Réfractions

Niko Rodamel | Mardi 4 décembre 2018

Photo : © Jacky Billon-Grand


« La Street Photography est une branche de la photographie prise en extérieur dont le sujet principal est une présence humaine, directe ou indirecte, dans des lieux publics… bla bla bla. » Voilà pour la définition ! La série Face à face que présente Jacky Billon-Grand sur les murs du Chok Théâtre s'inscrit pleinement dans cette veine, optant pour une démarche plutôt originale, puisque centrée sur la notion de reflet. Smartphone à portée de main, Jacky déambule au gré des rues et des places, principalement à Lyon où il travaille, à Saint-Étienne où il vit, mais aussi à Paris ou en Arles. Le photographe scrute les vitrines et les panneaux publicitaires à la recherche des visages qui se superposent furtivement avec le décor immédiat que constituent les arbres, le mobilier urbain ou même les passants. L'homme retrouve parfois certains lieux repérés en amont, des spots où l'effet recherché est souvent au rendez-vous si par chance la lumière est bonne, sans quoi il faudra repasser à une autre heure de la journée, voire un autre jour. Un travail étonnant, très graphique, à découvrir absolument.

Face à face, exposition photographique de Jacky Billon-Grand, jusqu'au 11 janvier au Chok Théâtre à Saint-Étienne


Jacky Billon-Grand

"Face à Face"
Chok Théâtre 24 rue Bernard Palissy Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Bien mal enfoui

Théâtre | Parce qu’elle reçoit ses parents pour le dîner et qu’elle veut que tout soit parfait, elle a demandé à une jeune fille de l’aider. Cette dernière ne parle pas (...)

Cerise Rochet | Mardi 6 octobre 2020

Bien mal enfoui

Parce qu’elle reçoit ses parents pour le dîner et qu’elle veut que tout soit parfait, elle a demandé à une jeune fille de l’aider. Cette dernière ne parle pas français, et écoute ainsi sans comprendre tout ce que lui raconte la maîtresse de maison. Et des choses à raconter… Celle-ci en a, un bon paquet. Sa vie, ses amours, ses amants. Ses souvenirs, et toutes ces choses qu’elle pensait avoir oublié. De « légères blessures », qui paraissent si insignifiantes. À ce récit se mêlent aussi des ordres. Elle n’est pas très sympathique, et parle mal à celle qui lui donne un coup de main. Ce repas, sa mère, ses hommes, ses amies, son frère… Bien des détours, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Et si c’était son père, et le secret qu’elle camoufle, qui la rendaient si amère ? Une légère blessure, les 5 et 6 novembre au Chok Théâtre

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Icônes

Peinture | Depuis près de trente ans le peintre stéphanois Hacène Bouziane poursuit son œuvre, où la multiplicité des symboles et des couleurs traduit la richesse des (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Icônes

Depuis près de trente ans le peintre stéphanois Hacène Bouziane poursuit son œuvre, où la multiplicité des symboles et des couleurs traduit la richesse des questionnements de l’artiste. Le traitement pointilliste et le foisonnement entremêlé des motifs accouche d’un univers singulier, quelque part entre art aborigène et pariétal. Avec l’omniprésence du végétal, de l’animal et du minéral, le placement géométrique des éléments et la symbolique des teintes sont ici un langage à part entière, comme dans les tapis orientaux. Hacène présente quatorze toiles dont plusieurs inédites : trois tableaux en forme de pied de nez à l’histoire des USA ainsi que deux portraits revisités de Vincent Van Gogh et Arthur Rimbaud, dont les visages ont viré au bleu tels des divinités hindoues. Les Hikayats colorés de Hacène Bouziane, jusqu’au 20 novembre au Chok Théâtre à Saint-Étienne

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Et après ?

Témoignages | Nous avons demandé à quelques responsables de lieux culturels où ils en étaient et comment ils envisageaient la suite des événements... Propos recueillis par Cerise Rochet et Nicolas Bros

La rédaction | Mardi 9 juin 2020

Et après ?

Flou complet au Zénith « Très honnêtement, nous n'avons pas une grosse visibilité sur l'automne » Sylvie Liogier, directrice du Zénith Saint-Étienne ne cache pas ses inquiétudes... « Nous sommes fermés jusqu'à fin août, avec des reports de spectacles sur la fin de l'année et sur 2021. Si on peut jouer dans des conditions "normales", c'est-à-dire avec du gel hydroalcoolique, un choix laissé aux spectateurs de porter ou non le masque et sans distanciation, ça reprendra normalement. Si la règle des 4 m² est encore là, ce n'est pas jouable ! Si nous ne pouvons faire rentrer que 1 500 personnes au Zénith, ce n'est pas rentable et pas confortable pour le public qui, lui, vient pour se détendre. » Pour la plus grande salle du département, l'impact économique est très important. « C'est catastrophique. Si on ne pouvait pas jouer jusqu'à janvier 2021, ce serait un impact de plus d'un million d'euros... confie la dirigeante. Je ne connais pas de société qui peuvent tenir avec deux mois de recettes et 10 mois sans recette. On sait qu'il y a des périodes plus calmes que d'autres mais là, ce n'est pas tenable ni pour nous, ni pour l

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Courant d'art

Peintures | En parallèle d'une riche programmation annuelle qui s'articule autour du théâtre, de la danse, de la musique mais aussi du jeune public, le Chok théâtre (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 novembre 2019

Courant d'art

En parallèle d'une riche programmation annuelle qui s'articule autour du théâtre, de la danse, de la musique mais aussi du jeune public, le Chok théâtre accueille régulièrement des expositions sur les hauts murs blancs de son entrée. Intermittent du spectacle et responsable de la régie technique des lieux, Hervé Fogeron est issu du monde du théâtre où il évolue en tant que scénographe, décorateur et créateur lumière. Mais l'homme est aussi un plasticien malicieusement inventif. De sa formation protéiforme (École Boulle, Beaux-Arts et École d’Architecture), Hervé conserve un goût certain pour les univers expressionnistes où s'entremêlent mouvement, lumière et son. Avec Live de scène, sa peinture singulière met en scène les personnages tragicomiques de son propre microcosme fantasmagorique... A noter que le soir du vernissage (vendredi 8 novembre dès 18h30), le Chok théâtre renouvellera sa scène ouverte (aux amateurs) dédiée à Jacques Higelin. Les Teens Singers du lycée La Salle seront notamment de la partie, tombés du ciel mais pas de la dernière pluie ! Hervé Fogeron - Live de scène, du 8 novembre au vendredi 24 janvier, le Chok théâtre à Saint-Étienne

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Faire face

Festival ciné | C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 novembre 2019

Faire face

C'est à une 15e édition d'un festival toujours aussi fier que l'équipe de Face à Face nous convie. Au programme, de nombreux films, longs et courts, des conférences, rencontres et animations se succéderont du 26 novembre au 1er décembre. Une période qui coïncide avec la journée de lutte contre le sida (1er décembre) mais également avec un cycle consacré aux "années sida" à la Cinémathèque de Saint-Étienne avec débats et témoignages. De surcroît, le festival propose deux nouveautés cette année avec un stand de réalité virtuelle le samedi 30 novembre au Méliès Saint-François et un "cinescape game" le même jour au Méliès Jean Jaurès. Côté pellicule, la célèbre Nuit du Court fête sa 8e année avec 18 films sélectionnés et projetés le 30 novembre au Méliès Saint-François. La séance culte est consacrée à Priscilla, folle du désert. À signaler également les diffusions Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré (27/11 à la cinémathèque) ou encore le film franco-guatémaltèque Tremblements de Jayro Bustamante (le 26/11 à Saint-François) suivi d'un échange avec un ex-ministre du culte catholique. Enfin, précisons que l'association est en recherche permanent

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Baisers de Judas

SCENES | Les idéaux d'une Révolution peuvent-ils résister à l'épreuve du pouvoir et des déviances autoritaires ? Comment rester fidèle à ses idées lorsque sa propre famille (...)

Cerise Rochet | Mardi 3 septembre 2019

Baisers de Judas

Les idéaux d'une Révolution peuvent-ils résister à l'épreuve du pouvoir et des déviances autoritaires ? Comment rester fidèle à ses idées lorsque sa propre famille est en danger ? Devient-on soi-même un traître lorsque l'on complote contre un chef qui a lui-même abandonné l'idéal révolutionnaire ? C'est ce que propose d'explorer le journaliste et écrivain brésilien Alan Riding, mis en scène au Chok Théâtre par Alain Besset. Un théâtre d'engagement au profit de la paix et de la justice. Traitres, vendredi 4 à 20 heures et dimanche 6 octobre à 17 heures au Chok Théâtre

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Paf le chien

ARTS | À la frontière de la figuration libre et de l’art singulier, le plasticien Louis Molle présente une étonnante tribu de créatures hybrides et colorées, fruit de (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

Paf le chien

À la frontière de la figuration libre et de l’art singulier, le plasticien Louis Molle présente une étonnante tribu de créatures hybrides et colorées, fruit de son imaginaire poétique et de sa bienveillante subversion. Warff ! travaux de Louis Molle, du 27 janvier au 15 mars, le Chok Théâtre à Saint-Etienne

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Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

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Face à Face dévoile son thème 2018

ECRANS | Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 septembre 2018

Face à Face dévoile son thème 2018

Le festival du film LGBT+ de Saint-Étienne, Face à Face vient de dévoiler le thème central de sa prochaine édition, la 14e, qui se déroulera du 19 au 25 novembre 2018. L'équipe d'organisation a décidé de mettre en avant le sujet de l'homoparentalité. Parmi les nouveautés annoncées pour cette année, la présence de deux ou trois événements Off. Les lieux du festival restent les deux cinémas Méliès (Jean Jaurès et Saint-François), la Cinémathèque, le Zoobar, le F2, La Maison Rouge ainsi que le New Dandy. 14e festival Face à Face, du 19 au 25 novembre 2018

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Devoir de mémoire

Théâtre | Vingt ans après sa déportation, une rescapée des camps de la mort rencontre un universitaire allemand qui a servi comme officier sous le régime nazi. À (...)

Houda El Boudrari | Mardi 6 février 2018

Devoir de mémoire

Vingt ans après sa déportation, une rescapée des camps de la mort rencontre un universitaire allemand qui a servi comme officier sous le régime nazi. À travers leur dialogue, qui oscille entre confrontation et séduction, Ceux qui avaient choisi interroge la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et, avec elle, la responsabilité individuelle et collective face à l’une des pages les plus sombres de notre Histoire. Mercredi 28 février 2018 à 20h30 au Chok Théâtre.

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Paumes d’Adam

Expo au théâtre | Manu Adam ne se refuse aucune matière ni aucune technique, entre dessin, peinture, installations, peintographie et photograture. Le plasticien fait naître (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 février 2018

Paumes d’Adam

Manu Adam ne se refuse aucune matière ni aucune technique, entre dessin, peinture, installations, peintographie et photograture. Le plasticien fait naître de ses mains un univers à géométrie variable où l’étrange se taille un chemin sinueux dans une réalité multiple. Révolution, une exposition à voir jusqu’en mars au Chok Théâtre.

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Treize enthousiasmant

Face à Face | Contre mauvaise fortune — entendez “coupe brutale de la subvention régionale”—, le festival stéphanois fait belle programmation pour sa 13e édition en alignant des films primés un peu partout dans le monde et qui, au passage, croisent les questions LGBT.

Vincent Raymond | Mardi 31 octobre 2017

Treize enthousiasmant

Comme un élégant pied-de-nez aux élu·e·s d’Auvergne Rhône-Alpes ayant jugé la manifestation indigne de recevoir leur obole, Face à Face affiche cette année une sélection plus qualitative que jamais, prouvant sa haute exigence — et son absence de communautarisme. S’il fallait encore le prouver à quelques esprits étriqués, le choix d’une thématique LGBT, s’il est politique et social, ne présage pas de la valeur artistique des œuvres projetées. Laquelle est peu discutable cette année. Tout contre Face à Face C’est en effet à un pluri-récidiviste des palmarès qu’échoit l’honneur d’ouvrir les réjouissances, Seule la terre de Francis Lee, salué d’un prix du meilleur film dramatique à Sundance et du Hitchcock d’Or de Dinard, cette romance entre travailleurs agricoles en Grande-Bretagne est aussi passée par la Berlinale. La clôture se fera avec le Queer Lion de Venise — une pépite islandaise — le très beau Heartstone, de Gudmundur Arnar Gudmundsson, portrait de groupe d’adolescents au moment de l’affirmation de soi et de sa sexualité dans un contexte de rudesse généralisée (climat, famille, mœurs). La justesse de

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Envers et contre tout, mais surtout pour tou-te-s

12e Face à Face : | Le rendez-vous stéphanois du cinéma LGBT s'offre même en exclusivité pour l'ouverture une pépite qui devrait devenir un film-culte : L'Ornithologue.

Vincent Raymond | Mercredi 2 novembre 2016

Envers et contre tout, mais surtout pour tou-te-s

Confronté comme tant de manifestations culturelles dans un contexte économique tendu à de douloureuses incertitudes — d’aucuns ne semblent vraiment pas adhérer au sous-titre/manifeste du festival “Ensemble contre l’homophobie !” —, Face à Face aurait pu se mettre cette année entre parenthèses. Refusant un défaitisme mortifère, l’équipe a troussé une 12e édition à la hauteur des précédentes. Précédé par un chapelet de séances délocalisées (au Colisée de Saint-Galmier pour une projection-débat du brillant documentaire La Sociologue et l’Ourson d’Étienne Chaillou & Mathias Thery mercredi 16 novembre à 20h30 et une avant-première du délicieux Mademoiselle de Park Chan-wook le 19 à 20h30 ou encore au Renoir de Roanne pour celle de You will never be alone de Alex Anwandte le 18 à 20h30), le festival s’ouvre même jeudi 24 au Méliès Jean-Jaurès à 21h avec une splendide curiosité en amont de sa sortie, L’Ornithologue, de João Pedro Rodrigues. Su

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Elle portait le n° 31 661

SCENES | Le 23 mai 1942 au Mont-Valérien, Georges Dudach, mari de Charlotte Delbo, est fusillé. Tous deux militants communistes, le couple s’était engagé dans la (...)

Florence Barnola | Mardi 2 février 2016

Elle portait le n° 31 661

Le 23 mai 1942 au Mont-Valérien, Georges Dudach, mari de Charlotte Delbo, est fusillé. Tous deux militants communistes, le couple s’était engagé dans la Résistance en 1941. Arrêtés quelques mois plus tard, il sera fusillé, elle sera parmi les 230 françaises déportées politiques convoyées à Auschwitz-Birkenau. Avant guerre, Charlotte Delbo était l’assistante de Louis Jouvet. Après guerre, elle témoignera de sa vie en déportation à travers de nombreux ouvrages. Ceux qui avaient choisi, pièce de théâtre en deux actes, s’articule autour de l’arrestation de son mari et de leur ultime entrevue (a-t-elle eu vraiment lieu ?) avant son exécution. Dans cette histoire, il y a trois personnages : Françoise (Charlotte), Paul (Georges) et Werner, un allemand. Nous sommes vingt ans après la fin de la seconde Guerre Mondiale, Françoise fait la connaissance en Grèce de Werner à la terrasse d’un café athénien. L’événement provoque chez l’ancienne déportée - et veuve - la réminiscence d’une scène qui a bouleversée son existence : les derniers moments passés avec son mari en 1942 à la prison de la Santé avant qu’il ne soit fusillé. « Au-delà du témoignage, “Ceux qui a

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Un goût d’enfance acidulé

SCENES | Le roman de l’auteur José Mauro de Vasconcelos, "Mon Bel Oranger", trouve dans l’adaptation théâtrale de la compagnie Ondes de Chok une interprétation sensible et émouvante, qui évoque avec finesse les nombreux thèmes de ce classique brésilien. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 1 décembre 2015

Un goût d’enfance acidulé

Certaines œuvres, littéraires, cinématographiques, plastiques, marquent à jamais. Celles découvertes durant l’enfance gardent une aura particulière, leur statut ne supporte guère des adaptations ou remakes. Au rayon littérature jeunesse, un livre a fait pleurer plusieurs générations. Mon Bel Oranger de José Mauros Vasconcelos publié en 1968 a d’emblée connu un succès international. L’histoire demeure poignante au fil des décennies, les enfants devenus parents la donnent à lire à leurs progénitures qui eux-mêmes la feront découvrir à leurs petits… Ainsi naissent des légendes. Pour autant la fable s’avère simple : Au Brésil, un petit garçon vit au milieu d’une famille nombreuse pauvre où certains membres le battent. Le jeune enfant doté d’une grande intelligence, n’est pas le dernier à commettre des bêtises. Il a pour ami un oranger à qui il se confie et qui lui parle en retour... Les dernières pages se révèlent tristes et pleines d’espoir mêlé. L’auteur raconte en partie son histoire qu'il transcende en roman initiatique, de nombreux thèmes liés au passage de l’enfance au monde adulte sont suggérés. Une adaptation théâtrale qui reste fidèle à la poé

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Festival Face à Face : « Contre la parole de l’obscurantisme »

ECRANS | La 11e édition de Face à Face, le festival gay et lesbien de Saint-Étienne, se tiendra du 19 au 22 novembre prochains. Si l’association qui la programme renouvelé son équipe, c’est pour mieux poursuivre le travail accompli durant sa première décennie… Vincent Raymond

François Cau | Mardi 3 novembre 2015

Festival Face à Face : « Contre la parole de l’obscurantisme »

« C’est à la fois difficile et exaltant ». Alors que le festival s’annonce, Martial Dumas, nouveau président de Face à Face, assume avec un mélange d’enthousiasme et de gravité sa fonction dans l’association : « en dix ans, le festival s’est forgé une image et un impact au niveau national, voire international : il fait partie du top 5 francophone. En tant que cinéphiles, nous avons à cœur de continuer à proposer la programmation la meilleure possible, et d’élever la qualité des séances. » Dès l’ouverture, le très attendu film de Sean Baker Tangerine (prix du jury à Deauville) donnera le tempo, en avant-première française. Nombreuses, d’ailleurs, seront les exclusivités lors de cette édition : outre Vierge sous serment de Laura Bauspuri et The Duke of Burgundy de Peter Strickland qui n’ont jamais été montrés au public stéphanois, Face à Face privilégiera l’inédit en France. Un joli tour de force, incluant la projection (suivie d’une vidéo-rencontre) Beira-Mar, de Filipe Matzembacher et Marcio Reolon, débusqué à la dernière Berlinale. Cette richesse dans le choix et la provenance des pays se trouve, paradoxalement, renforcée pa

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Histoire de matous

SCENES | A l’heure où le Beaujolais nouveau fait son apparition annuelle, Océanerosemarie montre à l’occasion du festival Face à Face de Saint-Étienne, (...)

Florence Barnola | Mardi 3 novembre 2015

Histoire de matous

A l’heure où le Beaujolais nouveau fait son apparition annuelle, Océanerosemarie montre à l’occasion du festival Face à Face de Saint-Étienne, son seule-en-scène Chatons Violents. L’humoriste, chroniqueuse notamment dans On va tous y passer sur France Inter mais aussi sur Europe 1 dans Faites entrer l'invité, s’est d’abord fait connaître comme chanteuse sous le nom de scène Oshen. Après deux albums, elle fait une pause en 2009 pour se consacrer au one-man-show. Son premier spectacle, La lesbienne invisible, fait un carton avec plus de quarante mille spectateurs. Après un autre album sorti en 2011, deux livres (Ma cuisine lesbienne, Le guide pratique du mariage homo) en 2012 et 2013 et une BD (adaptation de son one-man-show), des chroniques radio, elle revient en 2015 avec Chatons violents. Au vu des dernières productions de l’artiste, on pourrait aisément penser qu’il s’agit à nouveau d’un spectacle sur l’homosexualité. Pas du tout. Dans ce deuxième opus, Océanerosemarie évoque les problèmes de couple, l’adoption de chatons, les Parisiens s’exilant à Marseille, le racisme de gauche, etc. La comédie

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Face à face : dix ans et toujours aussi gay

ECRANS | Comme le dit son président Antoine Blanchard-Royer dans l’édito du nouveau festival Face à face : «Après plusieurs éditions thématiques, nous avons décidé cette année (...)

Christophe Chabert | Mardi 4 novembre 2014

Face à face : dix ans et toujours aussi gay

Comme le dit son président Antoine Blanchard-Royer dans l’édito du nouveau festival Face à face : «Après plusieurs éditions thématiques, nous avons décidé cette année de nous recentrer simplement sur le cinéma d'auteur pour vous présenter des films souvent inédits qui resteraient invisibles sans nos festivals.» Autrement dit : plutôt que de chercher à regrouper des œuvres qui n’ont comme dénominateur commun que la déjà très vaste étiquette de "cinéma gay", autant y aller franco et proposer aux spectateurs les meilleurs films récents ou à venir, inédits à Saint-Étienne ou inédits tout courts, et arroser l’ensemble d’une dose de festivité histoire de célébrer les dix ans d’un festival devenu incontournable. Ainsi, en avant-goût de la manifestation, Face à face se délocalise à Roanne pour présenter un film qui n’avait pas eu droit aux écrans de l’Espace Renoir… C’est pourtant un des plus marquants de l’année 2014, puisqu’il s’agit du puissant Eastern boys de Robin Campillo, dont le récit gigogne dessine une carte du désir entre un quadra embourgeoisé et un jeune immigré ukrainien, carte qui recouvre aussi les troubles échanges économiques de servitude entr

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"Je ne me considère pas comme un dj techno"

MUSIQUES | Jennifer Cardini est une incontournable dans la liste des Djs made in France. Habituée des dancefloors, elle a tenu résidence dans des clubs aussi prestigieux que le Rex ou le Pulp à Paris. Habitant désormais en Allemagne et plus précisément à Cologne, la Française viendra mettre un point d'orgue au 10e festival Face à Face. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 29 octobre 2014

Est-ce que depuis le lancement du label Correspondant en 2011, vous consacrez plus de temps à la production ?Malheureusement pas assez, le label et ma carrière de dj m’occupent énormément mais j’espère qu’il en sera autrement en 2015. 
Après trois ans, quel bilan pouvez-vous faire sur le lancement de ce label ? Je suis fière de nos sorties et de l’évolution du label et j’en tire un bilan plutôt positif. A un niveau plus personnel je dois dire que travailler sur un projet commun, échanger des idées et être embarquée dans le processus créatif d’un autre artiste m’a énormément apporté. Comment a évolué votre style au cours de ces dernières années ? Est-ce que le terme "techno" est le mieux approprié afin de qualifier la musique que vous jouez ou produisez ?

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Le courage de faire face

CONNAITRE | La neuvième édition de FACE à FACE, le festival international du film gay et lesbien de Saint-Étienne, s'articule autour de la notion de courage : en voici quelques-uns des temps forts.

Marc Chassaubene | Jeudi 7 novembre 2013

Le courage de faire face

«Le courage est la première des qualités humaines, car elle garantit toutes les autres» : faisant leur cette maxime d’Aristote, les organisateurs de FACE à FACE, le festival international du film gay et lesbien de Saint-Étienne, ont décidé de placer sa neuvième édition sous l’égide de cette vertu cardinale. Car il en faut encore, du courage, à l'étranger ou en France, pour assumer qui l'on est : c'est ce que montrent une grande partie des films projetés durant ces quatre jours. À commencer par celui qui fera l'ouverture du festival (jeudi 28 novembre à 21h au cinéma Le Méliès) : Bambi, de Sébastien Lifshitz, sorte de spin-off de son précédent documentaire, Les Invisibles. La femme qui s'y dévoile, Marie-Pierre Pruvot, y raconte son enfance dans l'Algérie colonisée, lorsqu'elle s'appelait encore Jean-Pierre, puis la montée à la capitale, où elle devient bientôt la reine des nuits parisiennes sous le nom de Bambi, et enfin son changement de sexe et de carrière, lorsqu'elle abandonne les planches des cabarets pour devenir... professeur de Lettres ! C'est précisément ce même Sébastien Lifshitz qui présidera la deuxième Nuit du court-métrage LGBT (

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Face à l’écran

ECRANS | Comme à chaque mois de novembre depuis sept ans, l’association Face à Face organise à Saint-Étienne un festival du film gay et lesbien qui se déroule principalement au cinéma Le France. Romain Vallet

Marc Chassaubene | Dimanche 4 novembre 2012

Face à l’écran

Avec la fermeture cette année du G Club (l’unique discothèque gay de la ville) et du bar lesbien La Bohème, le milieu commercial LGBT stéphanois se résume aujourd’hui à deux bars et deux saunas. Mais n’allez surtout pas dire à Antoine Blanchard, président de l’association Face à Face et donc l’un des principaux organisateurs du festival du même nom, que toute trace de vie homosexuelle a disparu de la surface de Saint-Étienne. «Le dynamisme gay et lesbien d’une ville ne se résume pas aux bars et aux boîtes de nuit !» s’exclamera-t-il aussitôt. Et c’est vrai qu’on aurait plutôt tendance à lui donner raison au vu du travail fourni depuis sept ans par les militants de Face à Face. En 2005, Antoine, Nicolas et quelques autres lançaient le festival du film gay et lesbien de Saint-Étienne. En 2012, pour sa huitième édition, Face à Face proposera une réflexion autour du thème «censure et autocensure». Parce qu’à l’étranger la simple évocation de l’homosexualité est parfois pénalement réprimée et que chez nous aussi, de nombreux gays et lesbiennes sont contraints de taire leurs amours à leurs collègues, à leur famille, voire à leurs amis. Un sujet que connaît bien Louis-Georges Tin, avoc

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En direct et en différé

ECRANS | La saison cinéma sera, du côté du Méliès et du France, l’occasion de sortir du flot infernal des sorties pour faire des pauses avec des réalisateurs, des retours en arrière sur l’Histoire du cinéma ou simplement de prolonger de manière décalée l’expérience du film. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 31 août 2012

En direct et en différé

Le premier événement de taille de cette saison cinéma aura lieu au Méliès le mercredi 11 septembre : les spectateurs pourront en effet converser avec rien moins que le grand William Friedkin. Le réalisateur de French connection et L’Exorciste, qui vient de fêter ses 77 printemps, revient en force avec Killer Joe, une comédie très très noire où une famille de Texans vénaux et méchants engagent un flic ripou pour liquider la mère divorcée afin de toucher son assurance-vie. Le tueur (Matthew McConaughey, star de la rentrée cinéma grâce à ses prestations habitées dans Magic Mike, Paperboy et Mud) exige toutefois une «caution» : la virginité de Dottie, la jeune et pas encore pervertie fille de la famille. Friedkin inaugure ce qui s’annonce comme un des rendez-vous phares du Méliès : Skype me if you can. En direct depuis chez lui via Skype, le cinéaste répondra donc aux questions du public et, si l’on en croit ses récentes interviews, cela devrait être passionnant. En octobre, c’est le réalisateur de House of boys, Jean-Claude Schlim, qui se prêtera à l’exercice, en partenariat avec le fes

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Que les « Curieux » se dirigent dans la Ruelle 

MUSIQUES | Si Ferré dans sa Préface déclare qu’un «poète ça sent des pieds», le spectateur de théâtre, sait qu’à Saint-Etienne il devra user les siens pour avoir accès à l’acte (...)

Marc Chassaubene | Lundi 30 janvier 2012

Que les « Curieux » se dirigent dans la Ruelle 

Si Ferré dans sa Préface déclare qu’un «poète ça sent des pieds», le spectateur de théâtre, sait qu’à Saint-Etienne il devra user les siens pour avoir accès à l’acte poétique. Le théâtre ça se mérite ! Il faut monter des rues et aussi se faufiler dans des ruelles. Celle abritant le Chok Théâtre et le Théâtre du Verso vous réserve une programmation semestrielle toujours aussi sociale et intimiste. Basée sur la «débrouille», la vie de ces hauts lieux stéphanois est forte d’une décennie de « théâtre de sens, d’engagement et d’interrogation » rappelle Alain Besset : «Il reste dans le théâtre cette possibilité-là de résistance. Quand il devient le théâtre de masse, c’est redoutable». La preuve au Verso avec le spectacle «Une chambre à écrire», mis en scène par Emmanuel Houzé, où l’écriture de Bertol Brecht convoque la mer pour chercher «la force du corps». Le Chok Théâtre accueille Bosse Compagnie avec le spectacle «Femme de parloir» de Duszka Maksymovicz. Michel Laforest à la mise en scène, évoque un «théâtre-témoignage» aux élans «pré-politiques» pour proposer une réflexion sur la possibilité de l’amour en prison, cela malgré

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