PB d'or 2016 : expo

C'était 2016... | Avec, notamment, une nouvelle tête à suivre.

Charline Corubolo | Mardi 20 décembre 2016

Le PB d'or de l'artiste découverte : Mengpei Liu

Sa nature est paisible, et pourtant il se dégage de ses toiles une puissance picturale qui happe le regard. Ce doux paradoxe plastique trouve sa genèse dans les racines de l'artiste. Née en 1991 dans une petite province de Chine où elle découvre l'art traditionnel à l'encre de Chine, Mengpei Liu poursuit sa quête artistique en France, avec une formation à l'École supérieure d'art et de design de Grenoble. Elle découvre alors les paysages isérois semblables à ceux de ses souvenirs d'enfance et l'expressivité de la peinture de Philippe Cognée présentée en 2012 au Musée de Grenoble.

Après un passage au Musée Hébert, nous la découvrions en novembre dernier à la galerie grenobloise Xavier Jouvin où elle dévoilait des toiles de vues du Vercors mêlant peinture à l'huile et encre de Chine. Le geste est frénétique, contraste saisissant avec la quiétude des cours d'eau et vallées qu'elle dépeint. Au creux de la matière se loge un détail coloré, mettant en lumière toute la finesse de Mengpei Liu : un nom qui, nous le parions, va s'imposer dans la peinture contemporaine.

Le PB d'or du médium le plus intéressant de l'année : la photo

L'année plastique grenobloise a été dense et variée : la BD et le graphisme s'illustrent depuis cet automne, la peinture et le dessin ont été sublimement représentés avec Mengpei Liu ou plus récemment Clôde Coulpier, la sculpture s'est vue réinventée avec Fabrice Croux au Centre d'art Bastille et la performance s'installe de plus en plus dans le coin notamment grâce aux actions du Magasin. Mais nul autre médium n'a su, en 2016, proposer un tel éventail qualitatif que la photographie.

Dès janvier, la galerie La Vina régalait ainsi nos pupilles avec les clichés humanitaires de Clotaire Mandel puis les vues de villes de plusieurs photographes. En mars, la galerie Pygmaphore révélait les sommets enneigés de Yann Bigant tandis que la galerie Ex Nihilo dévoilait les nus saisissants de Gwenaël Mersaoui. En juin, le sténopé trouvait ses lettres de noblesse avec Vincent Costarella à l'Alter-Art.

Mais c'est surtout la rentrée 2016 qui fut riche avec le Mois de la photo organisé par la Maison de l'Image et avec les Rencontres franco-italiennes de la photographie portées par l'association Surexpose. On y a notamment découvert l'immensité du regard de Gabriele Basilico avec, à ses côtés, de jeunes photographes de la région et plusieurs artistes italiens. Une actualité chargée qui manifeste d'un certain engouement pour la photo dans la région, et qui prouve qu'il y a encore beaucoup de choses à inventer dans le domaine.

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Mémoires sensibles

ARTS | Photo / Interrompu en plein vol du fait du deuxième confinement, le Mois de la photo va reprendre ses aises à l'Ancien Musée de peinture et devrait même jouer les prolongations. L'occasion notammentn de découvrir l'expression de deux photographes étrangères, l'une japonaise, l'autre australienne. Détails.

Damien Grimbert | Mardi 8 décembre 2020

Mémoires sensibles

Abruptement interrompue par le confinement 48 heures à peine après son ouverture, la huitième édition du Mois de la Photo, organisée par la Maison de l’image, revient fort heureusement jouer les prolongations. Commençons par rappeler brièvement le principe : une thématique centrale (cette année, celle de la mémoire, à la fois intiment liée au medium photographique lui-même mais également objet de travail récurrent de nombreux photographes contemporains depuis l’orée des années 2000), une exposition principale à l’Ancien Musée de Peinture, qui regroupe les œuvres d’un ou deux artistes invités et celle de trois autres photographes lauréats sélectionnés par un jury européen, et enfin une flopée d’autres expositions réparties dans divers lieux de la ville et de l’agglomération (on citera à titre d’exemple celles d’Yveline Loiseur au VOG de Fontaine, et celle de Tomasz Laczny au Studio Spiral, toutes deux maintenues). À l’Ancien Musée de Peinture, la photographe japonaise Miki Nitadori explore ainsi au travers de son projet Odyssée les liens entre mémoire individuelle et mémoire collective : l'artiste investit pleinement le lieu au travers d’une impressionnante scé

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La loi des séries

ARTS | Trois artistes en une seule et même exposition sont à découvrir jusqu'au 31 janvier à la galerie Trancanelli. On en a poussé la porte pour vous en dire plus.

Benjamin Bardinet | Mardi 21 janvier 2020

La loi des séries

À peine le temps de se remettre des Fêtes que la (très dynamique) galerie Tracanelli nous propose une exposition présentant les toutes dernières séries fraîchement sorties de l’atelier de trois artistes aux pratiques très variées. D’origine chinoise et passée un temps à l’École supérieure d’art de Grenoble avant de s’installer à Paris, l’artiste Mengpei Liu développe un travail pictural qui oscille entre abstraction et figuration. Inspirée par les paysages naturels et adepte du tout petit format, la jeune peintre déploie une touche vive et gestuelle qui joue de toutes les possibilités offertes par la peinture, entre exploration de la texture et effets de transparence. À ses côtés sont présentées les photographies chronologico-chromatiques d’Anthony Delia, dont une série d’intérieurs contemporains baignés d’une lumière chaleureuse que les tirages excellent à mettre en valeur. Enfin, l’artiste hollandaise Dagmar Stap expose une série d’objets brodés qui imitent de manière hyperréaliste les emballages de produits de consommation de masse. Un travail qui s’inscrit dans la tradition pop et confronte la temporalité du "fait main" à l’instantanéité de la production industrielle.

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Mois de la photo : l'image dépasse les frontières

Festival | Avec pas loin d’une trentaine d’artistes exposés essentiellement à Grenoble, le Mois de la photo, organisé par la Maison de l’image, prend des allures de marathon photographique. Comme à son habitude, l’Ancien Musée de peinture accueille jusqu’au 24 novembre l’exposition principale, avec comme invité d’honneur le photographe allemand Kai Wiedenhöfer.

Nathalie Gresset | Mardi 5 novembre 2019

Mois de la photo : l'image dépasse les frontières

Géographiques, politiques, psychologiques, sociales, culturelles… Pour cette 7e édition, le Mois de la photo décompose les différentes nuances du thème « murs et frontières » pour rendre hommage au 30e anniversaire de la chute du mur de Berlin. Dans l’Ancien Musée de peinture, le parcours d’exposition commence avec la carte blanche, dédiée cette année à l’Ukraine, qui confronte les regards de deux photographes, à travers deux séries de portraits de populations “en marge” de la société. Face aux clichés colorés de Yurko Dyachyshyn présentant des gitans ukrainiens de Pidvynogradiv dont les sourires dévoilent des dents en or - signe de richesse et d’un rang social élevé au sein du groupe -, Alexander Chekmenev met quant à lui en scène des personnes sans-abris à travers des images sobres, touchantes et empreintes d’une certaine gravité, tout en jouant sur le contraste clair-obscur (coucou Caravage). L’exposition se poursuit ensuite avec les cinq lauréats de l’appel à photo, qui abordent chacun à leur manière la notion de frontière. Très en prise a

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Les six expositions à ne pas louper cet automne à Grenoble (avec, forcément, Picasso)

Panorama de rentrée culturelle 2019/2020 | Suivez-nous au Musée de Grenoble, au Centre du graphisme ou encore dans divers musées départementaux.

La rédaction | Mardi 24 septembre 2019

Les six expositions à ne pas louper cet automne à Grenoble (avec, forcément, Picasso)

Picasso, au cœur des ténèbres (1939-1945) Blockbuster en perspective ! Mais attention, si le Musée de Grenoble consacre une exposition à ce monstre sacré de la création du XXe siècle qu’est Picasso, c’est pour se pencher sur une période peu connue et peut-être pas toujours facile à aborder : celle des années de guerre. Pas d’œuvres archi-connues à l’horizon, ni aucune représentation directe de la guerre, mais plutôt une sorte de journal intime et pictural de ces années sombres que le maître espagnol choisit, a contrario de bon nombre d’artistes, de passer à Paris, sous occupation allemande… Au Musée de Grenoble du 5 octobre au 5 janvier Alain Le Quernec, du dernier cri Alain Le Quernec a la particularité d’avoir toujours mené conjointement sa carrière de graphiste à celle de professeur d’arts plastiques. Un goût pour la pédagogie qu’il tient peut-être de sa formation avec un affichiste polonais dont il a suivi la formation et auquel le centre du graphisme a rendu ho

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Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Avec une multitude de propositions, le Mois de le Photo, organisé par la Maison de l'Image de Grenoble, est l'occasion rêvée de se faire une cure photographique. Après débroussaillage et repérage dans le vaste programme, nous avons sélectionné quelques-unes des expositions qui ont accroché notre regard. Dont, forcément, celle, place forte de l’événement, proposée à l'Ancien musée de peinture autour du « corps en présence ».

Benjamin Bardinet | Mardi 13 novembre 2018

Corps croisés au Mois de la photo de Grenoble

Chaque année, le cœur battant du Mois de la photo se trouve dans le magnifique (même si plus très en forme) Ancien musée de peinture, place de Verdun. Pour cette édition, le parcours débute avec une présentation des cinq lauréats de l'appel à photo organisé par la Maison de l’image autour du thème « corps en présence ». Ô joie, c'est avec deux propositions inattendues et réussies que s'ouvre la sélection. Dans ses photos, Pablo-Martín Córdoba a enregistré le flux des citadins canalisés par les espaces architecturaux, tandis que Gilberto Güiza-Rojas propose de sobres mais percutantes mises en scène interrogeant la place du corps dans le monde du travail – anonyme pour les uns, bête de somme pour les autres. Autre bonne surprise : plus loin, immergé dans des raves-party dionysiaques, Étienne Racine nous crache à la figure des corps imbibés d'alcool et ruisselants de sueur – à l'opposée de l'imagerie aseptisée des corps stéréotypés de la pub et du cinéma.

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Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Panorama de rentrée culturelle 2018/2019 | Avec de la photographie, du graphisme, de l'art contemporain, de l'égyptologie ou encore des sciences de l'univers.

La rédaction | Mardi 25 septembre 2018

Les sept expositions qui vont rythmer la saison grenobloise

Les Mondes inconnus Intrigante sur le papier cette exposition baptisée Les Mondes inconnus que l'on pourra découvrir à la Casemate (le Centre de culture scientifique, technique et industrielle de Grenoble), au Muséum et à l’Observatoire des sciences de l’univers de Grenoble (sur le campus). Une triple proposition qui a pour but de faire découvrir au public (et notamment aux plus jeunes) les mystères des sciences de l'univers via, à ce qu'on nous en a dit, une scénographie ludique et interactive – comme, par exemple, un voyage dans une fusée ! Plus d'infos mi-octobre, dès que nous aurons visité tout ça. À la Casemate, au Muséum et à l'Osug du samedi 13 octobre au dimanche 28 juillet Allons voir la mer avec Doisneau De Robert Doisneau (1912 – 1994), figure majeure de la photographie humaniste,

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"Au loin les montagnes" : les horizons intérieurs de Mengpei Lui et Yuanchi Jiang

Exposition | Si la perspective est lointaine, l’expression sur la toile est intérieure. "Au loin les montagnes", nouvelle exposition de la galerie Marielle Bouchard, dévoile entre douce énergie picturale et sombre intensité de la nature les panoramas de massifs de deux jeunes artistes : Mengpei Liu et Yuanchi Jiang.

Charline Corubolo | Lundi 27 novembre 2017

Tous deux issus de l'École supérieure d'art de Grenoble et originaires de Chine, Mengpei Liu et Yuanchi Jiang renouent dans l’espace de la toile avec une forme de classicisme pictural du paysage. Guidés par une inspiration à sublimer la nature, ils proposent néanmoins une touche profondément contemporaine : alors que Mengpei Liu esquisse des vues bucoliques inspirées par son environnement immédiat où l’énergie du pinceau côtoie étrangement la douceur des traits, Yuanchi Jiang applique à ses horizons une forme de lenteur trouvant sa genèse dans son for intérieur. Entre puissance délicate et poésie minérale, les deux peintres versent ainsi dans un « paysagisme abstrait » (pour reprendre les mots du critique d’art français Pierre Francastel formulés en 1950) et proposent une expérience du sensible et une expérimentation de la couleur qui se délient dans l’atmosphère du tableau. Jouant avec la lumière diffractée des pigments colorés, les deux artistes opèrent au creux de la matière un dépouillement de la nature entre abstraction et figuration où les traces mémorielles de leur Chine natale se retrouvent par fragments. Une réminisce

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"Les Dépossédés" d'Edith Roux : villes sans visage

ARTS | Invitée dans le cadre du off du Mois de la photo (un off qui s'installe dans plusieurs lieux de l'agglo), Edith Roux investit jusqu’au 18 novembre la Bibliothèque centre-ville de Grenoble.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Des Dépossédés du quartier ancien de Kashgar au Xinjiang à la Dystopie urbaine d’Ordos en Mongolie, Edith Roux dresse deux portraits de ville sans visage dans les régions dites "autonomes" de la Chine. Posant devant les ruines de leur maison suite à un projet de rénovation voulu par les autorités chinoises, les habitants ouïghours apparaissent de manière surréaliste au milieu des vestiges, comme si le quartier n’avait jamais été habité. Quant au triptyque présentant le projet immobilier d’Ordos, il dévoile également une architecture surréaliste mais par sa grandeur absente. Construit afin d’accueillir un million de résident, le quartier fantôme demeure quasiment vide faute d’acquéreurs.

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Le Mois de la photo : voisins du monde

ARTS | Zoom sur la nouvelle édition de l'événement organisé chaque année par la Maison de l'image de Grenoble à l'Ancien musée de peinture.

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Le Mois de la photo : voisins du monde

De la Chine aux Philippines, du Canada au Liban, de l’Angleterre à l’Arménie, le Mois de la photo dessine les Quartiers du monde, thème de cette cinquième édition, via l’objectif de 9 photographes. Portée par la Maison de l’Image de Grenoble, la manifestation met à l’honneur cette année le photojournaliste Peter Bauza avec sa série Copacabana Palace. À ses côtés dans l’enceinte de l’Ancien musée de peinture, 7 autres photographes dévoilent leur propre réflexion sur ce qui fait un quartier et s’ouvrent sur le monde pour des narrations visuelles matricielles variées. De la Chine brumeuse cinématographique de Yann Bigant au Beyrouth désenchanté de Vincent Lecomte en passant par les populations philippines vivant sur l’île poubelle de Manille mises en images par Jean-Félix Fayolle, la photographie infiltre le journalisme pour une cartographie riche de nos voisinages. Le regard es

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Peter Bauza : « Représenter la part obscure du Brésil »

Exposition | À travers un portrait sensible des habitants des ruines d’un projet immobilier en périphérie de Rio de Janeiro, où se mêlent les couleurs de l’espoir et la frontalité abrupte de l’abandon, le photojournaliste allemand Peter Bauza révèle un récit contemporain à la narration complexe. Invité d’honneur de la cinquième édition du Mois de la photo portée par la Maison de l’Image, il nous explique sa vision du métier et dévoile les dessous de sa série "Copacabana Palace".

Charline Corubolo | Mardi 7 novembre 2017

Peter Bauza : « Représenter la part obscure du Brésil »

Vous étiez à vos débuts photographe, puis vous êtes devenu photojournaliste. Qu’est-ce qui a enclenché ce changement ? Peter Bauza : Le monde de la photographie a changé. Beaucoup d’entre nous ont commencé comme photographe : on recevait des commandes, on faisait cette photo, puis celle-ci. Aujourd’hui, quand on fait un travail sur des sujets importants, ce n’est pas suffisant de faire seulement des photos. Il faut comprendre le contexte, l’histoire, choisir ce que l'on veut montrer dans le monde et écrire sur ce que l’on voit. Je suis devenu photojournaliste avec le temps parce que c’est une pratique beaucoup plus riche qui permet d’écrire des histoires sur des personnes, sur des moments… On donne la voix par la photo et le texte. Chaque image a une histoire à raconter. Dans l’Ancien musée de peinture de Grenoble, vous présentez une série intitulée Copacabana Palace. Comment est né ce projet ? J’étais en train de chercher un projet au Brésil qui montre la transformation du pays avant les Jeux olympiques de 2016. En arriv

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Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Panorama de rentrée culturelle 2017/2018 | Une sélection à base de légendes de l'art (Delacroix, Gauguin, et même les Beatles – pourquoi pas !) mais aussi de jeunes artistes ou encore d'expositions plus patrimoniales – il paraît que l'on va bientôt célébrer l'anniversaire des Jeux olympiques grenoblois.

La rédaction | Mardi 26 septembre 2017

Les dix expositions à ne pas manquer cette saison à Grenoble et aux alentours

Matt Coco En résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon, qui imagine des Mondes flottants, l'artiste installé à Lyon Matt Coco investira la Halle de Pont-en-Royans début octobre pour une déambulation à la lisière du brouillard. Intitulée In caso di nebbia (traduire : en cas de brouillard), la proposition entend créer un imaginaire flirtant avec l’onirique où le naturel se mêle à l’industriel. Un paysage de volumes aboutis induisant une transformation par l’activation du spectateur, par la danse, le regard, la parole… L’artiste déploiera ainsi une déambulation immersive, en devenir. À la Halle (Pont-en-Royans) du 10 octobre au 30 décembre Alice Assouline

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Mengpei Liu : le souffle de la nature

ARTS | Malgré un pinceau énergique, il se dégage une douce quiétude de la nature de Mengpei Liu. Entre représentation fantasmée de son pays natal la Chine et réalité presque abstraite des vues du Vercors, l’artiste dépeint des paysages sublimés dans lesquels on tombe à la galerie Xavier Jouvin.

Charline Corubolo | Mardi 22 novembre 2016

Mengpei Liu : le souffle de la nature

Poser son regard sur une toile du Vercors de Mengpei Liu, c’est comme être soufflé par la douce puissance de cette nature représentée. Un paradoxe d’émotions prenant sa genèse dans la touche de l’artiste et, surtout, dans son histoire et la culture de son pays. Née en 1991 à Anhui, petite province chinoise, Mengpei Lui grandit en s’empreignant des paysages typiques de l’est du pays, entre montagnes et cours d’eau. Autant de fragments mémoriels qui ressurgissent lorsqu’elle arrive à Grenoble en 2013 pour poursuivre ses études à l’École supérieure d’art et de design, après un cursus en design dans sa ville natale et l’expérience de la peinture traditionnelle à l’encre de Chine. Sa rencontre avec les massifs isérois provoque alors un besoin urgent d’exprimer par la peinture les sentiments enfouis en elle. De "shanshui" à Grenoble Sensible au paysage "shanshui" (littéralement montagne-eau), représentation picturale importante dans l’histoire de l’art chinois, mais aussi à l’émotivité vécue devant les œuvres du peintre chinois Guanzhong Wu, Mengpei Liu puise dans de nombreuses influences qui jaillissent alors sur ses toiles. Face aux m

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Photo obsession franco-italienne

ARTS | Les Rencontres franco-italiennes de la photographie amorcées le mois dernier se poursuivent brillamment jusqu'à la fin octobre avec une programmation off. L'assocation Surexpose qui les porte, en étroite collaboration avec l'Italie, met en lumière le talent photographique d'artistes italiens dans six lieux du centre-ville de Grenoble. Place aux présentations.

Charline Corubolo | Mardi 18 octobre 2016

Photo obsession franco-italienne

Ugo Panella, regards d'Afghânes Plus qu'un photoreportage, Ugo Panella donne à voir dans ses images, à la portée documentaire, la force et la douceur des femmes, par qui le changement semble aujourd'hui possible en Afghanistan. Les photographies qui s'affichent sur les murs de la galerie la Vina prennent naissance dans cette rencontre humaine. S'intéressant pour cette série au micro-crédit qui permet à certaines femmes de s'en sortir, l'artiste saisit le quotidien à travers un regard, un sourire furtif, sur le visage de plusieurs générations féminines. Un portrait symbolique lumineux, tel un faisceau d'espoir. ________ Raffaele Montepaone, la pureté magnifiée De ses images en noir et blanc emplies de pureté émane une fascination envoûtante. Exposé à la galerie Ex Nihilo,

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Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

ARTS | Porté par la Maison de l’Image, le Mois de la photo amène le paysage entre les murs de l’Ancien musée de peinture et de la Plateforme. Une proposition éclectique qui s’intéresse aux grands espaces comme aux paysages intérieurs grâce à l'Italien Gabriele Basilico et à onze autres photographes, pour une quatrième édition placée sous le signe d’un dépaysement sublimé.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Pluralité du paysage avec le Mois de la photo de Grenoble

Fort d’une proposition dense et variée, l’événement annuel de la Maison de l’image se pare d’un nouveau manteau sémantique en cette rentrée 2016. C’est ainsi que se tient jusqu’au 2 octobre le Mois de la photo, avec pour haut lieu la place de Verdun. Investissant l’Ancien musée de peinture et la Plateforme, la manifestation se révèle intelligente et séduisante notamment grâce à la présentation du travail de Gabriele Basicilo (1944-2013). Prenant pour thème le paysage, en résonance avec la 1ère saison de Paysage > Paysages, l’exposition dévoile une quarantaine de clichés de l’Italien pris entre les années 1980 et 1990. Sur petit ou grand format, en noir et blanc, s’exprime alors tout le génie d’un regard qui aimait prendre son temps afin de capter l’essence de la vue, qu’elle soit urbaine ou sauvage. Avec cet éloge à la lenteur du regard, le photographe s’appliquait à mettre u

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Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Saison 2016 / 2017 | Des infos en vrac, comme ça, juste pour le plaisir des amateurs d'art et des autres. De rien.

Charline Corubolo | Mardi 27 septembre 2016

Quoi de neuf cette saison à Grenoble côté expo ?

Une nouvelle tête Une nouvelle directrice, une nouvelle exposition qui n’en est pas une ; c’est une nouvelle ère qui commence au Magasin. Après une année mouvementée, la direction du Centre national d’art contemporain de Grenoble a été confiée à Béatrice Josse (photo), qui nous déclarait en mars dernier vouloir ouvrir le bâtiment aux artistes femmes mais aussi « queer, transgenres, de couleur… Tous ces invisibles dans un monde de l’art qui est quand même encore un lieu du machisme dominant ». Et pour cette première rentrée, la directrice et son équipe vont Hausser le ton du 15 octobre au 18 novembre. Un projet établi avec deux artistes, Joséphine Kaeppelin et Daria Lippi, qui proposera des performances et des visites décalées avant Titre 2016, exposition qui, elle, débutera en novembre dans la continuité des précédentes éditions de l’Exposition de Noël. ___________ Une ouverture

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Le Mois de la photo, « une recherche d’accessibilité »

ARTS | L’année dernière, le Mois de la photo avait séduit notre regard avec, notamment, les clichés de Vivian Maier. Il revient le 14 septembre à l'Ancien musée de peinture en mettant à l’honneur l'Italien Gabriele Basilico et entend donner encore plus de place aux photographes. Rencontre avec Marianna Martino de la Maison de l’Image, structure porteuse de l'événement.

Charline Corubolo | Vendredi 9 septembre 2016

Le Mois de la photo, « une recherche d’accessibilité »

« On pense qu’il y a une nécessité à donner un peu plus d’espace à de grands photographes mais également à des talents émergeants à Grenoble » nous explique Marianna Martino, chargée de coordination des expositions et de la communication à la Maison de l’image. Tel est donc le leitmotiv de cette quatrième édition du Mois de la photo, avec un photographe à l'honneur et la présentation de jeunes artistes. Après Vivian Maier, c’est l’Italien Gabriele Basilico (1944 – 2013) et son exploration de l’environnement urbain qui sont mis en avant. Inaugurée vendredi 16 septembre à l’Ancien musée de peinture, l’exposition présente également sept autres photographes, dont deux Italiens. « On a décidé de travailler sur la thématique du paysage car on a participé à l’événement Paysage-Paysages [proposition artistique développée sur le département de l’Isère – NDLR]. Par ailleurs, on est en lien avec l’association

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