Coups de Rain

Danse | Quinze ans après sa création, le spectacle d'Anne Teresa De Keersmaeker, "Rain", entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste époustouflant. La preuve le 15 février à l'Opéra de Saint-Étienne

Monique Bonnefond | Mardi 5 février 2019

Photo : © Anne Van Aerschot


Rain d'Anne Teresa De Keersmaeker, entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste une pièce maîtresse de la danse contemporaine malgré ses 15 ans d'âge. L'alchimie opère toujours autant entre la complexité géométrique de la chorégraphie, l'hypnotique partition du musicien minimaliste Steve Reich et l'irrépressible énergie collective des danseurs.

Il semble pleuvoir sur le plateau grâce à un rideau semi-circulaire de fines cordes de chanvre qui tombent des cintres et seront en mouvement à deux reprises créant à la fin du spectacle une véritable onde générée par une danseuse. La scène semble vide mais le dense tapis de figures géométriques qui recouvre le sol et constitue presque un élément du décor, ordonne, avec une rigueur stupéfiante, les déplacements des dix danseurs dont les trajectoires et les croisements sont calculés au millimètre près.

Tel un battement de cœur

Soutenus par l'entêtante pulsation musicale de la partition du compositeur minimaliste Steve Reich : Music for 18 musicians, les danseurs parcourent le plateau ceint par le mur circulaire de cordes tombantes. Deux phrases chorégraphiques, l'une écrite pour les danseuses, l'autre pour les danseurs vont circuler pendant tout le spectacle. Portés par les vagues rythmiques irrésistibles de la musique, les danseurs s'abandonnent à l'irrépressible énergie qui les relie les uns aux autres où se partagent le souffle, la vitesse, une rare vitalité et où chacun, épousant à son rythme les boucles de la musique, est propulsé dans un tourbillon de forces qui emporte tout sur son passage. C'est un jaillissement tellement festif que les costumes en changent de couleur. En harmonie avec eux, de savants éclairages varient du jaune orangé au bleu en passant par le rose fuchsia, créant une palette chaleureuse de couleurs qui emmène le spectateur dans un monde de beauté et d'émotion. Rain, l'une des plus brillantes productions d'Anne Teresa De Keersmaeker ne saurait vieillir tant cette pièce fait surgir un monde d'une beauté infinie. « On ne fait pas des pièces aussi belles tous les jours » nous dit Brigitte Lefèvre.

Rain, vendredi 15 février à l'Opéra de Saint-Étienne


Rain

Chorégraphe Anne Teresa De Keersmaker, avec Laura Bachman, Léa Dubois...
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le théâtre sort de Paris

Théâtre | Cette saison, l’Opéra de Saint-Etienne accueillera six pièces de théâtre qui ont cartonné dans la capitale et fait le succès des salles qui les ont déjà vues passer. Tour d’horizon d’une programmation qui sent bon la rigolade.

La rédaction | Jeudi 9 septembre 2021

Le théâtre sort de Paris

Michel Sardou dans une pièce de Guitry, Michèle Bernier seule en scène face à son avenir, Bruno Solo, Mélanie Page et Julien Boisselier dans un triangle amoureux, Kad Merad aux côtés de Claudia Tagbo et de Lionel Abelanski, Daniel Russo et Véronique Genest plongés dans les méandres du passé, ou encore, les débuts d'Estelle Lefébure sur les planches : en cette saison 2021/22, la comédie populaire et ses vedettes sortent de Paris et débarquent à Saint-Etienne, pour 6 soirées de gala à l’Opéra. Un programme concocté avec pour unique objectif de donner au public une possibilité de se divertir, histoire de, peut-être (sûrement !) retrouver un peu sa vie d’avant. Demandez le programme Au menu de cette saison des Grandes Soirées Théâtre, donc, du rire, du rire, et aussi, du rire. Dix ans après. Un spectacle écrit par David Foenkinos, mis en scène par Nicolas Briançon, dans lequel Pierre (Bruno Solo), assureur peu confiant, retrouve son meilleur ami Yves (Julien Boisselier) écrivain de son état, et Nathalie, l’épouse de ce dernier (Mélanie Page) après 10 ans de séparation… Due à un petit changement de situation. Oui, car il y a 1

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Un festival à pi-choré

Danse | Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Un festival à pi-choré

Reporté pour cause de Covid, le festival Trax #7 aura finalement lieu en cette rentrée, dans différents lieux de Saint-Etienne. Ouverture au plus grand nombre, soutien à la création émergente : cette année comme les précédentes, l’événement portera haut ses valeurs à travers différents temps forts dédiés à la danse contemporaine. Parmi eux, 2 spectacles de la compagnie stéphanoise Dyptik, un spectacle de la compagnie Racines Carrées, mais aussi un plateau partagé entre la compagnie Diving Leaf et Yohann Hebi Daher, un concours de création chorégraphique, et un masterclass. Festival Trax par la compagnie Dyptik, du 28 septembre au 2 octobre au stade Peyrard, à l’Usine, à la Comète, dans les studios Dyptik et au Parc Couriot à Saint-Etienne. Spectacles en plein-air gratuits.

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Avignon vs Saint-Étienne

Scènes | A l’invitation du maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, une quinzaine de compagnies de théâtre se sont retrouvées en Avignon, pour le festival auquel quelques-unes d’entre elles prenaient part. L’occasion de dresser ensemble un état des lieux et de se projeter dans la nouvelle saison.

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Avignon vs Saint-Étienne

Depuis Jean Dasté, Saint-Étienne demeure une ville de théâtre, mais chaque été Avignon en est la Mecque incontestable. Après l’annulation du festival l’an passé, l’édition 2021 était pour les artistes celle de la résistance. Pour sa 75ème édition dans la cour d’honneur du Palais des Papes, la programmation officielle (45 pièces et 300 levés de rideau) intronisait notamment Tiago Rodrigues, lequel mettait en scène Isabelle Huppert dans La Cerisaie de Tchekhov et prendra la place d’Olivier Py en 2023 à la tête de l’institution. Côté OFF, les dédales de la cité papale accueillaient cette année pas moins de 1070 spectacles, joués par 752 compagnies françaises et 66 compagnies étrangères, présentés dans 116 lieux du 7 au 31 juillet. Des chiffres impressionnants, pourtant en légère baisse. Pour les compagnies stéphanoises, jouer en Avignon représente tout autant un passage obligé qu’une vitrine à ne pas négliger, avec son effet tremplin, son bouche-à-oreille et surtout la présence de très nombreux programmateurs venus faire leur marché pour plusieurs saisons à venir. Cet été, quelques-unes d’entre elles prenaient part au OFF, à l’image de l’ensemble Cappella Forens

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Cluedo

Danse | Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Cluedo

Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaître le directeur ? C’est au spectateur, de mener l’enquête. Indice : au cours des sept tableaux qui se succèdent, seul le coupable reproduit invariablement les mêmes gestes. Signé par Denis Plassard et imprégné d’une forte théâtralité, Dans le détail se joue de notre œil, pour notre plus grand plaisir… Alors, à vos lunettes ! Dans le détail, le 7 octobre au théâtre du Parc ; le 8 octobre à la Maison de la Culture de Firminy

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Insoumis

Danse | Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l’autre autant qu’il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 nous plonge dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d’une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité. La 5e Colonne par la Cie Ballet 21, le 21 janvier 2022 au Théâtre du Parc (Andrézieux-Bouthéon) et le 5 mars 2022 à l'Echappé (Sorbiers)

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Une vie de reine

Règne | 3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Une vie de reine

3 moments de vie, pour 14 tableaux, qui mettent en scène le destin de la dernière et plus célèbre reine de France. De son arrivée à la cour à 14 ans, à l’échafaud qui l’attend après la prise de la Bastille et l’envahissement de Versailles, Marie-Antoinette revit sous la houlette de Thierry Malandain et du ballet de Biarritz, toute en finesse, en toilettes et en éventails. S’appuyant sur trois symphonies de Haydn, appelées Le Matin, Le Midi et Le Soir, le chorégraphe révèle la joie de vivre, la frivolité, l’insouciance mais aussi le désespoir d’une femme délaissée par un mari peu aimant. Marie Antoinette, le 18 novembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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J’suis dans mon cube

Haïku | Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

J’suis dans mon cube

Hakanaï : mot japonais caractérisant l’éphémère, le fragile, l’évanescent. S’écrit en conjuguant le signe désignant l’homme, et celui désignant le songe. Ce spectacle, les deux créateurs Claire Bardainne et Adrien Mondot l’ont conçu comme un solo dansé en forme de haïku visuels, un enchaînement de tableaux, à l’intérieur d’un cube de tulle blanche, dans lequel des images sont animées en direct. A mi-chemin entre danse et arts numériques, cette performance plonge le spectateur entre rêve et réalité, dans un ballet de lumières et de mouvements. Hakanaï, le 9 octobre au Sou à La Talaudière

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Ensemble

Danse | Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - (...)

Cerise Rochet | Mardi 7 septembre 2021

Ensemble

Un cérémonial, qui met en scène la fraternité. Chorégraphié par Fouad Boussouf, le fondateur de la compagnie Massala, le spectacle Näss - les gens, en arabe - réunit sept danseurs issus du hip hop, de la danse traditionnelle marocaine, et du cirque contemporain. Sur un rythme continu, incessant et obsédant, la danse et les mouvements se font intenses, parfois acrobatiques, exaltant la puissance collective, révélant, à travers cette folle ébullition, l’universalité des dynamiques de groupe. Une fureur de vivre, à la frontière entre le rituel et l’urbain. Naäs, le 29 septembre au théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Dub de chambre

Dub | Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Dub de chambre

Le dub n’a cessé d’envahir la planète, depuis ses balbutiements sur les sound systems jamaïcains à la fin des années 60, donnant naissance, trente ans plus tard sur les scènes françaises, aux premiers lives stratosphériques joués sur des machines modernes. Depuis plus de vingt ans, Brain Damage s’emploie à donner sa version du genre en participant pleinement à son évolution, à grand renfort de fructueuses collaborations. Marquant une pause à la maison au beau milieu d’une tournée qui visite les six coins de l’hexagone, Martin Nathan propose un set taillé sur mesure pour découvrir en live son nouvel album, Brain Damage meets Big Youth. Brain Damage, Little Big sessions (masqué, assis et en petit comité), du vendredi 10 au dimanche 12 septembre à 18h30, au Fil à Saint-Étienne

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Performances !

Théma | À l’aube d’une rentrée cinématographique qui s’annonce particulièrement dense, l’exploit et le dépassement de soi s’invitent sur les écrans en empruntant des chemins (ou des visages) fort différents…

Vincent Raymond | Lundi 6 septembre 2021

Performances !

« Il faut souffrir pour être belle » serinait-on autrefois aux petites filles pour légitimer toutes les tortures quotidiennes que la coutume leur imposaient. Ce dicton suranné conserve une pleine actualité dans le vase-clos des Petites Danseuses filmées dans le très édifiant documentaire d’Anne-Claire Dolivet (25 août) : ces (parfois très) jeunes ballerines issues de bonnes familles se soumettent à des emplois du temps et des exercices démesurés pour préparer des concours, satisfaisant à la douce pression parentale tout en reproduisant, consciemment ou non, un certain formatage social. Pour elles, le plaisir de danser et le scène passe après la discipline de l’art. Souffrir, être gracieuses, mais ne jamais avoir le temps d’être petites… À quoi bon ? Autre troupe, autre scène : celle d’Un triomphe d’Emmanuel Courcol (1er/09), titre ô combien casse-gueule car il se doit doit d’être à la hauteur de sa promesse programmatique. Tiré de faits réels scandinaves, cette histoire d’un comédien au chômage montant une pièce avec de

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Tutus et Tubas

Tchaïkovsky | Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Tutus et Tubas

Les grands ballets de Tchaïkovski, trop souvent associés à une rhétorique musicale ou chorégraphique un brin surannée, font l'objet d'un « ravalement complet » à l'Opéra de Saint-Étienne. Casse-Noisette, tout d'abord, dont la version « revisitée » par Duke Ellington et le Big Band du Conservatoire, entrera en compétition avec la version symphonique de la célèbre suite. Enfin, Le Lac des Cygnes, littéralement « réincarné» par le chorégraphe le plus génial de notre époque, Angelin Preljocaj. Un éblouissement. Pas de deux, par l'Orchestre Symphonique de Saint-Etienne-Loire et The Nutcracker par le Big Band du Conservatoire Massenet, le 30 novembre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne ; Le Lac des Cygnes de Piotr-Ilyitch Tchaïkovsky, chorégraphie de Angelin Preljocaj, le 5 février à 20h à l' Opéra de Saint-Etienne,

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Elle s'appelait Concepción…

MUSIQUES | Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers (...)

Alain Koenig | Mardi 7 septembre 2021

Elle s'appelait Concepción…

Injustement négligé par la postérité, La Vierge, oratorio très inspiré de Jules Massenet, retrouve sur la Colline Villeboeuf, sa poussée ascensionnelle vers l'extase. Le Dernier sommeil de la Vierge reste une des plus belles pages du maître, inspirant les plus grandes voix de l'art lyrique, de Janine Micheau à Monserrat Caballé, ou plus récemment, Véronique Gens. Massenet administre, encore et toujours, l'éblouissante démonstration de son sens de la fresque et de la profonde spiritualité du sentiment humain. La Vierge, oratorio de Jules Massenet, vendredi 1er octobre à 20h à l'Opéra de Saint-Etienne

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Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

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Au bon moment, au bon endroit

Danse | Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Au bon moment, au bon endroit

Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être saisie. Surtout quand elle entre en résonance avec l'exposition d'Hassan Sharif dans l'écrin du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne. Madoka Kobayashi aura tout le loisir de dialoguer avec les oeuvres plastiques de l'artiste du Moyen-Orient. Kaïros, samedi 12 juin à 11h et 14h au Musée d'art moderne et contemporain (spectacle reportée en 2022)

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Eric Blanc De La Naulte : « Une saison 2021-2022 très dense, en 168 levers de rideau »

Entretien | Après une saison 2020-2021 amputée de la plupart de ses représentations, l’Opéra de Saint-Etienne concocte, pour l’année à venir, une programmation qui réconfortera sans aucun doute tous les amoureux du spectacle vivant. Eric Blanc De La Naulte, directeur de la structure, nous parle de ses choix et partis pris.

La rédaction | Mercredi 30 juin 2021

Eric Blanc De La Naulte : « Une saison 2021-2022 très dense, en 168 levers de rideau »

Le public a été privé de sorties à l’Opéra de Saint-Etienne durant de longs mois. Va-t-il pouvoir se rattraper la saison prochaine ? Très certainement, puisque notre programmation comportera 57 titres, spectacles jeune public compris, pour un total de 168 levers de rideau. Je ne suis pas accroché aux chiffres, mais cela mérite néanmoins d’être souligné, puisqu’il s’agit là de l’une des plus belles programmations de France. Alors même que l’Opéra de Saint-Étienne n’est pas encore un Opéra national… La problématique de 2021-2022 sera donc… l’embarras du choix ! D’une certaine manière, oui, car, en plus, nous proposerons une programmation très éclectique, dans la lignée du parti pris qui est le nôtre depuis maintenant plusieurs années. Sept œuvres lyriques, 10 récitals de piano, huit titres en danse, huit concerts, sans compter les afterworks, le théâtre, ainsi que les actions menées hors-les-murs… Notre programmation est à la fois très dense et à la fois très diverse. C’est sans doute, d’ailleurs, ce qui fait la force de l’Opéra de Saint-Étienne. Ces 168 levers de rideaux comprennent-ils des reports

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35 15 Vintage

ARTS | Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

35 15 Vintage

Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur processus de création et leur raison d’être en lien avec leurs contextes territoriaux. Nous vivons et grandissons tous avec des objets esthétiques et fonctionnels, sans toujours prendre conscience que le design fait partie de notre quotidien depuis plusieurs générations. Témoins de leur époque, mobilier, appareils ménagers et outils de communication reflètent les évolutions de notre société. Formes, coloris et matières marquent chaque décennie de leur empreinte et s’inscrivent dans notre mémoire collective : la cocotte en fonte Le Creuset, l’iconique tabouret translucide Tam Tam, le kitchissime Minitel aux côtés des premiers Macintosh, la déferlante Tupperware ou encore la saga des appareils électriques de la firme SEB, du moulin à café au grille-pain en passant par la yaourtière ! L’exposition aborde l’évolution de l’habitat par le prisme des expérimentations qu’ont menées designers et architectes qui, dès l’après-guerre, ont souhaité inventer la ville du futur. Les photographies de Jean-Louis Schoellkopf et de It

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D’art d’art

Galerie | La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

D’art d’art

La galerie PASQUI fait partie de ces lieux d’art qui ont traversé la crise covidienne sans trop d’encombre, les acheteurs n’hésitant à enrichir leurs collections en cliquant à distance et à se faire livrer (parfois à l’autre bout du monde) des œuvres choisies sur écran. Un rapport d'Artprice (LA référence) révèle pourtant que, s’il est parvenu à limiter la casse en basculant massivement vers le numérique, le marché de l’art enregistre une perte de seulement 21% de chiffre d'affaires. Entre street art, art brut, abstraction, pop art, art cinétique et sculptures, le catalogue PASQUI regroupe déjà une quarantaine d’artistes, dont plusieurs plasticiens locaux soutenus par la galerie, à l’image de LUMA ou de Viza. Pour son exposition estivale, Agnès Court et David Pasquinelli mettent à l’honneur quelques grands noms : Mr Brainwash, C215, Takashi Murakami, JonOne, Richard Orlinski, Hervé Di Rosa, Robert Combas, Erro et Jef Aérosol, avec des sérigraphies numérotées de Banksy himself et de Shepard Fairey (Obey). Exposition d’été, du 19 juin au 31 juillet, galerie PASQUI à Saint-Étienne

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Maure à Venise

Lyrique | « La jalousie aveugle un cœur atteint, et, sans examiner, croit tout ce qu'elle craint » rappelait le génial Corneille. Maître de la flotte (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 juin 2021

Maure à Venise

« La jalousie aveugle un cœur atteint, et, sans examiner, croit tout ce qu'elle craint » rappelait le génial Corneille. Maître de la flotte vénitienne, le maure Othello, épaulé de son fidèle Cassio, file le parfait amour avec son épouse Desdémone. Ivre de haine, le turpide comploteur Iago, instille le poison dans le cœur du Maure, le persuadant, calomnie à l’appui, qu’elle entretient une liaison avec Cassio. Le piège, pas à pas, se referme. Othello, assuré par Iago de sa trahison, tue celle qu’il aime. Si Shakespeare atteint la quintessence de l’âme humaine dans son drame, Verdi, ici à son apogée, le magnifie, touche au sublime. Le dernier souffle de Desdémone dans les bras d’Othello compte parmi les plus belles pages du répertoire lyrique. D’une puissance lacrymogène rare, elle vient aussi rappeler, en ces temps d’extrémismes, que la jalousie éclaire bien plus les failles du bourreau que les faiblesses de la victime. Otello de Giuseppe Verdi, du 11 au 15 juin 2021, Opéra de Saint-Etienne, direction Giuseppe Grazioli.

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Tu l'as pas volée celle-là !

Théâtre musical | On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Tu l'as pas volée celle-là !

On avait quitté Fred Radix alors qu'il sifflait encore, le voilà de retour en nous donnant une grande claque ! Nous parlons bien ici des claqueurs, ces personnes qui faisaient la pluie et le beau temps sur les pièces théâtrales et opéras par leurs applaudissements, rires ou huées. Faire la claque, comme l'on disait jusqu'à l'abolition de cette pratique en 1902. La Claque que Radix nous propose ici constitue un spectacle complet, mêlant humour, histoire et musique. Un moment interactif pour le public, entraîné par Fred Radix et ses deux acolytes : Alice Noureux et Guillaume Collignon. Ici, on apprend à vraiment bien applaudir. La Claque de Fred Radix, samedi 19 décembre 19H30 au Centre Culturel Le Sou de La Talaudière

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Un soupçon de joie

Opérette | Et si vous finissiez cette année si compliquée par une belle note ? C'est le programme proposé par l'Opéra de Saint-Étienne avec la (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Un soupçon de joie

Et si vous finissiez cette année si compliquée par une belle note ? C'est le programme proposé par l'Opéra de Saint-Étienne avec la programmation de l'une des plus fameuses opérettes : La Veuve Joyeuse de Lehar. La recette gagnante de cette œuvre réside dans ce doux parfum de Belle Époque, orné de fastes et de raffinement entremêlés aux soubresauts de la séduction. Si vous ajoutez à cela, une direction musicale assurée par Laurent Touche dans ce répertoire qu'il affectionne particulièrement... La Veuve Joyeuse s'avère être le spectacle idéal pour un réveillon de la Saint-Sylvestre 2020, pendant lequel vous serez tout en joie de pouvoir sourire un peu. La Veuve Joyeuse de Franz Lehár, à l'Opéra de Saint-Etienne, mardi 29 décembre à 18h, jeudi 31 décembre à 19h et samedi 2 janvier à 15h

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"Les Elfkins : Opération pâtisserie" : Bonnet petit, bien sûr !

ECRANS | Dès 6 ans ★★☆☆☆ De Ute von Münchow-Pohl (All., 1h18) avec les voix de Jella Haase, Louis Hofmann, Leon Seidel… Sortie le 16 décembre

Vincent Raymond | Mardi 8 décembre 2020

Appartenant à un peuple de lutins vivant à l’écart des humains, la maladroite Elfie décide contre l’avis de tous d’apprendre un métier dans le monde des “géants“. Elle atterrit à point nommé chez le grincheux Théo, un pâtissier artisanal en guerre contre son industriel de frère… Familiers des folklores nordiques et germaniques, les lutins se situent entre les auxiliaires de maison (façon Dobby dans Harry Potter) et les chapardeurs malicieux, du style rongeurs comme… Ratatouille, tiens. N’y a-t-il pas quelque similitude avec ce gentil conte opposant émotion de l’art culinaire et insipidité vénale de la production industrielle, où le méchant a été coupé de son âme d’enfant et où un talentueux modèle réduit vient sauver le gentil ? « L’Histoire ne repasse pas les plats », disait Céline. Disons qu’il les accommode à une autre sauce…

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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Le concert "Fraternités" à la Cathédrale Saint-Charles maintenu en horaire avancé

Classique | Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le (...)

Nicolas Bros | Vendredi 16 octobre 2020

Le concert

Le concert Fraternités prévu samedi 17 octobre à la cathédrale Saint-Charles de Saint-Étienne, proposant le concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem du compositeur stéphanois Pascal Descamps, est maintenu mais en horaire décalé. Au lieu de 20h, le spectacle débutera à 18h. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, a décidé ce changement d'heure au lieu d'annuler la prestation. La rencontre d'avant-spectacle n'aura, quant à elle, pas lieu. L'Opéra de Saint-Étienne, organisateur de l'événement, propose, aux personnes pour qui le nouvel horaire ne conviendrait pas, de procéder à un échange de billets pour un autre spectacle de la saison 20/21 ou bien de demander un remboursement. Pour plus de renseignements, vous pouvez appeler le 04 77 47 83 40 ou envoyer un courriel à opera.billetterie@saint-etienne.fr

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Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Portrait | A quarante-sept ans, Pascal Descamps réalise aujourd’hui pleinement sa passion pour l’écriture et la composition. Pianiste de formation, l’artiste assume tout aussi fièrement sa double culture, à mi-chemin entre la chanson et la musique classique. Deux voies dans lesquelles son talent éclate au grand jour. Créé aux Invalides à Paris en 2014, son "Requiem" est repris à l’Opéra de Saint-Étienne cet automne.

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Pascal Descamps, l’envie d’être ému

Notre hôte nous reçoit en début de matinée dans sa maison de Marols, village d’artistes accroché aux monts du Forez. À 865 m d'altitude, la soudaine fraîcheur de l’automne frappe aux carreaux. Au salon, la cheminée est allumée, une bûche rougit et crépite. Un parfum d'arabica plane dans l’air, le café fume en cuisine, in the morning… Une partition à la couverture bleue est posée sur le piano blanc qui occupe un bon quart de la pièce : « Pascal Descamps / Requiem pour solistes, chœur et orchestre. » Une statuette en résine de Gaston Lagaffe trône également tout près, sourire en coin, affairé à gratter les cordes de son célèbre gaffophone. Le décor est posé. On devine un garçon pétri d’humour, mais aussi sensible et pudique. Pour le comprendre, il faudrait savoir qui il est, savoir le décor de son enfance et la résonance de ses premiers accords. L’histoire débute en 1973. « Je suis né dans la banlieue lyonnaise, à Tassin-la-Demi-Lune, d’une mère stéphanoise et d’un père clermontois, mais dès ma sixième année nous sommes partis vivre à Montpellier. » Mélomanes, papa et maman écoutent a

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Le spectacle "Dance me" à l'Opéra remplacé

Danse | Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 octobre 2020

Le spectacle

Prévue le 4 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne, la représentation de Dance Me de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal est annulée. « L'Opéra de Saint-Étienne a le regret de vous annoncer l'annulation du spectacle "Dance me" de la compagnie BJM - Les Ballets de Montréal ayant dû renoncer à sa tournée de novembre-décembre 2020 du fait de la crise sanitaire actuelle, explique l'équipe de communication de l'Opéra, avant de poursuivre : Cette représentation initialement prévue au Grand Théâtre Massenet le vendredi 4 décembre 2020 est toutefois remplacée par le spectacle "Don Juan" de la compagnie Aterballetto. Les spectateurs ayant pris leur billet auront donc le choix de se faire rembourser ou de voir cette dernière création du chorégraphe suédois Johan Inger.​ » Les spectateurs ayant pris leur billet pour le spectacle Dance me peuvent demander le remboursement en adressant leur demande par courrier au Service comptabilité de l'Opéra en y joignant les billets originaux, un Relevé d'Identité Bancaire et leur adresse d'expédition à : Opéra de Saint-Étienne - Jardin des Plantes - Service comptabilité BP 237 - 42013 Saint-Étienne

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Ivoire racé

Piano & clavecin | Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates (...)

Alain Koenig | Mardi 6 octobre 2020

Ivoire racé

Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates emblématiques. Pour faciliter le passage à l’heure d’hiver, de jeunes promesses (Ingmar Lazar ou Florian Noack) côtoient les valeurs "établies" comme le duo Hervé Billaut - Guillaume Coppola, aux "quatre mains" endiablés, ou la claveciniste Violaine Cochard. Outre les incontournables Chopin, Ravel, Schubert, Beethoven, on ronge son frein d’entendre les Variations en fa mineur ou la Sonate n°62 de Haydn, compositeur dont la difficulté est inversement proportionnelle à la fausse impression de simplicité, la Fantaisie n°3 de Mozart, ou certains arrangements de Gerswhin par Florian Noack "himself". Récitals de piano et de clavecin (Ingmar Lazar, Hervé Billaut - Guillaume Coppola, Violaine Cochard - clavecin, Florian Noack), du 20 au 23 octobre 2020 à l'Opéra de Saint-Étienne

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Cécile Laloy – In/danse/ité

Portrait | La chorégraphe et danseuse Cécile Laloy fait vivre son art au sens premier du terme, avec fragilité et humanité. Une artiste également attachée au territoire ligérien dans lequel elle évolue et créé depuis 2013. La preuve avec sa dernière production IE [famille] qui verra le jour en mai 2021 en primeur à la Comédie de Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Cécile Laloy – In/danse/ité

Dès qu’on évoque son travail, Cécile Laloy a les yeux qui s’illuminent. On y perçoit une passion et un engagement total, qui collent bien à son parcours artistique et aux créations qu’elle a déjà proposées au public au cours des dernières années. Née en région parisienne, Cécile Laloy a beaucoup voyagé avec sa famille via des déménagements successifs en Auvergne et Rhône-Alpes. « J’ai un parcours assez conventionnel, explique-t-elle. J’ai fait de la danse classique petite mais c’est au lycée que j‘ai eu envie de pousser un peu en allant dans un lycée aux horaires aménagés. Nous avions école le matin et danse l’après-midi. Puis j’ai intégré le CNSMD, Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon. » «Les arts martiaux possèdent un rapport au concret, ce qui me manquait parfois dans la danse. » Kung fu, clown et fragilité humaine Un parcours en effet assez classique, mais finalement pas tant que ça, puisque la chorégraphe ne s’est pas seulement nourrie des pas chassés et d’arabesques. « Parallèlement à ce cursus, j’ai fait beaucoup d’arts martiaux (notamment du kung f

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5 pas de danse

Panorama danse 20/21 | Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

5 pas de danse

Pietra en gala 40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d’extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu’elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l’empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage. La Femme qui danse, le 6 octobre à l’Opéra de Saint-Etienne Hallelujah Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l’immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l’artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l’existence, Dance me s’apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen. Dance me, vendredi 4 décembre à l’Opéra de Saint-Etienne

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5 grands classiques

Panorama classique/lyrique 20/21 | Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

5 grands classiques

Soli Deo Gloria* Quelle fraternité unit le Concerto pour orgue de Francis Poulenc et le Requiem de Pascal Descamps? Poulenc répond en 1938, qu'il est « sur le point d'entrer dans les ordres ». Pour Pascal Descamps, la spiritualité, consubstantielle et libératrice de la condition humaine, le délivre de son carcan terrestre. Créé en 2014 aux Invalides, son bouleversant Requiem, interprété par quatre merveilleux solistes (Aurélie Ligerot, Anthéa Pichanik, Thomas Bettinger et Philippe-Nicolas Martin), apportera l'apaisement au doute spirituel de son célébrissime aîné. Seule certitude : les étoiles seront visibles depuis la nef de la cathédrale. "Fraternités", Concerto pour orgue de Francis Poulenc et Requiem de Pascal Descamps, dir. Jingkaï Sun, le 17 octobre 2020 à 20h, à la Cathédrale Saint-Charles. *"SDG" ou "Soli Deo Gloria" était un sigle utilisé par JS Bach pour signer ses œuvres signifiant: "à Dieu seul la gloire". Je suis resté fidèle... Bruno Mantovani, désormais à la tête de l'EOC, dirige son premier concert à l'Op

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Une aussi longue absence

Panorama ciné septembre 2020 | Comédies, documentaires, animation, expérimental ? Tout à la fois, et à profusion ! Et sans blockbuster ni films primés dans les festivals pour capter tous les regards, il faut laisser libre cours à sa curiosité histoire de multiplier les expériences, les sensations, les découvertes…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une aussi longue absence

Non fiction L’aventure intérieure du confinement aura-t-elle rendu plus perméable à l’écoute du monde ? Idéal pour voyager en conscience à travers l’histoire et le temps — y compris ici et maintenant —, le documentaire étend le périmètre de nos terræ cognitæ. Et nous conduit entre le Mali et Cuba à la rencontre des survivants d’un orchestre de world music avant l’heure dans Africa Mia de Richard Minier & Edouard Salier (16 septembre), sorte de Buena Vista Social Club marqué par la poisse et la mélancolie. En Macédoine, à la découverte de l’ultime apicultrice traditionnelle du pays se faisant parasiter par une famille tuyau-de-poêle s’installant à côté de chez elle dans l’intrigant Honeyland de Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (même date). À Lyon, dans les coulisses d’une équipe de talents hauts : les footballeuses de l’OL raflant tous les titres de leur saison et créant leur légende devant la caméra de Stéphanie Gillard pour Les Joueuses #paslàpourdanser (depuis le 2 septembre). À Brive-la-Gaillarde, avec le

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Chacun pour tous !

Initiatives | Les alternatives aux moyens traditionnels de consommation fleurissent à Sainté. Afin de lutter contre la surconsommation et de protéger l’environnement, ou pour des raisons économiques et d’égalité sociale, de nombreux Ligériens se lancent dans des projets participatifs. Ces ateliers de menuiserie, supermarchés coopératifs ou objethèques sont autant d’initiatives citoyennes avec pour vocation de changer la façon de consommer des Stéphanois mais aussi de créer des liens et de renforcer le tissu social dans notre cité.

Antoine Desvoivre | Mercredi 9 septembre 2020

Chacun pour tous !

Dans les allées du supermarché coopératif, La Fourmilière, « les gens se connaissent, il se sont croisés en commission, lors d’un apéro ou d’une animation » explique Thibault, membre de l’association, ou ‘’Fourmi’’, depuis 2018. « Cette création de liens sociaux attire aussi les gens. Il s’agit d’une aventure humaine, pas juste de faire vos courses. » Si les clients se connaissent si bien, c’est qu’ils partagent plus qu’un simple lieu où faire leurs achats. Pour eux, La Fourmilière est un projet commun. « Devenir fourmi c’est un quatre en un » explique-t-il. « On est à la fois client, bénévole, propriétaire et décisionnaire. » En payant leur cotisation pour rentrer dans l’association, les nouvelles ‘’Fourmis’’ deviennent en partie propriétaires de la structure et obtiennent ainsi voix au chapitre dans les décisions prises par La Fourmilière dans son ensemble. « On choisit nous-mêmes les produits » détaille Thibault, avant d’ajouter que « chacun peut même suggérer des produits dans un petit cahier à l’intérieur du magasin. » L’association, qui cherche à installer une gouvernance partagée par tous ses adhérents, le

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Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

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Souchon à l'Opéra de Saint-Etienne

MUSIQUES | Après avoir foulé la scène du Zénith en février dernier, il revient le mardi 9 février 2021 mais sur la scène de l'Opéra de Saint-Étienne. Alain (...)

Nicolas Bros | Vendredi 19 juin 2020

Souchon à l'Opéra de Saint-Etienne

Après avoir foulé la scène du Zénith en février dernier, il revient le mardi 9 février 2021 mais sur la scène de l'Opéra de Saint-Étienne. Alain Souchon donnera un nouveau concert de sa tournée accompagnant son dernier album Âmes Fifties dans l'écrin lyrique stéphanois. Légéreté, humour et délicatesse seront assurément de la partie. Alain Souchon, mardi 9 février 2021 à l'Opéra de Saint-Étienne Plus d'infos et billetterie juste ici

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Hérodiade de Massenet en replay gratuit

Opéra | Hérodiade de Jules Massenet, production de l'Opéra de Saint-Étienne donnée en novembre 2018 (dont on vous avait parlée dans cet article), est disponible dès (...)

Nicolas Bros | Vendredi 12 juin 2020

Hérodiade de Massenet en replay gratuit

Hérodiade de Jules Massenet, production de l'Opéra de Saint-Étienne donnée en novembre 2018 (dont on vous avait parlée dans cet article), est disponible dès aujourd'hui à 18h en replay gratuit sur le site de la Ville de Saint-Étienne. L'occasion de replonger dans cette oeuvre du compositeur stéphanois. À la direction musicale, Jean-Yves Ossonce, et au plateau Elodie Hache, Emanuela Pasci, Florian Laconi ou encore Nicolas Cavallier.

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Opéra "must go on"

Saison 20/21 | Il est parmi les premiers à avoir dégainé ! L'Opéra de Saint-Étienne aura bien une saison 2020/2021 digne de ce nom si les conditions d'accueil sont éclaircies d'ici au 1er octobre. On vous en donne quelques éléments majeurs.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Opéra

Malgré les incertitudes concernant les conditions d'accueil du public, l'Opéra de Saint-Étienne a effectué le lancement de sa saison 20/21. « Même si l'on avance avec des inconnues, la prochaine saison possède la même exigence que les années précédentes, a expliqué Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne qui a également souhaité rassurer les détenteurs de billets de spectacles annulés depuis mars, en expliquant que ces derniers pourraient se faire rembourser s'ils le souhaitent. Il a également tenu à répéter le soutien apporté aux intermittents et artistes de l'Opéra pour qui la municipalité a maintenu les rémunérations pendant l'arrêt des activités de l'Opéra. Ces dernières ne devant pas reprendre avant septembre. Lyrique, cinéma, danse… Avec un taux de remplissage de plus de 85 % en 19/20, l'Opéra espère ouvrir ses portes au public dès le 1er octobre, sans pour le moment pouvoir vendre le moindre billet. Une saison équilibrée se profile à l'horizon avec trois nouvelles productions lyriques « made in Sainté » parmi les cinq proposées (La Nonne Sanglante en novembre, La Veuve Joyeuse en décembre et Andromaque en

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Flânez, écoutez, regardez

S'occuper pendant le confinement / Initiatives autres | Après quelques idées locales, voici une sélection d'autres occupations, principalement en ligne, dont vous pourrez profiter pendant votre confinement.

La rédaction | Jeudi 2 avril 2020

Flânez, écoutez, regardez

Visiter les plus beaux musées du monde Plus de 500 musées et galeries dispatchés dans le monde entier sont entièrement visitables depuis votre fauteuil ! Ce concept, c'est encore une fois le géant du Net Google qui l'a lancé avec Google Arts & Culture, plateforme créée en 2011. Furetez dans les couloirs du Musée d'Orsay, découvrez les collections de The National Gallery de Londres ou encore allez faire un coucou à La Laitière de Vermeer dans les salles du Rijksmuseum d'Amsterdam... Alors poussez les portes des musées et laissez-vous émerveiller par tant de splendeurs ! Pour accéder aux salles d'expos, c'est par ici que ça se passe. Signalons également les musées de la Ville de Paris (dont Carnavet ou Bourdelle) qui permettent de consulter gratuitement plus de 324 000 œuvres sur leur site, le Metropolitan Museum de New York (MET) qui a mis en ligne toutes ses oeuvres ou encore le MoMa, toujours à NYC, et ses

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Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Confinement Covid19 / Idées culture | Que faire pendant le confinement ? Chaque jour, nous essaierons, dans la mesure du possible, de vous fournir quelques idées pour vous divertir, apprendre ou partager de bons moments dans cette période compliquée.

Nicolas Bros | Mardi 17 mars 2020

Que faire pendant le confinement ? Nos idées du 17 mars

Vous retrouverez également sur notre page Facebook du contenu complémentaire. N'hésitez pas également à nous donner vos conseils culture sur cette même page Facebook : Le Petit Bulletin Saint-Étienne. Des films à profusion et pas seulement... Il existe de nombreuses plateformes payantes pour "streamer" de nombreux films ou séries ou encore lire romans, BD... Mais revenons un instant sur Open Culture, un site gratuit qui porte très bien son nom propose 1 150 films mis à disposition gratuitement. Une aubaine en cette période de restriction de déplacement et de confinement à la maison. Des longs, des courts, des films cultes, des moins vus, dessins animés, classiques... de nombreux choix sont disponibles sur cette plateforme "éducative" qui convient aussi bien aux cinéphiles qu'à celles et ceux qui souhaitent découvrir des images nouvelles. Educative, car ce site n'est pas seulement une énorme base de données de films car elle propose également des MOOC ou cours en ligne, des livres, des audio-livres...

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Trois moments de la vie d'une reine

Danse | Après une "Cendrillon" d'anthologie suivie de "La Belle et La Bête" et "Noé", Thierry Malandain nous offre sa dernière création, le sublime ballet "Marie-Antoinette" qui raconte à sa façon la vie incroyable de cette reine venue d'Autriche.

Monique Bonnefond | Mercredi 4 mars 2020

Trois moments de la vie d'une reine

Thierry Malandain pouvait-il retracer la totalité du destin de Marie-Antoinette ? « Pour entamer ce pan de l'histoire, dit-il sur le site concertclassic.com, j'aurais dû toucher au politique et cela devenait trop énorme, trop complexe. » Le chorégraphe a donc choisi de se concentrer sur différents moments qui ont marqué le quotidien de la reine à Versailles. Il dresse en 14 tableaux émouvants et délicats une fresque qui va de son arrivée à la cour à 14 ans où, un soir d'orage, est célébré son mariage avec le futur Louis XVI âgé de 15 ans, à l'envahissement de Versailles par des "gilets jaunes" de l'époque et à l'échafaud. Pour la musique qui permet de cerner l'héroïne, Haydn, que Marie-Antoinette affectionnait particulièrement, s'est imposé. Malandain, qui a "'art de mettre au diapason les entrechats et les coups d'archets", a choisi trois de ses symphonies intitulées n.6 Le Matin, n.7 Le Midi, n.8 Le Soir, faisant parfaitement écho au destin de Marie-Antoinette. Versailles, les fastes d'un monde enfui Thierry Malandain ne prétend pas faire revivre le destin de la dernière reine de France. « Transcri

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Cav and Pag

Lyrique | Peu d’ouvrages ont scellé leur destin d’une gémellité si grande qu’il semble désormais impensable de les programmer "dé-fusionnés". Cavalleria Rusticana (...)

Alain Koenig | Mercredi 4 mars 2020

Cav and Pag

Peu d’ouvrages ont scellé leur destin d’une gémellité si grande qu’il semble désormais impensable de les programmer "dé-fusionnés". Cavalleria Rusticana de Mascagni et I Pagliacci de Leoncavallo, opéras fulgurants, font couche commune au Panthéon. Si le label "vériste" fait toujours débat, le courant musical traversant l’Italie lyrique du début du 20e siècle masque des disparités d’aptitudes criantes : Mascagni, Leoncavallo, Cilea ou Giordano aspireront toujours à l’ivresse inspirée du grand Puccini. Quel fil rouge permit donc à "Cav/Pag", unique postérité de leurs auteurs, de transformer l’essai ? Deux faits divers sanglants et passionnels, chargés d’un érotisme torride, Calabre et Sicile sur fond de misère et d’us vernaculaires aux antipodes de ceux du parterre de l’opéra, deux partitions bien léchées, qui suscitent les louanges de la critique, et quelques flèches décochées à l’âme humaine par le truchement d’un lyrisme contagieux mais accessible à tous (Ah ! L’Intermezzo de Cavalleria Rusticana !). Accès idéal pour le profane au temple intimidant de l’art lyrique, "Cav and Pag" allient beauté, intrigue haletante et lyris

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​Effeuillage

Peinture | Marqués par l’omniprésence des arbres, les paysages naturalistes de Gilles Bouché puisent leur inspiration entre Pilat et pré-alpes, lors des randonnées du (...)

Niko Rodamel | Mercredi 5 février 2020

​Effeuillage

Marqués par l’omniprésence des arbres, les paysages naturalistes de Gilles Bouché puisent leur inspiration entre Pilat et pré-alpes, lors des randonnées du peintre pour qui chaque sous-bois semble être un lieu d’émerveillement. On observe dans le travail de cet artiste un remarquable réalisme, notamment dans le rendu des feuillages à travers lesquels la lumière s’immisce et transcende les camaïeux de couleurs propres à la saison observée. Le trait est précis, la palette est riche, les deux presque photographiques. Autodidacte natif de Saint-Chamond, Gilles Bouché a dessiné et peint très jeune, ne cessant de parfaire sa technique au fil du temps, des toiles et des expositions, délaissant peu à peu l’aquarelle de ses débuts pour lui préférer la peinture à l’huile dont il apprécie toute la latitude. Depuis des lustres l'arbre interpelle les peintres, qu'il soit représenté pour lui-même ou qu'il structure l'espace de la toile. Dans les arts visuels d’une façon générale, la question est abordée avec une grande diversité à l’échelle des siècles, si l’on considère le (grand) écart de représentation entre les tableaux de Nicolas Poussin, les dessins d’Henri Matisse ou encore et le Falle

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Chausson aux clones

Classique | Hypnotique fascination qui envoûta toute l'Europe (ou presque) musicale, celle du maître de Bayreuth, le grand Richard W. Beaucoup d'appelés, mais peu (...)

Alain Koenig | Mercredi 5 février 2020

Chausson aux clones

Hypnotique fascination qui envoûta toute l'Europe (ou presque) musicale, celle du maître de Bayreuth, le grand Richard W. Beaucoup d'appelés, mais peu d'élus flirteront avec le cénacle de la gloire. Prélude et Mort d'Isolde est un tel tsunami émotionnel ! Peu de pages méritent, avec Bach, d'être expédiées dans l'espace pour incarner l'âme humaine. Les profanes ou réfractaires à la musique dite "classique" trouveront avec ce Wagner-là, l'antidote qu'ils appellent de leurs voeux. Les anti-Wagnériens (car il s'en trouve) vacillent dans les affres du doute, à l'écoute de cette incroyable musique. De ce côté-ci du Rhin, les élèves de César Franck lui vouent un culte "total" si j'ose dire. Les disciples de César se nomment Chabrier, Chausson, Duparc, D'Indy ou Lekeu et laissent à la postérité de superbes pages qu'on aurait tort de bouder. La magnifique Symphonie de Chausson est, au même titre que l'Ouverture de Gwendoline (Opéra d'Emmanuel Chabrier) une pépite que la direction d'Alexandra Cravero devrait magnifier. Wagner et ses héritiers français, concert symphonique, Opéra de Saint-Etienne, le 10 février à 20h

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Le spectacle "Little Benoît in MusicLand" annulé

Théâtre musical | Prévu les 9 et 11 avril prochains à l'Opéra de Saint-Étienne, le spectacle Little Benoît in MusicLand est annulé. Les modalités de remboursement des billets (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 janvier 2020

Le spectacle

Prévu les 9 et 11 avril prochains à l'Opéra de Saint-Étienne, le spectacle Little Benoît in MusicLand est annulé. Les modalités de remboursement des billets ont été annoncées par communiqué de presse : « L'Opéra de la Ville de Saint-Étienne a le regret de devoir annuler, pour des raisons indépendantes de sa volonté, le spectacle Little Benoît in MusicLand prévu les 9 et 11 avril 2020. Afin de procéder à un remboursement ou un échange, l'Opéra propose soit : - d'envoyer un courrier au service comptabilité de l'Opéra, contenant les billets et votre adresse d'expédition à l'adresse suivante : Opéra de Saint-Étienne Jardin des Plantes, BP 237 – 42013 Saint-Étienne cedex 2 - de vous rendre à la billetterie de l'Opéra munis de vos billets (du lundi au vendredi de 12h à 19h). Quelle que soit l'option choisie, avant le 31 mars 2020. Nous vous remercions de votre compréhension. »

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Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Art contemporain | Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par (...)

La rédaction | Mercredi 8 janvier 2020

Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne), le MAMC (Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole) et Art Press (revue internationale de référence dans le monde de l'art actuel), l'événement s'intitule : Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes. Cette première édition réunira une quarantaine d'artistes dans deux lieux, le MAMC et le Campus Manufacture, et sera financée par Saint-Étienne Métropole, l'État (via la Direction générale de la création artistique au sein du ministère de la Culture) et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Art Press sortira à cette occasion un numéro spécial qui tiendra lieu de catalogue. Niko Rodamel & Nicolas Bros Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes, juin 2020 à Saint-Étienne

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Partager nos différences

Danse | Le thème de la différence ne cesse d'alimenter la réflexion et de susciter de vives réactions. Le spectacle Entité(e)s s'empare de ce thème délicat et questionne notre besoin d'être différents, uniques.

Monique Bonnefond | Mercredi 8 janvier 2020

Partager nos différences

Que serait un monde uniforme, monochrome, peuplé d'individus identiques impossibles à différencier ? La création Entité(e)s d'Anne-Charlotte Schoepfer, jeune chorégraphe à la forte personnalité, est née de la constatation sur les réseaux sociaux que tout le monde se ressemblait sous la pression de la société contemporaine de surconsommation, de diktat de l'image. Nous sommes invités "à consommer les mêmes produits", à fréquenter les mêmes lieux où il faut être. À travers son expérience de danseuse, Anne-Charlotte s'est rendu compte que les danseurs se voient aussi, parfois, forcés d'entrer dans un moule imposé par un chorégraphe dont ils deviennent le moyen de communication. Au début d'Entité(e)s, les trois danseuses, parfaitement ensemble, explorent de manière identique, l'espace entre terre et ciel dans une gestuelle contemporaine qui s'alimente de l'énergie du mouvement. La musique originale créée spécialement pour le spectacle, donne le tempo et les danseuses le suivent fidèlement. Pendant douze minutes, chaque chose est à la place indiquée. Puis... Un spectacle toujours différent L'une des danseuses, mue par un impérieux besoin d'exis

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Âne hidalgo

Lyrique | Taillé à la démesure vocale du grand Chaliapine, la plus grande basse russe ayant vécu, le costume de Don Quichotte est un "cousu-main vocal". Tiré de la (...)

Alain Koenig | Mercredi 8 janvier 2020

Âne hidalgo

Taillé à la démesure vocale du grand Chaliapine, la plus grande basse russe ayant vécu, le costume de Don Quichotte est un "cousu-main vocal". Tiré de la pièce de Le Lorrain, elle-même inspirée du magique roman de Cervantès, le tailleur se nomme Jules Massenet. Pour son dernier opéra, le plus abouti musicalement, le maître français, adulé en ce début de 20e siècle, aura été épaulé par un bien sage librettiste : Henri Cain. Ici, Dulcinée est une intringante sans étoffe, cruelle, injuste, railleuse, jusqu'à la révélation quasi-mystique qui s'abat sur elle, au dernier râle du héros. Cette tiédeur du livret affectera longtemps l'injuste postérité de l'oeuvre. Pourtant, l'ouvrage, comme Carmen, est un véritable chef d'oeuvre : une dramaturgie sous forme de descente aux Enfers, une reflexion profonde sur la fin de la jeunesse, les fils de la réalité se coupant l'un après l'autre, une musique aux thèmes qu'admirait tant Puccini, des duos avec Sancho Pança, d'un lyrisme à faire rougir toute une gay pride. La dernière reprise en France, à la Halle aux Grains de Toulouse en 2017, avait casté Ferruccio Furlanetto himself, dans le costume de l'hidalgo visionnaire. À Saint-

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Juste un échange

Danse | Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 décembre 2019

Juste un échange

Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la somptueuse pièce Dans la solitude des champs de coton où se rencontrent deux hommes que rien ne réunit sinon un accord tacite entre un client qui cherche une chose qu'il n'a pas et un dealer qui la possède, le spectacle Deal repose sur ce prétexte à la discussion et à la confrontation. Les deux circassiens-danseurs Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde investissent les figures du client et du dealer, se livrant à des variations inouïes dans un duo tout en échanges, en jeux d'équilibre de forces, en mouvements croisés. Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque et se donne à voir dans un corps à corps chorégraphié où la beauté du geste le dispute à l'intensité des présences. Topons là ! Deal, du mardi 10 au samedi 14 décembre à La Comédie de Saint-Étienne

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La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Nouveau lieu | Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne pointe le bout de son nez. Dans la catégorie "nouvelles galeries", c'est au tour de Pasqui de voir le jour, du côté de la rue des Creuses (déjà célèbre pour la galerie Ceysson & Bénétière qui déménagera bientôt en face de la Comédie de Saint-Étienne mais également pour la toute récente galerie TAG). Lancée par deux amis, Agnès Court et David Pasquinelli, ce nouveau lieu d'exposition est entièrement dédié à l'art contemporain avec une démarche artistique assumée. « Les oeuvres que nous proposons sont celles qui nous plaisent, explique simplement Agnès Court. Pour l'ouverture de la galerie qui s'est déorulée le 24

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Le baroque à San Francisco

Danse | Éblouissant, énigmatique, envoûtant, inventif ! Ces qualificatifs élogieux ne sauraient rendre compte de l'immense talent de l'un des plus grands (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 novembre 2019

Le baroque à San Francisco

Éblouissant, énigmatique, envoûtant, inventif ! Ces qualificatifs élogieux ne sauraient rendre compte de l'immense talent de l'un des plus grands chorégraphes Outre-Atlantique. Véritable « Ballet master de notre temps » selon William Forsythe, Alonzo King célèbre l'union de la danse et de la musique à travers deux perles qui allient technique classique et contemporaine. Avec Händel, la musique des corps des danseurs aux lignes épurées, joue une partition subtile et émouvante qui entre en résonance avec la noblesse de la musique baroque du compositeur. La musique et la danse s'accordent à nouveau dans Common Ground, véritable hommage qu'Alonzo King, en association avec le Kronos Quartet, rend à sa ville natale San Francisco. Une ville en mouvement, métissée, tournée vers l'avenir, reconnue pour l'excellence de sa danse et son multiculturalisme. Les musiciens du célèbre quatuor à cordes accompagnent les danseurs, eux aussi des "masters", emportés dans une chorégraphie inventive, sensuelle et vibrante à l'instar de la ville californienne. Händel & Common ground, vendredi 6 décembre à l'Opéra de Saint-Étienne

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« Pentiti, scellerato ! »

Lyrique | Pour ce terrifiant "Festin de pierre", dans lequel le génial Wolfgang, après tant d'autres, convie l'humanité entière, pas une faiblesse, pas un temps mort, (...)

Alain Koenig | Mardi 5 novembre 2019

« Pentiti, scellerato ! »

Pour ce terrifiant "Festin de pierre", dans lequel le génial Wolfgang, après tant d'autres, convie l'humanité entière, pas une faiblesse, pas un temps mort, une intrigue haletante et une vocalité sans limite. Assurément, le chef d'oeuvre absolu du maître, servi par un plateau plein de promesses. Don Giovanni de Mozart, Opéra de Saint-Étienne, du 8 au 12 novembre 2019

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