Entre les murs

Cerise Rochet | Mercredi 27 mars 2019

Photo : © DR


Il est applaudi partout où il passe, rafle des Molières en veux-tu, en voilà, et revient par chez nous dans quelques jours pour présenter son nouveau spectacle, Intra Muros. Avec cette dernière création, le populaire Alexis Michalik entraîne le public dans l'univers carcéral, pour un voyage à travers des récits tous plus bouleversants les uns que les autres.

Richard, un metteur en scène sur le retour, vient animer un atelier de théâtre en prison accompagné de sa comédienne d'ex-femme, et d'une assistante sociale inexpérimentée. Pour mettre un peu de beurre dans les épinards plus que par conviction. Il faudrait qu'il marche bien, cet atelier, pour que son contrat soit prolongé et que ses épinards gagnent encore un peu plus en onctuosité. Malheureusement pour lui, il n'attire que deux participants… Qui vont devoir petit à petit se mettre à nue, livrant, en creux, une réflexion sur la délinquance et l'emprisonnement.

Intra Muros, vendredi 12 avril à 20h30 au Majestic à Firminy


Intra muros

De Alexis Michalik, avec Jeanne Arenes, Bernard Blancan...
Nouvel Espace Culturel (NEC) 9 rue Claudius Cottier Saint-Priest-en-Jarez
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Intra muros

De Alexis Michalik, avec Jeanne Arenes, Bernard Blancan...
Le Majestic 1 place Voltaire Firminy
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

ESCAPADES | C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le (...)

Nicolas Bros | Jeudi 1 juillet 2021

Le Corbusier Firminy ne sera pas le monument préféré des Français

C'est une déception. Un temps pressenti pour représenter la région Auvergne Rhône-Alpes lors du prochain concours du Monument préféré des Français, le site Le Corbusier de Firminy n'a finalement pas passé le 1er tour. C'est la Rotonde ferroviaire de Chambéry qui représentera AuRA lors de l'émission qui sera diffusée lors des Journées européennes du patrimoine en septembre prochain.

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Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Concours | Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une (...)

Nicolas Bros | Mardi 25 mai 2021

Le site Le Corbusier de Firminy en lice pour le monument préféré des Français

Et si le site Le Corbusier de Firminy représentait la région Auvergne-Rhône-Alpes lors du prochain concours télévisé du monument préféré des Français ? C'est une possibilité puisqu'il fait partie des trois lieux emblématiques régionaux encore en lice cette année. Aux côtés du Château de Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie) et de la Rotonde ferroviaire de Chambéry, le site Le Corbusier a toutes ses chances de remporter la mise et ainsi être mis en avant par Stéphane Bern sur France 3 à l’occasion des 38e journées européennes du Patrimoine. Encore faut-il que les internautes votent pour lui. Vous pouvez d'ores et déjà aller donner votre voix pour Firminy sur cette page.

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Tibert / Des routes à prendre

Portrait | Fondateur et directeur artistique du festival Les Oreilles en Pointe, depuis plus de trente ans Tibert défend vaille que vaille la chanson francophone. En cette fin d'année morose, le chanteur et guitariste sort contre vents et marées un sixième album, Tranche désir. Portrait entre terre et mer d'un homme qui possède six cordes à son arc.

Niko Rodamel | Mardi 8 décembre 2020

Tibert / Des routes à prendre

Remontons le temps. Le petit Alain Rocher naît en 1961 à Saint-Étienne de parents lozériens et auvergnats. Comme souvent chez les musiciens, c'est de la fascination pour un instrument qui va naître une passion que les années ne pourront plus jamais taire. Vers l'âge de neuf ans, Tibert est confié à ses grands-parents le temps que ses oreillons cessent d'être contagieux pour ses deux frangins. « Comme il n'avait pas de jeux pour les gosses, mon grand-père était dépité. Un jour il a sorti sa mandoline et quelques vieilles partitions poussiéreuses puis, cassant une dent d'un peigne pour s'en faire un médiator, s'est mis à gratter les cordes. J'étais impressionné par ses gros doigts qui couraient sur les toutes petites cases de l'instrument ! » Tibert se souvient encore très distinctement de ce déclic, décrivant une véritable révélation pour la musique. Plus tard ce sera son père, professeur de lettres, qui lui fera découvrir la littérature... Tout en poursuivant des études littéraires jusqu'à la maîtrise, le jeune homme jongle entre cours de chant classique au conservatoire de Saint-Étienne et formation en guitare jazz à l'EMRA de Villeurbanne. Après quelques années à ense

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"Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary" : La rouée vers l’Ouest

Animation dès 6 ans | ★★★☆☆ de Rémi Chayé (Fr.-Dan., 1h24) avec les voix de Salomé Boulven, Alexandra Lamy, Alexis Tomassian… ​Sortie le 14 octobre

Vincent Raymond | Mardi 6 octobre 2020

Tolérée dans un convoi de pionniers rigoristes, la famille Cannary fait désordre. Quand le père malchanceux se blesse, sa fille Martha Jane choque en prenant les rênes, puis en s’habillant en garçon. Injustement accusée d’un vol, la pré-ado rebelle quitte cette horrible compagnie et part à l’aventure… Cette évocation romancée et héroïque de la future Calamity Jane, légende du Far West dont elle constitue l’une des rares icônes féministes/féminines, est moins une biographie qu’une chronique de cette époque de toutes les fortunes ou l’occasion d’en revisiter les codes : caravanes, ville-champignon avec saloon, régiment de cavalerie, trappeurs, mine d’or, aiglefins, Indiens… C’est un concentré du mythe fondateur de l’Amérique que Chayé nous offre, avec en sus cet art poétique de la couleur n’appartenant qu’à lui, et dont on avait pu profiter dans Tout en haut du monde. Ses jeux d’aplats et son flat design créent, étonnamment, une grande profondeur à ses images. Plus haute distinction pour un long métrage au Festival d’Annecy, le Cristal qu’il a décroché est largement mérité.

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Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

ACTUS | Après le passage en rouge du département de la Loire, les annonces d'annulation d'événements continuent de tomber.

Nicolas Bros | Mardi 15 septembre 2020

Firminy annule ses journées du patrimoine et le Hall Blues Club reporte des concerts

Alors que la Loire est passée en zone rouge, signifiant que le département subit une circulation active de la Covid-19 et que Firminy fait partie des communes dans lesquelles le port du masque va devenir obligatoire dès demain, la Ville de Firminy a décidé d'annuler la tenue des Journées européennes du patrimoine sur son sol. « Du fait du contexte sanitaire local, avec une circulation active du virus dans la Loire (classée en rouge depuis le 11 septembre) et dans notre ville, l’équipe municipale a décidé d’annuler les évènements proposés à Firminy dans le cadre des Journées du Patrimoine ​» explique la municipalité sur son site internet. Le Site Le Corbusier reste cependant ouvert aux horaires habituels : samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Parallèlement, le Hall Blues Club de Pélussin vient également d'annoncer l'annulation des concerts qu'il devait accueillir entre aujourd'h

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Ici la Terre

Expo | C'est un peu comme un retour à la maison pour les céramistes Arlette et Marc Simon. Installés depuis 2002 au Chambon-sur-Lignon (43) où ils ont créé l'Espace (...)

Nicolas Bros | Mercredi 8 juillet 2020

Ici la Terre

C'est un peu comme un retour à la maison pour les céramistes Arlette et Marc Simon. Installés depuis 2002 au Chambon-sur-Lignon (43) où ils ont créé l'Espace d’Art Contemporain Les Roches, ces deux Stéphanois ont découvert la pratique de la céramique à Firminy, au coeur de la Maison de la culture en 1971. Marqués par le rapport à l'espace, aux lignes épurées ou encore au dialogue intérieur/extérieur, les Simon ont entrepris un chemin côte à côte avec la création artistique au coeur des arts plastiques. Avec l'exposition Pas de deux qui se tient jusqu'en novembre dans l'architecture unique de l'église Saint-Pierre de Firminy, le duo nous donne à voir un joli panel de leurs oeuvres. « Nous avons ressenti le besoin de retrouver nos pièces anciennes et l’envie de vous les montrer. Ces travaux plus anciens associés à nos pièces récentes, représentent le chemin parcouru » expliquent Arlette et Marc Simon. Un parcours de 18 oeuvres jalonne les travées de l'église Le Corbusier de Firminy, avec des oeuvres hypnotiques, poétiques et sincères mais toujours en dialogue avec cette architecture unique. Pas de deux d'Arlette et Marc Simon, à l'églis

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Contact

Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

Contact

La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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Marc du Pontavice : « Il faut prendre des risques et suivre très loin ses convictions »

J’ai perdu mon corps | Seul contre tous (ou presque), le patron de Xilam a voulu et porté ce projet atypique, s’inscrivant dans le sillage des grands producteurs indépendants voyant au-delà du tiroir-caisse, l'œuvre en devenir dans le projet cinématographique. Un exemple et un avertissement pragmatique à l’adresse des circuits traditionnels, décidément trop formatés…

Vincent Raymond | Mercredi 13 novembre 2019

Marc du Pontavice : « Il faut prendre des risques et suivre très loin ses convictions »

En 2015, lors de la présentation du pitch du film au Carton Movie de Lyon, vous confiiez qu’il s’agissait d’un projet difficile à monter… Marc du Pontavice : On savait qu’on allait affronter vents et tempêtes pour le faire. Et ça a été pire : en-dehors du soutien des Régions et d’un peu d’argent que le CNC nous a accordés au titre des nouvelles technologies, on n’a rien eu. On a donc dû y aller tout seuls ! C’est un film qui a été financé à 50% sur les fonds propres de Xilam. Il y a peu, Coppola disait à Lyon que plus personne n’était aventureux dans le cinéma, à part les indépendants… C’est un bon exemple ! Très modestement, je suis heureux de me mettre dans les traces de Monsieur Coppola, qui un exemple d’aventurier du cinéma. Parfois, si l’on veut repousser des frontières, renouveler l’offre du cinéma avec des programmes qui ne sont pas fabriqués pour rentrer dans le système, il faut effectivement être aventureux ; prendre des risques et suivre très très loin ses convictions. Dans notre mé

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Jérémy Clapin : « J’ai dû “détruire“ le roman pour construire le film. »

J’ai perdu mon corps | Avant de remporter le Grand Prix de la Semaine de la Critique (une première pour un film d’animation) et le Cristal à Annecy, le premier long métrage de Jérémy Clapin a connu une lente maturation en dialogue et confiance avec son producteur ainsi que l’auteur du roman (et coscénariste) Guillaume Laurant.

Vincent Raymond | Mercredi 13 novembre 2019

Jérémy Clapin : « J’ai dû “détruire“ le roman pour construire le film. »

Comment le livre dont est inspiré J’ai perdu mon corps, Happy Hand, vous est-il tombé entre les mains ? Il semble vous avoir été destiné… Jérémy Clapin : On le doit à mon producteur, Marc du Pontavice. Il a demandé à me rencontrer en 2011 après avoir vu mes courts métrages : dans tous mes films, il y a un élément fantastique qui vient interroger la réalité. Cette intrusion du fantastique me permet d’aborder des thèmes plus délicats à aborder frontalement, d'éclairer certaines zones d’ombre. Ce n’est pas un fantastique gratuit juste parce qu’il est spectaculaire ; il parle d’autre chose que du sujet lui-même. Comme dans le réalisme magique dans la littérature sud-américaine ? Oui : la combinaison des deux crée une autre réalité qu’on accepte en tant que telle. Et ces éléments fantastiques et réels sont séparés, chacun appartenant à leur monde, ils fabriquent une autre réalité. Mais ça c’est très présent aussi dans la littérature asiatique, japonaise, notamment chez Murakami, o

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Miossec, ce rescapé

MUSIQUES | 11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Miossec, ce rescapé

11e album pour le Brestois Christophe Miossec avec Les Rescapés. Moins égo-centré que ces prédécesseurs, cet album s'ouvre sur des thématiques d'actualité brûlante : changements climatiques, crises migratoires... Mais avec ce disque, Miossec explique avoir sorti l'épreuve la plus personnelle musicalement, depuis Boire (1995). Construit sur trois périodes distinctes de mai 2017 à avril 2018, entre le Finistère et Paris, Les Rescapés est abrupte, organique et vivace. Un disque où on trouve un Christophe Miossec tel qu'il est finalement resté contre vents et marées, légèrement en marge mais toujours juste. Miossec + Dimoné & Kursed, samedi 16 novembre 2019 au Firmament à Firminy

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Nola French Connection

Brass band | Entre jazz et techno, les fanfares déambulatoires version 2.0 semblent bénéficier d'un vif regain d'intérêt et d'un vrai succès, à l'image des Youngblood Brass (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 octobre 2019

Nola French Connection

Entre jazz et techno, les fanfares déambulatoires version 2.0 semblent bénéficier d'un vif regain d'intérêt et d'un vrai succès, à l'image des Youngblood Brass Band (le 29 octobre au Ninkasi Gerland) et autre Meute (tournée mondiale quasi sold out). Biberonnés au son de la Nouvelle-Orléans, les huit musicos de Nola French Connection n'ont rien à envier à leurs cousins rosbifs ou teutons. Avec six cuivres et deux percus, la joyeuse bande surfe sur un album survitaminé de sept titres à couper le souffle, qu'il est encore meilleur d'écouter en live. Vendredi 11 Octobre à 20h30, entreprise BIC à Saint-Chamond

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We can do it !

SCENES | Avec Revolte, l'auteur britanique Alice Birch soulève une vision du féminisme radicale, presque violente, transgressant d'ailleurs son concept même en le (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

We can do it !

Avec Revolte, l'auteur britanique Alice Birch soulève une vision du féminisme radicale, presque violente, transgressant d'ailleurs son concept même en le questionnant. La pièce, non narrative, met en scène une multitude de saynètes qui interrogent les relations hommes-femmes. Incisive et drôle, l'auteure s'attaque ici à tous les couplets archaïques décrétés par les hommes pour les hommes, qui jusqu'à présent régissent les relations entre les deux sexes, de l'intimité au monde professionnel, en passant par le porno ou la politique. Ca décoiffe de modernité. Revolte, jeudi 28 novembre à 20h30 à la Maison de la culture à Firminy et mardi 10 mars 2020 à 20h30 à La Buire à L'Horme

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Home made blues

Blues | Au pays du blues, le régional de l'étape Louis Mezzasoma n'a rien à envier aux maîtres du genre. Véritable one man band (le genre à chanter en faisant glisser son (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Home made blues

Au pays du blues, le régional de l'étape Louis Mezzasoma n'a rien à envier aux maîtres du genre. Véritable one man band (le genre à chanter en faisant glisser son bottleneck sur sa dobro ou sa cigar box guitar, avec un pied sur le tambourin et l'autre à la grosse caisse !), l'artisan-musicien développe un blues roots traditionnel bien senti. Avec une voix à la Jack Daniels, le conteur distille des compos subtilement introspectives qui relatent les rencontres faites au fil de ses voyages. Louis Mezzasoma, vendredi 13 septembre à 20h30, salle Jules Verne à Saint-Genest-Malifaux (dans le cadre du festival Jazz au Sommet) et vendredi 18 octobre à 20h, le NEC à Saint-Priest-en-Jarez

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Flashy

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Flashy

Depuis une douzaine d'années, l'artiste-peintre stéphanois LUMA (aka Lucas Mathevon) produit des toiles hyper colorées avec la spontanéité du street art, la trace du pinceau s'effaçant derrière les coulures des bombes de graffeur. Le plasticien se réapproprie aussi certains codes du pop art, peuplant ses œuvres de références contemporaines liées à la musique, au sport, au cinéma ou à l'univers des comics. Les couleurs jaillissantes et le trait vif insufflent à chaque tableau une vibrance esthétique très punchy. LUMA, du 30 janvier au 20 février 2020, le Nec à Saint-Priest-en-Jarez

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Des Oreilles affûtées

Festival chanson | Depuis 1991, le festival Les Oreilles en Pointe fait vibrer dans la vallée de l'Ondaine - mais pas seulement - les sonorités francophones d'où qu'elles viennent. L'édition 2019 du festival se recentre sur cinq soirées hautes en couleurs !

Nicolas Bros | Lundi 24 juin 2019

Des Oreilles affûtées

Il en existe de nombreux festivals destinés à la chanson en France. Parmi ceux-là, Les Oreilles en Pointe possèdent une saveur un peu particulière. Est-ce sa configuration étendue sur la vallée de l'Ondaine et au-delà ? Serait-ce à cause des choix artistiques orientés chanson francophone très large – notamment vers des régions souvent peu mises en valeur dans l'Hexagone telles que l'Acadie... ? Difficile à dire mais toujours est-il que le festival existe désormais depuis 1991 et donne chaque année à écouter des découvertes et des valeurs sûres s'enchaînant dans un mois de novembre où la tendance va plutôt au confinement à domicile... Miossec, Barcella mais aussi les premières nations du Grand Nord Canadien Comme chaque année, le festival propose sa liste de jolis noms et de têtes d'affiches. Cette année, citons le retour du Breton Christophe Miossec (qui a sorti son onzième album studio en 2018 intitulé Les Rescapés), le poète sautillant Barcella et l'éternel Renan Luce. Au rayon des découvertes, Alexandre Castillon (lauréat du tremplin des Polysons de Montbrison en 2018) et la "folkeuse" suissesse Meimuna devraient régaler les spectateurs.

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Lux Æterna

Musée | Avec "Habiter la lumière" et "La Luce", le Site Le Corbusier de Firminy accueille simultanément deux expositions temporaires qui replacent la lumière au centre de la pensée corbuséenne et présente des créations de sa consœur Charlotte Perriand.

Niko Rodamel | Jeudi 2 mai 2019

Lux Æterna

Architecte de génie, urbaniste et designer, théoricien de la beauté formelle et père de l’habitat moderne, Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier fut assurément un artiste visionnaire autant qu’un personnage complexe et paradoxal. L’ensemble de son œuvre témoigne de l’invention d’un nouveau langage architectural en rupture avec le passé. La lumière tient dans cette œuvre immense une place prépondérante. Le Corbusier affirmait lui-même que « l’architecture est le jeu, savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière ». C’est là l’objet de l’exposition Habiter la lumière, dans l’aile nord de la Maison de la Culture : montrer à quel point la lumière est un matériau brut qui participe pleinement à la conception de l’espace architecturé. Par son jeu d’échelles ou d’ombres et son intensité changeante au fil des heures, la lumière habite l’espace, le révèle, jusqu’à lui insuffler une épaisseur émotionnelle que la pierre seule ne saurait garantir. Et la lumière fut La Luce (exposition itinérante conçue par Nemo Lighting) présente quant à elle, à l’église Saint-Pierre, le travail de recherche et de cr

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Synchronicité

Photos | Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions (...)

Niko Rodamel | Mardi 8 janvier 2019

Synchronicité

Tous deux passionnés de photographie, Catherine Bernard et Maxime Pronchéry échangent régulièrement autour de leur pratique, de longues discussions qui gravitent autour des émotions qui ont souvent précédé, presque dicté, leurs déclenchements. Au bout de quelques temps il est alors devenu évident de monter ensemble une exposition afin de partager leur dialogue artistique avec le public. Dans la salle blanche du NEC, les deux photographes confrontent ainsi leur regard avec un accrochage d'une vingtaine d'images qui témoignent d'une belle correspondance visuelle pour laquelle les seules contraintes formelles furent l'usage de la couleur et l'orientation invariablement horizontale des images. Nous avions découvert la patte photographique de Maxime Pronchéry au printemps 2016 à la galerie Garnier Des Arts avec Saint-Etienne en bandoulière, une série en noir et blanc à travers laquelle le Stéphanois livrait un regard profondément graphique, à la fois humain et très personnel, sur sa cité. Une participation à l'exposition collective Solid'Art en novembre de la même année puis un accrochage en solo au Méliès Café en février 2017 avaient ensuite permis d'apprécier son

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"Edmond" : Naissance d’un nouveau nez

Pif parade | De et avec Alexis Michalik (Fr., 1h50) avec également Thomas Solivérès, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner…

Vincent Raymond | Mercredi 9 janvier 2019

Malgré la présence de Sarah Bernhardt, la dernière pièce d’Edmond Rostand a été un four cuisant. Deux ans plus tard, il a l’occasion de se refaire… s’il signe en trois semaines une comédie épique pour l’illustre comédien Coquelin. Seul le titre est trouvé : Cyrano de Bergerac… Éloge de la mise en abyme : la pièce racontant l’histoire plus grand succès théâtral de l’Histoire a connu un tel succès qu’elle a été transposée au cinéma. L’heureux jeune dramaturge de ce triomphe contemporain, Alexis Michalik, s’est même vu confier le soin de signer la réalisation de ce qui ce trouve être son premier long métrage. À l’auteur, l’industrie cinématographique confiante — en attendant d’être reconnaissante ? Sans minimiser leur investissement, reconnaissons que les producteurs jouent sur du velours : le prestige des planches est double (grâce à la référence patrimoine et la tournée toujours en cours), la distribution extra-large et le style de nature à n’effrayer personne : non point une qualité française, mais une facture charentaise dirons-nous, puisqu’il a été en compétition au festival d’Angoulême, dans laquelle

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En pleine lumière

Vitraux | Henri Guérin et Le Corbusier ont eu en commun le fait d’avoir placé l’un comme l’autre la lumière au centre de leurs préoccupations artistiques. La (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

En pleine lumière

Henri Guérin et Le Corbusier ont eu en commun le fait d’avoir placé l’un comme l’autre la lumière au centre de leurs préoccupations artistiques. La Ville de Firminy avec le Site Le Corbusier ainsi que le village de Sainte-Croix-en-Jarez rendent hommage, dix ans après sa disparition, au prolifique créateur que fut le peintre-verrier. Henri Guérin a en effet laissé derrière lui une œuvre riche de plusieurs centaines de vitraux, de nombreux dessins à la gouache ou à l’encre de Chine, de tapisseries ou encore de textes. L’exposition Lumière(s) se joue en trois temps et trois lieux. Une double-exposition vient prolonger le premier volet que fut Le chemin de croix, mettant en avant les différents chemins esthétiques empruntés par l’artiste. Les salles basses de l’Église Saint-Pierre abritent le programme Patience de la main, tandis que la troisième partie du triptyque, Paysages notre berceau, prend place au sein même de la Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez. Visites guidées, projections et ateliers sont proposés jusqu’au 3 mars aux visiteurs pour qui l’accès libre aux expositions ne suffirait pas. Henri Guérin, Lumière(s)

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Étoiles, étoiles

Festival musique contemporaine | Le télescope magique du Corbusier offre à la deuxième biennale de musique vocale contemporaine - Festyvocal - son écrin naturel. Geneviève Dumas, parrainée par Daniel Kawka, a pour la constellation d’Orion les yeux de Chimène.

Alain Koenig | Mardi 2 octobre 2018

Étoiles, étoiles

Le maître-mot de l'édition 2018 est assurément la création chorale. Après les célestes Poèmes étoilés de Pascal Descamps en 2016, le poème Télescopes versifiés du jeune poète-musicien Jean Massard, endosse la lourde responsabilité d'inspirer les postulants au concours de composition, organisé pour cette deuxième édition. Pierre Badol, corniste de métier, et vainqueur de l'épreuve, ouvrira donc le bal, avec sa mise en musique du superbe texte. Les autres candidats auront également l’honneur d'être incarnés vocalement par le choeur d'application du festival, composé du Choeur Ondaine, de choristes indépendants et d'étudiants. Artmilles, phalange féminine d’exception, proposera, en miroir, une autre création mondiale avec Nos étoiles mêlées de Nicolas Allemand. Professionnels "en béton" Reprenant son souffle après cette luxueuse première, Festyvocal invite trois chœurs de professionnels aguerris : le très "contemporain" New London Chamber Choir, avec la création de Julien Le Hérissier Tes yeux - tes monts - ton âme, le groupe Alter Écho présentant une autre version des Télescopes versifiés, composée par Luis Ernesto

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Bowie revient

Jazz | Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Bowie revient

Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de Daniel Yvinec. Après un volet acoustique où l’on retrouvera notamment la chanteuse Sandra Nkaké (le 4 octobre au Fil), le volet symphonique rassemblera quant à lui un casting de luxe avec le pianiste Eric Legnini et le trompettiste Erik Truffaz, les chanteuses Ala.Ni et Krystle Warren, mais aussi l’ensemble OSE ! dirigé par Daniel Kawka. Énorme ! Bowie Symphonic, samedi 6 octobre à 20h, Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du Rhino Jazz(s)

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Nomade

MUSIQUES | On ne se lassera sans doute jamais de retrouver Rokia Traoré, tant sa singulière africanité fait mouche à chaque fois. Malienne de sang mais nomade dans l’âme (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Nomade

On ne se lassera sans doute jamais de retrouver Rokia Traoré, tant sa singulière africanité fait mouche à chaque fois. Malienne de sang mais nomade dans l’âme (papa était diplomate, autant dire "goal volant"), la belle ébène tisse un habile maillage musical entre les sonorités traditionnelles mandingues et ­celles du monde occidental, régulièrement accompagnée de musiciens et vocalistes issus de la fondation Passerelle qu’elle a elle-même créée à Bamako il y a bientôt dix ans. Rokia Traoré, vendredi 8 mars à 20h30, Le Firmament à Firminy

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Immersions colorées

Photo | Le Site Le Corbusier de Firminy nous convie à un cycle d'expositions sur la photographie avec notamment la présentation d'une série de clichés signés Frédéric Laban, lequel joue avec les couleurs et les lumières des rues intérieures des quatre Unités d'habitation françaises réalisées par l'architecte franco-suisse.

Nicolas Bros | Mercredi 2 mai 2018

Immersions colorées

« L'architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière » assurait l'architecte Le Corbusier. Cette sentence du créateur franco-suisse se reflète brillamment dans le travail du photographe Frédéric Laban, présenté sur les murs de l'église Saint-Pierre de Firminy mais également en grands formats sur les pilotis soutenant l'Unité d'habitation appelouse. À travers ses images allant de la figuration à l'abstraction, l'artiste présente son regard sur les rues intérieures des immeubles monumentaux construits en France par Le Corbusier (Firminy, Marseille, Rezé-les-Nantes, Briey-en-Forêt). Cette collection de vues floues, réalisées en déambulant dans ces espaces pensés volontairement assez sombres, nous amène à porter un regard nouveau sur ces bâtiments. Jouant sur la luminosité et les quatre teintes privilégiées par l'architecte (bleu, rouge, jaune et vert), l'oeuvre de Laban s'apparente à un parcours à la progression fuyante dans cet univers géométrique, fondu dans les courbes et les lignes. On se laisse happer par l'image, dans le prolongement de ces couloirs semblant sans fin. Minimalisme et réalisme En ayant

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Plaisirs défendus

Théâtre | 1987, Sidi Fares, un petit village proche d’Alger. Dans un garage secrètement transformé en salle de spectacle, Samir rejoue les plus grands baisers du (...)

Houda El Boudrari | Mercredi 4 avril 2018

Plaisirs défendus

1987, Sidi Fares, un petit village proche d’Alger. Dans un garage secrètement transformé en salle de spectacle, Samir rejoue les plus grands baisers du cinéma que l’Etat censure. « Un dinar la place et bienvenue au Haram Cinéma, le cinéma le plus illégal de toute l'Algérie ! » La Main de Leïla, vendredi 27 avril à 20h au NEC à Saint-Priest-en-Jarez

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Dualité-Dualitas

Danse | Largement illustré, par exemple avec le célèbre Dr Jekyll et mister Hyde ou Janus le "Dieu à double visage", le thème du double ne cesse de fasciner les (...)

Monique Bonnefond | Mardi 31 octobre 2017

Dualité-Dualitas

Largement illustré, par exemple avec le célèbre Dr Jekyll et mister Hyde ou Janus le "Dieu à double visage", le thème du double ne cesse de fasciner les créateurs. C'est ce qui inspire Nono Battesti dont l'ombre se matérialise sous la forme de son double : Dyna B, danseuse et chanteuse soul. Cela engendre un spectacle envoûtant, mêlant hip-hop et danse contemporaine, le tout mâtiné de musique soul. Double, jeudi 16 nov à 20h30, à la Maison de la Culture Le Corbusier à Firminy.

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Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Projet Bowie "We Could Be Heroes" | Pour monter le projet We Could be Heroes, hommage à David Bowie, l'équipe du Rhino Jazz(s) a fait appel à Daniel Yvinec (ex-Orchestre National de Jazz). Il se positionne comme le directeur artistique d'une série de concerts uniques avec notamment la présence de 4 musiciens (Donny Mc Caslin aux saxophones, Jason Lindner aux claviers, Mark Guiliana à la batterie et Tim Lefebvre à la basse) ayant participé au dernier album de la star anglaise : Blackstar. Explications avec l'intéressé.

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

Daniel Yvinec : « Monter un projet musical unique et inédit »

Quel est votre rôle dans ce projet ? Daniel Yvinec : Mon rôle est d'être un producteur au sens artistique du terme. L'intitulé exact est directeur artistique. L'idée de rendre hommage à Bowie est venue du Rhino Jazz(s) il y a 4 ans, bien avant la disparition de David Bowie. Ils ont fait appel à moi au moment où se posait la question de « comment rendre cet hommage ». J'ai été très touché qu'ils pensent à moi pour ce projet. Nous avons réfléchi ensemble aux musiciens qui pourraient se prêter le mieux à cet exercice délicat. Ludovic Chazalon (Ndlr : programmateur du festival) avait déjà en tête l'Imperial Quartet et le Possible(s) Quartet. Aussi, connaissant une partie des musiciens du dernier album de Bowie, Blackstar, je possédais un contact un peu privilégié avec eux et il était logique de leur proposer de s'impliquer. Dans les deux projets de concerts, la manière de travailler n'est pas exactement la même. Pour l'Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, nous leur avons suggéré une liste de morceaux de Bowie sur lesquels ils ont réagi. Nous travaillons petit à petit avec eux. J'apporte un regard extérieur sur la musi

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Beau oui comme Bowie

Panorama Jazz 17/18 | Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Beau oui comme Bowie

Sous la direction musicale de Daniel Yvinec, le Rhino Jazz(s) festival propose avec We could be heroes un hommage appuyé au regretté David Bowie, à travers une série de concerts prouvant que la force gravitationnelle du rockeur atteint tout aussi bien les musiciens de jazz. Le volet 2017 du projet met en œuvre deux groupes français, l’Impérial Quartet et le Possible(s) Quartet, ainsi que, le samedi 21 octobre au Fil, The Band From David Bowie’s Blackstar : la dream team de l’album-testament de la star. Rien que du lourd ! Hommage à David Bowie, plusieurs dates pendant le Rhino Jazz(s) Festival

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Lou et l’île aux sirènes : Plage musicale

ANIMATION JAPONAISE | de Masaaki Yuasa (Jap., 1h52) avec les voix de Shôta Shimoda, Kanon Tani, Akira Emoto…

Vincent Raymond | Jeudi 31 août 2017

Lou et l’île aux sirènes : Plage musicale

Ado taciturne vivant dans un village de pêcheurs, Kai aime se réfugier dans sa musique. Se laissant convaincre par deux amis de lycée, il forme avec eux un groupe qui séduit une incroyable fan : Lou, jeune sirène mélomane. Le groupe va tenter de la faire accepter par les villageois… Depuis Takahata et Miyazaki, on sait l’importance du commerce que les Japonais entretiennent avec la Nature, s’incarnant dans de multiples divinités protectrices et volontiers farceuses (voir Pompoko). Nouvel avatar de cette innocence joviale, Lou poursuit l’inscription de ce patrimoine traditionnel dans le monde moderne, luttant contre la voracité humaine pour y préserver leur place — il y aura au moins une morale à en retirer. Si le fond est connu, la forme innove. Au classique duo poétique/grotesque courant dans l’anime nippon, Masaaki Yuasa ajoute des éclats de ce néo-screwball héritier de Tex Avery qu’on rencontre dans Gumball ou Adventure Time pour quelques séquences débridées (ah, le frénétique générique !) ; mais aussi des moments plus abstraits, où le graph

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Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Festival jazz | Le Rhino Jazz(s) fête ses 39 ans cette année. Un premier nom, Youn Sun Nah et une série de concerts en hommage à Bowie ont été annoncés.

Nicolas Bros | Mercredi 10 mai 2017

Youn Sun Nah et un hommage à Bowie au Rhino

Comme chaque année, le Rhino Jazz(s) propose environ une cinquantaine de concerts, se répartissant de Saint-Étienne à Lyon, en passant par Vienne, Roanne ou encore Saint-Chamond... Pour sa 39e édition, Le Rhino Jazz(s) a d'ores et déjà lâché quelques noms dans sa programmation. Le premier n'est autre que la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah, qui revient au festival 14 ans après son premier passage dans l'église de Pavezin. À l'époque, elle n'était encore qu'une jeune artiste émergente, une découverte pour qui le festival avait eu un coup de coeur et le nez creux. Aujourd'hui, c'est en star que la chanteuse reviendra faire vibrer ses cordes vocales à l'Opéra de Saint-Étienne le 5 octobre. Les "héros" du festival Un autre événement viendra rythmer le Rhino Jazz(s) cette année : la série de concerts We could be heroes consacrée à la musique du regretté David Bowie. Sous la houlette de Daniel Yvinec (ex-Orchestre national de jazz - ONJ) à la direction artistique, plusieurs événements ponctueront le mois d'octob

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Catharsis

Collages | Les collages de Georges Magand sont le reflet des états d’âme de l’artiste, dans une quête graphique tous azimuts et un bouillonnement (...)

Niko Rodamel | Mercredi 1 mars 2017

Catharsis

Les collages de Georges Magand sont le reflet des états d’âme de l’artiste, dans une quête graphique tous azimuts et un bouillonnement intellectuel qui se joue des codes tout en demeurant lisible par tous. Une exposition à découvrir du lundi 6 mars au lundi 27 mars 2017, au NEC à Saint-Priest-en-Jarez.

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Divas

Sono mondiale | Audacieux pari, la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani fait cohabiter sur scène le répertoire de deux grandes voix qu’a priori rien ne rapproche (...)

Niko Rodamel | Jeudi 12 janvier 2017

Divas

Audacieux pari, la chanteuse tunisienne Dorsaf Hamdani fait cohabiter sur scène le répertoire de deux grandes voix qu’a priori rien ne rapproche : celle de Fairouz, artiste libanaise considérée comme l’une des plus grandes chanteuses du monde arabe et celle de Barbara, la singulière et mystérieuse interprète parisienne (Göttingen, L’aigle noir, Ma plus histoire d’amour…) disparue il y a trente ans déjà. Ce sont sans doute les arrangements de l’accordéoniste Daniel Mille qui parviennent à connecter des mélodies libanaises et françaises. Entre Occident et Orient, l’accordéon, la guitare, le violon, les percussions et les deux ouds participent ensemble à l’alchimie qui opère autour de la voix de la chanteuse. Dorsaf Hamdani poursuit un long tour de champ depuis la sortie en 2013 de l’album sobrement intitulé Barbara-Fairouz et réalise un vrai tour de force, parvenant à jeter des ponts entre le spleen de la première et le romantisme oriental de la seconde. Une parenthèse musicale à savourer le vendredi 27 janvier au Majestic, à Firminy.

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Doc Gynéco ne fera pas de consultation au Fil

MUSIQUES | Le concert de Doc Gynéco prévu au Fil le 15 décembre a été annulé par la production. Voici le communiqué provenant de la salle de spectacle : « Suite à une décision (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 décembre 2016

Doc Gynéco ne fera pas de consultation au Fil

Le concert de Doc Gynéco prévu au Fil le 15 décembre a été annulé par la production. Voici le communiqué provenant de la salle de spectacle : « Suite à une décision d’Arachnée Concerts, productrice de la date, le concert de Doc Gynéco est annulé. Les demandes de remboursement se font sur le lieu d’achat de votre billet. Pour plus d’infos, contactez Tahani Belkhir à contact@le-fil.com. »

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Firminy enfin reconnue

ESCAPADES | Après avoir vu sa candidature à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011, Firminy a pu savourer en juillet dernier l'inscription de la (...)

Nicolas Bros | Vendredi 2 septembre 2016

Firminy enfin reconnue

Après avoir vu sa candidature à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011, Firminy a pu savourer en juillet dernier l'inscription de la Maison de la Culture conçue par Le Corbusier, lors de la 40e session du Comité, qui s'est tenue à Istanbul en juillet dernier. La candidature validée par l'UNESCO regroupait dix-sept sites Le Corbusier, répartis sur sept pays (France, Suisse, Allemagne, Belgique, Inde, Japon, Argentine). Cette reconnaissance, tant attendue par les pouvoir politiques locaux, devrait augmenter le nombre de visiteurs en terres appelouses, si l'on en croit les chiffres avancés par Saint-Étienne Métropole, qui annonce une augmentation moyenne de 30% du nombre de touristes lors d'une inscritption au patrimoine mondial de l'UNESCO. L'objectif affiché est de passer de 25 000 visiteurs actuels à 50 000 en 2017 puis 80 000 à 100 000 à long terme. Pour fêter cette inscription, des festivités ont été programmées en septembre, dont voici le programme : - 10 et 11 septembre : Street art à l'honneur avec concert de Prise II Conscience, atleiers créatifs par Romain Minotti, performances par six artistes - 17 et 18 s

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Fleur sauvage de la folk

MUSIQUES | Jake Braunecker (alias Wildflower Union) est « militant, siffleur, nomade, conteur, libre penseur » et américain. Mais c'est avant tout un musicien folk (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 juillet 2016

Fleur sauvage de la folk

Jake Braunecker (alias Wildflower Union) est « militant, siffleur, nomade, conteur, libre penseur » et américain. Mais c'est avant tout un musicien folk au style épuré et très actuel. Ayant débuté son aventure musicale dans la rue, à Bloomington ( dans l'Indiana), il suit pleusieurs voies et projets : monte un trio puis revient en solo, s'investit dans un organisme musicale local : The Grant St. Musician's Co-op, et entreprend par la suite un tour des États-Unis puis de six pays européens. Il atterrit à Saint-Étienne, s'y installe et s'y produit à de nombreuses reprises depuis plusieurs mois. Cet été, il sera encore une fois sur scène avec sa guitare et sa verve, le samedi 16 juillet. Wildflower Union [+ Lé Miénn + Marek Vuiton + Maurice's Fire], samedi 16 juillet, dans la cour des Forces Motrices, au coeur du quartier créatif Manufacture de Saint-Étienne, dans le cadre des P'tites Guinguettes, entrée gratuite

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Manu Dibango, le baron du ténor

Fête de la Musique 2016 | L'infatigable créateur de Soul Makossa, ancien chef d'orchestre de Nino Ferrer, compagnon de route de la Fania All-Stars, continue de parcourir les scènes pour donner sa version d'un jazz imprégné de teintes africaines.

Sébastien Broquet | Mardi 21 juin 2016

Manu Dibango, le baron du ténor

Il n'est pas l'homme d'un seul tube. Si Soul Makossa l'a fait roi en pleine ère early disco, il est bon de rappeler que Manu Dibango est venu à la musique par le jazz, qu'il découvrît peu après son arrivée en France, où il était venu poursuivre ses études muni de Trois kilos de café qui devaient lui permettre de payer ses frais avec l'argent de la revente et donnèrent bien des années plus tard son titre à une autobiographie fascinante tant le Camerounais a voyagé, innové, rencontré, symbolisant à merveille la délicieuce époque des indépendances africaines, quand l'espoir faisait briller les yeux d'une jeunesse pétrie de talent. Politique (le panafricanisme emmené par Kwame Nkrumah), photographie (l'immense Malick Sidibé, récemment décédé), mode, et bien sûr musique (la rumba zaïroise !)... Les swinging sixties ne se cantonnaient pas à Londres ou San Francisco, mais essaimaient aussi à Bamako, Kinshasa et Addis-Abeba. Manu Dibango, lui, découvre d'abord le jazz et ne l'abandonnera plus jamais. Nous sommes dans les années 50 et il côtoie Francis Bebey, qui l'initie et lui apprend les fondamentaux du genre venu des États-Unis.

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Place aux notes

Fête de la musique 2016 | Invariablement, le 21 juin les groupes amateurs ou professionnels mettent leurs habits de fête et s'installent un peu de partout en ville et en région. Scènes cadrées ou plus improvisées accueillent une déferlante de musique. La Fête de la musique permet souvent de belles découvertes. Voici quelques orientations afin de vous guider dans vos pérégrinations sonores qui marqueront officiellement le début de la saison estivale.

Nicolas Bros | Mardi 31 mai 2016

Place aux notes

À Saint-Étienne En terres stéphanoises, plusieurs belles choses vous attendent. Tout d'abord, l'occasion de découvrir plusieurs artistes émergents cheminant tranquillement vers la professionnalisation sur la scène de la place Jean Jaurès. En premier lieu, le duo (devenu trio sur scène) Ladybug & The Wolf. Le groupe a entrepris un virage musical le menant vers des compositions alliant indie folk embaumante - l'apanage jusqu'alors de cette formation - et sonorités électroniques sombres et froides. Ces nouvelles orientations s'affirment sur leur album Mammatus (titre inspiré des nuages) qui sortira en octobre. Le résultat est brillant et démontre une réelle évolution pour ce groupe que nous suivons depuis ses débuts. Sur la même scène, on retiendra les noms des Dizzy Sticks et de Doorsfall, groupes rompus à la scène en version rock vintage pour les premiers et

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Doc Gynéco au Foreztival

MUSIQUES | C'est un pari qu'ont choisi de faire les programmateurs du Foreztival en bookant Doc Gynéco pour la douzième édition 2016. Pour fêter les 20 ans de Première (...)

Nicolas Bros | Mardi 17 mai 2016

Doc Gynéco au Foreztival

C'est un pari qu'ont choisi de faire les programmateurs du Foreztival en bookant Doc Gynéco pour la douzième édition 2016. Pour fêter les 20 ans de Première Consultation, son album "fétiche", le Doc reprend la route et passera donc par Trelins, en tête d'affiche, le vendredi 12 août prochain. D'autres noms ont également été dévoilés en fin de semaine dernière : les bluesy toulousains de Scarecrow (dont on vous a déjà parlé ici) et les Barcelonais hurlants de Che Sudaka le samedi 13 août. Enfin les Sambonitains de Khoe-Wa Dub System se produiront le dimanche 14 août. NB Foreztival #12, du 12 au 14 août 2016 à Trelins

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Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

MUSIQUES | Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes (...)

Nicolas Bros | Vendredi 13 mai 2016

Manu Dibango et Axel Bauer pour la Fête de la musique

Pour la Fête de la musique 2016, Saint-Chamond et Firminy reprennent encore une fois leur habitude de proposer, chaque année, des noms réputés sur leurs scènes respectives (pour rappel en 2015, Firminy avait accueilli Zebda et Saint-Chamond, Sanseverino). Du côté de l'Ondaine, ce sera en 2016 le saxophoniste et chanteur camerounais de 82 ans, Manu Dibango, qui se produira. Du côté couramiaud, Axel Bauer prendra sa guitare le 21 juin. NB

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Le plus grand site urbain européen de Le Corbusier

CONNAITRE | Plus que tout autre de ses constructions en Europe, Firminy-Vert incarne la vision architecturale de l'architecte suisse Le Corbusier. Composé de quatre (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 avril 2016

Le plus grand site urbain européen de Le Corbusier

Plus que tout autre de ses constructions en Europe, Firminy-Vert incarne la vision architecturale de l'architecte suisse Le Corbusier. Composé de quatre édifices (Unité d'habitation, Maison de la culture, stade et église Saint-Pierre) auxquels on peut ajouter la piscine dessinée par André Wogensky, un de ses disciples, la cité ligérienne héberge le plus grand site urbain imaginé par Le Corbusier en Europe. Conçu dans l'idée de faire coexister la vie culturelle et les loisirs avec le sport et le culte, cet ensemble inédit fait partie des attractions touristiques les plus importantes de notre région et recèle de nombreuses curiosités à découvrir. NB Site Le Corbusier à Firminy-Vert (sitelecorbusier.com)

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La bombe Lady H

MUSIQUES | Dans la pop française "fréquentable", les Stéphanois commencent à multiplier les coups d'éclat. Si on voit Doorsfall avancer sérieusement leurs pions dans (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 mars 2016

La bombe Lady H

Dans la pop française "fréquentable", les Stéphanois commencent à multiplier les coups d'éclat. Si on voit Doorsfall avancer sérieusement leurs pions dans l'electro-rock, Ladybug and The Wolf perséverer dans la folk-pop ou encore Angil continuer à exister dans différents projets (comme AWAC récemment), Lady H n'est pas en reste. Loin de là ! Avec un premier album, Reconnection, sortant ce mois, le quatuor stéphanois assume pleinement le passage sur galette. Ce disque de douze titres est un condensé pop-rock à la production très propre. Penchant tantôt vers le blues-rock entraînant (Dreaming Machine), tantôt vers un versant rock plus énervé (Desert of Respite ou Union Town Devil), flirtant même avec la tentation "sweet electro" (Floating Away), les compositions de Lady H restent pourtant très cohérentes entre elles. On ne se perd pas dans l'écoute de cet opus. Mieux, on découvre une belle pépite locale, un disque qui se déguste avec gourmandise du début à la fin. NB Lady H [+ Minuit], mercredi 23 mars à 20h30, Le Fil

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Ce sentiment de l'été

ECRANS | De Mikhaël Hers (Fr., 1h46) avec Anders Danielsen Lie, Judith Chemla, Marie Rivière...

Vincent Raymond | Mercredi 17 février 2016

Ce sentiment de l'été

Si Mikhaël Hers situe son film successivement à Berlin, Paris, Annecy et New York, lui semble résider en ce pays plus virtuel mais transversal qu’est la nostalgie. L’inspiration qu’il en tire connaît des fortunes diverses : Memory Lane (2010), film de bande flasque, avait manqué le coche ; Ce sentiment de l’été réussit en revanche avec une remarquable délicatesse à emmagasiner tout les promesses de son titre elliptique (telle l’impression physique de la chaleur irradiante) en évoquant comme rarement le deuil à travers l’absence. Celle d’un personnage dont la mort survient de manière inattendue et dont la cérémonie funéraire elle-même est occultée. Seuls restent les vivants, devant composer avec leur stupeur muette, avant de recomposer leur vie. Plutôt que de les montrer succombant à la déréliction et la déprime, Hers les présente pendant des phases de reconstruction. Ce parti-pris se retrouve à l’écran : avec son gros grain vibrionnant, ses couleurs vives, l’image rappelle le format 16mm du cinéma son direct, avide de parcourir les rues en quête d’un souffle de vie nouveau et d’inattendu. Une pulsion d’énergie vitale

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Les bouchées doubles

ARTS | Pour sa dix-huitième session, le programme d’expositions Local Line dévoile simultanément à Saint-Étienne et Firminy le travail de quatorze jeunes créateurs invités à produire des œuvres originales. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Les bouchées doubles

Avec Local Line le Musée d’art moderne et contemporain met en lumière depuis déjà cinq ans de jeunes artistes, issus des régions Rhône-Alpes et Auvergne ou qui ont choisi pour un temps d’installer leur atelier sur ce territoire. La cuvée 2015 s’installe sur deux sites différents, le MAMC et le site Le Corbusier à Firminy, en résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon. Parmi artistes exposés au MAMC, Anthony Jacquot-Boeykens présente trois tableaux sur lesquels il superpose des couches de peintures, créant une forme de tissage visuel où la matière épaisse conserve la trace du geste répétitif et de l’outil. L’installation de Baptiste Croze est constituée d’objets disposés le sol comme « une prairie où les herbes chatouillent les genoux des spectateurs ». Quant à Josselin Vidalenc, il présente La chambre d’amis, une installation dont les tubes d’acier jointés forment un étonnant quadrillage architectural sous lequel sont éparpillés divers objets. En marge de l’exposition, l’artiste habitera cet espace par les gestes de son corps lors d’une performance, le 12 novembre à 18h30, dans le cadre de la program

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Le Jimi Hendrix du pinceau

ARTS | Patrick Haye est un personnage atypique, curieux et généreux, un peu dingue mais surtout libre. Avec son look de motard, blouson de cuir et bonnet noir (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 novembre 2015

Le Jimi Hendrix du pinceau

Patrick Haye est un personnage atypique, curieux et généreux, un peu dingue mais surtout libre. Avec son look de motard, blouson de cuir et bonnet noir vissé sur le crâne, le sexagénaire conserve une fraicheur de caractère que l’on retrouve indéniablement dans ses toiles. Autodidacte touche-à-tout, Patrick dit s’exprimer depuis toujours à travers plusieurs formes d’art, notamment la poésie et la musique, mais par-dessus tout, bien entendu, la peinture. Militant corps et âme contre toute forme de norme stéréotypée ou de dogme, l’artiste conçoit ses expositions comme des voyages intérieurs. « Si j’ai connu des périodes d’expressions différentes, je conjugue toujours trois arts distincts : figuratif, musical et planétaire ! » Patrick Haye utilise principalement l’acrylique. Les constructions géométriques de ses tableaux rappellent parfois Kandinsky, mais le matraquage de couleurs se situerait plutôt quelque part entre Miro et Basquiat. Pourtant, Salvador Dali demeure l’unique mentor du bonhomme. « Je ne connais vraiment que ce peintre. » Il y a sur les toiles de Patrick un mouvement impétueux, une fougue qui se joue des règles. Profondément antico

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Sur son arbre perché

CONNAITRE | Pour ceux qui ont déjà écouté François Chaslin sur France Culture dans l’émission Métropolitains qu’il anima durant 13 ans, il sera tout à fait normal de découvrir (...)

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

Sur son arbre perché

Pour ceux qui ont déjà écouté François Chaslin sur France Culture dans l’émission Métropolitains qu’il anima durant 13 ans, il sera tout à fait normal de découvrir que l’architecte et critique ait sorti un livre remarquablement bien documenté sur Le Corbusier. Nous invitant à redécouvrir le plus grand architecte urbaniste du XXe siècle, François Chaslin souligne dès le titre qu’il s’agit d’un portrait qui ne prétend pas révéler des vérités. « C’est un portrait mais aussi une promenade, à certains égards une promenade sentimentale et l’évocation du paysage mental d’un homme d’un autre siècle » explique-t-il. Pour autant, l’ouvrage, constitué de deux parties, nous révèle un personnage à différentes facettes. La première partie intitulée Corbeau envisage les débuts de Charles-Édouard Jeanneret : de sa naissance en Suisse, à La Chaux-de-Fonds, à quelques rues et jours de Blaise Cendrars, jusqu'à ses tentatives avortées de devenir architecte du régime de Vichy. Le Corbusier fasciste ? « plutôt fascisant » répond Chaslin à la lueur de nombreuses sources. La deuxième partie, intitulée Fada, met en lumière l’architecte devenu

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La prise de la pastille

MUSIQUES | Si les opéras traduits en français de l'Opéra-Comique vous font toujours hoqueter de rage, si un concerto de Bach joué sur piano moderne vous donne un bouton (...)

Alain Koenig | Mardi 31 mars 2015

La prise de la pastille

Si les opéras traduits en français de l'Opéra-Comique vous font toujours hoqueter de rage, si un concerto de Bach joué sur piano moderne vous donne un bouton de fièvre, si l'irrévérence à l'égard des « espagnolades » de Bizet vous rend intolérant au gluten, alors fuyez ! De cette Garonne frondeuse, inondant de son humour vernaculaire les cités du Sud Ouest, ces toulousains ont su exporter cette «pointe d'ail» iconoclaste qui convient finalement si bien à l'Art Lyrique. Un peu de recul donc, messieurs (et mesdames!) les puristes, abonnés du parterre de l'Opéra Bastille, car c'est à l'Opéra-Pastille qu'ils vous convient. Et cette pastille-là n'est pas fabriquée dans les eaux mollement gazéifiées des curistes de Vichy ! Non, ici tout déraille, tout dérape. Rien ne se perd non plus, tout se recycle. Le « O Fortuna » de Carmina Burana échoue chez Michael Jackson dans le parc de Neverland, les aventures d'Aïda et Radamès, débarquent d'Egypte sur Ryanair dans une interprétation surréaliste -et on ne parle pas des costumes-, se définissant comme «acide lyrique». Vous serez donc vertement tancés si l'on vous y prend à ronchonner, bougonner, lever les yeux au ciel. Le diagnostic

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Boucherie fine

ECRANS | Yves-Marie Le Bourdonnec, surnommé le «boucher star», devient vedette de cinéma dans Steak (R)évolution, documentaire de Franck Ribière qui fait le tour de la planète à la recherche du «meilleur steak du monde». Ou comment le plaisir de la viande se conjugue avec une démarche éco-responsable… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 12 novembre 2014

Boucherie fine

Il squatte plateaux télé et émissions de radio ; on voit régulièrement sa tronche dans les magazines ; on s’est même inspiré de lui pour un roman (Comme une bête, signé Joy Sorman). Cette semaine, Yves-Marie Le Bourdonnec va franchir une étape supplémentaire dans sa starisation : il est le héros d’un film appelé Steak (R)évolution, réalisé par Frank Ribière, que l’on connaissait jusque-là pour ses activités de producteur et distributeur des films d’Alex De La Iglesia, ainsi qu’une malheureuse tentative pour faire renaître une tradition du cinéma de genre en France. Le Bourdonnec, pourtant, n’est ni acteur, ni chanteur, ni vedette de la télé-réalité ; il est boucher. Pas n’importe quel boucher : un boucher révolutionnaire, décidé à redonner ses lettres de noblesse à son art et, surtout, à transformer en profondeur l’approche française de la viande, de sa production à sa consommation. Ce qui lui a valu sa réputation ? La maturation. Mais ce n’est que l’aboutissement d’une démarche globale mêlant plaisir du goût et responsabilité écologique et économique. Son credo : «L’histoire de la viande, c’est l’histoire d’un paysage, c’

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Steak (R)évolution

ECRANS | De Franck Ribière (Fr, 2h10) documentaire

Christophe Chabert | Mercredi 12 novembre 2014

Steak (R)évolution

Le projet peut paraître gonzo, mais il est plus malin qu’il n’y paraît : Franck Ribière, qui a grandi dans une famille d’éleveurs, en a gardé une passion pour la viande de bœuf, et décide de partir caméra au poing à la recherche du meilleur steak du monde. Un itinéraire qui l’emmène de l’Amérique au Japon, de l’Argentine au Brésil, de l’Italie à l’Espagne, soit autant de rencontres avec des éleveurs, des bouchers et des chefs pour qui la viande est une affaire sérieuse qui nécessite du temps, de l’amour et une véritable philosophie. Avec le boucher Yves-Marie Le Bourdonnec comme guide éclairé, Ribière accouche d’un film dont la plus grande qualité est d’être autant pédagogique que joyeux, instructif que festif. Pas question de s’apitoyer sur quoi que ce soit, ni de dénoncer ceux qui font mal leur boulot — même si on voit apparaître en transparence le spectre d’un fiasco de l’agriculture industrielle ; ici, il s’agit d’affirmer le plaisir d’une viande de qualité, produite selon des méthodes respectueuses des écosystèmes et des paysages. Et surtout d’y goûter : les instants de dégustation vont faire saliver même le plus ardent des vegan sans pour autant lui donner

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Goodbye Morocco

ECRANS | De Nadir Moknèche (Fr-Maroc, 1h40) avec Lubna Azabal, Rasha Bukvic…

Christophe Chabert | Lundi 11 février 2013

Goodbye Morocco

L’idée de départ est belle : emmener le cinéma du Maghreb vers les rivages, qu’il fréquente peu, du cinéma de genre et plus précisément du film noir. Il y a donc un cadavre qu’il faut faire disparaître, un adultère et même l’idée, attendue, de l’exil est rapportée à l’horizon d’un destin auquel on ne peut échapper. Classique mais plutôt bien filmé, Goodbye Morocco échoue pourtant dans son objectif, la faute à un scénario extrêmement mal construit, où les allers-retours temporels et la multiplication des enjeux (l’homosexualité du personnage de Grégory Gadebois, la grève des ouvriers sur le chantier, la découverte d’un ex voto par des conservateurs de musée) ne créent que de la confusion dans le récit. Le film est écrasé par cette écriture beaucoup trop visible, notamment quand il faut dénouer des intrigues — on rit quand un flic libère un des personnages simplement parce qu’il «est propriétaire d’un cinéma». Comme si Moknèche avait confondu gravité et complexité, se perdant lui-même dans son puzzle. Christophe Chabert

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