Connaissez-vous l'EPASE ?

Vie urbaine | Les nombreux projets portés par l'EPA de Saint-Étienne (Établissement Public d'Aménagement) font partie du paysage urbain. Commerces et quartiers d'affaires ou ancien, où que l'on passe, ils ont laissé leur trace. Mais alors que l'on observe tous les jours son impact sur notre cité, son existence et son rôle restent souvent bien obscurs. Pour faire la lumière sur l'Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne, son directeur général, Jack Arthaud, répond à nos questions.

Antoine Desvoivre | Mardi 1 octobre 2019

L'EPASE, qu'est-ce-que c'est ?

L'Établissement Public d'Aménagement de Saint-Étienne a été créé en 2007 d'une volonté conjointe entre l'État et les collectivités. Parmi ces dernières, on retrouve bien sûr la Ville de Saint-Étienne, Saint-Étienne Métropole, le Département de la Loire et la Région. Ils sont tous partenaires de l'EPASE, avec une double vocation, qui est, d'une part, de conforter l'attractivité économique et résidentielle du centre de Saint-Étienne avec ses quartiers anciens, mais aussi de tous les secteurs Nord-Est.
L'objectif est de faire en sorte de maintenir Saint-Étienne en tant que métropole d'équilibre par rapport à Lyon, tout en formant un grand ensemble de quasiment deux millions d'habitants. Cela correspond à la vocation essentielle, ce qui fonde le travail de l'établissement sur ce territoire et donc l'intervention très importante de l'État, puisque aujourd'hui ce dernier finance 50 % des projets que nous portons (20 % viennent de la Ville, 10 % de la Métropole, 10 % du Département & 10 % de la Région, NDLR)

Pouvez-vous nous en dire davantage sur la structure de l'EPASE ?

L'EPASE est un établissement public à caractère industriel et commercial. C'est une structure indépendante possédant sa propre autonomie de décisions et de financements. Ce qui nous caractérise, c'est notre gouvernance publique. On retrouve au sein de notre conseil d'administration nos différents financeurs. Si nous possédons une gouvernance publique, nous avons pourtant un fonctionnement qui est plus proche d'une société privée, notamment à cause de notre caractère industriel et commercial.

Quel est votre rôle ?

Nous avons plusieurs métiers. Tout d'abord, celui d'aménageur. On va retrouver ce métier sur un certain nombre de quartiers : Pont de l'Âne-Monthieu en entrée en ville, Châteaucreux avec son quartier d'affaires et Manufacture-Plaine Achille que l'on appelle également le quartier créatif. C'est aussi une intervention sur l'ensemble des quartiers anciens : Jacquard, Saint-Roch, Chappe-Ferdinand et l'hypercentre. On couvre l'ensemble de ces quartiers en matière d'interventions et d'aménagements.

Nous avons également une action très forte sur le développement économique. Quand on parle de la création d'un quartier d'affaires à Chateaucreux, on travaille sur l'économie productive avec du bureau qui va s'installer et qui va contribuer à une certaine économie. Quand on est sur le quartier créatif, la Manufacture, on va plutôt favoriser l'installation d'entreprises innovantes, de la start-up à d'autres formes d'entreprises un petit peu plus structurées. C'est notre contribution au développement économique.

Quelles sont les compétences que vous apportez sur ces projets ?

Nous agissons en tant que maître d'ouvrage public. Cela signifie que l'on assure la programmation et le financement des opérations. Donc les compétences que l'on apporte sont des compétences de métiers par rapport à la programmation. "Que va-t-on y faire ? Comment cela va fonctionner ?" Pour ce faire, nous travaillons avec un volet très fort sur la concertation.

Les compétences que l'on apporte par rapport à ce type d'aménagement, c'est d'être en capacité de définir un projet en partenariat avec la population. Nous avons également un certain nombre de financements. C'est de l'argent public qui nous est donné et qu'on injecte dans ces opérations.

Le challenge, c'est l'attractivité de la ville.

Quels grands projets sont en cours ?

Il y a tout l'aménagement qui est fait autour de Steel (nouveau centre commercial en construction sur la zone Pont de l'Âne-Monthieu avec 52 500 m² de surface de vente NDLR). On voit Steel qui se construit mais il y a toutes les rues alentour qui sont refaites, des rues nouvelles qui sont créées, l'ancienne route nationale qui a été transformée en rue apaisée. Cela donne aussi une nouvelle image de l'entrée en ville. Et tous ces travaux d'espace public ont été réalisés par l'EPA. Nous avons acquis les terrains, assuré leur dépollution puis revendu à Steel pour faire cette construction.

À Chateaucreux, c'est toutes les nouvelles constructions qu'il y a pu avoir, mais la plus emblématique reste l'îlot Poste-Weiss, juste en face de la gare. C'est aussi sur la Plaine Achille, la livraison de la nouvelle Comédie il y a deux ans.

Quel est le plus grand challenge que vous ayez à relever ?

Le challenge, c'est l'attractivité de la ville. Et par rapport à l'attractivité économique, on a deux grosses locomotives : Chateaucreux pour les bureaux et Manufacture-Plaine Achille pour les entreprises innovantes. Sur la question du logement, notre gros enjeu est la restauration immobilière. C'est-à-dire faire diminuer la vacance des logements anciens sur les quartiers anciens de Saint-Étienne. Cela passe par de l'incitation et de la restauration immobilière.

Quels sont les principaux obstacles à cet objectif ?

Le vrai obstacle c'est le temps. On a démarré en 2007, 12 ans se sont écoulés et si on veut vraiment voir l'aboutissement de l'ensemble du projet, il faudra encore travailler autant de temps. On envisage des chantiers qui se dérouleront jusqu'en 2032.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Article partenaire | L’habitat participatif n’est pas une simple mode mais un réel nouveau mode de vie et une aventure collective passionnante. Un concept qui mêle lien social, écoresponsabilité, cadre de vie de qualité, humanité et accessibilité. A Saint-Etienne, les projets de ce type fleurissent sous l’impulsion de l’EPA Saint-Etienne. On vous explique.

Article Partenaire | Mardi 9 mars 2021

Et pourquoi pas l’habitat participatif ?

Eco-habitat, habitat partagé ou écogéré… autant de termes qui définissent le même concept : celui d’habitat participatif. Véritable projet de vie, l’habitat participatif est un levier d’innovations sociétales. Favorisant la création et le maintien de lien social, cette forme d’habitat rencontre un franc succès un peu partout. Il permet d’impliquer les futurs habitants dans l’ensemble de la démarche, depuis la conception du projet à la vie future de la construction mais également parfois dans la réalisation. Un idéal qui devient réalité en quelque sorte. A Saint-Etienne, ça existe et ça marche ! Les projets d'habitats participatifs prennent essor dans la France entière. Et Saint-Etienne ne fait pas exception. Le projet des « Castors », dans l' ÉcoQuartier Desjoyaux, inauguré en 2015, inspire l'EPA Saint-Étienne qui souhaite développer cette forme d'habitat à Saint-Étienne. Car ce type de projets est particulièrement intéressant ici, pour la qualité d'usages et la qualité environnementale qu'ils permettent de développer. Et contrairement aux id

Continuer à lire

Le design domestiqué

Expo | André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà (...)

Nicolas Bros | Mardi 8 décembre 2020

Le design domestiqué

André Wogenscky, Ludwig Mies Van Der Rohe, Jean Parthenay, Charles et Ray Eames, Maarten Baas, Pierre Guariche... Voilà quelques-uns des grands noms que l'on trouve dans l'exposition Déjà-vu. Le design dans notre quotidien. Avec sa sélection de 300 œuvres tirées des collections du Musée d'art moderne et contemporain, cette proposition nous embarque dans un parcours qui nous démontre la place que le design a eu sur les objets qui ont peuplé notre quotidien depuis le milieu du XXe siècle. Petit plus, l'expo ne se contente pas d'être un reflet du passé, mais permet, grâce à la mise en place d'ateliers au fil de la visite et d'un laboratoire de création en fin de parcours, de préparer le monde de demain, celui post-crise sanitaire. Tout un programme qui trouvera un écho avec la prochaine Biennale du design (28 avril au 22 août 2021) dont le thème annoncé est Bifurcations. Déjà-vu. Le design dans notre quotidien, du 16 décembre 2020 au 22 août 2021 au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

Continuer à lire

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

Visites | Ce début d’été se place sous le signe du retour à la normale pour le milieu de la culture. Après la réouverture des bars, des restaurants et des salles de concert, les visites du patrimoine stéphanois, organisées par le service Ville d’art et d’histoire, peuvent reprendre leur programme estival.

Antoine Desvoivre | Mercredi 8 juillet 2020

Le patrimoine stéphanois se visite à nouveau

De la place Jean-Jaurès au tracé du Furan (affluent de la Loire qui traverse Saint-Étienne, NDLR), le patrimoine stéphanois révèle ses secrets. Sous l’impulsion du service Ville d’art et d’histoire de Saint-Étienne (VAH), la capitale ligérienne propose au public, visites et ateliers pour (re)découvrir l’histoire de Sainté. Un patrimoine labellisé Le label Ville d’Art et d’Histoire, décerné par le ministère de la culture, reconnaît « les collectivités qui mettent en avant leur patrimoine et qui le font découvrir aux habitants, aux jeunes publics et aux touristes » explique Grégory Charbonnier, animateur de l'architecture et du patrimoine. « Ce ne sont pas forcément des régions avec un patrimoine impressionnant et monumental » ajoute-t-il, « mais ce sont des collectivités volontaristes, qui essayent de faire comprendre et découvrir ce que l’on peut voir aux alentours. » Afin de promouvoir la culture et l’architecture stéphanoise, « on crée un service avec des guides conférenciers, des auteurs et des personnels dont le métier est d’expliquer l’histoire et le patrimoine local. » La Ville d’art et d’histoire prop

Continuer à lire

Adrien Marty, seul maître à board

GUIDE URBAIN | Tout sourire au milieu de ses boards, sweats et autres équipements pour skateurs, Adrien Marty a fait son bout de chemin dans les rues de Sainté. Et depuis qu'il a ouvert l'Appart Skateshop il y a douze ans et demi, tout roule pour lui !

Antoine Desvoivre | Mardi 20 août 2019

Adrien Marty, seul maître à board

Pour beaucoup c'est un hobbie, lui, il en a fait sa vie. Tout en tenant sa boutique l'Appart Skateshop, Adrien Marty trouve le temps d'organiser des concerts, des contests (compétitions NDLR) de skateboard et de sillonner les rues de Sainté sur sa planche, plus que sur ses pieds. Voilà un skateur aux nombreuses casquettes ! C'est dans sa Villefranche-sur-Saône natale, qu'il a découvert ce sport qu'il n'a plus jamais lâché. « J'ai commencé à rouler à quatre ans, et c'est vers quinze ans que j'ai commencé à faire des tricks (figures NDLR) » explique le jeune homme. Pour lui, le skate devient, dès lors, une véritable passion. « quand je me suis mis vraiment à skater à fond, je savais que je voulais vivre de ça » se souvient-il. Sa première envie est de devenir prof de skate au Club Med mais « être prof de skate, ça n’existait pas vraiment à l'époque. » Loin de se laisser décourager, il trouve rapidement un boulot dans une boutique de Tassin-la-Demi-Lune. C'est en 2005 qu'il emménage à Saint-Étienne où, après deux ans, il se met à son compte en ouvrant l'Appart Skateshop. Nouveau terrain de jeu

Continuer à lire

Myriam Peres, de l'idée à l'objet

Design | Le concours "révélateur de talents", organisé par la marque Cinna, récompense chaque année les meilleurs jeunes créateurs du moment. En 2019, c'est Myriam Peres, une Parisienne tout juste diplômée de l'ESADSE (École supérieure d'art et design de Saint-Étienne), qui a remporté le premier prix de la catégorie "outdoor" avec son "Jardin d'hiver".

Antoine Desvoivre | Mardi 23 juillet 2019

Myriam Peres, de l'idée à l'objet

« Je pense qu'il ne faut pas faire du design pour soi. » Pour Myriam, la lauréate du concours Cinna 2019, le travail d'un designer est avant tout de créer un objet destiné à l'usage des autres. « Nos créations ne doivent pas être des gadgets. Elles doivent être légitimes, avoir leur place dans le monde réel » explique-t-elle. Si créer comporte son lot de responsabilités, Myriam s'est formée à les endosser aussi bien au cours de son cursus qu'au travers de sa passion pour le dessin. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle a toujours eu la fibre créatrice. « J'ai commencé à gribouiller à deux ans, puis j'ai dessiné, dessiné, dessiné tout le temps... j'adore ça ! » Mais ce format présente rapidement pour elle certaines limitations. « Quand tu dessines, explique-t-elle, c'est forcément en 2D et moi je voulais donner du volume à tout ça. Le design d'objet répond à cette envie. » Dessiner le réel Le "déclic", elle l'a eu en visitant l'école ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle) à Paris. Elle se rappelle de « l'odeur du bois et des ateliers de menuiserie. Il y avait tous ces gens qui

Continuer à lire

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

Littérature | La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à (...)

Antoine Desvoivre | Jeudi 18 juillet 2019

Françoise Bourdin et Anne Goscinny, marraines de la 34e Fête du livre

La 34e édition de la Fête du livre de Saint-Étienne se tiendra du 17 au 20 octobre 2019. Cette année, la marraine de l’événement sera la romancière à best-sellers Françoise Bourdin, auteure notamment du livre Au nom du père (Belfond, 2015). Indissociable de l’événement, le festival Les Mots en Scène, sera quant à lui, parrainé par Anne-Goscinny dont les sept romans et récit ont été publiés par Grasset et Nil Édition. L'occasion rêvée d'apporter les plaisirs de la lecture, au cœur de notre cité. La Fête du Livre, 17 au 20 octobre 2019 Saint-Étienne

Continuer à lire

Encré dans la mémoire

ARTS | C'est une ode à la mémoire collective des peuples que l'artiste Saïd Atek couche sur ses toiles. Tantôt à la pointe de son pinceau, tantôt à celle de son stylo, il réinterprète à l'encre ou en peinture les images d'archives qui ont façonné notre histoire.

Antoine Desvoivre | Mercredi 10 juillet 2019

Encré dans la mémoire

« Avant mes archives étaient intérieures, elles étaient le fruit de ma mémoire. Maintenant je me sers de la mémoire universelle. » C'est ainsi que Said Atek explique son choix de prendre des images d'archives comme inspiration pour ses œuvres. Il se prête à cet exercice depuis maintenant six ans et a réalisé ainsi de nombreuses séries de tableaux. Certains sont basés sur les portraits de femmes algériennes prises par le photographe Marc Garanger, d'autres sur les femmes tondues à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. De l'apartheid aux camps de concentration, le peintre traite de toutes les meurtrissures de l'humanité. Les instants chargés d'émotions et d'histoire, qu'il revisite par son travail, interrogent également notre présent. « Ce qui était hier ressemble beaucoup à ce qui se passe aujourd'hui. C'est exactement les mêmes choses, seul le contexte change », explique le quinquagénaire, diplômé de l'École des Beaux-Arts d'Alger. Il a trouvé une source quasi inépuisable d'inspiration dans l'iconographie historique, qu'il traduit en dessins ou en peintures, par des procédés aussi variés que les supports qu'il utilise. « Utiliser tous

Continuer à lire

Chorégraphie quotidienne

GUIDE URBAIN | Derrière cette vitrine bien singulière, rien n'est à vendre, bien au contraire. C'est une œuvre du quotidien qui s'offre gracieusement au regard des passants. Dans le laboratoire de permanence chorégraphique du Magasin, l'ouverture est une seconde nature.

Antoine Desvoivre | Vendredi 5 juillet 2019

Chorégraphie quotidienne

« Pendant trois mois, j'ai marché trois heures par jour dans la ville de Saint-Étienne et j'ai compté les vitrines vides. » C'est comme ça qu'est venue à Mathieu Heyraud, l'idée d'investir un de ces espaces, pour en faire une vitrine de la création artistique. C'est à deux pas de la place Jacquard que l'on trouve Le Magasin. Ni une salle de spectacle, ni vraiment un studio, c'est un lieu de recherches, pour les artistes qui souhaitent développer de nouvelles formes artistiques. À travers la vitrine, c'est la genèse des œuvres qui s'expose en un tableau urbain et quotidien. Fenêtre sur l'art Pour le chorégraphe de la compagnie R/Ô, « Le Magasin n'est pas un lieu, mais une chorégraphie visible depuis la rue. » C'est cette volonté de placer l'art au cœur de la ville et le public au centre du processus artistique, qui l'a amené à développer ce projet. Derrière cette vitrine, l'objectif n'est pas de monter un spectacle. C'est la recherche et l'expérimentation qui sont mises en scène. Ce concept nouveau, qui investit les vitrines abandonnées, est aussi pour son créateur, « un questionnement sur ces vi

Continuer à lire

Le jeu des rois et des autres

GUIDE URBAIN | Arrivé en Europe pendant la période médiévale, le jeu d'échecs a su s'imposer comme le jeu de tactique et de réflexion par excellence. Des générations de joueurs ont raffiné la théorie du jeu et ont parfait ses techniques et ses stratégies. La manière de pratiquer les échecs est désormais si codifiée que les observateurs extérieurs considèrent cette discipline comme trop complexe pour le commun des mortels. Et pourtant...

Antoine Desvoivre | Jeudi 27 juin 2019

Le jeu des rois et des autres

Le jeu d'échecs, reconnu comme une discipline sportive depuis janvier 2000, est basé sur un affrontement, de deux joueurs, qui s'écharpent par pièces interposées. La pratique est donc, par essence, empreinte d'un fort esprit de compétition. « Un club d'échecs n'est viable que tant qu'il fait de la compétition. Autrement les membres vont vite s'ennuyer. Il leur faut un challenge », explique François Trottet, président du club de Saint-Just Saint-Rambert. Ce challenge, certains l'ont cherché très tôt. C'est le cas de Laurent Cursoux : « ma première compétition je l'ai faite à 10 ans » raconte-t-il. « C'est quand même beaucoup l'envie de gagner qui motive à jouer. » Et depuis, de la "compète" il en a connu ! Il participe au championnat de France jeunes puis adultes, à des tournois internationaux et intègre l'équipe de France militaire. Pour autant, il ne perçoit pas le jeu comme étant élitiste. « Pas besoin d'être un génie pour jouer. La marche des pièces, elle s'apprend en cinq minutes » avance-t-il. Pour lui, il n'y a pas de secrets : « il y a des gens qui seront plus cartésiens, plus réfléchis et ils progresseront plus vite, ma

Continuer à lire

La Comédie scintille dans son nouveau décor

SCENES | Majestueuse et toute de rouge vêtue, La nouvelle Comédie est fin prête à accueillir son public fidèle et en attirer de nouveaux. Le bâtiment de la Plaine-Achille a gardé l’âme industrielle de son ancienne vocation tout en se parant du charme d’une maison de création chaleureuse et ouverte. Visite guidée pour vous ouvrir l’appétit.

Houda El Boudrari | Mardi 12 septembre 2017

La Comédie scintille dans son nouveau décor

Après 47 ans passés dans les locaux de la rue Émile Loubet, La Comédie investit comme prévu son nouveau bâtiment dans le quartier de la Plaine Achille. Et c’est peu dire qu’elle gagne au change ! Adieu locaux exigus devenus inadaptés aux formes actuelles de spectacle vivant. Sa reconstruction sur les friches industrielles de l'ancien site de la Société Stéphanoise des Constructions Mécaniques lui offre un outil sans commune mesure avec l’ancienne Comédie, lui faisant gagner 50% de surface supplémentaire, essentiellement en espace artistique. Sur son nouveau terrain de jeu de 8 000 m² conçu par le cabinet Studio Milou Architecture, elle bénéficie désormais de deux salles de spectacle, l’une de 700 places qui garde le nom de Jean Dasté, l’autre de 300 places baptisée La Stéphanoise, ainsi que d’une salle de répétition aux dimensions du grand plateau. Dans le top 5 des CDN Un équipement de dernier cri qui hisse La Comédie de Saint-Étienne parmi les cinq centres dramatiques nationaux (CDN) les plus importants de France, et lui permet d’héberger des créations d’envergure sans être bridée par les contraintes techniques de sa vieille demeure. Car il ne f

Continuer à lire

Musiques du monde : le cinq majeur

MUSIQUES | Alors on transe Avec sur scène dix musiciens et un VJ, Urban Shaman propose une expérience unique, tant visuelle qu’auditive, portée par une musique (...)

Niko Rodamel | Mardi 1 septembre 2015

Musiques du monde : le cinq majeur

Alors on transe Avec sur scène dix musiciens et un VJ, Urban Shaman propose une expérience unique, tant visuelle qu’auditive, portée par une musique sauvage qui prône « l’ouverture au monde, l’ensemencement de terres inconnues et la fertilisation des terroirs du futur », rien de moins ! Véritable performance d’improvisation collective, Urban Shaman invite à la transe, une transe urbaine aux accents actuels et immémoriaux, joyeuse et féroce à la fois. Irrésistible. Niko Rodamel Urban Shaman, jeudi 29 octobre à 19h30, le Fil à Saint-Étienne Mise à flow Étoile montante du reggae français, Naâman s’est taillé la part du lion à vitesse grand V sur la scène internationale. Il cristallise presqu’à lui seul une jeune génération qui ouvre de nouvelles pistes sans oublier les racines du genre. Mêlant avec un talent bluffant hip-hop et sonorités jamaïcaines, l’énergie et la musicalité de Naâman servent avec un élan nouveau des messages de paix, d’amour et de liberté, délivrés dans un flow efficace et généreux. NR Naâman, vendredi 6 novembre à 20h30, le Fil

Continuer à lire

Jazz : Notre sélection de concerts

MUSIQUES | Voici la sélection de concerts jazz de la rédaction du Petit Bulletin Saint-Étienne pour la saison 15/16.

Niko Rodamel | Mardi 1 septembre 2015

Jazz : Notre sélection de concerts

Maalouf au quart de tour La source musicale principale d'Ibrahim Maalouf se trouve dans les profondeurs de la tradition musicale arabe : l'improvisation. C’est sans doute pour cela que ses albums se suivent sans se ressembler. Véritable touche-à-tout, Maalouf sortira coup sur coup cette automne deux nouveaux LP : Kalthoum, hommage à la chanteuse égyptienne puis Red and Black Light, dans lequel il assumera pleinement sa veine électro-pop. Incorrigible ! Niko Rodamel Ibrahim Maalouf, jeudi 1er octobre à 21h, le Fil Afrobeat child Fidèle batteur de l’immense Fela Kuti, Tony Allen demeure à ce titre l'un des musiciens les plus influents du continent noir. Et si l'afrobeat connaît actuellement un regain d'intérêt, Allen en est le maître vivant mais aussi le gardien. Après cinquante ans d’une incroyable carrière, le musicien poursuit sa voie royale, celle d’une musique à la rythmique hypnotique reconnaissable entre toutes, dont l’énergie

Continuer à lire

Théâtre : Les dix pièces qu’il ne faut pas manquer

SCENES | La sélection théâtre de la rédaction du Petit Bulletin Saint-Étienne, saison 15/16.

Florence Barnola | Mardi 1 septembre 2015

Théâtre : Les dix pièces qu’il ne faut pas manquer

Tempête de sable Arnaud Meunier aime les grands auteurs et le prouve une fois encore en montant Le Retour au Désert de Bernard- Marie Koltès. C’est une histoire de fratrie, comme savait en écrire le talentueux et feu écrivain, sur fond de guerre d’Algérie. L’occasion nous est donnée en octobre d’entendre l’une des plus belles écritures contemporaines avec une distribution alléchante composée de Catherine Hiegel et Didier Bezace. Florence Barnola Le Retour au désert, du 1er au 11 octobre à la Comédie de Saint-Etienne Mouche à miel L’entité familiale reste un cadre récurrent chez Gilles Granouillet. Abeilles, sa nouvelle création, met en lumière une famille de deux enfants. Là encore l'auteur-metteur en scène interroge les liens familiaux, ses tensions, les non-dits et les secrets. Petit plus : le père est interprété par François Font que nous sommes heureux de retrouver sur une scène stéphanoise. FB Abeilles de Gilles Granoui

Continuer à lire

Danse : Cinq spectacles à découvrir

SCENES | Les plus courtes sont les meilleures La Carolyn Carlson Company présente Short Stories : quatre pièces qui - fait exceptionnel - couvrent les quarante (...)

Monique Bonnefond | Mardi 1 septembre 2015

Danse : Cinq spectacles à découvrir

Les plus courtes sont les meilleures La Carolyn Carlson Company présente Short Stories : quatre pièces qui - fait exceptionnel - couvrent les quarante ans du travail chorégraphique de cette artiste exceptionnelle. Isida Micani reprend le solo magistral et aérien Density 21.5. Dans le solo Wind Woman et le duo Li, Carlson interroge le sentiment de l'éphémère. Enfin, le magnifique duo All that falls montre l'édification de la relation d'amour entre un homme et une femme. « Nous sommes ce que nous laissons derrière nous » dit celle qui laisse déjà un immense héritage. Short Stories, jeudi 8 octobre à 20h, au Théâtre du Parc Dans la cour de récré A quoi joue-t-on dans la cour de récréation de la Compagnie Dynamo ? Eh bien, le Playground (ou terrain de jeu) est occupé par un acrobate et deux danseuses-voltigeuses, dont Virginie Barjonet qui signe une chorégraphie conjuguant danse au sol et danse aérienne. L'envol des corps dans cette danse voltige, fait douter de la pesanteur et libère de la corde, prolongem

Continuer à lire

Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

MUSIQUES | Voici la sélection de concerts de musique classique/lyrique de la rédaction du Petit Bulletin Saint-Étienne pour la saison 15/16.

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

Pourquoi votre fille est muette... C'est au célèbre tandem Barbier-Carré que Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique, confia d'intercaler dans la pièce de Molière, des textes chantés qui pussent rehausser la farce du grand Molière. Comme le fera plus tard Massenet avec sa Cendrillon, les références au 17e siècle sont légion. Empreinte de ce bon sens populaire, dont notre génie national ne se départit jamais, ce Médecin malgré lui, revisité par Gounod est assaisonné à la sauce Rossini et se déguste tel un Beaujolais nouveau. Parfait pour un public familial. AK Le Médecin malgré lui, vendredi 16 et samedi 17 octobre à 20h au Grand Théâtre Massenet de l'Opéra de Saint-Étienne Le chouchou de la Castafiore... Merci à Puccini et à ses deux librettistes d'avoir réussi à faire oublier la naphtaline grandiloquente de la pièce de Victorien Sardou. La postérité n'aura retenu que le chef d'œuvre passionnel et brutal du maître de Lucques, et qui s'en plaindra ? Apogée du vérisme, véritable juke-box de mélodies toutes plus belles les unes que les autres. Comment s'étonner du triomp

Continuer à lire

Le MAM se pare de bleu

ARTS | Le musée d'art moderne de saint Étienne annonce le printemps avec 4 nouvelles expositions, le déploiement des œuvres de Jan Fabre artiste polymorphe contesté pour son audace anarchiste, la venue de Kimsooja et d'Isabel Nolan qui signe sa première exposition personnelle muséale «hole in the future», et enfin l'invitation à l'occasion de l'exposition local line 10 de quatre artistes coréens et de quatre artistes locaux.

Marlène Thomas | Mercredi 29 février 2012

Le MAM se pare de bleu

L'entrée du musée est sertie d'une composition de 12 panneaux Le pouvoir et la mort de l'Heure Bleue de Jan Fabre. Réalisée spécialement pour l'occasion, elle embrasse l’incroyable acharnement du recouvrement de ses supports entièrement réalisés au bic bleu entre 1977 et 1992, Les années de l'Heure Bleue, qui émerge au cœur du musée. 25 ans d'une "encyclopédie sur l'attente narrative" comme le souligne Lóránd Hegyi directeur du musée d'art moderne. L'Heure Bleue, comme moment entre deux, du rêve et de l'éveil. Jan Fabre illustre la participation d'autres individus dans la réalisation de ses œuvres avec la métaphore de l'observation des cheminements que tracent les insectes. Il part du principe que l'œuvre est en quelque sorte «un rhizome qu'il prolonge», qu'il concède à la pluralité des chemins pour aller vers une ouverture de la symbolique. Boulversement La transparence du travail compassionnel de l'artiste Kimsooja bouleverse notre perception spatio-temporelle. Elle propose ses vidéos comme ses œuvres Bottari,  composées de ballotins de tissus noués, l'un

Continuer à lire