«Ne pas prendre les enfants pour des imbéciles»

SCENES | JEUNE PUBLIC. Cette année, Sylvain Levey est l’auteur associé à l’Espace 600, où trois de ses textes seront mis en scène. A l’occasion du début de l’aventure la semaine prochaine avec Ouasmok ?, présenté par la compagnie grenobloise Les Gentils, on a rencontré Sylvain afin d’évoquer ses projets pour cette résidence. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 23 octobre 2009

Petit Bulletin : Pourquoi avoir accepté la proposition de l'Espace 600 ?
Sylvain Levey : C'était une envie politique, car un auteur en résidence dans un lieu comme la Villeneuve a du sens. Je ne suis pas un auteur qui travaille seul chez lui, j'aime bien être en déplacement, à la rencontre des gens. J'ai un parcours aussi avec le lieu ; Villeneuve, pour moi, représente quelque chose : c'est un de mes premiers déplacements en tant qu'auteur avec Ouasmok ?. J'ai commencé à beaucoup apprécier Geneviève Lefaure [l'ancienne directrice de l'Espace 600, qui a quitté son poste en juin dernier NDLR]. J'ai trouvé que la reprise du projet par Laure-Anne Legrand [la nouvelle directrice NDLR] était faite de façon intelligente, donc je me suis dit "ok, je peux y aller" !

Comment s'articulera cette résidence ?
C'est un grand projet qui prend du temps et de l'esprit. Il va y avoir plein de rencontres et de choses très riches à faire avec les jeunes. Je les ai déjà rencontrés, c'était très fort. Ils sont disponibles, ouverts d'esprit, capables de se faire surprendre… J'aime bien cette idée de travailler sur la Villeneuve. J'ai ainsi commencé un début de texte intitulé Lys Martagon. J'espère bien qu'il connaîtra le parcours de Ouasmok ?, qu'il tournera en France ou ailleurs…

Comment avez-vous travaillé ce texte en lien avec le quartier ?
Il y a deux ans, j'étais en résidence à Villeneuve. Mon souhait était de loger chez l'habitant plutôt qu'à l'hôtel. J'avais ainsi rencontré un monsieur qui vit dans le quartier. Il me montrait des photos de lys martagon, une plante qui pousse dans les Alpes. Parallèlement, je me suis baladé dans le quartier, en regardant des choses que peut-être on ne voit plus quand on y habite. Et j'ai ainsi commencé à écrire sur un personnage prénommé Lys Martagon – parce que c'est très beau comme nom – qui habiterait à la Villeneuve. J'ai vraiment pris tout le coin, en me penchant sur la géographie du quartier : la place des géants, le lac artificiel… Mon texte est toujours en cours de chantier depuis deux ans, avec l'envie de le reprendre pour cette résidence. Mais il ne faudrait pas qu'il soit uniquement centré sur la Villeneuve, avec seulement les habitants du quartier qui pourraient se retrouver. D'où l'idée d'universaliser la chose au maximum.

Avec votre projet, vous luttez aussi contre « un théâtre enfant loin des clichés, des poncifs et des facilités » [extrait du court texte Halte au massacre psychologique des enfants déguisés en lapins !, disponible en postface de Ouasmok ?]
J'écris en jeunesse et en adulte, même si ça ne veut pas dire grand-chose… En gros, j'ai des livres qui sortent en littérature jeunesse et d'autres en adulte ! Moitié-moitié à peu près. Concernant la jeunesse, je considère qu'on ne doit pas prendre les enfants pour des imbéciles. Évidemment, il ne s'agit pas de leur démonter le moral dès cinq ans. Mais on n'est pas dans un monde idyllique, loin de là. Alors on peut leur montrer l'imperfection du monde avec de l'humour, de la poésie, du théâtre… Il est possible, dès le plus jeune âge, d'être titillé légèrement, d'avoir un regard critique sur le monde. C'est notre métier d'écrivain – même si tout le monde ne partage pas cet avis – de mettre les mains dans le cambouis, de regarder l'état du moteur de la société. Du coup, même avec des enfants, je vais continuer à faire de la mécanique… Peut-être sur un moteur plus simple… Mais je ne suis pas là juste pour nettoyer le pare-brise et faire briller les voitures !

Ouasmok ?, à ce titre, peut être vu comme un anti-conte de fées…
Tout à fait. Ça évoque la difficulté du couple, du quotidien… Ce n'est pas "on s'aime et tout va bien dans le meilleur des mondes". C'est toute cette violence de la vie : les rencontres, les ruptures, les nouvelles rencontres…

Avez-vous échangé avec Aurélien Villard, le metteur en scène de la compagnie des Gentils ?
On s'est rencontré deux fois. Mais j'ai pris le parti de ne pas intervenir dans le processus de création. Je vais venir à la première comme spectateur, point ! Mon texte est fait, il a été écrit il y a cinq ans, il ne m'appartient plus.

OUASMOK ?
Mercredi 4 novembre à 15h, jeudi 5 à 9h30 et 14h30, vendredi 6 à 9h30 à 19h30. A l'Espace 600

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Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Panorama de rentrée culturelle 2020/2021 | Les théâtres de Grenoble et de l'agglomération ont de nouveau dégainé des programmations bourrées de propositions qu'on avait envie de défendre. Suivez-nous ! Par Aurélien Martinez et Nadja Pobel

La rédaction | Mercredi 14 octobre 2020

Voici 23 spectacles pour une saison théâtrale grenobloise variée

Western ! À Grenoble et aux alentours (ce que l’on appelle de par chez nous le Dauphiné), Serge Papagalli est une légende qui foule les scènes de la région depuis maintenant 50 ans. Pour célébrer cet anniversaire comme il se doit, et avant de le croiser fin novembre sur grand écran dans le film Kaamelott (le fameux Guethenoc le paysan, c’est lui) d’Alexandre Astier, notre homme se lance dans le western-spaghetti et théâtral, lui qui revendique fièrement ses origines italiennes. Avec une douzaine de comédiennes et comédiens à ses côtés (dont pas mal de fidèles de chez fidèles toutes générations confondues), son Western ! était forcément très attendu par un paquet de monde. Dont nous. AM À la MC2 du mardi 13 au jeudi 22 octobre Au Théâtre Jean-Vilar (Bourgoin-Jallieu) vendredi 6 et samedi 7 novembre Au

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Aurélien Villard (cie des Gentils) : « Baba est quelqu'un qui n’a pas les mêmes codes que nous »

Théâtre | "Les Puces de Baba", c’est le nouveau spectacle de la compagnie des Gentils d’Aurélien Villard. Un solo du comédien et clown Jérémy Buclon dont on a vu quelques prometteurs extraits avant la création début mars à l’Autre rive d’Eybens. Alors interview pour en savoir plus.

Aurélien Martinez | Mardi 26 février 2019

Aurélien Villard (cie des Gentils) : « Baba est quelqu'un qui n’a pas les mêmes codes que nous »

Qui est Baba ? Aurélien Villard : C’est un clown que Jérémy Buclon m’a présenté il y a deux ans, qui m’a beaucoup touché et avec qui on a essayé de communiquer, d’inventer une histoire, un spectacle… Après, je ne le connais pas tant que ça, il est vraiment mystérieux. On a commencé par une séance d’impro pendant laquelle j’ai tellement été impressionné par ce clown et sa présence que je n’ai pas du tout su quoi lui dire et quoi lui faire faire. J’étais juste spectateur ! Puis on s’est remis à bosser, sans trop savoir où l’on allait… Je le filmais pendant les impros, pour garder une trace. Et en voyant le visage de Baba en gros plan, avec ce regard émouvant, je me suis dit que ça serait la première image. D’où la présence de la vidéo sur ce spectacle – alors qu’il y a deux ans encore, je disais qu’il n’y aurait jamais de vidéo dans un spectacle des Gentils ! Il y a de la vidéo comme Baba se lance dans la vente en ligne, d’où le titre du spectacle Les Puces de Baba… Avec Jérémy, on voyait tous ces gens qui, sur Internet, se filment en train de faire tout et n’importe quoi,

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Anne Courel : « L’adolescence sera au cœur de mon projet pour l'Espace 600 »

ACTUS | Samedi 29 septembre sera lancée la nouvelle saison de l’Espace 600, précieux théâtre grenoblois dédié au jeune public. L’occasion pour les spectateurs et spectatrices de faire connaissance avec Anne Courel, metteuse en scène de la compagnie Ariadne (basée à Villeurbanne) qui vient d’arriver à la direction du lieu. On l’a rencontrée en amont, histoire d’en savoir plus sur son projet.

Aurélien Martinez | Mardi 25 septembre 2018

Anne Courel : « L’adolescence sera au cœur de mon projet pour l'Espace 600 »

Pourquoi avoir choisi de candidater à l’Espace 600 ? Anne Courel : Parce que ça m’intéresse de diriger à la fois un lieu et une compagnie de théâtre pour mettre en application un certain nombre d’idées auxquelles je me confronte depuis pas mal de temps avec ma compagnie. Je pense notamment à la manière dont peuvent être reliées l’action culturelle, la création et la diffusion, des pôles pour moi capitaux pour que tous les publics accèdent au spectacle vivant et à l’art en général. Et puis je trouve le projet de l’Espace 600 passionnant. C’est un équipement culturel qui a su, contre vents et marées, rester un lieu dans lequel l’exigence artistique est au centre ; et qui a la volonté de s’adresser à la jeunesse comme à des vrais spectateurs. Travaillant sur l’adolescence, je me suis vraiment reconnue là-dedans. Depuis quand faites-vous du théâtre en direction du jeune public ? Les choses se sont construites petit à petit. Je me suis d’abord interrogée sur le lien entre les spectateu

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"Le Grand jeu de l’ouïe" : ceci est un blind test théâtral

Spectacle | La compagnie grenobloise des Gentils tourne avec un nouveau spectacle participatif et, surtout, très drôle. Prochaine date : dimanche 11 mars à l'Espace 600.

Aurélien Martinez | Mardi 6 mars 2018

Nous voici convoqués au pilote d’une future émission visant à tester les connaissances musicales des téléspectateurs. Aux commandes du show, un duo au sourire ultra bright accompagne un pianiste qui enchaîne les airs issus de grands films – ça brasse large, tant en style qu’en période. À la clé pour l’équipe gagnante, un chèque – enfin, si la prod veut bien le signer, ce qui ne semble pas évident. Le Grand jeu de l'ouïe est ainsi une drôle de mise en abyme qui permet à la compagnie grenobloise des Gentils de livrer une proposition à deux niveaux de lecture, comme le public est véritablement amené à participer au jeu tout en assistant à un véritable spectacle. Et dans le rôle des présentateurs Georges et Corine, on retrouve deux des jeunes comédiens grenoblois les plus intéressants, que ce soit avec les Gentils ou en dehors : Colin Melquiond et Doriane Salvucci. Avec l’excellent (et taiseux) François Marailhac au piano, et le metteur en scène

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Lucie Duriez : « Ce n’est pas facile de quitter un lieu aussi attachant que l'Espace 600 »

ACTUS | Depuis 2011, l’Espace 600, théâtre grenoblois situé à la Villeneuve et centré sur le jeune public, est piloté par Lucie Duriez. Ce qui ne sera plus le cas à la fin de la saison, la directrice partant vers de nouvelles aventures. L’occasion d’un rapide bilan avec elle, en attendant de connaître celle ou celui qui prendra la suite.

Aurélien Martinez | Mardi 20 février 2018

Lucie Duriez : « Ce n’est pas facile de quitter un lieu aussi attachant que l'Espace 600 »

« L’Espace 600 est un lieu assez singulier qui a un double ancrage : à la fois un théâtre pleinement implanté dans un quartier – la Villeneuve –, et à la fois un lieu pleinement engagé dans la création contemporaine pour le jeune public – d’où le fait qu’il ait un rayonnement qui dépasse très largement le bassin grenoblois. Ces deux pieds font la force du projet. » Voilà comment Lucie Duriez présente le théâtre qu’elle dirige depuis sept ans, après avoir été son administratice pendant huit ans. Un théâtre qu’elle va pourtant quitter à la fin de la saison. « Au bout de quinze ans ici, il est temps pour moi d’entamer un nouveau cycle » – elle part à Marseille pour raisons personnelles. « Bien sûr que ce n’est pas facile de quitter un lieu aussi attachant » nous assure-t-elle alors que nous la rencontrons dans son bureau au-dessus du théâtre. Surtout que l’Espace 600 lui a permis, après un DESS à Sciences Po Grenoble en direction de projets culturels, de faire ses premières armes professionnelles, notamment aux côtés de l’ancienne directrice et ponte

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"La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi" : fantastiquement fantasque

Théâtre | La compagnie grenobloise les Gentils va reprendre sa création à succès du mardi 19 au jeudi 21 décembre au Théâtre 145. Et c'est immanquable.

Aurélien Martinez | Lundi 11 décembre 2017

C’est le spectacle le plus fédérateur de la compagnie théâtrale grenobloise les Gentils, répondant au doux nom de Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi. Soit six comédiens qui, sur scène et accompagnés d’un (excellent) pianiste, tissent une histoire en interprétant (plus ou moins bien – c’est d’ailleurs ce que fait le charme de l’aventure) différents vieux morceaux français au canevas très narratif – Annie Cordy qui, dans Six Roses, ne comprend pas le surnom (cirrhose) qu’on lui a attribué ; Tino Rossi qui, dans Écris-moi, vocalise tout son amour ; les Frères Jacques qui, dans Le Complexe de la truite, narrent les aventures d’une jeune fille découvrant les plaisirs de la chair… Une sorte de comédie musicale déglinguée que la troupe guidée par son metteur en scène Aurélien Villard avait un peu délaissée depuis sa création en 2012 et le grand nombre de représentation qui avait suivi, pour développer d’autres projets ; mais qu’elle a finalement décidé de reprendre au Théâtre 145 pour trois dates exceptionnelles (du mardi 19 au jeudi 21 décembre), avant une possible nouvelle tournée. Un conseil d’amis : si vous ne l’ave

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PB d'or 2016 : théâtre et danse

C'était 2016... | Une excellente surprise dansée et une salle qui mériterait d'être plus exposée.

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : théâtre et danse

Le PB d’or de la salle discrète mais nécessaire : l’Espace 600 Lové dans le quartier grenoblois de la Villeneuve, au rez-de-chaussée d’une barre d’immeuble, l’Espace 600 mène depuis des années un travail capital en direction du jeune public, avec une ligne artistique forte qui veut qu’un spectacle dit tout public soit aussi travaillé et réfléchi qu’un spectacle dit pour adulte. Comprendre, du coup, que cette scène est plus proche artistiquement de ses voisines type MC2 & co que d’une garderie où l’on demanderait simplement aux enfants de s’époumoner et de taper des mains face à des comédiens infantilisants simplement là pour obtenir un cachet. « Faisons confiance à la jeunesse pour recevoir les créations les plus audacieuses. Faisons confiance aux artistes qui choisissent de se frotter à ce public d’une extrême exigence » comme l’écrivait en octobre dans une tribune publiée par nos soins la directrice Lucie Duriez. C’est exactement ça.

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Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

ACTUS | Quand plusieurs salles de spectacle de l'agglo décident d'ouvrir leurs portes aux plus jeunes pendant les vacances scolaires, on ne peut qu'applaudir.

Aurélien Martinez | Mardi 18 octobre 2016

Des vacances au théâtre avec le programme Vive les vacances

Et c’est parti pour la saison 4 de Vive les vacances, programme lancé en 2013 qui porte plutôt bien son nom. Soit plusieurs salles de l’agglomération grenobloise qui ont décidé de programmer des spectacles destinés au jeune public pendant les petites vacances scolaires, périodes où ces salles étaient habituellement fermées – oui, on l’a écrit (et regretté) de nombreuses fois dans ces pages, mais on ne comprend pas ce calendrier culturel construit autour d’une forte activité certains mois (mars et novembre par exemple) et de plus d’activité du tout à d’autres moments. Mais revenons-en à cette chouette initiative. Sur la saison 2016/2017, dix spectacles seront ainsi donnés dans huit salles de l’agglo. Pendant ces premières vacances de l’année, celles de Toussaint, on pourra se rendre à la MC2 pour découvrir Dormir 100 ans de l’auteure et metteuse en scène Pauline Bureau – une pièce qui, nous dit-on, « explore ce passage particulier de l’entrée dans l’adolescence ». À la Rampe, on aura plutôt droit à de la chanson (avec la souvent vue dans l’agglo Tartine Reverdy), a

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« Enfants, adolescents, adultes, tous au théâtre ! »

Tribune | Situé à la Villeneuve, l’Espace 600 est un théâtre qui accorde une place particulière aux jeunes spectateurs. Et qui le fait avec pertinence, même si nous n’en rendons pas suffisamment compte dans nos pages. On a du coup proposé à la directrice Lucie Duriez de nous livrer une tribune sur le sujet. La voici.

Lucie Duriez, directrice de l’Espace 600 | Mardi 18 octobre 2016

« Enfants, adolescents, adultes, tous au théâtre ! »

Dans notre société si attentive aux enfants, où la jeunesse est érigée en valeur suprême, où ils sont abreuvés d’activités, de chaînes TV et de presse spécialisée, on pourrait se demander pourquoi il faudrait, en plus, les emmener au spectacle… Déjà parce que tous, jeunes et adultes, y trouveront ensemble beaucoup de plaisir. Il faut rompre avec l’idée que le théâtre jeunesse serait "un théâtre en moins". Moins exigeant artistiquement, moins intéressant, et qui nécessiterait moins de moyens (tant on sait que le jeune public reste le parent pauvre du spectacle vivant). Un "petit théâtre" pour les "petits enfants", quelle vision datée du théâtre jeunesse ! On pourrait dire au contraire que c’est "un théâtre en plus". Pour tous les publics, dès les plus jeunes. Un spectacle jeune public s’adresse à tous, enfants et adultes, chacun le recevra avec sa sensibilité. Faisons confiance à la jeunesse pour recevoir les créations les plus audacieuses. Faisons confiance aux artistes qui choisissent de se frotter à ce public d’une extrême exigence. Emmenons aussi les jeunes au spectacle pour ne pas les laisser dans les mains d’une société mercant

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Samedi matin, c'est Espace 600 !

CONNAITRE | Ce samedi 1er octobre, il n’y aura pas que l’ouverture de saison du Prunier sauvage, il faudra aussi compter sur celle de l’Espace 600, discret (...)

Aurélien Martinez | Mardi 27 septembre 2016

Samedi matin, c'est Espace 600 !

Ce samedi 1er octobre, il n’y aura pas que l’ouverture de saison du Prunier sauvage, il faudra aussi compter sur celle de l’Espace 600, discret mais passionnant théâtre grenoblois dédié au jeune public – et, plus largement, à tous les publics. Rendez-vous à 11h30 (ça fait tôt, oui), dans la continuité de la représentation de 10h (ça fait encore plus tôt!) du spectacle Debout, pour en savoir plus sur leur saison. L’entrée est bien sûr libre.

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Du neuf dans du vieux au festival Textes en l'air

SCENES | Entre le 27 et le 31 juillet, c'est à Saint-Antoine-l'Abbaye que ça se passe. Avec notamment la reprise de deux excellents spectacles créés l'an passé à Grenoble (ou aux alentours).

Aurélien Martinez | Lundi 18 juillet 2016

Du neuf dans du vieux au festival Textes en l'air

Il existe un festival à quelques dizaines de kilomètres de Grenoble qui est un point de refuge estival pour la foisonnante scène culturelle grenobloise. Son (joli) nom ? Textes en l’air. Son lieu de villégiature ? Le (lui aussi joli) village médiéval de Saint-Antoine-l’Abbaye. Des vieilles pierres oui, mais qui servent d’écrin à un art théâtral (mais pas que – il y a aussi de la musique) on ne peut plus contemporain, qu’il vienne de Grenoble donc, mais aussi de toute la France – faut pas être sectaire ! Au petit jeu du "je mets en avant ce que je veux dans la programmation de cette année", on retient surtout les nombreuses reprises de spectacles marquants. Ainsi du passionnant et intelligent Rue des voleurs de la Fabrique des petites utopies, adaptation par le metteur en scène Bruno Thircuir du roman de Mathias Énard sur les aspirations d’un jeune Marocain. Ainsi également du Au Pont de Pope Lick, passage au plateau par la metteuse en scène Anne Courel d’un texte de Naomi Wallace sur des gamins paumés et désespérés dans les

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Les Gentils : la nuit ils chantent

SCENES | La jeune compagnie grenobloise adepte du théâtre musical présente sa nouvelle création. On a pu en apercevoir des bouts prometteurs.

Aurélien Martinez | Mardi 9 février 2016

Les Gentils : la nuit ils chantent

Ce qu’il y a de bien avec les artistes basés à Grenoble, c’est qu’on peut suivre de près leur processus de création fait de doutes, de tentatives, de changements de direction… Et puis, parfois, de réussites. Jeudi 11 et vendredi 12 février, on pourra ainsi découvrir à l’Odyssée d’Eybens Le Carnaval des somnambules, nouvelle proposition de la jeune compagnie Les Gentils dont on a plus que souvent dit du bien dans ces colonnes – on adore leur Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi ! Cette fois-ci, il sera donc question de sommeil, de nuit, mais aussi de peurs à ce que l’on a pu constater lors deux étapes de travail auxquelles nous avons assisté. Si on ne peut en dire plus sur le fond (le metteur en scène Aurélien Villard essayant plusieurs pistes), la forme, elle, contient déjà les nombreux ingrédients qui font la spécificité des Gentils, entre chansons (ici écrites principalement autour d’autres connues – leur C'est la mère Michel version rockabilly est grandiose) et humour (ah, le running gag autour de la laitièr

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Émilie Le Roux : « Le jeune public ? Du tout public ! »

Théâtre | Émilie Le Roux, metteuse en scène grenobloise à la tête de la compagnie Les Veilleurs, proposera cette semaine un drôle de spectacle avec 106 interprètes (106, oui) pour marquer la fin de sa résidence à l’Espace 600, la scène jeune public de Grenoble. On en a profité pour évoquer avec elle tout un tas de sujets allant du théâtre jeune public en général à sa grande réussite "Mon frère, ma princesse" en passant par les relations difficiles entre les artistes et la Ville de Grenoble. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 8 décembre 2015

Émilie Le Roux : « Le jeune public ? Du tout public ! »

Vous terminez cette semaine plus de trois ans de résidence à l’Espace 600 de Grenoble avec le spectacle Allez, Allez, Allons qui n’a pas l’air d’être une toute petite chose ! Émilie Le Roux : C’est un spectacle multidisciplinaire avec du chant, de la musique, du théâtre de texte qui réunit 106 interprètes au plateau, dont des comédiens fidèles de la compagnie mais aussi une bonne partie de non-professionnels âgés de 10 et 90 ans ! Car on avait la volonté de créer une rencontre entre les générations… Que verra-t-on sur scène ? Ce sera un cabaret avec des textes qui vont de Tchekhov à Falk Richter en passant par Kafka, Olivier Py ou encore Calaferte. Et musicalement, on entendra des choses qui vont de Chopin à Philippe Katerine en passant bien évidemment par Camille [le titre du spectacle est emprunté à l’un de ses morceaux – NDLR]. Et ce sera un spectacle exceptionnel, un "one shot"… Forcément, car on n’emmènera pas ces 106 personnes en tournée ! Et puis on voulait finir cette résidence p

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Une saison théâtrale du côté de la scène locale

SCENES | Plusieurs compagnies grenobloises (ou apparentées) reprennent cette saison des spectacles créés les années précédentes. Mais comme ils sont excellents, pourquoi se priver de les (re)découvrir ?

Aurélien Martinez | Mardi 15 septembre 2015

Une saison théâtrale du côté de la scène locale

Ces dernières années, les metteurs en scène grenoblois ont livré des spectacles qui ont connu un succès considérable ici et là. On va passer rapidement sur le cas Grégory Faive et de son Pourvu qu’il nous arrive quelque chose dont on a dit du bien maintes fois – en gros, c’est du théâtre généreux et drôle sur les coulisses du théâtre. Créée en 2011, la pièce sera de retour dans l’agglo pour deux dates : le vendredi 11 décembre à la Faïencerie (La Tronche) et le jeudi 14 janvier au Grand Angle (Voiron). Une autre aventure théâtrale qui risque de suivre la même voie (celle du succès), peut-être même en encore plus grand : Mon frère, ma princesse (photo) d’Émilie Le Roux. Du jeune public pour tous sur un petit garçon qui veut porter des robes créé en 2014 à l’Espace 600 et repris le mercredi 20 janvier à l’Odyssée d’Eybens. À noter que cette saison, l’Espace 600 pro

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La "rêvolution" des Gentils

SCENES | Alors que leur "Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi" est toujours sur les routes, les Gentils dévoilent cette semaine à Eybens une nouvelle création baptisée "Et que vive la Reine !". Une joyeuse petite forme un brin politique autour de la fameuse Alice au Pays des merveilles. Et une réussite. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 24 mars 2015

La

Au Pays des merveilles, c'est un peu comme en Corée du Nord : pour son grand « jubilage », la terrible Reine Rouge-Noire-Rouge a commandé à ses ouailles un grand show la mettant à l'honneur, quitte à réécrire l'histoire pour que celle-ci en mette plein la vue. C'est au Chapelier que la mission revient ; chapelier qui est du coup terrorisé de peur de décevoir et de se retrouver la tête tranchée – c’est la mode là-bas. Au Fond du Gouffre, du nom du bar clandestin que son pote Le Lièvre tient, il essaie de faire de son mieux, utilisant ses camarades d'infortune comme comédiens d’une journée : Le Lièvre, mais aussi l'excentrique Miss Le Loir et le taiseux La Carpe, préposé au piano. Et que vive la Reine !, la nouvelle création de la compagnie grenobloise Les Gentils, transpire Les Gentils de tous ses pores : une fantastique scénographie bricolée (et cette fois-ci immersive, le public étant dispersé dans plusieurs coins de la taverne), des chansons ici et là (mais beaucoup moins que dans la

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Les projets des Gentils en cours

SCENES | « Un jour, Lucie Duriez [la directrice de l’Espace 600] nous a dit que les Gentils, c’était comme La Comédie humaine de Balzac : une grande fresque qui se (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 décembre 2014

Les projets des Gentils en cours

« Un jour, Lucie Duriez [la directrice de l’Espace 600] nous a dit que les Gentils, c’était comme La Comédie humaine de Balzac : une grande fresque qui se déclinerait en plein de spectacles. C’est ça, oui ! Du coup, peut-être que dans trois ans, on verra la galette, le Brésilien ou l’ange [des personnages de La Carriole – NDLR] passer dans un autre spectacle. On va créer une grande famille. » (Aurélien Villard) La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi On en a déjà parlé 1258 fois, toujours en des termes on ne peut plus élogieux. On l’a déjà vue de nombreuses fois, si bien que l’on connaît maintenant les chansons par cœur – le CD édité par la compagnie nous a aussi aidés. Oui, cette Carriole est l’un des spectacles "made in Gre" (enfin, "made in Saint-Antoine-l’Abbaye") les plus enthousiasmants de ces dernières années, avec surtout des comédiens excellents, dont certains ont d

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Les Gentils, petits plaisirs entre amis

SCENES | Bienvenue dans le monde déjanté des Gentils, jeune compagnie iséroise adepte d’un théâtre généreux, non intimidant et très drôle fait avec à peu près tous les matériaux textuels possibles – dont beaucoup de chansons. À l’occasion de son passage par Eybens avec "La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi", sa plus grande réussite, zoom sur l’une des bandes d’acteurs les plus enthousiasmantes du moment. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 16 décembre 2014

Les Gentils, petits plaisirs entre amis

Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de la compagnie des Gentils. À Grenoble et dans l’agglo d’abord : du côté de l’Espace 600, salle qui leur a très vite ouvert les portes ; d’Eybens, une ville qui commence à bien les aimer, de Saint-Égrève où ils sont attendus en avril… Et en dehors de l’Isère aussi : du côté de Lyon où un grand théâtre jeune public (le TNG) leur a donné de beaux moyens l’an passé, d’Avignon cet été pendant le fameux festival, de plusieurs autres villes (Saint-Étienne, Macon, …) où ils sont programmés dans d’importants théâtres. Oui, pour les Gentils, ça commence à bien marcher même si, comme dirait l’autre, nul n’est prophète en son pays : il est par exemple assez dingue de constater que, finalement, très peu de professionnels grenoblois de la culture connaissent cette compagnie à qui l’on avait pourtant décerné l’an passé le "PB award" du meilleur espoir théâtral ! En même temps, pas sûr que le statut de prophète intéresse tant que ça Aurélien Villard et toute sa petite bande. « Populaire et

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C’est gentil chez eux

SCENES | En une de ce numéro panorama, une photo extraite de "La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi", excellent spectacle de la compagnie grenobloise Les Gentils, tout en chant, en humour et en poésie. L’un des temps forts de cette saison 2014 / 2015. Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 9 septembre 2014

C’est gentil chez eux

En décembre dernier, dans notre traditionnel numéro bilan de fin d’année, nous décernions le Petit Bulletin award du meilleur espoir théâtral à la compagnie grenobloise les Gentils. 2013/2014 a ainsi véritablement été la saison du décollage pour la jeune troupe d’Aurélien Villard, grâce à son spectacle La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi qui, après un beau festival d’Avignon cet été, continue son bonhomme de chemin dans des salles de plus en plus grandes – l’Opéra-théâtre de Saint-Étienne, le TNG de Lyon, la scène nationale de Macon... Et, pour cette saison, deux passages par des théâtres de l’agglo grenobloise aux jauges conséquentes : l’Odyssée d’Eybens et la Vence scène de Saint-Égrève. Avant, on l’imagine, une tournée encore plus grande, le spectacle étant une réussite locale qui fait plaisir à voir. Notre cœur fait boum Toujours animé par l’esprit de troupe qui le guide depuis ses débuts il y a sept ans, par son envie de fair

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Awards 2013 théâtre

SCENES | L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 19 décembre 2013

Awards 2013 théâtre

L’award du meilleur espoir : la compagnie des Gentils Ça fait un bout de temps que la petite bande issue en partie du conservatoire de Grenoble et réunie autour du metteur en scène Aurélien Villard fait son nid dans le milieu grenoblois, toujours guidée par l’envie de proposer un théâtre généreux et non intimidant. On a souvent pu la croiser à l’Espace 600, qui la soutient depuis longtemps, mais aussi à l’Amphidice (sur la fac) ou au festival Textes en l’air de Saint-Antoine-l’Abbaye (Aurélien Villard vient de ce village isérois). Pourquoi un award maintenant du coup ? Parce que 2013 est véritablement l’année du décollage pour les Gentils, grâce à leur création La Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi qui vient d’être produite par le Théâtre nouvelle génération de Lyon – et non par une structure grenobloise, mais bon ! Un acte de professionnalisation (avant, c’était en mode débrouille, alors que là, tout le monde est payé) qui ouvre de nouvelles voies à ces saltimbanques adeptes du théâtre chanté et,

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Made in Grenoble

SCENES | Être gentil, c’est bien. Et drôle dans le cas des Gentils. La compagnie grenobloise, dont on a souvent dit du bien dans ces colonnes, sera cet été au (...)

Aurélien Martinez | Mercredi 19 juin 2013

Made in Grenoble

Être gentil, c’est bien. Et drôle dans le cas des Gentils. La compagnie grenobloise, dont on a souvent dit du bien dans ces colonnes, sera cet été au festival Textes en l’air de Saint-Antoine-l’Abbaye avec sa Carriole fantasque de Monsieur Vivaldi (photo), cabaret déjanté et volontairement désuet. Sur les extraits vidéo que l’on a pu découvrir, on a retrouvé tout l’esprit Do it yourself de ces saltimbanques poétiques au sens de l’humour affuté. À noter que plusieurs autres artistes de la scène grenobloise seront présents à Saint-Antoine : le politique Bruno Thircuir de la Fabrique des petites utopies, avec son repas-spectacle kafkaïen Nous sommes tous des K ; la metteuse en scène jeune public Émilie Le Roux avec sa création Contre les bêtes, en collaboration avec le chanteur Xavier Machault, le tout sur un texte de Jacques Rebotier ; ou encore la très cérébrale

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Ses années de jeunesse

SCENES | Après un passage par la case mythologie avec Antigone, retour à Thèbes, la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux (compagnie Les Veilleurs) revient à ses (...)

Aurélien Martinez | Mardi 16 octobre 2012

Ses années de jeunesse

Après un passage par la case mythologie avec Antigone, retour à Thèbes, la metteuse en scène grenobloise Émilie Le Roux (compagnie Les Veilleurs) revient à ses premières amours : les spectacles en direction du jeune public. On se souvient ainsi de son hypnotique Pays de Rien, créé en 2007 et qui reçut un accueil enthousiaste. Cette fois-ci, elle choisit de s’atteler à Lys Martagon, pièce écrite par l’auteur Sylvain Levey suite à une période de résidence à l’Espace 600. Soit l’histoire d’une jeune fille de quatorze ans qui découvre la Villeneuve à sa façon – en parlant aux arbres par exemple. Le soir, elle retrouve sa mère, qui, loin de l’innocence de sa fille, voit la vie lui filer entre les doigts. Un texte foisonnant et prolixe, qui nécessite une mise en scène habile capable de canaliser la fougue du personnage de Lys, « qui parle trop » comme elle l’explique elle-même

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« Ne pas désespérer l’enfant »

SCENES | La compagnie grenobloise Les Veilleurs, menée par Émilie Le Roux, vient de signer pour une résidence de trois ans à l’Espace 600, la scène jeune public de l’agglo nichée au cœur de la Villeneuve. Une résidence qui débutera avec la reprise du très beau spectacle Lys Martagon. Rencontre avec Émilie Le Roux pour évoquer le présent et le futur. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Jeudi 11 octobre 2012

« Ne pas désespérer l’enfant »

Lys Martagon est un texte de l’auteur Sylvain Levey, écrit à la Villeneuve...Émilie Le Roux : Oui. En 2009, Sylvain était venu en résidence ici plusieurs semaines, il avait rencontré les habitants. Il logeait chez quelqu’un du quartier, et a ainsi vécu ce que vit le personnage de Lys : le grand écart entre cette réalité urbaine qu’est la Villeneuve, et en même temps, cet appel des montagnes qui entourent complètement le quartier. Du coup, il a inventé le personnage de Lys Martagon qui vit à la montagne avec sa mère, descend à la ville tous les jours, et qui est dans cette tension entre le monde urbain et la nature dans laquelle elle a grandi. Vous aviez déjà monté ce texte en 2010...Quand Sylvain a écrit le texte, il savait qu’il allait finir entre mes mains, parce que ça faisait partie de la commande. Il savait aussi qu’il serait créé avec des amateurs – ceux de l’Espace 600 en l’occurrence. Il y a donc eu le spectacle, et j’avais plutôt envie que ça s’arrête là. Mais plusieurs professionnels nou

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« Semer des graines »

SCENES | JEUNE PUBLIC / Scène de référence dans l’agglo concernant le jeune public nichée au cœur de la Villeneuve, l’Espace 600 a depuis maintenant un an et demi une nouvelle directrice. Rencontre avec Laure-Anne Legrand, pour évoquer notamment la place du jeune public à Grenoble. Propos recueillis par AM

François Cau | Lundi 10 janvier 2011

« Semer des graines »

Petit Bulletin : Vous dirigez l’Espace 600 depuis maintenant plus d’un an, à la suite de Geneviève Lefaure, en vous inscrivant dans la continuité de cette scène Rhône-Alpes tournée vers le jeune public…Laure-Anne Legrand : Je continue de développer une attention particulière sur la création artistique destinée au jeune public, en proposant différentes esthétiques, et à destination de différentes tranches d'âge : la petite enfance, l'enfance et l'adolescence... Le théâtre jeune public, c'est une proposition pour l'enfant "à partir de". Je programme plusieurs spectacles pour l'enfant à différents moments de sa vie, ce qui permet un parcours et un choix parmi les propositions pour celui-ci. Ce qui m'intéresse également, c'est ce qui se joue pour l'enfant pendant le spectacle, mais aussi tous les projets que nous pouvons tisser autour de cette programmation, notamment avec l’adulte qui l’accompagne. Car un enfant ne vient pas tout seul au spectacle ! D’ailleurs, un bon spectacle jeune public s’adresse aussi à l’adulte. Il va trouver quelque chose dans sa relation avec l’enfant et dans son propre ressenti. Vous semblez vouloir c

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Tout le monde il est beau…

SCENES | Partie à l’assaut du festival depuis maintenant deux ans (en animant les labos mis en place par l’équipe de Textes en l’air pour soutenir les jeunes (...)

François Cau | Mercredi 16 juin 2010

Tout le monde il est beau…

Partie à l’assaut du festival depuis maintenant deux ans (en animant les labos mis en place par l’équipe de Textes en l’air pour soutenir les jeunes artistes en devenir), la compagnie grenobloise Les Gentils sera cette année dans la programmation In de la manifestation estivale de Saint-Antoine-l’Abbaye. Façon de démontrer qu’après un premier passage remarqué à l’Espace 600 de Grenoble en novembre dernier, ils ne sont pas prêts de lâcher les interstices de reconnaissance que les "professionnels de la profession" leur offrent. Ça tombe plutôt bien, car les Gentils, emmenés par le metteur en scène Aurélien Villard, développent création après création une conception du théâtre ouverte et non bloquée sur des bases que certains souhaiteraient fondamentales. Que ce soit en déterrant Barbara ou en "comédie-musicalant" la messe du dimanche, ils font preuve d’une irrévérence frondeuse tout en lyrisme et détournements. Après plusieurs spectacles écrits par Aurélien Villard lui-même, ils ont récemment monté Ouasmok ? : un texte de Sylvain Levey (auteur associé à l’Espace 600 et au festival) lu par ces mêmes Gentils lors de l’édition précédente de Textes en l’air (tout se t

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