Ce week-end, Échirolles sera en mode "Tempo Libre"

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

« Une grande fête où culture, poésie, spectacle vivant, arts de la rue, sport et écocitoyenneté ne font qu'un » : voilà comment la Ville d'Échirolles présente la deuxième édition de son événement gratuit Tempo Libre, prévue vendredi 19 et samedi 20 mai place des cinq fontaines.

Si le programme est varié et chargé, on retient surtout le concert de Djazia Satour (photo) le vendredi à 21h30, chanteuse grenobloise que l'on adore (écoutez son mini tube Bittersweet), et le Pasha Disco Club des fameux Barbarins fourchus le samedi à 20h.


Djazia Satour

Concert
Centre ville - Echirolles Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Pasha Disco Club

Concert
Centre ville - Echirolles Échirolles
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

La Fête du Travailleur alpin : demandez le programme de la 90e édition !

Festival | Rendez-vous du vendredi 28 au dimanche 30 juin au parc de la Poya de Fontaine.

Damien Grimbert | Mardi 18 juin 2019

La Fête du Travailleur alpin : demandez le programme de la 90e édition !

« Je rappe tellement bien qu’on dit que je rappe mal. » Si cette réflexion pourrait en soi s’appliquer à bon nombre de rappeurs, il fallait en revanche toute la science d’écriture de Kery James (photo) pour la formuler de manière aussi condensée et éclatante (sur Le Combat Continue Part 3 en 2008). Il faut dire aussi que l’artiste, qui sortait en novembre dernier son septième album solo J’rap encore, est tout sauf un perdreau de l’année. De ses débuts en 1991 sur le premier album de MC Solaar aux virulentes années du groupe Idéal J aux côtés de DJ Mehdi en passant par le début de sa carrière solo en 2001 (avec le très remarqué Si c’était à refaire), le rappeur du Val-de-Marne affilié au collectif Mafia K’1 Fry a en effet eu tout le temps d’affûter son flow et sa plume. Autant dire que c’est une véritable légende du rap français qui foulera la scène de la Fête du Travailleur alpin samedi 29 juin. Le même soir, on retrouvera également une autre figure de proue du rap engagé en la personne de Médi

Continuer à lire

Vercors Music Festival : nos quatre coups de cœur

Festival | En dépit de sa jeunesse (c'est sa 5e édition), le Vercors Music Festival sait déjà attirer les grands noms autour d'une ligne qui mêle le populaire et la découverte, l'exploration de la chanson française et l'expression multiculturelle et multigenre. En marge des Zaz, Grand Corps Malade, Sanseverino, Gauvain Sers et Ibrahim Maalouf, petite sélection de (nos) choix à découvrir entre le 4 et le 7 juillet à Autrans.

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 juin 2019

Vercors Music Festival : nos quatre coups de cœur

Djazia Satour C'est devenu une tarte à la crème que d'accommoder la ou les musiques des origines à la sauce pop. Tout autant que de faire l'inverse. Le fait est que cela donne souvent un résultat absolument envoûtant. D'où vient que cela est particulièrement vrai avec la musique traditionnelle algérienne (de Rachid Taha à Imarhan) ? On ne sait guère... Mais c'est cette alchimie gracile que la Grenobloise Djazia Satour obtient sur ses disques, à commencer (pour ainsi dire) par le dernier, Aswât, où le blues se mêle au chaâbi, le banjo à l'oud, et l'esprit de conquête western à la mélancolie orientale. Où l'on a parfois l'impression que le Mississippi se jette dans la Méditerranée. Vendredi 5 juillet à 20h The Blue Butter Pot "Dis petit

Continuer à lire

Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

Spectacle | C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est (...)

Aurélien Martinez | Mardi 12 mars 2019

Samedi soir, on va s'effeuiller à la Salle noire avec Cherry Chérie

C’est à une curieuse soirée que nous invite la Salle noire samedi 16 mars, proposition décalée comme le collectif des Barbarins fourchus qui la gère est coutumier. Soit un Freaks'Kabarett(o) initié par Cherry Chérie (collectif grenoblois qui « donne les moyens à l’effeuillage burlesque d’exister au cœur des montagnes alpines ») et pensé, donc, avec les Barbarins – et l’asso Versants Queer, qui sera de la partie. Au programme ? « Siamois, femmes à deux têtes, à barbe, homme à trois jambes, dresseuse et son animal, clown maléfique, charmeur de serpent, barbapapa géante, monsieur Loyal, femme araignée, homme poisson, animal de cirque, homme fort, créatures en tous genres... » comme l’écrit Cherry Chérie sur le programme. « Le temps d’une soirée, sortez du moule, partez à l’aventure ! » Tout ça dans cette géniale Salle noire, sorte d’immense b

Continuer à lire

De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Concert | Jeudi 18 et vendredi 19 octobre, De Féline, alias Delfino, artiste aux multiples casquettes cofondateur du fameux collectif grenoblois Les Barbarins fourchus, dévoilera son premier album solo "High Down Kisses" à la Salle noire. On l'a rencontré en amont.

Alice Colmart | Mardi 16 octobre 2018

De Féline : « Je suis un plasticien de la musique »

Tantôt chanteur, poète, écrivain, conteur, illustrateur, céramiste… Pas simple de mettre De Féline (François de son prénom) dans une case tant il est multigenre. Cette fois-ci, le membre fondateur de la compagnie Les Barbarins fourchus, regroupant des artistes de tous bords, se produira en mode musicien à la Salle noire, lieu original du quartier Bouchayer-Viallet que le collectif a repris en 2011. L’artiste de 54 ans, habitué au travail de groupe, livrera alors pour la première fois son album solo High Down Kisses sorti le mois dernier. « C’est un travail que je n’avais jamais fait ! Avec Les Barbarins, on est toujours très nombreux à prendre des décisions. Là, on était que deux. » En effet, bien que 19 musiciens aient participé à l’album (« des amis issus de différents groupes croisés sur ma route »)

Continuer à lire

Dans les coulisses de la résidence de Djazia Satour à la Source

Musique | La musicienne sortira son nouvel album "Aswât" le 26 octobre.

La rédaction | Jeudi 11 octobre 2018

Dans les coulisses de la résidence de Djazia Satour à la Source

Continuer à lire

"Aswât" : pop méditerranéenne signée Djazia Satour

Concert | On a écouté le nouvel album de la musicienne grenobloise avant sa sortie le 26 octobre. Et c'est une réussite, à découvrir en avant-première samedi 13 octobre sur la scène de la Source.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

En 2014, Alwâne, premier album solo de la Grenobloise Djazia Satour, s’ouvrait avec le petit tube Bittersweet : un morceau chanté en anglais qui emmenait l’ensemble vers un côté cabaret assumé (Illinois Blues, Voodoo Night…), même si les musiques arabes que la chanteuse affectionne depuis tant d’années étaient déjà présentes sur certains titres, lovées dans des mélodies pop, blues et folk à l’efficacité immédiate. Des musiques arabes aujourd’hui réellement au cœur de son univers métissé. Car en 2018, son deuxième album solo Aswât s’ouvre avec le petit tube Neghmat Erriah, à la structure proche de ce qui se fait couramment dans la pop. Mais un morceau chanté en arabe et, surtout, qui convoque pas mal d’instruments issus de la culture

Continuer à lire

Djazia Satour : « Donner une vraie place aux musiques traditionnelles arabes »

Concert | En 2014, à l'écoute du premier album solo de la Grenobloise Djazia Satour, nous fûmes conquis. Et avions alors accordé une "une" enflammée à cette artiste que nous adorons depuis longtemps au PB. Autant dire que nous attendions avec impatience de pouvoir écouter son nouvel album "Aswât", qui sortira le 26 octobre. Une deuxième réussite, cette fois-ci chantée tout en arabe, qu’elle dévoilera en avant-première samedi 13 octobre sur la scène de la Source. Alors interview.

Aurélien Martinez | Mardi 9 octobre 2018

Djazia Satour : « Donner une vraie place aux musiques traditionnelles arabes »

Alwâne (2014), votre précédent album, avait plusieurs couleurs musicales, avec notamment des chansons en anglais et d’autres en arabe. Aswât, qui lui fait suite, semble plus uniforme à l’écoute… Djazia Satour : Oui, tout à fait, car le disque est entièrement chanté en arabe, ce qui est pour moi un tournant. C’est quelque chose que je voulais faire depuis très longtemps. Et ça a du sens maintenant car l’autre fil conducteur de ce disque, c’est la présence d’instruments traditionnels algériens autrement que par des samples comme j’ai pu le faire par le passé. Il y a du coup une véritable influence des musiques traditionnelles algériennes dans l’album, grâce à cette matière brute et directe obtenue avec le banjo, le mandole, le violon – des instruments typiques du chaâbi algérien – ou encore le bendir et plusieurs autres sortes de percussions. Certes, j’ai toujours été influencée par les musiques arabes et algériennes en particulier, mais là, je leur donne une vraie place. Avec l’idée de les mélanger avec d’autres musiques plus anglo-saxonnes – car ce n’est pas un disque de musiques traditionnelles.

Continuer à lire

The Rocky Horror Électro Show

Ciné-spectacle | Jeudi 1er et vendredi 2 février, les Barbarins fourchus vont proposer un drôle de spectacle autour du film culte qu'est le "Rocky Horror Picture Show". Voilà qui donne très envie...

Aurélien Martinez | Lundi 29 janvier 2018

The Rocky Horror Électro Show

« Un exutoire total » : voilà comment Jean Guillaud des Barbarins fourchus présente la nouvelle création de la compagnie grenobloise pensée avec « des musiciens, des comédiens, des circassiens ou encore une danseuse ». Tout ce beau monde étant réunis pour porter haut les couleurs du film musical culte The Rocky Horror Picture Show, « ode à la tolérance et la liberté sexuelle » sortie en 1975 et que quelques compagnies ont adoptée depuis pour en faire un véritable show interactif où des fans rejouent les répliques et musiques du film devant un public qui les connaît toutes par cœur. Mais avec les Barbarins, on ne sera pas dans « le simple copier-coller » comme cela peut se faire à New York ou Londres, mais face à « un ciné-spectacle, même si l’expression ne sonne pas très bien ». « Le film est là tout le long en personnage principal, mais on intervient beaucoup dessus. Donc pour des puristes du film, ou ceux qui sont fans des shows qui existent depuis les années 1980, ça risque d’être déconcertant ! On propose plutôt une sorte de film parallèle qui, par moments, s’emboite parfaitement avec l’original, e

Continuer à lire

Votons Barbarins !

reprise | Les fameux Barbarins fourchus, du nom de ce collectif artistique bien connu à Grenoble, seront jeudi 27 avril à la Nef pour un cinéma de quartier atypique et bien d'actualité. Avec notamment sur l'écran, un film du bien barré Jean-Pierre Mocky...

Vincent Raymond | Lundi 24 avril 2017

Votons Barbarins !

Le 7 mai, vous aurez à accomplir votre devoir civique à l’occasion du second tour de la présidentielle. Auparavant, octroyez-vous un temps de décontraction citoyenne en assistant à la réunion publique organisée le jeudi 27 avril par les Barbarins fourchus dans le cadre du rendez-vous cinéphile "Un fauteuil pour deux" du journaliste Manuel Houssais. Leur profession de foi conjointe est des plus séduisantes, puisqu’elle propose de renouer (pour une séance exceptionnelle à la Nef) avec l’esprit des cinémas de quartier : de l’ouvreuse aux chocolats glacés en passant par les attractions, bandes-annonces, actualités et courts-métrages. Clou du programme, un grand film constitue l’apogée spectaculaire de cette soirée de gala. Et pour coller à notre actualité particulièrement portée sur la chose politique, c’est une comédie dramatico-satirique qui a été choisie : Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982) de Jean-Pierre Mocky. Adaptation du premier volet d’un diptyque de son vieux complice Frédéric Dard, ce film-chorale narre les désarrois d’Horace Tumelat (Victor Lanoux, glabre et sobre), chef de parti politique en pleine ascension

Continuer à lire

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

GUIDE URBAIN | Il y a mille façons de célébrer la nouvelle année. Si vous êtes adepte des boums dans le salon d’un ami ou de repas en petit comité dans la salle à manger d’un autre, on vous laisse vous débrouiller. Par contre, si l’envie vous prenait de vous mêler à des inconnus dans un bar, une boîte ou une salle de spectacle, on a ce qu’il vous faut. Bonne soirée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

Grenoble : nos bons plans pour le réveillon du 31 décembre

Un before avec les Barbarins fourchus « Un show bouillant pour un before 2017 débridé qui vous mettra en bonne marche vers votre soirée de la Saint-Sylvestre » nous assurent les fameux Barbarins fourchus. Rendez-vous donc de 20h à 22h30 dans la très modulable Salle noire du collectif musical (mais pas que) grenoblois pour « un set rock’n’roll endiablé, des années 1950 à nos jours ». Libre à vous ensuite de célébrer minuit avec de la musique plus actuelle. 15€ Attention, jauge limitée. Réservations : 06 16 82 87 78 ________ Du clubbing au Vertigo Un 31 décembre dans l’une des boîtes les plus mythiques de Grenoble (nichée en plus en plein centre-ville, ce qui est pratique pour rentrer chez soi) ? Pourquoi pas. « Au programme, et comme le veut la tradition : cotillons, musique festive, petit-déjeuner à l'aube avec café et viennoiseries. » Tout ça de 23h30 jusqu’à 9h du matin. Alors on danse ? Entrée : 10€ avec une consommation offerte. Vestiaire obligatoire (2€). Réservati

Continuer à lire

Un été fait de concerts et de patrimoine

MUSIQUES | Jusqu'au 30 juillet, on pourra assister à des concerts gratuits dans divers lieux patrimoniaux isérois. On vous explique tout.

Aurélien Martinez | Mardi 5 juillet 2016

Un été fait de concerts et de patrimoine

Dans le cadre du temps fort estival Les Allées chantent organisé par le département de l’Isère, on pourra assister en juillet à plusieurs concerts gratuits dans des lieux souvent magnifiques – car, comme il est écrit sur son site, l’événement « investit des lieux remarquables et patrimoniaux, du nord au sud de l’Isère jusque dans les plus petites communes ». Quelques dates auront ainsi lieu à ou près de Grenoble : Le jeudi 7 juillet au parc de la Grille de Moirans (un très beau jardin à la française conçu au XVIIIe siècle) et le vendredi 8 au Musée Hébert de La Tronche (avec lui aussi un très beau jardin), on a rendez-vous à 20h avec le groupe très jazz New Orleans Louise & The Po’ Boys. Le dimanche 17 juillet, c’est dans le cadre plus urbain du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, à Grenoble, qu’on pourra croiser à 16h le Palomar Trio avec sa mandoline électrique, son tuba et ses percussions. Le jeudi 21 juillet, le (splendide) Musée archéologique de Grenoble accueillera à 19h le bal folk d

Continuer à lire

Les Allées chantent : le chant isérois

MUSIQUES | Cet été jusqu'au 31 juillet, plusieurs concerts gratuits auront lieu dans des sites patrimoniaux du département. Suivez le guide.

Charline Corubolo | Mardi 21 juin 2016

Les Allées chantent : le chant isérois

En Isère, on aime donner de la voix ! Et qui plus est, nous avons un sublime (n’ayons pas peur des mots) patrimoine. Voici une combinaison parfaite, pas du tout à la noix, qui a donné naissance en 2012 au festival Les Allées Chantent. Chaque année pilotée par l’Agence iséroise de diffusion artistique, la manifestation propose 80 concerts gratuits partout en Isère, avec comme particularité donc de se produire dans des lieux atypiques : châteaux, églises, parcs, musées… Un véritable tour du patrimoine en-chantant. Cet été, la mélodie des Allées passera par Moirans, Grenoble, Vizille et Mens (pour ne citer que ces villes), sur les notes jazzy de Louise & The Po’ Boys et du Palomar Trio, ou encore aux sons folk de Tralala Lovers. Mais ça sera surtout l’occasion de retrouver les Barbarins fourchus, bien de Grenoble, avec un bal populaire où l’inventif rejoint le décalé pour une soirée musicalement détonante. Et fin juillet, ça sera au tour du q

Continuer à lire

Urban Shaman : free (spirit) music

MUSIQUES | De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours (...)

Charline Corubolo | Mardi 8 mars 2016

Urban Shaman : free (spirit) music

De Détours (de Babel) en Salle (noire), Urban Shaman poursuit son voyage musical au cœur d'une transe urbaine à plusieurs mains. Dans le cadre des Détours de Babel 2015, et sur commande des collectifs Dyade et Barbarins fourchus, The Johnny Staccato Band et le Trio Kerkennah ont uni leurs cordes, vocales et instrumentales, pour offrir un grand bal des exilés, dans lequel les atmosphères s'hybrident pour mieux dévoiler chaque nuance, chaque propos. Du jazz au blues en passant par des mélodies indiennes teintées de notes électro, Urban Shaman ne fait pas qu'explorer les musiques à travers le monde et les âges : le spectacle sonde également les âmes, d'ici et d'ailleurs, toutes un peu isolées dans nos sociétés contemporaines. Les références politiques se mêlent au fil spirituel qui lie la musique aux images projetées. Et bien que nous n'ayons pas assisté à la représentation de l'année dernière, les extraits visionnés nous mènent droit à la Salle noire vendredi 11 et samedi 12 mars pour vivre l'expérience en direct et découvrir le shaman moderne qui est en nous.

Continuer à lire

Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

ACTUS | Ce dimanche, si vous restez en robe de chambre pour le concert proposé par les Barbarins fourchus, ce n'est pas si grave. Car l'essentiel est de venir afin de (re)découvrir cette proposition décalée centrée sur la musique classique. Pour l'occasion et pour le numéro 1000 du PB, rencontre à la Salle noire avec Delfino, membre fondateur de la compagnie, afin de causer musique, Barbarins et avenir. Propos recueillis pas Charline Corubolo

Charline Corubolo | Mardi 19 janvier 2016

Les Barbarins fourchus : « On est des résistants »

Dimanche 24 janvier a lieu la 24e édition de Musique (en robe) de chambre. Qui organise cet événement ? Delfino : Les Barbarins fourchus, à l'initiative de Sergio Zamparo, un des musiciens porteurs de la compagnie qui a une formation classique du conservatoire de Turin. On a rencontré il y a déjà quelques années les gens du conservatoire de Grenoble. L'idée était de faire découvrir la scène à de jeunes musiciens et surtout d'essayer de populariser la musique classique sous toutes ses formes possibles et imaginables : l'accordéon classique, les cuivres, les percussions. Ça change à chaque fois... Comment sont conçues ses propositions ? Au sein des Barbarins, on a monté un petit orchestre qui s'appelle le Quasi Quatuor. On raconte des "bêtises" autour de la musique classique et des compositeurs ; et en même temps on joue. Ce quatuor est présent une fois à deux fois par an [il ne le sera pas ce dimanche – NDLR]. Sinon, ce sont vraiment des rencontres avec les élèves du conservatoire. Les professeurs les accompagnent parfois, car pour eux aussi c'est souvent la première fois qu'ils mon

Continuer à lire

PB d'or 2015 : musique et soirées

MUSIQUES | 2015 aura été marquée par l'ouverture d'une nouvelle salle à Grenoble et la confirmation du talent d'une artiste que l'on suit depuis longtemps au Petit Bulletin.

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

PB d'or 2015 : musique et soirées

Le PB d’or de la salle qui n’a pas déçu : la Belle électrique On en parlait depuis vingt ans de cette salle de 1000 places à Grenoble, pensée comme un intermédiaire entre un immense Summum et d’autres plus petits lieux. Inaugurée en janvier dernier avec une grosse soirée gratuite, la Belle électrique a rapidement trouvé son rythme de croisière entre têtes d’affiche populaires, musiciens moins bankables et soirées électro jusqu’à 6 heures du matin. Du coup, le public s’est très vite emparé de cet espace remarquablement pensé et aménagé qui, au passage, a ringardisé pas mal de salles plus classiques. « Une salle de 2015 » comme nous l’expliquait son boss à l’ouverture. Et aussi de 2016, 2017, 2018, 2019… Le PB d’or du meilleur album grenoblois : Alwâne de Djazia Satour Certes, il est sorti fin 2014, mais c’est cette année qu’on l’a découvert sur scène, en février à l’Ampérage pour être précis :

Continuer à lire

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

CONNAITRE | Si cette période de l’année n’est pas la plus riche culturellement parlant (doux euphémisme), il y a tout de même moyen de s’occuper intelligemment. Le PB vous propose un programme jour par jour, fait de visites, de cinéma, de musique, de spectacles… Libre à vous de le suivre ou non, dans l’ordre ou dans le désordre. La rédaction

Aurélien Martinez | Mardi 22 décembre 2015

Que faire à Grenoble pendant les vacances de Noël ?

Mercredi 23 décembre Avant-dernier jour pour foncer au fameux Marché de Noël de Grenoble et ainsi se mettre dans l’ambiance fêtes si ce n’est pas encore fait. Un journée qui se terminera avec un concert gratuit du groupe Funky Caravane à 18h square du Docteur Martin. Jeudi 24 décembre Si de la famille et/ou des amis viennent vous rendre visite à Grenoble pendant les fêtes, emmenez-les absolument au Musée archéologique de Grenoble. Oui, on en a déjà souvent parlé, mais comme pas mal de monde ne semble pas encore connaître l’un des lieux les plus fascinants de la ville… En plus, l’entrée est gratuite, donc vous pouvez y aller en nombre. Attention tout de même : le musée est fermé le mardi et les 25 décembre et 1er janvier. Vendredi 25 décembre

Continuer à lire

Les couleurs complémentaires de Djazia Satour

MUSIQUES | "– Djazia Satour, elle fait de la musique du monde, non ? – Non, pas vraiment. – Mais pourtant, elle est algérienne et chante parfois en arabe. – Oui, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 17 février 2015

Les couleurs complémentaires de Djazia Satour

"– Djazia Satour, elle fait de la musique du monde, non ? – Non, pas vraiment. – Mais pourtant, elle est algérienne et chante parfois en arabe. – Oui, et alors ? – Bah, euh…" Oui, "euh…"comme tu dis. Surtout que tu n'as pas dû vraiment te pencher sur Alwane, son premier album solo sorti en octobre. Sinon, tu aurais dit que Djazia Satour fait de la pop. Ou du blues. Ou de la folk. Ou de la soul. Ou du chaâbi. Enfin, tu aurais été paumé quoi, comme la plupart des auditeurs. Ce qui n'est finalement pas plus mal, tant cet Alwane se pare de différentes « couleurs » (oui, ça veut dire ça en arabe) au fil des onze morceaux. Ça commence même complètement cabaret avec l'explosif Bittersweet et son piano martelé ; le tube de l'album. « Blow my ice, my eyes with a rain / Oh this out of time loving. » S’entremêlent ensuite d'autres titres joyeux, en anglais, qui mettent en avant la voix

Continuer à lire

Djazia Satour : « Donner libre cours aux mélodies »

Concert | La Grenobloise Djazia Satour, ancienne chanteuse du trio de trip hop (mais pas que) MIG, débarque enfin avec un premier album solo baptisé "Alwane" – "couleurs" en arabe. Une réussite dans laquelle sa voix saisissante et protéiforme se confronte à tout un tas de genres musicaux, en anglais et en arabe. Rencontre avant son concert prévu à l’Ampérage. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 17 février 2015

Djazia Satour : « Donner libre cours aux mélodies »

On vous connaît depuis plus de quinze ans à Grenoble, via vos diverses expériences musicales – principalement MIG et Gnawa Diffusion. Mais vous venez seulement de sortir votre premier album solo cet automne. Ce qui a dû être flippant ? Djazia Satour : Klami, le six titres sorti en 2010 qui était le premier disque après MIG, était plus pour moi un événement. Le premier album, ça l’est toujours, évidemment ; mais on est dans la continuité. Le six titres, c’était une façon de commencer en douceur votre carrière solo ? Il y avait un peu de ça en effet. C’était la première fois que je me retrouvais en solo. Tout avait changé autour de moi, je n’avais plus les mêmes structures de production. Je n’étais plus dans le cocon MIG, avec notamment un label… Du coup, c’était un premier essai autoproduit. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, Alwane étant sorti sur un label. Et vous l’avez longuement travaillé à Montreuil avec deux réalisateurs – Julien C

Continuer à lire

Noël rock’n’roll

CONNAITRE | Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de (...)

Charline Corubolo | Mardi 9 décembre 2014

Noël rock’n’roll

Chaque année avant Noël, on a droit au sympathique petit festival Noël au balcon du collectif Mann’art(e), toujours guidé par un souci de convivialité et de pluridisciplinarité. Et cette année encore, il y a aura de tout pendant ces trois jours (les 11, 12 et 13 décembre, aux Salles noire et blanche) : un apéro, des spectacles, des courts-métrages, ainsi que plusieurs concerts. Dont un des Barbarins fourchus intitulé The Shaggy Barbares. À l'occasion d'une répétition publique dans leur Salle noire, nous avons pu en découvrir un aperçu. Librement inspiré de l'histoire mythique du groupe The Shaggs dont on se faisait écho la semaine dernière dans le Petit Bulletin (l’un des pires groupes de l’histoire du rock – mais « meilleur que les Beatles » selon Zappa !), le nouveau projet des Barbarins divulgue un son rock gravé au fer rouge par une voix suave qui manie aussi bien l'anglais que le français. En pleine recherche d'épuration musicale, le groupe grenoblois lui aussi mythique n'en perd pas son mordant légendaire en s’aventurant au cœur des années

Continuer à lire

Stéréotypes pour tous

CONNAITRE | Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans (...)

Aurélien Martinez | Mardi 3 juin 2014

Stéréotypes pour tous

Les filles sont douces, belles et sveltes, adeptes de crudités et de cocktails colorés ; alors que les garçons, eux, sont bourrus, virils et casse-cou, fans de cacahuètes et de bière. Un tableau digne d’un sketch de Florence Foresti que les Barbarins fourchus reprennent à leur compte pour la deuxième année consécutive dans leur fameuse Fête du cinéma de quartier, sur deux jours. Avec « une soirée mecs » et une « soirée gonzesses », pour jouer de toutes les possibilités offertes par la situation, tant dans la déco, les animations, la nourriture... Et surtout niveau cinéma, avec des films soumis aux votes des spectateurs via des catégories. Exemple, côté masculin : « Hé les mecs ! Vous verrez sûrement un film avec Schwarzy, Stallone, Chuck Norris, Bruce Lee, Mel Gibson, Charles Bronson ou Steve McQueen… » L’an passé, hasard du calendrier, l’auteur de ces lignes s’était retrouvé en pleine soirée gonzesses –

Continuer à lire

Quatre contre quatre

MUSIQUES | L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que (...)

Aurélien Martinez | Mardi 4 février 2014

Quatre contre quatre

L’histoire se raconte de parents à enfant le soir au coin du feu, et de musiciens à journaliste l’après-midi dans une Salle noire enfumée : en 1993, alors que les Barbarins fourchus s’en vont parcourir le bitume lillois en jouant au chapeau devant des terrasses de café, ils rencontrent le Arnaud Van Lancker Quartet qui fait de même. Une confrontation grenoblo-lilloise qui aurait pu virer à la baston pour une histoire de territoire, mais qui dévia très vite vers une rencontre artistique entre, d’un côté, la chanson rock électro des premiers, et de l'autre, la musique klezmer et tzigane des seconds. Rencontre qui débouchera, après plusieurs approches, sur un grand concert prévu samedi 8 février à la Source. Au programme, des morceaux des deux formations réorchestrés pour l’occasion, et bien sûr des nouveautés. « On va jouer sur nos deux univers, sur l’ancien et le nouveau. » Sur scène, les deux gangs (Ghenga !, le nom du projet, veut dire gang en italien) seront chacun composés de quatre membres pour ce que les Barbarins définissent comme un « cassage de frontières ». Musical bien sûr le cassage. AM

Continuer à lire

Gloire à l’empire Barbarins

MUSIQUES | Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 21 novembre 2013

Gloire à l’empire Barbarins

Viens voir le toujours génial cinéma de quartier des Barbarins fourchus (il y en aura un la semaine prochaine d’ailleurs), viens écouter de la musique classique avec les Barbarins fourchus (leurs originaux Dimanches en robe de chambre, dont le prochain sera le 8 décembre)... Et maintenant, viens te frotter au rock avec le tout frais Cararock des Barbarins fourchus, dont la première édition est prévue vendredi 29 et samedi 30 novembre à 20h à la Salle noire. « Le rock’n’roll a changé notre vie, il est inscrit dans notre ADN » dixit le Barbarin Delfino, qui organise le tout, et qui sera aussi sur scène avec son « rock club projet » Minio & De Féline, aux côtés d’autres formations très rock –  Sista Chance, Dirty Primitive et Cincinnati Slim. Un événement voulu « sans fioritures », au service de cette « musique intemporelle ». Même si, avec les Barbarins, la forme joue toujours un rôle aussi important que le fond, leurs soirées étant souvent de grands moments... très rock ! Aurélien Martinez

Continuer à lire

Les filles à la vanille, les garçons au citron

CONNAITRE | Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films (...)

Laetitia Giry | Lundi 27 mai 2013

Les filles à la vanille, les garçons au citron

Ciné-kermesse / Volontairement provocateur, le cinéma de quartier des Barabrins de cette semaine envoie du cliché à tout va : une soirée intitulée « films d’hommes » et une « films de gonzesses », des cacahuètes accompagnées de sandwichs pâté-jambon d’un côté, des crudités de l’autre… Voilà qui pourrait faire hurler les bien-penseurs ! Mais, foutredieu, tout cela n’est qu’une couverture, un jeu subtil avec les stéréotypes des genres. Arrivé en salle, le public devra choisir un thème parmi une liste et sera peut-être surpris du résultat, car on nous a soufflé que « ce qui est annoncé n’est pas forcément ce que l’on va voir ». Par exemple, voter pour l’ami Schwarzy n’ouvrirait pas la porte à un Terminator mais plutôt à un film comme Jumeaux (ceci n’est que supputation, hein !). Pour mieux jauger l’intensité de la fête, des chiffres : huit films, quatre par soir, diffusés deux par deux (la Salle noire se dédouble pour l’occasion), suivis quand ils se terminent par une ambiance kermesse avec des stands animés par les fameux Barbarins – babyfoot, poker, co

Continuer à lire

Cuvée, décuver

MUSIQUES | On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes (...)

Laetitia Giry | Vendredi 15 février 2013

Cuvée, décuver

On est d’accord, l’appellation « musique locale » ne veut pas dire grand-chose ! Ce label sert tout juste à regrouper des groupes aux identités différentes et ayant pour point commun d’être « d’ici ». Des groupes – petits ou grands – que l’association Dynamusic écoutent un à un chaque année depuis douze ans pour choisir ceux qui figureront sur la compil Cuvée grenobloise… « Représentative mais pas exhaustive », cette sélection sur disque (sortie ce 20 février) est l’occasion d’un concert spécial. Sur scène : les bien connus et actifs Trompe le monde avec leur rock un peu déjanté, les étonnants Apple Jelly, fiers d’un son rappelant les Kinks et incitant fortement l’auditeur à remuer les pieds (voire les mains) de manière frénétique. Et pour finir, le folk des Modern Folks (dont on a déjà parlé) et qui, décidément, a ce quelque chose de séduisant qui fonctionne. Du côté des absents du concert mais présents sur le disque : les inénarrables

Continuer à lire

Enfourcher les étoiles

MUSIQUES | Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et (...)

Laetitia Giry | Jeudi 1 novembre 2012

Enfourcher les étoiles

Nos Barbarins fourchus locaux préférés sortent un nouvel opus tout frais tout beau. Un album qu’ils présenteront dans leur Salle noire ces vendredi 9 et samedi 10 novembre à 20h30. Double concert pour ce Méchant amour festif et sombre, orchestré de mains de maîtres (et autoproduit au passage), dense à souhait : claviers, percussions, trompette, mais aussi orgue hammond et mandoline électrique viennent donner chair musical à des mélodies étonnantes. Le tout se resserre en cocon autour de la grosse voix de Delfino, qui récite et qui narre des textes non moins denses que les notes, arpèges et accords qui les bichonnent. « Mille étoiles exploseront dans vos yeux mouillés de larmes noires », comme dit le morceau un peu plus rude que les autres, Jolly Roger… On espère bien que ces mêmes étoiles, inquiétantes donc fécondes, brilleront dans les yeux attendris du public ! LG

Continuer à lire

Après l’an 1

ACTUS | Cela fait maintenant un an que les incontournables Barbarins Fourchus ont quitté le Théâtre 145 pour la Salle noire. Ils entament aujourd’hui leur deuxième saison dans leur nouvelle maison qu’ils souhaitent la plus ouverte possible. État des lieux en leur compagnie. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Lundi 15 octobre 2012

Après l’an 1

La Salle noire, donc. Rue Ampère, dans les anciennes usines Cémoi. À quelques mètres du Théâtre 145 certes, mais dans une ambiance totalement différente. Ici, les nouveaux immeubles côtoient les bureaux impersonnels : ce n’est plus le cours Berriat. « On a vécu ce déménagement avec une certaine peur » nous explique Sergio Zamparo. « On est arrivés à la Salle noire après deux années de combat par rapport à notre délogement du 145 [la Mairie avait besoin des murs pour le pôle de création théâtral qu’est devenu le Tricycle – NdlR]. L’idée était de poursuivre le travail qu’on avait effectué au 145 : les rencontres avec le public, les bals populaires, le cinéma de quartier... Un travail qui avait commencé à porter ses fruits au moment où l’on partait ! » Mais La Salle noire, « ça ne veut pas forcément dire recommencer à zéro. Le fait par exemple que l’on ne soit plus dans un théâtre mais dans une salle, ça change, et en bien ». Car l’éclectisme des Barbarins se trouve décuplé dans cet espace modulable à l’extrême, qui p

Continuer à lire

Classique mais pas ordinaire

MUSIQUES | Depuis deux ans, les Barbarins Fourchus et le Conservatoire de Grenoble ont mis en place une nouvelle façon d’appréhender en concert la musique classique. Aperçu sur cette démarche riche d’échanges. RLR

Régis Le Ruyet | Lundi 19 mars 2012

Classique mais pas ordinaire

L’aventure de Musique (en Robe) de Chambre commence à l’automne 2010. Lorsque Serge Zamparo, compositeur des Barbarins Fourchus a l’idée d’une formule conviviale autour de la musique classique. Une proposition qui rompt en douceur avec la présentation « sérieuse », qui séduit ses camarades et le Conservatoire de Grenoble. Pour chacune des parties, c’est l’occasion de sortir des conduites ordinaires. Conjuguant leurs savoir-faire, professeurs et élèves se mobilisent pour établir des programmes sur lesquels les Barbarins vont appliquer leur esprit fourchu pour désacraliser les codes de la représentation classique. C’est ainsi que les comédiens viennent pimenter la séance d’écoute par des lectures de textes et des virgules poétiques, autant de préliminaires complémentaires et divertissants qui rompent le cérémoniale du concert. De plus, pour produire un effet cabaret, le public est attablé et chaleureusement accueilli par la compagnie avec croissants et café et lors de la représentation les jeunes spectateurs peuvent même circuler entre les tables, pour peu qu'ils ne dérangent pas trop la séance. Des concerts programmés le dimanche matin et en moyenne deu

Continuer à lire

Quand Djazia est là…

MUSIQUES | On a déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire tout le bien qu’on pense de Klami, premier LP en solo de Djazia Satour, revenue de l’expérience MIG pour (...)

François Cau | Lundi 12 mars 2012

Quand Djazia est là…

On a déjà eu plusieurs fois l’occasion de dire tout le bien qu’on pense de Klami, premier LP en solo de Djazia Satour, revenue de l’expérience MIG pour faire vibrer sa superbe voix sur des compositions personnelles, où percent sa chaleur scénique et les subtilités d’une interprétation au cordeau. Des qualités appréciées notamment du grand Oxmo Puccino, l’un des rares rappeurs français encore debout, qui lui offrit une première partie à l’Olympia en 2009 et l’invite de nouveau le 11 mai prochain pour l’une de ses cartes blanches offertes par le Louvre pour ses Duos Ephémères. Des qualités que n’a malheureusement pas pu apprécier le public extérieur du dernier Cabaret Frappé, à cause d’une averse malencontreuse ayant poussé l’organisation du festival estival grenoblois à annuler sa prestation au tout, tout dernier moment. Un problème qui ne devrait pas se poser au concert de Djazia prévu le samedi 16 mars à 20h30 à l’Odyssée d’Eybens, salle présentant l’immense avantage d’être couverte. Allez hop, séance de rattrapage obligatoire !

Continuer à lire

Drapeau noir

MUSIQUES | Les Barbarins Fourchus fêtent ce week-end l’inauguration de la Salle Noire, clôturant ainsi le feuilleton à rebondissements des négociations de leur départ du Théâtre 145. Sur place, on a rencontré Delfino, voix et âme barbarine. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 21 novembre 2011

Drapeau noir

Petit Bulletin : Vos longues discussions avec la municipalité ont finalement abouti… Delfino : En fait, je ne sais toujours pas si c’est signé. Le deal, c’est qu’on va être gestionnaire pour trois ans de cette salle qui devient notre outil de travail, qu’on va essayer de rendre vivant en accueillant d’autres compagnies. Mais après, on a très peu de moyens, on ne peut plus mettre de techniciens à disposition. On va revenir à nos créations, et à des propositions qu’on faisait plus à nos débuts, des apéros-concerts, des petits cabarets, on poursuit aussi nos partenariats avec le festival de la Marionnette, ça se met en place doucement. Et qu’en est-il des ateliers que vous aviez développés dans le quartier ? Ça continue, c’est justement pour ça qu’on voulait rester dans ce coin. Pendant dix piges, on s’est efforcés d’ouvrir ce Théâtre 145 sur l’extérieur, de le rendre vivant et pas seulement quand il y avait un spectacle. Il faut qu’on fasse vivre ce nouveau lieu. On n’est pas loin, on a fait 200 mètres. On se retrouve dans un quartier… on pourrait être à Lille, ce sont les mêmes bâtiments, les mêmes bétonneurs, les mêmes ar

Continuer à lire

Djazia Satour

MUSIQUES | On vous a déjà dans ces pages vanté les mérites artistiques de Djazia Satour, sa voix, ses nouvelles compos chatoyantes sur son dernier maxi autoproduit (...)

François Cau | Lundi 4 avril 2011

Djazia Satour

On vous a déjà dans ces pages vanté les mérites artistiques de Djazia Satour, sa voix, ses nouvelles compos chatoyantes sur son dernier maxi autoproduit Klami, le pouvoir de subjugation de la demoiselle sur scène. Ça tombe bien, elle sera de passage à la Bobine ce vendredi pour une date atypique dans sa tournée. Djazia sera en effet accompagnée des invités présents sur son disque, ni plus ni moins qu’un quintet de cordes classique, des musiciens maniant des instruments hybrides ou traditionnels, et of course sa formation habituelle, le tout dans l’écrin sonore de cette salle qui devrait résonner et frissonner de ses élancées tempétueuses. C’est donc ce vendredi, à partir de 20h30.

Continuer à lire

Sa parole

MUSIQUES | On avait sournoisement profité de son passage sur la scène d’Uriage en voix début septembre pour demander à Djazia Satour quand est-ce qu’elle comptait sortir (...)

François Cau | Lundi 22 novembre 2010

Sa parole

On avait sournoisement profité de son passage sur la scène d’Uriage en voix début septembre pour demander à Djazia Satour quand est-ce qu’elle comptait sortir son premier album, dont elle nous avait parlé lors de son double concert au Théâtre 145 en mai 2009 (quand même). D’autant qu’en la voyant sur cette même scène révéler les compositions de son nouveau répertoire, langoureusement mêlées aux réarrangements de morceaux du groupe MIG dont elle fut la voix incandescente, on eut un aperçu plus qu’engageant de la nouvelle orientation de l’irrésistible chanteuse, qui partage avec Leonard Cohen d’être «born with the gift of a golden voice». Et bien voilà l’objet en question qui débarque enfin dans les bacs ; alors certes, il s’agit d’un “mini-album“ de six titres (agrémentés d’un radio edit de la chanson titre Klami – “ma parole“ en algérien), mais ne serait-ce que pour le plaisir mélomane de retrouver une interprète toujours aussi puissante et évocatrice, le jeu en vaut la chandelle. D’autant que ce n’est pas le seul (mais considérable) atout de cette autoproduction, qui impose la virtuosité mélodique de miss Djazia avec une immédiate évidence. Elle a digéré toutes ses influences, de

Continuer à lire

La majorité pas du tout silencieuse

MUSIQUES | Pour leurs 18 ans, c’est décidé, les Barbarins Fourchus vont aller en boîte de nuit, faire la tournée des rades, boire de l’alcool, fumer des cigarettes, et apporter leur contribution à la vie politique. Comme avant, en somme, mais mieux. FC

François Cau | Lundi 15 novembre 2010

La majorité pas du tout silencieuse

Dans les arts vivants (et même chez certains morts), il est une constante, un absolu derrière lequel court la majeure partie de ceux qui ont choisi la vie de saltimbanques dans le sens noble du terme : l’esprit de troupe. Une émulation collective où chacun peut amener sa pierre à l’édifice d’une œuvre en perpétuelle construction, où les individualités peuvent s’exprimer, quitte à suivre leur propre voie parallèle, et enrichir le groupe de leurs expériences de traverse. Dans le landernau culturel local, ne cherchez pas, les meilleurs représentants de ce Graal pas si abstrait demeurent les Barbarins Fourchus. Depuis 18 piges, ces drôles de lascars venus de tous les horizons artistiques (mais pas que) mènent leur barque musicale en bons capitaines de bateaux ivres, avec l’alcool particulièrement joyeux. On les a vus folâtrer dans les domaines de la chanson française, de la poésie, du rock, du jazz, du théâtre, avec des fortunes diverses mais avec toujours cette même volonté d’explorer leurs envies, et surtout de les faire partager. Et leur gestion du Théâtre 145 depuis plus d’une dizaine d’années a largement fait écho à leur louable démarche artistique. Révolutionnaires ?

Continuer à lire

Grenoble : attention, chantiers

CONNAITRE | Théâtre / Enjeu décisif de l’orientation de la ville en termes de politique culturelle, le devenir du Théâtre 145 ne manque pas de centraliser toutes les inquiétudes quant à la sauvegarde d’une certaine conception de la démocratisation culturelle… François Cau

François Cau | Lundi 12 avril 2010

Grenoble : attention, chantiers

Rappel pour les distraits : en décembre prochain, la convention entre les Barbarins Fourchus et la Ville de Grenoble, qui confiait aux premiers la gestion et l’animation du Théâtre 145, prendra fin. Les artistes, après avoir encaissé le coup, ont bien volontiers admis que le renouvellement, au bout de dix années d’activité, pouvait avoir du bon. Via leur réunion publique du 18 mars dernier, les joyeux cabotins ont bien pris soin de ne pas personnaliser le débat : comme l’a exprimé en introduction l’aîné de la bande, Lino, en bondissant d’un fauteuil roulant avec un panache certain, les Barbarins sont réputés pour leur caractère inoxydable. Non, ce qui les inquiète, eux et bon nombre d’habitués du lieu, c’est le maintien de leur travail de médiation au sein du quartier Berriat St-Bruno, dont la qualité a d’ailleurs été reconnue par la Ville. Via des ateliers, rencontres, animations pour tout public (telles que les bals ou les cinémas de quartier), les Barbarins ont réussi à décomplexer ceux qui n’auraient jamais franchi les portes du théâtre en s’imaginant à tort que cette culture n’est pas pour eux. Un travail dont les Barbarins n’ont pas manqué de souligner l’importance toujour

Continuer à lire

Nouvel air

MUSIQUES | Après deux ans d’absence scénique, Djazia Satour, reconnue pour ses saisissantes performances vocales au sein du groupe MIG, débarque sur la scène du Théâtre 145 avec sa nouvelle formation et son nouveau répertoire. L’occasion de se pencher sur le parcours de la demoiselle. François Cau

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Nouvel air

Djazia arrive à Grenoble en 1990. De son enfance en Algérie, elle ne garde aujourd’hui qu’un souvenir flou, sublimé par le passage du temps. «C’est comme un rêve, un autre univers. Comme si le monde dans lequel on évolue avait un décor parallèle totalement inaccessible». Bringuebalée dans cet entredeux incertain, l’adolescente ne s’exprime que très peu, refoule ses angoisses, se mue en adepte du mutisme presque forcené. Mais elle a déjà trouvé le moyen d’extérioriser ses émotions. La musique la berce depuis son plus jeune âge, elle s’en nourrit à satiété, ingurgite toutes sortes de sonorités, donne de la voix pour se construire une assurance, une contenance. A l’époque, elle vit sa phase de rébellion en s’envoyant des trucs aussi violents que Ludwig von 88 ou Nirvana dans les oreilles, tout en restant attentive aux chanteuses à voix qui la fascinent tant. Djazia l’introvertie se prend en main, pose des petites annonces dans les magasins de musique locaux. «Chanteuse cherche groupe»Elle enchaîne quelques expériences formatrices dans des bars, se construit un petit tour de chant constitué essentiellement de reprises. Mais c’est avec Gnawa Diffusion, le groupe de son demi

Continuer à lire

Le noir est couleur

MUSIQUES | Entretien avec Djazia Satour, autour de son virage artistique et de la construction de son nouveau répertoire. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Le noir est couleur

Petit Bulletin : Tes nouvelles compositions ont l’air de rebondir sur le dernier album de MIG, qui partait un peu plus dans tous les genres…Djazia Satour :Oui, et j’essaie d’aller encore plus loin. MIG, quand on en parlait entre nous, on caricaturait en disant que c’était de la musique froide, mais là c’est l’inverse. Je voulais des couleurs plus chaudes, aller dans un style orienté très black music au sens large, avec un côté plus blues, plus groove, des touches de hip hop, une énergie rock qui peut surgir pour amener les morceaux… Sur scène, ça amène plus de vie, avec des solos marqués, des moments acoustiques, des interventions chantées des musiciens… C’est globalement plus franc, plus rentre-dedans. Tu te livrais beaucoup dans les compositions de MIG, qu’en est-il à présent ?Je suis moins dans un esprit torturé, je l’ai peut-être assez exprimé, en tout cas pour l’instant – ça peut revenir, c’est cyclique. Mes besoins se sont plus attachés à la musique qu’à l’écriture des textes ; à ce niveau-là, j’évoque des choses plus légères, des clins d’œil, des sensations, des impressions, ce qui a pu me toucher ces deux dernières années. C’est en lien avec l

Continuer à lire

Œuvres de chevet

MUSIQUES | Sélection / Djazia nous présente quelques-unes des influences, conscientes ou non, de ses dernières compositions. FC

François Cau | Jeudi 28 mai 2009

Œuvres de chevet

Un livre : Protest song de Charles Gancel et Yves Delmas«Le livre retrace la période revendicative des années 60 aux Etats-Unis, mais à travers la musique. Revisiter l’époque est déjà passionnant, mais surtout, le plus inspirant, c’est de voir à quel point les événements d’alors – les luttes pour les droits civiques, la guerre du Vietnam… - et parfois même certaines anecdotes étaient retranscrits quasi tels quels dans les chansons. La musique était un vrai miroir, et c’est moins le cas aujourd’hui, c’est plus diffus, on n’arrive pas vraiment à se canaliser. C’est dommage qu’on ait perdu cette capacité à représenter artistiquement les événements contemporains» Un film : Eldorado de Bouli Lanners« Je l’ai vu trois fois. Je n’arrive pas à définir précisément pourquoi ce film m’a touché comme ça, le jeu des acteurs, les personnages, la musique, l’ambiance, l’atmosphère, cette capacité à passer d’une émotion à l’autre ; ça m’a fait mourir de rire et pleurer à d’autres moments, le tout avec un côté très poétique. C’est un film qui fait du bien, dont on sort en paix, et en même temps ça reste cinématographiquement très fort» Un CD : Oh, my girl de Jesse Sykes an

Continuer à lire