Maguy Marin, invitée spéciale

Nicolas Bros | Mardi 8 mars 2016

Photo : Maguy Marin © Michel Cavalca


Alors qu'en janvier dernier, son spectacle BiT a rempli La Comédie de Saint-Étienne, la chorégraphe Maguy Marin récidive avec Singspiele du 9 au 12 mars dans cette même salle. Mais, cerise sur le gâteau, elle viendra également à la rencontre des Stéphanois lundi prochain à 18h30.
Cette grande figure de la "danse-théâtre" a dirigé dirigé le Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape (Rhône) jusqu'en 2011. Puis elle a créé un centre d'art, Ramdam, à Sainte-Foy-lès-Lyon (Rhône).

Artiste souvent qualifiée de résistante, Maguy Marin est attachée à la liberté et au pouvoir de l'art pour faire avancer les choses et le débat. « L'engagement de l'artiste est la force qui permet de ne pas oublier. À un moment de l'histoire où le capitalisme se donne l'air d'avoir gagné sur tous les fronts, il y a pourtant des résistances multiples et diverses qui font que le monde ne va pas se laisser faire. Les artistes sont là pour donner du courage à ceux qui veulent changer le monde.» Des pensées qu'elle viendra donc discuter et partager avec le public stéphanois.

En attendant, n'hésitez pas à visionner la rencontre vidéo entre Maguy Marin et l'équipe du Petit Bulletin Lyon à la fin du mois de février :

Rencontre avec Maguy Marin, lundi 14 mars à 18h30 à la Comédie de Saint-Étienne, entrée gratuite sur réservation au 04 77 25 14 14


Maguy Marin

Chorégraphe
La Comédie de Saint-Etienne Place Jean Dasté Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Au bon moment, au bon endroit

Danse | Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Au bon moment, au bon endroit

Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être saisie. Surtout quand elle entre en résonance avec l'exposition d'Hassan Sharif dans l'écrin du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne. Madoka Kobayashi aura tout le loisir de dialoguer avec les oeuvres plastiques de l'artiste du Moyen-Orient. Kaïros, samedi 12 juin à 11h et 14h au Musée d'art moderne et contemporain (spectacle reportée en 2022)

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Slalom : Sortie de piste

Drame | ★★★☆☆ Un film de Charlène Favier (Fr-Bel, 1h30) avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud…

Vincent Raymond | Mercredi 2 juin 2021

Slalom : Sortie de piste

Lyz, 15 ans, intègre une classe de ski-études. Délaissée par ses parents, l’adolescente douée va rapidement passer sous la coupe d’un entraîneur abusif… À l’instar de la pratique du ski, le traitement de certains sujets sensibles réclame du tact et de l’équilibre ; le moindre faux-pas entraînant une chute fatale. Celui dont Charlène Favier s’empare à beau croiser une double actualité — la mise au jour de scandales dans l’univers des sports de glace en particulier et l’avénement du mouvement #MeToo en général —, il n’était pas exempt d’un risque de manichéisme, en (sur)chargeant facilement le coupable, ou en édulcorant ce qu’elle représente. Au contraire a-t-elle choisi de montrer la construction d’une mécanique d’emprise dans son détail, dans la complexité de son irrésistible déploiement, ne cachant pas l’existence d’une responsabilité collective — un “terreau favorable” pour un prédateur. En découle l’apparente acceptation de la victime, son mutisme malgré les appels à l’aide. Admirablement servi par le duo Noée Abita-Jérémie Renier, duo qui ne s’épargne rien dans

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Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

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Benoît Lambert : « Saint-Étienne, une ville qui possède une histoire forte avec le théâtre »

Rencontre | Benoît Lambert vient d'être nommé directeur de La Comédie de Saint-Étienne et de son école attenante. Nous nous sommes entretenus avec lui pour en savoir davantage sur la vision qu'il porte sur Saint-Étienne mais également sur ses projets à venir pour le Centre dramatique stéphanois. Échanges.

Nicolas Bros | Mardi 2 février 2021

Benoît Lambert : « Saint-Étienne, une ville qui possède une histoire forte avec le théâtre »

Pourquoi avoir fait le choix de candidater pour la direction de La Comédie de Saint-Étienne ? J’ai candidaté à Saint-Étienne, c’est important de le dire. Ce n’est pas un hasard. Je dirige actuellement le théâtre de Dijon pour lequel j’avais candidaté il y a 8 ans pour des raisons très précises. C’est la même situation avec Saint-Étienne. D’abord, La Comédie de Saint-Étienne est une maison que je connais pour l’avoir fréquentée. Arnaud Meunier m’avait demandé d’être le parrain de la promo 25, la première qu’il avait recrutée à son arrivée. Cela m’a permis de travailler à La Comédie, avec les élèves… Mes spectacles y ont également été accueillis. J’ai passé du temps dans la ville, une ville que j’apprécie beaucoup. Donc la question de cette candidature n’était pas simplement de venir travailler mais de venir vivre à Saint-Étienne, ce qui correspond à un enjeu important pour moi. Ce théâtre a également un tel essor sous l’impulsion d’Arnaud Meunier, qu’il est devenu un des plus beaux théâtres de France. Ce n’est pas de la flagornerie. Ce nouveau bâtiment, le développement de l’école, … c’est un rêve. Et je dois dire aussi que je suis un héritier idéologiq

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Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Mercato | Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa (...)

Nicolas Bros | Vendredi 29 janvier 2021

Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa succession. Ce metteur en scène est directeur du Théâtre Dijon Bourgogne depuis janvier 2013. Il a été élève à l'École Normale Supérieure avant de suivre des cours de théâtre avec Pierre Debauche au début des années 90. Du côté de la scène, il a notamment créé trois pièces de François Bégaudeau : La Grande Histoire en 2014, La Devise  en 2015 et La Bonne Nouvelle en 2016. Il a toujours la volonté de mettre la jeunesse en avant comme le prouve sa mise en scène de Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux en 2017, où il dirige quatre jeunes acteurs en contrat de professionnalisation. Enfin, Saint-Étienne n'est pas

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"Slalom" : Sortie de piste

ECRANS | ★★★☆☆ De Charlène Favier (Fr.-Bel., 1h30) avec Noée Abita, Jérémie Renier, Marie Denarnaud… sortie le 16 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Lyz, 15 ans, intègre une classe de ski-études. Délaissée par ses parents, l’adolescente douée va rapidement passer sous la coupe d’un entraîneur abusif… À l’instar de la pratique du ski, le traitement de certains sujets sensibles réclame du tact et de l’équilibre ; le moindre faux-pas entraînant une chute fatale. Celui dont Charlène Favier s’empare a beau croiser une double actualité — la mise au jour de scandales dans l’univers des sports de glace en particulier et l’avénement du mouvement #MeToo en général —, il n’était pas exempt d’un risque de manichéisme, en (sur)chargeant facilement le coupable, ou en édulcorant ce qu’elle représente. Au contraire a-t-elle choisi de montrer la construction d’une mécanique d’emprise dans son détail, dans la complexité de son irrésistible déploiement, ne cachant pas l’existence d’une responsabilité collective — un “terreau favorable” pour un prédateur. En découle l’apparente acceptation de la victime, son mutisme malgré les appels à l’aide. Admirablement servi par le duo Noée Abita-Jérémie Renier, duo qui ne s’épargne rien dans l’épreuve, ce film va au-delà du “dossier“ en offra

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Boule à paillettes

Théâtre | En la voyant posée sur le bureau de tonton Gilbert, on a toujours trouvé ça très moche. Tantôt utilisée comme presse-papier, tantôt comme objet de décoration ou comme (...)

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Boule à paillettes

En la voyant posée sur le bureau de tonton Gilbert, on a toujours trouvé ça très moche. Tantôt utilisée comme presse-papier, tantôt comme objet de décoration ou comme gadget pour amuser les enfants, la boule à neige est bien souvent considérée comme le comble du mauvais goût… Mais si l’on s’accorde généralement sur son côté kitsch, que se cache-t-il, derrière ceux et celles qui les collectionnent ? Boule d’histoires Exposées aux yeux de tous sur une étagère au milieu du salon, ou secrètement gardées dans une malle du grenier, les boules à neige renferment un tas d’aventures, des voyages, des récits. La légende d’un artisan-verrier qui aurait conçu la toute première pour conquérir sa douce. L’histoire de l’exposition universelle de 1878, où les maîtres-verriers étaient mis à l’honneur. Celle de la deuxième exposition universelle de Paris, en 1889, où ceux qui étaient venus admirer la grande tour Eiffel repartirent avec une miniature enflaconnée. Celle du Front populaire, qui vit naître de l’instauration des congés payés une déferlante de boules, que chacun ramenait alors en souvenir comme pour dire « regarde où j’étais cet été ! » Et puis… Celle de

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Cécile Laloy – In/danse/ité

Portrait | La chorégraphe et danseuse Cécile Laloy fait vivre son art au sens premier du terme, avec fragilité et humanité. Une artiste également attachée au territoire ligérien dans lequel elle évolue et créé depuis 2013. La preuve avec sa dernière production IE [famille] qui verra le jour en mai 2021 en primeur à la Comédie de Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Cécile Laloy – In/danse/ité

Dès qu’on évoque son travail, Cécile Laloy a les yeux qui s’illuminent. On y perçoit une passion et un engagement total, qui collent bien à son parcours artistique et aux créations qu’elle a déjà proposées au public au cours des dernières années. Née en région parisienne, Cécile Laloy a beaucoup voyagé avec sa famille via des déménagements successifs en Auvergne et Rhône-Alpes. « J’ai un parcours assez conventionnel, explique-t-elle. J’ai fait de la danse classique petite mais c’est au lycée que j‘ai eu envie de pousser un peu en allant dans un lycée aux horaires aménagés. Nous avions école le matin et danse l’après-midi. Puis j’ai intégré le CNSMD, Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon. » «Les arts martiaux possèdent un rapport au concret, ce qui me manquait parfois dans la danse. » Kung fu, clown et fragilité humaine Un parcours en effet assez classique, mais finalement pas tant que ça, puisque la chorégraphe ne s’est pas seulement nourrie des pas chassés et d’arabesques. « Parallèlement à ce cursus, j’ai fait beaucoup d’arts martiaux (notamment du kung f

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5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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La Comédie cherche sa direction

SCENES | Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 septembre 2020

La Comédie cherche sa direction

Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier en fin d'année à Grenoble. Une annonce a été postée par la structure d'art dramatique stéphanoise. Avis aux intéressés ! Nous en profitons pour vous rappeler que la saison 20/21 débutera dès le 17 septembre prochain avec le spectacle Angels in America. Toutes les dates sont à retrouver sur cette page.

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Une aussi longue absence

Panorama ciné septembre 2020 | Comédies, documentaires, animation, expérimental ? Tout à la fois, et à profusion ! Et sans blockbuster ni films primés dans les festivals pour capter tous les regards, il faut laisser libre cours à sa curiosité histoire de multiplier les expériences, les sensations, les découvertes…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une aussi longue absence

Non fiction L’aventure intérieure du confinement aura-t-elle rendu plus perméable à l’écoute du monde ? Idéal pour voyager en conscience à travers l’histoire et le temps — y compris ici et maintenant —, le documentaire étend le périmètre de nos terræ cognitæ. Et nous conduit entre le Mali et Cuba à la rencontre des survivants d’un orchestre de world music avant l’heure dans Africa Mia de Richard Minier & Edouard Salier (16 septembre), sorte de Buena Vista Social Club marqué par la poisse et la mélancolie. En Macédoine, à la découverte de l’ultime apicultrice traditionnelle du pays se faisant parasiter par une famille tuyau-de-poêle s’installant à côté de chez elle dans l’intrigant Honeyland de Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (même date). À Lyon, dans les coulisses d’une équipe de talents hauts : les footballeuses de l’OL raflant tous les titres de leur saison et créant leur légende devant la caméra de Stéphanie Gillard pour Les Joueuses #paslàpourdanser (depuis le 2 septembre). À Brive-la-Gaillarde, avec le

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Et après ?

Témoignages | Nous avons demandé à quelques responsables de lieux culturels où ils en étaient et comment ils envisageaient la suite des événements... Propos recueillis par Cerise Rochet et Nicolas Bros

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Et après ?

Flou complet au Zénith « Très honnêtement, nous n'avons pas une grosse visibilité sur l'automne » Sylvie Liogier, directrice du Zénith Saint-Étienne ne cache pas ses inquiétudes... « Nous sommes fermés jusqu'à fin août, avec des reports de spectacles sur la fin de l'année et sur 2021. Si on peut jouer dans des conditions "normales", c'est-à-dire avec du gel hydroalcoolique, un choix laissé aux spectateurs de porter ou non le masque et sans distanciation, ça reprendra normalement. Si la règle des 4 m² est encore là, ce n'est pas jouable ! Si nous ne pouvons faire rentrer que 1 500 personnes au Zénith, ce n'est pas rentable et pas confortable pour le public qui, lui, vient pour se détendre. » Pour la plus grande salle du département, l'impact économique est très important. « C'est catastrophique. Si on ne pouvait pas jouer jusqu'à janvier 2021, ce serait un impact de plus d'un million d'euros... confie la dirigeante. Je ne connais pas de société qui peuvent tenir avec deux mois de recettes et 10 mois sans recette. On sait qu'il y a des périodes plus calmes que d'autres mais là, ce n'est pas tenable ni pour nous, ni pour l

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Trois moments de la vie d'une reine

Danse | Après une "Cendrillon" d'anthologie suivie de "La Belle et La Bête" et "Noé", Thierry Malandain nous offre sa dernière création, le sublime ballet "Marie-Antoinette" qui raconte à sa façon la vie incroyable de cette reine venue d'Autriche.

Monique Bonnefond | Mercredi 4 mars 2020

Trois moments de la vie d'une reine

Thierry Malandain pouvait-il retracer la totalité du destin de Marie-Antoinette ? « Pour entamer ce pan de l'histoire, dit-il sur le site concertclassic.com, j'aurais dû toucher au politique et cela devenait trop énorme, trop complexe. » Le chorégraphe a donc choisi de se concentrer sur différents moments qui ont marqué le quotidien de la reine à Versailles. Il dresse en 14 tableaux émouvants et délicats une fresque qui va de son arrivée à la cour à 14 ans où, un soir d'orage, est célébré son mariage avec le futur Louis XVI âgé de 15 ans, à l'envahissement de Versailles par des "gilets jaunes" de l'époque et à l'échafaud. Pour la musique qui permet de cerner l'héroïne, Haydn, que Marie-Antoinette affectionnait particulièrement, s'est imposé. Malandain, qui a "'art de mettre au diapason les entrechats et les coups d'archets", a choisi trois de ses symphonies intitulées n.6 Le Matin, n.7 Le Midi, n.8 Le Soir, faisant parfaitement écho au destin de Marie-Antoinette. Versailles, les fastes d'un monde enfui Thierry Malandain ne prétend pas faire revivre le destin de la dernière reine de France. « Transcri

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"Jojo Rabbit" : J’avais deux camarades

Raté | Un garçonnet dont le confident imaginaire est Hitler, se retrouve à sauver des nazis une orpheline juive. Taika Waititi s’essaie au burlesque dans une fable maladroite ne sachant jamais quel trait forcer. Une déception à la hauteur du potentiel du sujet.

Vincent Raymond | Mercredi 29 janvier 2020

Allemagne, années 1940. Tête de turc de sa section des Jeunesses hitlériennes, le malingre et craintif Jojo trouve du réconfort auprès d’un ami imaginaire, Adolf en personne. Tout s’embrouille lorsqu’il découvre une adolescente juive cachée dans les murs de sa maison… L’accueil enthousiaste rencontré par Jojo à Toronto, doublé d’un Prix du Public, en a fait l’un des favoris dans la course à l’Oscar. Sur le papier, le postulat du film a de quoi susciter la curiosité tant il semble cumuler les transgressions volontaires. Résumons : Jojo conte tout de même la fin de la Seconde Guerre mondiale côté allemand du point de vue d’un jeune féal du Führer en adoptant un registre absurdo-burlesque avec des stars populaires, le tout sous la direction de Taika “Ragnarok” Waititi qui s’adjuge de surcroît le rôle d’Hitler. Ça fait beaucoup, mais pourquoi pas si une cohérence supérieure gouverne les choses. Ce n’est malheureusement pas le cas. Hitler ? Connais pas… Waititi ne sachant pas quel ton maintenir, son film apparaît violemment hétérogène. Taillant sur mesure ses séquences aux pr

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Partager nos différences

Danse | Le thème de la différence ne cesse d'alimenter la réflexion et de susciter de vives réactions. Le spectacle Entité(e)s s'empare de ce thème délicat et questionne notre besoin d'être différents, uniques.

Monique Bonnefond | Mercredi 8 janvier 2020

Partager nos différences

Que serait un monde uniforme, monochrome, peuplé d'individus identiques impossibles à différencier ? La création Entité(e)s d'Anne-Charlotte Schoepfer, jeune chorégraphe à la forte personnalité, est née de la constatation sur les réseaux sociaux que tout le monde se ressemblait sous la pression de la société contemporaine de surconsommation, de diktat de l'image. Nous sommes invités "à consommer les mêmes produits", à fréquenter les mêmes lieux où il faut être. À travers son expérience de danseuse, Anne-Charlotte s'est rendu compte que les danseurs se voient aussi, parfois, forcés d'entrer dans un moule imposé par un chorégraphe dont ils deviennent le moyen de communication. Au début d'Entité(e)s, les trois danseuses, parfaitement ensemble, explorent de manière identique, l'espace entre terre et ciel dans une gestuelle contemporaine qui s'alimente de l'énergie du mouvement. La musique originale créée spécialement pour le spectacle, donne le tempo et les danseuses le suivent fidèlement. Pendant douze minutes, chaque chose est à la place indiquée. Puis... Un spectacle toujours différent L'une des danseuses, mue par un impérieux besoin d'exis

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Juste un échange

Danse | Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 décembre 2019

Juste un échange

Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la somptueuse pièce Dans la solitude des champs de coton où se rencontrent deux hommes que rien ne réunit sinon un accord tacite entre un client qui cherche une chose qu'il n'a pas et un dealer qui la possède, le spectacle Deal repose sur ce prétexte à la discussion et à la confrontation. Les deux circassiens-danseurs Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde investissent les figures du client et du dealer, se livrant à des variations inouïes dans un duo tout en échanges, en jeux d'équilibre de forces, en mouvements croisés. Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque et se donne à voir dans un corps à corps chorégraphié où la beauté du geste le dispute à l'intensité des présences. Topons là ! Deal, du mardi 10 au samedi 14 décembre à La Comédie de Saint-Étienne

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Faire danser le théâtre

Danse | Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 octobre 2019

Faire danser le théâtre

Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu de Musset qui nous plonge dans la Florence débauchée du 16e siècle, sous le joug du tyran Alexandre de Médicis. Pourquoi faire danser le théâtre ? En quoi la danse peut-elle enrichir le théâtre et qu'a-t-elle à lui dire ? Du texte dit (admirablement, par 11 interprètes aussi bons acteurs que stupéfiants danseurs) ou des moments de danse, lesquels vont plus loin ? La danse insuffle son énergie, son érotisme à un texte lui-même bouillonnant. Elle magnifie les mots par sa présence sensuelle, très charnelle. Chaque réplique est suivie d'un geste chorégraphié. Ainsi, les scènes d'orgies inhérentes au pouvoir du duc Alexandre et les scènes de combats ne sont pas seulement dites mais vigoureusement dansées en d'étourdissants tableaux. Ces noces du théâtre et de la danse culminent dans la scène de l'assassinat d'Alexandre par Lorenzaccio. Un spectacle unique, hors normes, alliant subtilement danse et théâtre et où les images en 3D habillent la façade du château de vraies fééries lumineuses. Magique ! Lorenz

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Toujours plus grand

SCENES | "L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Toujours plus grand

"L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul domino pouvant engendrer le meilleur ou le pire, comme le monstre de plastique qui dérive dans le Pacifique. Très préoccupée par l'état de la planète, Virginie Barjonet, danseuse, spécialiste de danse voltige et chorégraphe, propose un spectacle qui évolue entre la terre et l'air, tout de légèreté et de poésie, de doux envols, qui veut mener à la réflexion sur un monde qui déraille. MonDomino, vendredi 4 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Danser la joie

SCENES | Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Danser la joie

Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du hip-hop français. Une danse qu'il a voulue joyeuse, légère, cherchant la poésie « partout où elle se trouve-dans le corps des danseurs, dans le quotidien, mais aussi dans la violence du monde actuel ». Avec une nouvelle écriture, toujours virtuose mais teintée parfois de tendresse et de mélancolie, Kader Attou raconte « avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde » qui est peut-être sa façon à lui de le refaire. Allegria, mardi 1er octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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S'ouvrir à l'autre

SCENES | La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

S'ouvrir à l'autre

La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de l'inexorabilité de l'oubli. Et le mur fut ma porte mêle danse, théâtre, musique et arts numériques pour aborder cette fois la question de l'altérité et des difficultés à rencontrer l'autre. Un comédien et un danseur enfermés dans deux espaces parallèles étriqués se heurtent au mur de l'incommunicabilité. Mais une brèche se creuse et la porte s'ouvre sur un monde onirique plein de beauté. Et le mur fut ma porte, Vendredi 11 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Le théâtre qui danse

SCENES | Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Le théâtre qui danse

Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience artistique au service d'une œuvre majeure, Lorenzaccio. Cette création à six mains répond au même désir de faire danser le théâtre, de chercher du sens à travers le corps et les mots « pour dire le refoulé du texte ». Un subtil mélange très réussi de théâtre, de danse, d'images 3D et de musique électro qui efface la frontière entre les arts vivants. Lorenzaccio, vendredi 11 octobre à l'Opéra de Saint-Étienne

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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Des étoiles et un lapin

Les Kiosques à Musique | Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Des étoiles et un lapin

Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation balayant de nombreux styles, du rock à la chanson en passant par la sono mondiale des quatre coins du globe. Voici nos trois coups de cœur... La pop indonésienne de Stars and Rabbit est à découvrir absolument ! Leur univers à la fois solaire et psychédélique, doux et chaotique, ne peut laisser indifférent : on adore ou on passe son tour. Ce duo connaît un succès exponentiel en Indonésie où il multiplie les passages très remarqués sur les plus grands festivals (vendredi 26 juillet à 22h)... Nous retrouverons également avec plaisir l'afrobeat contagieux du combo parisien des Frères Smith. Leur dernier album en date, Free to go, est le fruit d'un travail collectif comportant de nombreux featurings avec notamment la présence de la chanteuse malienne Mamani Keita ou du chanteur-guirariste-koriste guinéen Djeli Moussa Condé (vendredi 9 août à 22h)... Enfin, forts d'un tout nouvel album, les sept musiciens lyonnais de The Fat Bastard Gang Band seront dans la place avec leur musique kaléidoscopique et leur présence scénique

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La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Cirque québécois | Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La (...)

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Olivier Lépine & Vincent Dubé nous parlent de "La Galerie" la dernière création de la compagnie Machine de Cirque qui est jouée encore ce soir à La Comédie de Saint-Etienne pour le Festival des 7 Collines. En bonus, ils nous chantent aussi un peu de Gilles Vigneault à l'occasion de la La Fête nationale du Québec !

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Heureux élus

SCENES | Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 18 juin 2019

Heureux élus

Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la compagnie Dyptik, Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, ont été sélectionnés, ce lundi 17 juin 2019, dans la catégorie "Nouveau talent, chorégraphie". Une jolie récompense pour les deux artistes stéphanois qui se sont rencontrés et ont appris la danse dans le même quartier.

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En-chanter au château

Festival celtique | Les murailles du Château de Rochetailliée s’apprêtent à vibrer au rythme des tambours, des cornemuses et des pas de danses irlandaises. C'est au au (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

En-chanter au château

Les murailles du Château de Rochetailliée s’apprêtent à vibrer au rythme des tambours, des cornemuses et des pas de danses irlandaises. C'est au au sein ce lieu historique, que les artistes des Roches Celtiques vont, à nouveau, poser leurs valises. Sur ce festival Stéphanois se retrouvent et se découvrent des artistes de tous horizons. Ils arrivent de toute la France ainsi que d'Écosse, d'Irlande, de Hongrie et même de Pologne et d'Italie. Avec 22 concerts programmés, dont deux premières françaises, la fête va battre son plein aux abords du château. Mais les scènes rupisciennes n'ont pas le monopole du festival, qui s'aventurera jusqu'au cœur de Saint-Étienne. Menées par Alberto Massi, les cornemuses de The Heart of Italy Pipe band sonneront, le long des arches de l'Hôtel de Ville, pour le plaisir des passants. Les artistes se mêleront ensuite au public lors de ''masterclass'' qu'ils animeront eux-même au gymnase des Condamines à Saint-Victor. « L'idée, c'est de privilégier la rencontre des musiciens qui viennent au festival avec les Stéphanois et les Ligériens », explique Djamel O'Touïl, directeur artistique du festival. Après une initiation aux tambours écossais, aux

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Une société qui danse

Festival danse & ciné | Le festival DesArts//DesCinés laisse cette année sa place à DAN.CIN.FEST. Un rassemblement qui met à l'honneur un genre cinématographique à part entière et qui a le vent en poupe : le film dansé sociétal. Explications.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Une société qui danse

Exit DesArts//DesCinés, bienvenue à DAN.CIN.LAB. L'association Stéla, après avoir été porteuse entre 2010 et 2018 du festival DesArts//DesCinés à propos des relations entre danse et cinéma, a décidé de réorienter légèrement son action. Depuis la rentrée 2018, c'est une nouvelle plateforme qui permet à l'association de structurer son action autour de différents pôles de travail de projets mêlant danse et image. Ainsi, ce sont quatre activités qui se retrouvent engagées dans ce nouveau projet : DAN.CIN.FILMS pour la production de projets de danse pour l’écran, DAN.CIN.PASS. pour l’accompagnement d’équipes chorégraphiques professionnelles en France et à l’étranger, DAN.CIN.PROD. pour la conception et la production d’événements et DAN.CIN.FEST qui remplace le précédent festival. « L'idée était de regrouper les différentes activités de Stéla autour d'une structure porteuse, avec une concentration sur le film dansé sociétal qui est un genre cinématographique à part, explique Anna Alexandre, directrice de la structure. Il est important de distinguer la vidéodanse qui correspond à de la danse pour l'écran comme les vidéoclips, du film dansé sociétal qui utilise la danse po

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Cosaques toujours

Festival folklore | Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 juin 2019

Cosaques toujours

Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement artistique, économique, social, individuel et collectif ; une véritable ouverture aux autres, à la tolérance, à la citoyenneté. Bref, d'un ensemble de vecteurs de cohésion sociale. Tel est le projet mis en œuvre par le festival Chants Danses et musiques du monde créé en 2005 par l'association Festi' Roche, composée de bénévoles passionnés et dévoués, travaillant inlassablement pour faire découvrir des artistes talentueux dignes des plus grandes scènes. Cette 14e édition sera marquée, entre autres, par la présence exceptionnelle d'un Ballet Russe à Veauche qui accueillera à l'Escale le 14 juin le théâtre de danse d'état "Cosaques de Russie", l'une des principales compagnies de danse professionnelles qui donnera un spectacle unique de très haut niveau. Composée de danseurs bondissants, de musiciens et choristes professionnels à la voix puissante, la troupe fera découvrir un large éventail du folklore russe et la richesse des traditions des cosaques, ces hommes libres des steppes russes. Festival Festi' Roche, vendredi

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Saint-Étienne traite bien ses chiens

Info insolite | Chaque année, le mensuel 30 Millions d'Amis publie son classement des villes « où il fait bon vivre avec les chiens ». Pour son édition 2019, la (...)

Nicolas Bros | Vendredi 17 mai 2019

Saint-Étienne traite bien ses chiens

Chaque année, le mensuel 30 Millions d'Amis publie son classement des villes « où il fait bon vivre avec les chiens ». Pour son édition 2019, la publication place Saint-Étienne à la 5e place sur 42 dans la catégorie villes de plus de 100 000 habitants. La ville gagne ainsi quatre places par rapport au classement de 2018. Le podium étant cette année occupé par Montpellier suivie de Toulouse et de Toulon alors que Saint-Paul (La Réunion), Argenteuil et Saint-Denis ferment la marche. Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne « se félicite » de cette nouvelle tout en poursuivant : « ce nouveau classement positif démontre que depuis 2014, nous avons pris à bras-le-corps ce dossier de la place de l'animal dans la ville. Et cela porte ses fruits. » Plusieurs critères sont retenus pour définir ce classement. On retrouve dans la grille d'évaluation l'accessibilité (aux espaces verts, aux aires d'ébats, aux transports), la propreté (équipements, outils de nettoyage), la sensibilisation et l'engagement (élu délégué, éducation canine, prévention des morsures auprès des enfants, fête de l'animal, campagnes de stérilisation, etc.) ainsi que la médiati

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Fièvre latine

Hip hop latino US | Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Fièvre latine

Il n'est pas si rare d'accueillir des légendes de la musique en terres stéphanoises. Mais des crews cultes du hip hop américain, c'est moins fréquent. Ce sera le cas en ce mois de mai avec la venue de Delinquent Habits au Fil. Leur hip hop latino piochant dans les codes rock, a construit leur réputation. Originaire de L.A., le groupe a connu son apogée dans les années 90 et continue de bousculer les scènes qu'il visite. Car ils connaissent un joli regain depuis la sortie d'un nouvel album en 2017, It Could Be Round Two. S'en suit une belle tournée les menant à se produire pour quelques dates en France cette année, dont celle de Saint-Étienne. Salué par beaucoup, le retour de Delinquent Habits nous ramène forcément vers l'indémodable titre Tres Delinquentes, sorti en 1996, avec lequel ils avaient marqué un grand coup. Mais réduire l'influence du trio à ce seul titre serait bien malvenu. "Los Tres", Ives Irie, Kemo The Blaxican et DJ Invincible, sont aussi forts que Cypress Hill et tout aussi inusables. Delinquent Habits, samedi 25 mai au Fil

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"Les Crevettes pailletées" : Homos au bain

ECRANS | De Cédric Le Gallo & Maxime Govare (Fr., 1h40) avec Nicolas Gob, Alban Lenoir, Michaël Abiteboul…

Vincent Raymond | Jeudi 2 mai 2019

Parce qu’il a lâché une insulte homophobe à un journaliste, la Fédération de Natation oblige Mathias à redore son image en l’envoyant entraîner d’une équipe de water-polo gay. L’objectif ? La qualifier pour les Gay Games. Le problème ? Ils sont très mauvais et Mathias peu motivé… Un merveilleux hasard fait succéder ce film au Grand Bain dont le succès, à la façon d’un Moïse des bassins chlorés, est susceptible de faciliter l’existence dans les salles de ces Crevettes pailletées. Tant mieux pour elles, même s’il n’y a pas de quoi plonger du tremplin des 10m : cette gentille fable célébrant la tolérance à coup de déhanchés suggestifs, de moues mutines et d’exubérance glitter à la Liberace (vous avez dit “cliché ?“) semble bien terne comparée à Priscilla folle du désert, douche australienne maniant le show et froid de la dérision… sans pour autant donner l’impression d’illustrer une version aquatique de Comme ils disent. Le public

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13 bulles d'amour

Danse | Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles (...)

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

13 bulles d'amour

Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles chorégraphiques qui constituent la belle promenade dansée imaginée par Yan Raballand, dans les allées du parc du château de Bouthéon. Il fallait bien ce magnifique décor bucolique pour servir d'écrin aux 13 petites formes qui font circuler la danse contemporaine dans un lieu chargé d'histoire que le public est invité à redécouvrir. Insolite, émouvante, légère, chaque bulle a sa vie propre mais toutes sont reliées par un florilège de quelques unes des plus belles chansons d'amour qui renvoient à ce thème éternel. De Piaf, bien sûr, à Léo Ferré, en passant par Gainsbourg, Juliette Gréco, les Platters, Benjamin Biolay et même Schubert, ces bulles nous emmènent dans une promenade à travers les siècles et les styles. De petites bulles pour de grosses bulles d'amour « le temps d'une chanson ». Les Bulles chorégraphiques, dimanche 19 mai à 17h au parc du château de Bouthéon

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Faire danser la Callas

Danse | 40 ans après sa disparition, on se souvient de Maria Callas, de son cou paré, de ses chignons soigneusement tirés et, bien sûr de sa voix. Reinhild (...)

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

Faire danser la Callas

40 ans après sa disparition, on se souvient de Maria Callas, de son cou paré, de ses chignons soigneusement tirés et, bien sûr de sa voix. Reinhild Hoffmann, chorégraphe emblématique du Tanztheater, remonte Callas, spectacle créé en 1983 qui mêle danse et jeu d'acteurs. La pièce est directement inspirée par l'œuvre de la "diva assoluta". Par ses performances d'abord puisque le ballet s'accompagne d'opéras célèbres ayant été interprétés par la célébrissime soprano. Par sa carrière ensuite, les huit tableaux somptueux qui composent le ballet reflétant tous une facette de son parcours marqué par la rigueur de son travail, son engagement sans limites, son rapport avec le public et avec les hommes. Chaque tableau est basé sur des trouvailles bouleversantes. L'une des plus inspirées est l'évocation de l'un des grands rôles de la Callas : lady Macbeth. Dans des gestes d'un esthétisme renversant, elle chausse des souliers rouges qui laisseront sur sa robe la marque indélébile de ses meurtres. Autre moment d'une grande beauté, la table de banquet faite d'un énorme drap blanc sur lequel évolue la Callas. Spectacle magnifique et émouvant par l'incroyable et bouleversante présence

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Émergence de nouveaux talents

Festival danse hip hop | Reconnu aujourd'hui au niveau national, le festival Trax dédié à la danse hip-hop revient pour une 6e édition particulièrement riche et variée dont l'unité se fait autour du thème de l'émergence.

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

Émergence de nouveaux talents

Fidèle à sa volonté de fédérer le plus grand nombre autour de la danse, le festival Trax, très attendu par le public, travaille sans cesse à des sujets forts de société. Cette année encore, il donne l'occasion de découvrir la jeune création, de mettre en lumière des chorégraphes prometteurs et engagés, dans des lieux avec lesquels il entretient des liens privilégiés comme la Maison de l'Université (le 28 mai), le centre culturel de La Ricamarie (le 24 mai), le Fil (1er juin). Donner la parole aux sans voix, la liberté à tous ceux que des entraves aliènent, est présent dans le festival Trax, à travers le pouvoir émancipateur du hip-hop. Nido-le nid- est une création franco-colombienne de la compagnie Hylel où la danse et les mots, français et espagnols, racontent des moments de vie dans un quartier populaire. Après avoir lu l'Enfer de Dante, Santiago, de la compagnie Phorm, nous invite, à la suite d'une relecture contemporaine de la divine Comédie, à traverser un enfer constitué d'un monde composé d'écrans et de flux d'informations, un lieu de non droit, terrain de jeu du voyeurisme, de l'exhibitionnisme et de l'isolement qui, sous des apparences libératrices, peut const

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Ça a fait boum

Théâtre | Après avoir traversé des univers imprégnés d’actualité ces dernières années, Brunot Meyssat pose aujourd’hui son regard sur le nucléaire, et de ce qu’il entraîne (...)

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

Ça a fait boum

Après avoir traversé des univers imprégnés d’actualité ces dernières années, Brunot Meyssat pose aujourd’hui son regard sur le nucléaire, et de ce qu’il entraîne lorsque les choses se passent mal. Parti du dramatique accident de Fukushima, le metteur en scène interroge ici ses conséquences… Et également, la situation telle qu’elle existe, ici, chez nous. 20MSV, les 15 et 16 mai à 20 heures la Comédie de Saint-Étienne

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À poil !

Danse contemporaine | Au rayon des spectacles qui valent le détour, le Chok Théâtre nous propose ce mois-ci de la danse contemporaine, avec N.A.K.E.D 348. 348, pour 348 (...)

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

À poil !

Au rayon des spectacles qui valent le détour, le Chok Théâtre nous propose ce mois-ci de la danse contemporaine, avec N.A.K.E.D 348. 348, pour 348 performances. 348, pour 348 besoins de désobéir à l’habitus. 348, pour 348 manières de révéler l’objet poétique qui se cache derrière le fait de se mettre à nu. Extrait de La Grande Chute de Peter Handke, N.A.K.E.D 348 est chorégraphié par Davide Finelli et Mélanie Venino. N.A.K.E.D 348, les 23 et 24 mai à 20h30 au Chok Théâtre de Saint-Étienne

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C'est toi ? C'est moi !

Danse | Après le four historique de sa Carmen, Bizet eût-il pu imaginer son interstellaire postérité? Choix cornélien entre « la critique de la raison (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

C'est toi ? C'est moi !

Après le four historique de sa Carmen, Bizet eût-il pu imaginer son interstellaire postérité? Choix cornélien entre « la critique de la raison pure » de Micaëla, et le délétère embrasement des sens par la tabagique héroïne, Don José est pris en otage. Mise en flamenco et en voix, cette adaptation de l'immortel chef d'œuvre en préservera l'andalouse moiteur. Carmen Flamenco, mardi 21 mai à l'Opéra de Saint-Étienne

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Dansez jeunesse

Danse | Les arts de la rue occupent la scène depuis des temps immémoriaux. S'emparant du thème intemporel des gens du voyage, le chorégraphe Anthony Egéa remet au goût (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 avril 2019

Dansez jeunesse

Les arts de la rue occupent la scène depuis des temps immémoriaux. S'emparant du thème intemporel des gens du voyage, le chorégraphe Anthony Egéa remet au goût du jour le ballet créé par Roland Petit en 1945 sur la musique d'Henri Sauguet. Il nous donne avec Les Forains une œuvre singulière au confluent du classique et du hip-hop. Ce subtil croisement détonant et très réussi où la légèreté du travail aérien et l'élégance propres à la danse classique s'imprègnent des fulgurances du hip-hop nous livre un "Objet Chorégraphique Non Identifié". Ce métissage festif où les influences et esthétiques venues d'univers sociaux différents se côtoient, s'enrichissent, est porté par la musique symphonique de Sauguet enrichie des délires électroniques de Frank2 Louise. « Vraie fête de la jeunesse et de la danse » disait Jean Cocteau du ballet Les Forains, Anthony Egéa revisite cette fête qui enchantera les plus jeunes et les grands enfants que nous sommes tous restés. Les Forains, jeudi 11 et vendredi 12 avril au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Rock & Hip hop | Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date (...)

Nicolas Bros | Jeudi 7 mars 2019

The Melvins & Delinquent Habits au Fil

Deux dates incontournables de la fin de saison viennent d'être dévoilées par les équipes du Fil. D'un côté, la venue de The Melvins le 7 juillet pour une date unique en France au sein de leur European Tour 2019. Groupe de rock culte, oscillant entre noise, hard et experimental, la formation de Buzz Osborne et de Dale Corner délivre des concerts d'une énergie dingue. De l'autre côté, un autre groupe mythique, mais du côté hip hop ce coup-ci : Delinquent Habits. La formation californienne se produira le samedi 25 mai sur la scène du Fil avec leur rap latino qui fait forcément penser à Cypress Hill. - Delinquent Habits + Dj Fly, samedi 25 mai au Fil - The Melvins + Knuckle Head, dimanche 7 juillet au Fil

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Rebelles, rebelles…

Panorama ciné mars 2019 | N’en déplaise au regretté Chris Marker, le fond de l’air est plus jaune que rouge, preuve que les idéologies sont bien lessivées Et sur les écrans flotte comme un doux vent de révolte…

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Rebelles, rebelles…

Si les arbres cette année n’ont pas attendu le printemps pour reverdir, les rues continuent à jaunir et vrombir depuis la fin de l’automne : la foule qui les arpente a les abeilles — et des gilets de la même couleur. Une révolution ? Non, un magma de lassitudes cristallisées trouvant de singuliers échos dans les films à l’affiche ce mois : que d’écorchés ; que de révoltés ! L’odieux paradoxe, c’est que sans malheur pour motiver la contestation, il n’y a souvent pas de (bonne) histoire… Du vécu Et quel meilleur filon que le réel pour les cinéastes en quête d’un sujet solide ? À elles et à eux de choisir comment en restituer le minerai : de manière brute ou raffinée. Parce qu’elle se revendique en prise directe avec ledit réel — ce qui ne l’empêche pas d’être écrite ni scénarisée —, la veine documentaire est privilégiée pour réfléchir passé comme présent. Comme en écho à Grâce à Dieu, Yolande Zauberman s’attache dans

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"Maguy Marin : l'urgence d'agir" : Salut la compagnie !

ECRANS | De David Mambouch (Fr., 1h48) avec Maguy Marin…

Vincent Raymond | Vendredi 8 mars 2019

Prenant l’emblématique pièce May B. comme fil rouge, David Mambouch retrace le parcours de Maguy Marin en sa compagnie et celle des membres… de sa compagnie. Un regard intime et familial embrassant près d’un demi-siècle d’une aventure chorégraphique particulière… Cela fait près de quarante ans que David Mambouch suit au plus près le travail de la chorégraphe Mary Marin, dans les coulisses et en bord, voire sur scène. Et pour cause : il est son fils. C’est donc de l’intérieur qu’il peut témoigner de la progressive construction d’une œuvre, dans sa cohérence et son intégrité morale (en résonance avec des enjeux sociaux et des problématiques historiques, économiques ou humanistes), mais aussi de ses nécessaires évolutions artistiques — comme l’introduction de la parole, le glissement vers la “non-danse“ etc. rendant plus intelligible encore le propos ou le message politique sous-tendant chacune de ses créations. Portrait collectif d’une femme de troupe indissociable de ses compagnons de route, mettant en avant un goût viscéral pour la transmission — des idées, de la danse

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Amour, miel et poison

Adaptation | Myriam Muller adapte au théâtre "Breaking the Waves", le chef-d’œuvre de Lars von Trier. Une plongée dans les abysses du sentiment amoureux, pour un entrelacement d’émotions.

Cerise Rochet | Mardi 5 mars 2019

Amour, miel et poison

Une histoire d’amour, avec un grand A. Une histoire d’amour qui ouvre au monde et entraîne sur des chemins jusqu’ici inexplorés. Une histoire d’amour sacrificielle, qui repose sur l’abnégation et le don de soi. Drame passionnel et violent, Breaking the Waves explore le dogmatisme religieux et l’obsession érotique. Avec cette pièce, adaptée du film éponyme signé Lars von Trier, la Luxembourgeoise Myriam Muller s’empare de la vie de Bess, jeune fille un brin simplette « atteinte » d’une grande bonté. Elevée dans une petite communauté religieuse d’Ecosse très pieuse et repliée sur elle-même, cette dernière s’entiche de Jan, brave gars venu d’ailleurs, qui travaille sur une plateforme pétrolière. Malgré le monde qui les sépare et le rigorisme des proches de la jeune femme, on célèbre des épousailles. Le conte de fée sera néanmoins de courte durée. Jusqu’au sacrifice ultime Trop vite en effet, un malheureux événement viendra briser ce bonheur naissant. Rendu tétraplégique par un accident survenu alors qu’il est en mer, Jan incite Bess à se livrer à d’autres et à lui conter les moindres détails de ces histoires, prétextant qu’elles peuvent le guérir. En

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La danse de la musique

Danse/Jeune public | Tchaï-Kov-Ski, trois syllabes pour les trois pièces de danse créées par Davy Brun sur la musique du célèbre compositeur. Eloignée de tout académisme, cette création (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 mars 2019

La danse de la musique

Tchaï-Kov-Ski, trois syllabes pour les trois pièces de danse créées par Davy Brun sur la musique du célèbre compositeur. Eloignée de tout académisme, cette création montre que la musique de Tchaïkovski qui magnifie la gestuelle est une musique dansante. Tchaï-Kov-Ski, samedi 16 mars à 17h à l'Opéra de Saint-Étienne

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La communauté des différences

Danse | Nous vivons une époque où affirmer sa singularité, affirmer sa différence dans une société où l'Autre est stigmatisé, souvent parce qu'il fait peur, demande un (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 mars 2019

La communauté des différences

Nous vivons une époque où affirmer sa singularité, affirmer sa différence dans une société où l'Autre est stigmatisé, souvent parce qu'il fait peur, demande un certain courage. Comment trouver sa place parmi les autres ? C'est cette relation entre l'individu et le groupe que Rachid Ouramdane invente dans la création Murmuration. Quand les vingt danseurs rassemblés sur le plateau recouvert d'un tapis blanc exécutent des sauts, des tours, chutent, c'est un foisonnement qui s'étoile en autant de directions qu'il y a d'interprètes, rappelant les trajectoires collectives des essaims d'oiseaux évoqués par le mot anglais murmuration. Cette même notion de groupe se retrouve dans la création de Marcus Morau qui s'inspire des artistes du surréalisme, notamment de Luis Bunuel pour qui le tambour, grande passion de Marcos Morau, est un instrument qui fait « trembler le sol sous nos pieds » et peut devenir porteur d'une révolution. Pour Morau, c'est un acte de pratique collective, de communication où la diversité devient communauté. Le Ballet de Lorraine réussit ce Tour de force qui propose un diptyque fort qui interroge notre époque et notre capacité à composer av

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"Escape Game" : Le game qui tue le game

Toute sortie est définitive | De Adam Robitel (E.-U.-Af. du S., avec avert., 1h39) avec Taylor Russell McKenzie, Logan Miller, Deborah Ann Woll…

Vincent Raymond | Mercredi 27 février 2019

Ils sont six à avoir reçu en cadeau une invitation à tester le plus formidable escape game de la ville. Six alléchés par la prime offerte au vainqueur. Six à déchanter lorsqu’ils découvrent que les pièces infernales s’enchaînent et qu’elles essayent toutes de les tuer. Pour de vrai… Il fallait bien que cela arrive : l’essor et l’engouement pour les escape games devait inspirer une adaptation cinématographique. Un juste retour des choses, puisque ces espaces ludiques hautement scénarisés tirent leurs ambiances pour partie d’univers littéraires et majoritairement d’atmosphères filmiques, à grand renfort de sound design. Mélange assez pervers d’éléments connus aperçus dans Dix petits nègres, Cube, Destination finale, Action ou vérité et Saw (la dimension fantastique en moins), Escape Game fait défiler une série de décors-énigmes témoignant de l’ingéniosité vicieuse des auteurs. On s’attend à être crispé sur son fauteuil et, de fa

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Arnaud Meunier / Une vie en actes

Portrait | Depuis janvier 2011, Arnaud Meunier dirige La Comédie de Saint-Étienne. Avec pour ligne de mire permanente la création et la transmission, le metteur en scène poursuit son travail mêlant ouverture du théâtre au plus grand nombre, mise en avant d'oeuvres contemporaines et en valeur de la cité stéphanoise.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Arnaud Meunier / Une vie en actes

Arnaud Meunier est un homme qui semble tout avoir pour être heureux. À la tête de La Comédie de Saint-Étienne, une des plus belles institutions théâtrales de France - n'ayons pas peur des mots - , le metteur en scène met tout en œuvre pour faire rayonner la capitale ligérienne à travers cet art noble qu'est le théâtre. Mais diriger un tel vaisseau artistique tout en continuant son travail de scène accapare beaucoup... La preuve, le matin où nous le rencontrons dans son bureau, situé à l'étage de "la nouvelle Comédie" dans ce bâtiment industriel entièrement rénové du quartier créatif, entre le Zénith et le Fil. Le temps presse car il est en pleine répétition de sa dernière pièce J'ai pris mon père sur mes épaules, écrite par Fabrice Melquiot avec Rachida Brakni et Philippe Torreton au plateau. Un succès public et critique annoncé d'avance, confirmé dès la générale. Couverture presse nationale, retours positifs, cette épopée comique et tragique ne fait que confirmer le talent d'Arnaud Meunier pour transcender les acteurs et les œuvres auxquelles il s'attaque. Mais ce matin-là, malgré le travail de scène à accomplir, il prend le temps de nous expliquer son parcours en dé

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Avancer ensemble

Danse | Etape difficile que celle de l'adolescence où un jeune être en devenir éprouve paradoxalement le besoin de se couler dans un moule connu et le désir d'être (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 février 2019

Avancer ensemble

Etape difficile que celle de l'adolescence où un jeune être en devenir éprouve paradoxalement le besoin de se couler dans un moule connu et le désir d'être soi-même, d'affirmer son individualité. C'est à ce voyage dans l'adolescence que nous invitent les jeunes danseurs de la compagnie Les orteils de sable qui, conduits par Mireille Barlet, figure de proue tutélaire, nous emmènent sur un chemin extraordinaire. Les trois parties du spectacle éclairent les phases du cheminement de ces jeunes vers un monde où, solidaires, on peut avancer ensemble mais où chacun, pourtant, tient un rôle singulier. Au départ, les danseurs forment un groupe homogène, répètent les mêmes mouvements sur la musique hypnotique du Boléro de Ravel. Puis, dans la deuxième partie, les danseurs passent "De l'autre côté du miroir" et basculent dans un univers fantastique où apparaissent des personnages atypiques, singuliers, étranges, différents de l'ordre établi. La dernière partie marque le retour à la réalité. Ces jeunes danseurs préparent demain avec leur passion et apportent un battement d'espérance aux battements de cœur du monde. Sur un chemin extraordinaire, v

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Coups de Rain

Danse | Quinze ans après sa création, le spectacle d'Anne Teresa De Keersmaeker, "Rain", entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste époustouflant. La preuve le 15 février à l'Opéra de Saint-Étienne

Monique Bonnefond | Mardi 5 février 2019

Coups de Rain

Rain d'Anne Teresa De Keersmaeker, entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste une pièce maîtresse de la danse contemporaine malgré ses 15 ans d'âge. L'alchimie opère toujours autant entre la complexité géométrique de la chorégraphie, l'hypnotique partition du musicien minimaliste Steve Reich et l'irrépressible énergie collective des danseurs. Il semble pleuvoir sur le plateau grâce à un rideau semi-circulaire de fines cordes de chanvre qui tombent des cintres et seront en mouvement à deux reprises créant à la fin du spectacle une véritable onde générée par une danseuse. La scène semble vide mais le dense tapis de figures géométriques qui recouvre le sol et constitue presque un élément du décor, ordonne, avec une rigueur stupéfiante, les déplacements des dix danseurs dont les trajectoires et les croisements sont calculés au millimètre près. Tel un battement de cœur Soutenus par l'entêtante pulsation musicale de la partition du compositeur minimaliste Steve Reich : Music for 18 musicians, les danseurs parcourent le plateau ceint par le mur circulaire de cordes tombantes. Deux phrases chorégraphiques, l'une écrite pour l

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À la dérive

Théâtre | 2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 février 2019

À la dérive

2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses réserves de gaz, de pétrole et d’uranium sont devenus le nouvel d’Eldorado. En mer, l’Arctic Serenity, ancien navire de croisière, est remorqué pour être transformé en hôtel de luxe. À bord, 6 inconnus embarqués clandestinement, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Alors que ce petit monde est en route, le remorqueur abandonne le navire, au beau milieu des eaux glacées internationales. Les passagers vont-ils pouvoir sauver leur peau ? À mi-chemin entre le polar nordique, le thriller politique et la comédie futuriste, Arctique entraîne le spectateur dans une fiction écolo-prémonitoire qui parvient à le tenir en haleine durant près de deux heures et demie. Un huis-clos maritime, des révélations à tiroir, et un travail scénique absolument remarquable mêlant théâtre, musique et vidéo dans un champ/hors champ captivant. Arctique, jeudi 14 et vendredi15 février à 20 heures à la Comédie de Saint-Etienne

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