Un Festival du film court en plein air de Grenoble comme « reflet de la société d'aujourd'hui »

Festival | La 42e édition du Festival du film court en plein air de Grenoble, plus ancien rendez-vous du genre en France, se tiendra du 2 au 6 juillet sur la place Saint-André et dans plusieurs lieux de Grenoble. Avec un programme alléchant que Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque, nous a minutieusement détaillé.

Alice Colmart | Mardi 18 juin 2019

Photo : Alain Maigre


Un écran de cinéma sur la place Saint-André pour y projeter des courts-métrages français et internationaux, ces films d'une durée inférieure à une heure, c'est le pari que se lancent chaque été depuis 42 ans les membres de la Cinémathèque de Grenoble. Et avec 10 000 spectateurs lors des dernières éditions, on peut dire que le festival a fait ses preuves.

« C'est le plus ancien rendez-vous du film court en France » expliquait fièrement Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque depuis 2016, le jour de la conférence de presse de l'événement. « C'est un festival grand public mais exigeant. Par exemple, ce n'est pas parce que c'est en plein air que la diffusion sonore n'est pas optimale. On mise vraiment sur la qualité. Et grâce à ça, c'est plaisant d'entendre dire par certains grenoblois que l'été ne commence pas tant que le festival n'a pas débuté ! »

Demandez le programme

Au total 59 films, visionnés en amont et sélectionnés par un jury professionnel, seront en compétition pour plusieurs prix. « Nous avons reçu 2 500 courts-métrages qui, globalement, sont le reflet de la société d'aujourd'hui. Il y avait beaucoup de thématiques autour de l'homosexualité, des conditions des animaux dans les abattoirs ou encore des questions difficiles liées aux migrations. »

Parmi eux La Buona Novella, « un film autour de la migration où nous ne voyons qu'un bateau statique sur une plage » ou encore Beautiful loser « qui fait le portrait d'anciens camés. Un film choc, très dur, sur l'addiction ». D'autres productions ont également retenu toute notre attention le jour de leur présentation à la presse comme Swatted, « des joueurs en ligne parlent de leur manière d'échapper au swatting, un phénomène de cyberharcèlement qui menace leur vie », et les « magnifiques films d'animation » Nuit chérie et Je sors acheter des cigarettes.

Si les films seront projetés sur la fameuse place Saint-André, épicentre du festival, des séances et d'autres événements se dérouleront également à la Cinémathèque, au cinéma Juliet-Berto, au cinéma le Club et à la Maison de l'international. « Aux abords du festival, il ne faut pas oublier qu'il y aura des rencontres avec des professionnels du cinéma, un stage d'analyse de film animé ou encore une master class. » Notez enfin un ciné-piscine jeudi 4 juillet, à la piscine Flottibulle du Pont-de-Claix. L'occasion unique de visionner de belles œuvres les pieds dans l'eau !

Festival du film court en plein air de Grenoble
À Grenoble du mardi 2 au samedi 6 juillet


Festival du film court en plein air

Ts les jours : Rencontre apéro avec les réalisateurs à la Maison de l’International (à 11h30) Découverte de la Table Mash-up à la Cinémathèque (14h) Compétition officielle au cinéma Juliet Berto (20h) Compétition officielle sur la place Saint André (22h) Mardi 2 juillet : Stage d’analyse au Cinéma Juliet Berto (14h30 et 17h) Mercredi 3 juillet : Compétition Jeune Public au cinéma Juliet Berto (14h) Atelier Jeune Public (sur inscription) à la Cinémathèque (15h30) Carte blanche à Unifrance au cinéma Juliet Berto (17h30) Jeudi 4 juillet : Masterclass courts métrages et séries à la Maison de l’International (14h30) Carte blanche à Bref au cinéma Juliet Berto (17h30) Cinépiscine à Flotibulles (22h) Vendredi 5 juillet : Carte blanche au GREC au cinéma Juliet Berto (14h30) Duel de programmateurs au cinéma Juliet Berto (17h30) Samedi 6 juillet : Atelier de la SRF à la Maison de l’International (10h) Auditions publiques de la Bourse des Festivals à la Maison de l’International (14h30) Compétition Jeune Public au cinéma Juliet Berto (14h) Délibération publique du Syndicat de la critique à la Maison de l’International (17h) Cérémonie de Clôture sur la Place Saint André (23h)
Place Saint-André Grenoble
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

Rencontre | A l’occasion de son arrivée à la Cinémathèque de Grenoble, on s’est longuement entretenu avec sa nouvelle directrice, Gabriela Trujillo, pour discuter avec elle des orientations qu’elle souhaite donner au lieu. Valorisation des collections, cohérence de la programmation, nécessité d'exigence... On a passé tous les sujets au crible.

Damien Grimbert | Mardi 30 mars 2021

Gabriela Trujillo : « La cinéphilie est une maladie contagieuse »

On a connu des périodes plus faciles pour prendre la direction d’une cinémathèque : salles de cinéma fermées jusqu’à nouvel ordre, absence de visibilité sur leur réouverture... Ce qui n’empêche pas pour autant Gabriela Trujillo de faire preuve d’ambitions multiples quant à l’orientation de ce lieu bientôt soixantenaire. Au premier rang de ces ambitions, la défense de son patrimoine cinématographique accumulé au fil des années : « La Cinémathèque de Grenoble a bien sûr comme mission la programmation des films, que ce soit en salle Juliet Berto ou hors-les-murs. C’est, en quelque-sorte, la partie émergente de l’iceberg. Mais ce n’est pas la seule ! Elle possède également une collection de films, de livres et d’affiches d’une richesse unique que je souhaite continuer à valoriser, à renforcer et à présenter aux Grenoblois, afin de faire de ce lieu une étape obligée de la vie culturelle grenobloise. Bien sûr, la conservation de ce patrimoine nécessite des ressources, de la place, des moyens de stockage à des températures et niveaux d’humidité adéquats… dont on ne dispose pas. L’idée, c’est de trouver des moyens, y compris financiers, de valoriser les collections et d’attirer l’a

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Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Cinémathèque de Grenoble | La nouvelle est officielle : Gabriela Trujillo vient de s’installer aux commandes de l'institution. Avant d’entrer dans le vif du sujet, elle a accepté d’expliciter pour nous quelques éléments de son CV.

Martin de Kerimel | Jeudi 18 mars 2021

Gabriela Trujillo, nouvelle directrice

Une nouvelle tête à la Cinémathèque de Grenoble : Gabriela Trujillo remplace à la direction Anaïs Truant, l'administratrice qui assurait l’intérim depuis le départ de Peggy Zejgman-Lecarme, nommée quant à elle conseillère technique au cabinet d’Éric Piolle en fin d’année dernière. La nouvelle responsable a fait des études d’histoire de l’art et un doctorat en études cinématographiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Au cours de son parcours professionnel, elle s’est d’abord tournée vers la photo et a travaillé comme conférencière au Bal, un ancien cabaret devenu plateforme d’expositions du 18e arrondissement parisien, puis à la Maison européenne de la photographie, à Paris toujours. Son « expérience principale », selon ses mots, est liée au septième art et notamment à la valorisation du cinéma de patrimoine : elle a longtemps exercé à la Cinémathèque française et, avant sa récente arrivée à Grenoble, y était responsable de l’action culturelle, après avoir occupé des postes de conférencière trilingue et de bibliothécaire. Enseignante et essayiste Ce n’est pas tout : « J’ai aussi une longue expérience d’enseignement supérieur

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Un Noël dans les rues de Tokyo

ECRANS | Animation. Avec le fabuleux "Tokyo Godfathers", le génie regretté de l’animation japonaise Satoshi Kon livrait en 2003 une relecture aussi singulière qu’émouvante du traditionnel conte de Noël.

Damien Grimbert | Mardi 8 décembre 2020

Un Noël dans les rues de Tokyo

S’il reste avant tout célébré pour ses œuvres les plus avant-gardistes et oniriques, marquées par leur approche "subjective" de la réalité (Perfect Blue, Paprika, la série Paranoïa Agent…), Satoshi Kon, disparu en 2010 à l’âge de 46 ans, n’en a pas moins jamais cessé d’aborder en filigrane, tout au long de sa courte mais irréprochable filmographie, les névroses profondes du Japon contemporain. Une exploration sociétale qu’on retrouve une nouvelle fois à l’œuvre dans Tokyo Godfathers, bouleversante quête de trois sans-abri pour retrouver les parents d’un bébé abandonné pendant les fêtes de Noël. Portrait touchant de trois parias cantonnés aux marges de la société (une femme transgenre au grand cœur, une adolescente fugueuse et revêche, et un père de famille ruiné, râleur et alcoolique), le film s’inscrit ainsi ouvertement dans les codes du conte de Noël, tout en les transcendant sans cesse par sa soif romanesque. À la fois récit initiatique, mélodrame flamboyant, chronique sociale, thriller haletant et fable rédemptrice, le métrage multiplie les registres sans jamais se perdre en cours de route, embarquant le spectateur dans un grand-huit émoti

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La Cinémathèque à huis clos

ECRANS | Ne pas perdre le lien avec son public : c’est l’objectif premier de l’établissement grenoblois, qui renoue donc avec ses ateliers virtuels tout en se préparant à diffuser d’autres contenus en ligne.

Martin de Kerimel | Mardi 17 novembre 2020

La Cinémathèque à huis clos

Une nouvelle fois obligée de fermer ses portes, la Cinémathèque de Grenoble ne reste pas inactive pour autant. Comme au printemps, elle propose au public de participer à des ateliers en ligne sur l’histoire du cinéma : des rendez-vous fixés les jeudis (pour les adultes) et dimanches (pour les enfants), à des heures variables selon les semaines, et tout au long de ce nouveau confinement. Internet oblige, cette activité se veut interactive : celles et ceux qui y prennent part sont invités à réagir en direct et à poser des questions aux intervenants. Pour participer, il suffit de se servir d’un ordinateur ou d’un smartphone équipé d’une webcam et d’un micro, en ayant d’abord téléchargé l’application Zoom. Jenny-Jean Penelon, chargée des relations avec le public, se réjouit d’avance d’attirer la curiosité de cinéphiles de tous horizons : « Nous avons pu compter, lors du premier confinement, sur la présence de personnes vivant à Grenoble, mais aussi sur celle de gens venus d’ailleurs, en particulier de la région parisienne. » Lors de ces opérations, la Cin

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Cinémathèque : l’art de la reprise

Classiques | Programme / La Cinémathèque de Grenoble reprend ses activités, avec des films reprogrammés et d'autres nouveaux.

Vincent Raymond | Mardi 22 septembre 2020

Cinémathèque : l’art de la reprise

Raison d’être d’une cinémathèque, le terme "reprise" prend un sens nouveau en cette rentrée 2020 où toutes les grandes institutions culturelles lèvent le voile sur le début de leur saison. Oui, les activités reprennent et donc les projections au cinéma Juliet-Berto. Oui, une partie des rendez-vous ajournés au printemps dernier pour cause de Covid-19 sont reprogrammés. Bonheur de renouer avec Le Péril jeune (11 octobre), avec Parvana une enfance en Afghanistan hors les murs au Musée de la Résistance comme avec The Fits ou Born in Flames ; chance de découvrir le court métrage documentaire d’Aude Fourel Pourquoi la mer rit-elle ? Ce "reliquat" 2019-2020 est complété par la poursuite du cycle Contre-histoire du cinéma (consacrée à présent à la figure de Tarzan) et perpétue les Ciné-Philo, autour de la thématique de la folie : les deux premiers titres annoncés ne peuvent se manquer : Fight Club de Fincher et Shock Corridor de Fuller. Fincher, Fuller, Folie… est-ce l’ann

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Made In Taïwan

Cycle | La Palme de l'originalité à la Cinémathèque de Grenoble : jeudi 12 et vendredi 13 mars, l'établissement programme une série de films taïwanais. De quoi surprendre... agréablement !

Damien Grimbert | Mardi 10 mars 2020

Made In Taïwan

C’était le genre d’événement à vous faire regretter de ne pas vivre à Paris : en avril dernier, la Cinémathèque française consacrait une impressionnante rétrospective au "cinéma de (mauvais) genre taïwanais" des années 60 à 80, composée de treize films rares et à peu près invisibles en toute autre circonstance. C’est donc peu dire que l’on est ravi du choix de la Cinémathèque de Grenoble de reprendre à son tour une partie de ce cycle jeudi 12 et vendredi 13 mars au cinéma Juliet-Berto, avec une sélection allant du film d’auteur contestataire (The Mountain, The End of the Track) au film de sabre en langue taïwanaise (The Vengeance of the Phoenix Sisters), en passant par la comédie sociale transgressive (The Elegant Mr Hu). Comme l’explique Wafa Ghermani, curatrice de la rétrospective, « le titre de la rétrospective joue sur la polysémie de l'expression mauvais genre. Il s'agit de mettre en avant des films qui tentaient de s'échapper de la chape du discours dominant imposé par le gouvernement nationaliste chinois en place. Les films officiels mettaient en scène une société idéale sous l'autorité du gouvernement. Les films

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Active Cinémathèque

ECRANS | La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un (...)

Martin de Kerimel | Mardi 18 février 2020

Active Cinémathèque

La Cinémathèque de Grenoble ne fait pas relâche pendant les vacances. Des cours de critiques de films y seront proposés les 21 février et 6 mars, à 13h30, par un enseignant de l’UGA. Le 7 mars, une visite guidée sur l’histoire des cinémas grenoblois est programmée à 10h45 (après inscription auprès de l’Office de tourisme). Le 9, à 20h, ce sera la reprise des cinés philo avec Vincere (photo), un film sur l’enfant caché de Benito Mussolini.

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Tout le cinéma par petites touches

ACTUS | Contribuer à la diffusion d’informations précises et fiables : c’est l’un des objectifs de la Cinémathèque de Grenoble lorsqu’elle organise des ateliers Wikipédia. Peggy Zejgman-Lecarme, sa directrice, en explique le fonctionnement.

Martin de Kerimel | Mercredi 27 novembre 2019

Tout le cinéma par petites touches

L’encyclopédie en ligne a parfois mauvaise presse : elle est accusée de ne proposer que des contenus parcellaires, voire orientés. Entre de bonnes mains, elle offre néanmoins un formidable outil pour la diffusion du savoir. On ne peut donc que se réjouir de l’initiative de la Cinémathèque de Grenoble, fondée sur cet esprit de partage cher à de très nombreux utilisateurs d’Internet. « Nous nous sommes inspirés d’une initiative prise par nos amis de la Cinémathèque de Québec, indique Peggy Zejgman-Lecarme, directrice à Grenoble. Eux accueillent des cinéastes pour parler de leur travail. De notre côté, à plus petite échelle, il nous a paru intéressant de mettre en valeur nos collections et de les partager avec le plus grand nombre. » Ludiques et amicaux, les ateliers sont dirigés par les experts bénévoles de l’association Wikimédia Grenoble. Ils posent le cadre général, rappellent le code éthique qui régit l’utilisation de la Toile et expliquent aux participants comment enrichir le contenu disponible en ligne, en créant des articles de toutes pièces ou en complétant ceux qui existent déjà. « Nous nous efforçons de notre côté de définir un thème un peu en amont

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Passion John Hughes à la Cinémathèque de Grenoble

ECRANS | Pour inaugurer son cycle consacré aux comédies américaines, la Cinémathèque de Grenoble a eu l’excellente idée de programmer coup sur coup deux des films les plus emblématiques du réalisateur John Hughes, "Breakfast Club" (1985) et "La Folle Journée de Ferris Bueller" (1986). Rendez-vous jeudi 17 et vendredi 18 octobre au cinéma Juliet-Berto.

Damien Grimbert | Mardi 15 octobre 2019

Passion John Hughes à la Cinémathèque de Grenoble

Pour mieux comprendre l’incroyable impact des comédies de John Hughes sur leur époque et les suivantes, il faut d’abord se pencher sur le contexte dans lequel elles sont apparues. Avant les premiers films de ce dernier, en effet, la comédie américaine adolescente oscillait essentiellement autour des thématiques de la farce outrageusement potache (Animal House) et les évocations crasses et grivoises des premiers émois sexuels (la désolante série des Porkys et ses innombrables succédanés). Et voilà que, soudain, débarque un cinéaste porté par une empathie profonde pour ses protagonistes et bien décidé à dépasser la simple accumulation de stéréotypes pour offrir une description plus vraie que nature des problématiques adolescentes de la middle-class blanche américaine. Les questionnements existentiels et la quête d’identité qui animent ces futurs adultes, et surtout la place que le monde extérieur leur laisse (ou ne leur laisse pas) pour les exprimer, sont en effet au cœur même de la filmographie du cinéaste. Tous semblables, tous différents

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PB d'or 2018 : cinéma

C'était 2018 | Où l'on sauve deux films de cette année 2018 et où l'on sacre une institution grenobloise.

La rédaction | Mardi 18 décembre 2018

PB d'or 2018 : cinéma

Le PB d’or de ceux qui resteront : les héros hexagonaux du premier semestre La fin de l’année euphorique (et aquatique) dans les salles ne doit pas faire oublier que son début fut semé de misère. C’est un fait : 2018 ne restera pas dans les annales comme une cuvée prodigieuse pour le cinéma français. Sa fréquentation médiocre, à l’avenant d’une offre calamiteuse, la menait tout droit au "PB de plomb". De ce semestre maudit que beaucoup voudront effacer de leurs mémoires, on sauvera deux films qui ont ensoleillé la morne plaine. En premier chef Jusqu’à la garde, baffe monumentale de la Mostra 2017, premier long-métrage de Xavier Legrand sorti en février. Porté par une interprétation au couteau, ce drame familial oppressant poursuit le film court du réalisateur sur le même thème sans redondance (très bon point) et confirme le talent d'un jeune auteur aussi brillant dans la direction d’acteurs que la mise en scène. Ensuite

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Peggy Zejgman-Lecarme : « Le court-métrage a le même fonctionnement qu’un haïku »

Festival | Du mardi 3 au samedi 7 juillet, la place Saint-André sera, pour la 41e année consécutive, illuminée par le Festival du film court en plein air de Grenoble organisé par la Cinémathèque et sa directrice Peggy Zejgman-Lecarme. Interview.

Alice Colmart | Lundi 25 juin 2018

Peggy Zejgman-Lecarme : « Le court-métrage a le même fonctionnement qu’un haïku »

Le festival promouvra cette année « la création, la jeunesse et la vitalité d’un cinéma contemporain ambitieux et engagé ». C’est-à-dire ? Peggy Zejgman-Lecarme : Avant tout, les propositions doivent parler au plus grand nombre tout en étant qualitatives et doivent être des films avec lesquels les cinéastes se sont fait plaisir. Côté style, sur les 2400 productions envoyées, il y a très peu de comédies, comme chaque année, mais plus de drames, de tragédies, de films sociaux, témoins de ce qu’est la société d’aujourd’hui. L’année dernière, les sujets touchaient aux migrations et aux migrants. Cette année, ça parle de leurs intégrations, comme par exemple Abu Adnan de Sylvia Le Fanu en ouverture. La condition des femmes revient aussi dans les propositions comme Même pas mal, petit animal de Juliette Kempf sur l’histoire d’une mère célibataire qui veut organiser elle-même l’anniversaire de son enfant et qui doit en même temps répondre à une commande urgente en graphisme. D’autres films à nous conseiller avant de poursuivre ? C’est difficile, je

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Séances en courts au Festival du film court en plein air de Grenoble

Festival | La 41e édition est prévue du mardi 3 au samedi 7 juillet.

Aurélien Martinez | Mardi 19 juin 2018

Séances en courts au Festival du film court en plein air de Grenoble

Depuis 1978 se tient à Grenoble un festival dédié au court-métrage, forme cinématographique peu visible à l’année mais qui, pourtant, a permis à pas mal de cinéastes de faire leurs gammes – des grands noms d’aujourd’hui comme Michel Ocelot, Leos Carax, Mathieu Kassovitz ou encore François Ozon ont présenté des œuvres à Grenoble. Et qui, surtout, s’avère tout aussi riche que les autres (et notamment ce fameux long-métrage). Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à voir la sélection affûtée (des propositions légères que la brièveté renforce côtoient des films plus pointus) proposée chaque année par la Cinémathèque de Grenoble aux manettes de l’événement – au passage l’un des plus anciens de France sur le sujet. Un festival principalement en plein air, sur la place Saint-André attenante à la Cinémathèque, qui est autant un temps fort cinématographique qu’un moment tout simplement agréable à vivre face à l’écran géant pour les quelque 10 000 spectateurs présents selon les chiffres communiqués. « Après une 40e édition qui célébrait

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cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

ACTUS | cinegrenoble.fr, c'est une plateforme web qui propose une « chrono-géographie des cinémas à Grenoble et son agglomération ». Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque de Grenoble qui porte le projet, nous expose les objectifs de cette chouette initiative.

Alice Colmart | Mardi 15 mai 2018

cinegrenoble.fr : « L’histoire des cinémas grenoblois mérite d’être racontée »

Le Méliès, le Pathé Chavant, le Club... Ces cinémas de l'agglomération grenobloise ont tous une histoire qui, pour Peggy Zejgman-Lecarme, directrice de la Cinémathèque de Grenoble, « mérite d’être racontée ». D'où le site internet www.cinegrenoble.fr lancé il y a trois ans afin de « proposer une carte interactive permettant de voyager dans le temps et découvrir les spécificités des cinémas actuels et passés ». Pour faire simple : sur la page d’accueil, l’utilisateur tombe face à une tache urbaine jaune qui contient des points désignant les cinémas en activité en 2018. Il suffit de cliquer dessus pour accéder à des fiches informatives sur les lieux : adresse, date d’ouverture, nombre d’écrans, de places… Et, en remontant la ligne du temps, on découvre les salles qui ont fermé ainsi que leur emplacement. « C’est l’occasion pour les gens intéressés par l’histoire de leur ville de constater que l’histoire cinématographique grenobloise a connu des variations phénoménales. Les chiffres des années 1980 montrent en effet qu’il y avait 19 cinémas, 51 écran

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JO de Grenoble : en février, ça farte avec la Cinémathèque

ECRANS | En 1968, Grenoble accueillait des sportifs du monde entier pour les Jeux Olympiques d’hiver. Afin de célébrer l'anniversaire de cet événement, la (...)

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 février 2018

JO de Grenoble : en février, ça farte avec la Cinémathèque

En 1968, Grenoble accueillait des sportifs du monde entier pour les Jeux Olympiques d’hiver. Afin de célébrer l'anniversaire de cet événement, la Cinémathèque propose un combiné géant de six projections. Sans même chausser les spatules, le public pourra s’aligner devant une sélection de courts-métrages en présence de leur réalisateur Jack Lesage, partager La Descente infernale de Michael Ritchie avec Robert Redford ou replonger dans le passé avec le documentaire de Laurence Jourdan, Les Jeux de la France - Grenoble 1968, en présence du producteur Dominique Gibrail. Tout est bon pour avoir la poudreuse aux yeux. Un programme sportif à découvrir du 8 février au 2 mars au cinéma Juliet Berto et au Palais des sports. Programme complet sur le site de la Cinémathèque.

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Peggy Zejgman-Lecarme : « J’ai des grandes envies pour le festival »

Festival | Alors que va commencer mardi 4 juillet la quarantième édition du Festival du film court en plein air de Grenoble, rencontre avec la directrice de la Cinémathèque de Grenoble qui pilote l'événement.

Aurélien Martinez | Mardi 27 juin 2017

Peggy Zejgman-Lecarme : « J’ai des grandes envies pour le festival »

Vous êtes arrivée à la Cinémathèque de Grenoble il y a un peu plus d’un an, mais on peut dire que c’est véritablement votre première édition à la tête du festival… Peggy Zejgman-Lecarme : C’est exactement ça. L’année dernière, j’ai eu le luxe de pouvoir observer sans avoir à organiser [son prédécesseur Guillaume Poulet était encore en poste – NDLR], de voir comment l’événement fonctionnait de l’intérieur. Ça a été très enrichissant. Pour votre première édition, vous tombez sur une particulière : la quarantième ! Pourtant, aucun gros événement n’est organisé autour de cet anniversaire… On le fête quand même en essayant notamment de valoriser l’histoire du festival avec une rencontre, une séance spéciale, une exposition d’affiches… Cette histoire se glisse donc à plein d’endroits différents. Après, si vous pensez plus à une grande fête d’anniversaire, avec des choses très exceptionnelles, on a fait aussi avec la réalité de notre structure –

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Grenoble éprise de courts depuis 40 ans

Festival | Le Festival du film court en plein air de Grenoble fête du 4 au 8 juillet sa quarantième édition. Si ce rassemblement dédié aux courts-métrages n’est pas le plus grand de France, il est indéniablement le plus ancien. Retour sur son histoire en compagnie de l’un de ses créateurs, le journaliste spécialiste des courts-métrages Gilles Colpart, qui sera d'ailleurs présent samedi 8 juillet pour une conférence sur le festival.

Nicolas Joly | Mardi 27 juin 2017

Grenoble éprise de courts depuis 40 ans

« Les films ne doivent pas dormir dans un tiroir, mais être montrés. » Telle est la devise de la Cinémathèque de Grenoble depuis sa création en 1962. On ne peut qu’approuver. C’est dans cette optique qu’elle organise le Festival du film court en plein air de Grenoble depuis maintenant 40 ans. Et si les projections de courts-métrages place Saint-André attirent aujourd’hui jusqu’à 10 000 personnes, l’événement a pourtant connu des débuts bien plus modestes, lors de sa première édition en 1978. Le journaliste Gilles Colpart, chargé de la programmation de cette première édition et maintes fois juré presse lors des suivantes, en garde un souvenir amusé. « Au début c’était très amateur. Le palmarès ne se faisait pas sur une scène. Michel Warren [premier directeur de la Cinémathèque, à l’initiative de la création du festival – NDLR] montait sur une sorte d’échafaudage et faisait les annonces en lisant son papier à la lampe de poche. » Il faut dire que l’ambition à l’origine du projet n’était pas de faire de ce rassemblement ce qu’il est aujourd’hui. « Il n’y avait pas la conscience pleine et ent

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Festival du film court en plein air de Grenoble : 40 éditions, pour faire court

Festival | Du mardi 4 au samedi 8 juillet, Grenoble sera une nouvelle fois la place forte du court-métrage grâce à son fameux festival.

Charline Corubolo | Mardi 20 juin 2017

Festival du film court en plein air de Grenoble : 40 éditions, pour faire court

40e cru forgé à la pellicule contemporaine dans son format réduit, le Festival du film court en plein air de Grenoble organisé par la Cinémathèque pose ses bobines soigneusement sélectionnées et son écran place Saint-André du 4 au 8 juillet. Une formule qui a fait ses preuves depuis 1978, faisant de la manifestation la plus vieille du genre en France. Mais c’est surtout une formule qui réserve chaque année de belles surprises. Au programme, chiffré, de cette 40e édition (qui est la première pour la nouvelle directrice Peggy Zejgman-Lecarme) : 28 films en compétition provenant de 16 pays, 22 hors compétition pour la sélection "Regards", 8 jeune public. Conservant le modèle de deux sessions de projection, l’une à 20h30 dans le cinéma Juliet Berto puis une autre place Saint-André à 22h, l’événement explore cette année la liberté sous toute ces formes : politique, sociétale ; et tous ces formats : animation, documentaire, expérimental. Quelques nouveautés à noter : un ciné-vélo est organisé au Musée dauphinois le 9 juillet, ainsi qu’un concours photo visant à réinterpréter l’affiche du festival – si la chaise ne vous inspire

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Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Événement | Samedi 20 mai, c’est la fameuse Nuit européenne des musées, événement couplé en Isère à un week-end baptisé Musées en fête. On a bien lu tous les programmes des lieux qui participeront (des musées donc, mais aussi d’autres institutions culturelles) et on en a sélectionné six, en accès libre bien sûr. Suivez-nous.

Aurélien Martinez | Mardi 16 mai 2017

Nuit des musées 2017 / Musées en fête : notre sélection

Une nuit portes ouvertes au Musée de Grenoble Un week-end festif dédié aux lieux d'expo de Grenoble et de l'agglo doit forcément prendre en considération le Musée de Grenoble et ses collections impressionnantes qui, on le rappelle une nouvelle fois, rivalisent avec celles des grands musées français – voire internationaux. Et ce même si rien de fou n'est organisé pendant ces deux jours par la vénérable institution. Le musée et son expo temporaire consacrée au peintre Fantin-Latour seront ainsi en accès libre le samedi de 18h30 à minuit et le dimanche toute la journée. C’est déjà ça. À noter tout de même que l’association Musée en musique proposera, le dimanche à 14h30, une « sieste musicale » dans le patio du musée avec le quintette vocal Sparkling Voices, et ce sera en accès libre. Une visite des coulisses au Musée dauphinois Un musée, c'e

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Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

CONNAITRE | Formule aussi pompeuse qu’un tweet de politicien, les Journées européennes du patrimoine sont toutefois bien plus intéressantes que ça. Au-delà des traditionnelles visites de musées et autres institutions culturelles, la 33e édition emprunte des chemins de traverse avec de la musique, de la danse, du cinéma, du jeu et même du vélo. À vos pédales, on vous emmène faire un tour, sélectif et subjectif, de ce week-end patrimonial gratuit prévu samedi 17 et dimanche 18 septembre.

Charline Corubolo | Mardi 13 septembre 2016

Journées du patrimoine 2016 : notre sélection

Le son de l’Isère Sans nul doute le "it" de cette 33e édition, la manifestation Paysage > Paysages, pilotée par le département de l'Isère, se dévoile en image et en bruit ce week-end dans plusieurs lieux de la ville. Mais s’il fallait retenir une carte postale dans le paysage, ça serait la carte sonore de Henry Torgue qui se jouera à la MC2. Glanant les voix de la nature, le compositeur a mis l’environnement en musique. Embarquement sonore en Isère immédiat. Samedi et dimanche de 14h à 18h Pédale en patrimoine Un coup de pédale, et ça repart ! Certes, ce n’est pas la formule habituellement consacrée, mais on aime les détournements linguistiques au PB, et cette expression revisitée roule mieux pour l’activité qu’on a sélectionnée. Tout le week-end, l’Office de Tourisme de Grenoble propose un parcours à vélo afin de sillonner la ville à la découverte des édifices labellisés «

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Peggy Zejgman-Lecarme arrive à la Cinémathèque de Grenoble

Interview | Ça bouge cette rentrée du côté de la Cinémathèque de Grenoble, officiellement pilotée depuis deux mois par sa nouvelle directrice Peggy Zejgman-Lecarme. Interview express.

Aurélien Martinez | Mardi 30 août 2016

Peggy Zejgman-Lecarme arrive à la Cinémathèque de Grenoble

Une femme donc à la tête de l’institution grenobloise cinquantenaire – une première –, et une directrice qui, première là aussi, n’a jamais connu l’emblématique fondateur des lieux Michel Warren, mort en 2015 : ça en fait du changement du côté de la Cinémathèque de Grenoble. On est donc partis à la rencontre de Peggy Zejgman-Lecarme dans son bureau rue Hector Berlioz, pour en savoir un peu plus sur les intentions de cette nouvelle figure de la scène grenobloise âgée de 36 ans, née à La Tronche et au parcours très cinéma – après des études de lettres modernes et de cinéma à Paris, elle a travaillé dix ans dans des cinémas art et essai de la région avant de rejoindre le conseil général de Haute-Savoie en tant que chargée de mission cinéma et éducation à l’image. « Je suis heureuse de revenir dans une structure qui a un vrai lien avec le public. » Vers la Cinémathèque de demain et au-delà Concrètement, si elle restera bien « dans la continuité du travail » des deux précédents directeurs, av

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39e marche pour le Festival du film court en plein air

ECRANS | Organisée par une Cinémathèque en plein changement, la nouvelle édition du Festival du film court en plein air de Grenoble est prévue du mardi 5 au dimanche 10 juillet. Zoom sur la prog.

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

39e marche pour le Festival du film court en plein air

Qui aurait imaginé l’an dernier à la même époque la somme de bouleversements que connaîtrait la Cinémathèque de Grenoble en moins d’une saison ? Que l’édition 2015 du festival serait l’ultime de Michel Warren en tant que spectateur, son tempétueux créateur, disparu peu après sa clôture le 28 juillet dernier ; et que celle s’apprêtant à s’ouvrir coïnciderait avec les adieux de Guillaume Poulet, qui avait pris la suite de Michel Warren en 2009 ? Avant de céder son fauteuil à Peggy Zejgman-Lecarme, le (toujours) directeur accompagne l’événement phare de l’institution grenobloise, presque quadragénaire. Toujours gratuit, toujours aussi alléchant, le rendez-vous continue de jouer la carte de l’ouverture – n’est-il pas en ple

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Hôpital Sud d'Échirolles : hospitalité pour les courts

ECRANS | En préambule au 39e Festival du film court en plein air de Grenoble prévu du 5 au 10 juillet, la Cinémathèque revient le temps d’une soirée hors les murs (...)

Vincent Raymond | Lundi 20 juin 2016

Hôpital Sud d'Échirolles : hospitalité pour les courts

En préambule au 39e Festival du film court en plein air de Grenoble prévu du 5 au 10 juillet, la Cinémathèque revient le temps d’une soirée hors les murs (mais en intérieur) sur six des œuvres primées lors de la précédente édition. L’occasion de voir deux beaux films d’animation : le délicat Sous tes doigts de Marie-Christine Courtès (Mention du Jury Jeune) et le splendidement métaphorique Somewhere down the Line (photo) de Julien Regard, Grand Prix mérité. Une programmation réalisée dans le cadre du programme régional Culture et santé et proposée le jeudi 23 juin à 20h à l'Hôpital Sud d'Échirolles.

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Cinémathèque de Grenoble : clap de fin pour Guillaume Poulet

ACTUS | Celui qui avait succédé au fondateur des lieux Michel Warren en 2009 part de façon sereine vers de nouvelles aventures. On fait un rapide bilan avec lui de ses six années passées dans le fauteuil du patron, avant de connaître celui ou celle qui prendra le relai. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Vendredi 5 février 2016

Cinémathèque de Grenoble : clap de fin pour Guillaume Poulet

« Les choses sont encore un peu floues en ce qui me concerne. Je n’ai pas de point de chute défini pour l’instant. Après six ans à la tête de la Cinémathèque, j’ai eu le sentiment que c’était le bon moment pour faire d’autres choses, pour laisser la place. » Voilà ce que nous a déclaré Guillaume Poulet, directeur de la Cinémathèque de Grenoble depuis 2009 (il avait succédé au fondateur des lieux Michel Warren), alors que l’on vient d’apprendre qu’il quittera la maison à la fin de l’été – une annonce de recrutement vient tout juste d’être publiée. « Je pars par choix personnel, avec de bonnes relations avec la Cinémathèque à laquelle je suis très attaché. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles mon départ est annoncé si tôt et le recrutement lancé maintenant – je ne pars que cet été. Pour assurer à cette maison une forme de continuité en toute sérénité. »

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Cinémathèque : décès de son fondateur Michel Warren

ACTUS | C’était une figure culturelle locale importante. Michel Warren, connu pour sa cinéphilie (il était proche de la Nouvelle Vague) et son caractère volcanique, (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 28 août 2015

Cinémathèque : décès de son fondateur Michel Warren

C’était une figure culturelle locale importante. Michel Warren, connu pour sa cinéphilie (il était proche de la Nouvelle Vague) et son caractère volcanique, est mort mardi 28 juillet à l’âge de 73 ans. Il avait pris sa retraite en 2009, après presque cinquante ans passés à la tête de la Cinémathèque de Grenoble, fondée par ses soins en 1962 et présentée comme une émanation de la Cinémathèque française basée à Paris. « À partir de cette date, la Cinémathèque de Grenoble n'a eu de cesse de mettre en œuvre les deux préceptes de Henri Langlois [fondateur de la Cinémathèque française – NDLR] : montrer – conserver, mais aussi enrichir » dixit Guillaume Poulet, actuel directeur de la Cinémathèque de Grenoble. Et ce n’est pas tout : Michel Warren avait aussi lancé en 1978 le Festival du film court en plein air de Grenoble, qui a révélé de nombreux cinéastes (Léos Carax, François Ozon, Michel Ocelot, Mathieu Kassovitz…) et qui, aujourd’hui, existe toujours – on en parle chaque été dans nos colonnes. Une cérémonie en son honneur, ouverte à tous, sera célébrée vendredi 4 septembre à 17h au funérarium de Grenoble. Et un hommage aura lieu duran

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La Cinémathèque prend un nouvel envol

ECRANS | En juillet, à l’orée du Festival du court métrage en plein air, la Cinémathèque avait inauguré ses nouveaux locaux et présenté les grandes lignes de son action à venir. (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 septembre 2014

La Cinémathèque prend un nouvel envol

En juillet, à l’orée du Festival du court métrage en plein air, la Cinémathèque avait inauguré ses nouveaux locaux et présenté les grandes lignes de son action à venir. Désormais dotée d’une petite salle où, à partir de janvier 2015, les films de ses collections seront en consultation libre (d’ici là, cela sera possible pour les étudiants et chercheurs sur rendez-vous), la Cinémathèque fait sa rentrée avec un très beau programme de films à découvrir salle Juliet Berto pour le semestre à venir. Les thématiques sont audacieuses : celle qui ouvre le bal, baptisée "Génération 58-68", propose de mettre en lumière des cinéastes qui, sans avoir participé au mouvement, sont apparus dans le cinéma français au moment de l’explosion de la Nouvelle Vague : Jean-Pierre Mocky, Robert Enrico, José Bénazeraf, Michel Drach, Jean-Daniel Pollet… Auteurs ou artisans, ils défient les étiquettes et s’imposent tous par la liberté de leur cinéma, sur la forme comme sur le fond. Puis la Cinémathèque participera à sa façon aux commémorations de la Grande Guerre avant de s’attaquer à une m

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Festival du film court : le palmarès

ECRANS | Le Festival du film court de Grenoble, qui s’est tenu la semaine passée, a décerné ses prix samedi soir. La Lampe au beurre de yak de Hu Wei (grand prix et (...)

Aurélien Martinez | Lundi 7 juillet 2014

Festival du film court : le palmarès

Le Festival du film court de Grenoble, qui s’est tenu la semaine passée, a décerné ses prix samedi soir. La Lampe au beurre de yak de Hu Wei (grand prix et prix de la presse), Le Skate moderne d’Antoine Besse (grand prix aussi), Ceux qui restent debout de Jan Sitta (prix d’aide à la création), Shadow de Lorenzo Recio (mention du jury presse, prix du jury jeune)... : la plupart des films que nous avions sélectionnés avant le festival se retrouvent au palmarès (et parfois très haut). Voilà, c’était juste pour vous le signaler !

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La Cinémathèque fait peau neuve

ACTUS | Alors que se tient cette semaine la trente-septième édition du maintenant incontournable Festival du film court en plein air de Grenoble, la Cinémathèque, porteuse de l’événement depuis le début, inaugure de nouveaux locaux dédiés à la mémoire du cinéma. Rencontre avec son directeur Guillaume Poulet.

Aurélien Martinez | Mardi 1 juillet 2014

La Cinémathèque fait peau neuve

Vous venez d’inaugurer ce mardi 1er juillet les nouveaux locaux de la Cinémathèque, ouverts au public, juste en face de la salle Juliet Berto... Guillaume Poulet : Je ne sais pas si l’on peut parler de nouveaux locaux... Plutôt de rénovés puisque ce sont des locaux que l’on occupait précédemment et que l’on va réinvestir. Par contre, ils ont été transformés – certains nous disent même qu’ils ont du mal à les reconnaître ! – pour à la fois donner de bonnes conditions de travail à l’équipe, et surtout avoir un lieu qui permette d’accueillir le public là aussi dans de bonnes conditions. On voulait ainsi mettre à disposition de tous l’ensemble des collections de la Cinémathèque, et en particulier les collections non films qui étaient finalement peu exploitées. On ne le sait pas forcément, mais la Cinémathèque de Grenoble renferme un trésor impressionnant... Hormis les 8 ou 9 000 copies de films qui sont dans les collections, on a quelque 14 000 affiches de choses très variables – des classiques des années 60, des films étrangers, des anciens pornos même ! –, mais aussi toute une documentation papier comprenan

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Courts toujours

ECRANS | Ce n'est peut-être pas le plus prestigieux de France (à ce jeu-là, celui de Clermont-Ferrand gagne haut la main) ; pourtant, le Festival du film court en (...)

Aurélien Martinez | Mardi 24 juin 2014

Courts toujours

Ce n'est peut-être pas le plus prestigieux de France (à ce jeu-là, celui de Clermont-Ferrand gagne haut la main) ; pourtant, le Festival du film court en plein air de Grenoble est une véritable institution à la programmation solide. Un événement qui met en avant une pratique artistique largement répandue (de nombreux réalisateurs ont débuté par un court, dont certains furent primés à Grenoble – ceux de François Ozon par exemple) mais néanmoins peu mise en avant à l'année. Alors que la créativité et la pertinence du propos peuvent briller dans un format court. The mass of men de Gabriel Gauchet, grand prix de la dernière édition, le démontrait ainsi avec brio, conjuguant qualité d'écriture, maîtrise de la direction d'acteurs et choix de mise en scène qui permettent au spectateur de vivre l'action mais aussi de la décoder et de la mettre en perspective. Tout ça en 17 minutes ! Il faudra donc se rendre à la trente-septième édition du festival, à la Cinémathèque à 20h30 ou sur la place Saint-André à 22h (un moment très agréable même si la qualité d'écoute ne vaut pas la projection en salle) pour prendre des nouvelles du cinéma contemporain – de France princi

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D’hier et d’aujourd’hui

ECRANS | La rentrée cinéma, c’est aussi celle du cinéma classique et de patrimoine : alors que la Cinémathèque et le Centre culturel cinématographique dévoilent leurs premières séances, le Méliès relance ses cours de cinéma, en y ajoutant des cours du soir, avec une programmation prestigieuse. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 30 août 2013

D’hier et d’aujourd’hui

Le cinéma de patrimoine va connaître une belle saison à Grenoble. Bien entendu, les deux bastions que sont la Cinémathèque et le Centre culturel cinématographique (CCC) restent les principaux pourvoyeurs en cinéma classique : leur rentrée s’effectuera début octobre avec deux gros morceaux. Le CCC dégaine le premier avec La Nuit du chasseur de Charles Laughton, dans la copie numérique magnifiquement restaurée par Wild Side, qui rend à ce chef-d’œuvre empruntant autant à l’expressionnisme, au film noir et aux contes gothiques toute son ampleur esthétique et mythologique (séance le 2 octobre). La Cinémathèque suivra deux jours plus tard avec un autre film "pictural", mais cette fois-ci dans son sujet, puisqu’il s’agit du Van Gogh de Pialat, avec un Dutronc au-delà du génie, qui sera présenté par le patron de la Cinémathèque française en personne, Serge Toubiana, grand admirateur et connaisseur de Pialat, qui lui a consacré une exposition et un ouvrage, Maurice Pialat, peintre et cinéaste. Pour la suite de sa saison, la Cinémathèque annonce la reprise de son cycle

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Un demi-siècle de patrimoine

ECRANS | Cette semaine, la Cinémathèque de Grenoble fête ses 50 ans, avec un programme passionnant cherchant à éclairer ce demi-siècle consacré à la diffusion du (...)

Christophe Chabert | Lundi 22 octobre 2012

Un demi-siècle de patrimoine

Cette semaine, la Cinémathèque de Grenoble fête ses 50 ans, avec un programme passionnant cherchant à éclairer ce demi-siècle consacré à la diffusion du patrimoine cinématographique. Honneur d’abord le jeudi 25 à celui qui en fut l’infatigable directeur et animateur, Michel Warren, qui illustrera son histoire avec une série de courts emblématiques (dont celui de Juliet Berto, qui donna ensuite son nom à la salle de la Cinémathèque) et un long-métrage entièrement tourné à Grenoble, Mauvaises fréquentations de Jean-Pierre Améris – film fort médiocre, cependant ! Le lendemain, théorie et pratique de la conservation des films avec La Vida útil, docu-fiction autour de la défense de la Cinémathèque uruguayenne par un de ses employés passionnés, et la toute fraîche restauration du Quai des brumes de Marcel Carné, fleuron du réalisme poétique des années 30. Point d’orgue de cet anniversaire, la journée du samedi est tout bonnement inratable : elle résumera l’année cinéma 1962 en trois films (et une poignée de courts-métrages). D’abord avec la projection de la sublime copie numérique 4K de Lawrence d’Arabie, chef-d’œuvre du cinéma roma

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Apocalypse now !

ECRANS | Sidérante programmation consacrée à la fin du monde au cinéma proposée par la Cinémathèque de Grenoble et orchestrée par le passionnant Jean-Pierre Andrevon, qui a sorti quelques trésors de ses malles et de sa colossale cinéphilie. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 5 octobre 2012

Apocalypse now !

A priori, la quantité astronomique de films post-apocalyptiques tournés ces dernières années aurait pu suffire à alimenter le cycle entier consacré à la fin du monde par la Cinémathèque de Grenoble. S’il se conclut en effet par deux fleurons récents de ce sous-genre (l’affreux 2012 de Roland Emmerich et le discuté Melancholia de Lars Von Trier), le cycle est constitué de raretés piochées dans tous les âges du cinéma. Ce qui n’étonnera personne quand on aura dit que Jean-Pierre Andrevon, véritable bible du cinéma fantastique, est derrière cette sélection de haute volée, qui prouve si besoin était que la crainte d’un cataclysme ne date pas du moment où une bande de geeks en réseau ont soudain déchiffré les prophéties du calendrier maya. Dès 1916 au Danemark, un cinéaste inconnu tourne une Fin du monde muette (le film a fait l’ouverture du cycle la semaine dernière). Dans les années 50, Hollywood se saisit de la question et produit

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Le passé a de l’avenir

ECRANS | Inauguration officielle du nouveau Méliès, affirmation de l’indépendance du Club et cinquantenaire de la Cinémathèque : la rentrée cinéma se joue aussi en dehors de l’actualité des sorties de films… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 3 septembre 2012

Le passé a de l’avenir

C’était la grande affaire de la fin de saison et le feuilleton se poursuit en cette rentrée : le circuit art et essai grenoblois est en pleine mutation, avec l’ouverture des trois salles du Méliès dans le tout neuf Bonne et l’indépendance fraîchement acquise du Club. Après un été de rodage des deux côtés, les choses sérieuses commencent maintenant. D’un côté, le Méliès prépare son inauguration officielle pour le week-end des 21, 22 et 23 septembre avec, entre autres, la venue de Michel Ocelot pour présenter Kirikou et les hommes et les femmes en avant-première ou celle de Nicolas Philibert pour quinze minutes exclusives de son film sur la maison de la radio, encore en cours de montage. De l’autre, le Club muscle sa politique en accueillant des réalisateurs pour présenter les films événements de la rentrée, comme ce fut le cas fin août avec la venue de Stéphane Brizé pour son beau Quelques

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Automne arabe

ECRANS | Du 3 au 18 novembre, la Cinémathèque propose un cycle consacré au cinéma égyptien, éclairé par la récente révolution. Outre des productions parmi les plus récentes, deux (...)

François Cau | Lundi 31 octobre 2011

Automne arabe

Du 3 au 18 novembre, la Cinémathèque propose un cycle consacré au cinéma égyptien, éclairé par la récente révolution. Outre des productions parmi les plus récentes, deux soirées consacrées à la place des femmes dans cette société en profonde mutation, il ne faudra surtout pas rater l’un des événements majeurs de cette rétrospective : la projection du fascinant documentaire Tahrir de Stefano Savona (ce vendredi 4 novembre à 20h, en présence du réalisateur – on vous fait gagner des places sur la page d’à côté). Plongé en plein cœur du mouvement de contestation sur cette place du Caire, Savona, seul avec sa caméra (en fait l’appareil photo numérique ayant servi pour Rubber ou La Guerre est déclarée), offre un fascinant compte-rendu de ces jours décisifs, à des lieux du zapping multimédia profondément parcellaire visible jusqu’alors. Témoin privilégié des meneurs comme des anonymes, le réalisateur opère un montage dressant une chronologie signifiante, entre colère, rires, élans populaires et violences (les scènes d’affrontement sont particulièrement cinglantes), souligne même les contradictions inhérentes à ce rassemblement. Incontestablement l’un des chocs documentaires de cette an

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« On est une tribune »

ECRANS | Trente-quatrième édition pour le Festival du film court de Grenoble, événement incontournable du début de l'été. Rencontre avec Guillaume Poulet, le directeur de la Cinémathèque, qui organise cette manifestation. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 1 juillet 2011

« On est une tribune »

Le Petit Bulletin:Quelle est la ligne éditoriale du festival?Guillaume Poulet : C’est véritablement la volonté de se faire le reflet de tout ce que peut être le court-métrage. A la fois avec des courts très contemporains – les films en compétition ont quasiment tous moins d’un an, dont beaucoup de premiers films. Et c’est aussi essayer d’être représentatif de l’histoire du court-métrage, y compris à travers des origines géographiques et temporelles différentes. Ce volet plus patrimonial s’appuie à la fois sur notre réseau de cinémathèques, et à la fois sur nos propres collections [l'inventaire du fonds vient d'être achevé cette année]. D'accord. Mais, au vu de la place qui lui est accordée, on peut se demander si le court-métrage n'est pas qu'une forme de cinéma bonne simplement pour les festivals?On est un peu une tribune, car on a, en dehors des festivals, peu la possibilité de voir des courts-métrages. Bon, Canal + le fait un petit peu, certaines autres chaînes aussi, mais à des heures tardives. Donc oui, malheureusement, sur la diffusion, ça reste majoritairement les festivals qui permettent de montrer de

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Une Cinémathèque, pour quoi faire ?

ECRANS | Arrivée il y a plus d’un an aux manettes de la structure, sa nouvelle direction a eu, en gros, à répondre à cette question. Et y est parvenue, même s’il va falloir encore un peu de temps pour affirmer son projet. Entretien avec son directeur Guillaume Poulet, pour faire le point. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Vendredi 28 janvier 2011

Une Cinémathèque, pour quoi faire ?

Petit Bulletin : Comment jaugez-vous l’année écoulée, par rapport aux objectifs que vous vous étiez fixés ?Guillaume Poulet :Justement, l’un de vos objectifs était malgré cela une meilleure identification de cette salle…Je pense que ça va avec l’augmentation de la fréquentation et un renouvellement des spectateurs de la Cinémathèque, mais on a vu des gens qui venaient pour la première fois à la salle Juliet Berto, et notamment, ce qui est aussi très positif, on a réussi à avoir des salles à moitié remplies d’étudiants, alors qu’on sait que ce public est très volatile, qu’on se heurte à ses nouvelles habitudes de consommation. Et pour ce qui est de la légitimité de la Cinémathèque auprès des collectivités locales, pensez-vous avoir accompli du chemin ?Disons qu’auparavant, il y avait un fonctionnement de la Cinémathèque qui ne convenait plus forcément à la Ville ou ailleurs, il y avait sans doute une perte de confiance. Je pense que les gens voient les changements, clairement, à tous les niveaux. Il reste peut-être des interrogations, la Ville comme les autres bailleurs sont assez curieux de voir l’état

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Mains basses sur la ville

ECRANS | Cette semaine, la Cinémathèque inaugure son cycle de projections regroupées sous le thème des Traversées Urbaines. Zoom sur le projet et nos films de prédilection. FC

François Cau | Lundi 27 septembre 2010

Mains basses sur la ville

Les observateurs les plus attentifs reconnaîtront là une initiative caractéristique de l’orientation qu’est en train de prendre la Cinémathèque grenobloise sous l’impulsion de son directeur Guillaume Poulet et du président de l’association Nicolas Tixier. Ce dernier rebondit jusqu’à s’envoler sur son passif dans l’architecture en imaginant une série de rencontres autour de l’urbanisme au cinéma. Chaque projection étant assortie de discussions avec des intervenants cinéphiles ou plus spécialisés sur les questions d’archi, le tout en partenariat avec moult structures affiliées. Soit une façon d’exploiter pertinemment le fonds de la Cinémathèque (pour les plus obsédés par le pragmatisme), d’explorer un thème à travers ses traitements cinématographiques (pour les autres). Le cycle démarre donc ce lundi 4 octobre à 19h30 avec le classique L’Aurore de Murnau, film muet accompagné pour l’occasion au piano par Jean-Michel Gonzales. Pour causer de l’impact des métropoles sur les psychés du jeune 20e siècle, la parole sera donnée au philosophe Philippe Simay. The Town(s) Le lundi 18 octobre, la soirée tournera autour de notre film chouchou de la sélectio

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Changement dans la continuité (et vice-versa)

ECRANS | Le nouveau directeur de la Cinémathèque de Grenoble, Guillaume Poulet, a la lourde charge de remettre la structure sur le devant de la scène, tout en composant avec l’existant. Heureusement, ce ne sont pas les projets ou la bonne volonté qui manquent. Propos recueillis par François Cau

François Cau | Lundi 15 février 2010

Changement dans la continuité (et vice-versa)

Petit Bulletin : Comment se passe le passage de relais avec Michel Warren (tête pensante historique de la structure, NDLR) ?Guillaume Poulet : Il est en train de se faire. Michel continue à travailler à la programmation, est toujours présent aux soirées de la Cinémathèque… Globalement ça se passe bien, j’ai une grande marge de manœuvre au quotidien - ce qui joue aussi, c’est l’arrivée depuis septembre d’un nouveau président, Nicolas Tixier, un proche de la Cinémathèque depuis très longtemps, qui a envie que le lieu se développe et redore un peu son blason. Les soubresauts qu’a pu connaître la Cinémathèque ces derniers temps ont peut-être entamé le crédit qu’elle pouvait avoir ; la volonté de Nicolas et la mienne est de repartir sur de bonnes bases, et d’assurer à la fois une forme de stabilité et le développement du projet, des idées, des collaborations. Sentez-vous de la part des collectivités une prise de conscience de l’importance d’un tel lieu ?La difficulté vient du fait que chaque personne a son idée de ce que devrait être une cinémathèque de province, ou du moins dans une ville comme Grenoble. J’entend

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