Le grain de la montagne selon Yann Bigant

ARTS | Le photographe est parti au Tibet l'an passé. Et en a ramené des clichés qui captent magnifiquement le caractère sauvage de la montagne.

Charline Corubolo | Mardi 22 mars 2016

À travers son Rolleiflex, Yann Bigant installe dans ses photographies une poétique double entre nostalgie et force sourde de la montagne. Parti un mois à l'automne 2015 explorer les contreforts du plateau tibétain, il ramène de cette marche une série de clichés intitulée Mountains of Eastern Tibet, sorte de journal intime en creux réalisé durant les derniers jours de son périple.

Sur les formats carrés agrandis, le grain de l'image crée un effet poudreux de la nature tout en sublimant des vues qui paraissent alors vieillies, avec douceur, par le temps. En clair-obscur se dessine une architecture de la vallée, vision brute de cet environnement due à un ressenti sans barrière entre le photographe et les éléments. Hymne à cette région rugueuse et habitée, les images dévoilent des sommets enneigés effleurés par les nuages, où toute présence humaine est absente, la solitude étant remplacée par le caractère sauvage de la terre.

Une âme de la nature que Yann Bigant saisit en toute simplicité mais avec subtilité. Dans ces paysages en noir et blanc, le regard est capté par la lumière de cette montagne silencieuse.

Mountains of Eastern Tibet
À Pygmaphore jusqu'au samedi 9 avril


Mountains of eastern Tibet

Photographies d'Yann Bigant
Galerie Pygmaphore 2 rue Bayard Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le Mois de la photo : voisins du monde

ARTS | Zoom sur la nouvelle édition de l'événement organisé chaque année par la Maison de l'image de Grenoble à l'Ancien musée de peinture.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Le Mois de la photo : voisins du monde

De la Chine aux Philippines, du Canada au Liban, de l’Angleterre à l’Arménie, le Mois de la photo dessine les Quartiers du monde, thème de cette cinquième édition, via l’objectif de 9 photographes. Portée par la Maison de l’Image de Grenoble, la manifestation met à l’honneur cette année le photojournaliste Peter Bauza avec sa série Copacabana Palace. À ses côtés dans l’enceinte de l’Ancien musée de peinture, 7 autres photographes dévoilent leur propre réflexion sur ce qui fait un quartier et s’ouvrent sur le monde pour des narrations visuelles matricielles variées. De la Chine brumeuse cinématographique de Yann Bigant au Beyrouth désenchanté de Vincent Lecomte en passant par les populations philippines vivant sur l’île poubelle de Manille mises en images par Jean-Félix Fayolle, la photographie infiltre le journalisme pour une cartographie riche de nos voisinages. Le regard es

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