Elle portait le n° 31 661

Florence Barnola | Mardi 2 février 2016

Photo : © DR


Le 23 mai 1942 au Mont-Valérien, Georges Dudach, mari de Charlotte Delbo, est fusillé. Tous deux militants communistes, le couple s'était engagé dans la Résistance en 1941. Arrêtés quelques mois plus tard, il sera fusillé, elle sera parmi les 230 françaises déportées politiques convoyées à Auschwitz-Birkenau. Avant guerre, Charlotte Delbo était l'assistante de Louis Jouvet. Après guerre, elle témoignera de sa vie en déportation à travers de nombreux ouvrages. Ceux qui avaient choisi, pièce de théâtre en deux actes, s'articule autour de l'arrestation de son mari et de leur ultime entrevue (a-t-elle eu vraiment lieu ?) avant son exécution. Dans cette histoire, il y a trois personnages : Françoise (Charlotte), Paul (Georges) et Werner, un allemand. Nous sommes vingt ans après la fin de la seconde Guerre Mondiale, Françoise fait la connaissance en Grèce de Werner à la terrasse d'un café athénien. L'événement provoque chez l'ancienne déportée - et veuve - la réminiscence d'une scène qui a bouleversée son existence : les derniers moments passés avec son mari en 1942 à la prison de la Santé avant qu'il ne soit fusillé. « Au-delà du témoignage, “Ceux qui avaient choisi“, en plus de participer au devoir de mémoire, est une pièce historique et politique traitant du passé afin de nous avertir des dangers qui menacent une Europe en construction dont la vocation première doit être la Liberté. » Le metteur en scène Alain Besset fait du théâtre militant. Depuis de nombreuses années, au Chok, il invite à la réflexion par un engagement sincère. La beauté de son projet artistique réside dans la constance de son combat. FB

Ceux qui avaient choisi, du 2 au 7 février au Chok Théâtre


Ceux qui avaient choisi

De C. Delbo, par la cie Chok Théâtre, ms A. Besset av. C. Besse, J-J. Cornillon, Yann Mercier
Chok Théâtre 24 rue Bernard Palissy Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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SCENES | Le roman de l’auteur José Mauro de Vasconcelos, "Mon Bel Oranger", trouve dans l’adaptation théâtrale de la compagnie Ondes de Chok une interprétation sensible et émouvante, qui évoque avec finesse les nombreux thèmes de ce classique brésilien. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 1 décembre 2015

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Certaines œuvres, littéraires, cinématographiques, plastiques, marquent à jamais. Celles découvertes durant l’enfance gardent une aura particulière, leur statut ne supporte guère des adaptations ou remakes. Au rayon littérature jeunesse, un livre a fait pleurer plusieurs générations. Mon Bel Oranger de José Mauros Vasconcelos publié en 1968 a d’emblée connu un succès international. L’histoire demeure poignante au fil des décennies, les enfants devenus parents la donnent à lire à leurs progénitures qui eux-mêmes la feront découvrir à leurs petits… Ainsi naissent des légendes. Pour autant la fable s’avère simple : Au Brésil, un petit garçon vit au milieu d’une famille nombreuse pauvre où certains membres le battent. Le jeune enfant doté d’une grande intelligence, n’est pas le dernier à commettre des bêtises. Il a pour ami un oranger à qui il se confie et qui lui parle en retour... Les dernières pages se révèlent tristes et pleines d’espoir mêlé. L’auteur raconte en partie son histoire qu'il transcende en roman initiatique, de nombreux thèmes liés au passage de l’enfance au monde adulte sont suggérés. Une adaptation théâtrale qui reste fidèle à la poé

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Alain Besset fait partie de ces hommes réunissant les deux facettes du poète si chères à Daniel Pons : le fou et le créateur. Les méninges ont du chauffé à plein pot pour sortir de sa besace le projet hommage à Henry Miller intitulé "Préservez-moi d'être jamais un Sage !". Il fallait certainement un homme de sa trempe pour rendre compte de la vie d'un des plus grands, au sens de vivant, des créateurs du siècle dernier. Alain Besset utilise directement sur scène les vidéos des entretiens de Pascal Vebros avec Henry Miller. Ces "Ultimes entretiens" comportent un peu du nectar de la vie de l'homme, lequel sur son lit de mort clamait encore son amour et sa fascination pour la vie. La meilleure façon apparemment pour commencer le spectacle selon Alain Besset qui veut rendre un temps soit peu justice à la vie du romancier auteur entre autres de "La crucifixion en rose" et de "Tropiques du cancer" et dont la renommée oscillait entre "légende de son vivant" et "grand prêtre de l'obscénité". Les flash-back autobiographiques éduqueront le spectateur dans une traversée de la vie de l'homme qui aima June Smith Miller et Anaïs Nin, comme il vivait entre Eros et Tan

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