Des étoiles et un lapin

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Photo : Stars and Rabbit © DR


Immuable rendez-vous musical de l'été ardéchois depuis plus de trente ans, les Kiosques à Musique proposent cette année encore une foisonnante programmation balayant de nombreux styles, du rock à la chanson en passant par la sono mondiale des quatre coins du globe. Voici nos trois coups de cœur... La pop indonésienne de Stars and Rabbit est à découvrir absolument ! Leur univers à la fois solaire et psychédélique, doux et chaotique, ne peut laisser indifférent : on adore ou on passe son tour. Ce duo connaît un succès exponentiel en Indonésie où il multiplie les passages très remarqués sur les plus grands festivals (vendredi 26 juillet à 22h)... Nous retrouverons également avec plaisir l'afrobeat contagieux du combo parisien des Frères Smith. Leur dernier album en date, Free to go, est le fruit d'un travail collectif comportant de nombreux featurings avec notamment la présence de la chanteuse malienne Mamani Keita ou du chanteur-guirariste-koriste guinéen Djeli Moussa Condé (vendredi 9 août à 22h)... Enfin, forts d'un tout nouvel album, les sept musiciens lyonnais de The Fat Bastard Gang Band seront dans la place avec leur musique kaléidoscopique et leur présence scénique explosive (jeudi 15 août à 22h).

Les Kiosques à Musique, du 24 juillet au 16 août, à La Voulte sur Rhône et à Saint-Fortunat

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La belle ébène

Sono mondiale | Presque six ans jour pour jour après un concert qui avait marqué les esprits, la magnifique Dobet Gnahoré remet le couvert au Sou. Si aujourd’hui elle ne (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 janvier 2019

La belle ébène

Presque six ans jour pour jour après un concert qui avait marqué les esprits, la magnifique Dobet Gnahoré remet le couvert au Sou. Si aujourd’hui elle ne bénéficie peut-être pas tout à fait de la même visibilité médiatique que ses consœurs Rokia Traoré ou Fatoumata Diawara, elle fut pourtant en 2010 la première artiste ivoirienne à remporter un Grammy Awards et continue de se produire dans le monde entier. Soyons clairs : la puissance scénique de Dobet est bluffante et son africanité imparablement hypnotique. Originaire de l'Ouest de la Côte d'Ivoire, fille aînée du maître percussionniste Boni Gnahoré, elle s’est initiée dès l’âge de douze ans aux arts de la scène, se formant au théâtre, à la danse, à la musique et au chant au sein de diverses compagnies, avant de former le duo Ano Neko avec le guitariste français Colin Laroche de Féline et de composer avec lui un premier album éponyme qui sortira en 2004. Suivront trois autres LP de 2007 à 2014, jusqu’à un cinquième album, Misiki, réalisé l’an passé par Nicolas Repac, guitariste-compositeur-arrangeur-producteur, homme de l’ombre et maître du sample à qui l’on doit déjà d’avoir fait si joliment chanter Mamani Keïta.

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Le chant du monde

Les Kiosques à Musiques (Ardèche) | Comme chaque année depuis des lustres (1987), les Kiosques à musique de la Voulte-sur-Rhône promettent un été ardéchois délicieusement musical, avec des concerts (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 juillet 2018

Le chant du monde

Comme chaque année depuis des lustres (1987), les Kiosques à musique de la Voulte-sur-Rhône promettent un été ardéchois délicieusement musical, avec des concerts gratuits et en plein air à la tombée de la nuit, chaque mercredi et chaque vendredi durant les mois de juillet et d’août. Deux d’entre eux ont plus particulièrement retenu notre attention… Mercredi 25 juillet, le trio Bazenco viendra dérouler ses chansons nourries de voyages et de rencontres, mêlant reggae et jazz à des polyphonies vocales qui évoquent autant l’Afrique que les Antilles. Frais et léger… Vendredi 3 août, le magnifique bluesman malien Abou Diarra, songwriter, chanteur et joueur de n'goni (instrument cousin de la kora), donnera un concert à ne rater sous aucun prétexte. Réalisé par Nicolas Repac, le dernier album en date d’Abou Diarra, Koya (2016), dévoile un parcours poétique qui remonte aux racines du blues, de l’Afrique à l’Amérique, depuis le Mali jusqu’au Bayou. Repac (à qui l’on doit déjà de belles collaborations avec Mamani Keita ou Arthur H) apporte ici avec ses samples une touche urbaine au son délicieusement roots de Diarra. Les Kiosques à musique, tout l’été, place Cami

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Afrodisiaque

Sono mondiale | Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 juin 2018

Afrodisiaque

Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi les têtes d’affiche du cru 2018, CharÉlie Couture (en plein bayou), Sergent Garcia (avec Bruno mais sans Bernardo) et Magyd Cherfi (qui avait fait faux bond l’an passé). Les nostalgiques de la grande époque des Touré Kunda seront aussi à la fête : la mythique fratrie sénégalaise fait cette année son grand retour avec l’album Lambi Golo (Soulbeat Records), mettant ainsi fin à dix ans de silence radio. Par son travail de défricheur à l’aube des années quatre-vingts, le groupe a servi de boussole pour d'autres artistes africains qui se sont imposés à leur tour dans le paysage musical international. Les Frères Smith sont quant à eux frangins par la musique et non pas par le sang. Entre afrobeat, afrofunk et ethiopic, le même afrogroove coule dans les veines de ces onze musiciens-contrebandiers. Le collectif parisien arpente les scènes françaises et européennes depuis une grosse décennie, avec une énergie explosive et contagieuse. Les Frères Smith le 16 juin, Touré Kunda le 17 juin, au parc Nelson Mandela à

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