Le folk doux-amer de Zacharie

Folk blues | Avec son premier album intitulé "Giant Bear", le musicien et chanteur Zacharie propose un folk matiné de blues, forgé dans une certaine tradition du genre tout en y incorporant quelques touches subtile de modernité qui en font un mélange très équilibré. Un premier opus réussi entre compositions intimistes, textes anglais bien dosés et univers très imagé. Rencontre avec un artiste simple et authentique.

Nicolas Bros | Vendredi 13 octobre 2017

Photo : Zacharie © DR


Comment en êtes-vous arrivé à devenir chanteur et musicien ? Vous avez été réalisateur de films...
Zacharie :
Je vais donner une réponse assez "bête" mais c'est vraiment la vie qui m'a mené à cette aventure... Je n'étais pas du tout prédestiné à faire cela car je suis plutôt quelqu'un de l'ombre. Ma position de réalisateur, au sein de ma société Opossum Productions, me convenait bien. J'étais plutôt discret mais la musique a toujours été présente dans ma vie. J'ai un père musicien, donc c'est un univers familier pour moi. Pendant très longtemps, ma musique a été cantonnée à mon univers le plus intime, sous forme de "petit journal de bord". J'ai toujours un peu "gratouiller" la guitare et chantonner jusqu'à ce que cela devienne une aventure plus collective lors de ma rencontre avec Ismaïl Ziani, qui écrit des textes et avec qui j'ai commencé à composer. Au début, c'était pour affronter un "hiver trop rigoureux" puis cela s'est transformé en discipline plus poussée. Au bout d'un moment, nous nous sommes aperçus qu'un petit répertoire était en train de naître.

Que voulez-vous dire par "un hiver un peu rigoureux" ?
Nous affrontions tous les deux des revers de bâton amoureux à cette période. Comme souvent, c'est une source d'inspiration et de motivation pour les "chanteurs à guitare" (rires). C'était d'abord vraiment pour chasser le spleen.

Comment travaillez-vous avec Ismaïl ? Est-ce dans un ordre précis, c'est-à-dire qu'il écrit d'abord les textes puis vous composez dessus ou inversement ?
Il n'y a jamais vraiment eu de mécanique entre nous. Parfois c'est un texte proposé spontanément par Ismaïl. Parfois j'ai un morceau de musique mais pas de mots. C'est souvent très rapide, un coup de speed, une espèce de petite nécessité. Il suffit ensuite de jouer, jouer et rejouer la chanson dans ma cuisine pour que nous allions plus loin (rires).

Sur cet album, l'univers est assez travaillé et imagé. Comment en êtes-vous arrivé à créer cette atmosphère ?
Cet univers s'est dessiné au fur et à mesure qu'on le bâtissait. Je n'avais pas d'idée très arrêtée sur les choses. Je n'avais pas de plan de carrière ni d'ambition plus poussée que cela. Mais question après question et chanson après chanson, cet univers s'est construit. Effectivement, l'image est très importante pour moi. Le point commun entre la vidéo et la musique est la présence d'une narration. D'autre part, je chante en anglais alors que moi-même, en tant que public, je ne retiens que les images fortes des chansons écrites dans la langue de Shakespeare. Nos titres sont donc baignés dans des images fortes.

Le travail visuel et graphique de l'album sont également poussés...
Oui, c'est Olivier Bonhomme, un ami illustrateur très doué et dont j'adore le travail qui a travaillé sur cette partie. On se disait qu'il avait entre les mains le pendant visuel des chansons avec un côté très technique mais aussi très décalé. Nous lui avons proposé de réaliser la pochette mais également une illustration pour chaque titre pour le livret. C'était une manière de rajouter un degré narratif tout en valorisant l'objet disque.

En combien de temps ont été composées ces chansons ?
J'ai vraiment commencé à chanter au début de l'année 2015. Nous écrivions depuis un an avec Ismaïl. Donc cet album c'est un peu les deux ou trois dernières années de ma vie qui sont photographiées.

Sur votre biographie, il est indiqué que vous êtes gaucher mais que vous utilisez une guitare de droitier sur laquelle les cordes n'ont pas été renversées. C'est assez étonnant.
Là encore, ce n'est pas vraiment un choix. Mon père est guitariste et droitier, donc, de mon point de vue, une guitare correspond à celle des droitiers. C'est assez naturel pour moi. Et puis, lorsque tu es gaucher, tu ne peux pas vraiment jouer sur la guitare des autres car personne n'est gaucher autour de toi. Les droitiers ne peuvent pas non plus jouer sur ta guitare si tu es gaucher (rires). Cela donne une position totalement injuste pour les gauchers. Mais ce n'est pas si compliqué de jouer de cette manière et cela donne une couleur différente au son je trouve car la corde de la basse est située en bas au lieu d'être en haut sur les guitares "classique".

Comment vous présentez-vous sur scène ?
Soit en trio avec Fred Brousse et Teddy Elbaz, soit en solo. Pour l'enregistrement de l'album, nous avons ajouté de nombreux instruments mais tout en gardant l'ambition de proximité avec la voix et de sublimer les chansons par les arrangements. Mais l'album n'est pas chargé et conserve une intention intimiste. Sur scène les chansons sont plus brutes, réadaptées. Mais la chanson reste centrale.

Pourquoi avoir fait le choix d'ouvrir l'album avec une reprise de Stayin' at home de Fats Waller ?
Cette reprise n'était pas tout prévue. Je n'ai pas une passion particulière pour Fats Waller et je suis tombé par hasard sur cette chanson. La mélodie m'est restée dans la tête et je l'ai retranscrite à ma sauce, en folk. C'est un choix un peu particulier d'ouvrir un album de compositions par une reprise, mais c'est plutôt chouette. C'est un format guitare-voix, et c'est finalement comme ça que j'ai commencé. Ensuite, au fil du temps, à force de la jouer, je me suis vraiment approprié ce titre et je ne la considère vraiment plus comme une reprise. Paradoxalement, cette chanson est presque plus personnelle que d'autres tirées de l'album. De plus, cette chanson parle d'un homme qui attend une femme qui ne viendra visiblement jamais, le tout dans un décor cosy, en reflétant un état d'âme très doux, assez heureux. Cela correspond vraiment à la teneur de l'album qui mêle un côté très cosy mais aussi de l'amertume. Cette première chanson pose un personnage que l'on suit tout au long de l'album, dans ses rêves, ses fantasmes.

Zacharie, Giant Bear (Z Productions/Inouïe Distribution), sortie le 13/10

Zacharie, dimanche 15 octobre à 17h, au Pax à Saint-Étienne


Zacharie


Le Pax 27 rue Elisée Reclus Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Il arrive que par un heureux concours de circonstances, un événement connu revête une grandeur exceptionnelle. C'est ainsi que pour la 54e édition du festival Interfolk, quatre cents musiciens et danseurs du monde entier viendront apporter leur culture et participer à une fête grandiose dans un Puy de lumières encore plus poétique cette année. En effet, l'ouverture du festival le 18 juillet, marquée par une gigantesque parade, sera aussi colorée que la scénographie projetée sur le musée Crozatier qui rouvre ses portes cet été. 2018, c'est également Martin Luther King, prix Nobel de la Paix, apôtre de la non-violence, militant pour les droits civiques des Noirs et dont le discours I have a dream trouve un écho dans les valeurs que partage Interfolk. Festival qui contribue à montrer le rôle énorme que peut jouer le dialogue entre les cultures pour la paix dans le monde. Rêvons avec Martin Luther King et avec John Lennon : "Imagine all the people, living life in peace" (Imagine tout le monde, vivant leur vie en paix). Festival Interfolk, du 16 au 22 juillet au Puy-en-Velay et en Haute-Loire.

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Ils débarquent pour un concert unique. Federico Verteramo (guitare et voix), Jorge Costales (harmonica et voix), Christian Morana (basse) et Germán Pedraza (batterie) : quatre excellents musiciens argentins au service d’un blues bien senti. Federico Verteramo, mardi 22 mai à 20h30 au Hall Blues Band de Pélussin

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Raoul Vignal se dévoile

Folk | En 2017, un album titré "The Silver Veil" a levé le voile sur le grand talent d'un jeune folkeux lyonnais nommé Raoul Vignal, parti marcher, au gré de chansons traversantes, sur les traces de Nick Drake et de ses héritiers en mélancolie minimaliste. Après de nombreuses premières parties, le voici en tête d'affiche au Mardi du Grand Marais de Riorges.

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Il n'est jamais très avisé d'évoquer la météo dans une chronique musicale. Ni jamais, d'ailleurs, tant le sujet est une preuve à charge de l'épuisement de tout autre – pour la faire courte, c'est un peu paresseux. Mais c'est un fait : s'il ne l'a sans doute pas fait exprès, en titrant son album The Silver Veil, pour rendre hommage à ce linceul gris qui recouvre souvent Berlin, où il a passé une partie de ces dernières années et enregistré ce disque, le Lyonnais Raoul Vignal, l'une des belles révélations de 2017, l'a sans doute condamné à devenir la bande-son de cet hiver qui nous prive de lumière derrière des rideaux de pluie ou le molleton de nuages figé comme un tombeau de marbre gris que même la tempête ne parvient pas à balayer. Pour preuve les titres des morceaux de The Silver Veil : Hazy Days, pour ouvrir ce doux bal, puis Under the same sky, Whispers, The Silver Veil, Shadows sont autant de références à un monde en demi-teinte, en clair-obscur. Mais cette bande-son, bien d

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Folk en "black and white"

Folk | Oubliez les couchers de soleil californiens, faites place à la noirceur enveloppante et le folk vaporeux d'Emily Jane White. Depuis une dizaine d'années, l'Américaine s'évertue à partager la beauté d'une musique fragile et pleine de grâce. Pour sa tournée européenne de début 2018, elle se présente seule à la guitare. Délicatesse et intimité assurées.

Nicolas Bros | Mardi 6 mars 2018

Folk en

Les États-Unis ont toujours eu l'habitude de fournir en permanence des artistes folk parmi les plus généreux et talentueux. L'État de Californie fait d'ailleurs figure d'exemple dans ce domaine. Emily Jane White fait partie du renouveau marqué par une vague d'artistes américaines telles Marissa Nadler ou Alela Diane. Cette armada s'est accaparée la musique folk sombre et mélancolique et a marqué un tournant décisif dans le style. Avec son cinquième album studio, They Moved In Shadow All Together, sorti en 2016, la jeune Californienne explore le thème, certes dur, des traumatismes et violences connus par l'être humain. Abordant tantôt la virulence des propos et des gestes racistes ou envers les femmes, les compositions minimales sont agrémentées de paroles piquantes mais aussi de mélodies à la beauté implacable. Le contraste est saisissant. À l'image des titres Frozen Garden en ouverture de l'opus, Womankind ou Black Dove. La maîtrise musicale et vocale d'Emily Jane White est impressionnante sur chaque piste, transformant ce disque en référence folk.

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Ceti Cantat, hypnotique

Folk | Vous serez prévenus : Ceti Cantat est un groupe sur lequel il va falloir compter. Hier chenille (le groupe n'a que deux ans d'existence), le (...)

Niko Rodamel | Jeudi 15 février 2018

Ceti Cantat, hypnotique

Vous serez prévenus : Ceti Cantat est un groupe sur lequel il va falloir compter. Hier chenille (le groupe n'a que deux ans d'existence), le voilà déjà papillon. Ils se sont rencontrés à Saint-Étienne, quelque part entre les bancs du conservatoire et l'amphi de la fac de musicologie. Fanny Rapaoly (chant et guitare acoustique), Gaël Bernaud (batterie) et Tom Jallet (guitares), trois jeunes musiciens ligériens qui tracent ensemble depuis le printemps 2016 les contours d'une belle route musicale, de concerts en résidences, débouchant aujourd'hui sur la sortie d'un premier album, Secrets and stories, de toute beauté. Tirant son nom énigmatique du non moins mystérieux chant des baleines, le groupe revendique diverses influences outre-manche comme London Grammar ou Ben Howard, on pense aussi à la fratrie australienne Angus et Julia Stone ou à certaines ballades des frenchies Lilly Wood and the Prick mais au final, Ceti Cantat trouve sans peine sa propre voie. Quelque part entre ciel et mer, entre acoustique et électrique, le trio dévoile avec délicatesse un univers mélancolique et profond, presque familier. Un clip est en préparation et quelques date

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Tom James, surfeur folk

Folk | Tom James est encore jeune, mais lui et sa guitare possèdent déjà une très belle expérience. Le folk soyeux du jeune homme berce l'oreille et ses techniques (...)

Nicolas Bros | Mardi 6 février 2018

Tom James, surfeur folk

Tom James est encore jeune, mais lui et sa guitare possèdent déjà une très belle expérience. Le folk soyeux du jeune homme berce l'oreille et ses techniques de tapping abonde ses sets à chaque apparition. Avec un style de surfeur tout droit sorti des plus beaux rouleaux de Cornwall, cet artiste anglais est sans conteste une des valeurs sûres de la scène pop-folk actuelle. À situer entre Ben Howard et Ed Sheeran, la musique de Tom James est un condensé d'émotions. Après Green and White, son premier EP sorti en 2011, et le succès prometteur de Blood to Gold en 2014, il est ressorti de ses côtes anglaises en 2017 pour délivrer Limbo. Enregistré entre Francfort, Le Cap et sa ville de Cornwall, ce disque montre l'évolution de son univers musical et de son gain en assurance. Influences variées et productions soignées sont condensées dans ce 6 titres qu'il viendra présenter pour deux dates consécutives, d'abord au Château du Rozier de Feurs, puis au Pax lors d'un des désormais fameux concerts du dimanche soir 17h. Tom James, jeudi 1er mars à 20h30 à la Farlodoise Tom James [+ Vesperland], vendredi 2 mars à 20h30 au Château du Rozier à

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Travelling

Jazz | Il y a comme ça des musiciens locaux dont on aime suivre le parcours au fil des années et des formations dans lesquelles ils font leurs armes, pour voir (...)

Niko Rodamel | Mardi 28 novembre 2017

Travelling

Il y a comme ça des musiciens locaux dont on aime suivre le parcours au fil des années et des formations dans lesquelles ils font leurs armes, pour voir éclore leur style propre et s’affirmer leur sensibilité musicale. Le pianiste Camille Mouton est de ceux-là. Nous l’avions découvert au sein du quintet No Logic, apprécié dans le Honey Jungle Trio et aperçu parmi la horde tonitruante du Big Band de Saint-Étienne. Avec le ASAP Quartet, Camille s’est entouré de brillants sidemen régionaux pour donner corps à ses compositions personnelles dans lesquelles se dévoilent des paysages changeants, au gré d’un long travelling empli d’émotions sincères. On retrouve ici Vincent Périer au saxophone, Thomas Belin à la contrebasse et Francis Decroix à la batterie. Mouton s’inscrit dans les pas des pianistes actuels qui ouvrent le jazz sur une bienfaitrice modernité, tels que Aaron Parks, Brad Melhdau ou Yaron Herman. ASAP Quartet sera pour la première fois sur la scène du Hall Blues Club, le 22 décembre à Pélussin.

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King of the boogie

Expo blues | Du côté de Pélussin, la programmation du Hall Blues Club ne faiblit pas d’un iota, les concerts hebdomadaires s’enchaînent sans se ressembler et c’est une (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

King of the boogie

Du côté de Pélussin, la programmation du Hall Blues Club ne faiblit pas d’un iota, les concerts hebdomadaires s’enchaînent sans se ressembler et c’est une chance pour ceux qui crèchent de ce côté-là du Pilat… Afin de commémorer le centenaire de la naissance de l’irremplaçable John Lee Hooker, l'équipe du HBC propose une exposition collective jusqu’au 20 octobre dans la salle de La Passerelle. Né en 1917 dans l’État du Mississipi, le guitariste-chanteur laisse derrière lui une discographie colossale avec un style unique et authentique qui a marqué de son empreinte l’Histoire du blues comme du rock. Livres, CD et vinyles, DVD, affiches, photographies ou cartes postales accompagneront les toiles de Jean-Claude Legros et Daniel Barthélémy. Le premier s’est fait de la représentation de musiciens afro-américains (et plus particulièrement des bluesmen) une vraie spécialité. Le second, diplômé des beaux-arts de Valenciennes et de Paris, entretient une dualité inspiratrice qui le place entre abstraction et art figuratif. Expo collective John Lee Hooker, jusqu'au 20 octobre, au Hall Blues Club de Pélussin

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Tous les blues sont dans la nature

Grésiblues (Isère) | Du dimanche 2 au vendredi 7 juillet, la vallée du Grésivaudan sonnera blues avec plusieurs concerts gratuits ici et là. On vous en dit plus.

Nicolas Joly | Mardi 4 juillet 2017

Tous les blues sont dans la nature

Entre les rives du Mississipi et la vallée du Grésivaudan, il n’y a a priori que peu de points communs. Toutefois, grâce aux efforts des bénévoles de l’association Grésivaudan blues festival, on peut entendre à Crolles, Montbonnot et ailleurs la même musique que dans les clubs de Memphis. Du 2 au 7 juillet, le festival Grésiblues invite ainsi des artistes de blues à se produire gratuitement et en plein air dans des communes de la vallée. Fidèles à leur volonté de faire découvrir le blues sous toutes ses formes, les organisateurs ont concocté pour cette 18e édition une programmation pour le moins éclectique. Par exemple, les amateurs de ballades traditionnelles apprécieront la retenue du classieux Luke Winslow-King, qui sillonne les routes étatsuniennes depuis plus de 10 ans. Quant aux afficionados de blues/rock plus musclé, ils apprécieront le côté sauvage des Miss America et du Quintana Dead Blues eXperience, le nouveau projet de l’électrique Piero Quintana. À noter que plusieurs des formations programmées sont des projets récents, voire carrément inédits. L’occasion de montrer que malgré so

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Le tour du monde en 7 jours

Interfolk (Haute-Loire) | La cuvée 2017 du festival Interfolk est un très grand cru qui exalte les valeurs de fraternité, d'échanges, d'ouverture aux cultures du monde en réaction à la tuerie de Nice malencontreusement survenue la veille du gala d'ouverture de l'édition 2016.

Monique Bonnefond | Mardi 4 juillet 2017

Le tour du monde en 7 jours

Les arts de la rue occupent l'espace public depuis des temps immémoriaux. Des mystères médiévaux au théâtre de rue moderne, des bateleurs de fêtes foraines au nouveau cirque, le spectacle vivant n'a cessé d'évoluer tout en s'appuyant sur la tradition. Cette année encore, Interfolk s'ouvre aux cultures de tous les continents et met l'accent sur la notion d'ethnies, mais accomplit aussi un gros travail de recherche pour présenter des groupes très variés, porteurs de modernité pour éviter l'uniformité. "La brûlante Afrique" côtoie "la langoureuse Asie" représentée par la Malaisie avec un ensemble de percussions qui avait participé aux J.O. de Pékin et révèle le rapport fusionnel et religieux avec le tambour, instrument sacré de l'appel des esprits. Simple exemple parmi le foisonnement artistique d'une programmation élaborée avec le souci de la diversité et de la création. Un festival fraternel ouvert à tous En étendant les festivités au-delà du Puy, dans tout le département rural de la Haute-Loire, le festival touche une population parfois éloignée de toute pratique culturelle et dynamise ainsi une démocratisation culturelle en allant, avec 350 danseurs et mus

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Lady blues

Blues | Forte d’un très bel album sorti l’an passé, Road of blue memories, la guitariste et chanteuse Sophie Malbec est de retour au Hall Blues Club de Pélussin pour un concert qui s’annonce magnétique.

Niko Rodamel | Mercredi 7 juin 2017

Lady blues

Riche d’un parcours semé de belles rencontres musicales sur les chemins du blues, Sophie Malbec fait aujourd’hui partie des blueswomen qui ont le vent en poupe, avec un phrasé bien à elle, une patte reconnaissable dès les premières mesures et, sur scène, une classe malicieuse. Sophie rencontre le blues vers l’âge de dix-sept ans, comme une évidence. Après l’apprentissage de la guitare et du répertoire des plus grands bluesmen, la Clermontoise fera ses débuts sur scène en 1999 au sein du trio Electric Lady Band avec lequel elle remporte dès l’année suivante l’encourageant tremplin Nouveaux Talents du Blues à Paris, à l'unanimité du jury. L’artiste apprend le métier sur la route, de bars en clubs en passant bien sûr par les plus grands festivals du genre, parfois en one-woman-band (s'accompagnant de sa guitare, d'une grosse caisse et d'une cymbale charleston), mais aussi en duo, en trio ou avec des formations plus étoffées. On the road Encouragée par Pierrick Arnaud (de Innacity Prod à Saint-Étienne) ainsi que par le songwriter texan Neal Black, Sophie coproduisait en 2016 son premier LP avec Ti and Bo (Turning Image and Blues Organisation) et l’appu

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Du blues, du blues, du blues

Blues | Après "La nuit du blues" au Rhino Jazz 2016, Le Pax donnera l'occasion de redécouvrir un duo de blues assez étonnant. The Two est un groupe plutôt atypique, (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 février 2017

Du blues, du blues, du blues

Après "La nuit du blues" au Rhino Jazz 2016, Le Pax donnera l'occasion de redécouvrir un duo de blues assez étonnant. The Two est un groupe plutôt atypique, développant une musique métissée et envoûtante, un blues sincère et poignant, une sorte d’appel au voyage vers des destinations qui sentent bon la terre et le soleil quelque part entre les racines du Delta blues et, plus méconnu, le blues créole. Yannick Nannette, guitare acoustique et dreadlocks, martèle le tempo et donne de la voix ou du kazoo. Thierry Jaccard fait résonner le son métallique et plaintif de sa guitare dobro. Le premier est mauricien et l’autre suisse, mais la belle complicité musicale des deux musiciens gomme toutes les frontières du genre, rendant au blues sa simplicité authentique et son caractère intemporel. De l’Ile Maurice à la Suisse, il n’y a qu’un pont. The Two, dimanche 12 février à 17h, salle Le Pax à Saint-Étienne

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Musique fraternelle

MUSIQUES | La scène régionale regorge de jeunes talents bruts, sortant du circuit variétés traditionnel. Le duo Black Lilys fait partie de cette nouvelle génération qui (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 janvier 2017

Musique fraternelle

La scène régionale regorge de jeunes talents bruts, sortant du circuit variétés traditionnel. Le duo Black Lilys fait partie de cette nouvelle génération qui grimpe tranquillement les échelons de la musique, sans crier gare et avec une belle identité. À l'instar de Ladybug and The Wolf, de Nazca, de Tachka et autres Pethrol, Camille et Robin, formant Black Lilys, proposent un univers bien à eux. Frère et soeur, ils se connaissent à merveille et leur musique est empreinte de cette belle complicité. Savants mélanges de soul, d'envolées rock et de douceurs folk/indie pop, les compositions du duo se glissent dans l'oreille tendrement. La voix déchirante de Camille, très proche de celle d'une autre belle artiste lyonnaise Joe Bel ou de Selah Sue, laisse rêveur. Il suffit d'aller tendre le pavillon sur un titre tel que Dust of You pour se laisser prendre au piège. Après un premier EP Memories of a Blind Mind sorti en 2014, le groupe a écumé de nombreuses salles et scènes, possédant aujourd'hui une réelle expérience live. À découvrir sans attendre. Black Lilys [+ CYLD], samedi 14 janvier à 20h30, au Château du Rozier à Feurs

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Adamus sera nôtre

Festival Les Oreilles en Pointe | Avec un statut de star dans la Belle Province, Bernard Adamus est un artiste qui mêle allégrement le folk, blues, country et hip-hop. Un peu foutraque, entraînante et surtout attachante, la musique du Québécois posera aux Oreilles en Pointe sa "trinité de tous les possibles", à savoir : femmes, amis et "brosses entre cheums'".

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Adamus sera nôtre

Sans jamais avoir fait de compromis, Bernard Adamus avance sereinement. Ce chansonnier montréalais de 37 ans ne laisse jamais indifférent, tout comme sa musique. La preuve avec Sorel Soviet So What, son troisième album au nom plus qu'original et qui concentre toute l'énergie et l'inventivité du bonhomme. La prevue avec son titulé un peu étonnant. « Le nom de cet album est juste un clin d'oeil à So Far, So Good... So What!, un disque du groupe Megadeath, explique-t-il. Cela n'a aucun rapport ni avec la ville de Sorel au Québec, ni avec les Soviets. » Comportant tout ce qui fait la force de ses compositions, à savoir un savoureux mélange entre un blues lancinant, un folk enlevé et l'énergie de la country, cet opus est un peu différent des deux autres disques de l'intéressé. « J'ai tendance à dire que cet album ressemble plus à de la musique de New-York plutôt que de la Nouvelle-Orléans, mais ça reste de la musique très américaine dans l'esthétique. » Boulimique de lives Un poil déjantée, la musique de Bernard Adamus est un peu le condensé de ce que propose la musique québécoise. Une liberté de ton, une légéreté app

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Ladybug and The Wolf : « Cet album est le commencement de nouvelles choses »

MUSIQUES | Le duo (devenu trio sur scène) stéphanois Ladybug and The Wolf, sort enfin son premier album Mammatus et en profite pour investir Le Clapier avec une ribambelle de "groupes amis" ce samedi. L'occasion de revenir avec Paloma et Kevin sur cette aventure musicale qui continue et qui évolue au fil du temps.

Nicolas Bros | Vendredi 21 octobre 2016

Ladybug and The Wolf : « Cet album est le commencement de nouvelles choses »

Est-ce que Mammatus, premier album qui s'est fait longtemps attendre, est un aboutissement ou simplement une étape dans votre cheminement artistique ? Kevin : Nous avions réellement hâte de le voir de manière "physique" cet album. Nous travaillons dessus depuis plus de deux ans maintenant. Pour moi, la sortie de l'album est une étape importante. Il y a le fait de le vendre, de le défendre sur scène, etc... mais il y a aussi le fait d'avoir l'objet entre les mains. Paloma : Je vois cet album comme le commencement de nouvelles choses. Ce n'est pas un aboutissement mais le début de quelque chose. Nous essayons de faire quelque chose de concrètement plus travaillé, d'aller plus loin dans notre démarche artistique. J'essaie de faire en sorte que ce soit finalement le début de notre histoire, de me mettre dans l'idée que cet album nous propulse. Est-ce que vous avez une appréhension avant de sortir enfin ce premier album ? Kevin : Non, nous sommes excités et contents. Nous avons tellement travaillé et évolué au cours des deux années de travail s

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Dans une autre dimension

MUSIQUES | On avait quitté le duo stéphanoisLadybug and The Wolf en 2015 avec un EP, Familiar Games, qui annonçait la couleur plus électrique que devait revêtir leur (...)

Nicolas Bros | Mercredi 5 octobre 2016

Dans une autre dimension

On avait quitté le duo stéphanoisLadybug and The Wolf en 2015 avec un EP, Familiar Games, qui annonçait la couleur plus électrique que devait revêtir leur premier album. Le résultat s'est fait attendre mais il est enfin là. Mammatus sort ce mois-ci et démontre que Paloma (Ladybug) et Kevin (The Wolf) prennent leurs aises en sortant de leur folk feutrée pour aller tatonner du côté de sonorités plus affirmées. Un virage en douceur mais assumé pour le groupe qui prend ainsi plus de place dans la scène locale. Ladybug and The Wolf - Mammatus [Yes Music/WAB/Musicast] Release party au Clapier le 22 octobre

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Fleur sauvage de la folk

MUSIQUES | Jake Braunecker (alias Wildflower Union) est « militant, siffleur, nomade, conteur, libre penseur » et américain. Mais c'est avant tout un musicien folk (...)

Nicolas Bros | Mardi 12 juillet 2016

Fleur sauvage de la folk

Jake Braunecker (alias Wildflower Union) est « militant, siffleur, nomade, conteur, libre penseur » et américain. Mais c'est avant tout un musicien folk au style épuré et très actuel. Ayant débuté son aventure musicale dans la rue, à Bloomington ( dans l'Indiana), il suit pleusieurs voies et projets : monte un trio puis revient en solo, s'investit dans un organisme musicale local : The Grant St. Musician's Co-op, et entreprend par la suite un tour des États-Unis puis de six pays européens. Il atterrit à Saint-Étienne, s'y installe et s'y produit à de nombreuses reprises depuis plusieurs mois. Cet été, il sera encore une fois sur scène avec sa guitare et sa verve, le samedi 16 juillet. Wildflower Union [+ Lé Miénn + Marek Vuiton + Maurice's Fire], samedi 16 juillet, dans la cour des Forces Motrices, au coeur du quartier créatif Manufacture de Saint-Étienne, dans le cadre des P'tites Guinguettes, entrée gratuite

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À la rencontre du monde

SCENES | Pendant cinq jours, des chanteurs, musiciens, danseurs, venus des cinq continents, vont offrir à trente-deux communes de Haute-Loire, soixante-dix (...)

Monique Bonnefond | Mardi 5 juillet 2016

À la rencontre du monde

Pendant cinq jours, des chanteurs, musiciens, danseurs, venus des cinq continents, vont offrir à trente-deux communes de Haute-Loire, soixante-dix spectacles de danse, défilés, animations de rue, parades, dont la plus marquante sera la grande parade des cultures du monde le 19 juillet. Dans un tourbillon de musiques et de danses, tous ces artistes, vêtus de costumes aux couleurs éclatantes, mettront à travers leurs traditions populaires et folkloriques, le monde entier à la portée d'un public non élitiste, un public populaire et familial riche de sa diversité et établiront avec lui un lien direct et sans aucune barrière, ni entre les générations, ni entre les peuples ni entre les cultures. Cette rencontre interculturelle perpétue l'esprit de convivialité et de partage, favorise une véritable ouverture à l'autre, à sa culture, une ouverture à la différence, à la tolérance qui sont des vecteurs de cohésion sociale. Nous laisserons le mot de la fin à un écrivain mexicain. Octavio Paz, prix Nobel de la paix en 1990 nous dit : « Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l'inverse, c'est de l'isolement que meurent les civilisations. »

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Vers l'authenticité

MUSIQUES | L'indie folk régionale a de beaux jours devant elle. Si les Stéphanois de Ladybug & The Wolf sortent bientôt leur premier album, leurs homologues lyonnais de The Clarks Project viennent présenter une nouvelle fois, un an après Paroles & Musiques, leur musique évoquant les grands espaces, à la recherche d'une certaine authenticité. Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mercredi 4 mai 2016

Vers l'authenticité

Créé en 2013, le groupe lyonnais The Clarks Project est basé sur une amitié solide, celle de Vincent et Xavier, ayant débuté, à l'instar de nombreux autres groupes, à lustrer les bancs de la fac et à refaire le monde. Après s'être perdus de vue pendant quelques années, les deux acolytes ont décidé de finalement se lancer dans le grand bain de la musique. Et bien leur en a pris ! Tout d'abord en duo (deux guitares), puis en quatuor (une batterie et une basse sont venues apporter un peu plus de corps au son du groupe), la formation folk possède cette belle authenticité nichée au coeur de leurs compositions. Cette valeur avérée sert la qualité des titres proposés par le groupe, telle que leur dernier titre Mother Earth, tout juste sorti de studio. Du live, du live et encore du live En permanente suspension, leurs créations indie folk sont empreintes de mélodies délicates. Elles sont les prémices très encourageants d'un groupe encore jeune (créé en 2011) mais possédant déjà une belle expérience scénique et un EP au compteur (We Became Men sorti en 2013) construit et pensé avec cohérence. « Nous avons enchaîné de nombreux concerts en un an,

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Du passé au présent

MUSIQUES | Savant mélange de Bob Dylan, Lou Reed et du David Bowie des débuts, le rockeur Elliott Murphy a connu un succès retentissant à la sortie de son premier album, (...)

Marlène Thomas | Mardi 2 février 2016

Du passé au présent

Savant mélange de Bob Dylan, Lou Reed et du David Bowie des débuts, le rockeur Elliott Murphy a connu un succès retentissant à la sortie de son premier album, Aquashow (nom emprunté au show aquatique de son père), en 1973. Il n’avait alors que 24 ans. Considéré comme le "nouveau Bob Dylan" et salué par la critique, le jeune Elliott connaît une période difficile, où la pression se fait trop forte. Un passage à vide auquel il a su faire face, notamment grâce à l’aide précieuse de ses amis et fans de la première heure, Lou Reed et Bruce Springsteen. Depuis 1989, le rockeur, qui a grandi à Long Island, a posé ses valises à Paris. C’est en compagnie de son fils de 24 ans, Gaspard - producteur-arrangeur du disque - qu’il a revisité son premier album mythique, renommé pour l'occasion Aquashow Deconstructed. Les dix titres aux textes travaillés et poétiques, souvent accompagnés d’un subtil jeu d’harmonica, se veulent plus acoustiques dans ce second opus. Sa voix, encore plus grave et profonde, souligne le gain d’une certaine maturité chez ce troubadour du folk-rock, âgé de 66 ans. C’est avec plaisir que l’on retrouve le fameux Last of the rock star

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La Tanière fermée ce soir

ACTUS | Suite à un problème électrique, la direction du bar La Tanière (rue de la Richelandière à Saint-Étienne) a décidé d'annuler le concert de Zappo Blues prévu ce soir. (...)

Nicolas Bros | Vendredi 27 novembre 2015

La Tanière fermée ce soir

Suite à un problème électrique, la direction du bar La Tanière (rue de la Richelandière à Saint-Étienne) a décidé d'annuler le concert de Zappo Blues prévu ce soir. Concert qui sera reprogrammé à une date ultérieure. Le bar réouvrira normalement demain. NB

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Les balbutiements inspirés de Tachka

MUSIQUES | Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 juin 2015

Les balbutiements inspirés de Tachka

Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune Lyonnaise propose une musique folk onirique nimbée de lueurs tendant parfois vers le jazz. Sortant ce mois-ci son premier album Balbutiar, un an après le très prometteur EP de 4 titres Silent Opera, Tachka confirme les espoirs qui reposaient sur ses épaules. Avec ses titres explorant divers univers, Balbutiar est un condensé riche d'une folk tantôt douce tantôt plus piquante, à l'image de ce que souhaitait dégager l'artiste de cette production. «J'ai voulu que ce disque soit narratif, descriptif et imagé, explique la jeune femme d'origine danoise. Que le texte et la musique se reflètent comme dans un miroir. Chacun peut interpréter à sa guise ce travail.» Le résultat donne treize titres qui collent au tympan et à la peau. Intégrant les quatre morceaux composés pour Silent Opera, Tachka peaufine le tableau de sa pop folk onirique, toute en suspension. Une belle épreuve qui accompagnera le retour des beaux jours. NB Tachka

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Blues brodeurs

MUSIQUES | Depuis The Blues, excellente série documentaire produite par Martin Scorsese, les amateurs du genre étaient restés sur leur faim. Deux Stéphanois viennent de (...)

Niko Rodamel | Mardi 2 juin 2015

Blues brodeurs

Depuis The Blues, excellente série documentaire produite par Martin Scorsese, les amateurs du genre étaient restés sur leur faim. Deux Stéphanois viennent de vivre un rêve éveillé sur les routes du blues. Au printemps 2011 Thibaud Degraeuwe et Vincent Hugo, passionnés de blues, étaient restés bouche bée et oreilles scotchées devant la prestation de Toronzo Cannon, musicien originaire de Chicago, venu enflammer la scène du Climax Club Legend à Riotord (43). Une première rencontre qui se prolongera sur Facebook puis par des retrouvailles inespérées lors d’une tournée française en 2013. «L'occasion était trop belle, nous avons donc saisis cette opportunité de réaliser un de nos rêves : suivre et filmer un artiste de blues sur une tournée. Nous avons donc réalisé des captations sur plusieurs shows de Toronzo Cannon.» Encouragés par un premier teaser posté sur Youtube, Thibaud et Vincent voient plus grand et décident de taper plus fort. Arpentant de nombreux lieux dédiés à ce style musical, les deux complices croisent la route des acteurs les plus importants du blues hexagonal et débutent tambour battant la réalisation d’un vrai documentaire, de la naissance du blues à son d

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Éclosion imminente

MUSIQUES | S'asseoir près du feu et se détendre avec Nazca. Bercé par les voix éclairées de Juliette et Zoé, les deux filles. Le tout mélangé aux sons de percussions et de ukulélé (...)

Nicolas Bros | Mardi 31 mars 2015

Éclosion imminente

S'asseoir près du feu et se détendre avec Nazca. Bercé par les voix éclairées de Juliette et Zoé, les deux filles. Le tout mélangé aux sons de percussions et de ukulélé de Marc et Navid, les deux garçons. Le quatuor délivre une pop folk douce, qui cajole, parsemée d'incursions blugrass et d'un soupçon de country. Sans artifice superflu, la musique du groupe éclot dans les tympans telle une orchidée sauvage de printemps. Après son premier EP intitulé Cowboy's Secrets en 2013, la formation lyonnaise continue son petit bonhomme de chemin tout en finesse, préparant un second EP prévu d'ici à la fin de l'année. Sur scène, le groupe propose un set à l'image de sa musique : épuré et brut. Passé de l'atmosphère très "indiens/cowboys" à une thématique plus bohème voire gypsy, Nazca va se produire pour la première fois dans la Loire depuis sa formation en 2011. Ils seront en première partie du duo stéphanois pop-folk incontournable, également en pleine éclosion, Ladybug & The Wolf. NB Soirée Folkappy : Nazca + Ladybug & The Wolf, vendredi 10 avril à 20h30, à l'Auditorium des Foréziales, Montrond-les-Bains

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Les balbutiements inspirés de Tachka

MUSIQUES | Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 mars 2015

Les balbutiements inspirés de Tachka

Telle une caresse auditive, la musique de Tachka berce l'auditeur dans un doux rêve éveillé. Avec sa voix appuyée de son timbre rappelant Feist, la jeune Lyonnaise propose une musique folk onirique nimbée de lueurs tendant parfois vers le jazz. Sortant ce mois-ci son premier album Balbutiar, un an après le très prometteur EP de 4 titres Silent Opera, Tachka confirme les espoirs qui reposaient sur ses épaules. Avec ses titres explorant divers univers, Balbutiar est un condensé riche d'une folk tantôt douce tantôt plus piquante, à l'image de ce que souhaitait dégager l'artiste de cette production. «J'ai voulu que ce disque soit narratif, descriptif et imagé, explique la jeune femme d'origine danoise. Que le texte et la musique se reflètent comme dans un miroir. Chacun peut interpréter à sa guise ce travail.» Le résultat donne treize titres qui collent au tympan et à la peau. Intégrant les quatre morceaux composés pour Silent Opera, Tachka peaufine le tableau de sa pop folk onirique, toute en suspension. Une belle épreuve qui accompagnera le retour des beaux jours. NB Tachka

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Back in Pélussin

MUSIQUES | Après un concert très apprécié en avril 2014, les voilà de nouveau au Hall Blues Club. Alain Giroux (guitare) et Jean-marc Hénaux (harmonica) jouent et chantent (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 février 2015

Back in Pélussin

Après un concert très apprécié en avril 2014, les voilà de nouveau au Hall Blues Club. Alain Giroux (guitare) et Jean-marc Hénaux (harmonica) jouent et chantent ensemble depuis trois ans, confortablement installés dans un genre quelque peu confidentiel : le blues acoustique. Vu leur différence d’âge, le premier pourrait tout à fait être le père du second. Sur scène le binôme fait preuve d’une complicité qui ne peut que servir leur musique et renforcer leur proximité avec le public. Giroux a débuté dans les années 70 aux côtés de Bill Deraime et Jean-Jacques Milteau, ayant digéré le jeu des maîtres du genre comme Blind Lemon Jefferson, John Lee Hooker ou Robert Johnson. Hénaux a passé son adolescence à écouter Sonny Boy Williamson et Little Walter avant de découvrir Rod Piazza et Nico Wayne Toussaint. Depuis 2012, le duo est en perpétuelle évolution : si leurs débuts étaient complètement imprégnés de chicago blues, l’arrivée de leurs premières compositions leur a fait prendre un virage blues-rock. Aujourd’hui, le répertoire des deux compères est un mélange ragtime-blues-vintage de tout cela, entre compositions personnelles et standards, avec même quelques titres empruntés à la so

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Rauque et rêche

MUSIQUES | Si son sobriquet peut provoquer une franche rigolade, attendez un peu que Chicken Diamond monte sur scène. Car une fois sur le stage, ce Lorrain balance (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 février 2015

Rauque et rêche

Si son sobriquet peut provoquer une franche rigolade, attendez un peu que Chicken Diamond monte sur scène. Car une fois sur le stage, ce Lorrain balance un blues rauque et rêche à souhait. Homme orchestre, il se présente en one-man band et propose de le suivre dans les tréfonds d'une musique aussi abrasive qu'un rouleau de papier de verre frottant le tympan. Avec son dernier album My Name is Charles 'Chicken' Diamond, le poulet diamantaire va plus loin que sur ces précédents opus. Ce disque est un condensé de puissance blues punk avec des titres possédant une profondeur que l'on avait pas entendue dans sa production. Tenant en haleine son auditoire, il frappe un grand coup dans les enceintes. Le son de Chicken Diamond est torride, tranchant et acéré comme une lame. Il sera d'ailleurs difficile de vous faire croire qu'autant de râffut provienne d'un seul être humain. Et pourtant... Bienvenue dans ce "bl-unk" (néologisme formé par les mots blues et punk) sidérurgique sorti tout droit des ha

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J'ai fait un rêve

MUSIQUES | Elle est une artiste hors du temps, hybride, avec une voix dont on ne se détache pas facilement.  Josephine Foster possède le secret pour créer une musique (...)

Nicolas Bros | Mercredi 4 juin 2014

J'ai fait un rêve

Elle est une artiste hors du temps, hybride, avec une voix dont on ne se détache pas facilement.  Josephine Foster possède le secret pour créer une musique enjôleuse, rassurante et riche en émotions. Après douze albums, il est temps de découvrir cette perle rare de la musique américaine et son folk old-time rêveur. Avec une voix hors norme, la lady du Colorado se dirigeait tout naturellement vers une carrière tournée vers l'opéra. Elle avait d'ailleurs entrepris des études pour y parvenir. Mais se sentant un peu à l'étroit dans ce milieu aux codes parfois stricts, elle orienta sa voix vers un style lui permettant d'exprimer pleinement ses acuités artistiques en toute liberté. Une ouverture qui l'aura menée jusqu'à s'attaquer avec sa guitare à sept lieder allemands de Schubert, Wolf, Brahms et Schumann. Le résultat fut un disque intitulé A Wolf in Sheep’s Clothing qui résume assez bien le personnage : une louve en habits d'agneau. Elle ressemble un peu ça Josephine Foster, un animal musical qui se pare de couches de vêtements telles des parements d'une richesse et d'une profondeur inépuisables. La musique de la guitariste ne se conf

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Yodélice : "Je n'ai jamais rêvé de devenir chanteur"

MUSIQUES | Maxim Nucci et Yodélice, deux personnages qui ne font plus qu'un depuis 7 ans. Avec son dernier album "Squared Eyes", qualifié par beaucoup de plus rock et énergique, Yodélice emmène l'auditeur dans son univers onirique avec toujours la même générosité. Yodélice, un artiste tout en finesse. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Lundi 10 février 2014

Yodélice :

Y-a-t-il aujourd'hui un Yodélice différent de celui des deux premiers disques ?Oui, j'essaie de faire avec Yodélice des disques qui soient en accord avec moi-même au moment où je les fais. Je suis un être humain qui évolue comme tout le monde. Je suis toujours très étonné par les gens qui sont très sûrs d'eux, avec des convictions très ancrées car on ne cesse de changer de point de vue, de faire des rencontres, ... Pour en revenir à Yodélice, cet album est plus énergique et plus lumineux qu'auparavant. La coloc' se passe bien avec Yodélice ?Parfois on s'embrouille (rires). Plus sérieusement, au départ, je différenciais vraiment Yodélice de moi-même et j'enfilais un costume pour entrer sur scène. Finalement, après 7 ans, nous avons pris possession l'un de l'autre. Vous collectionnez les instruments et matériels d'enregistrement. Sur cet album, vous avez enregistré avec des guitares 60's et des batteries 70's ?J'ai commencé ce métier avec l'amour des musiciens de studio et des ingés son. Je n'ai jamais rêvé de devenir chanteur, c'est arrivé plus tard. J'ai une fascination pour le son et les techni

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Yvan Marc : «Retourner à un esprit chanson folk»

MUSIQUES | Yvan Marc fait partie de ces chanteurs passionnés et libres. Proche de Mickey 3D et connu pour son titre "Propaganda", ce natif d'Ecotay l'Olme, à côté de Montbrison, revient au printemps 2013 avec son cinquième album "L'équilibre", toujours dans un esprit rock mais plus intimiste. Il se présentera ce jeudi en première partie de Thomas Fersen sur la scène du FIL. Propos recueillis par Nicolas Bros

Nicolas Bros | Mardi 10 décembre 2013

Yvan Marc : «Retourner à un esprit chanson folk»

Yvan Marc, pourriez-vous revenir sur votre parcours ? Cela fait dix ans que je tourne sous mon prénom Yvan Marc. Mais je fais de la musique depuis trente ans. Mon premier album La Cuisine est sorti en 2002. J'avais alors suivi les Mickey 3D lors de la tournée de l'album Tu vas pas mourir de rire. Depuis j'ai sorti trois albums dont Des chiens, des humains en 2005. Quelle est la teneur de ce nouvel opus ?J'ai essayé d'écrire des textes plus intimistes avec des thématiques tournant autour du temps qui passe, de la vie de couple, de ce qui nous pousse à avancer, … C'est un album plus personnel, moins engagé que les autres. Mon dernier album A bout de bras en 2010, était beaucoup plus «produit» avec un son assez gros, bien rock avec notamment un quatuor à cordes. Je souhaitais retourner à l'ambiance musicale de mes débuts, dans un esprit chanson folk. Ça reste rock mais avec plus d'instruments acoustiques : du banjo, de l'accordéon diatonique, du violon, … Il y a deux chansons un peu plus engagées ?Oui, il y a la C(e)rise qui un titre év

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