5 pas de danse

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

Pietra en gala

40 ans de scène. De rencontres. De pas. De pointes. De flexions, de torsions, d'extensions. Dans La Femme qui danse, Marie-Claude Pietragalla, seule en scène, livre sa vie, son rapport à la scène, aux personnages qu'elle a incarnés, à la musique, à ses partenaires, au public… Voyage intime autobiographique, cette expérience sensorielle unique, presque totale, mêle le travail du corps à des textes inédits et dévoile, tout en poésie, l'empreinte inaltérable que laisse la danse derrière son passage.

La Femme qui danse, le 6 octobre à l'Opéra de Saint-Etienne


Hallelujah

Il avait donné son accord, à la création de ce programme. 4 ans après sa disparition, sans doute l'immense Leonard Cohen tirerait-il son chapeau à ceux qui aujourd'hui lui rendent hommage. Conçu comme un portrait de l'artiste découpé en 5 saisons, telles les 5 cycles de l'existence, Dance me s'apprécie comme un dialogue entre la voix grave du maître, et la technicité des 15 danseurs virtuoses du BJM. So artistic, so chic, so iconic… So Cohen.

Dance me, vendredi 4 décembre à l'Opéra de Saint-Etienne


Insoumis

Dans un monde en chute libre, où chacun surveille l'autre autant qu'il est surveillé lui-même, il en est qui résistent. Avec La 5e Colonne, la compagnie stéphanoise Ballet21 nous plonge dans une société orwellienne du contrôle, étouffante, mais dans laquelle, pourtant, la population semble vivre heureuse et sereine. On suit alors la mise en mouvement d'une rébellion, à travers la liberté de trois danseurs en quête de sens et de vérité.

La 5e Colonne, le 20 novembre au Centre Culturel de la Ricamarie


Cyr-culation

À la roue Cyr et à la danse, Rachel. Aux notes, Mathis. Dans Mississipi, le duo propose une douce dissection du mouvement. Celui que la musique entraine, mais aussi celui qui produit la musique. Du son brut à un agencement musical complexe, la création prend ainsi forme, nourrie du lien d'interdépendance entre les deux artistes. Entre ordre et désordre, un monde, leur monde, se dessine sous nos yeux… Tout en mélodie.

Mississipi (suivi de Pode Ser), le 1er décembre au théâtre des Pénitents à Montbrison


Cluedo

Sept danseurs, sept suspects, un coupable. 1h20 pour le démasquer. Qui a donc fait disparaitre le directeur ? C'est au spectateur, de mener l'enquête. Indice : au cours des sept tableaux qui se succèdent, seul le coupable reproduit invariablement les mêmes gestes. Signé par Denis Plassard et imprégné d'une forte théâtralité, Dans le détail se joue de notre œil, pour notre plus grand plaisir… Alors, à vos lunettes !

Dans le détail, le 21 janvier 2021 au théâtre du Parc


La femme qui danse

Théâtre du corps Pietragalla-Derouault
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


DANCE ME

MUSIQUE DE LEONARD COHEN / par les BJM - LES BALLETS JAZZ DE MONTRÉA
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


La cinquième colonne

Cie Ballet 21
Centre culturel de la Ricamarie Salle Louis Daquin - Avenue Maurice Thorez La Ricamarie
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Mississippi + Pode Ser

Cirque & danse
Théâtre des Pénitents Place des Pénitents Montbrison
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Dans le détail

Cie Propos
Maison de la Culture Le Corbusier Rue Saint-Just Malmont Firminy
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Au bon moment, au bon endroit

Danse | Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Au bon moment, au bon endroit

Si Kaïros est ce petit dieu ailé à qui il est bon de tendre la main au moment où il passe, la dernière création du chorégraphe Yuval Pick doit également être saisie. Surtout quand elle entre en résonance avec l'exposition d'Hassan Sharif dans l'écrin du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne. Madoka Kobayashi aura tout le loisir de dialoguer avec les oeuvres plastiques de l'artiste du Moyen-Orient. Kaïros, samedi 12 juin à 11h et 14h au Musée d'art moderne et contemporain (spectacle reportée en 2022)

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5 coups de maîtres

Panorama expos 20/21 | Au train où vont les choses Daniel Sygit s’intéresse à l’univers des gares, attirant notre attention sur la poésie banale que l’on ne sait plus voir. La (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

5 coups de maîtres

Au train où vont les choses Daniel Sygit s’intéresse à l’univers des gares, attirant notre attention sur la poésie banale que l’on ne sait plus voir. La vie du rail est duraille pour les cheminots. Mais pour les voyageurs, le temps s’égrène au fil des longs moments d’attente qui figent les silhouettes. Puis tout s’accélère, le mouvement collectif de la fourmilière reprend à la seconde où les affichages sont mis à jour. Vite, trouver son quai, soulever son sac, traîner sa valise, attraper son train. Daniel Sygit peint comme il regarde le monde, le sien, le nôtre, avec un réalisme bluffant et une bienveillance qui prend son temps. Daniel Sygit, U-topies, du 15 octobre au 14 novembre, galerie Giardi à Saint-Étienne Matrice À la fois atelier de sérigraphie et showroom, Estampille est un lieu à découvrir sous les arcades de l'Hôtel de Ville. Du 16 octobre au 5 novembre y sera présentée L'Anthracite, une collection inédite de cinq coffrets entièrement manufacturés et imprimés en sérigraphie d'art, tirés à quarante exemplaires chacun et proposés à 160 € pièce. Chaque coffret est différent et renferme une sél

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Nos 5 voyages musicaux

Panorama sono mondiale 20/21 | Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 voyages musicaux

Bossa nova revival Figure engagée de la pop brésilienne, Lucas Santtana opère sur son huitième album un étonnant retour aux sources, alignant dix titres acoustiques imprégnés d’une bossa nova très fifties, dans un mood intime guitare-voix franchement éloigné des habillages électro auxquels l’artiste nous avait habitué. Mais derrière cette impression de sentimentalisme, transparait un vrai discours politique : Santtana murmure pour mieux se faire entendre dans un monde qui hurle, dénonçant les travers d’un Brésil bolsonarien à la dérive. Lucas Santtana, samedi 10 octobre à 20h30, Théâtre Quarto à Unieux Colombiana Né de la rencontre entre deux musiciens ardéchois (Samantha Guerry à l’accordéon, Vincent Landelle à la contrebasse) et deux chanteurs-percussionnistes colombiens (Mario Vargas, Simon Reina), Curuba Cumbia joue une musique festive 100 % colombienne. Rural et moderne à la fois, le répertoire du quartet s’appuie sur des chansons qui là-bas circulent et se perpétuent de villages en villages, relatant des histoires du quotidien. Des Caraïbes à la côte pacifique, le groupe nous fait traverser la Colombie au

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Nos 5 notes bleues

Panorama jazz/blues 20/21 | Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 5 notes bleues

Ivre de soul Avec pas moins de trente-cinq concerts annoncés mais aussi de la photo, du cinéma et des conférences, la 42ème édition du Rhino Jazz(s) promet deux belles semaines de festivités. Nous retrouverons notamment la chanteuse canadienne Kellylee Evans, accompagnée du guitariste Hervé Samb, du bassiste Stéphane Castry et du batteur martiniquais Tilo Bertholo. Douée d’une présence scénique ravageuse, Kellylee évoque les coups durs traversés et sa rage de vivre sur fond de sons électros, de jazz, de soul et de groove, dans l'esprit cher à la Motown. Kellylee Evans, vendredi 16 octobre à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond Charlie par coeur L’équipe de Canal Jazz reprend du service dans l’écrin du superbe Théâtre de Roanne, avec notamment la venue du trio Un Poco Loco. Pour sa nouvelle création, le tromboniste Fidel Fourneyron revient, avec la musique de Charlie Parker, à ses premiers amours. Avec ses acolytes Sébastien Beliah (contrebasse) et Geoffroy Gesser (saxophone tenor, clarinette), Fourneyron rend hommage à un monstre du jazz, opérant un vrai travail d’orfèvre dans la réappropriation des t

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Cécile Laloy – In/danse/ité

Portrait | La chorégraphe et danseuse Cécile Laloy fait vivre son art au sens premier du terme, avec fragilité et humanité. Une artiste également attachée au territoire ligérien dans lequel elle évolue et créé depuis 2013. La preuve avec sa dernière production IE [famille] qui verra le jour en mai 2021 en primeur à la Comédie de Saint-Étienne.

Nicolas Bros | Mercredi 9 septembre 2020

Cécile Laloy – In/danse/ité

Dès qu’on évoque son travail, Cécile Laloy a les yeux qui s’illuminent. On y perçoit une passion et un engagement total, qui collent bien à son parcours artistique et aux créations qu’elle a déjà proposées au public au cours des dernières années. Née en région parisienne, Cécile Laloy a beaucoup voyagé avec sa famille via des déménagements successifs en Auvergne et Rhône-Alpes. « J’ai un parcours assez conventionnel, explique-t-elle. J’ai fait de la danse classique petite mais c’est au lycée que j‘ai eu envie de pousser un peu en allant dans un lycée aux horaires aménagés. Nous avions école le matin et danse l’après-midi. Puis j’ai intégré le CNSMD, Conservatoire National Supérieur Musique et Danse de Lyon. » «Les arts martiaux possèdent un rapport au concret, ce qui me manquait parfois dans la danse. » Kung fu, clown et fragilité humaine Un parcours en effet assez classique, mais finalement pas tant que ça, puisque la chorégraphe ne s’est pas seulement nourrie des pas chassés et d’arabesques. « Parallèlement à ce cursus, j’ai fait beaucoup d’arts martiaux (notamment du kung f

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Nos 10 coups de théâtre 20/21

Panorama théâtre 20/21 | Ouaf ! Drissa a 11 ans. Drissa est un jeune garçon noir. Drissa veut un chien. Car Drissa voudrait être banal. Avoir la vie « des (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 septembre 2020

Nos 10 coups de théâtre 20/21

Ouaf ! Drissa a 11 ans. Drissa est un jeune garçon noir. Drissa veut un chien. Car Drissa voudrait être banal. Avoir la vie « des blonds », qu’il voit à la télé. Être comme tout le monde, et non comme les gens semblent le voir. A travers une histoire dure mais poétique, Eva Doumbia brosse le portrait d’une société encore aujourd’hui discriminante… Dans laquelle de jeunes garçons noirs meurent parfois, sous les coups des policiers… Le Iench, du 3 au 6 novembre à la Comédie de Saint-Etienne Au boulot ! Le chef, c’est un con. Sa femme, elle est dingue. Ses employés, un peu névrosés, jaloux et frustrés, il les a invités à manger. Risotto pour tout le monde, c’est une bonne idée, qu’est-ce que tu en penses ? Le monde du travail rend fou, vous le saviez ? Dans cette pièce kafkaïenne écrite par Rémi De Vos et mise en scène par Jean-Michel Ribbes, la violence de l’entreprise s’habille de sa plus belle absurdité pour offrir au spectateur une bouffée d’oxygène, inhalée dans d’immenses éclats de rire. Kadoc, du 2 au 4 décembre à la Comédie de Saint-Etienne Te

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"Les Joueuses #paslàpourdanser" : Les yeux dans les rouges-et-bleues

ECRANS | ★★★★☆ Documentaire de Stéphanie Gillard (Fr., 1h28) avec Wendie Renard, Ada Hegerberg, Delphine Cascarino…Sortie le 9 septembre 2020

Vincent Raymond | Jeudi 3 septembre 2020

Saison 2018-2019. L’équipe féminine de l’OL est en lice pour un triplé : Championnat et Coupe de France, Championnat d’Europe. Des entraînements aux vestiaires, des terrains aux victoires, le portrait d’un groupe bâtissant sa légende autant qu’il popularise son sport… On pèse nos mots en parlant d’un documentaire historique. Parce que Stéphanie Gillard montre le labeur quotidien de ces pionnières perfectionnistes (« Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare », dirait Aragon) mais aussi leur enthousiasme à vivre de leur passion — si elles remercient volontiers le Président Aulas, elles le titillent toujours un peu quant à l’écart abyssal entre filles et garçons. Investies sur le terrain comme le prouvent de spectaculaires mais rares images de matches (question de droits, sans doute), les joueuses le sont aussi en faveur de la relève : l’iconique équipe se trouve en effet à un moment charnière où les “aînées“ (Renard, Fischlock, Bouhaddi…) guident avec bienveillance les nouvelles recrues (Bacha…). D’autant plus précieux à voir que la couverture médiatique dont ces athlètes bénéficient demeure insuffisan

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Une aussi longue absence

Panorama ciné septembre 2020 | Comédies, documentaires, animation, expérimental ? Tout à la fois, et à profusion ! Et sans blockbuster ni films primés dans les festivals pour capter tous les regards, il faut laisser libre cours à sa curiosité histoire de multiplier les expériences, les sensations, les découvertes…

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Une aussi longue absence

Non fiction L’aventure intérieure du confinement aura-t-elle rendu plus perméable à l’écoute du monde ? Idéal pour voyager en conscience à travers l’histoire et le temps — y compris ici et maintenant —, le documentaire étend le périmètre de nos terræ cognitæ. Et nous conduit entre le Mali et Cuba à la rencontre des survivants d’un orchestre de world music avant l’heure dans Africa Mia de Richard Minier & Edouard Salier (16 septembre), sorte de Buena Vista Social Club marqué par la poisse et la mélancolie. En Macédoine, à la découverte de l’ultime apicultrice traditionnelle du pays se faisant parasiter par une famille tuyau-de-poêle s’installant à côté de chez elle dans l’intrigant Honeyland de Tamara Kotevska & Ljubomir Stefanov (même date). À Lyon, dans les coulisses d’une équipe de talents hauts : les footballeuses de l’OL raflant tous les titres de leur saison et créant leur légende devant la caméra de Stéphanie Gillard pour Les Joueuses #paslàpourdanser (depuis le 2 septembre). À Brive-la-Gaillarde, avec le

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La Ric' invite à laisser ses lumières allumées

Revue de saison 20/21 | « Cette crise conforte d'autant plus les choix de programmation qui sont les nôtres. Il y a urgence à se poser des questions, à remettre en cause les (...)

Nicolas Bros | Jeudi 11 juin 2020

La Ric' invite à laisser ses lumières allumées

« Cette crise conforte d'autant plus les choix de programmation qui sont les nôtres. Il y a urgence à se poser des questions, à remettre en cause les certitudes, à interroger nos modes de vie, à remettre l'humain au centre de nos valeurs. Il y a urgence aussi à se retrouver pour rire, s'émouvoir, débattre, partager. C'est bien là le sens de notre action. » Voilà sur quelles idées fondatrices l'équipe du Centre Culturel de La Ricamarie a pensé sa saison 2020/2021, pendant laquelle Jean-François Ruiz, son directeur, nous invite à « laisser nos lumières allumées ». Une saison - comme toutes celles qui nous sont présentées - qui pourra être « susceptible d'évoluer en fonction des décisions gouvernementales » liée à la Covid-19... Forcément. Une saison où le théâtre prendra une belle part. Tout d'abord avec les artistes en résidence. Si le metteur en scène stéphanois Grégory Bonnefont poursuit ses interventions avec sa compagnie De l'âme à la vague, il est rejoint cette saison par Laurent Fréchuret, metteur en scène du Théâtre de l'Incendie. Ce dernier débute une résidence de trois ans pendant laquelle il présentera ses créations et entamera un projet avec un établissement s

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Opéra "must go on"

Saison 20/21 | Il est parmi les premiers à avoir dégainé ! L'Opéra de Saint-Étienne aura bien une saison 2020/2021 digne de ce nom si les conditions d'accueil sont éclaircies d'ici au 1er octobre. On vous en donne quelques éléments majeurs.

Nicolas Bros | Mardi 9 juin 2020

Opéra

Malgré les incertitudes concernant les conditions d'accueil du public, l'Opéra de Saint-Étienne a effectué le lancement de sa saison 20/21. « Même si l'on avance avec des inconnues, la prochaine saison possède la même exigence que les années précédentes, a expliqué Gaël Perdriau, maire de Saint-Étienne qui a également souhaité rassurer les détenteurs de billets de spectacles annulés depuis mars, en expliquant que ces derniers pourraient se faire rembourser s'ils le souhaitent. Il a également tenu à répéter le soutien apporté aux intermittents et artistes de l'Opéra pour qui la municipalité a maintenu les rémunérations pendant l'arrêt des activités de l'Opéra. Ces dernières ne devant pas reprendre avant septembre. Lyrique, cinéma, danse… Avec un taux de remplissage de plus de 85 % en 19/20, l'Opéra espère ouvrir ses portes au public dès le 1er octobre, sans pour le moment pouvoir vendre le moindre billet. Une saison équilibrée se profile à l'horizon avec trois nouvelles productions lyriques « made in Sainté » parmi les cinq proposées (La Nonne Sanglante en novembre, La Veuve Joyeuse en décembre et Andromaque en

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Trois moments de la vie d'une reine

Danse | Après une "Cendrillon" d'anthologie suivie de "La Belle et La Bête" et "Noé", Thierry Malandain nous offre sa dernière création, le sublime ballet "Marie-Antoinette" qui raconte à sa façon la vie incroyable de cette reine venue d'Autriche.

Monique Bonnefond | Mercredi 4 mars 2020

Trois moments de la vie d'une reine

Thierry Malandain pouvait-il retracer la totalité du destin de Marie-Antoinette ? « Pour entamer ce pan de l'histoire, dit-il sur le site concertclassic.com, j'aurais dû toucher au politique et cela devenait trop énorme, trop complexe. » Le chorégraphe a donc choisi de se concentrer sur différents moments qui ont marqué le quotidien de la reine à Versailles. Il dresse en 14 tableaux émouvants et délicats une fresque qui va de son arrivée à la cour à 14 ans où, un soir d'orage, est célébré son mariage avec le futur Louis XVI âgé de 15 ans, à l'envahissement de Versailles par des "gilets jaunes" de l'époque et à l'échafaud. Pour la musique qui permet de cerner l'héroïne, Haydn, que Marie-Antoinette affectionnait particulièrement, s'est imposé. Malandain, qui a "'art de mettre au diapason les entrechats et les coups d'archets", a choisi trois de ses symphonies intitulées n.6 Le Matin, n.7 Le Midi, n.8 Le Soir, faisant parfaitement écho au destin de Marie-Antoinette. Versailles, les fastes d'un monde enfui Thierry Malandain ne prétend pas faire revivre le destin de la dernière reine de France. « Transcri

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Janvier : On s’émancipe ?

Panorama ciné | Changement d’année, remise à zéro des compteurs, attente du printemps… Dans l’air flotte comme une envie de se débarrasser de ses vieux oripeaux ; de s’affirmer parmi le groupe dans toute son identité et sa singularité. Avec plus ou moins de bonheur sur les écrans…

Vincent Raymond | Mercredi 8 janvier 2020

Janvier : On s’émancipe ?

Une fois n’est pas coutume, c’est avec un trio de courts métrages jeune public d’une stupéfiante qualité graphique que l’on débutera notre panorama. Donnant son titre au programme, L'Odyssée de Choum (29 janvier) nous fait suivre le parcours d’une petite chouette à peine éclose recherchant l’œuf lui tenant lieu de frère ou de sœur, emporté par une tempête. Une histoire tendre et enlevée, où l’on perçoit chez le réalisateur Julien Bisaro tant l’influence des maîtres nippons contemporains que l’affirmation d’un style autonome. Très prometteur. Autre histoire de fratrie, Waves (même date). Les ambitions de Trey Edward Shults sont manifestes : illustrer la théorie des dominos en l’appliquant à une famille où la pression paternelle exercée sur le fiston, apprenti lutteur, va provoquer une cascade de drames. Volontiers démonstratif — et surtout, répétitif — dans son arsenal stylistique qui multiplie panoramiques circulaires en milieu clos et effets clinquants, Shults s’offre cependant une belle séquence abstr

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Partager nos différences

Danse | Le thème de la différence ne cesse d'alimenter la réflexion et de susciter de vives réactions. Le spectacle Entité(e)s s'empare de ce thème délicat et questionne notre besoin d'être différents, uniques.

Monique Bonnefond | Mercredi 8 janvier 2020

Partager nos différences

Que serait un monde uniforme, monochrome, peuplé d'individus identiques impossibles à différencier ? La création Entité(e)s d'Anne-Charlotte Schoepfer, jeune chorégraphe à la forte personnalité, est née de la constatation sur les réseaux sociaux que tout le monde se ressemblait sous la pression de la société contemporaine de surconsommation, de diktat de l'image. Nous sommes invités "à consommer les mêmes produits", à fréquenter les mêmes lieux où il faut être. À travers son expérience de danseuse, Anne-Charlotte s'est rendu compte que les danseurs se voient aussi, parfois, forcés d'entrer dans un moule imposé par un chorégraphe dont ils deviennent le moyen de communication. Au début d'Entité(e)s, les trois danseuses, parfaitement ensemble, explorent de manière identique, l'espace entre terre et ciel dans une gestuelle contemporaine qui s'alimente de l'énergie du mouvement. La musique originale créée spécialement pour le spectacle, donne le tempo et les danseuses le suivent fidèlement. Pendant douze minutes, chaque chose est à la place indiquée. Puis... Un spectacle toujours différent L'une des danseuses, mue par un impérieux besoin d'exis

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Juste un échange

Danse | Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 4 décembre 2019

Juste un échange

Dans un espace clos en quadri-frontal ceinturé par un gradin en tôle ondulée, à la fois arène et ring, deux hommes face à face font l'épreuve de l'altérité. Inspirée de la somptueuse pièce Dans la solitude des champs de coton où se rencontrent deux hommes que rien ne réunit sinon un accord tacite entre un client qui cherche une chose qu'il n'a pas et un dealer qui la possède, le spectacle Deal repose sur ce prétexte à la discussion et à la confrontation. Les deux circassiens-danseurs Jean-Baptiste André et Dimitri Jourde investissent les figures du client et du dealer, se livrant à des variations inouïes dans un duo tout en échanges, en jeux d'équilibre de forces, en mouvements croisés. Deal se situe à mi-chemin entre la danse et le cirque et se donne à voir dans un corps à corps chorégraphié où la beauté du geste le dispute à l'intensité des présences. Topons là ! Deal, du mardi 10 au samedi 14 décembre à La Comédie de Saint-Étienne

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Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Portrait | Commissaire principale de la Fête du Livre de Saint-Etienne, Isabelle Rabineau est du genre à n'en faire qu'à sa tête. Jamais à cours d'envies, toujours pleine d'idées, elle bouscule et révolutionne tout ce qu'elle touche... Et le meilleur, c'est que ça marche.

Cerise Rochet | Mardi 1 octobre 2019

Isabelle Rabineau, Poupée punk du livre

Elle porte la frange courte et le rouge à lèvres rosé, le perfecto de cuir et la jupe cintrée, les ongles vernis et les talons carrés. Gamine, elle était bonne élève, mais faisait ses devoirs « n'importe comment », durant l'interclasse ou à la récré. Commissaire à la voix douce, passionnée de culture et de foot, rêveuse déterminée, Isabelle Rabineau est une tout-et-son-contraire, une hors-cadre, une faiseuse-de-ponts. Elle a 18 ans, lorsque, bac en poche et raide dingue d'un peintre, elle quitte son Strasbourg natal pour le rejoindre dans la capitale, lecture et écriture chevillées au corps. Là-bas, la brillante littéraire suit des cours à la Sorbonne, tout en multipliant les petits boulots pour remplir le frigo. Elle atterrit à Beaubourg, où elle remet les livres en place, sur les étagères. Un « début de quelque chose » qu'Isabelle évoque aujourd'hui avec des papillons dans les yeux : « Ça m'a beaucoup aidée, de comprendre ce que lisaient les gens. Et puis, j'étais tellement fière, je travaillais à Beaubourg, c'était fou. » De rencontre en rencontre, elle collabore ensuite à l'écriture du magazine de psychanalyse L'Âne, di

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Faire danser le théâtre

Danse | Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 octobre 2019

Faire danser le théâtre

Marie-Claude Pietragalla, Julien Derouault et Daniel Mesguich se lancent dans une aventure osée en adaptant Lorenzaccio, le drame romantique bien connu de Musset qui nous plonge dans la Florence débauchée du 16e siècle, sous le joug du tyran Alexandre de Médicis. Pourquoi faire danser le théâtre ? En quoi la danse peut-elle enrichir le théâtre et qu'a-t-elle à lui dire ? Du texte dit (admirablement, par 11 interprètes aussi bons acteurs que stupéfiants danseurs) ou des moments de danse, lesquels vont plus loin ? La danse insuffle son énergie, son érotisme à un texte lui-même bouillonnant. Elle magnifie les mots par sa présence sensuelle, très charnelle. Chaque réplique est suivie d'un geste chorégraphié. Ainsi, les scènes d'orgies inhérentes au pouvoir du duc Alexandre et les scènes de combats ne sont pas seulement dites mais vigoureusement dansées en d'étourdissants tableaux. Ces noces du théâtre et de la danse culminent dans la scène de l'assassinat d'Alexandre par Lorenzaccio. Un spectacle unique, hors normes, alliant subtilement danse et théâtre et où les images en 3D habillent la façade du château de vraies fééries lumineuses. Magique ! Lorenz

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Toujours plus grand

SCENES | "L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Toujours plus grand

"L'effet domino", cette particularité qu'ont les dominos à pouvoir tomber en chaîne linéaire, interroge chacun sur sa responsabilité dans la chaîne. Un seul domino pouvant engendrer le meilleur ou le pire, comme le monstre de plastique qui dérive dans le Pacifique. Très préoccupée par l'état de la planète, Virginie Barjonet, danseuse, spécialiste de danse voltige et chorégraphe, propose un spectacle qui évolue entre la terre et l'air, tout de légèreté et de poésie, de doux envols, qui veut mener à la réflexion sur un monde qui déraille. MonDomino, vendredi 4 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Danser la joie

SCENES | Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Danser la joie

Allegria. Le titre à lui seul sonne comme une ode à la joie, une invitation à rejoindre la danse de Kader Attou, l'une des plus grandes figures du hip-hop français. Une danse qu'il a voulue joyeuse, légère, cherchant la poésie « partout où elle se trouve-dans le corps des danseurs, dans le quotidien, mais aussi dans la violence du monde actuel ». Avec une nouvelle écriture, toujours virtuose mais teintée parfois de tendresse et de mélancolie, Kader Attou raconte « avec légèreté ce qui se passe de grave dans le monde » qui est peut-être sa façon à lui de le refaire. Allegria, mardi 1er octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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S'ouvrir à l'autre

SCENES | La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

S'ouvrir à l'autre

La jeune compagnie stéphanoise Sans lettres avait fortement marqué les esprits avec le solo Le dernier qui s'en souvienne parlant de l'inexorabilité de l'oubli. Et le mur fut ma porte mêle danse, théâtre, musique et arts numériques pour aborder cette fois la question de l'altérité et des difficultés à rencontrer l'autre. Un comédien et un danseur enfermés dans deux espaces parallèles étriqués se heurtent au mur de l'incommunicabilité. Mais une brèche se creuse et la porte s'ouvre sur un monde onirique plein de beauté. Et le mur fut ma porte, Vendredi 11 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Le théâtre qui danse

SCENES | Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 septembre 2019

Le théâtre qui danse

Une danseuse splendide, Pietragalla, un danseur-acteur, Julien Derouault et l'homme de théâtre par excellence, Daniel Mesguich, unissent leur expérience artistique au service d'une œuvre majeure, Lorenzaccio. Cette création à six mains répond au même désir de faire danser le théâtre, de chercher du sens à travers le corps et les mots « pour dire le refoulé du texte ». Un subtil mélange très réussi de théâtre, de danse, d'images 3D et de musique électro qui efface la frontière entre les arts vivants. Lorenzaccio, vendredi 11 octobre à l'Opéra de Saint-Étienne

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Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

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Heureux élus

SCENES | Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 18 juin 2019

Heureux élus

Le hip-hop stéphanois est mis à l'honneur par la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques). Les auteurs-chorégraphes et fondateurs de la compagnie Dyptik, Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, ont été sélectionnés, ce lundi 17 juin 2019, dans la catégorie "Nouveau talent, chorégraphie". Une jolie récompense pour les deux artistes stéphanois qui se sont rencontrés et ont appris la danse dans le même quartier.

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En-chanter au château

Festival celtique | Les murailles du Château de Rochetailliée s’apprêtent à vibrer au rythme des tambours, des cornemuses et des pas de danses irlandaises. C'est au au (...)

Antoine Desvoivre | Mardi 4 juin 2019

En-chanter au château

Les murailles du Château de Rochetailliée s’apprêtent à vibrer au rythme des tambours, des cornemuses et des pas de danses irlandaises. C'est au au sein ce lieu historique, que les artistes des Roches Celtiques vont, à nouveau, poser leurs valises. Sur ce festival Stéphanois se retrouvent et se découvrent des artistes de tous horizons. Ils arrivent de toute la France ainsi que d'Écosse, d'Irlande, de Hongrie et même de Pologne et d'Italie. Avec 22 concerts programmés, dont deux premières françaises, la fête va battre son plein aux abords du château. Mais les scènes rupisciennes n'ont pas le monopole du festival, qui s'aventurera jusqu'au cœur de Saint-Étienne. Menées par Alberto Massi, les cornemuses de The Heart of Italy Pipe band sonneront, le long des arches de l'Hôtel de Ville, pour le plaisir des passants. Les artistes se mêleront ensuite au public lors de ''masterclass'' qu'ils animeront eux-même au gymnase des Condamines à Saint-Victor. « L'idée, c'est de privilégier la rencontre des musiciens qui viennent au festival avec les Stéphanois et les Ligériens », explique Djamel O'Touïl, directeur artistique du festival. Après une initiation aux tambours écossais, aux

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Une société qui danse

Festival danse & ciné | Le festival DesArts//DesCinés laisse cette année sa place à DAN.CIN.FEST. Un rassemblement qui met à l'honneur un genre cinématographique à part entière et qui a le vent en poupe : le film dansé sociétal. Explications.

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Une société qui danse

Exit DesArts//DesCinés, bienvenue à DAN.CIN.LAB. L'association Stéla, après avoir été porteuse entre 2010 et 2018 du festival DesArts//DesCinés à propos des relations entre danse et cinéma, a décidé de réorienter légèrement son action. Depuis la rentrée 2018, c'est une nouvelle plateforme qui permet à l'association de structurer son action autour de différents pôles de travail de projets mêlant danse et image. Ainsi, ce sont quatre activités qui se retrouvent engagées dans ce nouveau projet : DAN.CIN.FILMS pour la production de projets de danse pour l’écran, DAN.CIN.PASS. pour l’accompagnement d’équipes chorégraphiques professionnelles en France et à l’étranger, DAN.CIN.PROD. pour la conception et la production d’événements et DAN.CIN.FEST qui remplace le précédent festival. « L'idée était de regrouper les différentes activités de Stéla autour d'une structure porteuse, avec une concentration sur le film dansé sociétal qui est un genre cinématographique à part, explique Anna Alexandre, directrice de la structure. Il est important de distinguer la vidéodanse qui correspond à de la danse pour l'écran comme les vidéoclips, du film dansé sociétal qui utilise la danse po

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Cosaques toujours

Festival folklore | Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 juin 2019

Cosaques toujours

Promouvoir une culture diverse et de qualité accessible au plus grand nombre ! Parce que la culture constitue un formidable levier de développement artistique, économique, social, individuel et collectif ; une véritable ouverture aux autres, à la tolérance, à la citoyenneté. Bref, d'un ensemble de vecteurs de cohésion sociale. Tel est le projet mis en œuvre par le festival Chants Danses et musiques du monde créé en 2005 par l'association Festi' Roche, composée de bénévoles passionnés et dévoués, travaillant inlassablement pour faire découvrir des artistes talentueux dignes des plus grandes scènes. Cette 14e édition sera marquée, entre autres, par la présence exceptionnelle d'un Ballet Russe à Veauche qui accueillera à l'Escale le 14 juin le théâtre de danse d'état "Cosaques de Russie", l'une des principales compagnies de danse professionnelles qui donnera un spectacle unique de très haut niveau. Composée de danseurs bondissants, de musiciens et choristes professionnels à la voix puissante, la troupe fera découvrir un large éventail du folklore russe et la richesse des traditions des cosaques, ces hommes libres des steppes russes. Festival Festi' Roche, vendredi

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13 bulles d'amour

Danse | Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles (...)

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

13 bulles d'amour

Non ! Piaf n'est pas morte. Traversant le temps, toutes générations confondues, son hymne à l'amour s'exprime avec la même force dans l'une des 13 bulles chorégraphiques qui constituent la belle promenade dansée imaginée par Yan Raballand, dans les allées du parc du château de Bouthéon. Il fallait bien ce magnifique décor bucolique pour servir d'écrin aux 13 petites formes qui font circuler la danse contemporaine dans un lieu chargé d'histoire que le public est invité à redécouvrir. Insolite, émouvante, légère, chaque bulle a sa vie propre mais toutes sont reliées par un florilège de quelques unes des plus belles chansons d'amour qui renvoient à ce thème éternel. De Piaf, bien sûr, à Léo Ferré, en passant par Gainsbourg, Juliette Gréco, les Platters, Benjamin Biolay et même Schubert, ces bulles nous emmènent dans une promenade à travers les siècles et les styles. De petites bulles pour de grosses bulles d'amour « le temps d'une chanson ». Les Bulles chorégraphiques, dimanche 19 mai à 17h au parc du château de Bouthéon

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Faire danser la Callas

Danse | 40 ans après sa disparition, on se souvient de Maria Callas, de son cou paré, de ses chignons soigneusement tirés et, bien sûr de sa voix. Reinhild (...)

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

Faire danser la Callas

40 ans après sa disparition, on se souvient de Maria Callas, de son cou paré, de ses chignons soigneusement tirés et, bien sûr de sa voix. Reinhild Hoffmann, chorégraphe emblématique du Tanztheater, remonte Callas, spectacle créé en 1983 qui mêle danse et jeu d'acteurs. La pièce est directement inspirée par l'œuvre de la "diva assoluta". Par ses performances d'abord puisque le ballet s'accompagne d'opéras célèbres ayant été interprétés par la célébrissime soprano. Par sa carrière ensuite, les huit tableaux somptueux qui composent le ballet reflétant tous une facette de son parcours marqué par la rigueur de son travail, son engagement sans limites, son rapport avec le public et avec les hommes. Chaque tableau est basé sur des trouvailles bouleversantes. L'une des plus inspirées est l'évocation de l'un des grands rôles de la Callas : lady Macbeth. Dans des gestes d'un esthétisme renversant, elle chausse des souliers rouges qui laisseront sur sa robe la marque indélébile de ses meurtres. Autre moment d'une grande beauté, la table de banquet faite d'un énorme drap blanc sur lequel évolue la Callas. Spectacle magnifique et émouvant par l'incroyable et bouleversante présence

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Émergence de nouveaux talents

Festival danse hip hop | Reconnu aujourd'hui au niveau national, le festival Trax dédié à la danse hip-hop revient pour une 6e édition particulièrement riche et variée dont l'unité se fait autour du thème de l'émergence.

Monique Bonnefond | Jeudi 2 mai 2019

Émergence de nouveaux talents

Fidèle à sa volonté de fédérer le plus grand nombre autour de la danse, le festival Trax, très attendu par le public, travaille sans cesse à des sujets forts de société. Cette année encore, il donne l'occasion de découvrir la jeune création, de mettre en lumière des chorégraphes prometteurs et engagés, dans des lieux avec lesquels il entretient des liens privilégiés comme la Maison de l'Université (le 28 mai), le centre culturel de La Ricamarie (le 24 mai), le Fil (1er juin). Donner la parole aux sans voix, la liberté à tous ceux que des entraves aliènent, est présent dans le festival Trax, à travers le pouvoir émancipateur du hip-hop. Nido-le nid- est une création franco-colombienne de la compagnie Hylel où la danse et les mots, français et espagnols, racontent des moments de vie dans un quartier populaire. Après avoir lu l'Enfer de Dante, Santiago, de la compagnie Phorm, nous invite, à la suite d'une relecture contemporaine de la divine Comédie, à traverser un enfer constitué d'un monde composé d'écrans et de flux d'informations, un lieu de non droit, terrain de jeu du voyeurisme, de l'exhibitionnisme et de l'isolement qui, sous des apparences libératrices, peut const

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À poil !

Danse contemporaine | Au rayon des spectacles qui valent le détour, le Chok Théâtre nous propose ce mois-ci de la danse contemporaine, avec N.A.K.E.D 348. 348, pour 348 (...)

Cerise Rochet | Jeudi 2 mai 2019

À poil !

Au rayon des spectacles qui valent le détour, le Chok Théâtre nous propose ce mois-ci de la danse contemporaine, avec N.A.K.E.D 348. 348, pour 348 performances. 348, pour 348 besoins de désobéir à l’habitus. 348, pour 348 manières de révéler l’objet poétique qui se cache derrière le fait de se mettre à nu. Extrait de La Grande Chute de Peter Handke, N.A.K.E.D 348 est chorégraphié par Davide Finelli et Mélanie Venino. N.A.K.E.D 348, les 23 et 24 mai à 20h30 au Chok Théâtre de Saint-Étienne

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C'est toi ? C'est moi !

Danse | Après le four historique de sa Carmen, Bizet eût-il pu imaginer son interstellaire postérité? Choix cornélien entre « la critique de la raison (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 mai 2019

C'est toi ? C'est moi !

Après le four historique de sa Carmen, Bizet eût-il pu imaginer son interstellaire postérité? Choix cornélien entre « la critique de la raison pure » de Micaëla, et le délétère embrasement des sens par la tabagique héroïne, Don José est pris en otage. Mise en flamenco et en voix, cette adaptation de l'immortel chef d'œuvre en préservera l'andalouse moiteur. Carmen Flamenco, mardi 21 mai à l'Opéra de Saint-Étienne

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Dansez jeunesse

Danse | Les arts de la rue occupent la scène depuis des temps immémoriaux. S'emparant du thème intemporel des gens du voyage, le chorégraphe Anthony Egéa remet au goût (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 avril 2019

Dansez jeunesse

Les arts de la rue occupent la scène depuis des temps immémoriaux. S'emparant du thème intemporel des gens du voyage, le chorégraphe Anthony Egéa remet au goût du jour le ballet créé par Roland Petit en 1945 sur la musique d'Henri Sauguet. Il nous donne avec Les Forains une œuvre singulière au confluent du classique et du hip-hop. Ce subtil croisement détonant et très réussi où la légèreté du travail aérien et l'élégance propres à la danse classique s'imprègnent des fulgurances du hip-hop nous livre un "Objet Chorégraphique Non Identifié". Ce métissage festif où les influences et esthétiques venues d'univers sociaux différents se côtoient, s'enrichissent, est porté par la musique symphonique de Sauguet enrichie des délires électroniques de Frank2 Louise. « Vraie fête de la jeunesse et de la danse » disait Jean Cocteau du ballet Les Forains, Anthony Egéa revisite cette fête qui enchantera les plus jeunes et les grands enfants que nous sommes tous restés. Les Forains, jeudi 11 et vendredi 12 avril au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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La danse de la musique

Danse/Jeune public | Tchaï-Kov-Ski, trois syllabes pour les trois pièces de danse créées par Davy Brun sur la musique du célèbre compositeur. Eloignée de tout académisme, cette création (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 mars 2019

La danse de la musique

Tchaï-Kov-Ski, trois syllabes pour les trois pièces de danse créées par Davy Brun sur la musique du célèbre compositeur. Eloignée de tout académisme, cette création montre que la musique de Tchaïkovski qui magnifie la gestuelle est une musique dansante. Tchaï-Kov-Ski, samedi 16 mars à 17h à l'Opéra de Saint-Étienne

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La communauté des différences

Danse | Nous vivons une époque où affirmer sa singularité, affirmer sa différence dans une société où l'Autre est stigmatisé, souvent parce qu'il fait peur, demande un (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 mars 2019

La communauté des différences

Nous vivons une époque où affirmer sa singularité, affirmer sa différence dans une société où l'Autre est stigmatisé, souvent parce qu'il fait peur, demande un certain courage. Comment trouver sa place parmi les autres ? C'est cette relation entre l'individu et le groupe que Rachid Ouramdane invente dans la création Murmuration. Quand les vingt danseurs rassemblés sur le plateau recouvert d'un tapis blanc exécutent des sauts, des tours, chutent, c'est un foisonnement qui s'étoile en autant de directions qu'il y a d'interprètes, rappelant les trajectoires collectives des essaims d'oiseaux évoqués par le mot anglais murmuration. Cette même notion de groupe se retrouve dans la création de Marcus Morau qui s'inspire des artistes du surréalisme, notamment de Luis Bunuel pour qui le tambour, grande passion de Marcos Morau, est un instrument qui fait « trembler le sol sous nos pieds » et peut devenir porteur d'une révolution. Pour Morau, c'est un acte de pratique collective, de communication où la diversité devient communauté. Le Ballet de Lorraine réussit ce Tour de force qui propose un diptyque fort qui interroge notre époque et notre capacité à composer av

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Avancer ensemble

Danse | Etape difficile que celle de l'adolescence où un jeune être en devenir éprouve paradoxalement le besoin de se couler dans un moule connu et le désir d'être (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 février 2019

Avancer ensemble

Etape difficile que celle de l'adolescence où un jeune être en devenir éprouve paradoxalement le besoin de se couler dans un moule connu et le désir d'être soi-même, d'affirmer son individualité. C'est à ce voyage dans l'adolescence que nous invitent les jeunes danseurs de la compagnie Les orteils de sable qui, conduits par Mireille Barlet, figure de proue tutélaire, nous emmènent sur un chemin extraordinaire. Les trois parties du spectacle éclairent les phases du cheminement de ces jeunes vers un monde où, solidaires, on peut avancer ensemble mais où chacun, pourtant, tient un rôle singulier. Au départ, les danseurs forment un groupe homogène, répètent les mêmes mouvements sur la musique hypnotique du Boléro de Ravel. Puis, dans la deuxième partie, les danseurs passent "De l'autre côté du miroir" et basculent dans un univers fantastique où apparaissent des personnages atypiques, singuliers, étranges, différents de l'ordre établi. La dernière partie marque le retour à la réalité. Ces jeunes danseurs préparent demain avec leur passion et apportent un battement d'espérance aux battements de cœur du monde. Sur un chemin extraordinaire, v

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Coups de Rain

Danse | Quinze ans après sa création, le spectacle d'Anne Teresa De Keersmaeker, "Rain", entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste époustouflant. La preuve le 15 février à l'Opéra de Saint-Étienne

Monique Bonnefond | Mardi 5 février 2019

Coups de Rain

Rain d'Anne Teresa De Keersmaeker, entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste une pièce maîtresse de la danse contemporaine malgré ses 15 ans d'âge. L'alchimie opère toujours autant entre la complexité géométrique de la chorégraphie, l'hypnotique partition du musicien minimaliste Steve Reich et l'irrépressible énergie collective des danseurs. Il semble pleuvoir sur le plateau grâce à un rideau semi-circulaire de fines cordes de chanvre qui tombent des cintres et seront en mouvement à deux reprises créant à la fin du spectacle une véritable onde générée par une danseuse. La scène semble vide mais le dense tapis de figures géométriques qui recouvre le sol et constitue presque un élément du décor, ordonne, avec une rigueur stupéfiante, les déplacements des dix danseurs dont les trajectoires et les croisements sont calculés au millimètre près. Tel un battement de cœur Soutenus par l'entêtante pulsation musicale de la partition du compositeur minimaliste Steve Reich : Music for 18 musicians, les danseurs parcourent le plateau ceint par le mur circulaire de cordes tombantes. Deux phrases chorégraphiques, l'une écrite pour l

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Corps et lumière

Danse | Avec "Flux", sa dernière création, Yan Raballand associe, dans une architecture lumineuse, les trajectoires de six projecteurs automatiques qui sculptent l'espace aux mouvements de huit danseurs s'élançant dans un flux continu. Puissant comme la vie.

Monique Bonnefond | Mardi 8 janvier 2019

Corps et lumière

Depuis la création de sa compagnie Contrepoint, ce jeune chorégraphe poursuit sa recherche autour de l'alchimie entre musicalité, écriture chorégraphique et relation aux interprètes. Dans Flux, les mouvements des danseurs répondent à ceux des projecteurs dans un véritable dialogue entre gestuelle et jeux de lumière particulièrement sophistiqués. Le contrepoint s'inscrivant moins ici entre gestes et musique qu'entre gestes et lumière. Le plateau sombre où seule une douche de lumière éclaire par intermittences une danseuse, toute de noir vêtue, marque la frontière entre ombre et lumière. Entrée dans un tunnel, plongée dans l'obscurité, sortie éblouissante sont autant de variations qui créent une véritable dramaturgie lumineuse. Elan vers un nouveau flux de vie « Danser, c'est lutter contre tout ce qui retient, tout ce qui enfonce, tout ce qui pèse et alourdit, c'est découvrir avec son corps l'essence, l'âme de la vie » disait Jean-Louis Barrault. Devant le constat sombre et fataliste de l'état du monde, Yan Raballand met au cœur de Flux, le désir d'aller de l'avant, de se projeter dans le mouvement, de poursuivre sa recherche sur l

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La communauté de l'oubli

Danse | Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une (...)

Monique Bonnefond | Mardi 8 janvier 2019

La communauté de l'oubli

Les chorégraphes et les danseurs sont les sismographes de leur époque. Avec son spectacle Mémoire d'un oubli, Robin Lamothe, témoin comme un chacun d'une actualité marquée par le repli idéologique, invite à reconsidérer la notion de communauté pour en créer une autre, inédite, comme les oubliés de Tromelin auxquels il prête vie. Ce groupe d'esclaves malgaches venant de différentes régions, avec leurs propres coutumes, abandonnés sur une île minuscule durant quinze ans, ignorés de tous, ont dû apprendre à vivre ensemble, à créer une autre forme de communauté. Le chorégraphe, s'interrogeant sans cesse sur "l'être ensemble", transpose cette histoire vraie dans une boîte de nuit oubliée, où deux êtres errent, selon des codes qui nous échappent. Ne se voyant pas, l'enjeu ayant été fixé de ne jamais se regarder, les deux danseurs, coincés dans les méandres d'une danse de couple inconnue, indéchiffrée, se cherchent, en quête de ce partenaire manquant. À travers ce duo d'âmes à la poursuite d'une rencontre improbable, Robin Lamothe tente lui aussi de recréer une communauté qui ne soit pas référencée mais qui conduise de l'oubli à la mémoire. Mémoire d'un o

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Corps à corps

Danse | Un décor épuré, des portés acrobatiques virtuoses, le spectacle Reflets dans un œil d'homme exploite le thème du désir et invite le spectateur à partager les (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 décembre 2018

Corps à corps

Un décor épuré, des portés acrobatiques virtuoses, le spectacle Reflets dans un œil d'homme exploite le thème du désir et invite le spectateur à partager les émois, sensations et interrogations d'un trio brûlant composé de deux hommes et une femme qui n'hésitent pas à dévoiler leur intimité. Les corps, beaux comme des sculptures, portés par le désir, sont mis en avant, mais si les artistes exécutent des portés en étant nus ou presque, ils parviennent à éviter les écueils de la provocation ou de la vulgarité d'une approche qui ne serait que sexuelle. L'acte acrobatique, sensuel, intime revêt une beauté naturelle et alimente la réflexion sur le désir et ses divers processus d'attraction très différents selon le vécu de chacun. Certains spectateurs se questionneront sur le rapport entre désir et amour, sur le libertinage, la pornographie, d'autres sur la tendresse, l'orgasme, l'étrangeté de notre société qui, au nom de l'égalité hommes-femmes, nie parfois la différence des sexes tout en l'exacerbant à travers les industries de la beauté et du sexe. Spectacle très esthétique qui offre une approche intime sur le désir, une quête de beauté pour un reflet dans un œil d'homme.

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7m² de beauté

Danse | Dans un espace de 7m², se détachant du clair-obscur environnant, deux silhouettes noires, main dans la main, semblent scruter l'éternité. Un savant jeu de (...)

Monique Bonnefond | Mercredi 31 octobre 2018

7m² de beauté

Dans un espace de 7m², se détachant du clair-obscur environnant, deux silhouettes noires, main dans la main, semblent scruter l'éternité. Un savant jeu de lumières délimite l'espace, le structure, crée, en découpant des tranches plus particulièrement éclairées, une véritable sculpture chorégraphique où les arts visuels rencontrent une danse théâtralisée. La chorégraphe Aurélia Chauveau s'est inspirée pour cette création des travaux d'Anthony Mc Call, plasticien d'avant-garde, bien connu pour ses installations de "lumière-solide". Évoluant dans cette architecture de lumières, les deux danseurs se jouent des représentations d'enfermement, d'espérance et de liberté présentes dans le conte des Frères Grimm, Hänsel et Gretel où deux enfants perdus dans la forêt par leurs parents se trouvent aux prises avec une sorcière anthropophage. Epuré et minimaliste, ce spectacle d'une très grande beauté visuelle repose sur le vécu intérieur qui conduit au geste et immerge le spectateur dans un véritable espace de contemplation où il vit une expérience chorégraphique visuelle, émotionnelle et sensorielle qui fascine. Un petit espace pour de grands rêves !

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"Voyez comme on danse" : Les lauriers sont fanés

Suite | de et avec Michel Blanc (Fr., 1h28) avec également Karin Viard, Carole Bouquet, Charlotte Rampling…

Vincent Raymond | Jeudi 11 octobre 2018

Quinze ans environ après leurs premières aventures, le groupe d’Embrassez qui vous voudrez poursuit sa vie : Véro la poissarde, Elizabeth la distinguée et son fraudeur fiscal de mari, Lucie et son nouveau jules, Julien, un parano qui la trompe. Sans compter la descendance… On attendait avec une confiance raisonnable Michel Blanc pour cette suite d’un divertissement pimpant ayant laissé un agréable souvenir dans le flot des comédies chorales — ce désormais genre en soi qui nous gratifie trop souvent de représentants de piteuse qualité, à oublier comme de vieux mouchoirs. Force est de constater que le comédien-réalisateur et (jadis brillant) scénariste dilue ici paresseusement un ou deux rebondissements et quiproquos à l’ancienne (genre XIXe siècle) en rentabilisant les personnages caractérisés dans l’opus précédent. Seul Jean-Paul Rouve, très bon en velléitaire chronique, apporte un soupçon de fraîcheur. Cela devient une habitude chez lui, entre la vocation et l’apostolat, de sauver l’honneur des machins de guingois. Quant à la fin, comme sabor

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Trois "brèves" de danse contemporaine

Danse | La diversité des esthétiques de la danse contemporaine est mise en lumière par trois compagnies qui signent avec Formes courtes, de petites pépites (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 octobre 2018

Trois

La diversité des esthétiques de la danse contemporaine est mise en lumière par trois compagnies qui signent avec Formes courtes, de petites pépites chorégraphiques d'une extraordinaire densité. D'abord, l'intense expressivité de la danseuse Fanny Sage immerge le spectateur dans la mémoire vacillante d'un vieil homme, le dernier qui se souvienne d'elle. Ce solo qui nous rappelle qu'"avec le temps [...], oui tout s'en va" est absolument bouleversant. Puis Contrepoint, duo de Yann Raballand, nous offre une danse musicale, une sorte de musique pour les yeux. Enfin, un trio de danseurs-acrobates, visage caché, s'impose par sa virtuosité. Formes courtes, jeudi 4 octobre au Théâtre du Parc à Andrézieux

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Un, deux, trois, Gallois

Danse | Jann Gallois, l’étoile montante du hip-hop et de la danse contemporaine française, présente Compact, véritable performance technique et poétique. Un duo, qui (...)

Cerise Rochet | Mardi 2 octobre 2018

Un, deux, trois, Gallois

Jann Gallois, l’étoile montante du hip-hop et de la danse contemporaine française, présente Compact, véritable performance technique et poétique. Un duo, qui repose sur une seule et unique contrainte : le contact extrême et permanent. Le temps de cette danse, les deux artistes ne font plus qu’un, et l’apparent duo devient solo. Compact sera suivi de Carte Blanche, un trio féminin interactif. Ici, Gallois propose un spectacle inventif, s’amusant à laisser les rênes au public en lui confiant la direction du spectacle. Compact/Carte Blanche, samedi 6 octobre à 20 heures à l’Echappé de Sorbiers

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Octobre : Restons groupés !

Un mois de cinéma | Mois à cinq mercredis + vacances scolaires + poids lourds de Cannes et Venise = le plus gros embouteillage de l’année sur les écrans. Bienvenue en enfer. Pardon : en octobre.

Vincent Raymond | Mardi 2 octobre 2018

Octobre : Restons groupés !

Chaque année c’est pareil, en pire : barycentre de la rentrée cinématographique, octobre concentre un nombre croissant de films art et essai à fort potentiel, propulsés par les festivals et soucieux de se faire une place au box office avant la saison des récompenses. Et surtout avant le raz-de-marée des fêtes, confisquées par les grosses productions famille et jeune public. Est-ce par osmose ? L’effet foule semble déteindre sur des films où le collectif a le beau rôle. Dring & plouf Désormais genre en soi, la comédie chorale n’échappe pas au mouvement avec plusieurs représentants de qualité inégale et d’étonnantes surprises. Ainsi, on attendait avec une confiance raisonnable Michel Blanc pour Voyez comme on danse (10 octobre) ; force est de constater que cette suite d’Embrassez qui vous voudrez (2002) dilue paresseusement un ou deux rebondissements et quiproquos à l’ancienne (genre XIXe siècle) en rentabilisant les personnages caractérisés dans l’opus précédent. Seul Jean-Paul Rouve, très bon en velléit

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La communauté de l'oubli

Danse | C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

La communauté de l'oubli

C'est un projet très noble de tirer de l'oubli des êtres abandonnés, ignorés de tous, comme les esclaves malgaches de l'île de Tromelin. Robin Lamothe transpose l'histoire vraie de ces naufragés qui ont dû, pour vivre ensemble sur cette île minuscule, inventer une forme de communauté inédite. Les deux danseurs de Mémoire d'un oubli, survivant dans une boîte de nuit oubliée, errent, telles deux âmes qui se cherchent, ne se voient plus mais unies dans une danse de couple inconnue, inventent aussi leur communauté. Mémoire d'un oubli, mardi 15 janvier à 20h30, salle Aristide Briand à Saint-Chamond

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7 m² de beauté

Danse | 7 m², c'est l'espace délimité par un jeu de lumières dans lequel évoluent deux danseurs qui, à travers le dialogue des corps, créent une forte émotion entre (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

7 m² de beauté

7 m², c'est l'espace délimité par un jeu de lumières dans lequel évoluent deux danseurs qui, à travers le dialogue des corps, créent une forte émotion entre l'enfermement, l'espérance, la liberté, présents dans le conte Hänsel et Gretel où deux enfants sont retenus prisonniers par une sorcière anthropophage. Epuré et minimaliste, à la rencontre de la danse et du théâtre, ce spectacle d'une très grande beauté visuelle fascine petits et grands. 7 m², mercredi 5 décembre à 17h au Théâtre du Parc

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Découverte

Danse | Découverte de soi. Découverte de l'autre. Découverte de sensations, d'émotions proches de ces amours enfantines fraîches comme une bulle par deux êtres innocents, (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

Découverte

Découverte de soi. Découverte de l'autre. Découverte de sensations, d'émotions proches de ces amours enfantines fraîches comme une bulle par deux êtres innocents, vierges de tout sentiment, qui vont explorer leur rapport au corps et à l'autre. Second volet du diptyque formé avec Duo, L'autre, créé à partir du journal d'Adam et du journal d'Eve de Marc Twain, prolonge la recherche chorégraphique de Cécile Laloy sur la relation amoureuse. L'autre, en tournée du 18 janvier au 7 février 2019 dans le cadre de La Comédie itinérante

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À la conquête de l'espace

SCENES | Attachez vos ceintures ! Décollage retentissant à destination de la planète Vertikal, avec aux commandes, Mourad Merzouki, l'un des chorégraphes les plus (...)

Monique Bonnefond | Mardi 4 septembre 2018

À la conquête de l'espace

Attachez vos ceintures ! Décollage retentissant à destination de la planète Vertikal, avec aux commandes, Mourad Merzouki, l'un des chorégraphes les plus emblématiques du hip-hop. Chacun de ses spectacles est une ouverture du hip-hop à d'autres disciplines pour le sortir de ses clichés. Avec Vertikal, il explore l'espace de la danse verticale, imagine une danse aérienne entre ciel et terre où tout est possible. À la verticale donc, pour le spectacle incontournable de la résonance stéphanoise de la biennale de la danse de Lyon 2018. Vertikal, mercredi 3 octobre à 20h, à l'Opéra de Saint-Étienne

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Au Puy, la diversité culturelle magnifie la paix

Interfolk (Haute-Loire) | Il arrive que par un heureux concours de circonstances, un événement connu revête une grandeur exceptionnelle. C'est ainsi que pour la 54e édition du (...)

Monique Bonnefond | Mardi 3 juillet 2018

Au Puy, la diversité culturelle magnifie la paix

Il arrive que par un heureux concours de circonstances, un événement connu revête une grandeur exceptionnelle. C'est ainsi que pour la 54e édition du festival Interfolk, quatre cents musiciens et danseurs du monde entier viendront apporter leur culture et participer à une fête grandiose dans un Puy de lumières encore plus poétique cette année. En effet, l'ouverture du festival le 18 juillet, marquée par une gigantesque parade, sera aussi colorée que la scénographie projetée sur le musée Crozatier qui rouvre ses portes cet été. 2018, c'est également Martin Luther King, prix Nobel de la Paix, apôtre de la non-violence, militant pour les droits civiques des Noirs et dont le discours I have a dream trouve un écho dans les valeurs que partage Interfolk. Festival qui contribue à montrer le rôle énorme que peut jouer le dialogue entre les cultures pour la paix dans le monde. Rêvons avec Martin Luther King et avec John Lennon : "Imagine all the people, living life in peace" (Imagine tout le monde, vivant leur vie en paix). Festival Interfolk, du 16 au 22 juillet au Puy-en-Velay et en Haute-Loire.

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Puissance, sensualité et poésie

L'Estival de la Bâtie (Loire) | La programmation d'excellence de l'Estival de La Bâtie offre cette année deux spectacles de danse de la Compagnie Julien Lestel. Un véritable foisonnement de ballets, aussi prestigieux que Le Faune, Quartet, La Jeune Fille et la Mort et les "himalayas" que sont Boléro et Le Sacre du Printemps.

Monique Bonnefond | Mardi 3 juillet 2018

Puissance, sensualité et poésie

Danseur et chorégraphe d'exception, Julien Lestel veut « emmener le spectateur dans une dynamique où se côtoient puissance, sensualité et poésie. » Puissance dans Le Sacre du Printemps, danse pleine d'énergie, de force érotique et de primalité. Puissance sensuelle, voire érotique dans Le Faune. Puissante énergie allant crescendo dans Boléro. Enfin, dans La Jeune Fille et la Mort, les dix danseurs expriment avec délicatesse le lyrisme si particulier de la musique de Schubert. De l'émotion avant toute chose Julien Lestel privilégie l'esthétique néo-classique et la recherche de l'émotion par la gestuelle, « centrée sur la création de mouvements fluides, sans retenue, mais aussi de mouvements brisés où se conjuguent force et douceur, laissant transparaître une sincérité et une intimité puisée au plus profond de soi. Là, l'interprète met son âme à nue. » Portée par la musique extraordinaire de Maurice Ravel, la gestuelle puissante du Boléro nous entraîne dans une rythmique hypnotique engendrée par une émulation collective. De façon un peu analogue, dans un autre style, les structures répétitives qui

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"Fractus V" à l'Opéra annulé

Danse | L'Opéra de Saint-Etienne a annoncé l'annulation du spectacle Fractus V prévu ce vendredi. Ci-dessous, le communiqué envoyé par l'équipe de communication de (...)

Nicolas Bros | Lundi 14 mai 2018

L'Opéra de Saint-Etienne a annoncé l'annulation du spectacle Fractus V prévu ce vendredi. Ci-dessous, le communiqué envoyé par l'équipe de communication de l'institution stéphanoise : "Suite à la blessure de l'un des danseurs le spectacle du vendredi 18 mai FRACTUS V est annulé. Pour tous les abonnés, il est possible soit d'échanger son billet en se présentant à la billetterie du lundi au vendredi de 12h00 à 19h00 (Tél : 04 77 47 83 40), afin d'obtenir un équivalent sur l'achat d'un nouveau billet pour un autre spectacle (dans la limite des places disponibles) ou de se faire rembourser en se rendant la aussi à la billetterie de l'Opéra de Saint-Etienne, muni des billets ou en adressant un courrier au service billetterie de l'Opéra de Saint-Etienne, avec les billets et l'adresse d'expédition. Nous vous prions de bien vouloir nous excuser de la gêne occasionnée."

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