​Gémeaux

Niko Rodamel | Mardi 3 septembre 2019

Photo : © Niko Rodamel


Le Rhino Jazz(s) invite les illustres frères Moutin (Louis à la batterie et François à la contrebasse) à réaliser une résidence en trois actes, déployant leur rythmique fusionnelle et leur synchronicité innée sur pas moins de trois concerts, en quintet ou en quartet, puis en collaboration avec les Conservatoires de Saint-Chamond et Saint-Étienne. L'occasion de retrouver quelques pointures comme Christophe Monniot (saxophone), Manu Codjia (guitare), Paul Lay (piano), Franck Pilandon (tenor) ou Gaspard Baradel (alto).

Moutin Factory 5tet, Moutin Blowing 4tet, Moutin's Musical Workshop, les 8-12-13 octobre à Firminy et Rive-de-Gier dans le cadre du Rhino Jazz festival


François et Louis Moutin

Factory Quintet
Maison de la Culture Le Corbusier Rue Saint-Just Malmont Firminy
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Moutin Factory 5tet


Maison de la Culture Le Corbusier Rue Saint-Just Malmont Firminy
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Moutin Blowing 4tet

Salle Jean Dasté 8 place du Général Valluy Rive-de-Gier
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Moutin's Musical Workshops

Théâtre de Couzon 25, rue Antoine Marrel Rive-de-Gier
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Les yeux dans le jazz

Photos jazz | Pour son quarantième anniversaire, le Rhino Jazz(s) festival investit trois gares ligériennes avec les superbes photos live d’un amoureux de la petite note bleue, le photographe Roger Berthet.

Niko Rodamel | Mardi 2 octobre 2018

Les yeux dans le jazz

Photographier le jazz n'est pas chose facile. Le photographe manque souvent de lumière. Il s'agit alors d'ouvrir grand le diaphragme de l'objectif et bien souvent de flirter avec les hautes sensibilités, qu'elles s'expriment en ASA argentiques ou en ISO numériques. Il faut observer la gestuelle des musiciens, trouver le bon angle, doser la profondeur de champ et déclencher au bon moment, bref, être au rendez-vous du fameux instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson. Roger Berthet est de ces photographes discrets qui rôdent à pas de velours au pied des scènes de jazz de la région, de Vienne à Montbrison, en passant bien sûr par le Rhino Jazz(s) qu'il suit depuis ses débuts, autant dire depuis des lustres. Comme bien d'autres de ses confrères, Roger a suivi l'évolution du matériel, délaissant peu à peu la pellicule au profit du capteur, avec ses atouts et ses faiblesses, préférant au simples Jpeg les lourds fichiers RAW qu'il retravaille ensuite patiemment, à œil reposé, sur son écran. Le train sifflera trois fois En partenariat avec la SNCF et avec la bienveillance du Rhino Jazz(s), Roger Berthet présente pas moins de trente-deux clichés en grand format,

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Bowie revient

Jazz | Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Bowie revient

Le Rhino Jazz(s) poursuit son exploration musicale de la planète Bowie avec deux nouvelles créations mondiales placées sous la direction artistique de Daniel Yvinec. Après un volet acoustique où l’on retrouvera notamment la chanteuse Sandra Nkaké (le 4 octobre au Fil), le volet symphonique rassemblera quant à lui un casting de luxe avec le pianiste Eric Legnini et le trompettiste Erik Truffaz, les chanteuses Ala.Ni et Krystle Warren, mais aussi l’ensemble OSE ! dirigé par Daniel Kawka. Énorme ! Bowie Symphonic, samedi 6 octobre à 20h, Opéra de Saint-Étienne, dans le cadre du Rhino Jazz(s)

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Vamos

Jazz | Les jazzophiles se souviennent peut-être encore de ce sublime concert, en mars 2013 au théâtre des Pénitents de Montbrison, avec, aux côtés (...)

Niko Rodamel | Mercredi 3 janvier 2018

Vamos

Les jazzophiles se souviennent peut-être encore de ce sublime concert, en mars 2013 au théâtre des Pénitents de Montbrison, avec, aux côtés du brillant pianiste Baptiste Trotignon, la chanteuse brésilienne Monica Passos et le batteur-percussionniste Minino Garay. Bonne nouvelle, la huitième édition du festival Les Jazzeries d’Hiver donne au musicien argentin l’occasion de venir présenter son dernier projet à Saint-Étienne. Minino a enregistré l’album Vamos (sixième disque du musicien en leader) avec des acolytes d'exception. Jugez plutôt : Malcolm Braff au Fender Rhodes, Baptiste Trotignon (coucou le revoilà) au piano, Manu Codjia aux guitares et notre vénéré contrebassiste régional, Jérôme Regard. Les dix titres sont un appel à revisiter des classiques du jazz et du répertoire argentin avec des arrangements très habiles, souvent solaires, parfois vertigineux. Bon sang, ça groove méchamment ! Sur scène, Minino Garay est un vrai énergumène, il en fait quelques fois des caisses et l’on voudrait alors qu’il écourte ses tirades alambiquées pour laisser place à la musique. Mais c’est aussi sans doute ce qui fait le charme de ce percussionniste inclassable, joviale et génére

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Calme, luxe et volupté

Jazz | L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal (...)

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

Calme, luxe et volupté

L’église de Villars sera l’écrin parfait, dimanche 15 octobre à 18h, pour accueillir le délicat duo que forment le violoncelliste globe-trotter Vincent Segal et la nouvelle perle du jazz français, la trompettiste Airelle Besson. L’économie de notes du premier et le jeu aérien de la seconde promettent un concert d’exception.

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Découvertes métissées

Jazz/Blues | Le Rhino Jazz(s) festival est sans conteste un monument incontournable dans le paysage culturel régional. Une de ses spécificités les plus intéressantes demeure son goût pour la découverte mais aussi les métissages. Dans la foisonnante programmation de cette trente-huitième édition, nous avons repéré quatre formations qui, par leur singularité, gagnent absolument à être connues de tous.

Niko Rodamel | Mardi 4 octobre 2016

Découvertes métissées

Du blues, du blues, du blues La nuit du blues donnera l'occasion de découvrir un duo assez étonnant, en ouverture de soirée, avant de retrouver les Mountain Men (cette fois-ci en quartet) et le chanteur-guitariste américain Zac Harmon Harmon. The Two est un duo plutôt atypique qui développe une musique métissée et envoûtante, un blues sincère et poignant, une sorte d’appel au voyage vers des destinations qui sentent bon la terre et le soleil quelque part entre les racines du Delta blues et, plus méconnu, le blues créole. Yannick Nannette, guitare acoustique et dreadlocks, martèle le tempo et donne de la voix ou du kazoo. Thierry Jaccard fait résonner le son métallique et plaintif de sa guitare dobro. Le premier est mauricien et l’autre suisse, mais la belle complicité musicale des deux musiciens gomme toutes les frontières du genre, rendant au blues sa simplicité authentique et son caractère intemporel. De l’Ile Maurice à la Suisse, il n’y a qu’un pont. The Two / la nuit du blues, le 8 octobre à 20h, salle Aristide Briand à Saint-Chamond En terre inconnue Bey.Ler.Bey c’est tout d’abord la r

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Rhino féroce et frappadingue

MUSIQUES | A l’image du nouveau visuel imaginé par le graphiste stéphanois Alex Mikaël (clin d’œil au célèbre test des tâches de Rorschach), le Rhino Jazz(s) cuvée 2012 s’affiche comme l’année de toutes les folies avec une programmation tous azimuts. NR

Niko Rodamel | Lundi 17 septembre 2012

Rhino féroce et frappadingue

La palette annoncée est en effet follement riche : de l’Europe aux Amériques avec des escales au Maroc, au Mali et au Moyen Orient, jazz, blues, world, funk, soul, swing, New Orleans, fusion et nu jazz, il y en aura assurément pour tous les goûts ! Au programme notamment, une longue nuit du blues le 6 octobre à St Chamond et quatre soli d’exception avec l’accordéoniste Nano, le guitariste Ulf Wakenius, l’étonnant «one man band» Philippe Ménard et le très méditerranéen contrebassiste Renaud Garcia Fons. Sont bien sûr attendues quelques somptueuses têtes d’affiche comme le bluesman Otis Taylor, la malienne Rokia Traoré ou le légendaire « bass master » Marcus Miller, qui électrisera la Bourse du Travail à Lyon le 26 octobre. Mais 2012 sera aussi, incontestablement, l’année des « tributes »… Mes hommages, madame… Et pour commencer, le monumental Ray Charles sera à l’honneur le 2 octobre à l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne, avec le pianiste-vocaliste Davell Crawford et son fabulous band. Le show s’annonce des plus explosifs tant « le petit prince de la nouvelle Orléans » est dores et déjà reconnu pour être un performer capable d’enflammer une salle à lui tout seul (c

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Retour aux sources

MUSIQUES | La songwriter malienne Rokia Traore sera une des plus belles tetes d’affiches du Rhino Jazz(s) avec un tout nouveau projet, « Roots », veritable hommage a l'Afrique plurielle. NR

Niko Rodamel | Lundi 17 septembre 2012

Retour aux sources

Après une Victoire de la Musique remportée en 2009 pour son quatrième album « Tchamantché » dans la rubrique musiques du monde, Rokia Traoré s’est offert une parenthèse théâtrale en collaborant avec la romancière Toni Morrison (prix Nobel de littérature) et le metteur en scène américain Peter Sellars, dans la pièce Desdemona pour laquelle elle a composé la musique et en a été l’interprète. L’occasion pour la chanteuse de s’entourer de choristes et d’instrumentistes sélectionnés par la fondation « Passerelle » qu’elle a fondée à Bamako en 2008 pour former des techniciens du son et de la lumière et venir en aide aux jeunes musiciens. C’est avec cette même formation qu’est né le nouveau spectacle de Rokia Traoré, « Roots », véritable ré-création empruntant à Fela, Miriam Makeba, Bob Marley et même Jacques Brel avec une reprise inattendue de « Ces gens-là ». Sur scène, la belle Rokia (chant et guitare) est donc accompagnée de trois choristes (Naba Aminata Traoré, Fatim Kouyaté et Bintou Soumbounou), d’un joueur de ngoni (Mamah Diabaté), d’un joueur de kora (Mamadyba Camara) et d’un joueur de bolon (Habib Sangaré). En rendant cet hommage à l’Afrique plurielle, Traoré renoue avec ses

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Un Rhino en pleine(s) forme(s)

MUSIQUES | Après son depart de Rive de Gier en 2009, le festival semblait avoir quelque peu reduit la voilure, contraint de dégraisser le rhino pour mieux digérer la pilule. Mais en à peine trois ans, l’animal est bel et bien sur ses quatre pattes et semble avoir repris son poids de forme avec une programmation digne des plus belles annees. Rencontre avec Ludovic Paulet-Chazalon, programmateur du festival. Niko Rodamel

Niko Rodamel | Lundi 17 septembre 2012

Un Rhino en pleine(s) forme(s)

Comment construit-on une programmation comme celle du Rhino Jazz(s) ?Pendant six ou sept mois de l’année, je me déplace beaucoup sur Paris mais aussi en régions pour aller écouter toutes les tendances actuelles du jazz. En quinze ans d’expérience dans le domaine de la programmation, je bénéficie désormais d’un solide réseau de lieux, d'agents, de tourneurs et bien sur de musiciens. Le S rajouté entre parenthèses à la fin du mot jazz annonçait-il un virage pour le festival ?Lorsque l'on a quitté Rive de Gier il a presque fallu réinventer notre projet. On s'est dit que c'était l'occasion d'ouvrir encore davantage notre programmation aux musiques cousines du jazz, en se tournant notamment vers l’Afrique ou même vers des musiques plus rock. Depuis, on a pu vérifier que le public est en effet assez réceptif aux sonorités africaines. Il y a vingt ans, lorsque Jean-Paul Chazalon programmait Cheb Khaled lors de sa première venue en France, ça paraissait franchement borderline pour un festival de jazz ! Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui avec tous les métissages que l’on connaît. Il m’arrive également d’avoir des envies, je vais que

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