Étudiants, au spectacle !

Numéro étudiant | « En trouvant super naze de mettre les gens dans des cases » chantait Vincent Delerm dans son morceau "Catégorie Bukowski". Ouais, on a des références au PB. Et on n’obéit pas forcément au chanteur en livrant une sélection on ne peut plus subjective de spectacles à voir selon le cursus suivi par vous autres étudiants. Sachant que tout le monde est libre de sortir des cases !

Aurélien Martinez | Jeudi 6 octobre 2016

Pour les étudiants en sciences

Max Bird

On en a déjà parlé précédemment, on en remet une couche : l'humoriste Max Bird, qui « pense être, dans l'âme, plus un scientifique qu'un humoriste », est excellent dans son Encyclo-spectacle. Excellent et également passionnant quand il parle des dinosaures ou encore des effets de l'alcool sur le corps humain. De l'humour intelligent donc, avec en plus la possibilité pour les chercheurs en herbe de causer avec l'artiste après la représentation – enfin, on s'engage peut-être un peu trop, mais c'est souvent ce qui se fait à la Basse cour.

À la Basse cour du jeudi 6 au samedi 8 octobre

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Pour les étudiants en économie

Celui qui tombe

Adam Smith et consorts, c'est sympa mais bon, l'histoire de la manufacture d'épingles, ça date. Surtout qu'aujourd'hui, dans ce monde individualiste à l'extrême, on a plus besoin de collectif que de division (du travail). Ça tombe bien, c'est ce que propose le circassien Yoann Bourgeois avec cette pièce dans laquelle six êtres humains tentent désespérément de vivre ensemble au cœur d'un monde hostile à toute idée de cohésion. Un spectacle vertigineux (car on est bien sur du nouveau cirque) plus économistes atterrés que nouveaux libéraux en somme, ce qui n'est pas plus mal.

À la MC2 vendredi 14 et samedi 15 octobre

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Pour les étudiants en art

LA 432

Pour les créatifs, ceux qui ont besoin d'exprimer leur différence bruyamment, en faisant des grands gestes et en portant les tenues les plus originales possibles, on a sélectionné une aventure délirante entre théâtre, musique et, surtout, grand n'importe quoi. Soit un spectacle des clownesque Chiche Capon plein de bruit, de musiques et de tenues improbables. Comme ça, la prochaine fois, il vous sera possible de traverser fièrement le campus en faisant la chorégraphie du tubesque Planète Aluminium : les coincés des autres filières vous regarderont avec envie. Toi même tu sais.

Au Théâtre municipal de Grenoble mardi 22 novembre

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Pour les étudiants en histoire

2666

« L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir » disait Jaurès dans son Discours à la jeunesse. « Pas de passé, pas d'avenir » chantait Balavoine dans Starmania. Le jeune metteur en scène Julien Gosselin a sans doute bien lu / écouté nos deux penseurs puisqu'avec son adaptation d'un roman du Chilien Roberto Bolaño, il livre une grande fresque historique (12 heures avec entractes) où l'on se confronte à plusieurs époques et enjeux. Ou comment se sentir au cœur du monde tout en restant le cul vissé dans un fauteuil.

À la MC2 samedi 14 et dimanche 15 janvier

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Pour les étudiants en staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives)

Au-dessus de la mêlée

Un sportif, c'est bien connu, ça ne va jamais au théâtre. Mais si certains tombaient par le plus grand des hasards sur ce journal, sachez que cette saison, une pièce est faite pour vous. Un seul-en-scène (un monologue quoi) dans lequel le comédien Cédric Chapuis évoque son enfance dans un club de rugby, avec ses potes, son entraîneur, sa petite copine... C'est prenant, touchant, drôle et surtout universel, puisque ça parle aussi aux cultureux, ces snobinards effrayés par le moindre élan collectif plein de transpiration. On se retrouve tous au bar (et sans préjugés) pour la troisième mi-temps ?

Au Théâtre en rond (Sassenage) samedi 11 février

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Pour les étudiants en lettres

Le Vivier des noms

Attention, on va évoquer un spectacle que l'on n'a pas vu, mais bon, les étudiants en lettres ont l'habitude des aventures, non ? Soit une pièce de l'immense auteur de théâtre contemporain Valère Novarina, qui sait manier la langue comme personne, quitte à parfois la tordre tellement qu'il finit par laisser une partie du public de côté – faut s'accrocher, oui. Mais les étudiants en lettres ont l'habitude qu'on leur serve autre chose que des textes prêts à consommer, non ?

À l'Hexagone (Meylan) jeudi 2 et vendredi 3 février

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Pour les étudiants en sciences politiques

Tristesses

Sciences Po, c'est l'élite paraît-il, avec des jeunes capables de prendre du recul sur les sujets graves comme, par exemple, la montée du populisme. Du coup, on a sélectionné cette pièce centrée sur le présent, sur la montée de l'extrême droite dans différents pays européens. La metteuse en scène wallonne Anne-Cécile Vandalem a ainsi imaginé un polar captivant (une femme politique populiste danoise revient sur l'île qui l'a vu naître afin d'enterrer sa mère) et parfaitement maîtrisé même si un poil didactique dans ses enjeux. Mais le didactisme, ça ne devrait pas froisser un élève de Sciences Po, non ?

À la MC2 du mercredi 15 au vendredi 17 mars

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Quand le travail de Yoann Bourgeois fait polémique

ACTUS | Début février, le circassien et chorégraphe Yoann Bourgeois, codirecteur depuis 2016 du centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), a été mis en cause dans une vidéo anonyme laissant entendre qu’il aurait pu plagier d’autres artistes. On a cherché à en savoir plus en contactant les principaux intéressés, qui appellent pour la plupart à une remise en question profonde du milieu des arts de cirque. Quant à Yoann Bourgeois, après avoir longuement hésité, il a finalement décliné notre proposition d’interview.

Aurélien Martinez | Vendredi 26 février 2021

Quand le travail de Yoann Bourgeois fait polémique

Revenons dans le passé pour commencer. Depuis une dizaine d’années à Grenoble (c’est là qu’il a implanté sa compagnie en 2010), on suit avec délectation et fascination l’éclosion artistique de Yoann Bourgeois, homme de cirque (il est passé par le prestigieux Centre national des arts du cirque de Châlons-en-Champagne) et de danse (il a notamment collaboré plusieurs années avec la chorégraphe Maguy Marin) devenu, au fil des ans et des créations, l’une des figures phares du nouveau cirque français. On se souvient ainsi, une fin de journée de l’été 2010, être monté à la Bastille, fort militaire surplombant Grenoble, pour découvrir son impressionnant Cavale dans lequel, en compagnie de l’acrobate Lucien Reynès, il défiait magnifiquement la gravité avec un escalier, un trampoline et le panorama urbain en toile de fond (des extraits sont disponibles en ligne). « Dans le cirque, je suis intéressé par le fait de rendre perceptibles

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En attendant le public... (épisode 2)

SCENES | L'équipe du Petit Bulletin est repartie à la rencontre des compagnies de théâtre et de danse pour recueillir leurs impressions sur la crise sanitaire et l'évolution de leur travail au quotidien. Cinq d'entre elles nous ont répondu pour témoigner de leurs incertitudes persistantes, mais aussi, parfois, d'un relatif optimisme.

La rédaction | Vendredi 5 février 2021

En attendant le public... (épisode 2)

Yoann Bourgeois – Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) « C’est difficile car cette crise a touché le cœur de nos activités. Mais c’est aussi difficile pour moi de dire que c’est difficile parce que je sais que beaucoup d’autres sont plus impactés que nous au CCN2, qui sommes une institution assez solide économiquement. Même si, bien sûr, notre économie repose beaucoup sur la diffusion – on tournait énormément –, presque totalement à l’arrêt depuis un an. » Pour Yoann Bourgeois, codirecteur du Centre chorégraphique national de Grenoble (en binôme avec Rachid Ouramdane), cette crise sanitaire a chamboulé énormément de choses, notamment au niveau artistique puisque trois de ses créations sont en suspens : Hurricane, pour le ballet de l’Opéra de Göteborg en Suède, répétée entre janvier et mars 2020 mais qui n’a pu pour l’instant être jouée que le soir de la première en mars (on devrait cependant la voir la saison prochaine à la MC2) ; I wonder where the dreams I don't remember go, pour la fameuse

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"Summer time… Un été en mouvement" et covid-compatible grâce au CCN2

Danse & cirque | Si beaucoup d’événements culturels estivaux ont dû être annulés du fait du coronavirus, d’autres, eux, voient le jour en détournant la contrainte sanitaire. C’est le cas du programme "Summer time… Un été en mouvement" proposé en juillet et en août par le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) avec de la danse et du cirque à découvrir aussi bien en plein air qu’à l’intérieur – à l’Ancien Musée de peinture surtout. Avant de détailler un programme qui nous donne très envie, on en a parlé avec Rachid Ouramdane, codirecteur du CCN2.

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2020

Comment vous est venue cette idée d’événement estival ? Rachid Ouramdane : Pendant le confinement, au CCN2, on subissait comme tout le monde la situation ; l’isolement, l’attente indéterminée… Finalement, à un moment, on s’est dit qu’il fallait arrêter d’attendre que la situation redevienne normale mais plutôt composer avec cette donne sanitaire. On a alors pris les devants en essayant de penser des projets covid-compatibles, et ainsi répondre à un certain appétit du public que l’on sentait bien. Comment ces deux mois vont-ils se dérouler ? Autour de deux grands axes. D’abord des propositions en plein air qui nous plongent en pleine nature. Ensuite d’autres qui jouent avec la contrainte sanitaire – se tenir à distance les uns des autres – en créant des espaces intérieurs plutôt intimistes avec des spectateurs uniques ou en très petit nombre mais dans des lieux immenses à contempler. Pour ainsi vivre des expériences fortes malgré cet isolement subi. Ces propositions en intérieur auront principalement lieu à l’Ancien Musée de peinture… On a essayé d’être sur plusie

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"Joueurs, Mao II, Les Noms" : Julien Gosselin, marathon man

Théâtre | Dix heures de théâtre orchestrées par l’une des figures du spectacle vivant français les plus passionnantes, c’est ce que propose la MC2 samedi 1er et dimanche 2 février. Une pièce-fleuve titrée "Joueurs, Mao II, Les Noms", et surtout une véritable expérience de spectateur comme presque seul le metteur en scène Julien Gosselin en est capable aujourd’hui.

Aurélien Martinez | Mardi 28 janvier 2020

Quand Julien Gosselin parle de théâtre (dans ses interviews notamment – on l’a plusieurs fois interrogé dans ces pages), le mot défi revient souvent. C’est que le trentenaire à l’ascension fulgurante (ses trois dernières créations ont fait le buzz dans le très chic Festival d’Avignon) n’est pas de ceux qui choisissent de simplement monter de grandes pièces maintes fois entendues sur les planches. Lui s’intéresse plutôt à la forme romanesque contemporaine, de surcroît celle qui est dense, ample… et semble, sur le papier, insurmontable – d’où l’idée de défi. Après Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq, immense réussite qui l’a révélé en 2013, et 2666 du Chilien Roberto Bolaño en 2016, Julien Gosselin s’est confronté cette fois à trois textes de l’États-Unien Don DeLillo qui brassent des questions très larges et actuelles – capitali

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Rirologie avec le festival Aux rires etc

Humour | Quatrième édition pour le festival Aux rires etc qui se déroulera du dimanche 19 au samedi 25 janvier dans plusieurs salles de l’agglomération grenobloise. Avec, cette année, une programmation assez enthousiasmante.

Aurélien Martinez | Mardi 14 janvier 2020

Rirologie avec le festival Aux rires etc

L’humour est un univers à part dans le vaste monde du spectacle vivant. Une discipline qui n’arrive souvent pas à se débarrasser d’une image pas très flatteuse – il serait trop facile, trop populaire voire trop beauf pour une poignée de programmatrices et programmateurs autoproclamés "respectables". Alors que, paradoxalement, le public adore ça – le versant Off du Festival d’Avignon accueille chaque été une foule de comiques (des bons comme de très mauvais !) qui remplissent les salles. Louons donc le festival Aux rires etc qui, depuis 2017, aime à développer le rire dans les salles qui lui sont dédiées (la Basse cour à Grenoble, le Théâtre en rond à Sassenage) comme dans d’autres plus généralistes – l’Heure bleue à Saint-Martin-d’Hères, l’Espace Paul-Jargot à Crolles, le Déclic à Claix et le Diapason à Saint-Marcellin. Et essaie de balayer large. « Plus scientifique qu’humoriste » Cette année, en plus d’un salutaire plateau découvertes, cinq têtes d’affiche (que des hommes) assureront le show. Tout débutera avec l’énergique Jovany, sorte de Jim Carrey made in France qui happe le public dès qu’il déboule sur scène

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Humour : nos huit temps forts de la saison

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Avec des têtes d'affiche, des stars sur le retour ou encore des humoristes à découvrir.

La rédaction | Mardi 17 septembre 2019

Humour : nos huit temps forts de la saison

Didier Super Si nous n’avons pas vu cette nouvelle livraison de Didier Super intitulée tout de même Didier Super est beaucoup plus marrant que tous ces comiques de merde, on en attend beaucoup comme au PB, nous adorons ce personnage fort en gueule, aussi bien comédien, chanteur que plein d’autres choses, qui propose des spectacles dans lesquels il prend plaisir à mettre le public mal à l’aise pour mieux le faire rire. « Ça y est ! Après avoir été pendant 15 ans l’égérie à l’arôme gauchisant d’un public allant de l’altermondialiste post-ado au retraité bobo sous perfusion intellectuelle de France Inter, Didier s’est enfin mis en marche » nous annonce le programme. OK ! À la Salle noire mercredi 9 et jeudi 10 octobre Julien Santini On qualifie de "pince-sans-rire" la façon qu’a Julien Santini de pratiquer l'humour et c'est idiot car, pour le coup, on rit beaucoup à l'écoute des bassesses et envies de grandeur de ce Corse installé à Lyon à l'apparence mi-professorale mi-patraque (

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Grand Rassemblement 5 : qui se rassemble s’enchante

Événement | On l’a écrit lors des précédentes éditions, on fait de même pour cette cinquième prévue samedi 15 et dimanche 16 juin aux alentours du Théâtre municipal de Grenoble et de la place Saint-André : les Grands Rassemblements pilotés par le Centre chorégraphique national de Grenoble sont l’une des aventures culturelles locales récentes les plus enthousiasmantes. Et l’équipe organisatrice en apporte une nouvelle fois la preuve.

Aurélien Martinez | Lundi 10 juin 2019

Grand Rassemblement 5 : qui se rassemble s’enchante

Des spectacles, des performances, du cinéma en plein air, des ateliers… Le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), piloté par le circassien Yoann Bourgeois et le chorégraphe Rachid Ouramdane, a encore fait les choses bien pour son cinquième Grand Rassemblement. Et s’est une nouvelle fois offert les services d’artistes haut de gamme, comme si tout ceci était programmé dans les murs d’une institution prestigieuse. Sauf qu’avec les GR, on est souvent hors des lieux culturels attendus, comme nous l’expliquait Rachid Ouramdane en 2017 – « Le choix d’espaces aussi variés permet de toucher différents publics. Avec ces GR, on est dans une nouvelle façon d’amener des gens à rencontrer l’art. » Et quoi de mieux qu’une place en plein centre-ville pour « amener les gens à l’art » ? Et quoi de mieux que des formes spectaculaires pour capter leur attention ? Pour ce GR5, la place Saint-André de Grenoble servira ainsi de scène, le samedi, à plusieurs proposit

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Yoann Bourgeois : "Ophélie", « une présence qui flirte en permanence avec l’absence »

Spectacle | Yoann Bourgeois est un artiste passionnant, ni vraiment circassien, ni vraiment chorégraphe, mais peut-être tout ça (et plus encore) à la fois. Dans le cadre de sa série de créations baptisée "tentatives d'approches d'un point de suspension", il dévoilera devant la Maison Bergès de Villard-Bonnot puis sur la place Saint-André de Grenoble sa prometteuse nouvelle forme courte (pas plus de 15 minutes) "Ophélie". Interview en amont histoire d’en savoir un peu plus.

Aurélien Martinez | Lundi 27 mai 2019

Yoann Bourgeois :

Pourquoi ce spectacle pour une interprète (Marie Vaudin) s’appelle-t-il Ophélie ? Yoann Bourgeois : Parce qu’il s’inspire du personnage que l’on trouve au sein de la pièce Hamlet, et du moment de sa mort. À la façon dont Shakespeare raconte ce passage, on a l’impression qu’Ophélie n’en finit pas de mourir. Pour moi, c’est vraiment l’image de la dissolution par excellence. Ophélie incarne la présence que je cherchais, une présence qui flirte en permanence avec l’absence, qui est là sans être là… Dans la pièce, Ophélie meurt noyée, d’où le dispositif que vous avez créé… Oui. Comme souvent pour mes spectacles, je crée un dispositif. Là, c’est un gros aquarium, sorte de petite chambre qui met en mouvement un corps inerte manipulé par une grue. L’eau est un formidable élément pour ne plus rien peser, voire parfois pour peser moins que rien comme le corps peut aussi remonter à la surface s’il a suffisamment d’air. C’est un dispositif qui s’intègre à cette constellation de dispositifs autonomes que j’ai appelée il y a quelques années "tentatives d'approches d'un point d

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Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

ACTUS | Depuis plusieurs mois, la situation entre la MC2, immense scène nationale grenobloise, et le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2), hébergé en son sein, est plus que tendue. « M. Jean-Paul Angot, directeur de la MC2, a pour projet de faire disparaître le CCN implanté dans la MC2 dont il est le gestionnaire » écrivaient en décembre dernier dans un communiqué de presse Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane, directeurs dudit CCN2. Alors que les tutelles publiques des deux institutions espèrent une sortie de crise rapide, on fait le point avec les différentes parties.

Aurélien Martinez | Mardi 12 février 2019

Relations MC2 / Centre chorégraphique national de Grenoble : « C’est devenu un enfer »

« Au Centre chorégraphique, on est – pardon, ça va paraître un peu prétentieux mais si on ne le dit pas, des gens le taisent – dans une très très grande vitalité. On est par exemple le centre chorégraphique le plus diffusé de France. Et malgré tout ça, depuis qu’on est arrivés en 2016, on est confrontés au fait que la direction de la MC2 a toujours exprimé que le centre chorégraphique ne devait pas être là. Au début, c’était quelque chose qui n’engageait que le directeur, mais au fil des mois, on n’a fait que rencontrer des difficultés, jusqu’en décembre dernier où une nouvelle fois le directeur de la MC2 a tenu à interpeller l’ensemble des tutelles en leur faisant savoir qu’il fallait que le CCN quitte la MC2. » Voilà ce que nous a déclaré le chorégraphe Rachid Ouramdane, co-directeur avec le circassien Yoann Bourgeois du Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2) depuis 2016. Un outil, comme dix-huit autres en France, issu des politiques de décentralisation, à la configuration néanmoins inédite puisqu’il est implanté dans un bâtiment régi par une autre structure : la

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All I want for Christmas is... une place de concert ou de spectacle

Sélection de Noël | Et voici notre traditionnelle sélection de cadeaux de Noël immatériels faite de places de spectacles et de concerts pour lesquels, bien sûr, il reste de la place. Histoire de faire sensation sous le sapin (et, surtout, tomber juste), on vous a classé ça selon les goûts de celles et ceux qui recevront votre présent.

La rédaction | Mardi 4 décembre 2018

All I want for Christmas is... une place de concert ou de spectacle

Pour les fans de chanson classieuse en VF Angèle (photo), c’est le phénomène pop de ces derniers mois grâce à une poignée de petits tubes entêtants (La Loi de Murphy, Je veux tes yeux, La Thune…) savamment mis en musique et qui, avant même la sortie de l’album début octobre, lui ont fait remplir des salles. Comme la Belle électrique, dans laquelle la Belge jouera à guichets fermés mercredi 12 décembre. Au vu du succès dingue, une autre date grenobloise a donc été rajoutée, en mai et dans une salle encore plus grande : le Summum. Classe. Angèle Au Summum jeudi 23 mai. 33€ Pour celles et ceux qui, au théâtre, adorent qu’on leur raconte de grandes histoires Littoral, Incendies, Forêts… Avec les pièces-fleuves qu’il propose depuis presque 20 ans, le

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Dominique Pinon : « On a la sensation d'infini quand on lit les textes de Valère Novarina »

Théâtre | Adepte d’un théâtre exigeant et joueur avec la langue, l'auteur et metteur en scène Valère Novarina s’amuse de la profusion. Ses mots, ceux de sa dernière pièce "L'Homme hors de lui", seront délivrés sur la scène du Déclic, à Claix, par le comédien et mâcheur de mots Dominique Pinon. Rencontre en amont.

Nadja Pobel | Mardi 9 octobre 2018

Dominique Pinon : « On a la sensation d'infini quand on lit les textes de Valère Novarina »

Comment définiriez-vous la langue si particulière de Valère Novarina ? Dominique Pinon : C'est difficile à dire. Elle me paraît à la fois contemporaine et intemporelle. Elle est aussi biblique parfois – Valère est un spécialiste de la Bible. Ce n'est pas une langue savante du tout, c'est presque une langue pauvre. C'est une profusion de paroles pour remplir l'espace de la scène mais ce n’est pas vain, ça a beaucoup de sens. Et il est toujours question de la mort. J’aime ce télescopage de pensées et de mots et l'effet comique que ça produit, au sens noble du terme, sans vulgarité. Il y aussi une forme de stupeur. L'Homme hors de lui est un homme qui se regarde, c’est une espèce de duo entre lui et le spectateur, un jeu de miroir. Vous parlez de langue pauvre mais le vocabulaire, lui, n'est pas pauvre… Oui, mais il y a plein de néologismes dans ses listes. Les noms qu'il invente, je les trouve géniaux. C'est très drôle. On a la sensation d'infini quand on lit ses textes, une parole qui se recrée, se régénère, qui rebondit l'une sur l'autre. Est-ce que jouer ces par

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Tout le monde danse : le Centre chorégraphique national de Grenoble va passer par Annecy en mai

Plus loin | Début mai, les Grands rassemblements inventés par le CCN2 de Grenoble s'arrêteront à Annecy après deux éditions grenobloises (et avant une prochaine prévue en juin à la Bifurk). Rapide présentation du programme.

Nadja Pobel | Mardi 10 avril 2018

Tout le monde danse : le Centre chorégraphique national de Grenoble va passer par Annecy en mai

Initiée par Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois dès leur arrivée à la tête du Centre chorégraphique national de Grenoble en janvier 2016, leur proposition de Grand rassemblement (qui nous enthousiasme fortement au PB) se déclinera pour la première fois hors de Grenoble – mais pas si loin. Du jeudi 3 au samedi 5 mai, Bonlieu, la scène nationale d'Annecy, accueillera ainsi divers spectacles, ateliers et installations comme ça avait été le cas lors des précédents GR. Avec un tarif très incitatif (10€ la journée ou 20€ pour les 3 jours), ce nouveau Grand rassemblent intitulé Tout le monde danse (le public ne sera pas seulement spectateur) réunira des spectacles des deux directeurs grenoblois (Ouramdane livrera notamment un aperçu de 30 minutes de Franchir la nuit, sa future création dont les premières auront lieu en septembre à Bonlie

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50 ans des Jeux olympiques de Grenoble : le programme des festivités

Événement | Rendez-vous mardi 6 février au parc Paul-Mistral pour du grand spectacle.

Alice Colmart | Mardi 30 janvier 2018

50 ans des Jeux olympiques de Grenoble : le programme des festivités

Coup d’envoi cette fois-ci officiel (certains événements ont débuté depuis plusieurs mois) des festivités du cinquantenaire des Jeux olympiques d’hiver de Grenoble 1968 ce mardi 6 février, dans une forme olympique ! Car les joggeurs, des plus amateurs aux plus confirmés, sont invités à se rendre au Village Olympique à partir de 17h30 pour une course lumineuse prévue sur 5 km. Le parcours passera par les lieux symboliques des JO, comme la MC2, le centre de presse Malherbe ou encore le Palais des sports, et s'achèvera au parc Paul-Mistral – l’arrivée se fera en fanfare avec la 27e Brigade d'Infanterie. Puis, à partir de 19h30, on aura droit à du spectaculaire avec notamment Souvenirs de 13 jours en France, spectacle mené par le chorégraphe grenoblois Jean-Claude Gallotta et environ 100 danseurs, puis le fameux Fugue/trampoline du circassien Yoann Bourgeois – « le spectacle d’un homme qui monte le haut d’un escalier, qui chute et rebondit. Pour moi, une synthèse de l’existence » détaillait-il lors de la conférence de presse officielle. La soirée se terminera par un spectacle pyrotechnique tiré depuis les gradins de l’Anneau de vitesse.

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"Minuit" : l’insoutenable légèreté des êtres selon Yoann Bourgeois

Cirque (mais pas que) | Le circassien grenoblois reprend à la MC2 l'un de ses spectacles qui résume le mieux son univers, jusque dans son titre : "Minuit, tentatives d’approches d’un point de suspension".

Aurélien Martinez | Mardi 12 décembre 2017

On l’a souvent écrit, mais répétons-le une fois de plus : Yoann Bourgeois est un artiste fascinant, rapidement rangé dans la case des circassiens mais au langage artistique beaucoup plus vaste (il est d’ailleurs le codirecteur du Centre chorégraphique national de Grenoble avec Rachid Ouramdane). Un homme aussi bien capable d’élaborer des petites formes aériennes emplies de poésie visuelle (comme son fameux Fugue / Trampoline) que des machineries plus lourdes dans la logistique mais tout autant maîtrisées et poétiques – à l’image de son Celui qui tombe et de ses danseurs-acrobates évoluant sur un immense radeau flottant. Minuit, tentatives d’approches d’un point de suspension, création pour quatre interprètes (dont lui-même) qu’il tourne depuis un moment, en est une nouvelle preuve. Une petite merveille de poésie donc et, plus surprenant, d’humour (on ne savait pas Yoann Bourgeois si drôle) qui synthétise magnifiquement l’univers de cet artiste constamment à la recherche de ce fameux point de suspension. En découle un spectacle patchwork tout en humilité qui fait un bien fou dans un univers circassien ayant pa

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Cinq spectacles de cirque (mais pas que) à voir cette saison

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base d'acrobaties mais aussi de western, de clown ou encore d'humour.

La rédaction | Jeudi 14 septembre 2017

Cinq spectacles de cirque (mais pas que) à voir cette saison

Le syndrome de Cassandre Champion du monde de magie avec Baltass, un numéro de balles vu près d'un million de fois sur Youtube, Yann Frisch a poussé plus loin son talent et a même déconstruit son savoir-faire dans cette pièce qui tourne partout et émeut. Il est un clown qui tombe le masque ; plutôt que de faire rire de ses maladresses, il voudrait faire croire ce qu'il raconte. Alors il se fait sombre, sort sa mère en tissu d'un cercueil, escamote des tours et touche au cœur. À l’Hexagone du 17 au 19 octobre Halka Le Groupe Acrobatique de Tanger est une compagnie de cirque impressionnante, qui maîtrise l’art du spectaculaire (ils seront quatorze acrobates sur scène) et de la pyramide humaine. Si nous n’avons pas encore vu leur nouvelle création, on en attend beaucoup. À la Rampe (Échirolles) les 12 et 13 décembre Minuit

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"Fugue / Trampoline" : Yoann Bourgeois toujours en apesanteur

Cirque | Le circassien grenoblois reprend cette semaine, au parc Bachelard et sur le campus, sa petite forme courte qui connaît un succès incroyable. Un véritable bijou.

Aurélien Martinez | Lundi 11 septembre 2017

Le Grenoblois Yoann Bourgeois n’est pas qu’un artiste-circassien : c’est un poète visuel qui construit des spectacles d’une grande finesse. Comme son merveilleux Fugue / Trampoline, « petite danse spectaculaire » pour un interprète sur une musique de Philip Glass. Il faut le voir grimper progressivement en haut d’un escalier, se laisser tomber sur le sol trampoline et revenir à la même place, comme si l’on rembobinait un film muet. Une forme légère de 8 minutes qu’il tourne (lui ou un membre de sa compagnie) depuis des années (il peut l’installer presque n’importe où) et qui rencontre un succès fou. Bonne nouvelle : il la reprendra à Grenoble de nombreuses fois pendant quatre jours, que ce soit sur le parvis du Plateau (quartier Mistral), dans le cadre de la programmation du Prunier sauvage, ou sur le campus pour l’ouverture de l’Est, la nouvelle salle de l’Université Grenoble Alpes. Vous savez ce qu’il vous reste à faire…

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Grand Rassemblement 2 : entrons dans la danse !

Événement | Samedi 27 et dimanche 28 mai, le centre d’art le Magasin des horizons va accueillir la deuxième édition du Grand Rassemblement proposé par le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCN2). Au programme : des spectacles, des performances, des installations vidéo, des ateliers… Rencontre avec ses concepteurs (Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane pour le CCN2, Béatrice Josse pour le Magasin et Marie Roche pour le Pacifique – centre de développement chorégraphique) histoire d’en savoir un peu plus.

Aurélien Martinez | Mardi 23 mai 2017

Grand Rassemblement 2 : entrons dans la danse !

C’était l’un de ces moments qui nous rendent fiers de pouvoir dire : "j’y étais". De pouvoir affirmer crânement que l’on se trouvait là, assis dans ce grand auditorium de la MC2 pas tout à fait rempli (vu l’heure tardive), un soir de fin décembre 2016, pour assister au concert de Yael Naim scénographié avec plusieurs circassiens et danseurs (chacun faisant un numéro sur une chanson). « C’est quelque chose qui s’est improvisé presque au moment de ce Grand Rassemblement, qu’on a répété les deux nuits qui précédaient, et qui a participé à la dynamique un peu spontanée et moins formatée que ce qu’il se produit d’habitude à la MC2 » explique le circassien Yoann Bourgeois, aux manettes de ce premier Grand Rassemblement imaginé avec le chorégraphe Rachid Ouramdane – tous deux étant, on le rappelle, les nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble hébergé dans la MC2.

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"Tristesses" : où va le monde ?

Théâtre | La metteuse en scène belge Anne-Cécile Vandalem propose cette semaine à la MC2 un polar nordique sur fond de montée des populismes. Glaçant.

Aurélien Martinez | Lundi 13 mars 2017

Le monde occidental vit une période de montée des populismes, dont l’une des manifestations les plus récentes est l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis. Un état de fait qui inquiète pas mal de citoyens, et parmi eux certains artistes qui tentent de dénoncer la situation avec leurs armes – que l’on peut juger dérisoires mais qui sont nécessaires sur le long terme (« s’il a de la chance, l’écrivain peut changer le monde » comme le disait l’Américain Arthur Miller). Anne-Cécile Vandalem fait partie de cette famille d’artistes non résignés. Et son Tristesses se présente autant comme une pièce de théâtre qu’une mise en garde. La metteuse en scène wallonne a ainsi imaginé un polar nordique dans lequel Martha, femme politique populiste danoise, revient sur l’île qui l’a vu naître afin d’enterrer sa mère. Sauf que tout ne se passera pas comme prévu… Une scénographie ambitieuse et froide, des êtres dont on peine à cerner les véritables intentions, un humour qui arrive là où on ne l’attend pas : malgré un arrière-fond didactique trop appuyé, Anne-Cécile Vandalem a conçu un spectacle captivant jouant habi

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"Au-dessus de la mêlée": il va y avoir du sport (mais pas que)

Théâtre | Critique (enthousiaste) du seul-en-scène que Cédric Chapuis donnera samedi 11 février au Théâtre en rond de Sassenage.

Aurélien Martinez | Mardi 7 février 2017

Il est seul sur scène pour camper plusieurs personnages évoluant autour d’un club de rugby : les joueurs, le coach, les parents, les petites copines… Pour donner corps à tout un microcosme : celui des groupes amateurs où certains enfants découvrent les joies, les peines, les souffrances, l’amitié… Pour remonter le fil d’une histoire qui commence par le coup d’envoi d’un match capital pour l’équipe à laquelle appartient le grand Bastien, héros du spectacle dont on suit le parcours tant sportif (c’est son père qui l’a initié au rugby dès son plus jeune âge et non sans difficultés) que personnel. En 1h30, avec une scénographie on ne peut plus simple (qui ouvre du coup de nombreuses portes imaginaires) et un texte dynamique, Cédric Chapuis embarque le spectateur avec tendresse, en le tenant aussi bien par le rire que par le cœur. Sur le plateau, il y a donc du sport, mais surtout de la vie, d’où le fait que ce seul-en-scène s’adresse à tous, qu’on comprenne ou non les codes du rugby, qu’on aime ou non le rugby. Au-d

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Cédric Chapuis : « Le rugby est une deuxième famille »

Théâtre / interview | Avec "Au-dessus de la mêlée", l'auteur et comédien Cédric Chapuis livre un seul-en-scène sur l'univers du rugby et de ces clubs amateurs dans lesquels les gamins découvrent la vie. Un spectacle drôle et touchant qui, surtout, s'adresse à tous, fans de rugby comme néophytes. L'un de nos coups de cœur de l'année. Interview et critique.

Aurélien Martinez | Mardi 7 février 2017

Cédric Chapuis : « Le rugby est une deuxième famille »

Avec Au-dessus de la mêlée, vous convoquez le rugby sur les scènes de théâtre. C'est risqué, tant le monde culturel et le monde sportif peuvent parfois sembler éloignés ! Cédric Chapuis : En fait, je me suis posé la question à l'envers, en me demandant de quoi j'avais envie de parler, avec quelle toile de fond j’étais capable de raconter une histoire intéressante – intéressante dans le sens où le spectateur va recevoir un certain nombre d'émotions, où son intelligence et sa sensibilité vont être mises à contribution… Du coup, quelle que soit l'histoire que je trouve et qui réponde à tous ces critères, une fois qu'elle est là, je fonce et je croise les doigts pour qu'elle rencontre le public. Votre spectacle parle certes de rugby, mais il est tout sauf technique. Et il s’adresse du coup à tout le monde… Tout à fait. La deuxième scène par exemple raconte ce premier contact avec le rugby de ce garçon de cinq ans qui se retrouve sur un terrain sans savoir vraiment ce qu'il fait là, face à un ballon plus gros que sa tête. Il tente juste de comprendre les règles, il est vrai parfois surprenantes

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Julien Gosselin : « C’est sûr que "2666" n’est pas très gai ! »

Théâtre / Interview | Julien Gosselin, jeune metteur en scène qui nous avait subjugués avec sa vision des "Particules élémentaires" de Michel Houellebecq, revient aux affaires avec une nouvelle adaptation théâtrale d’un roman phare. Cette fois-ci le "2666" du Chilien Roberto Bolaño, grande fresque de plus de 1000 pages où se croisent divers personnages et intrigues sur fond d’apocalypse à venir. En découle un spectacle-fleuve (douze heures) qui se vit comme une aventure. Interview.

Aurélien Martinez | Lundi 9 janvier 2017

Julien Gosselin : « C’est sûr que

Après avoir adapté sur scène Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq, vous vous êtes attaqué à un autre roman : 2666 du Chilien Roberto Bolaño. Pourquoi ce choix ? Julien Gosselin : Avec Les Particules, j’avais l’impression d’avoir commencé un travail sur la transposition de la littérature romanesque sur une scène de théâtre. Je voulais encore me confronter à une littérature qui ouvre un maximum de portes, comme celle de Houellebecq. En cherchant quelque chose qui soit encore un défi pour la compagnie, quelque chose de puissant, de massif, je suis assez rapidement tombé sur Bolaño: quand j’ai lu 2666, j’ai eu comme un choc. J’ai trouvé ça à la fois très compliqué, pas du tout théâtral ne serait-ce que par l’absence presque totale de dialogues dans certaines parties, et en même temps j’ai eu très vite la sensation qu’il fallait le faire. Les deux romans sont différents mais ont comme point commun d’être ancrés dans notre époque et de ne pas

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PB d'or 2016 : bonus

C'était 2016... | Avec des nouvelles têtes !

Aurélien Martinez | Mardi 20 décembre 2016

PB d'or 2016 : bonus

Le PB d’or du slogan qui a enfin du sens (du moins à Grenoble) : "le changement c’est maintenant" En 2016, le milieu culturel grenoblois a pas mal bougé avec l’arrivée de nouvelles têtes à la direction d’établissements culturels. Nous pensons notamment à Béatrice Josse au centre d’art le Magasin (à la suite du départ mouvementé de l’ancien directeur Yves Aupetitallot), au duo Yoann Bourgeois – Rachid Ouramdane au Centre chorégraphique national de Grenoble (après plus de 30 ans de Jean-Claude Gallotta), à Marie Roche au centre de développement chorégraphique le Pacifique (la fondatrice des lieux Christiane Blaise ayant décidé de passer la main), au musicien Anton

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MC2 : Grand Rassemblement, première

événement | Mardi 20 et mercredi 21 décembre à la MC2, la danse (au sens large) sera à la fête grâce au Centre chorégraphique national de Grenoble dirigé depuis un an par Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois. Voilà qui donne très envie.

Aurélien Martinez | Mardi 13 décembre 2016

MC2 : Grand Rassemblement, première

Si Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois sont à la tête de Centre chorégraphique national de Grenoble depuis janvier 2016, c’est ce mois-ci qu’on pourra littéralement vivre leur projet. Comment ? Grâce à la première édition de ces « temps partagés avec le public » que sont Les Grands Rassemblements – un deuxième est prévu fin mai. Sur deux jours, la MC2 (qui, on le rappelle, héberge le CCN) sera ainsi le théâtre d’une émulation faite de « spectacles, ateliers géants, performances, chorégraphies de foule, concerts et dancefloor ». Mais encore ? Concrètement, chacun des deux jours sera lancé à 16h30 avec La Vague, chorégraphie de foule pensée en amont avec les différents participants qui le souhaitent (photo). S’enchaîneront ensuite différents propositions, gratuites (dans le hall et, sur réservation, le

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Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

ACTUS | Comme chaque année en décembre, tout le monde se demande quoi mettre à qui sous le sapin. Laissons à nos confrères les suppléments en papier glacé vantant les mérites de produits high-tech capables de vider un porte-monnaie en deux secondes et autres biens de consommation qui en jettent une fois le papier déballé mais n’ont plus aucune utilité dès le 26 décembre, et optons pour une sélection 100% immatérielle à base de spectacles et de concerts. C'est cadeau !

La rédaction | Mardi 6 décembre 2016

Notre sélection de concerts et spectacles à offrir à Noël

Jeff Mills Pour les vétérans de l’électro Jeff Mills ? Une véritable légende de la musique électronique, à la fois technicien hors pair, artiste inspiré et figure historique de la scène techno de Détroit. Avec sa création atypique de 2014 baptisée Planets, il a réinterprété l’une des partitions les plus célèbres du répertoire symphonique classique (Les Planètes de l’Anglais Gustav Holst, composée il y a un siècle) pour un voyage dans le système solaire (d’où le titre) en dix mouvements. Et autant (voire plus) d’émotions, comme « le mélange du classique et de la musique électro produit toujours des résultats inattendus » selon lui. On le croit sur parole. À la MC2 vendredi 31 mars De 10 à 29€ ______ Julien Doré Pour les amateurs de chanson française à tendance hipster On a toujours regardé avec intérêt Julien Doré, même s’il y a toujours eu un petit quelque chose en lui qui ne nous convainquait pas totalement – son personnage de dandy adepte des références

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"LA 432" : du clown réglé comme du papier à musique

Spectacle | Zoom (enflammé) sur le spectacle que les fameux Chiche Capon viendront présenter mardi 22 novembre au Théâtre municipal de Grenoble.

Aurélien Martinez | Mardi 15 novembre 2016

« Au début de ce projet, on avait beaucoup d’ambition. On est partis d’un principe très simple : l’homme n’est pas voué à se donner la main. Sauf en musique où il est capable de bien plus. » C’est l’un des quatre Chiche Capon qui l’annonce, avec sa voix si particulière, après un début de représentation chaotique où l’annulation a semble-t-il fortement été envisagée – du moins c’est ce qu’on a cru comprendre des discussions qui émanaient des coulisses. Nous voilà donc embarqués pour 1h30 de spectacle sur la musique. Mais un spectacle clownesque déjanté où cette histoire de fréquence "la 432 Hz" faisant office de base d’accord à tous les musiciens sert surtout de prétexte à une succession de tableaux hilarants dans lesquels chacun des trois interprètes pousse son personnage à l’extrême (à un moment, l’un d’eux demandera même à son camarade trop investi de « lâcher le personnage ») face à un quatrième membre tentant tant bien que mal de canaliser tout ça. Et d’emmener cette drôle

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Les Chiche Capon : « On est des clowns modernes déjantés »

Spectacle / Interview | Les Chiche Capon, c’est un quatuor clownesque complètement fou qui, depuis quinze ans, remplit les salles grâce à des fidèles qui en redemandent quand on leur tape dessus avec des frites de piscine en mousse. À l’occasion de la venue de la compagnie au Théâtre de Grenoble avec son spectacle musical (au sens large) LA 432, et comme on avait quelques questions à leur poser, on a rencontré trois des quatre Chiche Capon. Voici la retranscription la plus claire possible de cet entretien un poil décousu !

Aurélien Martinez | Mardi 15 novembre 2016

Les Chiche Capon : « On est des clowns modernes déjantés »

Au Petit Bulletin, on a eu du mal à classer le spectacle dans notre agenda – on l’a finalement rangé dans la rubrique "spectacles divers". Comment, vous, le définiriez-vous ? Les Chiche Capon, tous ensemble : On ne sait pas vraiment… On peut dire absurde, déjanté, burlesque, clownesque… Oui, clownesque, c’est ce qui nous correspond le mieux. On est des sortes de clowns modernes déjantés. Ce qui a du sens, comme vous venez pour trois d’entre vous du monde du clown. Comment est née la compagnie ? Patrick de Valette : Avec Matthieu et Fred, on s’est rencontrés au Samovar, une école de clown à Bagnolet. On était tous les trois dans la même promo. Personnellement, j’avais vraiment un humour en commun avec Mathieu. À un moment donné, j’ai proposé qu’on aille à Avignon faire la manche. Matthieu est venu, puis Fred aussi : on allait pas lui dire de repartir ! Ça a tout de suite marché, et ça ne s’est jamais vraiment arrêté depuis 200

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Max Bird : « Je suis plus scientifique qu’humoriste »

Humour | Un comique qui, sur scène, fait rire en parlant des dinosaures, de la mythologie égyptienne ou encore de la science, ça existe ? Oui, et c’est passionnant en plus d’être très drôle. Rencontre avec le jeune humoriste de 26 ans Max Bird, qui s’installe pendant deux semaines à la Basse cour avec son original "Encyclo-spectacle".

Aurélien Martinez | Lundi 26 septembre 2016

Max Bird : « Je suis plus scientifique qu’humoriste »

Comment arrive-t-on à imaginer un spectacle construit autour de sujets aussi peu communs pour un humoriste ? Max Bird : J’ai toujours su que, sur scène, je voulais faire une sorte de vulgarisation scientifique, avec humour ; que je voulais parler de thèmes plus ou moins scientifiques ou historiques comme l’Égypte, la sélection naturelle ou encore les pingouins et les manchots. Mais je n’osais pas le faire vraiment de peur que ça ne soit pas assez fédérateur. Si tous les humoristes font des sketchs sur l’observation du quotidien, ce n’est pas pour rien, c’est parce que les gens aiment bien se sentir concernés, qu’on leur parle d’eux… Et pourquoi, finalement, avoir sauté le pas ? C’est grâce aux festivals d’humour que j’ai beaucoup faits, dans lesquels on est en compétition avec d’autres artistes. J’étais là avec mes sketchs entre guillemets lambdas qui n’étaient pas très différents de tous ceux que l’on pouvait voir dans les autres one-man-shows, face à des humoristes extrêmement solides : j’étais ridicule ! Mes petits trucs sur le métro ou autres marchaient bien pour faire rire les copains, mais qua

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Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Saison 2016 / 2017 | De nouvelles têtes, des changements, un drôle de projet...

Aurélien Martinez | Mardi 13 septembre 2016

Panorama de rentrée : quoi de neuf cette saison ?

Des changements côté salles... De la danse en rassemblement à la MC2 Depuis le début d’année, le Centre chorégraphique national de Grenoble est dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane (photo), qui ont ainsi pris la suite de l’emblématique Jean-Claude Gallotta. Un CCNG deuxième génération qui proposera cette saison deux événements atypiques à la MC2, un fin décembre et un autre fin mai : Le Grand Rassemblement. Des temps forts autour de la danse (mais pas que) qui sont en train d’être dessinés, et qui donnent très envie au vu des infos que l’on a pu glaner ici et là – pas mal d’invités, des spectacles phares… Deux nouvelles têtes Deux équipements culturels de l’agglo ont récemment changé de direction. À la Faïencerie de La Tronche, Céline Sabatier, venue du Coléo de Pontcharra, a remplacé Élisabeth Mathieu partie à la retraite. Au Pa

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Théâtre : les temps forts de la saison grenobloise

Panorama 2016/2016 | Pour cette saison 2016/2017, on vous a concocté un programme varié entre spectacles coups de poing, aventures atypiques et classiques rassurants. Suivez-nous, que ce soit à la MC2, à l'Hexagone, au Théâtre de Grenoble, à la Rampe, à la Faïencerie, au Théâtre en rond...

Aurélien Martinez | Jeudi 13 octobre 2016

Théâtre : les temps forts de la saison grenobloise

LA 432 « Un spectacle intelligent pour ceux qui ne veulent pas réfléchir » : voilà comment les légendaires Chiche Capon présentent leur LA 432, que l’on a classé en théâtre parce qu’il faut bien le mettre quelque part. Sauf que c’est beaucoup plus que ça : un déferlement burlesque et musical (leur ritournelle Planète Aluminium reste très longtemps en tête) porté par des comédiens clownesques survoltés qui n’hésitent pas à secouer le public (ou à lui taper dessus). Joyeusement régressif ! Au Théâtre municipal de Grenoble mardi 22 novembre ________ Fables Un spectacle où certaines fables de Jean de La Fontaine (1621 – 1695) sont mises en scène par deux joyeux comédiens qui s’amusent véritablement à camper les différents animaux

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Humour : nos quatre temps forts de la saison

Saison 2016 / 2017 | Une sélection à base de têtes d'affiche et de (plus ou moins) découvertes.

Aurélien Martinez | Mardi 13 septembre 2016

Humour : nos quatre temps forts de la saison

Max Bird Les spectacles d’humour tournent souvent autour des mêmes thèmes – le sexe, les relations hommes-femmes, les iPhone… Alors quand un comique vient avec son Encyclo-spectacle nous parler de son amour des dinosaures ou encore des effets de l’alcool sur notre corps, on l’écoute avec attention. Et on rit grandement, tant il le fait magistralement (Max Bird est un excellent comédien, façon Jim Carrey) et avec pertinence (on apprend en plus plein de trucs). À la Basse cour du jeudi 29 septembre au samedi 8 octobre Valérie Lemercier Celle qui aime tant camper les grandes bourgeoises est de retour sur scène sept ans après son dernier one-woman-show. Un nouveau spectacle dans lequel on croisera visiblement certains de ses personnages fétiches – la grande bourgeoise bien sûr ou encore la coach en diététique. Car la polyvalente Lemercier, tour à tour comédienne, réalisatrice, humoriste voire chanteuse, a un talent certain pour croquer ses semblables ; et surtout pour livrer des textes intellige

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Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, patrons sur mesure

ACTUS | Alors qu’ils vont chacun présenter une pièce début mars dans l’agglo, on est partis à la rencontre de Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane, les tout nouveaux directeurs du Centre chorégraphique national de Grenoble qui succèdent ainsi à Jean-Claude Gallotta. Quel est leur projet commun vu que l’un vient des arts du cirque et l’autre de la danse contemporaine ? Réponses.

Aurélien Martinez | Mardi 23 février 2016

Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois, patrons sur mesure

Depuis le 1er janvier 2016, le Centre chorégraphique national de Grenoble (CCNG), précédemment dirigé pendant plus de trente ans par le ponte de la danse contemporaine Jean-Claude Gallotta, a deux directeurs à sa tête : Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois. Une configuration bicéphale inédite, d’autant plus que l’un des deux (Yoann Bourgeois) vient des arts du cirque : une petite révolution dans le paysage un brin figé des centres chorégraphique nationaux. « Notre duo est né étape par étape. Ça faisait quelques années qu’on se croisait, on était spectateur attentif du travail de l’autre. Et on s’est davantage rencontrés en tant que personne lors des réflexions autour d’un possible nouvel outil pour la danse à la MC2 » explique Yoann Bourgeois. Ce « nouvel outil », baptisé un temps hub, était très ambitieux, mais le Ministère de la culture a finalement fait machine arriè

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Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane nommés au Centre chorégraphique national de Grenoble

ACTUS | On a le nom du successeur (ou plutôt des successeurs) de Jean-Claude Gallotta. Ils entreront en fonction le 1er janvier 2016.

Aurélien Martinez | Jeudi 1 octobre 2015

Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane nommés au Centre chorégraphique national de Grenoble

Après trente ans passés à la tête du Centre chorégraphique national de Grenoble, outil installé au sein de la MC2, Jean-Claude Gallotta a été sommé de passer la main. Un appel à candidature a donc été lancé pour trouver son successeur, et d'une première sélection sont sortis en juillet dernier deux dossiers : d'un côté le duo Rachid Ouramdane / Yoann Bourgeois ; de l'autre Julie Desprairies. Vu la renommée et le parcours différents des artistes, le duo semblait en bonne voie pour remporter la mise. Ce que le dernier tour, qui a eu lieu mardi 29 septembre, a conf

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Dessine-moi un acteur

SCENES | Le comédien Frédéric Giroutru monte avec brio "Pour Louis de Funès", le manifeste pour l'acteur écrit par Valère Novarina. Un seul-en-scène ardu mais captivant.

Aurélien Martinez | Mardi 29 septembre 2015

Dessine-moi un acteur

Quand on est routier, on se doit d’avoir dans son camion un calendrier avec des femmes en petites tenues. Quand on est comédien, on se doit d’avoir dans ses toilettes des citations du Pour Louis de Funès de Valère Novarina – au pif : « le vrai acteur qui joue aspire à rien avec autant de violence qu’à pas être là ». Car l’auteur et metteur en scène a imaginé un véritable manifeste pour l’acteur, pivot selon lui de l’art théâtral. Un texte riche, puissant et pas forcément très accessible malgré la figure convoquée (Louis de Funès, « athlète de la dépense », n’est finalement qu’un prétexte) que le comédien Frédéric Giroutru, souvent vu dans les mises en scène d’Olivier Py, a choisi de porter sur scène, de façon brute évidemment – « tout décor pouvant se traduire par une idée est à déconstruire immédiatement » écrit encore le jusqu'au-boutiste Novarina. Pendant une heure, il porte haut et avec élan la logorrhée novarinesque qui le fascine depuis ses études au Conservatoire de Grenoble. En résulte un spectacle du coup lui aussi difficilement accessible, mais résolument

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CCN de Grenoble : deux projets en lice pour succéder à Jean-Claude Gallotta

ACTUS | D'un côté le duo Rachid Ouramdane / Yoann Bourgeois ; de l'autre Julie Desprairies. Résultat fin septembre.

Aurélien Martinez | Mardi 7 juillet 2015

CCN de Grenoble : deux projets en lice pour succéder à Jean-Claude Gallotta

Après plus de trente ans à la tête du Centre chorégraphique national de Grenoble, logé au cœur de la MC2, le chorégraphe Jean-Claude Gallotta va devoir passer la main comme lui a demandé le ministère de la culture. On vient d'apprendre que le processus de sélection avançait puisque deux projets ont été retenus dans la "short list" pour prendre la suite, avec des noms loin d'être inconnus à Grenoble. Le premier dossier, présenté comme une codirection, est porté par Yoann Bourgeois (photo), artiste au langage circassien puissant associé à la MC2 depuis 2012, et le chorégraphe Rachid Ouramdane, souvent vu à la MC2. Le deuxième dossier est défendu par la chorégraphe Julie Desprairies (photo), qui travaille autour de la ville comme on a pu s'en rendre compte

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Julien Gosselin : « Créer notre propre théâtre »

Théâtre | Julien Gosselin, metteur en scène de l'adaptation flamboyante des "Particules élémentaires" de Michel Houellebecq, revient avec nous sur certaines étapes de création du spectacle. Propos recueillis par Aurélien Martinez

Aurélien Martinez | Mardi 10 mars 2015

Julien Gosselin : « Créer notre propre théâtre »

Pourquoi avoir choisi d’adapter un roman de Michel Houellebecq, et pourquoi ce roman en particulier ? Julien Gosselin : Les précédents spectacles de la compagnie étaient des mises en scène de textes de théâtre et non des adaptations, mais on avait quand même envie de mélanger plusieurs types d’énonciations théâtrales – appelons ça comme ça ! Des moments de narration, des moments de dialogues plus classiques, des moments techniques – là, avec Houellebecq, c’est sur la sexualité et la science… D’où l’idée d’adapter un roman pour créer notre propre théâtre et ne pas être dépendants de pièces de théâtre. Quant à Houellebecq, j’adore ses livres depuis que je suis adolescent. Tout naturellement, je suis donc allé chercher de son côté. Et pour le texte, Les Particules élémentaires me semblait être son ouvrage le plus évident et le plus riche vu ce que l’on recherchait théâtralement. Même si je ne dis pas que c’est son meilleur livre – d’ailleurs, je ne sais pas quel est son meilleur livre !

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Dans la peau de Michel Houellebecq

SCENES | À tout juste 27 ans, le metteur en scène Julien Gosselin donne à voir avec sa version théâtrale des "Particules élémentaires" à quel point l’écrivain Michel Houellebecq creuse depuis vingt ans un même sillon désenchanté. Créée en 2013 à Avignon, voilà enfin livrée à domicile cette adaptation fidèle, énamourée et passionnante de ce grand roman d’anticipation. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 10 mars 2015

Dans la peau de Michel Houellebecq

Quand en 1998 sort Les Particules élémentaires, Michel Houellebecq n’est pas encore une figure publique. Julien Gosselin, qui met en scène pour la première fois en France ce texte, a lui à peine dix ans. À l'époque, la lucidité (le cynisme diront certains) qui irradie de ce roman est une anomalie parmi les écrivains hexagonaux contemporains. Il y en a certes de très grands (Carrère, Modiano, Le Clézio…), mais aucun n’embrasse la société dans son ensemble comme Houellebecq, capable d’insuffler un vrai souffle narratif à des propos sans concession sur son époque. Le mérite premier de Julien Gosselin et son collectif Si vous pouviez lécher mon cœur est de faire éclater à nouveau la qualité et la profondeur de ces Particules hautement autobiographiques, revendiquant l'hommage au point que l'auteur est doublement présent dans la pièce : sous la forme du personnage de Michel et sous celle d’un narrateur, saisissant double physique de l’écrivain. En s’emparant du théâtre-récit, en acceptant donc sans rougir de

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"Celui qui tombe" : le jeu d'équilibriste de Yoann Bourgeois

SCENES | Avec "Celui qui tombe", Yoann Bourgeois a créé un impressionnant et vertigineux spectacle sur le déséquilibre dans lequel l’être humain se retrouve tout petit face aux éléments. Rencontre avec un artiste de cirque qui défend un certain retour à l’essentiel.

Aurélien Martinez | Mardi 13 janvier 2015

Un immense plateau, lourd et bruyant (il est truffé de micro), descend du plafond, tenu par quatre grosses chaînes. Il s’arrête. Penche dangereusement. Se redresse. Tournoie… Dessus, trois femmes et trois hommes tentent tant bien que mal de garder l’équilibre. Celui qui tombe, la nouvelle proposition du circassien Yoann Bourgeois, fait dans le spectaculaire pour paradoxalement retrouver une certaine sobriété comme il nous l’explique. « La consigne de base donnée aux interprètes était : essayer de tenir. Je voulais voir ce qu’il se passe quand le sol est penché, quand il se balance, quand il est en équilibre, quand il tourne… J’ai juste réintégré les grands principes mécaniques du cirque. Ce n’est pas très original ; c’est même tout l’inverse. » Un besoin de simplicité qui aurait pu être parasité par ce monstre scénographique arrivé plus tard dans le processus de création (ils ont d’abord travaillé sur de multiples petits plateaux). « Non, je n'ai pas eu peur de ça. J'ai plutôt eu peur de retom

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Les six fantastiques

SCENES | Dans Du goudron et des plumes (vu à l’Hexagone en 2010), le circassien Mathurin Bolze plaçait ses acrobates sur un immense radeau flottant qui se balançait (...)

Aurélien Martinez | Mardi 6 janvier 2015

Les six fantastiques

Dans Du goudron et des plumes (vu à l’Hexagone en 2010), le circassien Mathurin Bolze plaçait ses acrobates sur un immense radeau flottant qui se balançait dans les airs. Impressionnant. Dans Celui qui tombe, le Grenoblois Yoann Bourgeois, sorte de cousin artistique de Bolze (ils ont travaillé ensemble), utilise un procédé similaire, même si son radeau est plus mastoc, se déplaçant lourdement dans un bruit assourdissant. Les six interprètes ne l’habitent pas, ils tentent désespérément de s’y accrocher malgré la volonté évidente de la bête de les chasser. Un angoissant jeu sur le déséquilibre qui se termine par une scène flirtant avec le danger – on pense notamment au Flamand Wim Vandekeybus et ses spectacles à base de parpaings que s’envoient les danseurs. Et un spectacle qui installe une fois de plus Yoann Bourgeois comme un artiste à part, au croisement de plusieurs arts – danse, cirque, voire même théâtre. Celui qui tombe, du mardi 13 au samedi 17 janvier, à la MC2

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Notre sélection de Noël

ACTUS | Les bouquins, DVD et autres CD, c’est bien pour Noël, certes. D’ailleurs, tous les magazines y vont de leur sélection. De notre côté, on a préféré se pencher sur les spectacles et concerts des six prochains mois qui pourront ravir vos proches. Oui, du coup, sous le sapin, il n’y aura qu’un bout de papier (le ticket d’entrée) ; et alors ?!

Aurélien Martinez | Mardi 9 décembre 2014

Notre sélection de Noël

Pour les spectateurs qui en ont marre du théâtre à papa (ou maman) Succès du Festival d’Avignon 2013, la relecture théâtralisée des Particules élémentaires de Michel Houellebecq par le jeune Julien Gosselin est l’événement théâtral de l’année – du mardi 10 au samedi 21 mars à la MC2. Un spectacle captivant qui s’inscrit dans son temps sans tomber dans le modernisme à tout prix. Fort, très fort. 04 76 00 79 79 ou www.mc2grenoble.fr Pour les "tendance" Christine and The Queens, c’est la sensation chanson française (mais pas que) du moment. Une pop glacée et hypnotique diablement séduisante qui remplit des salles de plus en plus grandes. À l’heure où nous écrivions ces lignes, il restait douze places pour son concert du mardi 3 mars à la Belle électrique. Oui, que douze.

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La tentation du théâtre

SCENES | C’était la révélation du Festival d’Avignon 2013. Une adaptation improbable et inespérée des "Particules élémentaires", deuxième roman de Michel Houellebecq qui contient tous les autres. Le genre de spectacle qu'on aime voir avec une mise en scène au service d'un texte où l'énergie n'est pas le seul moteur. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 9 septembre 2014

La tentation du théâtre

Des paroles et des actes. À voir les nombreuses créations de la jeune génération de metteurs en scène au cours de ces dernières années, il semblerait que l’écriture théâtrale classique dialoguée ne soit plus un prérequis. Pièce emblématique de ce constat : Les Particules élémentaires, événement à plus d’un titre.  Houellebecq n’a pas quarante ans quand il écrit son deuxième roman, hybride à deux têtes où, à travers les vies de deux frères, l'une hippie, l'autre trop calibrée, se dessinent le désenchantement, l’annihilation du bonheur et l’avènement du clonage scientifique. Véritable gifle, sans concession avec son époque mais parcouru par un souffle romanesque évident, ce livre n’avait jamais été porté à la scène en France alors que nos voisins européens (et notamment les Allemands) s’en sont depuis longtemps délectés. En 3h40  Il a fallu attendre que Julien Gosselin sorte de l'école du Théâtre du Nord, à Lille. L’an dernier, dès son deuxième spectacle, à vingt-six ans, il a pris à bras le corps ce bouquin paru alors qu'il n’était encore qu’au collège. Et il ne l’a pas fait en catimini mais lors du festival le plus médiatisé qui soit : Avignon.

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Ménage à trois

SCENES | Pendant cette carte blanche à Alexandre Tharaud, le Grenoblois Yoann Bourgeois reprendra son très bel Art de la fugue, dans lequel le circassien croise (...)

Aurélien Martinez | Jeudi 23 mai 2013

Ménage à trois

Pendant cette carte blanche à Alexandre Tharaud, le Grenoblois Yoann Bourgeois reprendra son très bel Art de la fugue, dans lequel le circassien croise son art aux notes de Bach. Mais l’événement est aussi ailleurs. Car Bourgeois et Tharaud ont élaboré Nuage, une performance dont on ne sait pour l’instant pas grand-chose, si ce n’est qu’elle sera donnée sur le parvis de la MC2 juste après la soirée chanson française du samedi, et qu’un autre circassien sera de la partie : Mathurin Bolze. Soit l’un des artistes de nouveau cirque les plus talentueux de sa génération (il frise les 40 ans), comme l’on a souvent pu s’en rendre compte à l’Hexagone de Meylan qui a programmé plusieurs de ses créations (Fenêtres, Tangentes, Du Goudron et des plumes). Avec Bolze, le côté s

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"Wu-Weï" : chute de tension de Yoann Bourgeois

SCENES | Yoann Bourgeois est un artiste vertical : depuis qu’il a fondé sa compagnie en 2010, les créations qu’il dévoile sont élancées et légères. Avec seulement un (...)

Aurélien Martinez | Lundi 8 octobre 2012

Yoann Bourgeois est un artiste vertical : depuis qu’il a fondé sa compagnie en 2010, les créations qu’il dévoile sont élancées et légères. Avec seulement un trampoline et un escalier, il réinvente une poétique de l’image, et c’est grandiose. Changement de cap : avec sa dernière proposition, le circassien surprend, en cassant ses propres codes, et en refusant le spectaculaire. Il décide ainsi de se mettre en retrait du plateau, et concevoir une pièce pour d’autres. À savoir les acrobates chinois de Dalian, avec l’idée de croiser leur univers à l’œuvre phare de Vivaldi qu’est Les Quatre saisons. Un parti pris original et audacieux sur le papier, qui néanmoins ne fonctionnait pas encore sur le plateau à quatre jours de la première (nous avons assisté à un filage). La rencontre entre les artistes chinois et l’univers de Yoann Bourgeois n’a pas lieu, les premiers restant en retrait, ne livrant pas ce que l’artiste semble chercher en eux – une part d’intime notamment, mais avec pudeur. D’où le recours à une voix off beaucoup trop didactique, en particulier lorsqu’il s’agit d’évoquer l’histoire récente du pays. En résulte un spectacle plastiquement f

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SCENES | Encore Yoann Bourgeois, oui ! Après avoir dévoilé l’automne dernier son très attendu Art de la fugue, le circassien redonnera en mai à Eybens son spectacle (...)

François Cau | Vendredi 6 janvier 2012

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Encore Yoann Bourgeois, oui ! Après avoir dévoilé l’automne dernier son très attendu Art de la fugue, le circassien redonnera en mai à Eybens son spectacle Cavale qu’il avait imaginé en 2010 pour le site sommital de la Bastille (article sur notre site internet). Et il sera cette fois-ci accompagné d’un autre circassien au talent certain : Mathurin Bolze, créateur d’aventures scénographiques grandioses et intelligentes (on a souvent pu le voir à l’Hexagone). Ensemble, ils offriront une nouvelle vie à ce Cavale si imaginatif et subjuguant.

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"L'Art de la fugue" : les petits fugitifs

SCENES | Un an après la naissance de sa compagnie, Yoann Bourgeois voit déjà l’une de ses créations produite par la MC2. Une preuve de plus de l’émulation qui entoure (...)

François Cau | Vendredi 28 octobre 2011

Un an après la naissance de sa compagnie, Yoann Bourgeois voit déjà l’une de ses créations produite par la MC2. Une preuve de plus de l’émulation qui entoure le circassien et danseur depuis son retour en terre grenobloise. Pour son Art de la fugue, il a imaginé une « dramaturgie de la déconstruction », jouant avec un immense cube qui se déploiera au fil de la représentation. Une scénographie inventive (comme chez Boris Gibé), pour un spectacle pensé autour de l’œuvre du même nom de Bach, basée sur la notion de contrepoint : une forme d’écriture musicale ayant pour objet la superposition organisée de lignes mélodiques à partir de laquelle Yoann Bourgeois et la pianiste Célimène Daudet s’amusent à chercher une « analogie entre le motif musical et la figure de cirque ». Nous avons pu voir deux extraits de la pièce en répétition : deux moments d’une très grande force, où Yoann Bourgeois et la danseuse Marie Fonte défient le principe de gravité en utilisant une pente ou, comme dans Cavale (le spectacle présenté à la Bast

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Bach dans les airs

SCENES | Et revoilà Yoann Bourgeois, le circassien que tout Grenoble s’arrache. Début novembre, il posera ses valises à la MC2 pour dévoiler son Art de la fugue. Soit (...)

François Cau | Lundi 12 septembre 2011

Bach dans les airs

Et revoilà Yoann Bourgeois, le circassien que tout Grenoble s’arrache. Début novembre, il posera ses valises à la MC2 pour dévoiler son Art de la fugue. Soit une création construite autour de l’œuvre du même nom de Jean-Sébastien Bach, avec trois interprètes : lui-même, ancien élève du Centre national des arts du cirque et ancien interprète de Maguy Marin ; Marie Fonte, danseuse entre autres chez Gallotta ; et la pianiste Célimène Daudet. Au vu de l’univers que Yoann Bourgeois arrive à déployer dans ses différents spectacles, on attend beaucoup de cet Art de la fugue, réflexion autour de la notion de contrepoint (une forme d’écriture musicale ayant pour objet la superposition organisée de lignes mélodiques distinctes, développée par exemple dans l’œuvre de Bach).

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Tâtons du Bourgeois

CONNAITRE | Mardi 24 et mercredi 25 mai à 21h, le circassien Yoann Bourgeois (l’une des nouvelles figures grenobloises les plus enthousiasmantes) et sa compagnie (...)

François Cau | Lundi 16 mai 2011

Tâtons du Bourgeois

Mardi 24 et mercredi 25 mai à 21h, le circassien Yoann Bourgeois (l’une des nouvelles figures grenobloises les plus enthousiasmantes) et sa compagnie seront au parc de la Maison de l'enfance d’Eybens (programmation Espace culturel Odyssée) pour deux soirées carte blanche (et non avec le spectacle Cavale comme initialement annoncé, la faute à des soucis matériels – Cavale sera reprogrammé la saison prochaine). Deux soirées donc, sous et autour d'un chapiteau, spécialement conçues pour l'occasion, qui présenteront « le rapport singulier d'un homme à un objet », comme l’explique l’artiste : « nous deviendrons tour à tour l'objet de l'autre. La musique sera jouée en direct dans une relation de proximité avec le public, une sorte de rapport charnel. » Le spectacle s’appelle ainsi Tiento – « tâter » le clavier en espagnol –, soit « l'une des formes primitives de l'écriture musicale pour clavier employant le contrepoint, et comptant parmi les formes originelles de la fugue classique ».

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Grenoble fait son cirque

SCENES | Depuis la saison dernière, à l’intérieur de la plaquette thématisée de la MC2, est apparue une nouvelle catégorie : "les indisciplinés". Comprendre les artistes qui (...)

François Cau | Jeudi 23 décembre 2010

Grenoble fait son cirque

Depuis la saison dernière, à l’intérieur de la plaquette thématisée de la MC2, est apparue une nouvelle catégorie : "les indisciplinés". Comprendre les artistes qui ne rentrent pas dans les cases prédéfinies (théâtre, danse, musique), trop étroites à leur goût. Et ça tombe bien, car c’est grâce à eux que l’on a pu découvrir quelques chouettes propositions, comme la trilogie de Jan Lauwers l’année dernière mêlant habilement théâtre, musique et danse. Mais cette vaste rubrique sert aussi à abriter une faune hybride : celle des circassiens qui, depuis quelque temps, envahit les plateaux de théâtre de façon revigorante, avec la complicité extatique des programmateurs. Rien qu’à Grenoble, plusieurs signes témoignent de ce regain d’intérêt pour ce que l’on a coutume d’appeler le cirque contemporain. L’artiste en résidence à l’Hexagone de Meylan est ainsi le jongleur Adrien Mondot, qui a remplacé la très théâtreuse Muriel Vernet. À l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix, la nouvelle directrice a décidé de faire du cirque l’un de ses axes de recherche principaux. Mais l’exemple le plus frappant de cette nouvelle donne est l’excitation impressionnante autour de la personne d

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Yoann Bourgeois : « Atteindre un point de suspension »

Arts du cirque | Yoann Bourgeois présente cette semaine à Eybens une forme créée spécialement pour le lieu impressionnant que sont les Caves de la Frise. L’occasion d’en savoir un peu plus sur celui qui a décidé d’installer sa compagnie à Grenoble.

Aurélien Martinez | Lundi 20 septembre 2010

Yoann Bourgeois : « Atteindre un point de suspension »

Début juillet, lors du festival Imaginez Maintenant. On découvrait Yoann Bourgeois, niché sur le belvédère Vauban de la Bastille, avec son spectacle Cavale : une chorégraphie aérienne vertigineuse, qui bluffa l’assistance. Les envolées de Yoann et de son complice Lucien, à coups de trampoline placé face au vide (image sublime), avaient de quoi impressionner. Ce fut l’acte qui officialisa l’arrivée de ce circassien – qui se définit plutôt comme « joueur » – en terres grenobloises : notre homme a ainsi installé sa compagnie éponyme dans notre cité alpine, où il créera ses propres spectacles, en mettant de côté l’interprétariat (il a notamment collaboré pendant quatre ans avec Maguy Marin). Bienvenu ! Plus mécanique que psychologique On l’a rencontré la semaine dernière aux Caves de la Frise d’Eybens, où il a posé ses valises avec sa compagnie pour une création in situ baptisée Cavatines : « On a plongé une semaine

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"Cavale" : juste une question d’équilibre avec Yoann Bourgeois

Arts du cirque | La MC2 aime Yoann Bourgeois, à tel point qu’elle a décidé de placarder sa photo dans toute la ville pour annoncer le festival Imaginez maintenant. Bonne idée (...)

Aurélien Martinez | Vendredi 25 juin 2010

La MC2 aime Yoann Bourgeois, à tel point qu’elle a décidé de placarder sa photo dans toute la ville pour annoncer le festival Imaginez maintenant. Bonne idée : car cet ancien interprète de Maguy Marin (il vient tout juste de quitter la compagnie) recèle un très fort potentiel fédérateur, grâce à son approche dynamique des arts de la scène. Parti avec l’idée de créer une petite forme spécialement pour la Bastille, il a installé ses quartiers sur le belvédère Vauban. Le public pourra donc profiter du spectacle depuis le toit des casemates, en ayant vu sur tout Grenoble. Plus qu’une coquetterie visuelle, ce double regard renforce le propos de l’artiste, qui a ainsi élaboré une chorégraphie aérienne autour de la notion de chute, aidé par une structure créée pour l’occasion avec un escalier et – surtout – un trampoline. Il est impressionnant de les regarder, lui et son complice Lucien Reynes (rencontré au Centre national des arts du cirque), évoluer autour du trampoline en se frôlant, sans néanmoins s’entrechoquer. Ou de les voir quasiment voler, et se poser tout en douceur sur les marches d’un blanc immaculé menant vers le ciel infini. L’e

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