Le pré carré d'Hermès

Alain Koenig | Mardi 2 juin 2015

Photo : Nicolas Souche


Sous-exploité dans l'anthologie chambriste, l'hymen harmonieux de la flûte et de la harpe exhale un doux parfum estival. Hermès, bien avant d'avoir transmis sa séquence ADN à des sacs à main, fut aussi le messager des dieux de l'Olympe, l'icône des alchimistes et de l'hermétisme. Il prête ici son patronyme terrestre à un duo de charme. Nathalie Cornevin à la harpe et Valérie Perrotin à la flûte traversière insuffleront vie à un répertoire souvent oublié des compositeurs : tout le monde ne s'appelle Mozart dans la genèse du répertoire. Les deux complices n'hésitent donc pas à recourir à la transcription lorsque le compositeur fait défaut. De sa madeleine bretonne, Valérie Perrotin réveillera le souvenir du compositeur le plus océanique du siècle dernier : Jean Cras. Juste retour du Gulf Stream pour ce marin-compositeur dont les œuvres - ici une Suite en concert- pleines de poésie laissent parfois douter du bien-fondé de certaines postérités... Jean-Sébastien sera bien sûr convié à ce dîner aux chandelles avec une transcription de sa Sonate en sol mineur. Saint-Saëns, trop souvent «boudi-boudé» en France, sera l'objet de tous les égards de nos duettistes avec sa Fantaisie op.124. L'immense Fauré ne sera pas oublié non plus, avec une Fantaisie transcrite pour flûte et harpe, tandis qu'Astor Piazzola achèvera le concert sur une note plus exotique. Un programme pour transformer le plomb en or ! Alain Koenig

Duo Hermès, samedi 27 juin à 20h30, Prieuré de Saint-Romain-le-Puy


Duo Hermès

Flûte trav. & harpe
Prieuré de Saint-Romain-le-Puy Le Village Saint-Romain-le-Puy
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Saint-Etienne en short-list

Réouverture lieux culturels | Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : (...)

Nicolas Bros | Mercredi 24 mars 2021

Saint-Etienne en short-list

Lors du point presse d'avant-conseil municipal de lundi dernier, le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a confirmé l'information à IF Saint-Etienne : Saint-Etienne a été sélectionnée parmi les trois villes désignées par la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour tester le protocole sanitaire de réouverture au public des lieux culturels. « Nous sommes prêts, a précisé Gaël Perdriau. Comme nous l’avons été pour avancer sur les tests puis la vaccination. » Pour le moment, les conditions et les dates de ces tests, ne sont pas connues.

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Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Festivals | La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a confirmé hier que les festivals du printemps et de l’été pourront avoir lieu en configuration assise et avec une limite de 5 000 personnes. Nous avons demandé à plusieurs organisateurs ligériens si cette nouvelle peut changer la donne ou pas dans leur activité.

Nicolas Bros | Vendredi 19 février 2021

Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Après l’annulation du Foreztival, il ne reste que peu de festivals finalement concernés par les annonces de la ministre de la Culture hier. Cette dernière a confirmé que les festivals debout pourront se tenir ce printemps et cet été, avec une jauge limitée à 5 000 spectateurs, tous assis. Paroles & Musiques, pas vraiment concerné A Saint-Etienne, le festival Paroles & Musiques, qui doit se dérouler du 18 au 23 mai prochain, n’est pas impacté par ces décisions. « Les annonces d'hier ne concernent pas vraiment P&M puisque nous sommes au mois de mai dans des salles fermées, explique Simon Javelle, directeur artistique qui reste positif quant à la réouverture des salles d’ici au mois de mai. Je suis toujours confiant sur la tenue du festival aux dates prévues. Nous avons fait t

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"Éléonore" : Aime ma sœur !

ECRANS | ★☆☆☆☆ De Amro Hamzawi (Fr., 1h25) avec Nora Hamzawi, Julia Faure, Dominique Reymond…

Vincent Raymond | Mercredi 30 septembre 2020

Bavarde impénitente, gaffeuse patentée, en panne d’amour, Éléonore accepte un job alimentaire d’assistante chez un éditeur de romans érotiques. Elle va mettre le souk, mais dans l’intérêt général… Transposant son histoire pour que sa sœur Nora puisse l’interpréter, Amro Hamzawi signe une comédie sentimentale désuète pour l’export, pleine de cartes postales et de Parisiennes trop agaçantes mais sexy (ô-l’amûr-jolie-madmoizel). Hors d’âge et relativement dispensable.

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Bach to basics...

MUSIQUES | Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 septembre 2020

Bach to basics...

Après quelques tâtonnements, le festival Baroque en Forez revient en force, en puisant à la source de son ADN. Qui d'autre que le grand Jean-Sébastien pouvait venir en aide aux programmateurs de ce délicieux festival d'altitude ? En gage d'éternelle reconnaissance, Florent Mayet collectionnera les pépites, grand public (Passion selon Saint-Jean le 11 octobre ou Suites pour violoncelle par Emmanuelle Bertrand le 10 octobre à Saint-Bonnet-le-Château), ou plus intimes, dépouillées (Variations Goldberg le 5 octobre à Marols, Sonates pour violon et continuo le 5 octobre à Périgneux, Fantaisies et Partitas le 7 octobre à Margerie-Chantagret). L'érudition se mettra au service et à la portée d'un public toujours plus avide de sens, avec les interventions du très compétent et sympathique Julien Garde. Soli Deo Gloria... Festival Baroque en Forez, du 3 au 11 octobre dans divers lieux du Forez (Monbrison, Saint-Bonnet-le-Château) Plus d'infos sur www.baroque-en-forez.fr

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"Midnight Runner" : La course à l’abîme

ECRANS | De Hannes Baumgartner (Sui., 1h32) avec Max Hubacher, Annina Euling, Sylvie Rohrer…

Vincent Raymond | Mardi 30 juin 2020

Champion de course, Jonas s’entraîne avec une ombre au-dessus de la tête : celle de son frère mort, qui jadis le soutenait. Déséquilibré par son absence, il se met à agresser des femmes nuitamment. Le jour, il donne le change : personne ne réalise vraiment la gravité de son état… Froid, clinique, sec… Tel semble Jonas, tel paraît être le film. Voudrait-on appuyer sur des clichés que l’on incriminerait en sus la rugosité du dialecte suisse-allemand, l’ambiance hivernale des entraînements dans les forêts boueuses ou sur le pavé bernois et l’image bleuâtre ! Nul besoin d'ajouter que Baumgartner s’est inspiré d’un fait divers pour charger la barque de ce douloureux long métrage peu bavard, et cependant fascinant dans sa limpidité : le mal-être de Jonas évident, dévorant, obsédant et antérieur à la disparition de son frère — on découvrira qu’ils ont tous deux été placés dans une famille d’accueil — n’est plus apaisé par la pratique hypnotique du fond. Il a trouvé un dérivatif plus puissant dans la transgression d’un interdit ; une décharge d’adrénaline supérieure aux endorphines. Une pulsion contre la raison.

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"L’espace cinématographique nous renvoie à nos responsabilités collectives"

Ceux qui travaillent | Antoine Russbach signe avec Ceux qui travaillent (présenté à Avignon et Gérardmer) l’un des premiers films francophones les plus percutants de l’année, où il expose en pleine lumière les coulisses du système capitaliste. À voir pour dessiller les consommateurs !

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Quel est le point de départ de ce film ? Antoine Russbach : Au départ, ce film s’inscrivait dans un projet plus vaste, beaucoup trop compliqué et trop cher pour un premier film : Ceux qui travaillent, ceux qui combattent et ceux qui prient, reprenant l’ordre de la société médiévale — ceux qui travaillent étant le tiers-état, les paysans ; ceux qui combattent, la noblesse et puis ceux qui prient le clergé s’occupant de notre âme. Je l’ai scindé en trois et donc ce film se pose la question de qui, aujourd’hui, nous nourrit. Je suis parti la chaîne de distribution logistique de biens, sur la manière que l’on a de consommer aujourd’hui. La particularité, c’est que ça parle du travail dans sa finalité avec un personnage d’une classe sociale élevée qui, d’une certaine manière représente le modèle de réussite que l’on peut avoir naïvement dans notre société et qui contient quelque chose de défaillant. Toutes les décisions que prend votre personnage semblent répondre à une logique pragmatique — même si elles peuvent paraître absurdes, voire inhumaines. Y a-t-il chez lui que

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"Ceux qui travaillent" : La gueule de l’emploi

KAPITAL | De Antoine Russbach (Sui.-Bel, 1h42) avec Olivier Gourmet, Adèle Bochatay, Delphine Bibet…

Vincent Raymond | Mercredi 25 septembre 2019

Premier arrivé, dernier parti ; costume cravate, droit comme un i… Frank a tout du cadre modèle dans la société de fret maritime où il a gravi tous les échelons. Mais une décision coupable lui vaut d’être licencié. Lui qui se pensait pour toujours dans le camp des vainqueurs va vaciller… Précipité d’économie, de chronique sociale et d’éthique cristallisé en une fiction tragiquement réelle, ce premier long métrage aussi cuisant qu’une gifle fait d’un Olivier Gourmet marmoréen (et magistral, comme à l’accoutumée) le bras armé du capitalisme sans état d’âme — pléonasme. Antoine Russbach ayant de surcroît l’adresse de ne pas tomber dans le piège du manichéisme, le personnage de Frank gagne en épaisseur humaine au fur et à mesure de sa déchéance et de ses rechutes, puisqu’il comprend être aussi la victime du système dont il se croyait seulement bénéficiaire — “profiteur“ serait plus exact. On le hait en le plaignant à la fois, en particulier lorsqu’il constate la fragilité de sa “réussite” reposant sur le fait qu’il est un tiroir-caisse pour toute sa famille. Exception faite de sa plus jeune fille, encore épargnée par la fièvre consumériste.

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"Un jour de pluie à New York" : Grosse Pomme à l’eau

ECRANS | De Woody Allen (E.-U., 1h32) avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Kelly Rohrbach…

Vincent Raymond | Mercredi 18 septembre 2019

Ashleigh a obtenu d’interviewer un réalisateur arty pour le journal de sa fac… à condition d’aller à Manhattan. Bonne nouvelle pour son petit copain Gatsby, qui leur organise un week-end en amoureux dans son New York chéri. Sur place hélas, rien ne se déroulera comme prévu… Cette histoire d'un couple qui se remet en question à l’issue d’une nuit marquée par les tentations sentimentales erratiques de l’un des des deux partenaires dans un New York à la fois mondain et irréel, ça vous a un petit air de Eyes Wide Shut ; donc d’une relecture de la Traumnovelle de Schnitzler dont Kubrick s’était inspirée, accommodée à la sauce Allen. Mais Woody ayant déjà encensé son bien-aimé Manhattan dans toutes les hauteurs ne parvient plus à en offrir un regard qui ne soit à la limite de l’auto-citation, voire de l’auto-parodie. Et si l’on doit admettre de ne frayer ici — une fois encore — qu’avec des démocrates érudits ayant des névroses de couple et résidant autour d’un Central Park réchauffé par les couleurs l’automne, faut-il en plus supporter des dialogues d’une prévisibilité caricaturale et inégalement

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BWd12 allonge d'un concert

Festival classique | Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

BWd12 allonge d'un concert

Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge le plaisir avec un cinquième concert le dimanche 13 octobre à l'Opsis de Roche-la-Molière avec le Quatuor Capriccio. Pour l'occasion, seront entre autre proposés le Quatuor n°12 (Quartettsatz) de Franz Schubert, la Pièce pour quatuor à cordes de Félix Mendelssohn ou encore le Quatuor Serioso de Ludwig van Beethoven. Quatuor Capriccio, dimanche 13 octobre à 17h au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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Tout un plat

Classique | C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand (...)

Alain Koenig | Mardi 5 février 2019

Tout un plat

C’est à l’hiver de sa vie, en Bretagne, qu’Alexandre Dumas père rédige ce condensé d’imaginaire hypergueusique et d’autobiographie culinaire, le Grand Dictionnaire de Cuisine. Chien, autruche, kangourou, baleine ou dauphin, tout se rôtit ou se mitonne à l’escabèche ou à la Dugléré… Dumas s’y insurge aussi contre la « pratique barbare » du gavage des oies, combat prémonitoire de la "bien-pensance" contemporaine. On rit beaucoup, on salive -ou pas- en lisant la recette du "lapin cuit dans sa peau". Alors qu’on attendait naturellement la toque croustillante d’un Rossini, pour mettre en musique cet ana hors du commun, c’est vers un autre bon-vivant que Philippe Forget dirige le mélomane. Dans la Cuisine d’Offenbach, le spectacle musical étoilé au Guide Michelin, déglace le génial talent du Quatuor Debussy, effile les solistes chanteurs de la Compagnie Orphéon et fait monter au beurre la tension zygomatique : Orphée aux Enfers, Les Brigands, La Vie Parisienne ou La Périchole, bottes secrètes d’un spectacle haut en saveurs du génial marmiton, du Mozart des Champs-Elysées, du délicieux juif errant (ne dirait-on pas

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Prendre le ré à deux

Musique de chambre | Cette absence de frugalité aurait pu laisser présager des pires excès de bouche ! Jugez plutôt : « Heure exquise », « Prendre le thé à (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

Prendre le ré à deux

Cette absence de frugalité aurait pu laisser présager des pires excès de bouche ! Jugez plutôt : « Heure exquise », « Prendre le thé à deux », « Passionnément », « Savez-vous planter les choux ».... C'est de la bouche de la succulente Catherine Séon et du très gouleyant Philippe Noncle, pépites - de chocolat - de l'art lyrique, qu'est née cette surprise musicale. Messager, Offenbach, Audran, Lehar, Legrand, servis par Tigran Toumanian, Agnès Pereira, Geneviève Rigot et Marianne Pey, s'agiteront en cuisine pour honorer nos deux maîtres-queux. Miam ! Miam !, samedi 2 février à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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Bach ? Chiche !

Festival classique | Mûri au soleil des éditions précédentes, le projet d'un festival dédié au Cantor aboutit enfin. Quelle fête ! Un rosaire de chefs d'œuvres et de têtes (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

Bach ? Chiche !

Mûri au soleil des éditions précédentes, le projet d'un festival dédié au Cantor aboutit enfin. Quelle fête ! Un rosaire de chefs d'œuvres et de têtes d'affiches ouvre le bal. Emmanuelle Bertrand partagera l'intériorité céleste des Suites pour violoncelle avec un public tout "ouïe", en tandem avec son complice organiste – compositeur : Thierry Escaich. Le duo vaut le Voyage à Leipzig, pardon, Saint-Genest-Lerpt, et rappellera aux anciens un pèlerinage enchanté. Anne-Catherine Vinay, claveciniste d'élite, contribuera elle aussi au rayonnement de son instrument, avec un ouvrage très intimiste du grand Jean-Sébastien. Carnet de notes, expérimentation harmonique, sonore, mélodique, tout a été dit sur ces Variations Goldberg, mystère des infinis. Lorsque Bach envoie à l'Électeur de Saxe sa Missa en 1733 - Kyrie et Gloria, ancêtres de la Messe en si -, avec le secret espoir de fuir la médiocratie municipale de Leipzig, se doute-t-il qu'il bouleverse l'ordre musical mondial ? Question à jamais sans réponse, pour un chef d'œuvre qui requiert de ses interprètes, une résilience esthétique exceptionnelle, des cordes vocales en titane, et l'humil

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Première vidéo "Dans l'Oeil du Petit Bulletin Saint-Étienne"

Nouveau format d'interview | Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier (...)

Nicolas Bros | Jeudi 22 novembre 2018

Première vidéo

Nouveau format pour le Petit Bulletin Saint-Étienne avec le lancement des interviews vidéos avec un invité à la rédaction. Pour le début, c'est Olivier Bachelard de l'association Face à Face qui s'est prêté au jeu. Vous pouvez retrouver cette première juste en -dessous. N'hésitez pas à partager cette vidéo et à nous donner votre avis sur notre page Facebook.

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Logar : « Ma musique prend son temps »

MUSIQUES | Avec A year in a Life, Clément Faure a sorti un premier album folk sous le nom de Logar. Un disque fin, qui se laisse déguster avec plaisir. Une des très belles surprises de cette année qui se produira au Pax mais également dans les médiathèques de Montbrison et Saint-Just-Saint-Rambert en novembre. Rencontre avec cet auteur-compositeur-interprète originaire de la Loire.

Nicolas Bros | Mercredi 7 novembre 2018

Logar : « Ma musique prend son temps »

Quel est votre parcours jusqu'à Logar ? J'ai commencé en autodidacte. C'est mon père qui m'a d'abord montré comment on fait un mi mineur. Il y a à peu près vingt cinq ans... Ensuite j'ai essayé de repiquer toute la musique que j'entendais passer à la maison, en déchiffrant les notes et les sons. Puis, comme je suis de Montbrison, je suis arrivé au GAMM, une école de musique, dans laquelle j'ai rencontré Geoffroy Barthélémy. Il m'a proposé de l'accompagner pour son projet. J'avais alors seize ou dix-sept ans. J'ai également accompagné pour Pierrick Vivarès avec qui je joue toujours. Enfin, j'ai intégré l'ENM de Villeurbanne et le CRA.P où j'ai pu approfondir mes connaissances des musiques actuelles. Pourquoi avoir monté ce projet-là ? J'ai joué pour beaucoup de monde et j'avais des histoires à raconter. J'avais envie d'écrire mes chansons. C'était en 2012. En 2014, il y a eu un premier EP sorti de manière assez confidentielle. Il s'intitule Seasons et constitue la colonne vertébrale de l'album A year in a life sorti en 2018. Avec cette envie de tourner autour de ce thème hyper cyclique des saisons qui ryt

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Grimper les 7 Collines

Festival | 24e édition pour le festival pluridisciplinaire stéphanois qui fait la part belle notamment à la discipline circassienne. Focus sur 4 spectacles entre danse, musique et espoirs.

La rédaction | Mardi 5 juin 2018

Grimper les 7 Collines

Équilibres fragiles Avec le cirque, on va très loin ! Dans le cirque ou dans la vie, on reste toujours sur le fil. Ainsi Boulevard Conakry, spectacle chorégraphique et musical, inspiré des scènes de rue de la capitale guinéenne grouillante de vie, de parfums et de couleurs, nous tient en haleine. Notre regard reste rivé au tourbillon des prouesses acrobatiques d'artistes qui, se mettant en danger, questionnent les équilibres fragiles, laissant entrevoir nos vies dans ce qu'elles ont d'incertain, de fragile et de grand à la fois. MB Boulevard Conakry, mardi 26 juin à 20h, à la Comédie de Saint-Étienne Vents d'Est Musicien traditionnel et rock star, Goran Bregovic n’en finit pas de mettre en ébullition la planète musique. Avec son nouvel EP, Three letters from Sarajevo, il tente de rapprocher les trois religions qui font depuis des siècles l’identité multiple de sa ville natale, actuelle capitale de Bosnie-Herzégovine. Pour l’occasion, l’Orchestre des mariages et des ent

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"Lady Bird" : Au nid soit qui mal y pense

Autobiopic | de Greta Gerwig (E.-U., 1h34) avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts…

Vincent Raymond | Jeudi 22 février 2018

Exigeant d’être appelée Lady Bird par son entourage, Christine ambitionne d’étudier à New York. Pour l’heure lycéenne à Sacramento, elle cache ses origines modestes, tendant à se rapprocher de ses condisciples plus populaires et plus huppées. Quitte à trahir ses amis… ou elle-même. Chronique du tournant du siècle, ce portrait d’une ado aspirant à une vie intellectuellement exaltante, hors d’un ordinaire familial qu’elle toise d’un regard systématiquement dépréciatif, s’inspire du passé de la réalisatrice. Quinze ans après les faits, Greta Gerwig les revisite en effet dans la position de celle qui a franchi les obstacles, figurant aujourd’hui parmi une certaine élite branchée du cinéma. Dans la bande de Noah Baumbach (il partage sa vie) et Wes Anderson (elle partage son producteur), frayant quand ça lui chante avec les studios, la comédienne fait ici ses débuts solo de cinéaste. Qui croirait qu’elle a gravité dans une mouvance alternative, au vu du résultat ? Film indé formaté, avec personnage d’ado de province rebelle, ultra mature mais naïf (ça plaît à NY, LA ou en Europe), enje

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Poupée de cire

Lyrique | Prenant le contre-pied de ses opéras-bouffes, le testament du compositeur de la Belle Hélène exhale ces effluves de lavande dont s'affublent les vieux (...)

Alain Koenig | Jeudi 2 novembre 2017

Poupée de cire

Prenant le contre-pied de ses opéras-bouffes, le testament du compositeur de la Belle Hélène exhale ces effluves de lavande dont s'affublent les vieux messieurs "portant toujours beau". Pour son chant du cygne, délaissant l'archétype très "Second Empire" du tocard nouveau riche, il fuit sa consubstantielle "marque de fabrique". Les mésaventures sentimentales du poète Hoffmann, guidé vers son malheur par des personnages aux patronymes diaboliques (Coppélius, Docteur Miracle, Dapertutto), évoquent toutes les déclinaisons possibles de la parabole de la mort : Olympia n'est qu'une poupée sans vie, la chanteuse Antonia meurt du son de sa propre voix, et Giulietta, cupide, cherche à lui dérober son reflet dans le miroir. Pour incarner les trois femmes aimées, une seule et même artiste : Fabienne Conrad. Rompue à l'exercice, elle a déjà relevé le défi dans une production de l'Opéra de Rouen, dans laquelle elle fut très remarquée. Elle ne sera pas une inconnue pour le superbe chef David Reiland, avec lequel elle incarna, en juin dernier à Leipzig, Marie de Gonzague, dans la très médiatisée reprise du Cinq-Mars de Gounod. Florian Laconi, bien connu des stéphanois, incar

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Les Surdoués placent le Bach

Classique | Jugés coupables par contumace du réchauffement de la nef de "la Charité", Philippe Bourlois, accordéoniste virtuose, et Mathieu Névéol, voltigeur d'archet (...)

Alain Koenig | Mardi 31 octobre 2017

Les Surdoués placent le Bach

Jugés coupables par contumace du réchauffement de la nef de "la Charité", Philippe Bourlois, accordéoniste virtuose, et Mathieu Névéol, voltigeur d'archet ébouriffant, sont, en guise de rappel, conviés à pratiquer l'analepsie à Montrond-les-Bains, ville dont la vigueur thermale n'est plus à démontrer. À l'heure où la Résidence Domitys conclut sa somnolence postprandiale, Jean-Sébastien Bach fera irruption, accompagné d'un SyLF à la musicalité tonique, avec le sublime Concerto en fa mineur... transcrit pour l'accordéon. Gageure à laquelle Philippe Bourlois nous a habitués, ayant déjà gravé au disque les Variations Goldberg du maître de Cöthen. Gould et Argerich n'ont qu'à bien se tenir ! Mathieu Névéol, qui, littéralement, fabrique l'objet de son art, puisqu'il est également luthier, explorera ses propres compositions, des musiques traditionnelles et du Piazzola, seul, en "duo complice", ou en bonne compagnie sylphide, oups du SyLF, pardon. Chemins de traverse, samedi 18 novembre à 16h, à la Résidence Domitys de Montrond-les-Bains

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Aimons-nous vivants !

Festival classique | Depuis son austère belvédère de granit, sépulture d'intrigantes momies, la Collégiale de Saint-Bonnet-le-Château redevient l'épicentre de l'incontournable Baroque en Forez. Jean-Pierre Menuge y célèbre, cette année, "le vivant".

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Aimons-nous vivants !

Que les bacchantes chenues de Jean-Pierre Menuge, tirage sépia d'un vieux daguerréotype, n'abusent pas le chaland ! Ce directeur artistique, ainsi que toute son équipe, connaît la musique... baroque, tout particulièrement. Cet ornement pileux tout acadien, trompeusement débonnaire, cache un redoutable virtuose de la flûte à bec, comme peut en témoigner le festivalier de 2016. « L'art baroque se définit comme un art du mouvement et de l'illusion, qui emprunte son langage à celui des émotions et des passions, des "affetti", comme disent les italiens », rappelle-t-il très justement. Et de citer Le Bernin : « L'homme n'est jamais plus semblable à lui-même que lorsqu'il est en mouvement. ». En mouvement, le festival le sera, qui investira les trésors patrimoniaux de la superbe "Route des balcons" : Montarcher, Marols, Saint-Jean-Soleymieux, Chazelles-sur-Lavieu, et Saint-Bonnet-le-Château. L'Orfeo di Cracovia, phalange ad hoc de talentueux instrumentistes d'époque, sera cette fois encore, bien vivant, assumant les programmes avec orchestre. Beau monde aux balcons Ce dernier accompagnera Bruno Cocset, violoncelliste de talent,

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Lettre de Cannes #3

Festival de Cannes 2017 | Ou comment la courtoisie est une valeur qui se perd, un grand cinéaste se suicide à Cannes, et Netflix invente le vidéo-film.

Christophe Chabert | Mardi 23 mai 2017

Lettre de Cannes #3

Cher PB, Au son d’un hélicoptère tournoyant dans le ciel, loin au-dessus de la croisette, je t’écris à nouveau pour te parler de cinéma. Mais avant, j’aimerais te raconter un petit jeu que je pratique avec quelques amis depuis que je me rends au festival. Ce jeu, qui est plutôt une forme de compétition honorifique, s’appelle le Prix de la courtoisie. Rien à voir avec la radio d’extrême droite éponyme — cela me rappelle qu’autrefois, quand moi-même je faisais de la radio, un des animateurs ne cessait de présenter les titres musicaux en parlant d’albums « éponymes », sans trop savoir ce qu’il racontait puisqu’il allait jusqu’à dire de certains qu’ils étaient « parfaitement éponymes », laissant penser que d’autres étaient « un peu éponymes » et d’autres encore « moyennement éponymes »… Le Prix de la courtoisie consiste à saluer chaleureusement TOUS les agents d’accueil que l’on croise avant d’accéder aux projections, de les remercier chaque fois qu’ils font quelque chose pour nous — biper nos badges, nous indiquer nos places… — et, plus globalement, de leur sourire et de ne pas les traiter comme des paillassons. La base, quoi… Sauf au festival de Cannes où les

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Emmanuelle, toujours plus belle

Classique | Direction artistique de plusieurs festivals, sortie d'un nouveau CD, l'ambassadrice du violoncelle français, grande dévoreuse de kilomètres, mérite bien une pause sur la terre de son enfance, pas plus de 24 heures...

Alain Koenig | Mardi 2 mai 2017

Emmanuelle, toujours plus belle

Entre deux TGV, elle apparaît, lumineuse comme toujours, sourire radieux qui abat les montagnes et soulève les âmes, humble et vrai. L'occasion pour nous de retrouver la trépidante musicienne, qui ne s'égare jamais dans la flagornerie endémique et pailletée de la "planète classique". De son CD consacré à Saint-Saëns chez Harmonia Mundi, elle livrera au public de l'Opéra de Saint-Étienne le célèbre Premier Concerto. Toujours très impressionnant par sa redoutable virtuosité, il est aussi l'occasion pour les interprètes d'apposer leur sceau sur des enregistrements de légende. Interrogée sur ce "silence habité" précédent l'exécution d'une page aussi célèbre, elle confie : « La plupart des concertos débutent par une introduction de l'orchestre seul, un temps d'introspection pour le soliste, entrant peu à peu dans l'œuvre. Le Premier Concerto de Saint-Saëns, à l'inverse, commence à vif, sans aucune préparation. Il propulse interprète et auditeur dans le tumulte de l'œuvre, un concerto d'un seul tenant, sans interruption entre les mouvements. Un peu comme le déroulement d'une vie, comportant passion, errance ou émerveillement ! » La

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Satire "icône"

MUSIQUES | Il se sera bien "payé leurs têtes de veaux" aux "Parigots", l'ami Jacob Eberst, dit Jacques Offenbach ! Pourfendeur bienveillant et visionnaire de (...)

Alain Koenig | Mercredi 30 novembre 2016

Satire

Il se sera bien "payé leurs têtes de veaux" aux "Parigots", l'ami Jacob Eberst, dit Jacques Offenbach ! Pourfendeur bienveillant et visionnaire de cette bourgeoisie triomphante, un tantinet niaise et décomplexée, de cette idéologie fondatrice de nos empires et républiques de carton pâte...contemporains ! Le nouveau-riche sonde désespérément le miroir, dans l'espoir d'y voir un aristocrate éclairé, oubliant simplement qu'il l'a décapité un demi-siècle plus tôt... Car la Vie Parisienne nous éclaire sur les travers de ce Paris du 19e siècle, pétri d'orgueil et ivre de vanité, la mise en scène adaptée par feu Jérôme Savary faisant loupe, telle un microscope sur le microcosme... Les Parisiens ne sont pas rancuniers et savent même parfois faire preuve de second degré, qui plébiscitèrent ce vaudeville, en faisant un des plus grands succès que la "capitale-lumière" ait connu... À l'Opéra de Saint-Etienne, du 31 décembre au 3 janvier, fêtons la nouvelle année en riant de tout, riant de tous, mais surtout en riant de nous-mêmes !

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Pourquoi redescendre ?

SCENES | Le festival des 7 collines démarre fort avec le superbe spectacle de Mathurin Bolze qui, avec Du goudron et des plumes, avait laissé le public de la Comédie, médusé. Dans Barons Perchés, Bachir, le héros solitaire de Fenêtres et son double, Mathurin Bolze, nous entraînent dans une danse-poursuite aérienne vertigineuse au sein d'un monde en apesanteur.

Monique Bonnefond | Mardi 31 mai 2016

Pourquoi redescendre ?

Inspiré de l'ouvrage d'Italo Calvino, Le Baron perché dont on retrouve un certain état d'esprit, notamment dans le désir d'une vie à la gravité moins pesante, libérée des contraintes du corps et de la terre ferme, le spectacle de Mathurin Bolze nous invite à suivre le deuxième volet de l'histoire commencée avec Fenêtres (repris également pendant le festival) et le personnage incarné par Karim Messaoudi, Bachir, qui en avait « marre de vivre à plat ». « Dans ma cabane en bois, je vivrai en volume » dit-il. Dans cette cabane, baraque renversée, on perd toute notion d'endroit et d'envers, de verticalité et d'horizontalité. Plus rien n'a de sens. Marcher sur les murs, voler, disparaître, tout est possible pour Bachir et Mathurin, ces deux "monte-en-l'air" à la ressemblance troublante, dont l'ombre juvénile de l'un à la poursuite de l'autre, ou de son double, épouse ses gestes, calque ses pas sur les siens, créant une complémentarité magnifique. Mais, au-delà du prétexte narratif, c'est aussi d'équilibre dont il est question, d'affranchissement des pesanteurs. Et là, chapeau les artistes ! Un feu d'artifice d'acrobaties Vrille

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Le Trésor

ECRANS | Touchant à tous les registres sans faire de tapage, Corneliu Porumboiu compose, film après film, une peinture méticuleuse de la société roumaine contemporaine, et s’impose comme le plus important cinéaste actuel de son pays. Nouvelle perle à sa filmographie, “Le Trésor” ne fait que le confirmer.

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

Le Trésor

Qu’est-ce qu’un trésor ? À cette question, chacune et chacun possède au moins deux réponses. L’une sentimentale, se référant à un objet matériel ou immatériel dénué de toute valeur marchande ; l’autre, absolue, désignant un bien universellement reconnu comme précieux, source de richesse potentielle pour son détenteur. Il est rare dans notre monde matérialiste que les deux définitions se superposent ou que l’une parvienne à se substituer à l’autre, à moins que l’on ait conservé une âme innocente. C’est le cas de Corneliu Porumboiu, qui malgré sa lucidité d’adulte, sait encore décocher des regards en direction d’un naturel merveilleux. Avoir un tel sens de l’absurdité et faire preuve d’autant de poésie relève du prodige. De l'ironie à la pelle Chaque époque connaît sa quête du Graal, plus ou moins ludique, plus ou moins comique. Ce film en est une, qui renvoie à un temps et à un imaginaire révolus — celui des romans peuplés de pirates dissimulateurs, ou de ces contes que le héros Costi lit le soir à son fils. Seulement, en étant transposée de nos jours à l’échelle d’un jardin, l’aventure se trouve comme vidée de sa substance héroïque, de son éclat, d’une form

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Passion protéiforme

SCENES | Après vingt ans de créations, Florence Girardon se lance un incroyable défi en portant à la scène une œuvre peu adaptée dans le domaine de la danse : la "Passion selon Saint-Matthieu" de J.S.Bach, œuvre imposante autour de laquelle elle réunit neuf artistes venus d'horizons divers. Monique Bonnefond

Monique Bonnefond | Mardi 3 novembre 2015

Passion protéiforme

Les artistes connaissent bien ce processus de création qui fait qu'un beau jour, sans qu'on sache trop pourquoi, émerge une chose qu'on portait en soi depuis longtemps. La Passion selon Saint-Matthieu de Bach « fait partie de ma vie » dit Florence Girardon. « C'est une œuvre monumentale qui provoque toujours beaucoup d'émotions chez moi, une œuvre qui permet aussi beaucoup d'entrées possibles, beaucoup de variations. » C'est ce qui a amené cette chorégraphe au parcours très éclectique à proposer à neuf artistes : cinq chorégraphes, deux metteurs en scène et un cinéaste (Ulises Alvarez, Cécile Laloy, David Mambouch, Maguy Marin, Éric Pellet, Pierre Pontvianne, Ennio Sammarco, Philippe Vincent), tous porteurs d'une écriture singulière, de se lancer avec elle dans cette aventure audacieuse : créer chacun une forme à partir de l'œuvre monumentale de Bach qui devient un espace de réflexion, d'inspiration, avec beaucoup de questions qui ouvrent le regard, ouvrent des portes. Chacun est invité à fabriquer sa propre forme à partir de parties musicales librement choisies et à donner sa propre interprét

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Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

MUSIQUES | Voici la sélection de concerts de musique classique/lyrique de la rédaction du Petit Bulletin Saint-Étienne pour la saison 15/16.

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

Pourquoi votre fille est muette... C'est au célèbre tandem Barbier-Carré que Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique, confia d'intercaler dans la pièce de Molière, des textes chantés qui pussent rehausser la farce du grand Molière. Comme le fera plus tard Massenet avec sa Cendrillon, les références au 17e siècle sont légion. Empreinte de ce bon sens populaire, dont notre génie national ne se départit jamais, ce Médecin malgré lui, revisité par Gounod est assaisonné à la sauce Rossini et se déguste tel un Beaujolais nouveau. Parfait pour un public familial. AK Le Médecin malgré lui, vendredi 16 et samedi 17 octobre à 20h au Grand Théâtre Massenet de l'Opéra de Saint-Étienne Le chouchou de la Castafiore... Merci à Puccini et à ses deux librettistes d'avoir réussi à faire oublier la naphtaline grandiloquente de la pièce de Victorien Sardou. La postérité n'aura retenu que le chef d'œuvre passionnel et brutal du maître de Lucques, et qui s'en plaindra ? Apogée du vérisme, véritable juke-box de mélodies toutes plus belles les unes que les autres. Comment s'étonner du triomp

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La Chartreuse de Charme

MUSIQUES | Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du (...)

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

La Chartreuse de Charme

Le mélomane, assoiffé de spiritualité, gagnera son élévation ce mois-ci, en marchant sur les chemins du monastère chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez. Autour du thème "L'esprit du chant", les Musicales de Sainte-Croix se déploient cette année sur trois dimanches, durant lesquels la fine fleur du chant rhônealpin viendra baguenauder autour des ermitages. L'Ensemble Tarentule, tout d'abord, vaut à lui seul l’ascension du Pilat, d'autant plus qu'il s'adonnera à son répertoire de prédilection: la musique a cappella de la Renaissance et ses trésors. L'Octuor de l'Orchestre National de Lyon et ses quatre solistes proposeront leur vision du très sombre Octuor à vent en ut mineur KV.388 de Mozart. L'oeuvre témoigne de l'engouement de l'époque pour une formation dont le répertoire comporte, certes, des œuvres originales, comme les sérénades de Mozart, mais qui, depuis la création de l'Harmonie Impériale par Joseph II, permettaient, bien avant l'invention du MP3 de rejouer des transcriptions d'airs que fredonnait le passant viennois, comme les opéras ou les symphonies. De talentueux chanteurs lyonnais, dont l'excellent Paul-Henry

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While we’re young

ECRANS | Après Frances Ha, Noah Baumbach continue d’explorer le New York branché et sa bohème artistique, transformant Solness le constructeur d’Ibsen en fable grinçante et néanmoins morale où des Bobos quadras se prennent de passion pour un couple de jeunes hipsters. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 22 juillet 2015

While we’re young

Quarante ans, toujours pas parents ; Josh et Cornelia — couple inattendu mais crédible formé par Ben Stiller et Naomi Watts — sont en pleine crise. Tandis que leurs amis BoBos new-yorkais s’assurent une descendance, eux semblent frappés de stérilité. Celle-ci n’est pas seulement sexuelle, elle est aussi créative, en particulier pour Josh, en galère pour terminer un documentaire fleuve qui, manifestement, n’intéresse que lui. Jusqu’au jour où ils rencontrent Jamie et Darby — Adam Driver et Amanda Seyfried, prototypes de hipsters ayant fait de la bohème une règle de vie. À leur contact, Josh et Cornelia trouvent une seconde jeunesse, revigorés par ce couple qui semble vivre dans un présent perpétuel. Noah Baumbach se livre alors à une comédie de mœurs contemporaine, même s’il s’inspire très librement d’une pièce vieille d’un siècle — Solness le constructeur d’Ibsen. Le ton y est mordant et le monde actuel en prend pour son grade : tandis que Josh se débat avec son portable, ses CD et son appartement design, Jamie ne jure que par les vinyles, les VHS et le mobilier vintage. La jeunesse s’empare des objets ringards de ses aînés et les rends hype et désirables, y c

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L'Esprit du « Supérieur »

MUSIQUES | Depuis son bucolique piton, le festival BWd12 peut s'enorgueillir de donner un tremplin à la relève musicale française. Les interprètes invités sont, pour la (...)

Alain Koenig | Mardi 30 juin 2015

L'Esprit du « Supérieur »

Depuis son bucolique piton, le festival BWd12 peut s'enorgueillir de donner un tremplin à la relève musicale française. Les interprètes invités sont, pour la plupart, issus du «Sup» - Conservatoire National Supérieur – ou d'autres conservatoires français et étrangers. Frédérique Bizet, professeure de clarinette, codirectrice de l'association K.440, librettiste d'opéras pour enfants et directrice artistique du festival, dévoile en interview sa stratégie: «Coups de cœur artistiques, découvertes stylistiques et arrangements réalisés par Yves Marie, constituent le terreau de notre programme. Une fois le point final apposé, il ne nous reste plus qu'à confier notre projet aux bénévoles qui se chargent d'en faire la promotion». Quant à la question posée par Francis Wolff, professeur à l'École Normale Supérieure de Paris, - «Pourquoi la musique procure-t-elle du plaisir ?» - les programmateurs répondent par quatre soirées thématiques, contribuant à démocratiser la musique de chambre: «Un soir à l'opéra», «La musique et ses secrets», «L'écriture musicale au féminin» et enfin, «Le temps suspend son vol». Alain Koenig

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Les Djinns toniques

MUSIQUES | Une fois n'est pas coutume, autorisons le coq gaulois à se rengorger à la lecture du «programme commun» de l'Ensemble Vocal Universitaire et du Chœur de (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juin 2015

Les Djinns toniques

Une fois n'est pas coutume, autorisons le coq gaulois à se rengorger à la lecture du «programme commun» de l'Ensemble Vocal Universitaire et du Chœur de Femmes du Conservatoire Massenet. Véritable «Lagarde et Michard» à l'usage du choriste français, les deux ensembles enchaînent les joyaux d'un répertoire, étendard d'une sensibilité si particulière pour les oreilles étrangères. Fuyant l'invasion allemande en 1870, Gounod s'installe à Londres. C'est sur les bords de la Tamise qu'il compose Gallia, motet décrivant la Jérusalem détruite, métaphore d'un Paris en ruine, après la tragédie de la Commune. Dans le dernier mouvement, la soprano solo exhorte chœur et orchestre à espérer, dans un élan d'un rare et déchirant lyrisme. Deux pièces incontournables de Fauré prolongent la fête : les étranges et fantomatiques Djinns, ainsi que le bouleversant Cantique de Jean Racine, emblématique d'une musique française racée, subtile et recueillie. Claude Debussy avec «Trois Chansons de Charles d'Orléans», puis l'Ave Maria et le Dextera Domini de César Franck viendront clore ce programme exaltant et hexagonal. Mariette Wilson et Maëlle Defoin-

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C'est un jardin extraordinaire...

MUSIQUES | Disserter sur l'alchimie de Jean-Sébastien Bach, comme celle de Mozart d'ailleurs, relève toujours de la gageure, un acte d'humilité. Une fois les accords (...)

Alain Koenig | Mercredi 6 mai 2015

C'est un jardin extraordinaire...

Disserter sur l'alchimie de Jean-Sébastien Bach, comme celle de Mozart d'ailleurs, relève toujours de la gageure, un acte d'humilité. Une fois les accords chiffrés, les harmonies analysées, les fugues disséquées, le contrepoint idolâtré, que reste-t-il du grand ouvrage cosmique, sinon un vortex géant ? Mozart après avoir découvert les partitions du Cantor, n'a-t-il pas écrit d'une plume toute neuve sa sublime Messe en ut ? Les Sonates pour flûte et clavecin de Bach ne sont pourtant pas la clef de voûte de quelque puissant chef d’œuvre, comme les Concertos pour deux, trois ou quatre claviers, la Messe en si, une cantate jubilante, ou une bouleversante Passion. Ici, Bach, joue sur la corde intime, comme il le fait avec les miraculeuses Sonates pour violoncelle et clavier. Le contrepoint se met au service d'une méditation intérieure, une spiritualité tout à la fois ludique et contemplative. Faut-il croire au hasard si l'on annonce que le talentueux ensemble de musique ancienne Le Jardin des Délices convoque dans son patronyme le mystérieux triptyque de Jérôme Bosch de 1503, tableau oscillant entre la science fiction et

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Piston décomplexé !

MUSIQUES | Fragile intermède dans le déchaînement des passions européennes, la Belle Époque est un marqueur-temps hors du temps. Temps des cerises mûres et de l'archétype proustien Madame Verdurin : reconstitution musicale d'un salon de la Belle-Époque par un «pro» du piston (trompette et cornet) et un «pro» du piano. Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 6 janvier 2015

Piston décomplexé !

Audacieux pari lancé par Eric Beaufocher, merveilleux pianiste, et Didier Martin, trompettiste vertueux et virtuose, tous deux solistes de l'Ensemble Orchestral Contemporain : recréer un salon de musique de la Belle-Époque à travers le prisme d'un répertoire boudé par les «spécialistes de l'air du temps» et de la torsion nasale... Une fois encore, c'est l'olfaction sans faille du programmateur des Sérénades du dimanche, Hervé Cligniez, qui a su flairer l'idée de génie ! Ambiance madeleine trempée dans la verveine (pas forcément la tisane!), les deux compères feront revivre les fleurons du répertoire pour trompette de salon (cornet ou bugle à l'occasion) et piano, émaillant les démonstrations musicales de saynètes biographiques ou historiques. Didier Martin explique : «le système du pistonnage, invention décisive, ouvrit la voie à des répertoires jusque là inaccessibles. Né de cette évolution et adopté par Berlioz, le cornet à piston, instrument véloce et chatoyant, trouva rapidement sa place parmi le répertoire dit «de salon». Sous l'impulsion du maître Jean-Baptiste Arban, il fut le précurseur du développement spectaculaire de la trompette.»

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Le carré d'Hermès

MUSIQUES | Dans une lettre adressée à son père en 1777, Mozart confie : «comment écrire pour un instrument que je ne puis souffrir ?». Fidèle à lui-même, il relèvera le défi en (...)

Alain Koenig | Mardi 30 septembre 2014

Le carré d'Hermès

Dans une lettre adressée à son père en 1777, Mozart confie : «comment écrire pour un instrument que je ne puis souffrir ?». Fidèle à lui-même, il relèvera le défi en nous gratifiant de quatre quatuors pour flûte, violon, alto et violoncelle. Composés à Mannheim, ville dont le Prince Électeur Karl-Theodore avait fait un centre culturel très actif, les deux premiers opus furent une commande de l'armateur Dejong, flûtiste amateur avec lequel il avait sympathisé. Le dernier quatuor K.278 semble pour sa part, avoir été un pastiche, caricaturant la faiblesse harmonique de certains compositeurs français, et recyclant les thèmes de chansons populaires. Pour Valérie Perrotin, flûtiste du Quatuor Hermès, jouer cette intégrale redonne vie à «un Mozart qui passait de joyeuses soirées à faire la musique avec ses amis. Ces quatuors sont très concertants, les mouvements lents sont somptueux. C'est de la grande musique de chambre, trop souvent absente du répertoire des flûtistes, qui jouent rarement avec les cordes. C'est aussi un grand plaisir que de travailler les quatre en même temps». Les autres solistes Vera Markovitch au violon, Anna Startseva à l'alto, et Marianne Gaiff

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Vivement dimanche prochain!

MUSIQUES | Cette année encore, l'évêché de Saint-Étienne propose aux «Sérénades du Dimanche» une terre d'accueil digne de ce nom, dans la belle acoustique du Centre (...)

Alain Koenig | Mercredi 3 septembre 2014

Vivement dimanche prochain!

Cette année encore, l'évêché de Saint-Étienne propose aux «Sérénades du Dimanche» une terre d'accueil digne de ce nom, dans la belle acoustique du Centre Saint-Augustin. Aux fourneaux, le clarinettiste-marmiton Hervé Cligniez, a su concocter quelques plats du terroir bien mitonnés, maîtrisant parfaitement l'art de relever les saveurs. La saison s'ouvrira le 28 septembre, sur une note très «cuivrée» avec la Musique de l'Infanterie, dans un programme Bach, Beethoven et Vivaldi. Le Big Band de Saint-Étienne de Ludovic Murat, pro du jazz, succèdera le 16 novembre au Quatuor Hermès qui, avec l'excellente flûtiste Valérie Perrotin, rendra hommage au divin Mozart le 12 octobre. Le 14 décembre, le récital de piano de Roland Meiller dans un programme Debussy, Fauré, Ravel sera très attendu par la jeune génération... Le 11 janvier 2015, le trop rare Octuor de Schubert, préfigurant sa Grande Symphonie, sera l'occasion de galvaniser les professeurs du Conservatoire Massenet dans un même élan «romantique». Le 1er mars, le Quatuor Onslow, baptisé en mémoire du compositeur franco-britannique clermontois, dispensera ses charmes musicaux dans des œuvres

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Le trio qui donne des «L»

MUSIQUES | Heureux le village de Pommiers qui verra le 11 mai se poser les ailes du Trio «L» ! Au piano Lyuba Zhezcheva, au violoncelle Louison Crès-Debacq, et (...)

Alain Koenig | Mercredi 30 avril 2014

Le trio qui donne des «L»

Heureux le village de Pommiers qui verra le 11 mai se poser les ailes du Trio «L» ! Au piano Lyuba Zhezcheva, au violoncelle Louison Crès-Debacq, et Louis-Jean Perreau au violon, livreront un programme subtil, concocté par de véritables «chambristes». Dans une lettre adressée à Robert Godet son ami, Claude Debussy décrit sa Sonate pour violon et piano en ces termes: «Défiez-vous à l'avenir des œuvres qui paraissent planer en plein ciel, souvent elles ont croupi dans les ténèbres d'un cerveau morose...». Dans une autre lettre, il surenchérit : «Sachez donc, ami trop confiant, que je n'ai écrit cette sonate que pour m'en débarrasser...» Pourtant, la subtilité harmonique et mélodique de ce petit «bijou» ne cessent d'étonner encore aujourd'hui. La fougue, la grâce et l'engagement «physique» de la talentueuse phalange ligérienne sauront, à n'en point douter, faire oublier les ratiocinations debussiennes pour laisser place à la «musique pure» d'un de nos plus grands compositeurs. La Grande Guerre étant le fil rouge du programme, le Trio en la mineur de Maurice Ravel redonne, dans son premier mouvement, du courage au compositeur engagé au front, par

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Ces deux buts-ci...

MUSIQUES | Dans « fugues et requiem », le Quatuor Debussy met en lumière la continuité historique dans laquelle s'inscrit le « Requiem » du génial Mozart. Les évolutions chronologiques de « l'art de la fugue » dessinent l'arbre généalogique dans lequel s'insère la transcription de Lichtenthal de 1802. Le requiem, ou maillon de la fugue ? Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 1 avril 2014

Ces deux buts-ci...

Peu d’œuvres ont généré autant de mythes que le célébrissime Requiem de Mozart. Au risque de décevoir les accros du joli film Amadeus, la vérité musicologique reprend ses droits lentement mais sûrement. Musicologue, spécialiste de Mozart, Florence Badol-Bertrand a contribué, à travers de nombreux ouvrages, au rétablissement d'une fiabilité historique souvent galvaudée. Entre une interview sur France Musique et deux « tables rondes » sur Mozart à la Cité de la Musique, elle commente : « aucun des arguments développés dans le film ne résiste à l'évidence des simples constats (...). En 1791, Mozart est un compositeur reconnu et payé en conséquence. Il vient de refuser trois propositions de postes prestigieux et vit dans un appartement confortable au cœur de Vienne. Pour le couronnement de l'empereur (...), on lui commande La Clémence de Titus, on donne son Don Giovanni ; sa musique religieuse accompagne chacune des cérémonies. En outre, on a identifié le commanditaire du Requiem, diagnostiqué les causes de sa mort, (…) et admis qu'il fut inhumé selon les conventions de son rang: dans un tombeau communautaire », explique-t-elle.

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Frances Ha

ECRANS | En noir et blanc et au plus près de sa formidable actrice et co-auteur Greta Gerwig, Noah Baumbach filme l’errance d’adresses en adresses d’une femme ni tout à fait enfant, ni tout à fait adulte, dans un hommage au cinéma français qui est aussi une résurrection du grand cinéma indépendant américain. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 1 juillet 2013

Frances Ha

Elle s’appelle Frances et c’est déjà tout un programme pour le nouveau film de Noah Baumbach, son meilleur depuis Les Berkman se séparent. Frances est une New-yorkaise pur jus, mais c’est comme si cette belle création cinématographique, fruit d’un travail en symbiose entre le cinéaste et son actrice Greta Gerwig, était aussi l’héritière d’un certain cinéma français. Dans une des nombreuses chambres où elle va échouer et qu’elle se refuse obstinément à ranger, Frances épingle un poster anglais de L’Argent de poche de François Truffaut ; avec un de ses colocataires, elle regarde un soir à la télé Un conte de Noël de Desplechin ; sur un coup de tête, la voilà partie pour Paris, où elle traîne entre le Café de Flore et la Sorbonne, tentant vainement d’avancer dans sa lecture de Proust ; enfin, séquence mémorable, on la voit danser en toute liberté dans la rue tandis que la caméra l’accompagne en travelling latéral, avec Modern love de David Bowie déchaîné sur la bande-son. Plus qu’un clin d’œil, cette reprise de la scène mythique de Mauvais sang où Carax iconisait son comédien fétiche Denis Lavant tient lieu de double décl

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Bachelorette

ECRANS | De Leslye Headland (ÉU, 1h27) avec Kirsten Dunst, Isla Fisher…

Jerôme Dittmar | Mercredi 17 octobre 2012

Bachelorette

Le féminisme trash et décomplexé est-il l'avenir de l'homme ? À en croire la voie empruntée par Bachelorette, version sale et méchante de Mes meilleures amies, toutes les conditions à son avènement sont prêtes. Adaptation perso de sa propre pièce, le film de Leslye Headland prouve une fois encore que la prétention à l'intelligence par la vulgarité est pire que tout. Folle nuit de trois demoiselles d'honneur invitées au mariage de leur copine de fac obèse (c'est le film qui souligne), ce Very Bad Trip au leitmotiv étourdissant (réparer la robe de la mariée, ruinée après un excès de coke) se voudrait manier esprit punk et cynisme avec l'air de dire que la franchise le mérite bien. L'illusion ne tient pas deux secondes : la complaisance dans un immoralisme crétin comme nouveau gynécée irrévérencieux de la comédie romantique offre des perspectives assez effrayantes au genre. Si la femme s'imagine échapper à son éternel second rôle en jouant les badass soulardes et fières de l'être, on est mal barré.

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Ouvert le dimanche !

MUSIQUES | Tous les ans, l’association «Les sérénades du dimanche», sous l’impulsion musicale d’Hervé Cligniez et Cyril Goujon, met à l’honneur la musique de chambre à Saint Etienne. Vivement le dimanche ! Alain Koenig

Alain Koenig | Jeudi 20 septembre 2012

Ouvert le dimanche !

La rencontre avec Hervé Cligniez est toujours une joie, particulièrement en ce jour d’été ensoleillé où il communique avec passion son enthousiasme sur la saison 2012-2013 des «Sérénades du dimanche». La saison qui débute s’annonce particulièrement alléchante et prometteuse. Ce ne sont pas moins de huit concerts programmés, chacun donnant un coup de projecteur sur un thème, un compositeur, ou bien, nouveauté à laquelle notre organisateur tient beaucoup, un grand interprète à qui l’on donnera «carte blanche». C’est cette formule qui sera illustrée le 21 octobre, au Conservatoire Massenet. Une rencontre est organisée pour un «libre parcours» avec Nicolas Martynciow, caisse claire solo de l’Orchestre de Paris et Clément Himbert, saxophoniste. Le répertoire classique se réduisant a priori à une peau de chagrin pour ces deux instruments, les Sérénades laisseront les deux compères composer leur programme eux-mêmes. Une autre «carte blanche», et non des moindres, sera donnée à Jean-François Heisser, remarquable pianiste et chef d’orchestre, le 7 avril, avant sa participation au festival «Piano Passion».  Tous sur le «ring» 

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