Voyage en Terre du Milieu

Cerise Rochet | Mardi 24 août 2021

Œuvre fondamentale de la littérature fantasy et œuvre majeure du cinéma contemporain, la saga du Seigneur des Anneaux se poursuit, mais cette fois ci… En live ! Des décors originaux, des musiciens, la bande originale des films de Peter Jackson, des effets sonores, et une balade en forêt… Le spectacle Mythes et Légendes de la Terre du Milieu vous entraine aux origines du roman de Tolkien, de ses créatures et divinités. D'où viennent les Elfes, et comment Tolkien a-t-il eu l'idée de les intégrer à son œuvre ? Quelle est l'histoire des Silmarils ? D'où viennent les arbres de Valinors ? A découvrir ce samedi grâce à ce conte musical pour tous les publics. Plongez dans un univers fantastique qui passionne les foules depuis près de 70 ans… Pour une expérience immersive riche et saisissante !

Mythes et Légendes de la Terre du Milieu, samedi 28 aout à 17h30 et 20 heures dans la Forêt de Marols, au lieu-dit la Citre
Plus d'infos : 06 03 75 09 91 ou sur cette page

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Sous un arbre

Festival lectures | Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront (...)

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Sous un arbre

Une pause au cœur de l’été, tranquille à l’ombre. Un moment de songe en pleine nature. Rendez-vous des âmes littéraires, les Lectures sous l’Arbre fêteront cette année leurs 30 ans, sur le plateau du Vivarais-Lignon. Au programme de cette édition : une mise à l’honneur de l’Italie, des éditions La Fosse aux Ours et du travail du photographe Hans Sylvester, mais aussi différents ateliers. Attention, nombre de places limité, il est conseillé de s’inscrire en amont de l’événement. Festival Lectures sous l'Arbre, du 15 au 21 août, au Chambon-sur-Lignon et alentours Plus d'infos sur www.lectures-sous-larbre.com

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Couleur critique

Art contemporain | Après plus de six mois de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole a réouvert ses portes à la mi-mai, proposant pas moins de quatre nouvelles expos à découvrir d’ici à la fin de l’été… Et gratuitement, s’il vous plaît. Tour d’horizon.

Cerise Rochet | Mercredi 9 juin 2021

Couleur critique

Frapper un grand coup, en présentant quatre expos temporaires pour sa réouverture. Frapper un deuxième grand coup, en proposant une visite libre gratuite pour tous les publics durant tout l’été. Frapper un troisième grand coup, en exposant des artistes aux œuvres remuantes, étonnantes, peut-être même, dérangeantes. À Saint-Étienne, le MAMC a repris du service avec la manière, ouvrant ses portes sur une lecture du monde contemporain en mutation, qui se révèle dans toute sa dureté et parfois même, son absurdité. Peu vue en Europe jusqu’ici, une rétrospective de l’œuvre foisonnante d’Hassan Sharif retrace ainsi en 150 œuvres le parcours engagé et critique de cet artiste émirati, devenu l’un des plus influents du monde arabe. Pionnier de l’art conceptuel au Moyen-Orient, né en Iran, formé à Londres avant de rentrer s’installer à Dubaï et d’y passer la plus longue partie de sa vie, Sharif, plasticien polyvalent, a développé durant quatre décennies un corpus d’œuvres ayant très fortement contribué à changer le paysage artistique de son pays. Hassan Sharif artiste dubaïote polyvalent et critique de la société de consommation L’exposition rétrospective,

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35 15 Vintage

ARTS | Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 juin 2021

35 15 Vintage

Le MAMC possède une des plus importantes collections de design en France. L’exposition Déjà vu présente une sélection de 300 pièces, explorant leur processus de création et leur raison d’être en lien avec leurs contextes territoriaux. Nous vivons et grandissons tous avec des objets esthétiques et fonctionnels, sans toujours prendre conscience que le design fait partie de notre quotidien depuis plusieurs générations. Témoins de leur époque, mobilier, appareils ménagers et outils de communication reflètent les évolutions de notre société. Formes, coloris et matières marquent chaque décennie de leur empreinte et s’inscrivent dans notre mémoire collective : la cocotte en fonte Le Creuset, l’iconique tabouret translucide Tam Tam, le kitchissime Minitel aux côtés des premiers Macintosh, la déferlante Tupperware ou encore la saga des appareils électriques de la firme SEB, du moulin à café au grille-pain en passant par la yaourtière ! L’exposition aborde l’évolution de l’habitat par le prisme des expérimentations qu’ont menées designers et architectes qui, dès l’après-guerre, ont souhaité inventer la ville du futur. Les photographies de Jean-Louis Schoellkopf et de It

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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Marol’s Royce

Art dans la nature | Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, (...)

Alain Koenig | Lundi 14 septembre 2020

Marol’s Royce

Perché sur son druidique balcon forézien, le "village d’artistes" de Marols vibre d’un tellurisme très "connecté". Devant un parterre d’élus prestigieux, rivalisant de dithyrambes sur la beauté quasi mystique du lieu, s’ouvrait sous un ciel provençal, le nouveau parcours d’artistes Racine & liberté s’étirant sur une balade de 9 km : sculptures pérennes, peintures ou art de la photographie, tout est prétexte à prendre son bâton de pèlerin et à déambuler autour d’un village, décidément pas comme les autres... Parcours d'Artistes Marols 2020, Racine & Liberté : oeuvres de Georges Bruchet, Martine Pluchon et Vincent Kra, Bétina Broussaud (photo), Sylvain Rolhion et Sébastien Chartier. Parcours de 9km (Marols, La Citre, Chossy, Le Villard, Ronchevoux)

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Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Art contemporain | Alors qu’il réouvre ses portes après 3 mois et demi de fermeture, le Musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne présente une nouvelle expo dédiée à l’artiste américain Robert Morris, coorganisée avec le Mudam Luxembourg. "The Perceiving body", une véritable expérience immersive.

Cerise Rochet | Mercredi 8 juillet 2020

Robert Morris, ou la transgression de soi-même

Deux décennies, 14 œuvres, sept espaces, pour une constellation plutôt qu’une rétrospective. Puiser dans l’œuvre colossale de Morris, et exposer les exemples les plus éclairants de son travail sur la perception, et le rapport entre le corps et l’art. Pas de cheminement chronologique donc, mais une déambulation à travers le parcours intellectuel de l’artiste durant les années 60 et 70, ses certitudes, ses doutes, ses remises en question… Ses nouvelles certitudes. Neutralité et permutation Première salle, première création, comme un point de départ. Ici, Morris déboulonne les principes même de l’art sculptural, et s’inscrit avec force dans le courant minimaliste. Œuvre composée de trois formes en L identiques, faites de contreplaqué et peintes en grises, Untitled (3Ls) expérimente le concept de répétition modulaire, et celui de permutation. Morris, lui, n’a fait que les dessiner, avant de déléguer leur réalisation, sur le modèle industriel. Le L, pensé comme la forme la plus simple et la plus neutre possible, annule de fait la notion de composition, au profit d’une duplication et d’une disposition en station « couché », « assis », debout ». Il invite

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"La Forêt de mon père" : Aux racines de la folie

ECRANS | De Vero Cratzborn (Bel.-Fr.-Sui., 1h31) avec Léonie Souchaud, Ludivine Sagnier, Alban Lenoir…

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

Élagueur, Jimmy vient de se faire licencier parce qu’il agissait bizarrement. À la maison, son comportement lunatique devient difficile à supporter pour sa femme et ses trois enfants. Jusqu’à une crise qui lui vaut d’être interné. Mais Gina, son aînée de 15 ans, ne parvient pas à l’accepter… Sensée être vécue à travers les yeux de la grande ado — comme en atteste le possessif au singulier du titre — l’histoire se diffracte un peu pour être vue également à travers les yeux de ses cadets et de sa mère. On perd en pure subjectivité, mais on gagne quelques contrepoints utiles pour composer, avec du recul, un tableau familial plus précis et assembler les pièces du tableau clinique de la maladie psychique de Jimmy. Bien sûr, l’élément végétal est abondant, fondateur, aussi enveloppant qu’inquiétant dans La Forêt de mon père, puisque c’est le territoire dans lequel cet “homme des bois“ évolue, au premier degré. Cette forêt est également mentale, un dédale à l’intérieur duquel il s’égare sans trouver de sortie, où il tente même d’aspirer les siens. Il faut met

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Omar Sy : « C’est à mon instinct que je me connecte le plus »

L’Appel de la Forêt | Entre Los Angeles et Paris, Omar Sy mène une prolifique carrière transatlantique. Avant d’attaquer le tournage de la série Arsène Lupin, il est à l’affiche de trois fils en ce début 2020 : après Le Prince oublié et avant Police, on peut le voir dans L’Appel de la forêt…

Vincent Raymond | Mercredi 19 février 2020

Omar Sy : « C’est à mon instinct que je me connecte le plus »

Tout le monde a envie d’avoir un “Buck“ dans sa vie. C’est votre cas ? OS : J’en ai deux : un cane corso et un american staff ! Mais j’espère que tout le monde a un “Buck“, que ce soit un frère, un pote, une copine, une chérie ou même ce qu’a Buck : un loup qui symbolise son instinct et qui le guide. J’espère qu’on est tous connectés à cette petite voix dans notre tête et qu’on l’écoute un petit peu plus. C’est ce que dit le film, et le livre aussi, je crois. Après, je ne connais pas Jack London, c’est pas mon pote ! (sourire) Ce que je comprends de ce qu’il nous raconte, Buck, c’est nous. On peut le voir comme un enfant qui devient un homme. Un enfant à qui on a appris des choses qui ne marchent pas toujours dans la vie. Alors, il s’adapte. Il s’adapte sans cesse et finalement, son vrai guide, c’est son instinct. Les réponses sont en lui. J’ai l’impression que pour nous aussi, c’est pareil. Malgré son imaginaire, malgré la communication, même s’il met des habits, l’Homme reste un animal. Vous-même, êtes-vous instinctif ? Je ne suis que ça ! Tout ce qui m’arrive par… chance ou par hasard

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"L'Appel de la forêt" : Loup y es-tu ?

ECRANS | De Chris Sanders (É.-U., 1h40) avec Harrison Ford, Omar Sy, Dan Stevens…

Vincent Raymond | Mercredi 19 février 2020

La destinée de Buck, bon gros chien arraché à sa famille du sud des États-Unis pour être revendu au Yukon en pleine fièvre de l'or ; son parcours de maître en maître et son éveil à son instinct primitif, jusqu'à ce que le loup en lui parvienne enfin à s'exprimer à nouveaux… À l’instar de Joseph Conrad, Jack London “vécut“ avant d’écrire (même s’il sut marier les deux de concert) et donc écrivit sur l’aventure en connaissance de cause. Ce n’est sans doute pas un hasard si ses romans d’apprentissage rencontrent encore aujourd’hui un succès inentamé par-delà les générations et au-delà des transpositions — en témoigne la récente variation sur Martin Eden signée par Pietro Marcello. Plus remarquable encore est le fait que le roman d’apprentissage d’un non-humain, un chien, touche autant nos congénères ; d’autant qu’à rebours de son époque exaltant l’industrialisation triomphante, London y exaltait des valeurs quasi rousseauistes de retour à la nature ! Par un des étranges renversements auxquels l’Histoire nous a habitués, les notions de recherche ou de préservation de l’étincelle de sauvagerie innée sont au cœur des préoccupations contemporaines :

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Spi en lecture à Sainté

Lecture x performance artistique | Le chanteur Jean-Michel Poisson, plus connu sous le nom de Spi (Les Naufragés/OTH) sera en lecture d'extraits de son dernier livre "Le chant (...)

Nicolas Bros | Mercredi 12 février 2020

Spi en lecture à Sainté

Le chanteur Jean-Michel Poisson, plus connu sous le nom de Spi (Les Naufragés/OTH) sera en lecture d'extraits de son dernier livre "Le chant des baleines en rut" (aux éditions du Joyeux Pendu) du côté de la Galerie Rêves d'Ailleurs ce vendredi 14 février. L'occasion de découvrir également le travail de l'artiste Johanne Joe qui proposera quant à elle un live painting pendant cette lecture. Spi x Johanne Joe, vendredi 14 février à 18h30 à la Galerie Rêves d'Ailleurs. Plus d'infos sur cette page.

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Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Art contemporain | Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par (...)

La rédaction | Mercredi 8 janvier 2020

Une biennale pour la jeune création à Saint-Étienne

Saint-Étienne va accueillir en juin 2020 un nouveau rendez-vous national d'art contemporain avec une biennale dédiée à la jeune création. Organisée par l'ESADSE (École supérieure d'art et de design de Saint-Étienne), le MAMC (Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole) et Art Press (revue internationale de référence dans le monde de l'art actuel), l'événement s'intitule : Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes. Cette première édition réunira une quarantaine d'artistes dans deux lieux, le MAMC et le Campus Manufacture, et sera financée par Saint-Étienne Métropole, l'État (via la Direction générale de la création artistique au sein du ministère de la Culture) et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Art Press sortira à cette occasion un numéro spécial qui tiendra lieu de catalogue. Niko Rodamel & Nicolas Bros Après l'école : biennale Art Press des jeunes artistes, juin 2020 à Saint-Étienne

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La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Nouveau lieu | Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne (...)

Nicolas Bros | Mardi 29 octobre 2019

La galerie Pasqui a ouvert ses portes

Le monde des galeristes stéphanois est en perpétuelle effervescence. Pas un trimestre ne passe sans qu'une annonce d'ouverture ou d'agrandissement ne pointe le bout de son nez. Dans la catégorie "nouvelles galeries", c'est au tour de Pasqui de voir le jour, du côté de la rue des Creuses (déjà célèbre pour la galerie Ceysson & Bénétière qui déménagera bientôt en face de la Comédie de Saint-Étienne mais également pour la toute récente galerie TAG). Lancée par deux amis, Agnès Court et David Pasquinelli, ce nouveau lieu d'exposition est entièrement dédié à l'art contemporain avec une démarche artistique assumée. « Les oeuvres que nous proposons sont celles qui nous plaisent, explique simplement Agnès Court. Pour l'ouverture de la galerie qui s'est déorulée le 24

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La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Galerie | La Galerie Les Tournesols de la famille Berthéas va ouvrir un nouvel espace d'exposition et de ventes fin octobre, en face du cinéma Le Camion Rouge à proximité de la place Chavanelle. Un lieu couvrant une surface totale de plus de 1 700 m² qui sera dorénavant dédié à l'art contemporain et notamment à la figuration libre, le narrative art et le street art, les spécialités de la maison.

Nicolas Bros | Mercredi 28 août 2019

La Galerie Berthéas investit un nouvel espace à Saint-Étienne

Saint-Étienne confirme petit à petit sa position de ville de province possédant une concentration non négligeable de galeries d'art privées et associatives. Dernière preuve en date du dynamisme de cette activité dans la préfecture ligérienne, le choix de la Galerie Berthéas d'investir dans un nouvel espace de 1 700 m² situé rue Étienne Mimard, en lieu et place d'un ancien concessionnaire automobile fermé depuis plusieurs années. « Nous sommes très enthousiastes concernant ce nouveau projet, assure Alain Berthéas, le dirigeant des Galeries Berthéas-Les Tournesols. C'est un lieu exceptionnel, avec d'énormes possibilités d'aménagements pour nos activités. » L'entreprise stéphanoise exploite déjà plusieurs lieux à Saint-Étienne (show-room situé rue Notre-Dame et des espaces d'exposition et de vente place Maxime Gorki), à Paris (une galerie de 140 m² rue de Turenne, dans le Marais) et à Vichy (une galerie de 800 m² dans le centre-ville). Mais ce nouvel investissement constitue une nouvelle orientation majeure pour le groupe. « Ici se déroulera le cœur

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Ici et maintenant

ARTS | Panorama expos

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Ici et maintenant

En résonance avec la quinzième Biennale d'art contemporain de Lyon, Mathias Isouard installe ses étonnantes machines interactives sur le site de l'Assaut de la Menuiserie. Au cœur d'une expérimentation empirique et sensorielle de dispositifs-instruments, l'artiste interroge les interactions entre matérialité et immatérialité qui se jouent dans les technologies digitales, mettant en œuvre les principes de visualisation et de sonification d'un lieu ou d'un matériau, à la frontière des dimensions physiques et acoustiques du réel. Matières génératives de Mathias Isouard, du 14 septembre au 12 octobre à l'Assaut de la Menuiserie, Saint-Étienne

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Toucher du bois

Vis ma vie de bûcheron | Une matinée dans les bottes d'un bûcheron, une activité bien insolite que propose Fibois Aura (l’interprofession forêt-bois Auvergne-Rhône-Alpes). À la (...)

Antoine Desvoivre | Vendredi 26 juillet 2019

Toucher du bois

Une matinée dans les bottes d'un bûcheron, une activité bien insolite que propose Fibois Aura (l’interprofession forêt-bois Auvergne-Rhône-Alpes). À la rencontre des bûcherons, débardeurs et gestionnaires forestiers, le public est invité à étendre ses connaissances sur le poumon vert de l'Hexagone. Parce que leur métier ne se résume pas à scier des branches, c'est l'occasion d'apprendre, par l'observation, en quoi consiste le travail de ceux qui entretiennent la forêt et la rendent facilement accessible. Une occasion de profiter des beaux bois de notre région, et, qui sait, créer des vocations. Le 30 juillet à Noirétable, et le 1er aout à Monbrison. Plus d'informations auprès des Offices du tourisme locaux.

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Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

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Bibliobus, la lecture en roue libre

CONNAITRE | C'est un drôle de bus que l'on trouve garé chaque mercredi de juillet à Saint-Victor. Au lieu des habituels badauds, le véhicule transporte une cargaison de (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 11 juillet 2019

Bibliobus, la lecture en roue libre

C'est un drôle de bus que l'on trouve garé chaque mercredi de juillet à Saint-Victor. Au lieu des habituels badauds, le véhicule transporte une cargaison de plus de 3 000 livres, DVDs et revues. Dans le cadre de l'opération Partir En Livre, le Bibliobus transporte à son bord de quoi faire voyager les petits et les grands qui n'ont pas eu la chance de plier bagages pour les vacances. Au sein du réseau des médiathèques de Saint-Étienne, l'objectif de ce bus aux mille histoires est « d'apporter la culture, sur des lieux ou les gens ne pensent pas forcément la trouver et aller à la rencontre d'un public qui n'est pas usager des médiathèques », explique Sophie Ferragne, responsable du Bibliobus. Grâce aux huit employés de cette bibliothèque ambulante, c'est près 70 stéphanois qui ont pu profiter, chaque mercredi, d'une journée de lecture au soleil. La jeunesse est au cœur des préoccupation des bibliothécaires motorisés. Avec des atelier de lecture animées ou musicales, les enfants en bas âge bénéficies aussi des plaisirs d'un bon livre. Le bibliobus, à Saint-Victor les mercredi 17 et 24 juillet.

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A l’ombre d’un chêne

Lectures sous l'arbre | Cette année pour leur 28e édition, Les Lectures sous l’Arbre invitent la Corée à être lue sous toutes ses coutures. Poésie, spectacles, rencontres, balades, (...)

Cerise Rochet | Mardi 2 juillet 2019

A l’ombre d’un chêne

Cette année pour leur 28e édition, Les Lectures sous l’Arbre invitent la Corée à être lue sous toutes ses coutures. Poésie, spectacles, rencontres, balades, stages, expositions et soirées d’exception seront également au programme de cet événement annuel prisé des amateurs de littératures. Lectures sous l’arbre, du 19 au 14 août en Vivarais-Lignon, entre Haute-Loire et Ardèche

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"Tolkien" : Dans la forge de l’anneau

Biopic | De Dome Karukoski (G.-B., 1h52) avec Nicholas Hoult, Lily Collins, Colm Meaney…

Vincent Raymond | Mercredi 19 juin 2019

Les premières années de la vie de J.R.R. Tolkien, orphelin pauvre mais brillant, bénéficiant grâce à ses talents d’une bourse d’études. Comment son appartenance à une fraternité de collège et son passage dans les tranchées de la Grande Guerre influencèrent son œuvre à venir… Assumant son classicisme formel, ce biopic particulièrement sobre délivre le portrait non de John Ronald Reuel Tolkien, mais de sa maturation artistique ; de son enfance jusqu’à l’éclosion de son œuvre : littéralement, la rédaction des premières lignes du Hobbit. Ce parti-pris risque de frustrer les fanatiques du romancier, espérant sans doute une débauche de fantasy. Faisant fi des années de gloire, Karukoski en déploie peu (et à bon escient), qui se surimpriment sur des faits de l’existence de Tolkien ayant joué un rôle inspirant dans son métier d’écrivain. De même que ce dernier eut besoin de se forger des langues imaginaires avant de pouvoir composer une œuvre d’imagination, le cinéaste s’applique à isoler les briques du réel ayant participé aux fondations des romans. Illustratif, d’accord, mais

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Volumes

Musée | Avec Au seuil de soi, l'artiste français Gyan Panchal met en scène des volumes massifs où les matériaux sont réduits à leur plus simple expression, ainsi que (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Volumes

Avec Au seuil de soi, l'artiste français Gyan Panchal met en scène des volumes massifs où les matériaux sont réduits à leur plus simple expression, ainsi que des objets glanés en milieu rural devenus presque méconnaissables. Une invitation à déambuler parmi une trentaine d'oeuvres dans une succession d'atmosphères très épurées. Gyan Panchal, jusqu'au 22 septembre, Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole

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Poilades de saison

Impro | La Ligue d’improvisation stéphanoise est bien plus qu'une simple troupe de copains qui kiffent l'impro tous azimuts. Elle est devenue en dix-neuf années (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 avril 2019

Poilades de saison

La Ligue d’improvisation stéphanoise est bien plus qu'une simple troupe de copains qui kiffent l'impro tous azimuts. Elle est devenue en dix-neuf années de bons et loyaux sévices un incontournable agitateur de la culture régionale, avec une programmation happy-healthy-sexy sans cesse renouvelée. Compagnie itinérante, la LISA trimballe ses valises un peu partout dans le département, de Montbrison à Saint-Genest-Malifaux en passant bien sûr par son port d'attache, Saint-Étienne. Investissant tour à tour la Comédie Triomphe, Le Lobster, le Théâtre Libre, le Remue-méninges ou les Ateliers de la Rue Raisin elle y organise d'imparables matchs d'impro, tournois, derbys et autres rencontres internationales. Temps fort de sa dix-neuvième saison, la LISA propose la Semaine de l'Impro (4ème édition), régie par le concept « un soir / un concept » pendant six jours. Après le spectacle d’ouverture qui jettera sur scène l’équipe au grand complet, s’enchaîneront des soirées Impro Design (Biennale oblige), Ding Dong Tour, Impro Contes, Impromix, un après-midi Impro Matrus pour le jeune public, jusqu’au Grand Tournoi final qui opposera Stéphanois, Clermontois et Belges au Casino de Sai

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What a wonderful world

Design | L'exposition "Design & Merveilleux" se poursuit au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole pendant la Biennale. Une belle occasion de se faire raconter l'histoire du design sous un angle inédit.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

What a wonderful world

En étroite collaboration avec le Centre Pompidou, le musée d’art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole réunit pour l’exposition Design et merveilleux une centaine d’objets issus des collections publiques françaises, racontant une histoire inédite du design où l’ornement ouvre sur la notion de "merveilleux". En dialogue permanent avec la nature depuis l’Antiquité, l’ornement passera sous le rouleau compresseur de la standardisation inhérente aux logiques de production de masse du début du XXème siècle, avant de refaire surface en Italie dans les années quatre-vingt. Mais à l’aube du troisième millénaire, avec son lot de logiciels de simulation, de machines à commande numérique ou d’imprimantes 3D, l’avènement du numérique redistribue les cartes et insuffle à l’ornement une dimension de forme animée, au croisement des sciences informatiques et de la biologie. Au final, l’exposition donne à voir un remarquable cabinet de curiosités dans une ambiance zen et lumineuse étonnamment poétique, au fil des œuvres d’une cinquantaine d’artistes, designers et architectes contemporains. Design et merveilleux / De la nature de l’ornement, jusqu'a

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Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Art contemporain | La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière lance un nouveau projet du côté du quartier créatif en transformant l’ancien bâtiment de l’Afep en galerie d'art de 1 500 m². Ouverture prévue au début de l'année 2020.

Nicolas Bros | Mardi 12 février 2019

Une nouvelle galerie d'art à Saint-Étienne

Saint-Étienne est décidément une ville dynamique d'un point de vue culturel. Une nouvelle annonce vient d'être effectuée en mairie ce lundi matin. La galerie d'art stéphanoise Ceysson & Bénétière, déjà présente physiquement dans la ville, via un local commercial situé rue des Creuses (mais également à New York, Luxembourg et Paris), va investir les anciens bâtiments de l'Afep (Association forézienne d'écoles de production) situés à proximité du Zénith et de La Comédie de Saint-Étienne. Sur une surface de 1 500 m², le projet prendra la forme d'une galerie-"lieu de vie" comprenant des espaces d'exposition mais également un café-restauration et une librairie. « C'est une galerie d'art mais le but est qu'à terme cela devienne une plateforme, un vrai lieu artistique, de consommation, de contemplation et de discussion autour de l'art, détaille Loïc Bénétière, un des co-dirigeants de la structure. Une galerie, les gens ont tendance à l'oublier, c'est un lieu ouvert à tous, gratuit. Le côté commercial est bien entendu important pour faire vivre notre lieu, car nous n'avons pas de subvention, nous sommes un lieu privé. Mais c'est important que le public vienne. S'install

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Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Musée | Dans le cadre de son trentième anniversaire, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole présente conjointement pas moins de cinq nouvelles expositions, défendant des thématiques qui se répondent intelligemment ou se télescopent délicieusement. Headbangers Ball met à l’honneur le travail de Damien Deroubaix, un artiste stéphanois de coeur à (re)découvrir absolument.

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Damien Deroubaix décoiffe le MAMC

Après les expositions consacrées à Valérie Jouve et Jean-Michel Othoniel, le MAMC+ a donc choisi d’offrir une carte blanche à Damien Deroubaix, autre artiste issu du terreau artistique local connaissant un succès international amplement justifié. L’œuvre du plasticien est à la fois singulière par sa patte dadaïquement trash truffée de références ironiquement graves, et plurielle par son étonnante variété formelle. Les multiples sources d’inspiration de l’artiste prennent corps au travers d’une grande diversité de techniques mises en œuvres : peinture à l’huile et aquarelle, gravure et tapisserie, sculpture ou encore installation. Sous le bienveillant commissariat de Martine Dancer-Mourès, conservatrice en chef du patrimoine, Deroubaix a pensé de A à Z cette exposition qui lui offre l’occasion de présenter des oeuvres inédites et de définir sa propre vision de la peinture. La visite commence par une sorte d’antichambre où sont livrées quelques clés de l’univers du peintre, une pièce dans laquelle est présenté un foisonnement de dessins préparatoires, de croquis, de collages et de carnets d'inspirations, témoignant dans un joyeux foutoir (le chaos ?) des nombreuses recherches eff

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Best of

ARTS | Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Best of

Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail pile-poil pour clôturer la programmation fleuve de son trentième anniversaire. Des toiles de Monet, Courbet, Matisse, Picasso, Soulages ou Dubuffet qui témoignent des circonvolutions de l’histoire de la peinture française depuis deux siècles, sur « les chemins de la modernité ». De Monet à Soulages, du 1er décembre 2018 au 17 février 2019, Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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"Le Temps des forêts" : Bois aux abois

Documentaire / Film du mois | Promenons-nous dans les bois tant qu’il y en a. François-Xavier Drouet enquête sur une dénaturation aberrante de la nature, et une mise en coupe réglée de la forêt au profit, bien évidemment, des profits… Logique et mérité Prix de la Critique à Locarno 2018

Vincent Raymond | Mardi 4 septembre 2018

La planète n’est décidément pas sortie de l’auberge. Alors que l’effroyable modèle agricole intensif, gavé d’intrants phytosanitaires — à la nocivité reconnue par la communauté scientifique comme les tribunaux —, est sérieusement contesté par les consommateurs et les professionnels de la terre (préférant revenir à des pratiques moins standardisées, plus respectueuses de l’environnement comme la permaculture ou le bio), voilà qu’on découvre que la forêt est aussi atteinte. Plus discrète, la filière bois a elle aussi succombé à la tentation d’un productivisme débridé en “rationnalisant“ la sylviculture. Tronc commun Sillonnant les monocultures forestières, notamment celles du Morvan et du plateau de Millevaches, François-Xavier Drouet a observé le résultat de l’introduction massive d’une essence exogène choisie pour sa rentabilité exceptionnelle : le douglas. Conséquences ? Une pousse rapide, certes, mais un bilan écol

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Sous un arbre perché

Lectures sous l'arbre (Haute-Loire/Ardèche) | Entre Haute-Loire et Ardèche Au lieu-dit Cheyne, à 1000 mètres d'altitude, dans le triangle d'or Le Chambon-Saint-Agrève-Saint-André-en-Vivarais, se retrouvent (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juillet 2018

Sous un arbre perché

Entre Haute-Loire et Ardèche Au lieu-dit Cheyne, à 1000 mètres d'altitude, dans le triangle d'or Le Chambon-Saint-Agrève-Saint-André-en-Vivarais, se retrouvent chaque année les amoureux de la lecture sous l'arbre, puisqu'il s'agit du nom de cet événement "Lectures sous l'arbre". Où des lecteurs avertis viennent rendre hommage à des œuvres souvent importantes : on comptera cette année, du 19 au 25 août, des lectures de textes d'Albert Camus, Henry Bauchau, Jean Genet, Fernando Pessoa, Francis Ponge mais aussi plus proche de nous de Laurent Gaudé, Charles Dantzig ou Gaëlle Josse dont l'oeuvre est vraiment à découvrir. On notera pour nombre de ces lectures, l'omniprésence de l'acteur Denis Lavant. Parmi les autres invités, une large place sera faite cette année, puisque ce pays est à à l'honneur, aux auteurs, traducteurs et artistes iraniens en tous genres (comme Amin Kamran-Zadeh, Rezâ Sâdeghpour mais aussi à travers la projection de films iraniens), tandis que seront également à placé sur le devant de la scène les éditions du Castor Astral en la présence de leur co-fondateur Jean-Yves Reuzeau. Lectures sous l'arbre, du dimanche 19 au samedi 2

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À voix haute

Festival des 7 Lunes (Haute-Loire) | Les amateurs de littérature le disent : rien de tel qu'une lecture à voix haute pour apprécier la richesse d'un texte. Mais comme on n'a pas forcément (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 3 juillet 2018

À voix haute

Les amateurs de littérature le disent : rien de tel qu'une lecture à voix haute pour apprécier la richesse d'un texte. Mais comme on n'a pas forcément envie de passer pour un zozo qui parlant tout seul dans le métro ou à l'arrêt de bus, heureusement, il y a des événements comme le festival des 7 Lunes créé en 1997 par Gérard Defour. L'idée étant aussi de perpétuer une approche populaire de la chose littéraire qui n'a pas empêché le festival de voir passer de prestigieux invités tels Marie-Christine Barrault, Jacques Bonnafé, Tcheky Karyo, Dominique Pinon et même l'an passé, pour les 20 ans de l'événement, l'inénarrable Francis Huster. Au programme toujours, en plus d'un stage de lecture à voix haute, des "bouquets" de lecture à voix hautes, souvent menées par des compagnies de théâtre et prenant toutes les formes (lecture musicale avec Rire de Mai 68 (Cie Théâtre du Menteur), scènes ouvertes, lectures de cabinet (au sens large par la Cie Lézards Dorés), balade lecture "Sportissimots"... Et même un très prometteur Raclée de Verts adapté de Caryl Férey (qu'on ne présente plus), polar mettant en scène un fan des... Verts, œuvre de la

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Grand angle

Photographie | Le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Etienne Métropole n’en finit pas de fêter son trentième anniversaire. L’exposition consacrée à l'artiste indien Anish Kapoor laisse la place à deux nouvelles expositions qui mettent à l’honneur la photographie, avec notamment les images de Valérie Jouve.

Niko Rodamel | Mercredi 2 mai 2018

Grand angle

Appelouse de naissance, Valérie Jouve expose son travail pour la toute première fois au MAMC. Egalement vidéaste et réalisatrice, la photographe construit depuis le début des années quatre-vingt-dix une œuvre singulière, interrogeant la présence humaine dans la ville avec un angle documentaire pétri d’empathie. La démarche est avant tout intuitive, l’artiste préférant partager ce qu’elle-même ressent plutôt que de chercher à faire comprendre. « C'est par l'émotion que l'image photographique engage les spectateurs dans ce monde » affirme-t-elle. Pour l’exposition Formes de vie, Valérie Jouve présente conjointement un film et une sélection de photographies figurant des êtres et des lieux. L’accrochage rassemble et rapproche des images inédites réalisées à Saint-Étienne par le passé et d’autres, plus récentes. La photographe laisse ainsi poindre une silencieuse et intime conversation avec sa région. Quand on arrive en ville La seconde exposition, Vues urbaines, présente des œuvres peu montrées d’une dizaine de photographes dont Günther Förg, Jochen Gerz, Laurent Gueneau, Nigel Henderson, Ito Josué, Rajak Ohanian ou Wolf Vostell. Bala

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Plus de 30 000 visiteurs pour Anish Kapoor

Art moderne et contemporain | L'exposition du Britannique Anish Kapoor au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, dans le cadre des 30 ans de l'établissement (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 mars 2018

Plus de 30 000 visiteurs pour Anish Kapoor

L'exposition du Britannique Anish Kapoor au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole, dans le cadre des 30 ans de l'établissement stéphanois, a fait le plein. Plus de 30 000 visiteurs se sont pressés au MAMC+ depuis novembre 2017 pour découvrir les œuvres de My Red Homeland. Pour celles et ceux que cette présentation intéresserait, il leur faudra se presser avant le dimanche 8 avril et la fermeture de cette expo-événement pour le démontage et la préparation de nouvelles expositions, notamment de la photographe Valérie Jouve (dès le 19 mai) et de l'artiste sculpteur d’origine stéphanoise, internationalement reconnu, Jean-Michel Othoniel (dès le 26 mai). Parallèlement, l'exposition des collections Considérer le monde restera accessible au public à tarif réduit pendant cette période d'installation.

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Christian Chavassieux, auteur en résidence

Littérature | Après entre autres Noëlle Revaz, Valérie Rouzeau, Bertrand Leclair ou encore Emmannuelle Pagano, la Ville de Saint-Étienne accueille encore cette année un (...)

Nicolas Bros | Jeudi 25 janvier 2018

Christian Chavassieux, auteur en résidence

Après entre autres Noëlle Revaz, Valérie Rouzeau, Bertrand Leclair ou encore Emmannuelle Pagano, la Ville de Saint-Étienne accueille encore cette année un auteur en résidence. En 2018, le local Christian Chavassieux, plume libre naviguant entre récits historiques et sagas imaginaires, aura l'occasion de rencontrer ses lecteurs à plusieurs reprises. Les prochaines rencontres prévues sont : le 9 février à 19h à la médiathèque de Carnot et une lecture de textes le mardi 27 février à 19h au Musée de la mine.

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Des caisses aux cimaises

Art moderne et contemporain | Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole fête en grande pompe son trentième anniversaire, proposant simultanément une singulière exposition du Britannique Anish Kapoor et une abondante sélection d’œuvres puisée dans les propres collections de l’institution. Deux très bonnes raisons de redécouvrir le MAMC !

Niko Rodamel | Mardi 28 novembre 2017

Des caisses aux cimaises

Les prémices de l’aventure remontent à l’année 1833 avec la création du Palais des Arts qui deviendra plus tard le Musée d’Art et d’Industrie. Dès 1947, le Conservateur Maurice Allemand met en place une politique tournée vers l’art moderne, posant les bases de la collection de l’actuel MAMC+. En 1944, Pablo Picasso lui-même offrira au Musée Nature morte, pot, verre et orange. Les premières acquisitions notoires seront celles des Nymphéas de Claude Monet en 1924, de Selfportrait d’Andy Warhol en 1973 ou encore Trois femmes sur fond rouge de Fernand Léger en 1983. La création d’un nouveau bâtiment devient très vite une évidente nécessité. Après la visite du Président de la République François Mitterrand un mois plus tôt, le Musée d’Art Moderne sera officiellement inauguré le 10 décembre 1987 en présence du Ministre de la Culture François Léotard, Bernard Ceysson devenant alors directeur de l’un des premiers musées d’art contemporains créés hors de la capitale. Une dimension internationale Dans les années quantre-vingt-dix, d’importantes donations contribueront à hisser la collection du Musée à un niveau international. En tr

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La musique de maintenant

Festival musique contemporaine | L'EOC (Ensemble Orchestral Contemporain) sévit depuis 25 ans dans la région et au-delà, en proposant un répertoire de qualité autour de la musique (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 octobre 2017

La musique de maintenant

L'EOC (Ensemble Orchestral Contemporain) sévit depuis 25 ans dans la région et au-delà, en proposant un répertoire de qualité autour de la musique contemporaine. Dirigée par le chef appelou Daniel Kawka, cette formation se lance dans un nouveau projet inédit : un nouveau festival dédié aux musiques contemporaines françaises, intitulé Maintenant Musiques !. Se déroulant du 23 novembre au 2 décembre entre Saint-Étienne, Roche-la-Molière, Rive-de-Gier et Firminy, cet événement permettra aux spectateurs de découvrir 15 œuvres de compositeurs tels que Debussy, Jünger, Mantovani, Schoeller, Jakubowski ou Gaussin. Festival Mainteant Musiques ! du 23 novembre au 2 décembre à Saint-Étienne, Roche-la-Molière, Rive-de-Gier et Firminy

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Le Remue-méninges change d’adresse

Lieu | Le café-lecture associatif quitte son antre historique dans le quartier Tréfilerie pour se rapprocher du centre-ville, place d’Arménie. Un déménagement qui ne rime pas avec embourgeoisement !

Houda El Boudrari | Mardi 3 octobre 2017

Le Remue-méninges change d’adresse

Délaisser la rue Désiré-Claude pour le haut de la rue Michelet pourrait paraître une tentative de se rapprocher de l’hyper-centre et drainer un nouveau public. Mais renier ses origines n’est pas trop le style du Remue-méninges, qui fête cette année ses dix ans de lieu culturel soucieux d’éducation populaire. Délogé de son QG du quartier Tréfilerie pour des raisons indépendantes de sa volonté (la propriétaire vendait l’immeuble), il a dû trouver un nouveau lieu en quelques mois, le retaper grâce à la mobilisation des bénévoles et en faire un espace chaleureux, agrémenté d’une mezzanine et éclairé par de grandes fenêtres. « En nous installant à 10 minutes de notre ancienne adresse, nous restons proches de nos habitués historiques tout en rencontrant de nouvelles personnes, ce qui est tout à fait l’esprit du Remue-méninges qui s’est toujours voulu ouvert à un public mixte, de tous âges et de tous horizons », explique Karen Romero, une des trois salariés du café-lecture. Programmation culturelle éclectique En fonction des heures du jour ou de la soirée, on y croise des retraité(e)s sirotant un thé en feuilletant des magazines, des quinqua en recherche

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Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Art | En 2018, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole fête ses 30 ans. À cette occasion, c'est une année riche en expos et événements que les équipes de l'institution muséale ont concoctée, avec notamment la venue du célèbre Anish Kapoor mais également l'occasion de forger une exposition très dense, en s'appuyant sur l'ampleur colossale des collections de ce "musée référence".

Nicolas Bros | Jeudi 7 septembre 2017

Anish Kapoor pour les 30 ans du MAMC

Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne va avoir 30 ans. Édifiée sur les plans de l'architecte Didier Guichard et sous l'impulsion de François Dubanchet (maire de Saint-Étienne entre 1983 et 1994), l'institution muséale fut inaugurée le 10 décembre 1987. Sur ses quelques 3 000 m² de surface d'exposition, le musée aura vu défiler les oeuvres des plus grands noms de l'art et se sera enrichi au fil des années d'une collection de plus de 20 000 pièces. Afin de fêter dignement ces trois décennies, c'est une programmation inédite qui est prévue dès le 10 novembre 2017 et s'étirant jusqu'à la fin de l'année 2018. Pour débuter, c'est une "star" de l'art contemporain qui viendra proposer son travail aux yeux des Stéphanois. Du 10 novembre au printemps 2018, l'artiste plasticien britannique Anish Kapoor aura carte blanche dans la grande salle centrale du bâtiment et proposera la découverte de son installation My Red Homeland ainsi que des oeuvres inédites, encore jamais montrées. Cette première exposition a été rendue possible notamment grâce aux bonnes relations qu'entretiennent Lorand Hegyi, directeur du MAMC jusqu'en 2016, et l'artiste anglais.

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Mémoires géographiques

Galerie | En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 septembre 2017

Mémoires géographiques

En résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, Eléna Salah présente avec Les Répliques du lointain une nouvelle série d’images dans lesquelles photographie et sculpture s’entremêlent, interagissent et se confrontent au-delà de leur influence réciproque. L’artiste explore différentes formes de construction et d’inachèvement dans un paysage où la présence même du photographe donne aux images produites leur caractère factuel, les figeant dans le temps précis de l’acte photographique. L’artiste s’interroge également autour de la porosité qui répète et déplace une histoire, un lieu et son contexte géographique. Entre mémoire et oubli, parfois, l’abandon. La photographe précise : « C’est au travers de voyages à l’étranger que je développe des intrigues mettant en tension la question de l’image comme sculpture, où l’on ne sait plus ce qui se construit de ce qui s’affaisse. » Les Répliques du Lointain, par Élénah Salah, du 9 septembre au 7 octobre, à l’Assaut de la Menuiserie, au 11 rue Bourgneuf

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Le Chili, entre Haute-Loire et Ardèche

Lectures sous l'arbre (Haute-Loire/Ardèche) | On ne sait pas si le "chili con carne" sera au menu des assiettes de l’Arbre Vagabond pour la 26ème édition de son festival de lecture, mais le dépaysement (...)

Houda El Boudrari | Mardi 4 juillet 2017

Le Chili, entre Haute-Loire et Ardèche

On ne sait pas si le "chili con carne" sera au menu des assiettes de l’Arbre Vagabond pour la 26ème édition de son festival de lecture, mais le dépaysement sera tout de même garanti avec les auteurs de ce pays méconnu de la cordillère des Andes. Les œuvres des écrivains chiliens Luis Sepúlveda et Roberto Bolaño seront à l’honneur ainsi que des projections de films consacrés à cette région d’Amérique latine. Le poète Óscar Hahn, auteur de Peine de vie et autres poèmes, distingué entre autres par le prix Pablo Neruda en 2011 sera l’invité de marque de cette édition, avec plusieurs occasions d’échanger avec les festivaliers lors de moments conviviaux. Mais la poésie de tous horizons reste la star intemporelle du festival avec une quarantaine d’auteurs programmés, dont certains viendront déclamer en chair et en os leurs textes. Au menu, des rencontres avec Marie-Hélène Lafon, l’auteure de L’Annonce (prix Femina et Renaudot 2009), une soirée avec Denis Lavant et Edwy Plenel, une balade "tout en douceur" avec la comédienne Camille Buès et même un stage pour enfants du manuscrit au livre illustré avec Maxime Fleury, auteur de Traverser l’autoro

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7 lunes et une étoile

Festival des 7 Lunes (Haute-Loire) | Pour sa vingtième édition, le festival altiligérien de lecture en scène s’est offert une signature prestigieuse : Francis Huster y campe un Albert Camus engagé dans les combats de son époque.

Houda El Boudrari | Mardi 4 juillet 2017

7 lunes et une étoile

Pourquoi Francis Huster ? « Bernard Pivot est en vacances début août », cette réponse en forme de boutade de l’organisatrice du festival des 7 Lunes, Micheline Pouget, est délicieusement révélatrice des hasards qui composent la programmation d’un festival rural, loin des réseaux introduits dans le "milieu parisien". Pour marquer le coup de sa vingtième année de passeur de culture et de promotion des belles lettres, le rendez-vous de Lapte a donc dégoté une belle tête d’affiche. Une édition qui devrait marquer les esprits des festivaliers des 7 Lunes, constitués d’un noyau de fidèles autour desquels se greffent les touristes de passage dans les terres de Haute-Loire. Pour les retenir à la table de ce banquet culturel, le GAL (Groupement Animation Loisir) de Lapte a concocté un menu aux petits oignons. En amuse-bouche, une lecture en musique de La Vie Matérielle de Marguerite Duras par un duo composé d’une lectrice et d’une violoncelliste. Soucieuses de faire dialoguer les mots de La Vie Matérielle, la musique de Bach et le patrimoine autour d’elles, les artistes donneront ce spectacle en extérieur. « Dans la peau d’Albert Camus »

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Promenade en terre d’artistes

Land art | Petit village du Sud de la Loire, Marols est un repaire d’artistes. Ces derniers se sont regroupés au sein d'un atelier nommé Les Artistes de Marols. À (...)

Léa Pternitis | Mercredi 31 mai 2017

Promenade en terre d’artistes

Petit village du Sud de la Loire, Marols est un repaire d’artistes. Ces derniers se sont regroupés au sein d'un atelier nommé Les Artistes de Marols. À leur initiative et avec l’aide de la mairie, le projet de Land Art Marols d’Artistes voit peu à peu le jour. Il s’agit de deux boucles de 9 et 15 km au cœur de la nature, qu’il sera possible de parcourir à pied ou à vélo, bordées de diverses œuvres d’art. Entre autres, un graff', des sculptures en bois, de la peinture ou encore des structures créées à partir de matériaux recyclés, seront visibles le long de ces parcours. Non seulement composé d’œuvres d’artistes marolais, ce sont des artistes de toute la région Auvergne-Rhônes-Alpes qui participent à ce projet visant à bâtir un tourisme durable dans le village. L’inauguration de cette exposition comme on en voit peu dans la région se fera le 11 juin, et vous aurez l’opportunité d’en profiter pour une durée de 4 mois. Marols d'artistes, du 11 juin au 11 octobre à Marols et alentours

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Le Musée d'Art Moderne et Contemporain s’exporte en Chine

International | Pour fêter les 30 ans du MAMC (Musée d'Art Moderne et Contemporain) de Saint-Étienne et l’ouverture récente au public du Musée d’art de l’Université de Tsinghua à Pékin, les deux institutions s’associent dans le cadre de l’exposition "De Monet à Soulages : chemins de la modernité (1800-1980)".

La rédaction | Jeudi 18 mai 2017

Le Musée d'Art Moderne et Contemporain s’exporte en Chine

51 œuvres de la collection d’art ancien, moderne et contemporain du MAMC de Saint-Étienne ont embarqué début mai en direction du Musée d’art de l’Université de Tsinghua à Pékin en Chine, pour y séjourner du 6 mai au 31 août. Ces œuvres de Picasso, Monet et Dubuffet, longtemps dissimulées dans les énormes réserves du MAMC, prennent place dans une exposition hors-les-murs inédite : De Monet à Soulages : chemins de la modernité (1800-1980). Montée dans le cadre du 12e festival Croisements voué à mettre en avant les collaborations artistiques franco-chinoises, cet événement retrace l’histoire de la peinture française à travers les mouvements qui l’ont marquée depuis le XVIIIe siècle. Tous les courants principaux ou presque y sont représentés : impressionnisme, cubisme, surréalisme... Ces musées offrent ainsi une chance aux Chinois de s'ouvrir à la culture française, qui n'est pas forcément bien véhiculée dans leur pays. Cette exposition devrait par la suite s’installer dans différentes villes de Chine, pour enfin, être présentée à Saint-Étienne au cours de l’année 2018.

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Daniel Kawka, le contemporain qui "Ose"

Portrait | Éclectique et passionné, le célèbre chef d'orchestre aux modestes origines, moissonne aujourd'hui ses blés. Graal du sage ou désarmant truisme, ses rêves aujourd'hui reviennent à lui, tout naturellement ! Un labeur acharné et de belles cartes postales plein son viatique : Oural ou Toscane, Tibre ou Néva sont pour lui, autant de sensations à revisiter... en musique !

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Daniel Kawka, le contemporain qui

Toujours ponctuel, un physique imposant emplit l'entrebâillement de la porte. Les retrouvailles avec Daniel Kawka sont toujours précédées du petit pincement au cœur qui sied aux grands rendez-vous. Après les civilités d'usage, la tonalité passe très vite en ré majeur, avec une infinie simplicité. Ayant quitté deux postes de Premier Chef Invité, et pas des moindres, voici l'enfant du pays de retour dans l'Hexagone, où ses projets se concrétisent les uns après les autres. De son long séjour en Italie, à la tête de l'Orchestre de la Toscane, il a le sentiment d'avoir effectué ce qu'il nomme très justement ses « humanités », ce qui en langage " chef d'orchestre " signifie : jouer le grand répertoire du XIXe siècle : les Schumann, Mendelssohn, Beethoven... Un passage obligé pour ne pas être catalogué jusqu'à la fin de ses jours " Monsieur musique d'aujourd'hui " ! Daniel Kawka est un homme libre, et revendique ses choix musicaux sur une échelle de Richter, graduée de Wagner à Jimmy Hendrix. « À l'origine, j'ai fait ce métier parce que j'avais entendu Parsifal de Wagner à Orange. Je suis un amoureux fondamental de la musique ! » Dans une corporation, où l'on

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Les grosses têtes au musée

ARTS | Parmi les expositions en place au Musée d'Art Moderne et Contemporain, il en est une qui étonne, impressionne et questionne à la fois. L’artiste catalan (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 mai 2017

Les grosses têtes au musée

Parmi les expositions en place au Musée d'Art Moderne et Contemporain, il en est une qui étonne, impressionne et questionne à la fois. L’artiste catalan Jaume Plensa est venu installer deux séries inédites d’œuvres monumentales dans l’espace central du musée. Réalisées entre 2015 et 2016, les déformations sculpturales Lou, Laura Asia, Wilsis, Mar et Julia représentent cinq visages féminins aux yeux fermés, cinq têtes en fonte de fer de 4 à 5 mètres de hauteur et pesant chacune près de 3 tonnes, dont l’apparence change selon le point d’observation. Jaume Plensa tiraille le regard du visiteur entre 2D et 3D, altérant malicieusement son point de vue au gré des déambulations parmi les cinq belles endormies parées d’un noir lisse et profond. Pour autant, une des particularités du travail de l’artiste espagnol est aussi de chercher à faire entrer la lumière dans la sculpture, laquelle reste le plus souvent pleine, compacte et donc impénétrable. Comme en témoignent les deux autres pièces, Laura et Lou, créées en 2017, deux volumineuses têtes d’acier inoxydable qui se font face. Jaume Plensa, jusqu’au 17 se

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Le design à l'écran

Design | À l'occasion de la Biennale du design, le Musée d'art moderne et contemporain jette un regard croisé sur les liens entre design et cinéma (et d'autres arts)... Une exposition restreinte à peu de salles mais digne d'intérêt.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 5 avril 2017

Le design à l'écran

Moins importante en "quantité" que nous l'espérions, l'exposition Popcorn est néanmoins une exposition réussie sur le plan qualitatif... Elle entrecroise art, cinéma et design en trois temps, respectivement dédiés aux thématiques du travail, de la conquête spatiale et du western. Rappelons que le design et le cinéma sont nés à peu près en même temps (en 1851 pour le design avec une exposition au Crystal Palace à Londres défendue par Sir Henry Cole ; en 1895 pour le cinéma avec la première projection des frères Lumière) et qu'ils partagent, à leurs débuts, la même réputation de sous-disciplines artistiques. Le cinéma est rattaché aux attractions et spectacles forains et le design au monde un peu sombre et encrassé de la technique et de l'industrie ! Bref, c'est en sortant peu à peu des « bas-fonds » que le cinéma comme le design gagneront leurs lettres de noblesse, qui ne sont plus remises en question aujourd'hui... Le travail à l'oeil Bizarrement, c'est la partie la moins "fun" de l'exposition (comparée au glamour du western et aux rêveries quasi enfantines de la conquête spatiale et des voyages sur la Lune) qui a le plus retenu notre attention : c

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Et après ? On continue la mission !

Panorama février 2017 | Bien que les lendemains aient un peu trop la mauvaise habitude de déchanter, un optimisme inébranlable nous pousse à les espérer toujours plus mélodieux. Certes, le passé est écrit, mais l’imprévisible et la combativité infléchissent le dessin du futur. La preuve sur les écrans…

Vincent Raymond | Mardi 31 janvier 2017

Et après ? On continue la mission !

« Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », dit un proverbe empruntant autant à Nietzsche qu’à Darwin. Il s’applique en tout cas bien à la majorité des films de ce mois, qui parlent à des degrés divers de résilience, résistance, survie ou de sélection naturelle. À des degrés Celsius inférieur à zéro, forcément, pour Luc Jacquet avec L’Empereur (15 février), récit littéralement ab ovo du cycle de l’existence de son animal fétiche : il prolonge en effet ici sa Marche de l’Empereur qui lui avait apporté une notoriété mondiale. À la fois film à suspense — comment l’œuf survit au froid ; comment le poussin éclôt, grandit malgré les conditions extrêmes et les prédateurs sur la banquise, avant de rejoindre l’océan guidé par son instinct — et doc-nature aux images stupéfiantes, ce voyage antarctique narré par Lambert Wilson se double d’un hymne à la fragilité de la vie et de la Nature. Continuant de s’imposer en patron du cinéma mondial par la polyvalence de son art et la justesse de son propos, Ang Lee livre avec Un jour dans la vie de Billy Lynn (1er février, photo) une œuvre existentialis

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Face (à face) à la nouvelle année

Panorama janvier | Les distributeurs ont l’esprit joueur. Ou plutôt jouteur : à la manière des programmateurs des chaînes de télé, ils ont composé un janvier truffé de petits duels et de combats singuliers. Une manière très… confraternelle de (se) souhaiter la bonne année…

Vincent Raymond | Mercredi 4 janvier 2017

Face (à face) à la nouvelle année

Comme si les vraies rivalités et les confrontations sérieuses du monde réel ne suffisaient pas : voilà qu’on invente des escarmouches pour les files d’attente des cinémas ! Et qu’on ne brandisse pas, pour les justifier, le prétexte d’une fréquentation à stimuler par “l’émulation” : revendiquant plus de 210 millions d’entrées réalisées en 2016, le secteur s’est rarement aussi bien porté. De telles chicaneries, ça vous a tout de même un petit air de cour de récré, non ? Biopics et collegram Rayons enfantillages, Hélène Angel ouvre le bal avec Primaire (4 janvier) qui fait de Sara Forestier une instit’ surinvestie — sans doute trop, et certainement plus que ses collègues —, prête à beaucoup pour sauver un gamin manifestante de graves signes d’abandon… au grand dam de son propre fils. On retrouve, actualisé, l’un des thèmes de L’Argent de poche (1975) de Truffaut, centré ici sur l’enseignant et amendé d’une inutile fable sentimentale avec un Vincent Elbaz peu crédible en livreur fruste. Plus convaincant est Jamais contente de Émilie Deleuze (11 janvier), adaptation de Marie Desplechin sur les désarroi

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5 endroits où l'on fête aussi le livre à sa manière

GUIDE URBAIN | Jusqu’au 16 octobre, la Fête du livre de Saint-Etienne investit le centre-ville pour sa 31ème édition. Mais le livre à Saint-Etienne c'est aussi toute l'année et pas toujours là où on l'attend. Tour d'horizon des lieux inattendus où on fête aussi le livre ce week-end comme tous les autres de l'année.

Sylvain Thizy | Vendredi 14 octobre 2016

5 endroits où l'on fête aussi le livre à sa manière

En prison

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Escale poétique

SCENES | Prendre un peu de hauteur… A mille mètre d’altitude, entre Haute-Loire et Ardèche, Les Lectures sous l’Arbre fêtent cet été leur vingt-cinquième édition (...)

Houda El Boudrari | Mardi 5 juillet 2016

Escale poétique

Prendre un peu de hauteur… A mille mètre d’altitude, entre Haute-Loire et Ardèche, Les Lectures sous l’Arbre fêtent cet été leur vingt-cinquième édition « avec la même ferveur pour le livre, la même conviction que la poésie nous aide à mieux vivre et qu’elle peut se partager, la même certitude enfin que la nature, sans artifice et un rien austère, du Plateau Vivarais-Lignon convient bien à cette fête de l’écoute et du partage ». Chaque année, un éditeur et un pays sont mis à l’honneur par le festival. Pour cette date anniversaire, Les Lectures sous l’Arbre ont choisi des invités de prestige avec l’éditeur Actes Sud et un pays-continent : la Chine. Les cinéphiles sinophiles auront droit à un cycle de quatre films représentatifs du cinéma contemporain chinois : Au-delà des montagnes, Le Promeneur d’oiseau, Apart Together et The Assassin. Au menu également de cette édition aux accents mandarins, un stage de calligraphie chinoise et une exposition de photographies de Marie-Elisabeth Gaudefroy, Sous le charme du dragon. Mais la poésie de tous horizons reste la star intemporelle du festival avec une quarantaine d’auteurs

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L'ombilic du dessin au Musée d'art moderne et contemporain

ARTS | Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne propose simultanément cinq nouvelles expositions, toutes passionnantes. La plus troublante d'entre elles, "Intrigantes incertitudes", est consacrée à l’inquiétante étrangeté du dessin contemporain.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 16 mars 2016

L'ombilic du dessin au Musée d'art moderne et contemporain

Chez les grands artistes classiques, le dessin servait surtout d'esquisse, d'étape intermédiaire de travail... À posteriori, nous sommes déjà touchés par la fragilité des traits et des figures, par le désir naissant et hésitant de l’œuvre à venir. Cette fragilité propre au dessin, les artistes contemporains s'en saisissent souvent pour représenter une incertitude non plus de forme, mais de fond. L'incertitude du médium rejoint l'incertitude même des choses, leur inquiétante étrangeté, notre difficulté à les appréhender de manière claire et distincte. « Même si le dessin est mimétique, comme on dit, écrivait Jacques Derrida, reproductif, figuratif, représentatif, même si le modèle est présentement en face de l'artiste, il faut que le trait procède dans la nuit. Il échappe au champ de la vue. » Lorand Hegyi, directeur du MAMC, a rassemblé une quarantaine d'artistes internationaux pour son exposition consacrée au dessin : « Intrigantes Incertitudes, écrit le commissaire, explore la question du doute et de l’incertain. Le visiteur est invité à parcourir les "royaumes intérieurs" des artistes, peuplés de questions, de fantômes et de rêves, e

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Les artistes et l'objet

ARTS | Le Musée d'art moderne et contemporain, bientôt trentenaire, ouvre simultanément plusieurs expositions. Parmi elles : un projet inédit de Jacques Villeglé, et "Archéologie du présent", nouvelle présentation de ses collections qui fait la part belle à l'objet. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 1 mars 2016

Les artistes et l'objet

L'importante exposition Archéologie du présent rassemble cent cinquante œuvres pour la plupart issues des collections du Musée d'art moderne et contemporain. Des collections exceptionnelles, rappelons-le, comptant environ dix neuf mille œuvres et des ensembles importants concernant la photographie, l'abstraction américaine, la peinture allemande, ou encore des artistes comme Soulages ou Dubuffet... Sébastien Delot, commissaire de l'exposition, a pensé sa sélection en fonction de trois objectifs : un parcours historique des collections (de Picasso et ses œuvres cubistes à Claude Lévêque qui propose au Musée une installation inédite), une contextualisation des artistes exposés en parallèle (Jacques Villeglé et bientôt Anne & Patrick Poirier), un rappel de quelques-unes des grandes thématiques de l'art récent. L'une des thématiques fortes d'Archéologie du présent a trait notamment à ce curieux et essentiel "personnage" de l'art moderne et contemporain : l'objet. Le retour de l'objet En 1912, dans sa Nature morte à la chaise cannée, Picasso utilise un morceau de toile cirée dans son tableau. Et le Cubisme en génér

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Les manchots dansent sur le balcon du monde

SCENES | Comment expliquer que l'Antarctique, continent le plus froid, le plus sec, le plus venteux suscite une telle fascination ? Est-ce parce qu'il donne (...)

Monique Bonnefond | Mardi 2 février 2016

Les manchots dansent sur le balcon du monde

Comment expliquer que l'Antarctique, continent le plus froid, le plus sec, le plus venteux suscite une telle fascination ? Est-ce parce qu'il donne envie d'aller toujours plus loin ? De dépasser ses limites ? De se détacher du superflu pour aller à l'essentiel quand les conditions de survie dans un monde hostile sont extrêmes ? L'Antarctique a inspiré à Mireille Barlet la création d'une pièce poétique, ludique, drôle, avec quelques touches d'humour, ce qui n'exclut pas une réflexion sur des thèmes en lien étroit avec l'actualité comme la propriété du territoire, l'immigration, la rencontre de l'étranger, le partage des cultures. Mireille s'est mise Au balcon du Monde, expression qui désigne le pôle Sud, ce vaste continent qui n'appartient à personne... De là, elle embrasse l'immensité de l'espace et nous invite à un voyage imaginaire dans l'Antarctique avec deux explorateurs incarnés par un couple de danseurs de talent : Grégory Alliot et Sara Pasquier qui vont rencontrer une colonie de sept manchots, avec qui ils vont vivre de nombreuses aventures. Jean-Sébastien Poncet, le concepteur de la scénographie a eu l'idée géniale de créer des objets numérique

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