Chap à Chap : l'échappée rurale

Alice Colmart | Mardi 5 juin 2018

Après une édition 2017 loin de l'Isère, le festival Chap à Chap de l'association l'Atelier Perché revient du mercredi 6 au samedi 9 juin dans les rues du Versoud (Grésivaudan) avec la proposition éCHAPpez-vous ! « Comme chaque année, l'ambition est de créer un événement qui investit les milieux ruraux » explique Alexandre Lamothe, chargé de la programmation pour l'Atelier Perché.

Au programme : des animations gratuites, à prix libre ou à 6 euros, avec notamment les artistes burlesques de la compagnie Le BID (Brigade d'Improvisations Décalées), les ZinZins qui proposeront un concert pour les enfants, et même une scène ouverte menée par les habitants de la commune car « la programmation doit être le plus possible constituée avec les habitants ».

Enfin, six spectacles sont prévus pour la journée de clôture avec notamment des concerts d'afro-funk. « Il y aura par exemple Supergombo, groupe venu de Lyon qui mélange plusieurs styles comme le jazz et la musique africaine. C'est très festif. » Allons donc battre la campagne !


ÉCHAPpez vous ! - Festival Chap à Chap

Toute la semaine : Fête foraine artisanale pour les petits et les grands, brigade d'improvisations décalées 6 juin - "Homo Sapiens", concert jeune public sous chapiteau (15h) - Ateliers artistiques (17h) 7 juin - Cabaret Circassien (19h30) 8 juin - Scène ouverte "mon voisin est un artiste" (18h) 9 juin - La Chasse est ouverte, théâtre de rue (14h30) - Quatrevingt-treize, théâtre de rue (16h30) - La Grande Saga de la Françafrique, théâtre de rue (17h30) - Concert swing Jazz manouche (19h30) - Concert Afro funk ( 22h30)
Le Versoud Le Versoud
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Contrats aidés en baisse : la culture en berne

ACTUS | Les CAE (contrats d’accompagnement dans l’emploi destinés au secteur non marchand), dispositif « coûteux » et « inefficace » selon le Premier ministre Édouard Philippe, vont passer de 459 000 en 2016 à moins de 200 000 l’an prochain selon les chiffres du gouvernement. Une décision politique qui va notamment pénaliser les petites structures culturelles, mises devant le fait accompli cet été alors qu’elles ont souvent recours à ce genre de contrats. Reportage à Grenoble.

Jean-Baptiste Auduc | Vendredi 15 septembre 2017

Contrats aidés en baisse : la culture en berne

« On a tous commencé par un CAE ! » Fabien Givernaud, programmateur de l’association grenobloise Mix’Arts, n’est pas rassuré : sur les neuf salariés que compte sa structure, certes quatre ont déjà évolué vers un contrat classique, mais cinq autres bénéficient encore du CAE. « Notre attaché administratif va devoir partir en octobre comme il est impossible de l’employer sans aides. Et deux contrats, pour un cuisinier et un animateur, vont s’arrêter début 2018 et ne seront pas reconduits. » Durant l’été, les conseillers Pôle Emploi, qui se chargent de signer les conventions entre l’État et l’association, ont donc eu de mauvaises nouvelles à annoncer : ce type de contrat permettant à l’employeur de bénéficier « d’aides, sous forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales ou d’aides à la formation » (dixit la Dares, département des statistiques du ministère du travail), vont fortement diminuer. « En juillet, nous avons recruté un assistant-régisseur pour un contrat à mi-temps. Mais en août, notre conse

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Tsunami de mots à Chap à Chap avec "Rictus" de Garniouze

CONNAITRE | Du jeudi 14 au dimanche 17 juillet se tient à Saint-Pierre-d'Allevard le festival Chap à Chap. Avec, nichée dans la programmation pluridisiplinaire, une pépite d'art de rue.

Nadja Pobel | Mardi 5 juillet 2016

Tsunami de mots à Chap à Chap avec

Cette année à Chap à Chap, festival situé à Saint-Pierre-d'Allevard, dans la vallée du Grésivaudan, il y a du bon, que ce soit du côté du spectacle vivant comme de la musique. Mais, choix oblige, on retient surtout la reprise les 16 et 17 juillet à 11h d’un spectacle déjà vu il y a quelques années à Eybens : Rictus de Christophe Lafargue dit Garniouze. L’homme viendra de nouveau avec son meuble à tiroirs sur roulettes et, surtout, les textes de Jehan-Rictus : un poète français de la fin du XIXe siècle qui, dans Les Soliloques du pauvre, donna la parole à un vagabond avec une langue gouailleuse et incroyablement précise, construite en octosyllabes plus ou moins malmenées. Garniouze pratique depuis vingt ans les arts de la rue : c'est peu dire qu'il a la maîtrise de ce terrain qui, pourtant, n'est jamais le même. Pendant près d'une heure trente, il incarne ce personnage non seulement par sa restitution véritablement prodigieuse des mots mais aussi par son corps, dégingandé. Déambulant, constamment proche des spectateurs qui le suivent, il allie le talent (le travail aussi, fatalement immense en amont) à l’humilité en livrant une véritable performance.

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"De Chap en Chap" ou la vallée des merveilles

CONNAITRE | Zoom sur la première édition de ce « festival itinérant en Grésivaudan » organisé par L’Atelier perché.

Aurélien Martinez | Mardi 5 mai 2015

Il était une fois l’association L’Atelier perché, basée à Chapareillan dans la vallée du Grésivaudan, qui s’était fixé un noble but dès sa création en 2012 : « amener le spectacle vivant en milieu rural ». Après avoir testé la forme bar puis la forme festival estival (l’an passé avec "Chap à Chap", arrêté pour cause de mésentente avec la nouvelle municipalité), la voici lancée cette année dans l’organisation de la première édition de "De Chap en Chap", « festival itinérant en Grésivaudan ». Un événement du coup soutenu par la communauté de communes de ce fameux Grésivaudan, puisque l’équipe ira, en plus de Chapareillan, à Barraux, Saint-Vincent-de-Mercuze, La Terrasse ou encore Allevard (liste non exhaustive). Pendant dix jours, du jeudi 7 au dimanche 17 mai, la vallée sera très musique (trois soirées concert) et spectacle vivant, avec la volonté de se placer du côté des propositions familiales. Et aussi locales, puisqu’on retrouvera certaines compagnies bien connues dans le coin, comme les Grenoblois d’Alter-Nez. Pour Boris Brun, l’un des organisateurs, cette première édition en itinérance es

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Le blues des intermittents

ACTUS | Fatigués d’être pris pour cible et constamment attaqués, les intermittents du spectacle (artistes et techniciens) haussent le ton au moment où leur régime est renégocié à la baisse. Et proposent de repenser ce modèle perfectible mais néanmoins capital pour ce qu’il est coutume d’appeler « l’exception culturelle française ». Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 22 avril 2014

Le blues des intermittents

Manifestation, interruption du JT de France 2, perturbation de réunion politique... : depuis quelques semaines, les intermittents du spectacle sont revenus sur le devant de la scène médiatique. La mobilisation est nationale, avec des actions prévues en marge des grands événements culturels des prochaines semaines (comme le vendredi 25 avril au Printemps de Bourges). À Grenoble, on s’organise aussi, au sein d’un collectif dont on a rencontré quelques membres jeudi 17 avril à la Bobine. Leur but : « informer et agir ». Niveau information, le boulot est immense, tant le régime des intermittents peut être difficile à comprendre de l’extérieur, d

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