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Entre le Brésil et la France

SCENES | THÉÂTRE / Catherine Marnas, grande admiratrice de Koltès, présente cette semaine sa vision du Retour au désert. Un texte fort de l’un des plus grands auteurs français de théâtre de la seconde moitié du XXe siècle. Propos recueillis par Aurélien Martinez

François Cau | Vendredi 8 janvier 2010

Photo : Pierre Grosbois


Petit Bulletin : Vous travaillez depuis longtemps autour de l'œuvre de Bernard-Marie Koltès…
Catherine Marnas :Koltès, c'est mon coup de foudre. Je parle de coup de foudre car il est question d'amour ! Je me souviens très bien qu'il a eu lieu à la lecture de Roberto Zucco, avant que la pièce ne soit montée. Il y a eu une espèce de reconnaissance immédiate. Si j'avais eu les capacités d'écrire, c'est exactement ce que j'aurais eu envie d'écrire.Le Retour au désert est pourtant une pièce à part dans l'œuvre de Koltès, sorte de vaudeville contemporain…
Je n'avais pas encore monté Le Retour au désert, qui est effectivement une pièce un peu spéciale. Et bizarrement, je l'ai fait loin de la province française, le cadre normal de l'intrigue.En allant au Brésil. Pourquoi ce choix ?
Chez les poètes comme Koltès, j'aime la force de la métaphore ; à savoir arriver à développer, à partir de l'intime et du personnel, une vision totalement universelle, presque visionnaire par rapport à l'époque. En effet, le fossé entre les riches et les pauvres s'est creusé depuis l'écriture de cette pièce [en 1988, NDRL], et au Brésil – c'est aussi valable pour tout le continent sud-américain –, les choses sont plus visibles. Cette façon de s'enfermer derrière des murs est clairement énoncée par le personnage d'Adrien qui représente l'ethnocentrisme petit bourgeois à lui tout seul. Il a donc construit de grands murs pour éloigner son fils du monde : un aspect très visible sur le continent américain, principalement dans des pays dits émergents où les riches vivent en prison pour se protéger de l'extérieur.Sur scène, tous les rôles sont dédoublés. Une volonté de faire ressortir ces deux cultures ?
L'idée n'était pas de faire un spectacle en portugais et de le surtitrer (bien qu'il y ait un système de surtitrage puisque le texte est projeté dans le décor même), mais de réaliser un tricotage de langues pour que le spectateur puisse suivre l'ensemble, même s'il ne parle pas le portugais. Les personnages principaux sont dédoublés, avec un comédien brésilien et un autre français : une question peut donc être posée en français, et avec le système de répétitions de Koltès, la réponse peut être comprise dans l'autre langue même si on ne la comprend pas. Ce thème du double m'intéresse beaucoup chez Koltès. Il avait une faculté à exprimer des sentiments qui sont plutôt de l'ordre de l'inconscient, du nocturne plus que du diurne, et le double permet de dire les choses de deux manières différentes.Le travail sur la langue est très important chez Koltès, qui souhaitait la nourrir au maximum. Avec l'idée que la culture française, confrontée à d'autres, en ressortirait grandie…
Ça devient important de le dire aujourd'hui ! C'était une préoccupation très forte de Koltès, qui était un grand voyageur – il disait que certains avaient le sens des affaires, alors que lui avait le sens du monde –, et ça se remarque dans sa langue : elle paraît familière, simple, mais il y a ce léger décalage, cette distance dans la syntaxe qui la rend un peu étrange et étrangère. D'ailleurs, Koltès a écrit presque toutes ses pièces à l'étranger. Il éprouvait le besoin d'être dans un pays dont il ne comprenait pas la langue. C'est une mise à distance qui sert beaucoup cette fonction de métaphore que j'évoquais précédemment.Vous avez construit le spectacle comme une sorte de grande bagarre de rue…
On retrouve très souvent le thème du combat chez Koltès. Dans son approche des personnages, il y a une notion de territoire très forte. Dans une note que j'aime beaucoup où il parle de Dans la solitude des champs de coton, il écrit : « si un chien rencontre un chat – par hasard, ou tout simplement par probabilité, parce qu'il y a tant de chiens et de chats sur un même territoire qu'ils ne peuvent pas, à la fin, ne pas se croiser », immédiatement, le chat hérisse le poil, le chien est aux aguets, et c'est l'avant-combat plus que le combat lui-même… Toute la pièce est ainsi, comme un avant-combat, avec l'idée de protéger son territoire de façon très animale. Koltès était un grand fan de kung-fu, il adorait Bruce Lee. Il y a chez lui cette notion qu'emploie Deleuze d'"être aux aguets", avec cette forme d'hypervigilance et d'incandescence.LE RETOUR AU DÉSERT
Jusqu'au samedi 16 janvier, à la MC2

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Martin de Kerimel | Lundi 15 février 2021

Rachid Ouramdane en partance vers Chaillot

Comment traversez-vous cette période de crise sanitaire ? Rachid Ouramdane : Cette période a fait naître une profonde réflexion sur comment agir artistiquement et à la tête d’une institution, pour aller à la rencontre du public et faire en sorte que les choses ne s’arrêtent pas. Cela a demandé une vigilance quotidienne pour tenter d’apporter des solutions. Subir aurait été la pire des choses. En tant que directeur, je me suis évidemment soucié de mon équipe : il a fallu agir avec les nouveaux protocoles et comprendre ces informations qui nous éclairaient au fur et à mesure sur le risque. Cela a conduit à réorganiser notre travail. J’ai envie de continuer à me projeter sur le futur. Il faut croire en tout ce qui a été mis en place du point de vue sanitaire, en l’efficacité des vaccins, et espérer qu’à un moment donné, on pourra retrouver le public. Je pense qu’il faudra alors avoir la sagesse de s’appuyer sur ce qui a pu s’inventer pendant cette période particulière. Je pense à toutes les initiatives en lien avec le numérique, les petits formats, l’art en plein air. Des choses que l’on faisait déjà au CCN2, mais qui se sont accen

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La Bobine reste dans l'action

ACTUS | Le 1er février dernier, vous avez annoncé renoncer à toute programmation au moins jusqu'à fin mars. Ce n’est pourtant pas l’hypothèse de travail que vous aviez (...)

Martin de Kerimel | Jeudi 11 février 2021

La Bobine reste dans l'action

Le 1er février dernier, vous avez annoncé renoncer à toute programmation au moins jusqu'à fin mars. Ce n’est pourtant pas l’hypothèse de travail que vous aviez émise précédemment… Non. La situation économique de la Bobine et les annonces gouvernementales liées au deuxième confinement l’automne dernier ont entraîné la fermeture de nos lieux et nous ont empêchés de mettre en place une organisation. Cet hiver, on s’était d’abord dit qu’on transposerait ce que nous avions prévu en février-mars, mais, voyant que la situation se dégradait au retour des fêtes de fin d’année, on a dû prendre la décision d’annuler aussi ces deux mois. Désormais, nous n’avons même plus de visibilité par le ministère de la Culture, qui n’annonce aucune échéance. Vous dites donc que le deuxième confinement est venu balayer vos efforts... Exactement. On avait mis en place une programmation susceptible de tenir avec toutes les injonctions sanitaires, en renforçant notamment les protocoles pour l’activité restauration, avec un impact fort sur notre économie et, dans le même temps, notre ligne esthétique et artistique. Comment penser organiser des concer

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Les vélos devront attendre

ARTS | Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée (...)

Martin de Kerimel | Mercredi 10 février 2021

Les vélos devront attendre

Cela semble un drôle d’endroit pour une rencontre par les temps qui courent, mais le choix reste finalement très logique : c’est bien au Musée dauphinois que Jean-Pierre Barbier a donné rendez-vous à la presse mardi 9 février. Objectif, selon son expression : offrir « un teaser » de l’exposition à venir. Ne pouvant que traverser les couloirs rapidement, on n’en a pas vu grand-chose, si ce n’est quelques photos et objets rassemblés dans une première salle. L’élu avait un message à faire passer : comme d’autres, il ne comprend pas pourquoi le gouvernement maintient l’obligation de laisser les musées fermés au public. Lui aussi fait un parallèle entre la situation des transports publics et des supermarchés, restés accessibles, et met au défi quiconque d’expliquer en quoi la différence de traitement est pertinente. Jean-Pierre Barbier n'a toutefois pas souhaité passer en force, au risque de placer ses agents « dans une situation d'illégalité », comme a pu le faire le maire de Perpignan en décidant de rouvrir quatre musées. Ce mardi, il est venu au Musée accompagné d'autres personnalités : deux de ses vice-présidents, Martine Kohly et Patrick C

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Tigadrine : coup de blues (sahraoui) à la fac

MUSIQUES | Dans la famille blues touareg, aussi vaste que le Sahara dans l'ombres des parrains Tinariwen, je demande les cousins grenoblois. Et voici donc (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 10 février 2021

Tigadrine : coup de blues (sahraoui) à la fac

Dans la famille blues touareg, aussi vaste que le Sahara dans l'ombres des parrains Tinariwen, je demande les cousins grenoblois. Et voici donc Tigadrine, sélectionné dans la dernière Cuvée grenobloise. Le groupe de Saint-Martin-d'Hères était ces jours derniers en résidence sur le campus de l'Université de Grenoble. Il y a enregistré un concert joué devant un parterre de professionnels de la profession, qui sera diffusé ce jeudi 11 février. Le genre d'initiatives qui sera renouvelé chaque mois par l'association SEVE et Mix'Arts pour donner un peu de baume au cœur de la déshérance étudiante actuelle. Tigadrine donc : de la tradition touareg, mise en bouture avec le funk et le blues, comme d'usage chez les artilleurs nomades, Tigadrine, fondé en 2018, a hérité cet invraisemblable sens du groove qui convoque volontiers quelques déhanchés reggae. Mais la tradition en question, qui recouvre le Sahara, du Sud de l'Algérie au Mali, en passant par le Tchad et le Niger, explore ici davantage sur les confins occidentaux du genre, à savoir le Sud-Maroc, les styles assouf et ishumar et les dialectes hassani et berbères. Elle se métisse même, puisque, c'est un fait, le désert gagne

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Le Ptit Labo embouteillé

GUIDE URBAIN | C’était il y a à peine plus d’un an… et ça semble une autre époque : toute fin janvier 2020, on avait fait un saut au Ptit Labo pour célébrer leur première (...)

Martin de Kerimel | Mardi 9 février 2021

Le Ptit Labo embouteillé

C’était il y a à peine plus d’un an… et ça semble une autre époque : toute fin janvier 2020, on avait fait un saut au Ptit Labo pour célébrer leur première année d’existence. C’est désormais depuis le trottoir de la rue d’Alembert que l’on peut passer commande des bières disponibles au sein de l’établissement. Sept sont fabriquées sur place, sous des appellations aussi étonnantes que Bison Bisou, Fracas Divin, Ultra Fakir ou Oiseau Vertige. L’équipe en propose quelques autres, à la fois locales et artisanales. Contraint, comme tous les autres débits de boisson, de fermer son bar, le Ptit Labo poursuit son activité grâce à la vente à emporter. Et l'équipe embouteille elle-même les divers breuvages qui ont fait sa notoriété ! Surprise ? Pas vraiment : même si cela n’avait encore jamais été fait jusqu’alors, c’était l’une des idées de départ de Laureen, Denis et Jérôme, les tauliers "historiques" du lieu. Fatima, leur amie, est partie vers d’autres aventures, remplacée par Anto – qui, en cuisine, n’a pas encore pu faire ses débuts. Dix heures de vente par semaine Pour l’heure, le Ptit Labo est ouvert de 16h à 18h les mercredis, jeudis et vendredis, et de 14h à

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Du classique... et du nouveau !

MUSIQUES | Avouons-le tout net : on aurait bien aimé avoir entre les mains le nouveau CD de la Cuvée grenobloise. Il faudra faire sans : en cette année très (...)

Martin de Kerimel | Lundi 8 février 2021

Du classique... et du nouveau !

Avouons-le tout net : on aurait bien aimé avoir entre les mains le nouveau CD de la Cuvée grenobloise. Il faudra faire sans : en cette année très particulière, les artistes amateurs réunis par Retour de Scène ne seront pas regroupés sur une compilation. En revanche, l’association a déjà commencé à les mettre en avant autrement, c’est-à-dire avec des playlists sur les plateformes de streaming musical (Deezer, Spotify et Soundcloud) ou des vidéos Micro Cuvée, sur Youtube et les réseaux sociaux. Quatorze groupes sont ainsi propulsés dans la lumière pour cette édition 2021. Désormais, au total, ce ne sont pas moins de 250 formations qui ont bénéficié de ce dispositif, lancé d’abord par l’association Dynamusic et repris, donc, par Retour de Scène. « Ce qui marque une étape importante cette année, ce n’est pas tellement cet anniversaire, mais plutôt le remplacement de notre support de promotion physique par d’autres outils, note Pascal Souvignet, chargé de l’accompagnement artistique au sein de l’association. La Cuvée sera moins figée dans le temps. C’est important, dans la mesure où les artistes émergents évoluent beaucoup. » Rock, élec

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En attendant le public... (épisode 2)

SCENES | Yoann Bourgeois – Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) « C’est difficile car cette crise a touché le cœur de nos activités. Mais c’est (...)

La rédaction | Vendredi 5 février 2021

En attendant le public... (épisode 2)

Yoann Bourgeois – Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) « C’est difficile car cette crise a touché le cœur de nos activités. Mais c’est aussi difficile pour moi de dire que c’est difficile parce que je sais que beaucoup d’autres sont plus impactés que nous au CCN2, qui sommes une institution assez solide économiquement. Même si, bien sûr, notre économie repose beaucoup sur la diffusion – on tournait énormément –, presque totalement à l’arrêt depuis un an. » Pour Yoann Bourgeois, codirecteur du Centre chorégraphique national de Grenoble (en binôme avec Rachid Ouramdane), cette crise sanitaire a chamboulé énormément de choses, notamment au niveau artistique puisque trois de ses créations sont en suspens : Hurricane, pour le ballet de l’Opéra de Göteborg en Suède, répétée entre janvier et mars 2020 mais qui n’a pu pour l’instant être jouée que le soir de la première en mars (on devrait cependant la voir la saison prochaine à la MC2) ; I wonder where the dreams I don't remember go, pour la fameuse

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Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

ECRANS | Jamais, en 125 ans d’histoire cinématographique, les salles n’auront été aussi longtemps fermées. Dimanche 7 février, cela a fait exactement 100 jours depuis (...)

Vincent Raymond | Lundi 8 février 2021

Cinémas et festivals : en attendant la reprise (et le printemps)

Jamais, en 125 ans d’histoire cinématographique, les salles n’auront été aussi longtemps fermées. Dimanche 7 février, cela a fait exactement 100 jours depuis le 30 octobre que les cinémas ont été contraints de baisser les rideaux, soit un jour de plus que lors du premier confinement, entre les 14 mars et 22 juin 2020. Si l’on mesure notre rage de spectateur, on imagine la souffrance des exploitants, programmateurs et organisateurs de festivals incapables de se projeter — sans mauvais jeu de mots — dans l’immédiat et forcés de composer au jour le jour. Pour certains, l’attente aura été fatale : le Festival de l’Alpe d’Huez a ainsi jeté l’éponge. Devant initialement se dérouler fin janvier, sa 24e édition avait un temps envisagé se décaler du 23 au 28 mars avant de renoncer, en accordant toutefois un "label" aux films qu’elle avait sélectionnés, comme Cannes l’an passé. Pas de quoi rire pour les rois de la comédie en altitude. En salle ou en ligne ? Suivant dans le calendrier, Voir Ensemble, le rendez-vous à destination du jeune public

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Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

ACTUS | 494 kilos de déchets produits par habitant en 2019. 8 kilos de déchets générés par seconde sur le territoire de Grenoble Alpes métropole, soit 28, 8 tonnes par (...)

Article Partenaire | Mercredi 3 février 2021

Réduire ses déchets n’a jamais été aussi simple !

494 kilos de déchets produits par habitant en 2019. 8 kilos de déchets générés par seconde sur le territoire de Grenoble Alpes métropole, soit 28, 8 tonnes par heure ! Quelle que soit la manière dont on aborde les données sur la production de déchets sur notre territoire, elles devraient interpeller chaque habitant. Depuis 2000, leur quantité augmente au même rythme que le PIB. Essayer d’infléchir cette courbe est-ce pour autant une cause perdue ? Certainement pas. Depuis 2016, Grenoble Alpes Métropole est parvenu à faire réduire le volume de déchets collectés de 7%. C’est bien mais insuffisant selon la Métropole : « La collecte, le tri, le recyclage des déchets posent de vrais problèmes écologiques et économiques. Cela génère des nuisances, des consommations importantes d’énergie. C’est aussi un coût élevé pour la collectivité et les citoyens. ». Le montant annuel du service public pour l’enlèvement et le traitement des déchets s’élève à 59 millions d’euros, soit 131 euros par an et par habitant. La poubelle grise dans le collimateur Alo

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Art à emporter

CONNAITRE | Installée depuis 2017 à la bibliothèque d’Étude et du Patrimoine, l’artothèque bénéficie depuis décembre dernier de l’agréable réaménagement qui a été fait du hall (...)

Benjamin Bardinet | Jeudi 4 février 2021

Art à emporter

Installée depuis 2017 à la bibliothèque d’Étude et du Patrimoine, l’artothèque bénéficie depuis décembre dernier de l’agréable réaménagement qui a été fait du hall d’accueil de ce bâtiment, dont les allures de navire nous rappellent qu’il est la figure de proue du réseau des bibliothèques municipales. « Cette réouverture a permis à l’artothèque de retrouver son public mais aussi de voir venir beaucoup de curieux : ils découvrent le principe de prêt d’œuvres d’art et s'étonnent souvent que ce service soit gratuit », confie Isabelle Westeel, directrice de la bibliothèque municipale. En effet, il suffit d’être inscrit dans le réseau pour bénéficier de cette offre. Les particuliers sont nombreux à emprunter des œuvre et les collectivités ne sont pas en reste. « Associations, entreprises, EHPAD, centre médico-psy... nous avons une grande variété de structures qui nous sollicitent, ce qui aboutit à des demandes singulières, explique Anne Langlais Devanne, responsable de l’artothèque. Parfois, les usagers viennent avec l’idée d’une thématique: nous pouvons alors les orienter. D’autres préfèrent au contraire choisir seuls. » Prière de touc

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Annulation de la saison du Déclic à Claix : « On permet au public et aux artistes de se projeter dans le temps »

ACTUS | Pourquoi avoir pris la décision d’annuler tous les spectacles programmés au Déclic jusqu’en juin ? Magali Paret-Solet : C’est une proposition (...)

Aurélien Martinez | Mardi 2 février 2021

Annulation de la saison du Déclic à Claix : « On permet au public et aux artistes de se projeter dans le temps »

Pourquoi avoir pris la décision d’annuler tous les spectacles programmés au Déclic jusqu’en juin ? Magali Paret-Solet : C’est une proposition que l’on a soumise à l’équipe municipale [le Déclic est piloté par des agents municipaux – NDLR] à la suite des annonces gouvernementales de début janvier qui confirmaient la fermeture des salles de spectacle sans calendrier de réouverture. Dans le même temps, la métropole grenobloise demandait expressément aux collectivités de rester sur un seuil d’alerte important. En croisant tous ces paramètres, on s’est dit que l’annulation de la saison était la meilleure solution. Pourquoi la meilleure ? Parce qu’on permet au public de se projeter dans le temps. D’ailleurs, les retours des spectateurs sont très positifs. Ils nous disent : « Enfin, quelqu’un qui prend une décision ! » Et on permet également aux artistes de voir sur le plus long terme. Précédemment, nous étions sur une position attentiste insoutenable pour eux comme pour nous, notamment au niveau budgétaire. Et puis, surtout, quand on va d’annulation en annulation sur des délais très cou

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La compagnie Bardanes passe des planches aux écrans

ECRANS | Ils ne peuvent plus monter sur scène, alors ils ont décidé d’investir les réseaux sociaux, en créant pour la première fois une série. Les membres de la compagnie (...)

Sandy Plas | Mercredi 3 février 2021

La compagnie Bardanes passe des planches aux écrans

Ils ne peuvent plus monter sur scène, alors ils ont décidé d’investir les réseaux sociaux, en créant pour la première fois une série. Les membres de la compagnie Bardanes, une asso étudiante créée en 2017, sont ainsi passés des planches à la vidéo il y a quelques semaines, pour continuer à jouer, coûte que coûte. « L’an dernier, nous avions dû annuler nos représentations la veille de la première, à cause du confinement. Quand on a vu que cette année, il serait certainement compliqué de faire du théâtre, on a décidé de créer une série », explique Léa Barnel, membre de la compagnie et auteure de la série. Les Seigneurs, du nom de cette création en 10 épisodes, est visible depuis quelques semaines sur la page Facebook de la compagnie, ainsi que sur son compte Instagram et sa page Youtube. L’histoire plonge dans un monde dévasté par les épidémies et les catastrophes naturelles, face auquel les survivants ont été forcés de s

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Efix, le type à la typo

CONNAITRE | « Bonjour messieurs-dames… Oh ! Pardon messieurs ! » De sa voix douce, Efix s’empresse de rassurer la vieille dame confuse de sa méprise : (...)

Vincent Raymond | Dimanche 7 février 2021

Efix, le type à la typo

« Bonjour messieurs-dames… Oh ! Pardon messieurs ! » De sa voix douce, Efix s’empresse de rassurer la vieille dame confuse de sa méprise : « C’est pas grave, j’ai l’habitude… Et puis, avec le masque, hein… » Déambuler avec Efix et sa longue crinière au vent (enfin, quand il y a du vent) vous permet de confirmer deux de ses traits de caractère soulignés par Mathieu Diez, le directeur du Lyon BD Festival : la bienveillance — « C'est l’un des types les plus foncièrement gentils dans le sens le plus noble du terme que j’ai rencontrés en 15 ans » — et la volubilité — « Chaque fois qu’il m’écrit, je dois bloquer une demi-heure car il ne sait pas faire un mail de moins de 2000 signes, même pour juste dire bonjour, mais je le fais avec plaisir parce qu’à chaque fois je me plonge avec ses mots dans son âme de poète et il me fait rire comme personne. » Allons au-delà des qualités humaines. L’illustratrice Sandrine Deloffre voit en lui « le BG du 9e art, une personne si talentueuse, si gentille et si cool que j'en ai des palpitations. » Son ancien voisin d’atelier chez KCS, B-Gnet,

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Le Musée de la Résistance espère des dons

CONNAITRE | Le saviez-vous ? Le Musée de la Résistance et de la Déportation, rue Hébert, à Grenoble, n’expose généralement qu’une petite partie des quelque 8 000 (...)

Martin de Kerimel | Samedi 30 janvier 2021

Le Musée de la Résistance espère des dons

Le saviez-vous ? Le Musée de la Résistance et de la Déportation, rue Hébert, à Grenoble, n’expose généralement qu’une petite partie des quelque 8 000 objets et documents en sa possession. On pourrait dès lors s’étonner qu’il espère en obtenir d’autres aujourd’hui dans le cadre d’une collecte participative, ouverte à toutes et tous. Ce serait oublier que l’établissement n’a pas pour seule vocation de présenter ses trésors au plus grand nombre : en coulisse, il mène aussi des missions de conservation et de recherche historique. La plus grosse partie de la collection grenobloise actuelle concerne l’histoire de la Résistance combattante et celle des déportations. L’équipe du Musée espère pouvoir élargir le spectre et recherche donc des objets et documents illustratifs de la vie quotidienne, de l’histoire des prisonniers de guerre, des premières années du conflit (1939-1942) et de ce qui se passait en Nord-Isère. Sans exclusive : toute proposition de don sera étudiée. La campagne de communication autour de la collecte donne une (petite) idée d’objets déjà présents dans les collections : un ours en peluche offert à une petite fille au matin de Noël 1943, une paire de chaussu

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Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

ACTUS | Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais (...)

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Belle Électrique : MixLab et la Ville avancent

Toujours pas de concerts, mais ça travaille en coulisses à la Belle Électrique. MixLab, qui craignait fort d’être mise à l’écart sans explication, témoigne désormais de son sentiment d’être revenue « sur un terrain où il est possible de discuter » avec la Ville. Clairement, après les vives tensions autour du conseil municipal de décembre, le climat paraît désormais apaisé entre les deux partenaires. Il leur reste toutefois du pain sur la planche. Leur premier objectif commun : avancer vers la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). « La délégation de service public que nous avons attribuée à MixLab court jusqu’à la fin de l’année, explique Lucille Lheureux, adjointe aux cultures de la Ville de Grenoble. Il nous faudra donc avoir défini un nouveau mode de gestion avant le 1er janvier prochain. On travaille en ce sens avec l’association, qui est légitimement placée au centre de nos débats, puisque le bâtiment avait été conçu selon son projet et qu’elle en a été le gestionnaire depuis le début ». Du pain sur la planche Deux options sont dans les tuyaux : que MixLab se transforme en SCIC, ce qui est l

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Grenoble à l’écoute, mais…

ACTUS | Lucille Lheureux l’affirme clairement : pour elle, la Ville de Grenoble n’est pas la seule interlocutrice possible pour le collectif Dispel, (...)

Martin de Kerimel | Mercredi 27 janvier 2021

Grenoble à l’écoute, mais…

Lucille Lheureux l’affirme clairement : pour elle, la Ville de Grenoble n’est pas la seule interlocutrice possible pour le collectif Dispel, qui craint d’être expulsé de la friche industrielle qu’il occupe de longue date (lire notre article précédent). L’élue rappelle ainsi que le bâtiment est situé sur le territoire de la commune de Saint-Martin-le-Vinoux et que c’est la Métropole qui en est le propriétaire. « Nous avons écrit à la Métropole et dit que ce dossier ne nous regardait pas, indique-t-elle. Nous avons toutefois réaffirmé notre soutien au projet culturel. » L’élue confirme que la convention qui liait la Ville de Grenoble à la Métropole pour la mise à disposition des locaux est désormais caduque. Elle assure qu’au départ, l’installation du collectif Dispel sur le site actuel n’avait été envisagée qu’à titre provisoire. « Des propositions à faire » Aujourd’hui, l’élue assure être prête à discuter avec les différentes structures pour trouver une solution à Grenoble, à engagement budgétaire constant. « Nous aurons des propositions à faire au collectif s’il souhaite déménager, mais elles seront

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Un détour chez Renart

MUSIQUES | En 2019, les Victoires du jazz l’avaient couronné comme « artiste qui monte ». Originaire d’Albi, Fidel Fourneyron, 38 ans, joue du trombone (...)

La rédaction | Mardi 26 janvier 2021

Un détour chez Renart

En 2019, les Victoires du jazz l’avaient couronné comme « artiste qui monte ». Originaire d’Albi, Fidel Fourneyron, 38 ans, joue du trombone depuis l’enfance et a plus d’une inspiration dans son sac. L’une des dernières l’a donc conduit à travailler sur le Roman de Renart. Goupil, Ysengrin, Chantecler… ça vous rappelle des souvenirs ? Ces personnages de poils et de plumes sont nés au Moyen-Âge, d’abord dans de courts récits indépendants. Après avoir retrouvé un livre illustré de son enfance, Fidel Fourneyron a mis au point ce qu’il appelle « un mini-opéra ». Prévu en mars dernier dans le cadre des Détours de Babel, ce spectacle arrive finalement à l’Hexagone mardi 26 janvier : à partir de 19h30, il pourra être suivi en live stream, à la fois sur le site de l’institution meylanaise et sur celui du CIMN, ainsi que sur leurs pages Facebook respectives. Sur scène, les curieux découvriront une chanteuse lyrique, Dalila Khatir, que Fidel Fourneyron accompagnera lui-même. Avec eux, plusie

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Et si le Dispel disparaissait ?

ACTUS | Pas de panneau indicateur. Aucune enseigne. Simplement, sur un bout de grillage, une boîte aux lettres commune qui rappelle que, derrière le portail en (...)

Martin de Kerimel | Lundi 25 janvier 2021

Et si le Dispel disparaissait ?

Pas de panneau indicateur. Aucune enseigne. Simplement, sur un bout de grillage, une boîte aux lettres commune qui rappelle que, derrière le portail en partie ouvert, il y a toujours du monde. Les structures qui composent le Dispel cultivent-elles la discrétion ? Non : l’accueil qu’elles nous ont réservé témoigne du contraire. Simplement, elles n’organisent que très rarement des événements ouverts à tous. Et, quand c’est le cas, il se peut qu’une partie du public "consomme" sans se poser de question et ignore totalement le nom des créateurs. Au Petit Bulletin, on garde cependant un bon souvenir de l’Excentrique Cinéma, par exemple, ou d'une journée portes ouvertes étonnante, de nature à titiller bien des curiosités. Le Dispel, on le perçoit comme un lieu à part, au sens noble du terme. C’est pour cette raison que, fin décembre, lorsque l’on nous a

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En attendant le public...

SCENES | Bruno Thircuir – La Fabrique des petites utopies Dans la région grenobloise, La Fabrique des petites utopies, compagnie qui « tente de raconter (...)

La rédaction | Jeudi 28 janvier 2021

En attendant le public...

Bruno Thircuir – La Fabrique des petites utopies Dans la région grenobloise, La Fabrique des petites utopies, compagnie qui « tente de raconter le monde d’aujourd’hui de manière politico-poétique », est une institution en place depuis 21 ans. D’où, sans doute, le fait que l’équipe traverse plutôt sereinement cette période compliquée comme nous l’a expliqué son metteur en scène Bruno Thircuir lorsqu’on lui a demandé comment il allait. « Ça va. On a la chance de travailler, d’être en répétition [dans la région grenobloise comme ailleurs en France – NDLR] puisque, bien avant toute cette crise, on avait monté un joli temps de création pour notre nouveau spectacle jeune public Et si l’océan dont les premières dates de jeu n’auront lieu que début mars. On peut donc continuer notre activité pendant ce temps, avec même un petit papier en poche pour r

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Clip sur porcelaine

ARTS | Ce lieu d’exposition singulier est tout à la fois le plus petit de l’agglomération, mais aussi le plus visible et finalement celui qui rassemble le plus (...)

Benjamin Bardinet | Vendredi 22 janvier 2021

Clip sur porcelaine

Ce lieu d’exposition singulier est tout à la fois le plus petit de l’agglomération, mais aussi le plus visible et finalement celui qui rassemble le plus large public, puisque, ouvert sept jours sur sept, 24 heures sur 24, il se situe en plein cœur du centre ville historique de Grenoble. La galerie Showcase (puisque c’est donc son nom) est une ancienne vitrine étrangement incrustée dans un mur de la place aux herbes investie par l’Association pour l’agencement des activités (AAA). Depuis 2012, cette énigmatique association y programme régulièrement des interventions d’artistes contemporains qui sont libres d’y faire des propositions de micro-installations ou de mini-expositions. Cette vitrine est ainsi devenue un îlot de résistance culturel au cœur d’une zone piétonne essentiellement dédiée au commerce. Et même si les interventions proposées sont exigeantes, et parfois un poil abscons, il est toujours assez réjouissant, en tant que promeneur, de se laisser surprendre par leur univers artistique – ceci d’autant plus en ces temps troubles où la culture est gentiment remisée au placard. Jusqu’à la fin du mois, on peut donc découvrir dans la fameuse vitrine une série de six

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Marc Di Malta : liberté, humilité, réalité

MUSIQUES | Qu’elle est grande la chanson française lorsqu’elle ne s’encombre d’aucune démagogie : vierge d’injonctions et de principes, indifférente aux poncifs (...)

Hugo Verit | Jeudi 21 janvier 2021

Marc Di Malta : liberté, humilité, réalité

Qu’elle est grande la chanson française lorsqu’elle ne s’encombre d’aucune démagogie : vierge d’injonctions et de principes, indifférente aux poncifs politiques bien dans l’air de son temps, délestée des obsessions médiatiques du moment… Qu’elle est grande alors, puisque vouée à la complexité, à la profondeur, aux paradoxes, à la justesse, à la réalité – reflet sincère, humble et unique de son auteur. Marc Di Malta, en l’occurrence. Ce musicien grenoblois (ex-batteur de Staël et membre du duo Haizi Beizi) publie, le 25 janvier prochain, son second album solo, Obsolète. Après une première réalisation, Flou en 2015, il a décidé de rassembler plusieurs morceaux, composés ces dernières années et ces derniers mois, au sein d’un même disque : « J’ai remarqué qu’il existait un fil entre toutes ces chansons et j’ai cherché un ordre cohérent pour que ça raconte une histoire. » « J’ai recours à l’écriture automatique » Bien sûr, au cours de ces onze titres, Marc Di Malta parle de son époque, mais avec le recul nécessaire à la pertinence. L’artiste s’éloigne volontairement de

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BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

ACTUS | Alors que le Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême devrait se tenir dans sa version publique du 24 au 27 juin prochain, l’évènement a décidé (...)

Sandy Plas | Mardi 19 janvier 2021

BD : le festival d’Angoulême s’affiche en gare de Grenoble

Alors que le Festival international de la bande-dessinée d’Angoulême devrait se tenir dans sa version publique du 24 au 27 juin prochain, l’évènement a décidé d’investir pour quelques semaines une quarantaine de gares en France. Objectif : proposer dans chacune une ou plusieurs expositions qui mettent un coup de projecteur sur le travail des auteurs, sélectionnés dans le cadre de l’édition 2021. Les habitués de la gare de Grenoble et les visiteurs de passage ont donc pu découvrir il y a quelques semaines l’exposition consacrée au dessinateur italien Luigi Critone et au scénariste Gian Alfonso Pacinotti, mieux connu sous le nom de Gipi. Les deux auteurs ont travaillé ensemble sur la bande-dessinée Aldobrando, parue aux éditions Casterman et qui raconte l’histoire d’un orphelin à l’époque médiévale, entre « conte initiatique et fable politique », comme le décrit le festival. Nés de l’autre côté des Alpes, les deux auteurs ont tous deux effectué une partie de leur carrière en France, avec plusi

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Détours de Babel 2021 : un festival, plusieurs possibilités

MUSIQUES | « Le moral est plutôt bon, on maintient le cap », assure Benoît Thiebergien, directeur du Centre international des musiques nomades (CIMN), (...)

Hugo Verit | Lundi 18 janvier 2021

Détours de Babel 2021 : un festival, plusieurs possibilités

« Le moral est plutôt bon, on maintient le cap », assure Benoît Thiebergien, directeur du Centre international des musiques nomades (CIMN), installé depuis 2019 sous les voûtes du Théâtre Sainte-Marie-d’en-bas. Malgré le reconfinement, les faux espoirs de réouverture et l’évolution inquiétante des courbes épidémiques ces jours-ci, l’équipe du CIMN ne baisse pas les bras, loin de là. Depuis le mois de septembre, elle accueille de nombreux artistes en résidence ainsi que des scolaires pour diverses activités. Mais elle planche surtout sur son fameux festival de musiques du monde, Détours de Babel, qui devrait bel et bien avoir lieu du 17 mars au 10 avril. Bel et bien, oui, car le CIMN envisage toutes les possibilités, toutes les contraintes probables, tous les écueils éventuels. Couvre-feu, confinement, configuration assise ou debout, monde d’avant ou monde d’après... Peu importe, tout a été prévu : « Dans le pire des cas, l’événement sera en livestream uniquement et nous prévoirons, en plus de la diffusion des concerts, des interviews ou des tables rondes pour apporter une touche nouvelle. S’il y a couvre-feu à 18h, seules les représentations du soir se fer

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« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

SCENES | « On a mis beaucoup d’espoir dans ce référé-liberté [en décembre, des professionnels de la culture ont demandé au Conseil d’État la réouverture des salles de (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 15 janvier 2021

« Aujourd’hui, nos théâtres sont de grandes gares où les trains restent à quai »

« On a mis beaucoup d’espoir dans ce référé-liberté [en décembre, des professionnels de la culture ont demandé au Conseil d’État la réouverture des salles de spectacle fermées depuis fin octobre pour raisons sanitaires – NDLR], on espérait même que ça passerait. Mais ça n’a pas été le cas. Même si le Conseil d’État a clairement dit que cette fermeture était une atteinte à la liberté de créer et que, donc, nos établissements ne pourraient pas être fermés dans la durée. C’est déjà ça. Il ne reste plus qu’à savoir quelle sera la longueur de la durée ! Pour l’instant, on n’en sait rien. » Voilà ce qu’a répondu d’emblée Cécile Guignard, directrice de la communication et des relations avec le public de l’Hexagone de Meylan, à notre première question : comment ça va dans votre théâtre ? Une situation pleine d’incertitudes qui pèse sur pas mal de professionnels du secteur culturel, à l’image d’

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La culture façon puzzle

ACTUS | On se souvient que, l’été dernier, de nombreuses animations culturelles avaient été offertes à la curiosité du public, un peu partout dans les rues de (...)

Martin de Kerimel | Jeudi 14 janvier 2021

La culture façon puzzle

On se souvient que, l’été dernier, de nombreuses animations culturelles avaient été offertes à la curiosité du public, un peu partout dans les rues de Grenoble. Rebelote, en versio courte : cette fois, c’est au cours d’une fin d’après-midi que la ville va s’animer, malgré une météo incertaine et des températures frisquettes. Éclats de culture(s) : le titre de la manifestation est assez neutre et peu explicite. Musique, danse, poésie, théâtre, cinéma, clown… entre autres réjouissances annoncées, si le programme est respecté, il devrait toutefois y en avoir pour tous les goûts et dans tous les quartiers, à partir de 16h et jusqu’à 20h, heure fatidique du couvre-feu. La Ville promet qu’il sera possible de profiter de l’ensemble des propositions dans les meilleures conditions actuelles, depuis son balcon ou sa fenêtre, sur les places de marché ou à l’arrêt du tram le plus proche de chez soi. Une opportunité un peu plus alléchante que la conférence de presse de Jean Castex, programmée à 18h, et qui doit faire état des nouvelles mesures sanitaires édictées par le gouvernement – on surveillera bien sûr celles qui concernent le monde de la culture. Avec un petit regret tout de

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Mama Kandy se lance face caméra

MUSIQUES | Pouvez-vous, l’un et l’autre, évoquer votre rencontre et votre parcours avant Mama Kandy ? Didier : « J’ai rencontré Guillaume en construisant (...)

Martin de Kerimel | Mercredi 13 janvier 2021

Mama Kandy se lance face caméra

Pouvez-vous, l’un et l’autre, évoquer votre rencontre et votre parcours avant Mama Kandy ? Didier : « J’ai rencontré Guillaume en construisant ma maison en Chartreuse, il y a 3-4 ans. Il venait d’arriver de Paris et était l’un de mes voisins. J’ai su qu’il était comédien et musicien, et on s’est dit qu’on allait jouer ensemble. Moi, j’ai commencé avec Gnawa Diffusion, pendant dix ans. J’ai travaillé ensuite avec d’autres, dans plein de styles différents : basse, guitare, ukulélé, contrebasse, un peu de batterie. Cela faisait un moment que je voulais visiter l’univers de la musique blues, folk, américaine. Un son seventies. Avec Guillaume et Jean-François, un autre musicien, on a formé The Hollow, pour faire des reprises. Puis, nos routes ont divergé et on est resté en duo. Mama Kandy bosse sur ce répertoire depuis 6 mois-un an : on a fait pas mal de dates un peu partout cet été. Je trouve ça bien, même sans système derrière, d’aller jouer chez l’habitant ou dans la forêt, lors des festivals. Cela fait évoluer la matière enregistrée en studio. » Guillaume : « Pour ma part, j’ai un parcours un peu particulier. Mon premier boulot,

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Fantômes photographiques

ARTS | Au début du XIXe siècle, le peintre romantique Gaspar David Friedrich livre une idyllique représentation des falaises calcaires de l’île de Rügen que (...)

Benjamin Bardinet | Jeudi 14 janvier 2021

Fantômes photographiques

Au début du XIXe siècle, le peintre romantique Gaspar David Friedrich livre une idyllique représentation des falaises calcaires de l’île de Rügen que contemplent, au premier plan de sa composition, quelques randonneurs fascinés par ce spectacle grandiose. C’est sur une représentation toute autre de cet environnement naturel singulier que s’ouvre l’exposition du Vog. Au blanc immaculé des reliefs acérés que le peintre romantique faisait ressortir grâce à un cadre de verdure vivifiant, Yveline Loiseur oppose la grisaille minérale abrasive d’un éboulis calcaire au milieu duquel de timides pousses végétales tentent péniblement de survivre. Une vision renversée, où le froid constat de la désagrégation de notre environnement naturel succède à la fascination dont la nature était sujette il y a deux siècles, au point d’entrée de ce qu’on appelle désormais l’anthropocène. Toute en nuance de gris, c’est également à un monde révolu que renvoie la seconde série d’images. D’anciens lits d’hôpitaux sont photographiés dans un cadre relativement serré de façon à ce que notre regard se porte sur des détails de leur confection : la couture des rideaux, le tissage du drap, les

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Objectif Terre

CONNAITRE | Et un, et deux, et trois ! Pour la troisième année consécutive, la Métropole lance une initiative de vulgarisation de la culture scientifique, à (...)

Martin de Kerimel | Lundi 11 janvier 2021

Objectif Terre

Et un, et deux, et trois ! Pour la troisième année consécutive, la Métropole lance une initiative de vulgarisation de la culture scientifique, à destination du public le plus large. Son intention est d’anticiper sur l’ouverture du Centre des sciences métropolitain, attendu à Pont-de-Claix l’année prochaine. Après avoir, au cours des deux saisons précédentes, orienté nos regards vers les étoiles et parlé des sciences de l’environnement, la collectivité se consacre désormais à notre chère planète. Et bien qu’elle soit encore fermée, du fait des strictes conditions sanitaires imposées par le gouvernement, la Casemate est à nouveau chargée de coordonner l’ensemble du programme. Pour sa partie propre, elle espère prochainement pouvoir ouvrir les portes de sa nouvelle exposition destinée aux enfants, "Le Jardin extraordinaire". Questions... et réponses ! Les plantes sont-elles vivantes ? Comment naissent-elles ? Qu’en est-il des fruits et légumes ? C’est notamment sur ces sujets que les plus jeunes trouveront de quoi étancher leur curiosité. L’idée ne sera évidemment pas de

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De l’espoir sur les murs !

ACTUS | Ils s’appellent Zoé, David, Delphine, Franck et Quentin. Leur conviction : tout le monde doit pouvoir profiter de ce que le street peut offrir dans (...)

Martin de Kerimel | Vendredi 8 janvier 2021

De l’espoir sur les murs !

Ils s’appellent Zoé, David, Delphine, Franck et Quentin. Leur conviction : tout le monde doit pouvoir profiter de ce que le street peut offrir dans les rues de l’agglomération grenobloise. C’est dans le cadre de sa formation que ce collectif d’étudiants en deuxième année à l’Institut de formation des travailleurs sociaux d’Échirolles mène actuellement un projet d’action orienté vers le monde du handicap. Il s'appuie sur deux partenaires : Spacejunk, l'organisateur du Street Art Fest grenoblois, et l’Association de familles de personnes traumatisées crâniennes et cérébrolésées en Isère (AFTC 38). « Une personne cérébrolésée souffre de ce qu’on appelle une lésion cérébrale acquise, précise Julie Cantone, sa coordinatrice. Les lésions de ce type peuvent nous frapper à tout âge de la vie. Elles surviennent généralement après un trauma (coup porté, accident…) ou à la suite d’un accident vasculaire cérébral. » Pour venir en aide aux personnes qui en sont victimes, l’AFTC 38 gère trois Maisons Espoir réparties dans l’agglomération, qui accueillent chacune quatre locataires. Il ne s’agit pas d’établissements de soins, mais des structures d’accueil de personn

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Portes (r)ouvertes à la bibliothèque

ACTUS | Il y a forcément un peu d’émotion à l’heure des grands retours. Celui de la bibliothèque d’étude et du patrimoine était attendu depuis longtemps, puisque (...)

Martin de Kerimel | Vendredi 18 décembre 2020

Portes (r)ouvertes à la bibliothèque

Il y a forcément un peu d’émotion à l’heure des grands retours. Celui de la bibliothèque d’étude et du patrimoine était attendu depuis longtemps, puisque l’établissement avait fermé le 1er juillet… 2019. Après une phase préparatoire et de démolition, les travaux de reconstruction avaient débuté au début de l’année, avec une période d’interruption entre le 16 mars et le 24 mai, crise sanitaire oblige. Inaccessibles pendant près d’un an et demi, les lieux seront de nouveau ouverts à partir de samedi 19 décembre, 14h. C’est d’abord un rez-de-chaussée réaménagé que les visiteurs sont invités à découvrir. On respire ! Objectif affiché : faire de la bibliothèque un vrai lieu de vie, ouvert à un public nombreux et varié. Aussitôt franchies les portes, un coin café lumineux permet de flâner en profitant d’une vue sur l’environnement urbain, à quelques mètres à peine du parc Mistral et de la tour Perret. Pas de doute : on est au cœur de Grenoble et l’idée est aussi de valoriser son image, urbi et orbi. Un fonds impressionnant Qu’en est-il de la mission principale assignée à la bibliothèque ? Officiellement, elle tient à « la conservation et la valoris

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Belle Électrique : et maintenant ?

ACTUS | La vie publique a parfois des allures de marathon. C’est ainsi qu’au total, 113 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal de (...)

Martin de Kerimel | Mardi 15 décembre 2020

Belle Électrique : et maintenant ?

La vie publique a parfois des allures de marathon. C’est ainsi qu’au total, 113 délibérations étaient inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal de Grenoble mardi 14 décembre. Organisés en visioconférence, les débats ont démarré à 15h tapantes et se sont prolongés jusque tard dans la nuit. Il était déjà 22h30 quand le maire Éric Piolle a ouvert la discussion sur la délibération numéro 67, consacrée à l’avenir de la Belle Électrique. Il est apparu que, contrairement à ce que nous avions envisagé au début de cette semaine, la municipalité n’a pas souhaité faire entériner immédiatement le principe de la constitution d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), chargée d’assurer la gestion quotidienne de l’établissement. Ce choix devrait être débattu lors d’un futur conseil, début février prochain. Il s’est d’abord agi de confirmer que la procédure de renouvellement de la concession de service public était infructueuse. Et ce malgré l’assurance donnée à MixLab, l’association gestionnaire, que ce mode de fonctionnement serait encore de mise jusqu’à fin 2021 (

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