La fraternité, ciment des différences

Monique Bonnefond | Mercredi 2 mai 2018

Photo : © DR



Fractus V

Par la Cie Eastman/ Sidi Larbi Cherkaoui
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le théâtre sort de Paris

Théâtre | Cette saison, l’Opéra de Saint-Etienne accueillera six pièces de théâtre qui ont cartonné dans la capitale et fait le succès des salles qui les ont déjà vues passer. Tour d’horizon d’une programmation qui sent bon la rigolade.

La rédaction | Jeudi 9 septembre 2021

Le théâtre sort de Paris

Michel Sardou dans une pièce de Guitry, Michèle Bernier seule en scène face à son avenir, Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier dans un triangle amoureux, Kad Merad aux côtés de Claudia Tagbo et de Lionel Abelanski, Daniel Russo et Véronique Genest plongés dans les méandres du passé, ou encore, les débuts d'Estelle Lefébure sur les planches : en cette saison 2021/22, la comédie populaire et ses vedettes sortent de Paris et débarquent à Saint-Etienne, pour 6 soirées de gala à l’Opéra. Un programme concocté avec pour unique objectif de donner au public une possibilité de se divertir, histoire de, peut-être (sûrement !) retrouver un peu sa vie d’avant. Demandez le programme Au menu de cette saison des Grandes Soirées Théâtre, donc, du rire, du rire, et aussi, du rire. Dix ans après. Un spectacle écrit par David Foenkinos, mis en scène par Nicolas Briançon, dans lequel Pierre (Bruno Solo), assureur peu confiant, retrouve son meilleur ami Yves (Julien Boisselier) écrivain de son état, et Nathalie, l’épouse de ce dernier (Mélanie Page) après 10 ans de séparation… Due à un petit changement de situation. Oui, car il y a 1

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Cluedo

Danse | Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Cluedo

Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. Indice : au cours des sept tableaux qui se succèdent, seul le coupable reproduit invariablement les mêmes gestes. Signé par Denis Plassard et imprégné d’une forte théâtralité, Dans le détail se joue de notre œil, pour notre plus grand plaisir… Alors, à vos lunettes ! Dans le détail, le 7 octobre au théâtre du Parc ; le 8 octobre à la Maison de la Culture de Firminy

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 nous plonge dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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J’suis dans mon cube

Haïku | Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

J’suis dans mon cube

Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce spectacle, les deux créateurs Claire Bardainne et Adrien Mondot l’ont conçu comme un solo dansé en forme de haïku visuels, un enchaînement de tableaux, à l’intérieur d’un cube de tulle blanche, dans lequel des images sont animées en direct. A mi-chemin entre danse et arts numériques, cette performance plonge le spectateur entre rêve et réalité, dans un ballet de lumières et de mouvements. Hakanaï, le 9 octobre au Sou à La Talaudière

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Ensemble

Danse | Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Ensemble

Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit sept danseurs issus du hip hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, le 29 septembre au théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Performances !

Théma | À l’aube d’une rentrée cinématographique qui s’annonce particulièrement dense, l’exploit et le dépassement de soi s’invitent sur les écrans en empruntant des chemins (ou des visages) fort différents…

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

Performances !

« Il faut souffrir pour être belle » serinait-on autrefois aux petites filles pour légitimer toutes les tortures quotidiennes que la coutume leur imposaient. Ce dicton suranné conserve une pleine actualité dans le vase-clos des Petites Danseuses filmées dans le très édifiant documentaire d’Anne-Claire Dolivet (25 août) : ces (parfois très) jeunes ballerines issues de bonnes familles se soumettent à des emplois du temps et des exercices démesurés pour préparer des concours, satisfaisant à la douce pression parentale tout en reproduisant, consciemment ou non, un certain formatage social. Pour elles, le plaisir de danser et le scène passe après la discipline de l’art. Souffrir, être gracieuses, mais ne jamais avoir le temps d’être petites… À quoi bon ? Autre troupe, autre scène : celle d’Un triomphe d’Emmanuel Courcol (1er/09), titre ô combien casse-gueule car il se doit doit d’être à la hauteur de sa promesse programmatique. Tiré de faits réels scandinaves, cette histoire d’un comédien au chômage montant une pièce avec de

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Tutus et Tubas

Tchaïkovsky | Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Tutus et Tubas

Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement complet » à l'Opéra de Saint-Étienne. Casse-Noisette, tout d'abord, dont la version « revisitée » par Duke Ellington et le Big Band du Conservatoire, entrera en compétition avec la version symphonique de la célèbre suite. Enfin, Le Lac des Cygnes, littéralement « réincarné» par le chorégraphe le plus génial de notre époque, Angelin Preljocaj. Un éblouissement. Pas de deux, par l'Orchestre Symphonique de Saint-Etienne-Loire et The Nutcracker par le Big Band du Conservatoire Massenet, le 30 novembre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne ; Le Lac des Cygnes de Piotr-Ilyitch Tchaïkovsky, chorégraphie de Angelin Preljocaj, le 5 février à 20h à l' Opéra de Saint-Etienne,

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Elle s'appelait Concepción…

MUSIQUES | Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Elle s'appelait Concepción…

Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers l'extase. Le Dernier sommeil de la Vierge reste une des plus belles pages du maître, inspirant les plus grandes voix de l'art lyrique, de Janine Micheau à Monserrat Caballé, ou plus récemment, Véronique Gens. Massenet administre, encore et toujours, l'éblouissante démonstration de son sens de la fresque et de la profonde spiritualité du sentiment humain. La Vierge, oratorio de Jules Massenet, vendredi 1er octobre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne

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Au bon moment, au bon endroit

Danse | Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Au bon moment, au bon endroit

Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être saisie. Surtout quand elle entre en résonance avec l'exposition d'Hassan Sharif dans l'écrin du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne. Madoka Kobayashi aura tout le loisir de dialoguer avec les oeuvres plastiques de l'artiste du Moyen-Orient. Kaïros, samedi 12 juin à 11h et 14h au Musée d'art moderne et contemporain (spectacle reportée en 2022)

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Eric Blanc De La Naulte : « Une saison 2021-2022 très dense, en 168 levers de rideau »

Entretien | Après une saison 2020-2021 amputée de la plupart de ses représentations, l’Opéra de Saint-Etienne concocte, pour l’année à venir, une programmation qui réconfortera sans aucun doute tous les amoureux du spectacle vivant. Eric Blanc De La Naulte, directeur de la structure, nous parle de ses choix et partis pris.

La rédaction | Mercredi 30 juin 2021

Eric Blanc De La Naulte : « Une saison 2021-2022 très dense, en 168 levers de rideau »

Le public a été privé de sorties à l’Opéra de Saint-Etienne durant de longs mois. Va-t-il pouvoir se rattraper la saison prochaine ? Très certainement, puisque notre programmation comportera 57 titres, spectacles jeune public compris, pour un total de 168 levers de rideau. Je ne suis pas accroché aux chiffres, mais cela mérite néanmoins d’être souligné, puisqu’il s’agit là de l’une des plus belles programmations de France. Alors même que l’Opéra de Saint-Étienne n’est pas encore un Opéra national… La problématique de 2021-2022 sera donc… l’embarras du choix ! D’une certaine manière, oui, car, en plus, nous proposerons une programmation très éclectique, dans la lignée du parti pris qui est le nôtre depuis maintenant plusieurs années. Sept œuvres lyriques, 10 récitals de piano, huit titres en danse, huit concerts, sans compter les afterworks, le théâtre, ainsi que les actions menées hors-les-murs… Notre programmation est à la fois très dense et à la fois très diverse. C’est sans doute, d’ailleurs, ce qui fait la force de l’Opéra de Saint-Étienne. Ces 168 levers de rideaux comprennent-ils des reports

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Maure à Venise

Lyrique | « La jalousie aveugle un cœur atteint, et, sans examiner, croit tout ce qu'elle craint » rappelait le génial Corneille. Maître de la flotte (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Maure à Venise

« La jalousie aveugle un cœur atteint, et, sans examiner, croit tout ce qu'elle craint » rappelait le génial Corneille. Maître de la flotte vénitienne, le maure Othello, épaulé de son fidèle Cassio, file le parfait amour avec son épouse Desdémone. Ivre de haine, le turpide comploteur Iago, instille le poison dans le cœur du Maure, le persuadant, calomnie à l’appui, qu’elle entretient une liaison avec Cassio. Le piège, pas à pas, se referme. Othello, assuré par Iago de sa trahison, tue celle qu’il aime. Si Shakespeare atteint la quintessence de l’âme humaine dans son drame, Verdi, ici à son apogée, le magnifie, touche au sublime. Le dernier souffle de Desdémone dans les bras d’Othello compte parmi les plus belles pages du répertoire lyrique. D’une puissance lacrymogène rare, elle vient aussi rappeler, en ces temps d’extrémismes, que la jalousie éclaire bien plus les failles du bourreau que les faiblesses de la victime. Otello de Giuseppe Verdi, du 11 au 15 juin 2021, Opéra de Saint-Etienne, direction Giuseppe Grazioli.

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Tu l'as pas volée celle-là !

Théâtre musical | On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Tu l'as pas volée celle-là !

On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici des claqueurs, ces personnes qui faisaient la pluie et le beau temps sur les pièces théâtrales et opéras par leurs applaudissements, rires ou huées. Faire la claque, comme l'on disait jusqu'à l'abolition de cette pratique en 1902. La Claque que Radix nous propose ici constitue un spectacle complet, mêlant humour, histoire et musique. Un moment interactif pour le public, entraîné par Fred Radix et ses deux acolytes : Alice Noureux et Guillaume Collignon. Ici, on apprend à vraiment bien applaudir. La Claque de Fred Radix, samedi 19 décembre 19H30 au Centre Culturel Le Sou de La Talaudière

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Un soupçon de joie

Opérette | Et si vous finissiez cette année si compliquée par une belle note ? C'est le programme proposé par l'Opéra de Saint-Étienne avec la (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Un soupçon de joie

Et si vous finissiez cette année si compliquée par une belle note ? C'est le programme proposé par l'Opéra de Saint-Étienne avec la programmation de l'une des plus fameuses opérettes : La Veuve Joyeuse de Lehar. La recette gagnante de cette œuvre réside dans ce doux parfum de Belle Époque, orné de fastes et de raffinement entremêlés aux soubresauts de la séduction. Si vous ajoutez à cela, une direction musicale assurée par Laurent Touche dans ce répertoire qu'il affectionne particulièrement... La Veuve Joyeuse s'avère être le spectacle idéal pour un réveillon de la Saint-Sylvestre 2020, pendant lequel vous serez tout en joie de pouvoir sourire un peu. La Veuve Joyeuse de Franz Lehár, à l'Opéra de Saint-Etienne, mardi 29 décembre à 18h, jeudi 31 décembre à 19h et samedi 2 janvier à 15h

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"Les Elfkins : Opération pâtisserie" : Bonnet petit, bien sûr !

ECRANS | Dès 6 ans ★★☆☆☆ De Ute von Münchow-Pohl (All., 1h18) avec les voix de Jella Haase, Louis Hofmann, Leon Seidel… Sortie le 16 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Appartenant à un peuple de lutins vivant à l’écart des humains, la maladroite Elfie décide contre l’avis de tous d’apprendre un métier dans le monde des “géants“. Elle atterrit à point nommé chez le grincheux Théo, un pâtissier artisanal en guerre contre son industriel de frère… Familiers des folklores nordiques et germaniques, les lutins se situent entre les auxiliaires de maison (façon Dobby dans Harry Potter) et les chapardeurs malicieux, du style rongeurs comme… Ratatouille, tiens. N’y a-t-il pas quelque similitude avec ce gentil conte opposant émotion de l’art culinaire et insipidité vénale de la production industrielle, où le méchant a été coupé de son âme d’enfant et où un talentueux modèle réduit vient sauver le gentil ? « L’Histoire ne repasse pas les plats », disait Céline. Disons qu’il les accommode à une autre sauce…

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Le concert "Fraternités" à la Cathédrale Saint-Charles maintenu en horaire avancé

Classique | Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Le concert

Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem du compositeur stéphanois Pascal Descamps, est maintenu mais en horaire décalé. Au lieu de 20h, le spectacle débutera à 18h. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, a décidé ce changement d'heure au lieu d'annuler la prestation. La rencontre d'avant-spectacle n'aura, quant à elle, pas lieu. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, propose, aux personnes pour qui le nouvel horaire ne conviendrait pas, de procéder à un échange de billets pour un autre spectacle de la saison 20/21 ou bien de demander un remboursement. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 04 77 47 83 40 ou envoyer un courriel à opera.billetterie@saint-etienne.fr

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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Le spectacle "Dance me" à l'Opéra remplacé

Danse | Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Le spectacle

Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a le regret de vous annoncer l'annulation du spectacle "Dance me" de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal ayant dû renoncer à sa tournée de novembre-décembre 2020 du fait de la crise sanitaire actuelle, explique l'équipe de communication de l'Opéra, avant de poursuivre : Cette représentation initialement prévue au Grand Théâtre Massenet le vendredi 4 décembre 2020 est toutefois remplacée par le spectacle "Don Juan" de la compagnie Aterballetto. Les spectateurs ayant pris leur billet auront donc le choix de se faire rembourser ou de voir cette dernière création du chorégraphe suédois Johan Inger.​ » Les spectateurs ayant pris leur billet pour le spectacle Dance me peuvent demander le remboursement en adressant leur demande par courrier au Service comptabilité de l'Opéra en y joignant les billets originaux, un Relevé d'Identité Bancaire et leur adresse d'expédition à : Opéra de Saint-Étienne - Jardin des Plantes - Service comptabilité BP 237 - 42013 Saint-Étienne

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Ivoire racé

Piano & clavecin | Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates (...)

Alain Koenig | Mardi 6 octobre 2020

Ivoire racé

Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates emblématiques. Pour faciliter le passage à l’heure d’hiver, de jeunes promesses (Ingmar Lazar ou Florian Noack) côtoient les valeurs "établies" comme le duo Hervé Billaut - Guillaume Coppola, aux "quatre mains" endiablés, ou la claveciniste Violaine Cochard. Outre les incontournables Chopin, Ravel, Schubert, Beethoven, on ronge son frein d’entendre les Variations en fa mineur ou la Sonate n°62 de Haydn, compositeur dont la difficulté est inversement proportionnelle à la fausse impression de simplicité, la Fantaisie n°3 de Mozart, ou certains arrangements de Gerswhin par Florian Noack "himself". Récitals de piano et de clavecin (Ingmar Lazar, Hervé Billaut - Guillaume Coppola, Violaine Cochard - clavecin, Florian Noack), du 20 au 23 octobre 2020 à l'Opéra de Saint-Étienne

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Cécile Laloy – In/danse/ité

Portrait | La chorégraphe et danseuse Cécile Laloy fait vivre son art au sens premier du terme, avec fragilité et humanité. Une artiste également attachée au territoire ligérien dans lequel elle évolue et créé depuis 2013. La preuve avec sa dernière production IE [famille] qui verra le jour en mai 2021 en primeur à la Comédie de Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Cécile Laloy – In/danse/ité

Dès qu’on évoque son travail, Cécile Laloy a les yeux qui s’illuminent. On y perçoit une passion et un engagement total, qui collent bien à son parcours artistique et aux créations qu’elle a déjà proposées au public au cours des dernières années. Née en région parisienne, Cécile Laloy a beaucoup voyagé avec sa famille via des déménagements successifs en Auvergne et Rhône-Alpes. « J’ai un parcours assez conventionnel, explique-t-elle. J’ai fait de la danse classique petite mais c’est au lycée que j‘ai eu envie de pousser un peu en allant dans un lycée aux horaires aménagés. Nous avions école le matin et danse l’après-midi. Puis j’ai intégré le CNSMD, Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon. » «Les arts martiaux possèdent un rapport au concret, ce qui me manquait parfois dans la danse. » Kung fu, clown et fragilité humaine Un parcours en effet assez classique, mais finalement pas tant que ça, puisque la chorégraphe ne s’est pas seulement nourrie des pas chassés et d’arabesques. « Parallèlement à ce cursus, j’ai fait beaucoup d’arts martiaux (notamment du kung f

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5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Une aussi longue absence

Panorama ciné septembre 2020 | Comédies, documentaires, animation, expérimental ? Tout à la fois, et à profusion ! Et sans blockbuster ni films primés dans les festivals pour capter tous les regards, il faut laisser libre cours à sa curiosité histoire de multiplier les expériences, les sensations, les découvertes…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une aussi longue absence

Non fiction L’aventure intérieure du confinement aura-t-elle rendu plus perméable à l’écoute du monde ? Idéal pour voyager en conscience à travers l’histoire et le temps — y compris ici et maintenant —, le documentaire étend le périmètre de nos terræ cognitæ. Et nous conduit entre le Mali et Cuba à la rencontre des survivants d’un orchestre de world music avant l’heure dans Africa Mia de Richard Minier & Edouard Salier (16 septembre), sorte de Buena Vista Social Club marqué par la poisse et la mélancolie. En Macédoine, à la découverte de l’ultime apicultrice traditionnelle du pays se faisant parasiter par une famille tuyau-de-poêle s’installant à côté de chez elle dans l’intrigant Honeyland de Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (même date). À Lyon, dans les coulisses d’une équipe de talents hauts : les footballeuses de l’OL raflant tous les titres de leur saison et créant leur légende devant la caméra de Stéphanie Gillard pour Les Joueuses #paslàpourdanser (depuis le 2 septembre). À Brive-la-Gaillarde, avec le

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Chacun pour tous !

Initiatives | Les alternatives aux moyens traditionnels de consommation fleurissent à Sainté. Afin de lutter contre la surconsommation et de protéger l’environnement, ou pour des raisons économiques et d’égalité sociale, de nombreux Ligériens se lancent dans des projets participatifs. Ces ateliers de menuiserie, supermarchés coopératifs ou objethèques sont autant d’initiatives citoyennes avec pour vocation de changer la façon de consommer des Stéphanois mais aussi de créer des liens et de renforcer le tissu social dans notre cité.

Antoine Desvoivre | Mercredi 9 septembre 2020

Chacun pour tous !

Dans les allées du supermarché coopératif, La Fourmilière, « les gens se connaissent, il se sont croisés en commission, lors d’un apéro ou d’une animation » explique Thibault, membre de l’association, ou ‘’Fourmi’’, depuis 2018. « Cette création de liens sociaux attire aussi les gens. Il s’agit d’une aventure humaine, pas juste de faire vos courses. » Si les clients se connaissent si bien, c’est qu’ils partagent plus qu’un simple lieu où faire leurs achats. Pour eux, La Fourmilière est un projet commun. « Devenir fourmi c’est un quatre en un » explique-t-il. « On est à la fois client, bénévole, propriétaire et décisionnaire. » En payant leur cotisation pour rentrer dans l’association, les nouvelles ‘’Fourmis’’ deviennent en partie propriétaires de la structure et obtiennent ainsi voix au chapitre dans les décisions prises par La Fourmilière dans son ensemble. « On choisit nous-mêmes les produits » détaille Thibault, avant d’ajouter que « chacun peut même suggérer des produits dans un petit cahier à l’intérieur du magasin. » L’association, qui cherche à installer une gouvernance partagée par tous ses adhérents, le

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Souchon à l'Opéra de Saint-Etienne

MUSIQUES | Après avoir foulé la scène du Zénith en février dernier, il revient le mardi 9 février 2021 mais sur la scène de l'Opéra de Saint-Étienne. Alain (...)

Nicolas Bros | Vendredi 19 juin 2020

Souchon à l'Opéra de Saint-Etienne

Après avoir foulé la scène du Zénith en février dernier, il revient le mardi 9 février 2021 mais sur la scène de l'Opéra de Saint-Étienne. Alain Souchon donnera un nouveau concert de sa tournée accompagnant son dernier album Âmes Fifties dans l'écrin lyrique stéphanois. Légéreté, humour et délicatesse seront assurément de la partie. Alain Souchon, mardi 9 février 2021 à l'Opéra de Saint-Étienne Plus d'infos et billetterie juste ici

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Hérodiade de Massenet en replay gratuit

Opéra | Hérodiade de Jules Massenet, production de l'Opéra de Saint-Étienne donnée en novembre 2018 (dont on vous avait parlée dans cet article), est disponible dès (...)

Nicolas Bros | Vendredi 12 juin 2020

Hérodiade de Massenet en replay gratuit

Hérodiade de Jules Massenet, production de l'Opéra de Saint-Étienne donnée en novembre 2018 (dont on vous avait parlée dans cet article), est disponible dès aujourd'hui à 18h en replay gratuit sur le site de la Ville de Saint-Étienne. L'occasion de replonger dans cette oeuvre du compositeur stéphanois. À la direction musicale, Jean-Yves Ossonce, et au plateau Elodie Hache, Emanuela Pasci, Florian Laconi ou encore Nicolas Cavallier.

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Opéra "must go on"

Saison 20/21 | Il est parmi les premiers à avoir dégainé ! L'Opéra de Saint-Étienne aura bien une saison 2020/2021 digne de ce nom si les conditions d'accueil sont éclaircies d'ici au 1er octobre. On vous en donne quelques éléments majeurs.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Opéra

Malgré les incertitudes concernant les conditions d'accueil du public, l'Opéra de Saint-Étienne a effectué le lancement de sa saison 20/21. « Même si l'on avance avec des inconnues, la prochaine saison possède la même exigence que les années précédentes, a expliqué Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne qui a également souhaité rassurer les détenteurs de billets de spectacles annulés depuis mars, en expliquant que ces derniers pourraient se faire rembourser s'ils le souhaitent. Il a également tenu à répéter le soutien apporté aux intermittents et artistes de l'Opéra pour qui la municipalité a maintenu les rémunérations pendant l'arrêt des activités de l'Opéra. Ces dernières ne devant pas reprendre avant septembre. Lyrique, cinéma, danse… Avec un taux de remplissage de plus de 85 % en 19/20, l'Opéra espère ouvrir ses portes au public dès le 1er octobre, sans pour le moment pouvoir vendre le moindre billet. Une saison équilibrée se profile à l'horizon avec trois nouvelles productions lyriques « made in Sainté » parmi les cinq proposées (La Nonne Sanglante en novembre, La Veuve Joyeuse en décembre et Andromaque en

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Flânez, écoutez, regardez

S'occuper pendant le confinement / Initiatives autres | Après quelques idées locales, voici une sélection d'autres occupations, principalement en ligne, dont vous pourrez profiter pendant votre confinement.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Flânez, écoutez, regardez

Visiter les plus beaux musées du monde Plus de 500 musées et galeries dispatchés dans le monde entier sont entièrement visitables depuis votre fauteuil ! Ce concept, c'est encore une fois le géant du Net Google qui l'a lancé avec Google Arts & Culture, plateforme créée en 2011. Furetez dans les couloirs du Musée d'Orsay, découvrez les collections de The National Gallery de Londres ou encore allez faire un coucou à La Laitière de Vermeer dans les salles du Rijksmuseum d'Amsterdam... Alors poussez les portes des musées et laissez-vous émerveiller par tant de splendeurs ! Pour accéder aux salles d'expos, c'est par ici que ça se passe. Signalons également les musées de la Ville de Paris (dont Carnavet ou Bourdelle) qui permettent de consulter gratuitement plus de 324 000 œuvres sur leur site, le Metropolitan Museum de New York (MET) qui a mis en ligne toutes ses oeuvres ou encore le MoMa, toujours à NYC, et ses

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Chaque jour, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Mardi 17 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Vous retrouverez également sur notre page Facebook du contenu complémentaire. N'hésitez pas également à nous donner vos conseils culture sur cette même page Facebook : Le Petit Bulletin Saint-Étienne. Des films à profusion et pas seulement... Il existe de nombreuses plateformes payantes pour "streamer" de nombreux films ou séries ou encore lire romans, BD... Mais revenons un instant sur Open Culture, un site gratuit qui porte très bien son nom propose 1 150 films mis à disposition gratuitement. Une aubaine en cette période de restriction de déplacement et de confinement à la maison. Des longs, des courts, des films cultes, des moins vus, dessins animés, classiques... de nombreux choix sont disponibles sur cette plateforme "éducative" qui convient aussi bien aux cinéphiles qu'à celles et ceux qui souhaitent découvrir des images nouvelles. Educative, car ce site n'est pas seulement une énorme base de données de films car elle propose également des MOOC ou cours en ligne, des livres, des audio-livres...

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Trois moments de la vie d'une reine

Danse | Après une "Cendrillon" d'anthologie suivie de "La Belle et La Bête" et "Noé", Thierry Malandain nous offre sa dernière création, le sublime ballet "Marie-Antoinette" qui raconte à sa façon la vie incroyable de cette reine venue d'Autriche.

Monique Bonnefond | Mercredi 4 mars 2020

Trois moments de la vie d'une reine

Thierry Malandain pouvait-il retracer la totalité du destin de Marie-Antoinette ? « Pour entamer ce pan de l'histoire, dit-il sur le site concertclassic.com, j'aurais dû toucher au politique et cela devenait trop énorme, trop complexe. » Le chorégraphe a donc choisi de se concentrer sur différents moments qui ont marqué le quotidien de la reine à Versailles. Il dresse en 14 tableaux émouvants et délicats une fresque qui va de son arrivée à la cour à 14 ans où, un soir d'orage, est célébré son mariage avec le futur Louis XVI âgé de 15 ans, à l'envahissement de Versailles par des "gilets jaunes" de l'époque et à l'échafaud. Pour la musique qui permet de cerner l'héroïne, Haydn, que Marie-Antoinette affectionnait particulièrement, s'est imposé. Malandain, qui a "'art de mettre au diapason les entrechats et les coups d'archets", a choisi trois de ses symphonies intitulées n.6 Le Matin, n.7 Le Midi, n.8 Le Soir, faisant parfaitement écho au destin de Marie-Antoinette. Versailles, les fastes d'un monde enfui Thierry Malandain ne prétend pas faire revivre le destin de la dernière reine de France. « Transcri

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Cav and Pag

Lyrique | Peu d’ouvrages ont scellé leur destin d’une gémellité si grande qu’il semble désormais impensable de les programmer "dé-fusionnés". Cavalleria Rusticana (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 mars 2020

Cav and Pag

Peu d’ouvrages ont scellé leur destin d’une gémellité si grande qu’il semble désormais impensable de les programmer "dé-fusionnés". Cavalleria Rusticana de Mascagni et I Pagliacci de Leoncavallo, opéras fulgurants, font couche commune au Panthéon. Si le label "vériste" fait toujours débat, le courant musical traversant l’Italie lyrique du début du 20e siècle masque des disparités d’aptitudes criantes : Mascagni, Leoncavallo, Cilea ou Giordano aspireront toujours à l’ivresse inspirée du grand Puccini. Quel fil rouge permit donc à "Cav/Pag", unique postérité de leurs auteurs, de transformer l’essai ? Deux faits divers sanglants et passionnels, chargés d’un érotisme torride, Calabre et Sicile sur fond de misère et d’us vernaculaires aux antipodes de ceux du parterre de l’opéra, deux partitions bien léchées, qui suscitent les louanges de la critique, et quelques flèches décochées à l’âme humaine par le truchement d’un lyrisme contagieux mais accessible à tous (Ah ! L’Intermezzo de Cavalleria Rusticana !). Accès idéal pour le profane au temple intimidant de l’art lyrique, "Cav and Pag" allient beauté, intrigue haletante et lyris

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Chausson aux clones

Classique | Hypnotique fascination qui envoûta toute l'Europe (ou presque) musicale, celle du maître de Bayreuth, le grand Richard W. Beaucoup d'appelés, mais peu (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 février 2020

Chausson aux clones

Hypnotique fascination qui envoûta toute l'Europe (ou presque) musicale, celle du maître de Bayreuth, le grand Richard W. Beaucoup d'appelés, mais peu d'élus flirteront avec le cénacle de la gloire. Prélude et Mort d'Isolde est un tel tsunami émotionnel ! Peu de pages méritent, avec Bach, d'être expédiées dans l'espace pour incarner l'âme humaine. Les profanes ou réfractaires à la musique dite "classique" trouveront avec ce Wagner-là, l'antidote qu'ils appellent de leurs voeux. Les anti-Wagnériens (car il s'en trouve) vacillent dans les affres du doute, à l'écoute de cette incroyable musique. De ce côté-ci du Rhin, les élèves de César Franck lui vouent un culte "total" si j'ose dire. Les disciples de César se nomment Chabrier, Chausson, Duparc, D'Indy ou Lekeu et laissent à la postérité de superbes pages qu'on aurait tort de bouder. La magnifique Symphonie de Chausson est, au même titre que l'Ouverture de Gwendoline (Opéra d'Emmanuel Chabrier) une pépite que la direction d'Alexandra Cravero devrait magnifier. Wagner et ses héritiers français, concert symphonique, Opéra de Saint-Etienne, le 10 février à 20h

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Le spectacle "Little Benoît in MusicLand" annulé

Théâtre musical | Prévu les 9 et 11 avril prochains à l'Opéra de Saint-Étienne, le spectacle Little Benoît in MusicLand est annulé. Les modalités de remboursement des billets (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 janvier 2020

Le spectacle

Prévu les 9 et 11 avril prochains à l'Opéra de Saint-Étienne, le spectacle Little Benoît in MusicLand est annulé. Les modalités de remboursement des billets ont été annoncées par communiqué de presse : « L'Opéra de la Ville de Saint-Étienne a le regret de devoir annuler, pour des raisons indépendantes de sa volonté, le spectacle Little Benoît in MusicLand prévu les 9 et 11 avril 2020. Afin de procéder à un remboursement ou un échange, l'Opéra propose soit : - d'envoyer un courrier au service comptabilité de l'Opéra, contenant les billets et votre adresse d'expédition à l'adresse suivante : Opéra de Saint-Étienne Jardin des Plantes, BP 237 – 42013 Saint-Étienne cedex 2 - de vous rendre à la billetterie de l'Opéra munis de vos billets (du lundi au vendredi de 12h à 19h). Quelle que soit l'option choisie, avant le 31 mars 2020. Nous vous remercions de votre compréhension. »

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Partager nos différences

Danse | Le thème de la différence ne cesse d'alimenter la réflexion et de susciter de vives réactions. Le spectacle Entité(e)s s'empare de ce thème délicat et questionne notre besoin d'être différents, uniques.

Monique Bonnefond | Mercredi 8 janvier 2020

Partager nos différences

Que serait un monde uniforme, monochrome, peuplé d'individus identiques impossibles à différencier ? La création Entité(e)s d'Anne-Charlotte Schoepfer, jeune chorégraphe à la forte personnalité, est née de la constatation sur les réseaux sociaux que tout le monde se ressemblait sous la pression de la société contemporaine de surconsommation, de diktat de l'image. Nous sommes invités "à consommer les mêmes produits", à fréquenter les mêmes lieux où il faut être. À travers son expérience de danseuse, Anne-Charlotte s'est rendu compte que les danseurs se voient aussi, parfois, forcés d'entrer dans un moule imposé par un chorégraphe dont ils deviennent le moyen de communication. Au début d'Entité(e)s, les trois danseuses, parfaitement ensemble, explorent de manière identique, l'espace entre terre et ciel dans une gestuelle contemporaine qui s'alimente de l'énergie du mouvement. La musique originale créée spécialement pour le spectacle, donne le tempo et les danseuses le suivent fidèlement. Pendant douze minutes, chaque chose est à la place indiquée. Puis... Un spectacle toujours différent L'une des danseuses, mue par un impérieux besoin d'exis

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Âne hidalgo

Lyrique | Taillé à la démesure vocale du grand Chaliapine, la plus grande basse russe ayant vécu, le costume de Don Quichotte est un "cousu-main vocal". Tiré de la (...)

Alain Koenig | Mercredi 8 janvier 2020

Âne hidalgo

Taillé à la démesure vocale du grand Chaliapine, la plus grande basse russe ayant vécu, le costume de Don Quichotte est un "cousu-main vocal". Tiré de la pièce de Le Lorrain, elle-même inspirée du magique roman de Cervantès, le tailleur se nomme Jules Massenet. Pour son dernier opéra, le plus abouti musicalement, le maître français, adulé en ce début de 20e siècle, aura été épaulé par un bien sage librettiste : Henri Cain. Ici, Dulcinée est une intringante sans étoffe, cruelle, injuste, railleuse, jusqu'à la révélation quasi-mystique qui s'abat sur elle, au dernier râle du héros. Cette tiédeur du livret affectera longtemps l'injuste postérité de l'oeuvre. Pourtant, l'ouvrage, comme Carmen, est un véritable chef d'oeuvre : une dramaturgie sous forme de descente aux Enfers, une reflexion profonde sur la fin de la jeunesse, les fils de la réalité se coupant l'un après l'autre, une musique aux thèmes qu'admirait tant Puccini, des duos avec Sancho Pança, d'un lyrisme à faire rougir toute une gay pride. La dernière reprise en France, à la Halle aux Grains de Toulouse en 2017, avait casté Ferruccio Furlanetto himself, dans le costume de l'hidalgo visionnaire. À Saint-

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Juste un échange

Danse | Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 décembre 2019

Juste un échange

Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la somptueuse pièce Dans la solitude des champs de coton où se rencontrent deux hommes que rien ne réunit sinon un accord tacite entre un client qui cherche une chose qu'il n'a pas et un dealer qui la possède, le spectacle Deal repose sur ce prétexte à la discussion et à la confrontation. Les deux circassiens-danseurs Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde investissent les figures du client et du dealer, se livrant à des variations inouïes dans un duo tout en échanges, en jeux d'équilibre de forces, en mouvements croisés. Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque et se donne à voir dans un corps à corps chorégraphié où la beauté du geste le dispute à l'intensité des présences. Topons là ! Deal, du mardi 10 au samedi 14 décembre à La Comédie de Saint-Étienne

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Le baroque à San Francisco

Danse | Éblouissant, énigmatique, envoûtant, inventif ! Ces qualificatifs élogieux ne sauraient rendre compte de l'immense talent de l'un des plus grands (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 novembre 2019

Le baroque à San Francisco

Éblouissant, énigmatique, envoûtant, inventif ! Ces qualificatifs élogieux ne sauraient rendre compte de l'immense talent de l'un des plus grands chorégraphes Outre-Atlantique. Véritable « Ballet master de notre temps » selon William Forsythe, Alonzo King célèbre l'union de la danse et de la musique à travers deux perles qui allient technique classique et contemporaine. Avec Händel, la musique des corps des danseurs aux lignes épurées, joue une partition subtile et émouvante qui entre en résonance avec la noblesse de la musique baroque du compositeur. La musique et la danse s'accordent à nouveau dans Common Ground, véritable hommage qu'Alonzo King, en association avec le Kronos Quartet, rend à sa ville natale San Francisco. Une ville en mouvement, métissée, tournée vers l'avenir, reconnue pour l'excellence de sa danse et son multiculturalisme. Les musiciens du célèbre quatuor à cordes accompagnent les danseurs, eux aussi des "masters", emportés dans une chorégraphie inventive, sensuelle et vibrante à l'instar de la ville californienne. Händel & Common ground, vendredi 6 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

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« Pentiti, scellerato ! »

Lyrique | Pour ce terrifiant "Festin de pierre", dans lequel le génial Wolfgang, après tant d'autres, convie l'humanité entière, pas une faiblesse, pas un temps mort, (...)

Alain Koenig | Mardi 5 novembre 2019

« Pentiti, scellerato ! »

Pour ce terrifiant "Festin de pierre", dans lequel le génial Wolfgang, après tant d'autres, convie l'humanité entière, pas une faiblesse, pas un temps mort, une intrigue haletante et une vocalité sans limite. Assurément, le chef d'oeuvre absolu du maître, servi par un plateau plein de promesses. Don Giovanni de Mozart, Opéra de Saint-Étienne, du 8 au 12 novembre 2019

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Suites Royales

Classique | Alors que son CD consacré aux Suites pour violoncelle de Bach provoque quelques répliques sismiques, assurément prévisibles, Emmanuelle Bertrand, mue par le (...)

Alain Koenig | Mardi 5 novembre 2019

Suites Royales

Alors que son CD consacré aux Suites pour violoncelle de Bach provoque quelques répliques sismiques, assurément prévisibles, Emmanuelle Bertrand, mue par le zéphyr d'un mutin dieu lare, pose le pied sur sa terre natale pour un prestigieux concert symphonique. Après l'Elégie de Fauré, œuvre-phare dans laquelle son public sera déjà conquis, elle se prêtera au jeu du "revival" d'une pépite oubliée : le Concerto pour violoncelle, de l'ombrageuse mais résolument fascinante Marie Jaëll. Grande lisztienne, pianiste virtuose ayant légué à la postérité sa pédagogie de l'instrument, la compositrice est encore connue aujourd'hui pour sa célèbre "Méthode Marie Jaëll". L'air du temps médiatique élude parfois le discernement au profit de l'intriguant concept artistique de parité. Or, voici un corpus passionnant, cohérent et une compositrice au talent éblouissant, à qui il convenait indubitablement de redonner toute sa place dans la frise chronologique de la musique. Emmanuelle Bertrand saura bien sûr, faire éclater ce pur diamant, puis laissera la place à un tube planétaire, dont l'auteur, Maurice Ravel, dira lui-même : « Je n'ai écrit qu'un seul chef-d'œuvre, l

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Faire danser le théâtre

Danse | Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 octobre 2019

Faire danser le théâtre

Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu de Musset qui nous plonge dans la Florence débauchée du 16e siècle, sous le joug du tyran Alexandre de Médicis. Pourquoi faire danser le théâtre ? En quoi la danse peut-elle enrichir le théâtre et qu'a-t-elle à lui dire ? Du texte dit (admirablement, par 11 interprètes aussi bons acteurs que stupéfiants danseurs) ou des moments de danse, lesquels vont plus loin ? La danse insuffle son énergie, son érotisme à un texte lui-même bouillonnant. Elle magnifie les mots par sa présence sensuelle, très charnelle. Chaque réplique est suivie d'un geste chorégraphié. Ainsi, les scènes d'orgies inhérentes au pouvoir du duc Alexandre et les scènes de combats ne sont pas seulement dites mais vigoureusement dansées en d'étourdissants tableaux. Ces noces du théâtre et de la danse culminent dans la scène de l'assassinat d'Alexandre par Lorenzaccio. Un spectacle unique, hors normes, alliant subtilement danse et théâtre et où les images en 3D habillent la façade du château de vraies fééries lumineuses. Magique ! Lorenz

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Entrez dans Le Cercle

Restaurant de l'Opéra | Benoît Masson, après avoir repris le restaurant du Musée d'art moderne et contemporain en 2018 - Le Carré des Nuances -, a été choisi pour relancer le restaurant/bar de l'Opéra de Saint-Étienne. L'établissement ouvrira début novembre 2019, s'appellera Le Cercle et proposera une cuisine "bistronomique".

Nicolas Bros | Mercredi 25 septembre 2019

Entrez dans Le Cercle

Depuis 2016, l'Opéra de Saint-Étienne ne possédait plus réellement une offre de restauration à part entière. Depuis la défaillance de la société qui exploitait l'ex-Café Jules, cet espace de détente de la salle de spectacles stéphanoise était toujours sans restaurateur permanent. Après plusieurs consultations lancées par la Ville de Saint-Étienne, le repreneur a enfin été trouvé. C'est le projet mené par Benoît Masson qui a été finalement retenu. Déjà repreneur du restaurant du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne, cet entrepreneur auto didacte va connaître l'ouverture de son deuxième établissement gastronomique. « Nous allons ouvrir début novembre ce nouveau restaurant/bar de l'Opéra de Saint-Étienne, explique le dirigeant. Il s'appellera Le Cercle. Un nom que nous avons choisi pour plusieurs raisons. Tout d'abord, après le Carré des Nuances au MAMC, c'est un restaurant qui prend également place dans un lieu d'art. Ensuite, toute la charte graphique ainsi que l'environnement de l'opéra est arrondi. Enfin, c'est aussi un clin d'oeil au fameux Grand Cercle, bien connu des Stéphanois, qui existait place de l'Hôtel-de-Ville. »

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Toujours plus grand

SCENES | "L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Toujours plus grand

"L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul domino pouvant engendrer le meilleur ou le pire, comme le monstre de plastique qui dérive dans le Pacifique. Très préoccupée par l'état de la planète, Virginie Barjonet, danseuse, spécialiste de danse voltige et chorégraphe, propose un spectacle qui évolue entre la terre et l'air, tout de légèreté et de poésie, de doux envols, qui veut mener à la réflexion sur un monde qui déraille. MonDomino, vendredi 4 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Danser la joie

SCENES | Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Danser la joie

Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du hip-hop français. Une danse qu'il a voulue joyeuse, légère, cherchant la poésie « partout où elle se trouve-dans le corps des danseurs, dans le quotidien, mais aussi dans la violence du monde actuel ». Avec une nouvelle écriture, toujours virtuose mais teintée parfois de tendresse et de mélancolie, Kader Attou raconte « avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde » qui est peut-être sa façon à lui de le refaire. Allegria, mardi 1er octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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S'ouvrir à l'autre

SCENES | La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

S'ouvrir à l'autre

La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de l'inexorabilité de l'oubli. Et le mur fut ma porte mêle danse, théâtre, musique et arts numériques pour aborder cette fois la question de l'altérité et des difficultés à rencontrer l'autre. Un comédien et un danseur enfermés dans deux espaces parallèles étriqués se heurtent au mur de l'incommunicabilité. Mais une brèche se creuse et la porte s'ouvre sur un monde onirique plein de beauté. Et le mur fut ma porte, Vendredi 11 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Le théâtre qui danse

SCENES | Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Le théâtre qui danse

Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience artistique au service d'une œuvre majeure, Lorenzaccio. Cette création à six mains répond au même désir de faire danser le théâtre, de chercher du sens à travers le corps et les mots « pour dire le refoulé du texte ». Un subtil mélange très réussi de théâtre, de danse, d'images 3D et de musique électro qui efface la frontière entre les arts vivants. Lorenzaccio, vendredi 11 octobre à l'Opéra de Saint-Étienne

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L’être de son moulin

MUSIQUES | Composé sur mesure pour le grand Chaliapine, le dernier opéra de Jules Massenet Don Quichotte, figure parmi les plus aboutis du compositeur. Sous la (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

L’être de son moulin

Composé sur mesure pour le grand Chaliapine, le dernier opéra de Jules Massenet Don Quichotte, figure parmi les plus aboutis du compositeur. Sous la plume du librettiste Henri Cain, Dulcinée symbolise la noirceur de l’âme humaine, tandis que Sancho Pança, son pendant lumineux, offre au héros de Cervantès les duos les plus suaves, poétiques, voire homo-érotiques. Longtemps incarné sur scène par l'immense Jean-Philippe Courtis, il sera intéressant d’entendre la proposition de Vincent Le Texier, dans ce costume vocal, évidemment, plus grand que la vie. Don Quichotte de Jules Massenet, Opéra de Saint-Étienne, du 31 janvier au 4 février

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Femme, femme, femme…

MUSIQUES | Fort heureusement, elles n’ont pas attendu les réseaux sociaux, le grand buzz des chaînes en continu, ni l'anathème porcin pour avoir du talent, avec (...)

Alain Koenig | Mardi 3 septembre 2019

Femme, femme, femme…

Fort heureusement, elles n’ont pas attendu les réseaux sociaux, le grand buzz des chaînes en continu, ni l'anathème porcin pour avoir du talent, avec fougue, passion et surtout dignité. Le très inspiré et passionné Concerto pour violoncelle de Marie Jaëll (1846-1925), superbe compositrice, sera magnifié par le sublime et mystique archet d’Emmanuelle Bertrand que l’on ne présente plus au lecteur. Un simple rappel pour les pousses du jour en mal de reconnaissance, de l’universalité du génie humain, hommes et femmes, mus par un même et grand geste artistique. Le violoncelle au féminin, Emmanuelle Bertrand (violoncelle) et OSSEL, dir. G.Grazioli, à l'Opéra de Saint-Étienne, mardi 19 novembre 2019 à 20h

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"The Operative" : Sous couverture, dans de sales draps

ECRANS | de Yuval Adler (All.-Isr.-Fr., 1h 56) avec Diane Kruger, Martin Freeman, Cas Anvar… (24 juillet)

Vincent Raymond | Mardi 23 juillet 2019

Recrutée par le Mossad pour infiltrer une entreprise iranienne, Rachel a dérogé aux règles en nouant une liaison avec l’homme qu’elle devait espionner. Des années plus tard, elle reprend contact avec son superviseur avec à la clef un marché visant à la prémunir de toutes représailles… Jadis monopolisé par James Bond et sa collection d’épigones, le cinéma d’espionnage a depuis déserté le registre spectaculaire ou ludique pour investir celui d’une authenticité et d’une complexité souterraine plus en adéquation avec le monde contemporain ; celui où un bureaucrate des services de renseignement couleur beige terne à l’instar du Smiley de John Le Carré est plus à redouter qu’un milliardaire mégalomane. De fait, ce sont bien les stratégies “d’intelligence“ via le système de recrutement et d’utilisation des “correspondants“ que Adler dépeint ici, dans toute sa perversité manipulatrice. Ramener l’humain au centre du jeu quand il est d’habitude question d’intérêts étatiques et d’actions menées par des agents surhumains, voilà qui est intéressant. Et de même que certains de ses com

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