffle

Face au Souffle, on pense spontanément à un autre film venu de l’Est : La Terre éphémère, sorti en fin d’année dernière et hélas trop peu vu. Alexander Kott, comme George Ovashvili, situe son film dans un bout de terre abandonnée (une maison branlante, un arbre, un lit qui sert de banc et le désert partout autour) où vivent un père et sa fille, très belle et saisie à l’âge de ses premiers émois. Deux garçons lui tournent autour, un Kazakh et un Russe, et de mystérieux militaires font irruption dans ce no man’s land sans qu’on sache précisément pourquoi. La comparaison ne s’arrête pas à l’intrigue : elle est aussi dans le dispositif formel, où l’absence totale de dialogues et le choix d’une sidération visuelle permanente s’équilibrent constamment. De chaque plan émane une spectaculaire beauté, la lumière, les compositions et les positions des acteurs créant une harmonie absolue. Il y a bien sûr un risque, que La Terre éphémère contournait par un sens solide de la dramaturgie : celui de tomber dans l’exercice de style contemplatif, de

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Tessotte ! Une clown décalée du bocal…

THEMATIQUE VIDE | En bientôt dix ans Marie Teyssot s’est frottée à bien des publics, pour l’essentiel en France, en Ecosse et en Belgique. Si Olala !!! est son premier (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 mars 2015

Tessotte ! Une clown décalée du bocal…

En bientôt dix ans Marie Teyssot s’est frottée à bien des publics, pour l’essentiel en France, en Ecosse et en Belgique. Si Olala !!! est son premier vrai spectacle de clown, il est né comme un aboutissement suite aux quatre numéros précédemment écrits et joués tous azimuts. Après son passage par l’école des Beaux Arts (diplômée du DNSEP avec mention) en trois temps deux mouvements à Saint-Etienne, Clermont-Ferrand puis Valence, l’artiste séjournera trois saisons en Finlande puis plus longuement à Paris où elle suivra l’enseignement de l’école du cirque Annie Fratellini, avant de finalement revenir dans la cité stéphanoise. Flâneuse et chineuse, attentive au moindre détail qui déraille, Mam’zelle Teyssot fut également été atteinte du syndrome de la bicyclette, photographiant sans relâche les vélos abandonnés, désossés ou laissés pour morts, mais ça c’est une autre histoire… Nouveau chapitre de sa vie en dents de scie musicale, Tessotte, son clown, est ainsi riche de tout le parcours artistique de Marie (fait de valises, de savons, de vélos, de routes…) et de son expérience du cirque comme du spectacle de rue. Du haut de ses talons, Tessotte ne manque pas de talent. Elég

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La Botte pleine de musique

MUSIQUES | Chef de gare dans le Piémont jusqu'en 2007, Gianmaria Testa est un auteur-compositeur-interprète autodidacte comme on en voit peu. Avec finesse, il chante mélancolies et bonheurs de la vie. "Men at work", son live sorti en 2013, a marqué les 20 ans d'une discographie taille patron. Il revient fin mars dans la Loire pour nous donner un peu de sa poésie. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 4 mars 2014

La Botte pleine de musique

Italie, terre sacrée de musiques entraînantes et entêtantes... Tu ne nous as pas toujours gâtés ces dernières décennies, en nous envoyant les Ricci e Poveri, Umberto Tozzi et autres Eros Ramazotti. Heureusement qu'en écoutant de plus près, tu regorges de talents bruts. A l'instar de Paolo Conte, Gianmaria Testa fait partie des ces artistes incontournables de la scène italienne contemporaine. Guitariste autodidacte, cet ancien chef de gare piémontais est un musicien et un auteur d'une grande qualité. Depuis son premier album solo Montgolfières sorti en 1995, le "Brassens italien" s'est tracé une belle route artistique entre la mélancolie et la joie, deux sentiments qu'il chante à merveille. Parallèlement, il n'hésite pas à tenter diverses expériences musicales comme le concept-album Da Questa Parte del Mare en 2006 sur le thème des migrations modernes et à l'appartenance culturelle ou encore Altre Latiduni, un album dénudé, minimal et acoustique sorti en 2003. Gianmaria Testa s'entoure également de quelques noms parmi les plus imposants du milieu du jazz. On a retrouvé à ses côtés sur scène les prestigieux Frères Moutin, le trompettiste David Lewis, le

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Primo Vere

ARTS | Nuits, comme acmé d'un hiver qui dénoue sa ceinture sur un mois d'avril des petites expos photos ; qui bourgeonnent cette année, en mineur, quoique bien décidées. retrouvons au pied de la lettre, inter-textuel ou palimpseste, le travail binôme de Niko Rodamel ; les nuits de la boîte noire, et l'événement tout récent expolaroïd.

Marlène Thomas | Vendredi 22 mars 2013

Primo Vere

« Quel est le travail de la mémoire ? À quoi s'accroche-t-elle ? Qu'est-ce qu'elle vous donne en échange ? » Dixit Monique Lange, dans Les cabines de bains. « Les petits carrés blancs » sont sans trace, sans mémoire, sans série. Le Little Soba et l'atelier Hors Cadre participent à l'exposition collective EXPOLAROID à la résonance nationale et internationale. Une collection d'instantanés apprêtée À l'Unique : « qui ne passe sa cause sur rien ». Vérité verte, en herbe, expérience d'un succès, portraits qui ferment les yeux, paysages qui penchent la tête. Totem de poche. Le « pola » fige l'air vrai, dégourdit l'anecdote, « proche-évanouie », noté(e). Répertoire de touches où l'aléatoire badine, anticipé ou récupéré. Un herbier d'ex-voto qui sublime l'unicité fétiche du moment qui réfléchit. L'objet/tout, intuition et spontanéité confondues, consécutif au geste : l'objet complet a son étoffe loquace. Memento. Entre autre encore, repris par la galerie de l'Agenda le cycle des réminiscences culmine avec Nuits et le collectif de la Boîte Noire, dans une mosaïque de noirs où palpite en halos indistincts, furtif,

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