Les premiers noms du Festival des Arts Burlesques 2018 annoncés

Nicolas Bros | Mardi 12 septembre 2017

Photo : L'humoriste Haroun fait partie de la programmation 2018 du festival des Arts Burlesques © DR


En 2018, le festival des Arts Burlesques, rassemblement autour de l'humour, soufflera sa quinzième bougie avec pour toile de fond le souvenir de l'incendie qui a détruit son lieu emblématique, le Nouveau Théâtre de Beaulieu. Toujours est-il que le festival aura bien lieu, notamment au Centre des Congrès ou à la salle Jeanne d'Arc, en attendant du nouveau du côté de la réfection du NTB. Plusieurs noms ont été dévoilés parmi lesquels se trouvent : Camille Lellouche, Artus, Haroun, Nora Hamzawi, Amelle Chahbi, Antonia, Pierre-Emmanuel Barré, Monsieur Fraize, la Canadienne Suggar Sammy, le Belge Guilermo Guiz, François-Xavier Demaison, Caroline Vigneaux, Mathieu Madenian, Biyouna, Dany Mauro, Oldelaf et Alain Berthier, les Acrostiches... Mais aussi des locaux tels que Mathieu Schalk, Faris Chameckh ou Sanaka. Le festival se déroulera du 15 au 24 février 2018.

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Du rire au quotidien

Humour | Nora Hamzawi est de passage à Saint-Etienne le 1er mars au Centre des Congrès. Une occasion unique de plonger dans la vie pas-si-ordinaire d'une trentenaire parisienne. Pour le fun !

Aurélien Martinez | Mardi 11 février 2020

Du rire au quotidien

L’humour sur les petites et grandes péripéties de la vie courante, ça n’est pas forcément très original (combien, dans les spectacles des comiques stars, de sketchs interchangeables sur, au pif, la fidélité ou le dernier gadget technologique à la mode ?), pourtant ça marche. Et ça peut même avoir une certaine saveur quand c’est bien fait, notamment lorsqu’est présent un recul complice qui montre que oui, la personne en face de nous sait qu’elle va sur un terrain maintes fois labouré, mais avec un décalage qui donne du sel à son propos… Le nouveau spectacle de Nora Hamzawi est ainsi dans le plus pur style de ce qui fait la force et le succès de celle qui est également chroniqueuse télé ou encore actrice ciné : un regard acéré, parfois tendre, parfois plus acerbe, sur sa vie de trentenaire parisienne. Car si elle nous fait rire des autres (de nous, donc), Nora Hamzawi rit surtout d’elle-même, ce qui évite le spectacle simplement moqueur sur toutes les catégories possibles d’êtres humains – les bobos, les adeptes des réseaux sociaux, les jeunes parents… Une force décuplée par une exécution au cordeau (quel sens du rythme, qui place la comédienne

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Farid Bouabdellah, sans complexe

Portrait | Ancien directeur de la MJC Beaulieu, actuel programmateur du festival des Arts Burlesques et meneur de multitudes de projets, Farid Bouabdellah est un engagé sans rage, un cultureux sans costume, un homme sans entrave. Itinéraire de cet enfant de la République qui jamais, ne s’arrête de réfléchir.

Cerise Rochet | Mercredi 5 février 2020

Farid Bouabdellah, sans complexe

Il nous aura fallu 2h30 découpées en deux rendez-vous avec Farid Bouabdellah, pour balayer son parcours. Trouver un créneau dans son agenda bien rempli, puis l’écouter chercher les mots exacts, leur donner le bon sens, digresser, revenir, repartir… Éloquent, l’homme est du genre à se laisser aller à la discussion avec voracité, quittant bien volontiers le terrain de sa propre histoire pour grimper à hauteur d’idées, de mise en perspective et de théories. Né à Firminy en 1972, Farid a trempé dans la culture dès son plus jeune âge, faisant le grand écart entre ce qu’il regardait à la télé et le Concert des potes, l’institutionnalisé et le bouillonnement populaire. Curieux, attentif, il observe le monde, le pense et tente de le comprendre, forme sa conscience grâce à ce qu’il voit et à ce qu’il entend. « J’ai eu la chance d’avoir des grands frères avec lesquels je regardais La Dernière séance, L’Heure de Vérité, ce genre de programmes. Ils m’ont permis de m’éveiller, ils m’ont rendu curieux. Et puis, il y a eu ces premiers concerts de SOS Racisme, avec lesquels la culture pouvait être un vecteur de solidarité et d’égalité. À partir de ce mom

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Pierre-Emmanuel tout cru

Humour | Pierre-Emmanuel Barré fait partie des humoristes crus, radicaux, sans concession. Souvent nécessaires, souvent décriés mais aussi adulés. Avec son dernier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 2 mai 2019

Pierre-Emmanuel tout cru

Pierre-Emmanuel Barré fait partie des humoristes crus, radicaux, sans concession. Souvent nécessaires, souvent décriés mais aussi adulés. Avec son dernier spectacle, sobrement intitulé Nouveau spectacle, qu'il a déjà joué en janvier dernier à Saint-Étienne et qu'il redonne ce mois à la salle Jeanne d'Arc, ce type franc du collier continue d'explorer et de décortiquer l'actu avec corrosion. Ca décape ! Pierre-Emmanuel Barré, Nouveau spectacle, samedi 18 mai à 20h30 à la salle Jeanne d'Arc

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Rich Moore & Phil Johnston : « On donne des coups de coudes, mais avec amour »

Ralph 2.0. | Auteurs des Mondes de Ralph et de Zootopie, les sympathiques Rich Moore & Phil Johnston ont à nouveau uni leurs forces pour donner une suite aux aventures de leurs héros d’arcade. Conversation.

Vincent Raymond | Vendredi 15 février 2019

Rich Moore & Phil Johnston : « On donne des coups de coudes, mais avec amour »

Comment vous avez eu l’idée de projeter Ralph dans l’Internet ? Phil Johnston : Elle est venue au-dessus de mon bureau. Nous venions d’avoir un bébé avec ma femme et elle s’est faite avoir par une arnaque sur Internet par un type qui vendait de la viande en ligne. À ce moment-là, on a réalisé que ça arrivait à tout le monde. Et on a imaginé ce qu’il pouvait se passer si jamais Ralph était obligé d’aller dans Internet, s’il se faisait arnaquer, jusqu’où ça pourrait nous mener… Rich Moore : Ça a juste commencé avec l’idée d’aller dans Internet, sans histoire ; à partir de là, on a commencé à travailler. L’Internat que vous montrez est un océan de marques. Comment avez-vous fait pour obtenir l’autorisation de les utiliser ? RM : On n’avait pas besoin de demander. Aux États-Unis, il existe dans le droit le fair-use qui dit que tant que l’on ne dénigre pas ou que l’on ne détourne pas la marque, on peut l’utiliser dans

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Barbès-sur-Loire

MUSIQUES | Depuis plus de vingt-trois ans, l'Orchestre National de Barbès cultive le même sens partage avec les publics qu’il croise, au fil d’un parcours jalonné de (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Barbès-sur-Loire

Depuis plus de vingt-trois ans, l'Orchestre National de Barbès cultive le même sens partage avec les publics qu’il croise, au fil d’un parcours jalonné de rencontres humaines et musicales sans frontières. Ça joue, ça chante et ça danse avec une énergie intacte, assaisonnant les musiques du Maghreb d’épices rock, jazz, reggae, soul, slam ou ska. Bonne nouvelle, l'ONB donne un concert gratuit pour les 50 ans de la MJC Nouveau Théâtre de Beaulieu. Orchestre National de Barbès, samedi 29 septembre à 20h, Le Fil

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Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Humour | Incontournable sur YouTube où il a successivement "cassé la télé", organisé une "tournée des barbeuks" et mis en ligne des sketchs et spectacles inédits, le jeune humoriste Haroun est désormais en tournée. Il passera au Centre des Congrès pour le festival des Arts Burlesques avec un seul mot d'ordre : #OnRigoleBienSaintEtienne !

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Haroun : « L'humour ne doit pas vexer »

Vous avez débuté par l'impro et la danse hip-hop. Comment en êtes-vous arrivé à l'humour ? Haroun : J'ai toujours voulu faire de l'humour. L'idée a germé assez tôt dans ma tête. Un jour, un ami m'a inscrit en secret à un festival de café-théâtre étudiant. J'ai eu un mois pour écrire un sketch, je l'ai fait et cela a très bien marché. J'ai eu envie de poursuivre sur le format "seul-sur-scène", en stand-up. Le stand-up correspond à la contrainte de devoir jouer dans différentes scènes ouvertes, avec seulement un micro. Cette simplicité m'a plu et j'ai commencé à me produire dans ces salles presque tous les soirs au cours de l'année 2015. Vous êtes passé par le Jamel Comedy Club et d'autres scènes. Qu'est-ce que cela apporte ? Le Jamel Comedy Club correspond à un moment où j'avais déjà une expérience scénique avancée. C'est en faisant des scènes ouverte, avec très peu de spectateurs, que l'expérience se forge. Il faut essayer de capter un public qui ne vous attend pas forcément, en quelques minutes, au milieu d'une liste d'humoristes qui se succèdent. C'est là que l'on apprend à jouer avec les silences, avec son rythme, a

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"Une saison en France" : Au mauvais accueil

À côté | de Mahamat-Saleh Haroun (Fr., 1h40) avec Eriq Ebouaney, Sandrine Bonnaire, Bibi Tanga…

Vincent Raymond | Mercredi 31 janvier 2018

Les bons sentiments, la mauvaise littérature, toussa… Le précepte jadis énoncé par Jeanson se transpose toujours aussi aisément au cinéma. C’est triste pour les idées qu’ils défendent ; et cela le serait bien davantage si l’on ne reconnaissait pas le bancal des œuvres supportant ces justes causes. Décalque (involontaire ?) de celle de Moi, Daniel Blake, l’affiche d’Une saison en France place d’emblée le film dans une ambiance inconsciemment loachienne. Les similitudes s’arrêtent ici, tant les partis-pris s’opposent : à l’urgence documentarisante, Haroun préfère une esthétique posée, parfois surcomposée qui encombre de théâtralité vieillotte le récit de son héros. Centrafricain exilé en France, celui-ci attend la décision qui fera de lui, de son frères et de ses enfants des réfugiés légaux. Malgré l’aide de la femme qui l’aime, son attente son espoir ne cesse de s’effilocher et ses conditions de vie de se dégrader… Quitte à passer pour un fourre-tout, ou un mauvais Olivier Adam, ce film-dossier empile les situations limites et l

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"Normandie Nue" : À poil les culs terreux !

Comédie mal fagotée | de Philippe Le Guay (Fr., 1h45) avec François Cluzet, Toby Jones, François-Xavier Demaison…

Vincent Raymond | Mercredi 10 janvier 2018

Pour attirer l’attention du monde entier sur sa commune où les éleveurs et paysans n’en finissent plus de crever à petit feu, le maire Balbuzard accepte la proposition d’un artiste américain souhaitant photographier ses concitoyens nus dans un champ. Il lui reste juste à les convaincre… Transposer la démarche de Spencer Tunick sur une communauté en pleine lutte sociale, voilà qui aurait pu faire un bon Ken Loach. Sauf que c’est un Le Guay. Et que le cinéaste français a des ambitions de téléfilm, préférant à une comédie à enjeu dramatique des plans brumeux bucoliques, une surabondance de protagonistes vêtus de chemises à carreaux et des sous-intrigues de clocher éculées. Certes, pour la caution sociale, il glisse bien de-ci de-là une allusion aux cours de la viande, à la concurrence germano-roumaine, aux grandes surfaces, à l’usage des produits phytosanitaires, mais cela pue l’alibi comme une fosse à purin. Le Guay semble avoir en outre la même vision étriquée de la campagne que le personnage du néo-rural — un pubard parisien, interprété par Demaison, tentant à son corps défendan

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Oripeaux

Arts plastiques | Formée aux beaux-arts et diplômée en art-thérapie, la plasticienne Odile Gantier multiplie les expositions depuis plus de vingt-cinq ans. L’artiste a tout (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 avril 2017

Oripeaux

Formée aux beaux-arts et diplômée en art-thérapie, la plasticienne Odile Gantier multiplie les expositions depuis plus de vingt-cinq ans. L’artiste a tout d'abord longuement travaillé sur le thème de la peau dans tous ses états, jusqu’au latex qui révèle les blessures infligées à la peau de l’hévéa. Loin des centres d’art ou des médiathèques dans lesquels elle expose ses propres travaux, Odile Gantier a également mené de nombreux ateliers en centres de détention. Inspirée par l'exposition Tatoueurs, tatoués du Quai Branly à Paris, elle montait l’an passé une exposition sur le thème du tatouage avec des détenus de Roanne et de Moulin. Un catalogue (T’as toute ta peau / Thoba's éditions) a d’ailleurs été édité pour financer d’autres interventions en milieu carcéral. Depuis quelques années, Odile utilise l'élément textile comme nouveau support créatif, assemblant fils, tissus et papier. Une démarche qui débouchait en 2011 sur le projet Au fil du livre, où le tissage et la couture donnent au vêtement un pouvoir de métamorphose. Artiste philanthrope, Odile Gantier continue à promouvoir les techniques d’art créatif au service d’un public fragile, ch

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Pierre-Emmanuel Barré reviendra à Saint-Étienne

Humour | Pierre-Emmanuel Barré est à Saint-Étienne pour son spectacle Full Metal Molière ce vendredi 3 mars, dans le cadre du festival des Arts Burlesques, au Nouveau (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 mars 2017

Pierre-Emmanuel Barré reviendra à Saint-Étienne

Pierre-Emmanuel Barré est à Saint-Étienne pour son spectacle Full Metal Molière ce vendredi 3 mars, dans le cadre du festival des Arts Burlesques, au Nouveau Théâtre de Beaulieu. Si, dans ce spectacle, l'humoriste le plus décapant de France Inter se présente en compagnie de ses acolytes Bruno Hausler et Sébastien Chartier, il reviendra en octobre prochain à la Salle Jeanne d'Arc (27 octobre à 20h30) avec son nouveau seul-en-scène. Avis à ceux qui n'aurait pas pu le voir au NTB. Pierre-Emmanuel Barré, vendredi 27 octobre à 20h30, à la salle Jeanne d'Arc

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Christophe Barratier, réalisateur de "L'Outsider"

Trois questions à... | Après le Pape, Jérôme Kerviel a trouvé en Christophe Barratier un nouveau témoin de moralité de poids.

Vincent Raymond | Mercredi 22 juin 2016

Christophe Barratier, réalisateur de

Pourquoi ce titre ? Quelqu’un m’a dit un jour : « Jérôme Kerviel n’était pas fait pour être trader, il est arrivé comme un outsider » Quand ce jeune homme de Pont-L’Abbé est arrivé sur le desk, personne ne soupçonnait que deux ans plus tard il gagnerait 200 fois plus que les autres, et serait huit ans plus tard l’auteur du plus grand scandale financier de tous les temps. Après l’avoir rencontré, quelque chose ne collait pas dans cette histoire. C’est la personne la plus fiable que je connaisse : je n’hésiterais pas à lui confier les clefs de mes maisons, la garde de ma fille, ce que vous voulez… Comment se fait-il que ce type-là, pour moi l’un des plus honnêtes, soit connu comme le plus grand fraudeur de tous les temps ? La version de la Société Générale du “loup solitaire terroriste“ ne résiste pas à l’épreuve des faits quand on fait huit jours d’enquête. N’est-ce pas vous L’Outsider, dans la mesure où vous sortez ici de votre “zone de confort” ? Si vous le dites, je ne le refuse pas… Mais je ne me suis jamais dit à un moment « je vais montrer que je sais faire autre chose ».

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"L'Outsider" : pour enfin comprendre l'affaire Kerviel

ECRANS | Christophe Barratier remise patine et chansonnette pour prendre le parti de Jérôme Kerviel face à la Loi des marchés. Il réalise une jolie plus-value au passage : grâce à ce film maîtrisé, la séance se clôt par une forte hausse de la valeur de son cinéma.

Vincent Raymond | Mardi 31 mai 2016

Qu’il semble loin, le temps des Choristes, de Faubourg 36 ou de La Nouvelle Guerre des boutons ; cette époque laissant croire que Christophe Barratier préférait idéaliser un passé de carton-pâte, baigné d’insouciance nostalgique, comme s’il fuyait toute représentation du présent. Pour son premier film réellement contemporain, le cinéaste se paie le luxe de traiter frontalement un sujet en or que beaucoup de ses confrères français auraient sans doute évacué comme le mistigri : “l’affaire Kerviel”. Frontalement, c’est-à-dire sans recourir à ce faux-nez habituel qu’est “l’évocation de faits réels” — une touchante pudeur visant à ce prémunir d’éventuelles poursuites. Ici, tout étant avéré, Barratier cite nommément et sans barguigner les protagonistes et les raisons sociales impliquées dans la crise de la Société Générale en 2008 — on se croirait dans un film américain ! Défi d’initier L’Outsider raconte la bourse, la mécanique mathématiquement astucieuse mais moralement obscène du trading sans virer au clip de prestige, ni tomber dans le didactique-pantoufle

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Escales vagabondes

ARTS | La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du (...)

Marlène Thomas | Mardi 3 mai 2016

Escales vagabondes

La Havane, Yaoundé, Lyon ou encore Gibraltar et Barcelone, voici quelques unes des quinze destinations qui alimentent l’exposition Escales, du photographe et cher collègue Niko Rodamel. Présentée au Nouveau Théâtre de Beaulieu, du 29 avril au 2 juin, cette présentation retrace, en une trentaine de photographies, les différents instants et rencontres qui ont marqué l’artiste durant ses périples. « Je fais de la photo pour faire des rencontres. J’aime me sentir étranger chez les autres » confie-t-il. Principalement inspiré par la vie citadine, le photographe globe-trotter avait déjà réalisé deux expositions à la suite de ses voyages : Carnets d’Europe et Silhouettes. Cette fois-ci, les clichés repoussent les frontières de notre continent et se lient, en fonction de la ressemblance des situations capturées. « Je me nourris de mes séjours et de mes rencontres, ici ou ailleurs, pour me sentir pleinement vivant, avec la simple envie d’aller voir là-bas si j’y suis » explique Niko Rodamel. Photographier : un prétexte pour revivre sans cesse de nouvelles escapades, découvrir de nouveaux horizons, tout en se retrouvant lui-même.

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La prise de la pastille

MUSIQUES | Si les opéras traduits en français de l'Opéra-Comique vous font toujours hoqueter de rage, si un concerto de Bach joué sur piano moderne vous donne un bouton (...)

Alain Koenig | Vendredi 15 janvier 2016

La prise de la pastille

Si les opéras traduits en français de l'Opéra-Comique vous font toujours hoqueter de rage, si un concerto de Bach joué sur piano moderne vous donne un bouton de fièvre, si l'irrévérence à l'égard des « espagnolades » de Bizet vous rend intolérant au gluten, alors fuyez ! De cette Garonne frondeuse, inondant de son humour vernaculaire les cités du Sud Ouest, ces toulousains ont su exporter cette «pointe d'ail» iconoclaste qui convient finalement si bien à l'Art Lyrique. Un peu de recul donc, messieurs (et mesdames!) les puristes, abonnés du parterre de l'Opéra Bastille, car c'est à l'Opéra-Pastille qu'ils vous convient. Et cette pastille-là n'est pas fabriquée dans les eaux mollement gazéifiées des curistes de Vichy ! Non, ici tout déraille, tout dérape. Rien ne se perd non plus, tout se recycle. Le « O Fortuna » de Carmina Burana échoue chez Michael Jackson dans le parc de Neverland, les aventures d'Aïda et Radamès, débarquent d'Egypte sur Ryanair dans une interprétation surréaliste -et on ne parle pas des costumes-, se définissant comme «acide lyrique». Vous serez donc vertement tancés si l'on vous y prend à ronchonner, bougonner, lever les yeux au ciel. Le diagnostic

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Grigris

ECRANS | De Mahamat-Saleh Haroun (Tchad-Fr, 1h41) avec Souleymane Démé, Anaïs Monory…

Christophe Chabert | Lundi 8 juillet 2013

Grigris

Grigris danse dans les clubs de Ndjamena ; son handicap, une jambe mal soignée devenue presque morte, lui permet d’impressionnantes chorégraphies, et l’autorise même à rêver d’un avenir comme danseur professionnel. Grigris aurait pu s’en tenir là, et être un docu-fiction sur son acteur Souleymane Démé, dont le corps prodigieux et le regard habité sont de vraies sources de fascination. Mais Mahamat-Saleh Haroun a choisi de multiplier les enjeux dramatiques autour de lui : une histoire d’amour platonique entre Grigris et une prostituée, un trafic d’essence qui tourne mal, la maladie du père… Le film affiche alors ses faiblesses criantes : une naïveté dans la narration, la direction d’acteurs et la mise en scène qui s’intensifient au fur et à mesure où le récit se rapproche des codes du genre. Il y a, dans le cinéma de Mahamat-Saleh Haroun, un décalage fatal entre les intentions, souvent justes, et leur réalisation à l’écran, où tout sonne faux, forcé et didactique, le cinéaste prenant souvent trois scènes pour dire exactement la même chose ou se contentant de faire passer les idées dans un dialogue lourdement explicatif. Si l’on n’y trouvait pas un certain sens du

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Cheba Louisa

ECRANS | De Françoise Charpiat (Fr, 1h35) avec Rachida Brakni, Isabelle Carré, Biyouna…

Christophe Chabert | Mardi 7 mai 2013

Cheba Louisa

Avec ses coups de théâtre à toutes les séquences, son image de téléfilm France 3, sa direction artistique atroce et ses mots d’auteur qui pèsent une tonne (un pour la route : «la cas soc’, elle te dit cassos»), Cheba Louisa a tout de l’accident pur et simple. Visiblement écrit avec un exemplaire de Robert MacKee dans une main et La banlieue pour les nuls dans l’autre — dur de tenir le crayon, du coup — il se permet de sacrifier une actrice comme Isabelle Carré, enlaidie au-delà du raisonnable afin de la faire passer pour une caissière de supermarché. Rien à sauver là-dedans, mais de quoi se distraire au moins cinq minutes en regardant Steve Tran. Steve qui ? Depuis qu’il a tenu un des trois rôles principaux de Beur sur la ville, Steve Tran est devenu le bon pote asiatique de service dans les banlieues film, histoire de respecter une forme de représentativité raciale. On a pu le voir ailleurs — dans Les Saveurs du Palais, en assistant cuistot — et il est plutôt bon acteur. Mais il doit surtout avoir un super agent ! Christophe Chabert

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Festival drôle, drôle de contexte

CONNAITRE | Le Festival des Arts Burlesques revient du 19 au 25 février. Bien loin d’être mort de rire, son directeur Michel Maziotta s’inquiète souvent de ses finances et le dit à travers un message qu’il essaye de faire passer chaque année aux financeurs publics. Cependant, malgré ces inquiétudes, il semble que le festival ne perde rien de sa capacité à révéler des talents et qu’il remplisse parfaitement sa mission de médiation.

Marc Chassaubene | Lundi 30 janvier 2012

Festival drôle, drôle de contexte

Pas facile de faire le tri, entre une MJC qui programme un festival complet d’humour, des stars du rire programmées dans des petites salles et qui pourraient largement remplir un Zénith, des ateliers pour les enfants, un défilé burlesques, et des finances qui manquent, mais pour quoi faire ? Michel Maziotta se propose aujourd’hui d’éclaircir le message et la finalité de son projet. Premier point, et pas des moindre : «On n’est pas une MJC, on n’est pas seulement une maison d’activité». Le directeur du festival défend par cette déclaration un changement de statut de l’ancienne MJC Beaulieu, devenue «Nouveau Théâtre Beaulieu» il y a quelques mois. Pour lui rien n’est plus clair que la démarche d’une structure devenue centre culturel à part entière. «Nous révélons les artistes de demain», voilà le leitmotiv de ce Nouveau Théâtre. Pour y parvenir, Michel Maziotta défend la nécessité d’utiliser le soutien de marraines et parrains comme Anne Roumanoff qui suit le festival depuis des années, et qui profite de ses spectacles pour jouer les mentors et présenter ses «chéris». Des têtes d’affiche donc, qui servent une cause juste, celle qui consiste à mettre en

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