La Machine de Cirque dans l'Oeil du Petit Bulletin #26

Nicolas Bros | Mercredi 26 juin 2019

Photo : © NB



La Galerie

Par la Machine de Cirque
La Comédie de Saint-Etienne Place Jean Dasté Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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De haut en bas, que la colline est belle

Festival | Le festival des 7 Collines reprend sa place dans la métropole stéphanoise, proposant 15 jours de cirque, danse, musique et performances à redonner du souffle.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

De haut en bas, que la colline est belle

Il fait partie des festivals passés à la trappe en 2020, au grand dam de toutes celles et de tous ceux qui en ont fait un rendez-vous immanquable du début de l’été. Qu’on se rassure, après une année de disette, les 7 Collines reviennent plus en forme que jamais, avec une programmation festive - parce qu’il faut bien se remettre de ses émotions -, et audacieuse -parce qu’il faut bien aller de l’avant, quitte à se faire bousculer un peu. Avec près de 20 spectacles en 15 jours sur une grande partie de la métropole stéphanoise, l’événement retrouve ses marques, fidèle à son ambition de toujours : vulgariser la création contemporaine, et voir le cirque, la musique du monde, la danse et la performance provoquer sourires sur les lèvres et boum-boum dans les cœurs de tous les spectateurs. Du cirque de haute-volée Mesdames, messieurs approchez donc, au rayon cirque cette année, sans doute n’y aura-t-il pas de place pour tout le monde. Au milieu d’une multitude de pièces engagées, spectaculaires, ou parfois les deux à la fois, on optera sans trembler pour la compagnie française Cabas. Venue de région parisienne, celle-ci s’installera le temps d’une seule so

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Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Mercato | Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa (...)

Nicolas Bros | Vendredi 29 janvier 2021

Benoît Lambert est le nouveau directeur de la Comédie

Suite au départ d'Arnaud Meunier de la direction de La Comédie de Saint-Étienne en ce début d'année, c'est Benoît Lambert qui vient d'être désigné pour sa succession. Ce metteur en scène est directeur du Théâtre Dijon Bourgogne depuis janvier 2013. Il a été élève à l'École Normale Supérieure avant de suivre des cours de théâtre avec Pierre Debauche au début des années 90. Du côté de la scène, il a notamment créé trois pièces de François Bégaudeau : La Grande Histoire en 2014, La Devise  en 2015 et La Bonne Nouvelle en 2016. Il a toujours la volonté de mettre la jeunesse en avant comme le prouve sa mise en scène de Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux en 2017, où il dirige quatre jeunes acteurs en contrat de professionnalisation. Enfin, Saint-Étienne n'est pas

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Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Festival | Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet (...)

Nicolas Bros | Vendredi 25 septembre 2020

Les 7 Collines proposent une prog d'automne

Le festival des 7 Collines, rendez-vous pluridisciplinaire stéphanois du début d'été, n'a pas pu avoir lieu du 23 juin au 7 juillet 2020. Pour autant, l'équipe organisatrice ne s'est pas laissée abattre et a décidé de programmer des spectacles cet automne. L'occasion de découvrir plusieurs pièces de cirque entre le 7 novembre et le 10 décembre. On retrouvera la Cie Allégorie avec le spectacle cOLLiSion du côté de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond le 7 novembre, une Nuit du Cirque le 14 novembre à la Maison de l'Université avec les compagnies Puéril Puéril et Kiaï (une soirée en collaboration avec l'école de cirque Les Kipouni's), les Anglais Nikki & JD présenteront Knot le 18 novembre à la salle Jeanne d'Arc puis Sencirk, compagnie sénégalaise, proposera Man Fan Laa le 10 décembre au Fil. [Mise à jour du 20/10/2020] L'ogranisation a mis à jour les horaires de ces spectacles : Le spectacle Collision du samedi 7 novembre à Saint-Chamond à 18 h est maintenu à l'heure prév

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La Comédie cherche sa direction

SCENES | Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 septembre 2020

La Comédie cherche sa direction

Nouvelle directrice ou nouveau directeur ? En tout cas, ce sera une ou un artiste pour diriger La Comédie de Saint-Étienne après le départ d'Arnaud Meunier en fin d'année à Grenoble. Une annonce a été postée par la structure d'art dramatique stéphanoise. Avis aux intéressés ! Nous en profitons pour vous rappeler que la saison 20/21 débutera dès le 17 septembre prochain avec le spectacle Angels in America. Toutes les dates sont à retrouver sur cette page.

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Le festival des 7 collines annulé à son tour

Annulation festival - COVID-19 | Suite à l'allocution présidentielle d'hier soir, les mauvaises nouvelles s'enchaînent... Sans réelle surprise. Le festival des 7 Collines (spécialisé notamment (...)

Nicolas Bros | Mardi 14 avril 2020

Le festival des 7 collines annulé à son tour

Suite à l'allocution présidentielle d'hier soir, les mauvaises nouvelles s'enchaînent... Sans réelle surprise. Le festival des 7 Collines (spécialisé notamment dans les arts du cirques), après avoir dans un premier temps sorti la programmation de sa 26e édition, vient d'annuler cette dernière qui était prévue du 23 juin au 7 juillet prochains. La nouvelle a été annoncée via communiqué de l'organisation : « Nous sommes très touchés par cette situation inédite, mais restons solidaires face à l'ampleur de la crise. Nous souhaitons remercier tous nos partenaires, nos équipes techniques, les artistes invités, les bénévoles et festivaliers qui rendent chaque édition du festival unique. Rendez-vous en 2021 pour la 27e édition. »

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Contact

Cirque | La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 5 février 2020

Contact

La compagnie catalane Eia nous emmène dans le monde du cirque toujours très présent dans l'imaginaire collectif, pour aller cueillir l'humanité et nous plonger dans un univers en constante transformation fait de In Tarsi, mot d'artisan utilisé en marqueterie pour désigner l'art délicat d'assembler de minuscules fragments. Fragments de vie, avec ses rencontres, ses contacts, ses incompréhensions, ses complicités et ses moments de solitude, qui renvoient à une expérience humaine connue de tous. Sur une piste circulaire et multigéométrique, 13 praticables en bois, un mât chinois, une corde à sauter, autant d'agrès pour construire, transformer, aligner, superposer, basculer. Quatre circassiens à l'énergie débordante, se livrent, à un rythme endiablé, à un exercice de haute voltige où cirque et danse se mêlent à un humour plein de tendresse. De portés acrobatiques en sauts sur trampoline et escalades de mât chinois, ils créent un cirque en perpétuel mouvement qui les rassemble, les disperse, les réunit à nouveau, composant une mosaïque d'exploits comme le ferait un kaléidoscope mettant en lumière la grandeur de la rencontre et la constante transformation des sentiments et de

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Parlez doucement, vous êtes au cirque

Cirque | La compagnie The Rat Pack bouscule dans son spectacle Speakeasy la pratique circassienne en empruntant des techniques cinématographiques, des clichés (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 8 janvier 2020

Parlez doucement, vous êtes au cirque

La compagnie The Rat Pack bouscule dans son spectacle Speakeasy la pratique circassienne en empruntant des techniques cinématographiques, des clichés propres aux films de gangsters. C'est dans l'univers sulfureux des bars clandestins du temps de la prohibition, les "speakeasy", que six artistes réussissent à conjuguer parfaitement cirque, danse et cinéma. Speakeasy, dimanche 9 février au Théâtre du Parc

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Le Cirque du Soleil à Lyon en mars 2020

Cirque | Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au (...)

Nadja Pobel | Mercredi 11 décembre 2019

Le Cirque du Soleil à Lyon en mars 2020

Aux pieds du Parc OL de Décines, le Cirque du Soleil va planter son chapiteau du 19 mars au 13 avril 2020. Le plus célèbre nouveau cirque au monde présente Kooza, un show avec des circassiens et acrobates hors pairs comme dans toutes les productions de la compagnie montréalaise. Mais certainement aussi avec déferlement de couleurs et éclats de lumière dans tous les sens. On ira vérifier s'il reste un brin d'âme. Tarifs : de 36€ à 239€

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Juste un échange

Danse | Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 décembre 2019

Juste un échange

Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la somptueuse pièce Dans la solitude des champs de coton où se rencontrent deux hommes que rien ne réunit sinon un accord tacite entre un client qui cherche une chose qu'il n'a pas et un dealer qui la possède, le spectacle Deal repose sur ce prétexte à la discussion et à la confrontation. Les deux circassiens-danseurs Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde investissent les figures du client et du dealer, se livrant à des variations inouïes dans un duo tout en échanges, en jeux d'équilibre de forces, en mouvements croisés. Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque et se donne à voir dans un corps à corps chorégraphié où la beauté du geste le dispute à l'intensité des présences. Topons là ! Deal, du mardi 10 au samedi 14 décembre à La Comédie de Saint-Étienne

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Rêverie douce

Cirque | Quatre personnages, des instruments, des boules, des acrobaties, du jeu… Mais qui sont-ils, ces quatre-là ? Spectacle de cirque mêlé de musique, (...)

Cerise Rochet | Mercredi 4 décembre 2019

Rêverie douce

Quatre personnages, des instruments, des boules, des acrobaties, du jeu… Mais qui sont-ils, ces quatre-là ? Spectacle de cirque mêlé de musique, Ballade à quatre nous emmène dans un joli voyage étoilé. Attrapé par le visuel, on se laisse tranquillement bercer par l’histoire, et emporter dans la rêverie… Ballade à quatre, mardi 17 décembre au théâtre des Pénitents à Montbrison

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T'as la frite ?

Bouffe QC x BXL | Ca y est, un petit bout du Québec a débarqué à Sainté ! Mais quoi donc ? Le resto franchisé le plus québécois que l'on connaisse dans notre belle province française (...)

Nicolas Bros | Vendredi 15 novembre 2019

T'as la frite ?

Ca y est, un petit bout du Québec a débarqué à Sainté ! Mais quoi donc ? Le resto franchisé le plus québécois que l'on connaisse dans notre belle province française : Frite Alors ! « La friterie belge à l’accent québécois » propose forcément des poutines (plat national de la Belle Province) mais également des burgers et d'autres plats à déguster sur le pouce. Après avoir débarqué dans l'Hexagone d'abord du côté de Lyon avec deux établissements (un dans le 1er et un dans le 3e), la marque ouvre aujourd'hui à Saint-Étienne, au coin de la rue de la résistance et de la rue d'Arcole (en lieu et place du PMU Le Vincennes), donnant sur la place Jean Jaurès. L'occasion de se délecter des frites associées au fromage en grains et nappées de sauce brune, la fameuse poutine classique ou bien de découvrir d'autres recettes*. À vous de voir !

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Shauit, cet "innureggaeman"

MUSIQUES | Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Shauit, cet

Voilà un artiste pour le moins atypique. Shauit est sûrement l'un des seuls à mélanger sa langue natale l’innu-aimun avec des rythmes tantôt soul, dancehall ou encore reggae. Mais il chante également en français, en anglais ou encore en créole. Après avoir sorti un premier album en 2017, Apu Peikussiaku (Nous ne sommes pas seuls), Shauit a beaucoup voyagé et collabore aujourd'hui aussi bien avec les Chiliens de Culto Reggae que les Marocains de Wachmn’hit. L'"Innureggaeman" est un homme très occupé qui donne l'impression que rien ne l'arrête. Préparant un nouvelle album pour 2020, il fera une escale du côté du Firminy et des Oreilles en Pointe pour une soirée aux côtés de deux autres artistes, fiers représentants de la diversité des cultures autochtones : Elisapie et Florent Vollant. Shauit, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Florent Vollant, icône autochtone

MUSIQUES | Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 14 novembre 2019

Florent Vollant, icône autochtone

Si ses Blues passent pu dans porte, Florent Vollant passe pourtant toujours aussi bien. Actif dans le milieu musical des Première Nations depuis les années 80, ce poète rockeur innu avait formé avec succès le duo Kashtin aux côtés d'une autre figure autochtone Claude McKenzie, avant de partir dans une carrière solo couronnée de succès. Récemment nommé Chevalier de l'Ordre du Québec, l'artiste a vu là une belle reconnaissance de son travail pour l'expression des cultures autochtone tout autant que québécoise. Avec Mitsha Meshkenu - « la grande route » en innu -, son cinquième album solo, Florent Vollant prend la 138, cette route mythique du territoire québécois qu'il a souvent empruntée, longue de plus de 1 400 kilomètres et chargée d'histoires. Prenez place dans le char à ses côtés, le voyage en vaut le détour. Florent Vollant, jeudi 14 novembre au Firmament à Firminy dans le cadre des Oreilles en Pointe

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Sauvé par le cirque

Cirque | Issus de l'école de cirque de Lyon, Dorian Lechaux et Ronan Duée ont décidé de lancer à l'automne 2015 leur compagnie au nom étonnant et entêtant : Puéril Péril. (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

Sauvé par le cirque

Issus de l'école de cirque de Lyon, Dorian Lechaux et Ronan Duée ont décidé de lancer à l'automne 2015 leur compagnie au nom étonnant et entêtant : Puéril Péril. Le duo, mi-acrobate mi-monocycliste propose des spectacles qui restent accrochés. C'est le cas de L'Autre, une création qui débute avec un homme sur le point d’en finir... mais ce n'est, bien au contraire, que le début. Un spectacle tout en subtilité et humour noir. Un cirque bourré d'une forte théâtralité. L'Autre, vendredi 17 janvier 2020 à 20h à L'Échappée de Sorbiers et vendredi 13 mars 2020 20h au Centre culturel de la Ricamarie

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Cirque à l'antique

Festvial d'Alba à la Romaine | Petit village de caractère au sud de l'Ardèche, Alba-la-Romaine, la bien-nommée, accueille en juillet son traditionnel festival autour des arts du cirque où (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 juillet 2019

Cirque à l'antique

Petit village de caractère au sud de l'Ardèche, Alba-la-Romaine, la bien-nommée, accueille en juillet son traditionnel festival autour des arts du cirque où des artistes de renommée internationale viennent investir ce site antique exceptionnel. Cirque, théâtre, danse, musique, humour constituent un moment phare du territoire ardéchois. Festival d'Alba, du 9 au 14 juillet à Alba-la-Romaine (Ardèche)

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Québec, quel cirque !

Cirque / Festival des 7 Collines | Cette année, le festival des 7 Collines offre une jolie part de sa programmation à des créations québécoises en danse (avec Daina Ashbee) mais aussi et surtout en cirque (7 Doigts de la Main, Barcode Circus Company et Machine de Cirque). C'est carrément un focus Québec qui nous est proposé. Mais pourquoi la Belle Province est-elle une terre aussi fertile en matière circassienne ? Éléments de réponse.

La rédaction | Mardi 4 juin 2019

Québec, quel cirque !

Depuis plusieurs années, on assiste à une sorte d'hégémonie québécoise sur la création circassienne. Cela se traduit par des productions de grande qualité et des compagnies aux noms qui retentissent fort dans le secteur. On pense forcément au Cirque du Soleil, aux 7 Doigts de la Main ou encore au Cirque Éloize. Mais pourquoi donc, la Province de 8, 5 millions d'habitants est-elle devenue en quelques décennies la référence en cirque ? À tel point qu'aujourd'hui le festival des 7 Collines accueille un focus Québec dans sa programmation. Nous avons voulu en savoir davantage en nous tournant tout d'abord vers Marie Pâris, une journaliste installée à Montréal et spécialisée dans la scène et le spectacle vivant. Elle revient pour nous sur les racines de ce succès mondial du cirque à la sauce québécoise. Nous avons également voulu savoir pourquoi et comment le festival des 7 Collines en est arrivé à programmer un focus spécial en 2019. Une chose est sûre, au Québec, c'est le grand cirque ! Nicolas Bros Le Québec en piste On aime les

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La recette est simple

Rap québ' | Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

La recette est simple

Depuis quelques années, une énergie musicale pousse de plus en plus fort de l'autre côté de l'Atlantique, au Québec. Le rap local s'exporte de mieux en mieux à l'instar de la scène belge. Outre les incontournables et historiques tels que Koriass, de nouvelles têtes ont percé le mur du son. Loud qui a rempli les salles en France l'année dernière ou encore les Alaclair Ensemble et autres Dead Obies sont devenus des valeurs sûres. Mais d'autres formations ne doivent pas être oubliées. Par exemple Random Recipe. Depuis plus de 10 ans, ce groupe remue les scènes où il se produit. En 2018, le quatuor devenu trio a sorti un troisième album flamboyant aux paroles engagées : Distractions. Ce disque rempli de bonnes ondes sonores (jetez une oreille au premier titre Fight this feeling ou à Strawberry Daiquiri) mêle inspirations tropicales, flow ciselé et ambiances groovy. Pour composer les huit titres de ce recueil musical, Fabrizia Di Fruscia, Frannie Holder and Liu-Kong Ha ont fait appel à différents collaborateurs de renom : Foxtrott, la bassiste Rhonda Smith (ayant travaillé avec Prince) ou encore Marie-Pierre Arthur. Un disque qui porte divinement bien son n

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Un "focus Québec" aux 7 Collines

Festival pluridisciplinaire | 7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son (...)

Nicolas Bros | Vendredi 8 février 2019

Un

7 sur 7 ! On savait le lien fort qui unissait le festival des 7 Collines avec la compagnie de cirque québécoise Les 7 Doigts de la Main. Pour son édition 2019 - du 25 juin au 8 juillet - le festival stéphanois enfonce le clou et convie les circassiens montréalais pour présenter leur nouvelle création Passagers. De plus, l'équipe de l'événement stéphanois vient également d'annoncer que 3 autres créations québécoises seront à l'honneur cette année. C'est à se demander si l'on ne devrait pas prolonger le pont Jacques Cartier jusqu'aux rives du Furan... Festival des 7 Collines, du 25 juin au 8 juillet à Saint-Étien

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Arnaud Meunier / Une vie en actes

Portrait | Depuis janvier 2011, Arnaud Meunier dirige La Comédie de Saint-Étienne. Avec pour ligne de mire permanente la création et la transmission, le metteur en scène poursuit son travail mêlant ouverture du théâtre au plus grand nombre, mise en avant d'oeuvres contemporaines et en valeur de la cité stéphanoise.

Nicolas Bros | Mercredi 6 février 2019

Arnaud Meunier / Une vie en actes

Arnaud Meunier est un homme qui semble tout avoir pour être heureux. À la tête de La Comédie de Saint-Étienne, une des plus belles institutions théâtrales de France - n'ayons pas peur des mots - , le metteur en scène met tout en œuvre pour faire rayonner la capitale ligérienne à travers cet art noble qu'est le théâtre. Mais diriger un tel vaisseau artistique tout en continuant son travail de scène accapare beaucoup... La preuve, le matin où nous le rencontrons dans son bureau, situé à l'étage de "la nouvelle Comédie" dans ce bâtiment industriel entièrement rénové du quartier créatif, entre le Zénith et le Fil. Le temps presse car il est en pleine répétition de sa dernière pièce J'ai pris mon père sur mes épaules, écrite par Fabrice Melquiot avec Rachida Brakni et Philippe Torreton au plateau. Un succès public et critique annoncé d'avance, confirmé dès la générale. Couverture presse nationale, retours positifs, cette épopée comique et tragique ne fait que confirmer le talent d'Arnaud Meunier pour transcender les acteurs et les œuvres auxquelles il s'attaque. Mais ce matin-là, malgré le travail de scène à accomplir, il prend le temps de nous expliquer son parcours en dé

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À la dérive

Théâtre | 2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses (...)

Cerise Rochet | Mardi 5 février 2019

À la dérive

2025. Tandis qu’en Europe la guerre fait rage et que le réchauffement climatique a finalement eu raison des quelques bonnes volontés, le Groenland et ses réserves de gaz, de pétrole et d’uranium sont devenus le nouvel d’Eldorado. En mer, l’Arctic Serenity, ancien navire de croisière, est remorqué pour être transformé en hôtel de luxe. À bord, 6 inconnus embarqués clandestinement, sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Alors que ce petit monde est en route, le remorqueur abandonne le navire, au beau milieu des eaux glacées internationales. Les passagers vont-ils pouvoir sauver leur peau ? À mi-chemin entre le polar nordique, le thriller politique et la comédie futuriste, Arctique entraîne le spectateur dans une fiction écolo-prémonitoire qui parvient à le tenir en haleine durant près de deux heures et demie. Un huis-clos maritime, des révélations à tiroir, et un travail scénique absolument remarquable mêlant théâtre, musique et vidéo dans un champ/hors champ captivant. Arctique, jeudi 14 et vendredi15 février à 20 heures à la Comédie de Saint-Etienne

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Mehdi Cayenne : " Mettre le feu à la baraque comme vous avez jamais vu ça "

Pop-Rock | Mehdi Cayenne est un artiste à l'énergie contagieuse. Avec sa musique, un mélange bien pimenté qu'il qualifie lui-même de "couscous hip-hop-punk-funk-folk", l'artiste québécois, né à Alger et ayant vécu en Ontario et au Nouveau-Brunswick, a accepté de répondre à quelques questions avant son passage à Saint-Étienne ce dimanche 3 février au Pax pour le Mégaphone Tour. Un troisième passage dans la région après les Poly'Sons et les Oreilles en Pointe en 2018.

Nicolas Bros | Mercredi 30 janvier 2019

Mehdi Cayenne :

Tes origines sont multi-culturelles entre ta naissance en Algérie, ton enfance au Québec puis au Nouveau-Brunswick et en Ontario. Est-ce que ces identités différents influencent ta musique ? Il est difficile de savoir si les types de musique que j'aime sont si intimement liées avec d'où je viens. En même temps, j'ai l'impression que le fait d'être à l'aise avec le paradoxe, c'est-à-dire aimer tout autant La Compagnie Créole, Nana Mouskouri que Nine Inch Nails, c'est être à l'aise avec le paradoxe d'identités culturelles contradictoires également. Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas encore, que pourrais-tu expliquer à propos de ta musique ? Que souhaites-tu transmettre à travers elle ? De ce que j'ai pu entendre, c'est quelque chose de radieux, qui donne la pêche. C'est à la fois vivace et intense mais en étant avec les gens plutôt que contre les gens ou pour les gens. Il y a quelque chose de très « rentre-dedans » mais également de très humain et sensible. Plus on verbalise ce qu'il va arriver dans un spectacle, plus on trahit. La manière la plus familière de traduire tout ça serait : « Crisse, je veux met

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Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Théâtre | La Comédie de Saint-Étienne accueille cette semaine une pièce inédite dans sa forme. Le Noshow, initité par le Collectif Nous Sommes Ici et le Théâtre DuBunker, tout droit venus de la Belle Province québécoise, met le spectateur en face de la réalité de la vie des acteurs. Cela passe notamment par le choix du prix qu'il est prêt à mettre pour voir le spectacle. Quelques précisions avec Sophie Thibeault, une des comédiennes.

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sophie Thibeault : « On veut que le public réfléchisse à la valeur d'une pièce de théâtre »

Depuis combien de temps tournez-vous avec le spectacle Noshow ? Nous l'avons créé il y a 8 ans. C'est notre cinquième tournée en France et la première fois que nous jouons à Saint-Étienne. Nous avions joué au Théâtre de la Croix Rousse à Lyon en mars 2017. C'est une pièce qui essaie de faire réagir sur la condition des artistes, notamment au Québec mais pas seulement ? Au Québec, nous n'avons pas le statut d'intermittent du spectacle. Au début, quand nous avons créé le projet, jamais nous n'avons pensé que nous aurions la chance de venir jouer en France, de pouvoir présenter ce spectacle hors de notre petite province. Nous voulions alors parler de la condition des artistes et de l'art au Québec. Évidemment, de plus en plus, les gouvernements ne le mettent pas dans leurs priorités. On voulait parler de notre difficulté à créer un spectacle. Initialement, nous voulions monter un grand happening avec deux compagnies, à Montréal et Québec, obtenir de l'aide des deux gouvernements... Finalement, nous n'avons obtenu aucune aide financière ni subvention. Nous avons du changer entièrement notre manière de penser

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Cirque, cinéma et prohibition

Cirque | La compagnie the Rat Pack bouscule la pratique circassienne dans son spectacle Speakeasy en empruntant des techniques cinématographiques, en (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

Cirque, cinéma et prohibition

La compagnie the Rat Pack bouscule la pratique circassienne dans son spectacle Speakeasy en empruntant des techniques cinématographiques, en détournant les références et clichés des films de gangsters dans lesquels le club est un lieu clé où règne une ambiance close, sombre. Les six artistes performatifs passionnés par toutes les formes de création artistique réussissent, par un énorme travail d'expression corporelle inspiré des films muets, à conjuguer parfaitement les arts du cirque et du cinéma et nous font avec jubilation "leur" cirque. Speakeasy, dimanche 3 février 2019 au Firmament à Firminy

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Le cirque : double tours et double lieux

FESTIVAL D'ALBA | Dix ans pour le Pôle cirque de l'Ardèche. Autant pour le Festival d'Alba. Et voilà que les deux entités pilotées par Alain Reynaud se réunissent pour co-accueillir la crème de cette discipline toujours plus alléchante.

Nadja Pobel | Mardi 3 juillet 2018

Le cirque : double tours et double lieux

Voici au moins un ruissellement qui fonctionne, qui plus est, au bénéfice de tous. La Cascade, pôle national de cirque comme la France en compte quatorze sur le territoire, mais un seul dans cette immense région Rhône-Alpes Auvergne, a fêté ce printemps ses dix ans d'existence. À l'époque, le label national ne lui était pas encore accolé, et pour cause, le Ministère ne les inventa qu'en 2010. Mais déjà Alain Reynaud et Claire Peysson (compagnies Les Nouveaux Nez & Cie et Les Colporteurs) pallient le manque de lieux de travail. Un outil, à Bourg-Saint-Andéol, est alors ouvert aux professionnels pour la création, la diffusion (étape de création) ou la formation (stages, mais pas d'école) qui aujourd'hui encore – faute de structures suffisantes dans les environs - a des délais d'attente pour l'occupation des salles de douze à dix-huit mois ! En parallèle de la Cascade se crée le Festival d'Alba, 30 km au nord, et à l'ouest de Montélimar. Étape reconnue en France pour les circassiens, ce rendez-vous de six jours mérite bien un décroché de la voisine Avignon. Et pour la première fois de son histoire, il se déploie partiellement à La Cascade afin de rendre lisible la co

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Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Chanson pop | À la croisée de l’avant-garde musicale et de la variété pop, Pierre Lapointe, star au Québec et jolie hype dans notre pays, produit depuis près de quinze ans une œuvre singulière qui secoue très fort le cocotier de la chanson francophone. rencontre avec le génial auteur de La Science du Cœur qui enfonce le clou d’un talent à découvrir absolument. Au festival Paroles & Musiques 2018, par exemple.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Pierre Lapointe : « Faire le lien entre l'avant-garde et les arts populaires »

Tu es une star au Québec, en France tu as davantage un public d'initiés. Trouves-tu une sorte de confort dans cette situation, toi qui as dit : « les gens ne se rendent pas compte à quel point l'anonymat vaut cher... » Pierre Lapointe : Quand on a vécu le succès dans sa vie – qui plus est jeune – on démystifie vite ce phénomène, on se rend compte que c'est assez vide. Je trouve très agréable qu'avec La Science du cœur, les critiques les plus pointus finissent par saluer mon travail – même si ça a pris dix-quinze ans. Et de remplir des salles chez vous tout en pouvant marcher tranquillement dans la rue. Mais au Québec, quand j'ai joué la carte de la vedette en étant coach à La Voix(version québécoise de The Voice, NDLR), ça m'a aspiré dans un drôle d'endroit qui me plaît beaucoup : je suis le représentant d'une certaine forme d'avant-garde et, en même temps, un visage très connu, qui se mêle aux vedettes qui n'ont pas du tout le même genre de démarche que moi. Cette association entre avant-garde et populaire est au cœur de ta

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Ça pulse pour la promo 28

Théâtre | Le spectacle de sortie des élèves de la Comédie, écrit par Pauline Sales et mis en scène par Arnaud Meunier, raconte l’histoire d’une bande d’ados à dix ans d’intervalle. Dans une atmosphère de légèreté estivale, le destin de ces jeunes adultes bascule dans une gravité dictée par un événement imprévu.

Houda El Boudrari | Mardi 5 juin 2018

Ça pulse pour la promo 28

Une bonne fée s’est penchée sur le berceau de la promo 28 de l’école de la Comédie de Saint-Étienne en leur offrant comme marraine Pauline Sales, co-directrice depuis 2009 du Préau (centre dramatique national de Normandie-Vire). Pour leur spectacle de fin d’études, les dix jeunes comédiens (dont six filles) ont eu droit à un texte sur-mesure de la plume incisive de cette talentueuse dramaturge qui dissèque avec minutie, mais non sans humour, les états d’âmes de ses contemporains. « Pas une pièce pour ados à l’américaine » Il y a trois ans, le public de la Comédie de Saint-Étienne avait découvert son art du dialogue dans le truculent feuilleton théâtral Docteur Camiski ou l’esprit du sexe, et les fidèles auront eu l’occasion d’apprécier à nouveau sa plume désopilante cette saison lors de l’excellente pièce J’ai bien fait ?. Cette fois-ci, exit les tribulations d’un sexologue tourmenté et la crise existentielle d’une quadra bobo, c’est sur un tout autre registre que l'institution théâtrale stéphanoise e a convoqué le talent de Pauline Sales : une histoire d’ados pour des ados, programmée d’ailleurs au festival d’Ados de Vire qui s’est tenu

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Goran Bregović annoncé aux 7 Collines

MUSIQUES | Goran Bregović et son "Orchestre des Mariages et des Enterrements" sont de retours en terres ligériennes. Ce concert se déroulera lors de la 24e (...)

Nicolas Bros | Mardi 27 février 2018

Goran Bregović annoncé aux 7 Collines

Goran Bregović et son "Orchestre des Mariages et des Enterrements" sont de retours en terres ligériennes. Ce concert se déroulera lors de la 24e édition du festival des 7 Collines, le mercredi 4 juillet au Fil à Saint-Étienne, a annoncé sur son site l'organisation du festival. D'autre part, cette soirée sera également l'occasion de découvrir le nouveau projet de Michaël Mottet (ex-Angil) aux côtés de Schérazed (ex-Dotsy Dot) : Lion In Bed. Une formation qui s'annonce "pop nocturne", puisant des influences autant du côté de Nancy Sinatra que de Broadcast. Plus d'infos sur ce site Goran Bregović et son "Orchestre des Mariages et des Enterrements" + Lion In Bed, mercredi 4 juillet au FIL, dans le cadre du festival des 7 Collines

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Arte diffuse "Réversible" tourné au festival des 7 Collines

Cirque | Nous vous avions conseillé de découvrir ce spectacle. Réversible de la Compagnie québécoise de cirque Les 7 Doigts de la Main, fut présenté à deux reprises dans (...)

Nicolas Bros | Mercredi 20 décembre 2017

Arte diffuse

Nous vous avions conseillé de découvrir ce spectacle. Réversible de la Compagnie québécoise de cirque Les 7 Doigts de la Main, fut présenté à deux reprises dans le cadre du festival des 7 Collines édition 2017, à l'Opéra de Saint-Étienne. Pour celles et ceux qui n'auraient pas eu l'occasion d'apprécier la performance en direct, une captation avait été organisée par Arte lors d'une de ces deux représentations en terres stéphanoises. La chaîne de télévision prévoit la diffusion de ce spectacle mercredi 27 décembre à partir de 20h55. Réversible de la Compagnie Les 7 Doigts de la Main à l'Opéra de Saint-Étienne dans le cadre du festival des 7 Collines, diffusion le 27/12 à 20h55 sur Arte

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La fin du salon russe

Théâtre | Dans "Un mois à la campagne", Alain Françon nous offre un condensé du théâtre émotionnel de Tourgueniev, dans une mise en scène au plus près du texte écrit en 1850, serti dans l’écrin d’une nouvelle traduction de Michel Vinaver.

Houda El Boudrari | Mercredi 3 janvier 2018

La fin du salon russe

L’engouement que suscite le théâtre russe sur les planches françaises a gagné la Comédie de Saint-Etienne qui a programmé cette saison une étonnante adaptation des 3 sœurs de Tchekhov par la metteure en scène brésilienne Christiane Jatahy (What if they went to Moscow ?), suivie de la fusion de ces mêmes Trois sœurs avec Ivanov sous la talentueuse direction de Julie Deliquet (Mélancolie(s) ). Cette fois-ci, retour au classique, à la place du texte et au respect du contexte historique avec Un mois à la Campagne de Tourgueniev mis en scène par Alain Françon. Dans ce "récit dramatique" écrit en 1850, Ivan Tourgueniev explore les conduites amoureuses de ses contemporains. La paisible vie de famille des Islaïev est bousculée par l’arrivée de Beliaev, étudiant moscovite engagé pour l’été comme précepteur. Le côté rustique du jeune russe tranche avec la sophistication vaine et les conventions corsetées de cette aristocratie en déclin. « Cette pièce raconte la fin du salon, un peu comme dans le théâtre d’Ibsen » résume Alain Françon. On découvre chez Tourgueniev une imbrication entre désir amoureux et

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Anne Robillard à Saint-Etienne

Rencontre littéraire | L'auteure québécoise Anne Robillard fera un passage à Saint-Etienne pour une séance de dédicaces du tome 3 de sa série Les Chevaliers d'Antarès, à la (...)

Nicolas Bros | Mardi 17 octobre 2017

Anne Robillard à Saint-Etienne

L'auteure québécoise Anne Robillard fera un passage à Saint-Etienne pour une séance de dédicaces du tome 3 de sa série Les Chevaliers d'Antarès, à la Librairie de Paris le vendredi 27 octobre de 16h à 18 h. À 62 ans, l'écrivaine est une référence de la littérature fantasy, notamment à l'origine de la saga des Chevaliers d’Émeraude, Les Héritiers d’Enkidiev ou encore Les Ailes d’Alexanne. Anne Robillard en dédicaces, vendredi 27 octobre de 16h à 18h, à la Librairie de Paris à Saint-Étienne

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La ministre de la Culture à Saint-Étienne

Info | Mme Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture, a confirmé au maire de Saint-Étienne, M. Gaël Perdriau sa participation à l'inauguration de la (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 août 2017

La ministre de la Culture à Saint-Étienne

Mme Françoise Nyssen, actuelle ministre de la Culture, a confirmé au maire de Saint-Étienne, M. Gaël Perdriau sa participation à l'inauguration de la nouvelle Comédie, le 16 octobre prochain. Situé dans le quartier Manufacture/plaine Achille, à proximité du Fil et d'une surface totale de 8 000 m2, cet équipement culturel accueille notamment deux salles de spectacles avec des capacités de 700 et 300 places. L'après-midi, elle rendra visite à l'équipe du Nouveau Théâtre Beaulieu, qui a subi un incendie de leurs locaux en juin dernier.

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L'Envol de Plume

Nuits de Fourvière (Rhône) | C'est une aventure comme on n'en fera sans doute plus en France : ces superproductions qu'il faut trois années pour amortir s'éteignent peu à peu, (...)

Nadja Pobel | Mardi 4 juillet 2017

L'Envol de Plume

C'est une aventure comme on n'en fera sans doute plus en France : ces superproductions qu'il faut trois années pour amortir s'éteignent peu à peu, contrairement à des locomotives comme le Cirque du Soleil. Il ne reste plus dans cette catégorie que Ariane Mnouchkine, et Bartabas. Et le Cirque Plume. Ces deux derniers sont les seuls à pouvoir remplir trente soirs d'affilée un chapiteau de mille places. Pourtant, il reste une forme d’artisanat derrière ces chiffres. Créée chez eux à Besançon en mai dernier, cette Dernière saison est pour Plume le commencement de la fin. Ce cirque a été précurseur, dès sa création en 1983, avec Amour, jonglage et falbalas, d'une façon de faire vivre le spectacle de rue, la magie, la musique... « C'était une histoire sociale » comme le précisait encore en mars dernier Bernard Kudlak son directeur, « il fallait faire ça pour mille raisons, politiques, personnelles. Nous étions nourris par le Living Theater (NDLR qui fit scandale à Avignon en 1968), le festival international de Nancy (NDLR qui révéla Bob Wilson), Augusto Boal et son théâtre ama

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L'équilibre des 7 Doigts

Cirque / Festival | Avec Réversible, la Compagnie québécoise Les 7 Doigts de la Main s'impose encore une fois avec un cirque mêlant à la fois technicité et surtout humanité. Traitant de thématiques autour du passé, des origines et de la construction de l'être, Réversible frappe un grand coup et sera en représentation à Saint-Etienne pour les 7 Collines.

Nicolas Bros | Mardi 6 juin 2017

L'équilibre des 7 Doigts

« Celui qui ignore son passé est condamné à le répéter. » Nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et nous savons bien à quel point il est important de connaître son histoire, notamment pour éviter de répéter des situations douloureuses, pour échapper aux pièges de la fatalité. Rien n'est pire que le non-dit, le secret que la famille, la culture imposent à des personnes, à des enfants qui portent l'angoisse de parents silencieux et vont revivre certains problèmes des années plus tard. C'est un sujet largement exploité que l'on retrouve dans des films comme Le Secret, dans des romans comme Un amour impossible de Christine Angot et qui apparaît dans plusieurs spectacles de la compagnie Les 7 Doigts de la Main qui, depuis longtemps, sculpte les émotions humaines en les frottant au langage des corps d'artistes pluridisciplinaires : équilibristes, jongleurs, trapézistes. À la recherche du passé Après La vie, Psy, Séquence 8 et Cuisine et confessions, la nouvelle création des 7 Doigts, Réversible, explore une fois encore, la bulle intime de chaque artiste. On se glisse dans la vi

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Jupiter en orbite

Sono mondiale | Aux commandes d’un ovni musical nommé Okwess International et star incontestée dans toute l’Afrique centrale, Jean-Pierre Bokondji alias Jupiter fait (...)

Niko Rodamel | Mercredi 7 juin 2017

Jupiter en orbite

Aux commandes d’un ovni musical nommé Okwess International et star incontestée dans toute l’Afrique centrale, Jean-Pierre Bokondji alias Jupiter fait bouillir dans sa marmite un melting-pot musical concocté à Kinshasa, capitale de son Congo natal. "Le Général rebelle" est en effet un impétueux alchimiste qui rapproche avec un talent insolent tradition et modernité. De sa voix rocailleuse, Jupiter pose des textes bien sentis sur un imparable cocktail fait de rythmes traditionnels congolais et de sons salement rock. Le "Bofenia Rock" d’Okwess International est une soul rebelle qui se frotte à l’afrobeat et au funk jusqu’à devenir une transe enfiévrée et expérimentale, une musique puissante qui invite irrésistiblement au déhanchement frénétique ! Patrie de la Rumba, du Soukous et du Ndombolo, la République Démocratique du Congo a assurément trouvé, en la personne de ce grand échalas à chapeau, son empêcheur de tourner en rond. Les trois soeurs de l’inimitable groupe A-Wa seront aussi de la partie pour une soirée qui s’annonce des plus chaudes Jupiter & Okwess International [+ A-Wa], mercredi 28 juin à 20h30, le Fil à Saint-Étienne, dans le cadre du festival de

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Cirque, cinéma et prohibition

Cirque | La vitalité créatrice du cirque, qui, aujourd'hui, est bien loin d'être un art mineur, crée des formes inédites. Les créateurs circassiens empruntent volontiers (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 7 juin 2017

Cirque, cinéma et prohibition

La vitalité créatrice du cirque, qui, aujourd'hui, est bien loin d'être un art mineur, crée des formes inédites. Les créateurs circassiens empruntent volontiers des matériaux, des codes aux autres arts. Ils reprennent, réactivent, décalent des techniques, des concepts qu'ils se réapproprient. La compagnie the Rat Pack bouscule dans son spectacle Speakeasy, la pratique circassienne en empruntant des techniques cinématographiques, en détournant les références et clichés des films de gangsters dans lesquels le club est un lieu clé où règne une ambiance close, sombre. C'est cet univers reconstitué tel un plateau de cinéma, avec des accessoires d'époque comme le sol en damiers, les meubles Art déco, qui donne son nom au spectacle. Le Speakeasy était un bar clandestin du temps de la prohibition où on demandait aux clients de baisser la voix pour commander de l'alcool. Les six artistes performatifs de la compagnie passionnés par toutes les formes de création artistique, réussissent, par un énorme travail d'expression corporelle inspiré des films muets, à conjuguer parfaitement les arts du cirque et du cinéma et nous font avec jubilation "leur" cirque. Speakeasy

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Que les Collines sont belles

Festival pluridisciplinaire | Pour sa 23ème édition, le festival pluridisciplaine des 7 Collines s'offre une belle programmation où se cotoient les créations et spectacles circassiens - mais pas que - confirmés.

Nicolas Bros | Jeudi 13 avril 2017

Que les Collines sont belles

Le cirque figure un peu comme le parent pauvre dans les programmations culturelles régionales. Heureusement, il existe des structures telles que les 7 Collines pour présenter au public des créations circassiennes qu'ils n'auraient pas l'occasion de voir si facilement. En 2017, pour ses 23 ans, le festival des 7 Collines s'appuie, comme d'habitude, sur des têtes de gondoles telles que la compagnie québécoise des 7 Doigts de la Main ou le Groupe Acrobatique de Tanger (Maroc). Mais ce festival puise sa force également sur son ouverture tant sur des compagnies de cirques moins connues que sur d'autres disciplines qui viennent compléter la programmation. Cette année, plusieurs noms retiennent notre attention. Du cirque et de la musique Concernant la partie cirque/performance, nous nous attarderons forcément sur la compagnie The Rat Pack et leur spectacle Spekeasy (, hommage aux bars clandestins des États-Unis pendant la prohibition. Sur la BO composée par Chinese Man, les acrobates, dont certains sont issus de la Cie XY, nous ramènent plusieurs décennies en arrière. Autre événement avec le retour de la Compagnie australienne Cas

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Les 7 Doigts de la Main reviennent aux 7 Collines

Cirque contemporain | Le collectif montréalais Les 7 Doigts de la Main passeront par l'Opéra de Saint-Étienne les 29 et 30 juin dans le cadre de la 23ème édition du Festival des 7 (...)

Nicolas Bros | Vendredi 3 mars 2017

Les 7 Doigts de la Main reviennent aux 7 Collines

Le collectif montréalais Les 7 Doigts de la Main passeront par l'Opéra de Saint-Étienne les 29 et 30 juin dans le cadre de la 23ème édition du Festival des 7 Collines, qui propose chaque année une programmation avec un gros penchant sur le cirque contemporain. Ce sera l'occasion pour le public stéphanois de découvrir la nouvelle création de la structure artistique québécoise : Réversible qui est jouée jusqu'au 1er avril au Bataclan (Paris). Réversible de la Cie Les 7 Doigts de la Main, jeudi 29 et vendredi 30 juin à l'Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du festival des 7 Collines

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Le club des 5

Naming du site de la future ex-Comédie | Le départ de la Comédie de Saint-Étienne de son site historique de Loubet va laisser place à un nouveau pôle culturel. Mais ce dernier n'a pas encore de nom (...)

Nicolas Bros | Mercredi 15 février 2017

Le club des 5

Le départ de la Comédie de Saint-Étienne de son site historique de Loubet va laisser place à un nouveau pôle culturel. Mais ce dernier n'a pas encore de nom définitif. Après avoir lancé un appel à participer à la population stéphanoise pour le choix de l'appellation de ce futur équipement, la Ville de Saint-Étienne a retenu cinq propositions : Les Tréteaux, La Comète, La Scène, Le Panassa et L'Alpha. Dès le 16 février et jusqu'au 31 mars, les Stéphanois sont appelés à voter pour leur nom favori en se connectant sur le site de la municipalité (www.saint-etienne.fr). Pour rappel, le calendrier des travaux prévoit une démolition du coeur de l'îlot concerné de mai à juillet 2017, puis une préparation et un début des travaux en octobre 2017 pour une ouverture du nouvel équipement prévue au cours du premier semestre 2019. Le budget total du projet est de 7, 64 M€ (dont 4, 85 M€ de travaux HT), cofinancé par la Ville de Saint-Étienne et la Région Auvergne-Rhô

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L’argent et Moi

Théâtre | Dans Mon Fric, David Lescot écrit le récit d’une vie, celle de Moi, à travers le prisme de son rapport à l’argent, entre 1972 et 2040. Un Moi, auquel on (...)

Houda El Boudrari | Mardi 10 janvier 2017

L’argent et Moi

Dans Mon Fric, David Lescot écrit le récit d’une vie, celle de Moi, à travers le prisme de son rapport à l’argent, entre 1972 et 2040. Un Moi, auquel on s’identifie très vite. L'enfance, avec les premières étrennes, encore empreinte d’URSS, de culture marxiste, d’argent de poche et de rock. L'âge des possibles, où l'on apprend à dépenser l’argent qu’on n’a pas toujours, avec les copains ; y défilent le chanteur Renaud, l’Inde, Darty. Enfin, le fric qu’on gagne vraiment, pour assurer son ménage, une enfant, c’est l’avènement du libéralisme sauvage. Puis le divorce, les pensions alimentaires, l’espoir des économies alternatives, et avec l’âge, un certain détachement. Mon Fric balaie ces soixante-dix ans d’existence, à cheval entre deux siècles, durant lesquels les paradigmes changent à l’instar de la monnaie, avec une belle énergie, et semble nous raconter notre histoire intime, tant l’argent nous révèle aussi. Mon Fric est une épopée musicale, chorale, drôle et légère. Après nous avoir enchanté la saison dernière avec Les glaciers grondants, comédie scientifico-romantique sur le climat, David Lescot signe encore une fois un texte

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Adamus sera nôtre

Festival Les Oreilles en Pointe | Avec un statut de star dans la Belle Province, Bernard Adamus est un artiste qui mêle allégrement le folk, blues, country et hip-hop. Un peu foutraque, entraînante et surtout attachante, la musique du Québécois posera aux Oreilles en Pointe sa "trinité de tous les possibles", à savoir : femmes, amis et "brosses entre cheums'".

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Adamus sera nôtre

Sans jamais avoir fait de compromis, Bernard Adamus avance sereinement. Ce chansonnier montréalais de 37 ans ne laisse jamais indifférent, tout comme sa musique. La preuve avec Sorel Soviet So What, son troisième album au nom plus qu'original et qui concentre toute l'énergie et l'inventivité du bonhomme. La prevue avec son titulé un peu étonnant. « Le nom de cet album est juste un clin d'oeil à So Far, So Good... So What!, un disque du groupe Megadeath, explique-t-il. Cela n'a aucun rapport ni avec la ville de Sorel au Québec, ni avec les Soviets. » Comportant tout ce qui fait la force de ses compositions, à savoir un savoureux mélange entre un blues lancinant, un folk enlevé et l'énergie de la country, cet opus est un peu différent des deux autres disques de l'intéressé. « J'ai tendance à dire que cet album ressemble plus à de la musique de New-York plutôt que de la Nouvelle-Orléans, mais ça reste de la musique très américaine dans l'esthétique. » Boulimique de lives Un poil déjantée, la musique de Bernard Adamus est un peu le condensé de ce que propose la musique québécoise. Une liberté de ton, une légéreté app

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Dans la roue d’Holloway Jones

SCENES | La programmation théâtrale cette année donne plus de place aux adolescents, ces adultes en devenir à la croisée de chemins. Holloway Jones porte le nom de la (...)

Houda El Boudrari | Mardi 1 novembre 2016

Dans la roue d’Holloway Jones

La programmation théâtrale cette année donne plus de place aux adolescents, ces adultes en devenir à la croisée de chemins. Holloway Jones porte le nom de la prison où elle est née, mais refuse de suivre la voie du déterminisme social. Elle enfourche un BMX comme planche de salut et file, s'envole, loin de la prison où elle rend, parfois, visite à sa mère. Un coach l’a repérée, il a de l'ambition pour elle, il veut qu'elle intègre l'équipe junior des Jeux Olympiques. Sur le chemin il y a aussi Avery, petit voyou chef de bande qui perturbe l'itinéraire à sa façon. Holloway pédale comme elle peut, s'arrête et repart. La pièce écrite par un jeune auteur anglo-canadien, Evan Placey, mise en scène par la lyonnaise Anne Courel, revisite le genre de fables initiatiques. Le racing est partout présent : en images mentales, dans l’énergie des personnages, chez le coach, dans la vitesse des changements de séquences… Le vélo imprime le rythme de la pièce. Dangereuse, acrobatique, spectaculaire, comme la vie d’Holloway. Holloway Jones, par la compagnie Ariadne, les 24 et 25 novembre à 20h au Centre Culturel de la Ricamarie

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Elvis is in the Kitchen

SCENES | Comédie sociale à l’humour corrosif, La Cuisine d’Elvis offre un savoureux mélange des genres entre la sitcom et le music-hall. La sauce prend grâce au jeu relevé des acteurs dirigés par Pierre Maillet.

Houda El Boudrari | Mercredi 5 octobre 2016

Elvis is in the Kitchen

A priori, le menu n’est pas très ragoûtant. Une famille disloquée par un accident : père paralytique, ado bourrue se réfugiant dans la bouffe, mère fuyante amourachée d’un jeune pâtissier au magnétisme surligné. Tous les ingrédients du pathos contemporain sont réunis et pourtant. La magie de l’écriture faussement naïve de Lee Hall opère, avec cet humour british qui pimente la saveur des échanges les plus fades. Le tout émaillé de moments oniriques où le paralytique, ancien sosie d’Elvis, se mue en bête de scène dans un décor de music hall. Métaphore des excès de notre époque « Comédie dramatique à intervalles musicaux » ou « cabaret tragi-comique » comme la désigne son metteur en scène Pierre Maillet, qui joue aussi le rôle du père dans la pièce, ce spectacle hybride se veut aussi une métaphore des excès de notre époque. Le rapport compulsif à la nourriture incarné à la fois par le mal-être de l’adolescente, mais aussi par l’image tutélaire d’Elvis, sex-symbol des années soixante qui a sombré dans l’obésité à la fin de sa vie. L’écriture anglo-saxonne emprunte les codes de la sitcom, mais déroge aux rôles convenus. L’adolescente que l’on

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Le sens de la fête

SCENES | Et vous (re)découvriez le savoir-faire du Cirque Bouffon ? Cette émanation d'anciens membres du Cirque du Soleil consacrent la fin de la presse (...)

Nadja Pobel | Mardi 5 juillet 2016

Le sens de la fête

Et vous (re)découvriez le savoir-faire du Cirque Bouffon ? Cette émanation d'anciens membres du Cirque du Soleil consacrent la fin de la presse papier dirait-on, faisant d'un amas de journaux leur terrain de jeu. Mais fort heureusement le spectacle ne se résume pas à ce déclinisme (lucidité?). La troupe fait souvent corps enchaînant notamment un très beau numéro sur corde lisse à des portées queer. Continuellement mis en musique - ou presque - sur des airs balkano-andalous, Solvo s'appuie sur une dynamique collective évidente et un sens de la fête communicatif au cours duquel tous les agrès sont présentés avec dextérité. Bien sûr il manque cette noirceur que l'on a tant appréciée dans le Matamore du Cirque Trottola notamment, celui de l'inclassable Bonaventure Gacon. La touche la plus sombre émane peut-être de la Castafiore qui vient à plusieurs reprises entonner ses airs hauts perchés presque agaçants. Elle semble s'être enfuie d'un Starmania première version et casse un peu l'unité d'un spectacle de grands professionnels accessible pour les enfants dès 6 ans. Nadja Pobel Solvo, du 21 au 23 juillet, à L'Estival de

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Pourquoi redescendre ?

SCENES | Le festival des 7 collines démarre fort avec le superbe spectacle de Mathurin Bolze qui, avec Du goudron et des plumes, avait laissé le public de la Comédie, médusé. Dans Barons Perchés, Bachir, le héros solitaire de Fenêtres et son double, Mathurin Bolze, nous entraînent dans une danse-poursuite aérienne vertigineuse au sein d'un monde en apesanteur.

Monique Bonnefond | Mardi 31 mai 2016

Pourquoi redescendre ?

Inspiré de l'ouvrage d'Italo Calvino, Le Baron perché dont on retrouve un certain état d'esprit, notamment dans le désir d'une vie à la gravité moins pesante, libérée des contraintes du corps et de la terre ferme, le spectacle de Mathurin Bolze nous invite à suivre le deuxième volet de l'histoire commencée avec Fenêtres (repris également pendant le festival) et le personnage incarné par Karim Messaoudi, Bachir, qui en avait « marre de vivre à plat ». « Dans ma cabane en bois, je vivrai en volume » dit-il. Dans cette cabane, baraque renversée, on perd toute notion d'endroit et d'envers, de verticalité et d'horizontalité. Plus rien n'a de sens. Marcher sur les murs, voler, disparaître, tout est possible pour Bachir et Mathurin, ces deux "monte-en-l'air" à la ressemblance troublante, dont l'ombre juvénile de l'un à la poursuite de l'autre, ou de son double, épouse ses gestes, calque ses pas sur les siens, créant une complémentarité magnifique. Mais, au-delà du prétexte narratif, c'est aussi d'équilibre dont il est question, d'affranchissement des pesanteurs. Et là, chapeau les artistes ! Un feu d'artifice d'acrobaties Vrille

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Les 7 Collines verdoyantes

CONNAITRE | Aujourd'hui a été lâchée la programmation du festival des 7 Collines. Pluridisciplinaire mais se tournant de plus en plus vers le nouveau cirque, l'événement de fin juin/début juillet apporte son lot de belles surprises. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 6 avril 2016

Les 7 Collines verdoyantes

Tournée vers les nouveaux talents et principalement vers le cirque, la programmation du cru 2016 du festival des 7 Collines (du 29 juin au 8 juillet), réserve quelques belles surprises. Tour d'horizon de quelques dates à retenir. La première bonne nouvelle est la présence de plusieurs exclusivités. Outre les nouvelles créations des Colporteurs ou de Mathurin Bolze, la présence de trois spectacles inédits retiennent notre attention. Tout d'abord un trio anglais, la Barely Methodical Troupe avec sa pièce Bromance. Jamais jouée en France et plébiscitée outre-Manche, cette oeuvre circassienne acrobatique prouve que cette troupe est à suivre de très près. Autres anglophones, la compagnie australienne Gravity and other myths posera ses valises à Saint-Chamond pour deux dates de sa création A simple space. Captivant le public en le gardant proche d'eux et suspendu à leurs mouvements, les artistes proposent une oeuvre toute en finesse, également inédite en France. Enfin, troisième prestation qui a attiré notre oeil, Sweat baby sweat du jeune chorégraphe belge Jan Mertens. Cette oeuvre sensible et tou

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La Passion d'Augustine

ECRANS | Critique du film La passion d'augustine de Léa Pool (Can, 1h43) avec Céline Bonnier, Lysandre Ménard, Diane Lavallée…

Vincent Raymond | Mercredi 30 mars 2016

La Passion d'Augustine

Associer bonnes sœurs et musique s’avère une recette toujours payante, surtout si l’on montre ces austères vestales dans des situations a priori inappropriées (s’opposant à leur hiérarchie, bougeant en rythme…). Avec son titre aux faux-airs canailles pour chaînes cryptées, La Passion d’Augustine n’a rien d’une comédie chantée façon Sister Act. Et pour les Québécois qui l’ont plébiscité, ce film relate surtout deux événements majeurs concomitants : la fin du contrôle du système éducatif par l’Église et l’abandon des tenues de religieuses classiques décrété par le concile Vatican II : deux évolutions allant dans le sens de la modernité. Mais si la progressiste sœur Augustine consent à adopter une vêture moins empesée, elle demeure rétrograde sur le chapitre de l’enseignement : obnubilée par son amour pour la musique, la nonne s’accroche au couvent qu’elle dirige, avec un entêtement de pécheresse — il est vrai que la bougresse a eu une vie de femme avant ses vœux… Pour éviter les maux de tête causés par ce paradoxe, on se bornera à suivre le merveilleux parcours de la jeune pianiste virtuose (mais sauvageonne) cornaquée par Augustine. En mettant son espr

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Les Ogres

ECRANS | Léa Fehner tend le barnum de son deuxième long métrage au-dessus du charivari d’une histoire familiale où les rires se mêlent aux larmes, les sentiments fardés aux passions absolues… Qu’importe, le spectacle continue !

Vincent Raymond | Mardi 1 mars 2016

Les Ogres

Surprenant de voracité, le titre ne ment pas : Les Ogres est bien un film-monstre. Car pour évoquer de manière lucide le quotidien d’une troupe tirant le diable par la queue, confondant la scène et la vraie vie, l’enfant de la balle — voire, enfant de troupe — Léa Fehner n’aurait pu faire moins que cette chronique extravagante, profuse, débordante de vie. D’une durée excessive, et cependant nécessaire, cette œuvre vrac et foutraque rend compte du miracle sans cesse renouvelé d’un spectacle, né d’un effarant chaos en coulisses, produit par la fusion d’une somme d’individus rivaux soumis à leurs démons, leurs passions et jalousies. Quel cirque ! Ogres, ces saltimbanques le sont tous à des degrés divers, se nourrissant réciproquement et sans vergogne de leur énergie vitale — à commencer par le propre père de la cinéaste. Chef de bande tout à la fois charismatique et pathétique, odieux et investi dans le fonctionnement de la compagnie qu’il dirige en pote-despote, il tiendrait même de Cronos, dévorant ses enfants comme le Titan mythologique. Si Léa Fehner a su dépeindre les relations complexes se nouant au sein de ce groupe d’artistes

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Samian : « Le rapport avec le public français est très spécial »

MUSIQUES | Rappeur d'origine algonquine et québécoise, Samian porte un message avec son œuvre de rassemblement. Rencontre avec un mec ouvert d'esprit, donnant envie de mieux appréhender la culture autochtone et l'histoire des Premières Nations d'Amérique du Nord. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Lundi 9 novembre 2015

Samian : « Le rapport avec le public français est très spécial »

Pouvez-vous nous résumer en quelques mots votre parcours musical ? Samian : J'ai commencé l'écriture il y a une vingtaine d'années et je suis réellement entré dans la musique il y a 11 ans avec un projet qui s'appelle Wapikoni Mobile. Ce projet correspond à une roulotte qui est allée dans les communautés autochtones au Québec pour donner accès à un studio d'enregistrements, un moyen de faire des vidéos, de créer directement. J'ai fait mes premiers enregistrements là-bas en 2004 et suite à tout ceci, j'ai tourné dans plusieurs festivals au Québec et en France puis j'ai signé un premier contrat pour un disque sorti en 2007. Depuis, nous avons sorti trois albums et fait le tour du monde. Ce fut très rapide ! Vous êtes un rappeur d'origine autochtone. Êtes-vous nombreux au Québec ? Il y en a de plus en plus. Cela fait trois automnes que j'anime une émission qui s'appelle Le Rythme basée sur la présence de jeunes francophones issus des communautés autochtones. Je viens de passer huit semaines avec les jeunes dans une maison à Montréal pour les assister dans leurs cours de chant, de théâtre, de composition, ..

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Godot serait-il un passeur ?

SCENES | Dans la mise en scène tricéphale d’"En attendant Godot", les deux rôles principaux confiés à des acteurs africains confèrent au texte une résonance particulière puisant ses racines dans l’actualité. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

Godot serait-il un passeur ?

Les saisons culturelles offrent cette année une lecture polyphonique d’un des textes les plus connus et les plus joués de Beckett. Trois Godot à voir dans la région en l’espace de quelques mois : Jean-Pierre Vincent, Laurent Fréchuret, et nos trois metteurs en scène qui nous préoccupent ici, se sont intéressés à la pièce de Samuel Beckett. Il pourrait y avoir encore vingt autres créations et nous découvririons à chaque fois des sens cachés dans ce texte énigmatique. On reconnaît les grandes pièces à leur universalité, elles sont comme un passepartout qui ouvre n’importe quelle serrure. La mise en scène tricéphale du texte de Beckett est intéressante à bien des égards. D’abord ce sont trois regards croisés bien distincts sur l’oeuvre du dramaturge irlandais. Jean Lambert-Wild (qui a fait ses armes plusieurs années auprès de Matthias Langhoff), Marcel Bozonnet (longtemps sociétaire de la Comédie Française) et Lorenzo Malaguerra (qui signe là sa deuxième co-mise-en-scène avec Lambert-Wild) ne sont pas des nouveaux venus, ils ont de belles (et différentes) expériences à leur actif et donc des choses à dire. La Cr

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Pierre Lapointe : « J'incarne quelque chose d'assez unique »

MUSIQUES | Dandy pop québécois, situé au-delà du conformisme ou du formatage, Pierre Lapointe est un artiste unique, populaire et esthète à la fois. Il distille depuis des pépites musicales qui ont fait de lui une véritable icône de la chanson francophone Outre-Atlantique et une valeur sûre en France. Il vient présenter "Paris Tristesse", son second projet seul au piano, ce vendredi à la salle Jeanne d'Arc dans le cadre de l'ouverture du festival Paroles & Musiques. Rencontre avec un mec à part. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mardi 30 novembre 1999

Pierre Lapointe : « J'incarne quelque chose d'assez unique »

Vous enchaînez les A/R entre le Québec et la France. Vous n'arrêtez jamais ? Pierre Lapointe : Non c'est vrai, j'ai plusieurs projets télévisuels, The Voice version Québec (NDLR : La Voix ) et un show musical, sans compter les concerts et les tournées. Alors oui, en effet je n'arrête pas, mais je ne m'en rends pas vraiment compte parce que je fais réellement ce que j'aime, en tout temps. À propos de Paris Tristesse, c'est un album pensé pour le marché français. Vous aviez sorti sorti Punkt un an avant. Punkt est sorti en janvier 2014 et Paris tristesse en octobre de la même année. Au début, Paris Tristesse ne devait sortir qu'en France mais à la demande générale, il est sorti au Québec également et le premier concert de cette tournée aura lieu à Montréal mi-juin. Après la chronique matinale que j'animais pendant l'été 2014 sur France Inter, des portes se sont ouvertes du côté des maisons de disques et ce projet de reprise au piano de certains de mes titres en plus de reprises me tentait. Du coup, il s'est concrétisé.

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