Au milieu gazouille la Gazeille

Festival du Monastier | Le festival du Monastier-sur-Gazeille rempile pour la 31e année avec une programmation toujours aussi cuivrée, proposant concerts et stages dans différents horizons musicaux.

Niko Rodamel | Mardi 2 juillet 2019

Photo : Technobrass © DR Supergombo © DR


Avec environ mille-huit-cent habitants, le paisible village du Monastier-sur-Gazeille fait partie de ces nombreuses bourgades qui, une fois l'été venu, voit sa population exploser le temps de son festival annuel. Ici, la plupart des festivités ont lieu dans la cour du château abbatial, sauf, bien entendu, les concerts de musique ancienne baroque ou contemporaine qui sont donnés dans les deux églises de la commune. L'an passé, le festival le plus cuivré de toute la région Auvergne-Rhône-Alpes soufflait fièrement sa 30e bougie. Nulle question de s'endormir sur de si beaux lauriers, la cuvée 2019 s'annonce une fois encore des plus éclectiques. Rappelons que le festival du Monastier n'est pas seulement un moment de diffusion musicale mais qu'il s'efforce d'être également un lieu de pédagogie active, proposant cette année des stages de jazz afro-américain, de fanfare tsigane, de musique ancienne et même de fanfare romantique.

Métissages

Parmi la foisonnante palette de groupes annoncée, nous en avons repéré trois qui illustrent bien la variété et la qualité de la programmation du festoche... Technobrass est une vraie fanfare techno, composée de sept musicos from Rio de Janeiro qui donnent tout pour accoucher d'un show aussi intense qu'étonnant, entre teuf electro et carnaval do Brazil. Une irrésistible immersion dans des mélodies répétitives accrocheuses, sur un beat organique et frénétique... Les Lyonnais de Supergombo se sont taillés quant à eux une bien belle place sur la grouillante planète afrofunk, mixant mbalax sénégalais et soukous congolais, rythmes bikutsi et gammes mandingues, funk US et jazz mondial. Un cocktail sans frontières à glouglouter jusqu'à plus soif ! Enfin, nous retrouverons le très chouette projet Identité du saxophoniste Gaël Horellou : un univers unique qui balance entre jazz américain et maloya de La Réunion, où les rythmiques colorées de l'Océan Indien vous emmènent loin, très loin. Le nouvel album du groupe, Tous les Peuples, est sorti au printemps dernier.

Festival du Monastier, du 3 au 9 août, le Monastier-sur-Gazeille (Haute-Loire)

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Métissage

MUSIQUES | Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, (...)

Niko Rodamel | Mardi 6 octobre 2020

Métissage

Dans les pas de l’album Identité (2017), le saxophoniste Gaël Horellou poursuit son travail de rapprochement entre jazz actuel et maloya, la musique créole réunionnaise. Nouveau volet de l’aventure, Tous les Peuplespuise de manière encore plus approfondie dans le patrimoine musical traditionnel, explorant à travers les rythmes ancestraux de l’Océan Indien les racines des musiques noires. Avec ce nouvel album le septet flamboyant Gaël Horellou livre une musique toujours aussi festive et métissée. Un concert en coproduction avec Gaga Jazz. Gaël Horellou septet, mercredi 14 octobre à 20h30, salle Jeanne D'Arc à Saint-Étienne

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Kuti family

Sono mondiale | Rejeton échevelé de l’afrobeat, l’afro funk n’en finit pas d’animer un petit groupe d’irréductibles gaulois qui mijote sa potion magique depuis déjà quelques (...)

Niko Rodamel | Mercredi 9 septembre 2020

Kuti family

Rejeton échevelé de l’afrobeat, l’afro funk n’en finit pas d’animer un petit groupe d’irréductibles gaulois qui mijote sa potion magique depuis déjà quelques années au cœur des traboules lyonnaises. Dans les pas du multi-instrumentiste nigérian et gourou incontestable Fela Kuti, Supergombo fait de chacun de ses concerts une exploration musicale rétro futuriste de paysages luxuriants, où l’analogique et l’électronique se marient pour le meilleur au service de mélodies imparables et d’un groove diablement irradiant. Le line-up réunit un réjouissant fanfarium de musiciens : Aurélien Joly (trompette), Jérome Bartolomé (saxophone), Francis Larue (guitare), Romain Nassini (claviers), Etienne Kermarc (basse), Wendlavim Zabsonré (batterie) et David Doris (percussions). Nourri de mbalax sénégalais, de soukous congolais, de funk US et de jazz mondial, la discographie du combo témoigne des contrées explorées, apprivoisées et au final conquises par le frénétique septet. Ouvrant sa saison sous les meilleurs auspices, le Château du Rozier invite Supergombo pour un concert inaugural gratuit. Supergombo, vendredi 18 septembre à 20h30, le Château du Rozier à Feurs

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Globe-trotters

Festival voyages | Pour son quarantième anniversaire, le festival Curieux Voyageurs met les bouchées doubles avec un généreux cocktail de films, d’expositions et de rencontres, concentré sur trois jours de partage autour du thème rassembleur du voyage tous azimuts.

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

Globe-trotters

Lorsque que vous l’avez dans la peau, le virus de la bougeotte sans frontière n’a que faire de votre âge, de la nature de votre quête ou de votre moyen de locomotion. C’est comme ça, un périple qui s’achève appelle bien souvent le suivant, avec les semelles de vents qui chatouillent les orteils, le doigt qui se balade sur le planisphère, enjambant sans effort méridiens et parallèles… Fidèle à ce qui fait son identité depuis sa création, le festival place la découverte d’autres horizons et les rencontres au cœur de son rendez-vous annuel. Aux vingt-deux films et six expositions, aux moult conférences, débats, animations et ateliers viendra se joindre au village des Globe-Rêveurs une soixantaine d’exposants. L’équipe du festival invite tous les curieux, backpackers chevronnés ou touristes occasionnels, à venir vibrer à l’unisson de notre petite planète bleue. Anniversaire oblige, une nuit de courts-métrages sera proposée pour la première fois au Planétarium tandis qu’un concert clôturera le festival avec la chanteuse franco-angolaise Lucia de Carvalho. Sursis Curieux Voyageurs est avant tout un festival de films sur le thème du voyage, dont le jury décernera

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Putain 30 ans !

Festival du Monastier (Haute-Loire) | Incontournable rendez-vous des étés altiligériens, le singulier festival du Monastier demeure "ze place to cuivre" depuis déjà trente ans, avec cette année encore une programmation qui rapproche les genres et les publics.

Niko Rodamel | Mardi 3 juillet 2018

Putain 30 ans !

Trente bougies, ce n’est pas rien. Sur le Chemin de Stevenson, le festival a su garder le cap et peut fièrement se retourner sur une route jalonnée de rencontres musicales mettant à l’honneur, de mille et belles façons, les cuivres de tous les continents. Pour preuve, les concerts ne semblent souffrir cette année encore d’aucunes barrières, même les stages proposés jouent la diversité, de la musique ancienne à la fanfare tzigane. Parmi les formations à découvrir en live lors de cette édition anniversaire, citons notamment Bal’Kanard dont la musique festive, entre Balkans et Carpates, invite le public à la danse sous les coups de boutoir de six musiciens habités. Dans un style plus chaloupé, l’étonnant Eyo’nlé Brass Band cuisine les cuivres à la sauce africaine, mêlant chaleureusement rythmes, danses et chants du Bénin. Le groupe, qui a collaboré à plusieurs reprises avec Les Ogres de Barback, fait vivre la tradition des cuivres issue du pourtour du Golfe de Guinée, où se rencontrent l’afrobeat yoruba, le high life ghanéen et les musiques vaudous béninoises. La nueva cumbia du groupe mexicano-lyonnais Kumbia Boruka associe quant à elle reggae et cumbia colombienne des années soix

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Cuivrissimo

Festival du Monastier (Haute-Loire) | Le festival du Monastier-sur-Gazeille demeure depuis déjà vingt-neuf ans "ze place to cuivre", chaque été au cœur du 43, dans la pointe nord-ouest du Parc rational des Monts d’Ardèche. Sont annoncés plus de quarante concerts en sept jours, dont une immanquable double-soirée, avec le duo jazz Airelle Besson et Lionel Suarez ainsi que l’étonnant Elephant Tuba Horde.

Niko Rodamel | Mardi 4 juillet 2017

Cuivrissimo

À chaque édition du festival de cuivres, le jazz se taille une belle part du gâteau et c’est bien souvent la soirée SPEDIDAM qui fait mouche. Un duo plutôt classieux foulera cette année les planches de la grande scène avec Airelle Besson (trompette et bugle) aux côtés de Lionel Suarez (accordéon), le 7 août. Habituée aux formules intimistes (écoutez donc le magnifique titre Neige, sur l’album Prélude qu’elle enregistrait en 2014 avec le guitariste brésilien Nelson Veras), Airelle Besson est une des rares soufflantes à se détacher dans un milieu hyper masculin, avec un remarquable talent pour la composition, comme le prouve son dernier album en date, Radio One. Issu d’une famille d’accordéonistes, Lionel Suarez n’est lui plus à présenter, tant il a accompagné du beau monde depuis vingt ans, à commencer par Claude Nougaro. Les deux musiciens se connaissent bien puisqu’ils avaient déjà évolué ensemble au sein du Quarteto Gardel (avec le percussionniste Minino Garay et le violoncelliste Vincent Ségal), s’étant également retrouvés pour l'opéra-jazz de Laurent Cugny, La tectonique des nuages.

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Une sex machine habitée par sa muse

Soul/Funk | Ex-choriste de James Brown, Martha High débarque à Saint-Etienne pour un show entre soul et funk à faire fondre les deux pôles.

Niko Rodamel | Mercredi 1 février 2017

Une sex machine habitée par sa muse

Dans un groupe de musique, il est un poste peut-être encore plus ingrat que celui de bassiste. En effet, qui connait le nom des choristes qui soutiennent et habillent la voix du chanteur ou de la chanteuse sur qui tous les regards se concentrent ? Donner de la voix aux côtés d’une star peut bien évidemment constituer un formidable tremplin pour peu que, en plus d’avoir du talent, la chance vous sourit. L’excellent documentaire Twenty feet from stardom (à quelques mètres de la gloire) diffusé sur Arte l’été dernier, revenait justement sur ces artistes de l'ombre en retraçant le parcours de cinq vocalistes d'exception devenus à leur tour des stars, de Whitney Houston (choriste de Chaka Khan) à Cher (avec The Ronettes) en passant par Elton John qui a offert ses services vocaux à plusieurs groupes avant de se faire un nom. Martha High fut le principal soutien vocal de l’immense Monsieur Dynamite, alias James Brown, pendant près de trente-cinq années. Elle était aussi son amie et sa confidente. La jeune chanteuse qui avait débuté dans les églises découvrira la scène, les studios d'enregistrement et les tournées aux quatre coins de la planète aux côtés d'un artiste profondéme

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Mémoire vive

ARTS | Cameroun 2009, la photographe Sandrine Melierre opère un retour en pays natal après une absence de douze ans. « Douze années en creux, dit-elle, avec des (...)

Niko Rodamel | Mercredi 4 juin 2014

Mémoire vive

Cameroun 2009, la photographe Sandrine Melierre opère un retour en pays natal après une absence de douze ans. « Douze années en creux, dit-elle, avec des liens gardés par-dessus les mers et par-delà le temps égrené. Emotions plurielles qui se télescopent à l’arrivée. Larmes sur le tarmac… » De ce séjour de plus de deux mois en immersion sur la terre de ses aïeux, Sandrine rapportera une riche série photographique. « Je suis revenue avec l’envie de montrer ce qui est là-bas, de sortir des images toutes faites encrées de part et d’autre des continents, de confronter et resituer par moi-même cet entre-deux culturel et contextuel. Le moment est venu d’exposer les photos ! » De villes en villages l’artiste prendra le temps d’aspirer les images mais aussi les sons, les odeurs et les émotions pour mieux « mettre en exergue les personnes côtoyées, les paysages parcourus, les mots dits, compris, devinés... » Une quarantaine de tirages sera donc accrochée aux cimaises de la galerie Rêves d’Afrique. Des scènes de rue, de marchés, mais également quelques « Totems masken » : des bidons coupés et recouverts de matériaux rapportés du Cameroun (sucre, coton, cacao, graines…) puis photographiés.

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Réchauffons-nous les oreilles en attendant l’été…

MUSIQUES | Encore quelques belles soirées jazz à se mettre sous la dent en attendant les festivals estivaux : Gaël Horellou Quartet au Café Jules, Jochen Rueckert et Mark Turner au FIL et Vincent Perier Quartet à Saint-Victor-sur-Loire. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 23 avril 2013

Réchauffons-nous les oreilles en attendant l’été…

L’été des festivals de jazz approche à grands pas malgré la météo scandinave qui nous endort depuis de longs mois déjà, la programmation viennoise s’annonce une fois encore des plus alléchantes, mais nul n’est besoin d’attendre juillet pour se faire plaisir avec encore quelques beaux concerts à Saint-Étienne et alentours. Le Café Jules proposera le 16 mai un concert du saxophoniste alto Gaël Horellou : des compositions personnelles mais aussi quelques standards revisités avec le soutien d’Etienne Déconfin au piano, Antoine Paganotti à la batterie et Nicolas Moreaux à la contrebasse. Dix jours plus tard, les jazz-au-FIL ne manqueront pas le rendez-vous du dimanche 26 mai : Jochen Rueckert invite Mark Turner (sax ténor) à rejoindre sa formation sur la scène du Club. Né en Allemagne mais résidant à New-York, Rueckert fait partie de ces batteurs incontournables de la scène américaine actuelle. Avec Turner à ses côtés (mais aussi le guitariste Lage Lund et le bassiste Matt Penman), il faut s’attendre à un show de haute volée ! Un Périer sinon rien ! Une fois n’est pas coutume, un

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