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Lectures | La lecture a été pour beaucoup un moyen d’évasion pendant le confinement. Aujourd’hui, la réouverture des bibliothèques et librairies enthousiasme de nombreux lecteurs. Ces structures nous en disent plus sur leurs conditions de reprise.

Nathalie Gresset | Mardi 9 juin 2020

Photo : (c) Nathalie Gresset


« Beaucoup de personnes sont venues à la librairie depuis le 12 mai. Elles étaient contentes de nous retrouver et certaines avaient choisi d'attendre qu'on rouvre pour acheter des livres chez nous. C'était très émouvant. » Cet enthousiasme des lecteurs que constate Gaëlle Partouche, gérante des Modernes, a aussi été observé par d'autres libraires de la ville. « Les clients nous ont communiqué leur joie de revenir dans un lieu qui leur est cher et dont on mesure d'autant plus l'importance après une période de privation. Le fait que les librairies soient l'un des premiers lieux de culture à rouvrir participe à cette impression d'engouement », note Claire Criscuolo, directrice de la librairie Arthaud.

Pendant le confinement, certaines boutiques avaient mis en place un système de retrait de livres, réservés en amont, et pouvaient déjà constater la très grande attente des lecteurs. «Quand on a instauré ce dispositif fin avril, la queue des personnes venant chercher leur commande faisait presque 100 m, remarque Nicolas Trigeassou, à la tête de la librairie Le Square.On a réalisé à quel point on était attendu. On a aussi reçu de nombreux messages de soutien tout au long de cette période. » Du côté des bibliothèques, les lecteurs ont aussi répondu présent, avec un enregistrement d'environ 7 000 prêts entre le 27 (date de réouverture) et le 30 mai.

Une reprise pas à pas

Pour certains, les deux mois de confinement ont été l'occasion de retrouver le goût de la lecture. « Quand on est enfermé, le livre est un objet précieux et formidable, qui permet à la fois de se recentrer sur soi et d'ouvrir des portes », explique Nicolas Trigeassou. Le gérant constate que « les classiques » ont eu le vent en poupe « comme si, avec cette épreuve, il y avait eu un besoin de se concentrer sur ce qui est essentiel ». De son côté, le réseau des bibliothèques municipales a facilité l'accès à la numothèque – ressources numériques en ligne – en permettant une inscription directement sur son site. « Les livres numériques ont été très plébiscités, les classiques comme les ouvrages d'actualité », observe Isabelle Westeel, directrice de la bibliothèque municipale.

Aujourd'hui, la réouverture des librairies et bibliothèques est aussi possible grâce à l'instauration de règles sanitaires. Gel hydroalcoolique, vitres de plexiglas, sens de circulation, jauge limitée... sont autant de mesures permettant aux clients et usagers de revenir en toute confiance. « Les bibliothèques reprennent leur activité pas à pas. La première étape a été d'ouvrir un comptoir de prêt-retour. La prochaine, toujours en réflexion, sera de redonner l'accès aux espaces et collections », explique la directrice. Pour les rencontres et autres événements organisés par les librairies et bibliothèques, il faudra s'armer d'un peu de patience mais toutes planchent déjà dessus. Comptez sur nous pour vous tenir informés.

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Libraires et disquaires lèvent le rideau

ACTUS | Reprise. À l’image de l’ensemble des commerces, librairies et disquaires ont pu rouvrir leurs portes samedi 28 novembre. Une reprise d’activité espérée pendant de longues semaines et attendue par leurs clients.

Sandy Plas | Mardi 8 décembre 2020

Libraires et disquaires lèvent le rideau

Il y a eu l’attente et l’incompréhension. Puis, finalement, l’annonce au sommet de l’État de la réouverture des commerces. Une bouffée d’oxygène espérée, notamment par les commerces culturels, contraints à la fermeture, fin octobre, car jugés non-essentiels. À Grenoble, comme partout en France, les libraires ont donc pu lever le rideau samedi 28 novembre, pour accueillir à nouveau leurs clients, qui étaient au rendez-vous en ce premier jour d’ouverture : « On est très contents d’avoir rouvert, les clients étaient bien là dès le samedi, c’était une très belle journée, tout le monde avait le sourire », raconte Noémie Leclercq, responsable de la librairie spécialisée BD Momie Folie. À la librairie les Modernes, spécialiste notamment du livre jeunesse, installée dans le quartier Championnet, le constat est le même : « La réouverture est très sportive, il y a du monde et du travail. » « Comme lors du premier déconfinement, les gens sont là en nombre, note, de son côté, Nicolas Trigeassou, directeur de la librairie du Square. Les lecteurs ont énormément de plaisir à retrouver un lieu qui leur est cher. Rien ne remplace le fait de flâner dans la

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Panthère Première, le fond et la forme

CONNAITRE | Rencontre / Épatante revue indépendante d’une centaine de pages lancée en septembre 2017, Panthère Première investira la librairie Les Modernes du jeudi 1er au samedi 3 octobre, le temps de deux expositions, d’une discussion et d’un atelier de gravure à prix libre.

Damien Grimbert | Mardi 22 septembre 2020

Panthère Première, le fond et la forme

Épatante revue indépendante d’une centaine de pages lancée en septembre 2017, Panthère Première investira la librairie Les Modernes du jeudi 1er au samedi 3 octobre, le temps de deux expositions, d’une discussion et d’un atelier de gravure à prix libre. Forcément, un nom aussi éclatant, ça interpelle, mais ce n’est pas pour autant, loin s’en faut, sa seule singularité, comme nous l’explique Gaëlle Partouche, fondatrice de la librairie de la rue Lakanal : « Panthère Première, c’est une revue de critique sociale, qui interroge la porosité entre ce qui relève de la sphère privée et ce qui relève de la sphère publique, et la manière dont nos vies privées sont traversées par le politique. » Proposant dans chaque numéro des thématiques à l’intersection de « ce qui est renvoyé à l’intime (famille, enfance, habitat, corps, maladie, sexualités…) et des phénomènes qui cherchent à faire système (État, industrie, travail, colonialisme, rapports de genre…) », la revue aborde une impressionnante diversité de sujets écrits et illustrés par des contributeurs et contributrices, mais sélectionnés par un collectif éditorial constitué exclusivement de femmes. Un choix d

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« Les prix célèbrent la passion des Français pour la littérature »

ACTUS | La remise, le 4 novembre, du Prix Goncourt à Jean-Paul Dubois pour "Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon" est l’un des temps forts de l’actu littéraire. Nicolas Trigeassou, le responsable de la Librairie Le Square, nous explique pourquoi.

Martin de Kerimel | Mardi 12 novembre 2019

« Les prix célèbrent la passion des Français pour la littérature »

Le livre n’aura pas attendu d’être primé pour convaincre les lecteurs. Jean-Paul Dubois est déjà un auteur populaire et c’est peut-être cela aussi que l’Académie Goncourt vient de récompenser. On peut toutefois parier qu’avec cette haute distinction, Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon saura attirer d’autres férus de la chose écrite. « Les prix célèbrent la passion des Français pour la littérature, confirme Nicolas Trigeassou de la librairie Le Square. Tout s’arrête lors de l’annonce du Goncourt au journal télévisé. Une vibration étonnante. » Cette fois, le libraire parlerait plutôt de confirmation que de révélation : « Jean-Paul Dubois avait déjà obtenu le Femina en 2004, pour Une vie française, et figuré dans la sélection du Goncourt en 2016 pour La Succession. Son nouveau roman est un livre important, que j’avais "repéré" avant l’été. Le Goncourt lui permettra d’atteindre un public élargi, en France et à l’étranger ». Nicolas Trigeassou estime aujourd’hui que l’auteur « construit une œuvre cohérente en se demandant ce qui définit un homm

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Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Événément | Cinquième édition ce samedi 25 mai pour le salon de microédition à ciel ouvert au succès sans cesse renouvelé, organisé à Grenoble dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet (quartier Championnet) par l’asso RbGp. L’occasion de faire le point avec ses deux fondateurs, Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza.

Damien Grimbert | Mardi 21 mai 2019

Un Microsaloon pour « donner un bon panorama de l’univers de la microédition »

Ce n’est pas une mince affaire que de fédérer un public aussi large autour d’une pratique aussi confidentielle que celle de la microédition. C’est pourtant la gageure remportée depuis cinq ans par le Microsaloon, porté à bout de bras par Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza. Une manifestation aujourd’hui bien inscrite dans le paysage, comme l’explique le duo. « Ça reste un événement singulier, mais le fait que ça se passe dehors, dans la rue, en accès libre et gratuit, permet de limiter le risque d’entre-soi. Le public est très passant, très familial, et ça crée un brassage, des discussions, qu’on ne pourrait pas avoir dans un lieu fermé : beaucoup tombent dedans à la sortie du marché des créateurs, on les voit arriver, et 1h30 plus tard, ils sont encore là. C’est là qu’on se dit que c’est gagné. » Un succès que l'on doit aussi à la programmation. « Il y a du renouveau dans les exposants, on accueille des gens de Grenoble mais aussi de Lyon, de Turin, de Bordeaux, de Lille, de Paris, de Belgique… Certains reviennent d’année en année, d’autres viennent pour la première fois, il y a des jeunes de 20

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Nicolas Trigeassou : à livre ouvert

Portrait | Alors que la rentrée littéraire et ses 567 nouveautés sont au cœur de l’actualité, Nicolas Trigeassou, directeur de la librairie grenobloise Le Square, est sorti des cartons pour évoquer ses romans lus et approuvés. Et en a profité pour nous parler de lui, de son parcours et des enjeux du secteur de l'édition.

Alice Colmart | Mardi 18 septembre 2018

Nicolas Trigeassou : à livre ouvert

« Je dirais que Yakari, quand j’étais tout-petit, m’a donné envie de me tourner vers les métiers du livre… Ou c’est peut-être plus l’auteur Georges Perec, j’hésite ! » Dans un petit bureau à l’étage de la librairie Le Square, place Docteur Léon-Martin à Grenoble, Nicolas Trigeassou, son directeur vêtu d’une élégante chemise blanche, nous raconte ses passions de libraire. « On ne cesse d’apprendre, d’être bousculé par la création, par de nouvelles propositions, de nouvelles écritures. » L’occasion unique pour lui de découvrir de nouvelles plumes, c'est notamment cette rentrée littéraire avec ces 567 nouveaux livres qui paraîtront jusqu’à la fin du mois d’octobre. « Avec mon équipe de onze personnes, on défriche, on fait des tris entre les romans à découvrir et ceux qui sont moins indispensables. Il y en a beaucoup. Mais je considère cette surproduction comme une vague porteuse d’énergie. Et c’est un plaisir immense d’être les premiers à découvrir les textes. » Ce travail d’Hercule mené chaque année dès la fin du mois d’avril l’amène ainsi à dénicher des pépites. « Cette rentrée

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Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Événement | Organisé pour la quatrième année consécutive dans les rues Lakanal et Aubert-Dubayet par l’association RbGp, le Microsaloon, prévu ce samedi 26 mai, est désormais un événement bien établi… qui n’en reste pas moins parfois un peu mystérieux pour le néophyte. Explications.

Damien Grimbert | Jeudi 24 mai 2018

Microsaloon : quand la microédition tient salon en pleine rue

Véritable vivier artistique d’une créativité peu commune, l’univers de la microédition regroupe d’innombrables créations imprimées de façon indépendante et le plus souvent artisanale par le biais de multiples procédés comme la sérigraphie, la photocopie, la risographie, la ronéotypie… pour n’en citer qu’une poignée. Permettant d’expérimenter tant sur le fond (ce qu’on imprime) que sur la forme (la façon dont on imprime), elle offre ainsi une infinité de possibilités dont se sont emparés au fil des années une pléiade d’artistes et de (micro-)éditeurs adeptes de l’autoproduction. Émanation de la culture "Do It Yourself" qui permet de créer par ses propres moyens sans reposer sur le bon vouloir des réseaux de production établis, elle a de ce fait attiré en premier lieu dans son sillage des artistes oscillant le plus souvent dans les marges de la création artistique officielle et des cultures populaires. Une scène essentiellement "underground" donc, qui peut aujourd’hui, grâce à des initiatives telles que le Microsaloon, s’exposer au grand jour et à la découverte de publics non-initiés.

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Simple question de l’été #5 : pourquoi les auteurs acceptent-ils les rencontres dans les librairies ?

ACTUS | Pourquoi un écrivain qui vend des milliers de livres prend-il la peine de venir rencontrer ses lecteurs dans une librairie qui ne peut en accueillir que quelques dizaines ? Nicolas Trigeassou, directeur de la librairie grenobloise Le Square (et ici en photo avec l'auteur Gaël Faye), nous répond.

Nicolas Joly | Jeudi 20 juillet 2017

Simple question de l’été #5 : pourquoi les auteurs acceptent-ils les rencontres dans les librairies ?

« Les rencontres avec les lecteurs sont des moments lors desquels il se passe quelque chose entre l’écrivain et son public. Lorsque l’auteur parle de son livre, il le relit et le comprend différemment grâce aux questions que le public lui pose. De plus, l’écriture étant une activité très solitaire, les auteurs ont besoin de cet échange direct avec les lecteurs. L’écrivain touche certes moins de gens que lorsqu’il passe à la télévision, par exemple, mais la nature de la parole qui en sort est très différente. Ce sont des moments d’échange d’une heure environ, durant lesquels les auteurs peuvent aborder certains sujets dont ils ne peuvent pas parler ailleurs. Delphine de Vigan ne dit par exemple certaines choses que lors de ces rencontres. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle refuse qu’elles soient enregistrées. » Et financièrement ? « Les motivations des écrivains pour participer aux rencontres sont donc variées, mais l’argent n’en fait pas partie. Pour préparer la rentrée littéraire, nous envoyons des invitations aux maisons d’éditions des auteurs qui nous intéressent. Ceux qui souhaitent venir nous répondent ensuite, mais il s’agit toujours d’une démarche d

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Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Événement | Le Microsaloon, manifestation couteau suisse consacrée à la microédition, revient ce samedi 20 mai pour une troisième édition grenobloise. Temple à ciel ouvert de la sérigraphie, du fanzine et du "do it yourself" de l’édition, ce "saloon" prône un artisanat de qualité. Rencontre avec Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza qui l'organisent.

Charline Corubolo | Mardi 16 mai 2017

Le Microsaloon défend « une édition qui prend son temps »

Samedi 20 mai aura lieu quartier Championnet à Grenoble la troisième édition du "saloon" de la microédition. Quelle est votre définition de la microédition ? Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza : Il s'agit de la fabrication d’objets papier, que ce soit l’écriture, le dessin, le graphisme…, par des passionnés, qu’ils soient éditeurs indépendants, artistes ou pratiquants amateurs. Des objets produits ​de façon autonome et bien souvent artisanale. En résumé : livres, fanzines, affiches, tracts, dépliants... Les techniques tournent autour de la main : photocopie, sérigraphie, collage... C’est donc une édition qui prend son temps, qui a peu d’argent et qui favorise l’expression libre et les expérimentations, dans une idée de partage et de transmission des savoirs et des moyens de production.​ Quel est le but de ce "saloon" ? Il a pour vocation de présenter un large panel des productions papier d’ici et de maintenant, de faire découvrir la ​formidable (sur)

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En attendant le Microsaloon...

Preview | En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et (...)

Damien Grimbert | Mardi 2 mai 2017

En attendant le Microsaloon...

En amont de la troisième édition du salon de la microédition de Grenoble (le désormais fameux Microsaloon, qui se déroulera samedi 20 mai rue Lakanal et sur lequel on reviendra plus en détail le moment venu), la librairie Les Modernes, co-organisatrice de l’événement avec l’Atelier Octobre, propose une pléiade d’animations en relation tout le mois de mai. Outre une infra-librairie éphémère in situ, qui réunira les œuvres "Do It Yourself" d’une soixantaine de micro-éditeurs, on vous recommande aussi chaleureusement le vernissage d'Il Paraît, exposition des collages d’Audrey La Delfa (photo) le jeudi 4 mai à 19h, qui sera ponctué d’une lecture collage. Le mardi 9 mai à 18h, place à une rencontre-dégustation avec Antonin Iommi-Amunategui, auteur du Manifeste pour le vin naturel et du Manuel pour s'initier au vin naturel. Le jeudi 11 mai entre 12h et 14h, c’est l’École Supérieure d’Art de Grenoble qui prendra le relai avec une « cantine Fanzing » qui permettra de découvrir en avant-première un échantillon du Microsaloon. Enfin, retour aux Modernes le samedi 13 mai où le professeur Draw Draw viendra dévoiler son alléchant « m

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"Rencontres avec Elliott" : fiction rock signée Sylvain Ansoux

CONNAITRE | L'auteur installé à Grenoble présentera son premier ouvrage vendredi 1er juillet à la librairie Les Modernes. Petite rencontre.

Damien Grimbert | Mardi 28 juin 2016

Passionné de musique et de littérature, Sylvain Ansoux a logiquement consacré son premier ouvrage Rencontres avec Elliott à un musicien. En l’occurrence l’Américain Elliott Smith, figure adulée de la scène rock indépendante des années 1990, disparu à 34 ans dans des circonstances tragiques. « J'ai pensé que ça ferait un bon début d'histoire. Puis je me suis vite rendu compte que, des années plus tard, ses proches restaient complètement fascinés par cet artiste, une obsession qui rejoint celle de notre époque pour les chanteurs morts. » D’où l’idée de confronter l'univers d'Elliott Smith avec celui « d’un fan de pop lambda, mais qui quelque part est comme une espèce de double du musicien ». « Plutôt que de faire une biographie, j'ai préféré écrire un roman car à mon sens la fiction saisit parfois mieux le réel » explique l'auteur installé à Grenoble qui a conçu son récit en forme de thriller comme un hommage conjoint « aux années 1990, à la scène grunge et aux polars français de l'époque ». Soit autant de sujets dont on pourra discuter avec lui à l’occasion de sa séance de dédicaces, organisée ce vendredi de 18h à 21h à la li

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Microsaloon : la micro-édition prend la rue

CONNAITRE | Dédié aux "objets-papiers" de toutes formes (fanzines, livres, posters, collages…) fabriqués et édités de manière artisanale par des artistes indépendants, le Microsaloon de la petite édition revient ce samedi dans deux rues grenobloises pour une nouvelle… édition. On a rencontré les organisateurs.

Damien Grimbert | Mardi 24 mai 2016

Microsaloon : la micro-édition prend la rue

Pratique artistique peu médiatisée et encore souvent confinée à l’underground, la micro-édition ne cesse pour autant de gagner en influence (et en affluence) avec les années. « À l’origine, il y a ce besoin, ou cette volonté, de créer un objet imprimé par soi-même, avec des moyens très limités » expliquent Gaëlle Partouche et Richard Bokhobza, à l’origine de la manifestation. « Pendant longtemps, ce sont les systèmes de production qui ont influé directement sur l’objet : il y a eu une explosion dans les années 1980 avec l’apparition de la photocopieuse, qui s’est ajoutée à la pratique de la sérigraphie depuis les années 1960 et 1970, et à la ronéotypie encore avant. Tout ça s’est un peu atténué à la fin des années 1990, mais là, il y a vraiment une résurgence depuis quelque temps. » Rançon de la gloire, le champ de la micro-édition, déjà pas évident à circonscrire, s’est encore complexifié. « Avant, les créateurs de fanzines ou d’affiches démarraient avec des contraintes fortes, tout en aspirant au savoir-faire du graphisme ; il y avait une volonté de tirer les choses vers le haut. Maintenant, c’est un peu l’inverse, certains éditeurs ou graphiste

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Nicolas Trigeassou : « On produit pour produire »

CONNAITRE | Une rentrée littéraire, ce sont des livres ; énormément de livres. Mais ce sont aussi des libraires qui, en ces temps chamboulés où le mot crise est devenu un nom plus que courant, s’interrogent sur leur métier et les pratiques à venir – notamment le livre numérique. Rencontre avec Nicolas Trigeassou, adjoint de direction à la librairie Le Square, qui développe un point de vue pertinent sur ces évolutions encore incertaines. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Christophe Chabert | Vendredi 2 septembre 2011

Nicolas Trigeassou : « On produit pour produire »

654 nouveaux romans sont publiés en cette rentrée littéraire. C’est beaucoup, mais moins que l’année précédente – 701. Comment l’expliquez-vous ? Nicolas Trigeassou : Par la situation de crise que traverse l’édition aujourd’hui. Il y a eu un évènement important en mai dernier : les premières Assises de la librairie, organisées par le Syndicat de la librairie française. Des éditeurs et des diffuseurs étaient aussi présents. Il en est ressorti que la librairie est en difficulté aujourd’hui. Donc par sagesse, parce qu’on ne sait pas très bien quand cette crise prendra fin, les éditeurs ont réduit leur programme, ce qui se traduit par moins de premiers romans. Moins de premiers romans (74 cette année, contre 85 en 2010, 87 en 2009 et 91 en 2008) car moins de prises de risque de la part des éditeurs, qui jouent la carte des valeurs sûres… Sur les valeurs sûres, c’était déjà le cas l’année dernière, avec Houellebecq, Echenoz… Mais cette année, il y a quand même de nombreux livres à découvrir, ça reste une rentrée excitante, et peut-être moins écrasante que la précédente. Bien sûr, il y a des évènements –

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