Andreas Staier laisse sa place à Ingmar Lazar

Nicolas Bros | Jeudi 13 février 2020

Photo : Ingmar Lazar © DR


Changement dans le programme de la soirée du jeudi 19 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne. En effet, la structure vient d'annoncer que le pianiste Andreas Staier sera remplacé par Ingmar Lazar pour la soirée Émotions classiques.


Ingmar Lazar

"Émotions classiques", oeuvres de Mozart, Haydn...
Opéra de Saint-Etienne Jardin des Plantes Saint-Étienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Ivoire racé

Piano & clavecin | Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates (...)

Alain Koenig | Mardi 6 octobre 2020

Ivoire racé

Depuis que "Piano Passion" nous a quittés, la programmation de l’Opéra de Saint-Étienne concentre la fine fleur de l’ivoire européen sur quelques dates emblématiques. Pour faciliter le passage à l’heure d’hiver, de jeunes promesses (Ingmar Lazar ou Florian Noack) côtoient les valeurs "établies" comme le duo Hervé Billaut - Guillaume Coppola, aux "quatre mains" endiablés, ou la claveciniste Violaine Cochard. Outre les incontournables Chopin, Ravel, Schubert, Beethoven, on ronge son frein d’entendre les Variations en fa mineur ou la Sonate n°62 de Haydn, compositeur dont la difficulté est inversement proportionnelle à la fausse impression de simplicité, la Fantaisie n°3 de Mozart, ou certains arrangements de Gerswhin par Florian Noack "himself". Récitals de piano et de clavecin (Ingmar Lazar, Hervé Billaut - Guillaume Coppola, Violaine Cochard - clavecin, Florian Noack), du 20 au 23 octobre 2020 à l'Opéra de Saint-Étienne

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Sacha distille

Classique | Si certaines starlettes briguent la lumière artificielle des soleils noirs, le petit, mais déjà très grand monsieur du piano, Sacha Morin n'a qu'un seul (...)

Alain Koenig | Mercredi 8 janvier 2020

Sacha distille

Si certaines starlettes briguent la lumière artificielle des soleils noirs, le petit, mais déjà très grand monsieur du piano, Sacha Morin n'a qu'un seul secret. Infatigable tailleur de pierre, il travaille sans relâche, écoute les conseils des aînés, se forme auprès des plus grands. Passeur d'âme, il distillera les morceaux choisis de son programme d'entrée au Conservatoire National Supérieur de Paris, à l'Auditorium Cochereau du C.R.R. Massenet : Bach, Chopin, Scriabine, Ravel. La réponse à la crise de l'énergie fossile. Récital de piano de Sacha Morin, le 29 janvier à 18h30 à l'auditorium Cochereau du Conservatoire Massenet

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Casino Royale

Classique | Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire (...)

Alain Koenig | Mardi 5 mars 2019

Casino Royale

Faut-il rappeler le jeu de mot sur lequel repose la légende du célèbre agent secret de Sa Majesté ? « To bond », traduire « créer du lien, des liens ». Le James Bond du Casino JOA, luxueux invité du festival Montrond'n Dièse, n'est autre que le magicien de la corde frappée, pardon, effleurée, caressée, transcendée, Pascal Amoyel. Car sa musicalité, résonance symbiotique d'une profonde et sincère spiritualité, empreinte d'un silence intensément vibratoire, crée du lien. Entre les êtres d'abord, entre les âmes surtout, les grandes en particulier, fréquence sur laquelle l'auditoire peut le capter. Au programme de cette soirée exaltante, un tube planétaire, dans lequel l'auditeur retrouvera un SyLF "en frac symbolique" : le célèbre Quintette La Truite de Schubert. Compositeur fétiche de l'orchestre à cordes préféré des Ligériens, cette prestation de haute volée verra les solistes de la talentueuse phalange sur leur 31. Pour l'occasion, les mots d'absence ne seront, toujours pas autorisés. Pascal Amoyel & l'Ensemble SyLF, jeudi 4 avril à 20h au Casino JOA de Montrond-les-Bains

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Claviers très "tempérés"

Classique | Comme il est bon de rassembler ce qui est épars, dans ce monde segmenté, cloisonné. Élèves des classes de piano et clavecin enfin réunis pour faire danser le roi (...)

Alain Koenig | Mardi 4 décembre 2018

Claviers très

Comme il est bon de rassembler ce qui est épars, dans ce monde segmenté, cloisonné. Élèves des classes de piano et clavecin enfin réunis pour faire danser le roi de la fête : passepieds, sarabandes, menuets ou rigaudons soulèveront les pas "très baroques" d'un Martial Morand plus jeune que jamais. Le Bal des claviéristes, mercredi 5 décembre à 19h au Conservatoire Massenet

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Les nuits sans Kim

Classique | Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, (...)

Alain Koenig | Mardi 6 mars 2018

Les nuits sans Kim

Les clichés ont la vie dure, et pourtant. Quelques mesures au clavier par Sunwook Kim rappellent les heures enchantées des Argerich, Barenboïm, Perahia, interprètes fétiches de votre discothèque idéale. Mozart et Ravel ("Who else ?") au menu de cette rencontre au sommet, portée à la baguette par un autre Roi...David. Concertos pour piano / Mozart, Ravel, jeudi 29 mars à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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Si j'avais des marteaux

Récitals piano | Si le festival "Piano-Passion" semble bien avoir disparu de la plaquette de l'Opéra de Saint-Étienne, la formule "récital" du "roi des instruments" (...)

Alain Koenig | Mercredi 3 janvier 2018

Si j'avais des marteaux

Si le festival "Piano-Passion" semble bien avoir disparu de la plaquette de l'Opéra de Saint-Étienne, la formule "récital" du "roi des instruments" perdure. Du 29 janvier au 2 février, c'est à cinq récitals, placés sous le signe de "moments" ou "ambiances" qu'il nous convie. Vincent Larderet, enfant du pays, ouvre le bal, avec sa doublette gagnante : Debussy (dont on célèbre le centième anniversaire de la mort) et Ravel. Point d'orgue de ces "moments", Jos van Immersel fera son "voyage d'hiver" à Saint-Étienne, jouant un pianoforte d'époque, de sa collection personnelle (assureurs, à vos polices !). Pour cette grande "Schubertiade", il sera prudent de réserver très tôt. La superbe pianiste d'origine basque, Judith Jàuregui, viendra, par la magie de ses phrasés, rappeler que Mompou et Granados, bien que catalans, étaient aussi espagnols. Le très "bankable" Ismaël Margain, s'attaquera pour sa part, à la Sonate fleuve du jeune Brahms de 20 ans : la 3e Sonate en fa mineur Op.5, tout un programme à elle seule. Enfin, Vanessa Wagner accompagnera le très médiatisé Choeur Spirito de Nicole Corti, dans un programme dédié aux Lieder pour choeur de Schumann. Vive l'hiver

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Sacha, c'est show

Classique | Rescapé de la télé-réalité, le jeune Sacha Morin administre la preuve par neuf que la valeur n'attend pas le nombre des années. Par sa sensibilité, ses (...)

Alain Koenig | Mardi 3 octobre 2017

Sacha, c'est show

Rescapé de la télé-réalité, le jeune Sacha Morin administre la preuve par neuf que la valeur n'attend pas le nombre des années. Par sa sensibilité, ses phrasés, sa musicalité, ce vieux pianiste de 14 ans déjà, imprime sa très sûre griffe, à l'éternelle jeunesse de Haydn et de Debussy. Sacha Morin, jeudi 12 octobre à 18 h 30, à l’Hôtel du Département Réservations obligatoires www.loire.fr/culture

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Le nom du lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne dévoilé

Jazz | Afin de mettre sur le devant de la scène les nouveaux talents du jazz, le festival Jazz à Vienne propose le tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 juillet 2017

Le nom du lauréat RéZZo FOCAL Jazz à Vienne dévoilé

Afin de mettre sur le devant de la scène les nouveaux talents du jazz, le festival Jazz à Vienne propose le tremplin RéZZo FOCAL Jazz à Vienne depuis 13 ans. Cette année, neuf groupes se sont présentés devant le jury composé de Laurent Courthaliac (président du jury, musicien), Ashley Kahn (journaliste, conférencier et écrivain) et Gérard Chrétien (ex-directeur général de Focal). Ces derniers ont décerné le prix à Gauthier Toux Trio. Accompagné sur scène par le contrebassiste danois enneth Dahl Knudsen (Jaleel Shaw, Gilad Hekselman, Jonhatan Blaque...) et le batteur français Maxence Sibille (Erik Truffaz, Flavio Boltro, Matthieu Michel...), le pianiste français Gauthier Toux explore le jazz et sa diversité. Formé à la Haute École de Musique de Lausanne, il a sorti un deuxième album avec son trio en 2016. Intitulé Unexpected Things, ce disque a été remarqué pour sa qualité.

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Fleurs de Liszt...

MUSIQUES | Bling-Bling et Lang-Lang n'ont qu'à bien se tenir ! C'est un "sacre du printemps" pour Pascal Amoyel, grand félin du clavier : un CD des Polonaises de Chopin, un nouveau spectacle musical, une actualité préfigurant une hausse du mercure dans la Loire, voire en Haute-Loire.

Alain Koenig | Mardi 31 mai 2016

Fleurs de Liszt...

Après Cziffra, son mentor, Pascal Amoyel esquisse un nouveau portrait : autre Hongrois, autre immense virtuose, le plus grand peut-être... Avec Le jour où j'ai rencontré Franz Liszt, ce nouveau "voyage en musique" trouvera une étrange résonance personnelle par l'aspect spirituel et ascétique de ce qu'il qualifie de « période du retrait de la gloire et des paillettes » de Liszt. Chaîne invisible et intemporelle, le plus racé des pianistes français actuels incarnera cet artiste auréolé, adulé, séducteur, ayant pourtant su faire taire son ego, et renoncer aux vanités terrestres, « après avoir connu un succès équivalent à celui d'une rock star aujourd'hui ! » explique-t-il. Du grain à moudre... Fil rouge dans l'actualité de l'artiste, comment ne pas évoquer Chopin lorsqu'on incarne Liszt, fût-ce sur scène ? Les intersections de ces deux vies méritaient bien un nouvel enregistrement. Voilà qui est fait, avec la sortie sous le label Dolce Vita du CD Polonia. Fuyant la Pologne envahie par les russes, Chopin évoque à travers ses Polonaises son amour du pays natal. Contrairement aux Nocturnes, enreg

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J.F. Zygel, pas si classique que ça !

MUSIQUES | Musicien accompli, compositeur atypique et improvisateur aguerri, Jean-François Zygel est l'invité de l'Ensemble Orchestral Contemporain pour une série de concerts dont un à Andrézieux-Bouthéon. Il présentera plusieurs œuvres dont une de ses compositions et des pièces de Karlheinz Stockhausen ou encore de John Adams. Rencontre avec un musicien pas si classique que ça. propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 25 février 2015

J.F. Zygel, pas si classique que ça !

D'où provient ce projet commun avec l'EOC ? Comment vous êtes-vous rencontrés ? J.F. Zygel : Je connais Daniel Kawka depuis très longtemps, puisque nous avons obtenu ensemble le prix de la Fondation de France... il y a presque trente ans ! Et tout le monde connaît la qualité des musiciens de l'EOC. Pouvez-vous nous parler un peu du programme de ce spectacle et notamment de la pièce Concerto "ouvert" pour piano et ensemble dont vous êtes l'auteur ? A quoi pouvons-nous nous attendre ? C'est une idée un peu délirante ! Comme je suis depuis tout petit improvisateur dans l'âme, et qu'en même temps j'adore l'orchestre, j'ai eu l'idée d'une oeuvre qui allie ces deux passions. L'orchestre jouera donc ma musique sur partition, à la note près, tandis qu'au piano j'aurai toute liberté pour inventer, varier, improviser. Il y a une belle part d'improvisation dans ce spectacle. Quelle en est la raison ? C'est toujours le problème de l'écrit et de l'oral. L'oral, en musique, c'est une forme essentielle de transmission. C'est aussi l'improvisation, le jazz, les musiques populaires... L'écrit permet de

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«Touches» de passion

MUSIQUES | Au fil des ans, le festival «Piano Passion» déroule ses gammes pour le plus grand plaisir des amoureux de cordes frappées. Coup de projecteur sur une édition au sommet de sa maturité, tout en nuances et éclectisme... Alain Koenig

Alain Koenig | Jeudi 11 avril 2013

«Touches» de passion

Le printemps, qui cette année aura tardé à briser sa coquille, verra éclore ses premiers bourgeons avec le pianiste en résidence à l'Opéra-Théâtre, le fraîchement «multi-victoirisé» Alexandre Tharaud. La dédicace putative des variations attribuées vraisemblablement à tort à l'élève du Kantor -Johann Gottlieb Goldberg- veut que ce-dernier ait été chargé de veiller sur les insomnies de son maître Hermann von Keyserlingk, ambassadeur de Russie à la Cour de Dresde. Jolie fable ne résistant pas à l'analyse des musicologues, mais nous gratifiant d'un bien joli nom pour une œuvre majeure aujourd'hui datée de 1741, les Variations Goldberg. Au risque de choquer le lecteur, la version de référence de votre serviteur n'est pas celle très médiatisée de Glenn Gould, trop brusque à mon goût, et il sera «passionnant» d'entendre Alexandre Tharaud, grand interprète de Bach, revenir aux fondamentaux de son art... Le Méliès pour sa part, rendra hommage aux «pianistes de l'ombre», si j'ose dire, dont la carrière a consisté principalement à rendre «parlants» les films muets de leur temps. Thibaud Saby, pianiste de jazz émérite, acceptera de jouer dans l

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La Semaine de la Passion

MUSIQUES | La onzième édition du festival Piano passion débutera le 22 mai. Cette semaine consacrée aux transcriptions, arrangements et variations sur des thèmes de compositeurs offre un foisonnement de talent et d’éclectisme. Un rendez-vous annuel à ne pas manquer. ALAIN KOENIG

Alain Koenig | Dimanche 22 avril 2012

La Semaine de la Passion

Dans une maison d’opéra où les directeurs tombent comme des héroïnes de Bellini (Jean-Louis Pichon et désormais, Daniel Bizeray), il est temps de faire partager au lecteur notre soulagement de voir le mot “passion“ orthographié enfin au singulier en lieu et place du pluriel. Espérons qu’à l’heure de la parution de cet article, les “passions“, noires expressions de l’ego, auront cédé la place à une seule passion, celle de la musique et des musiciens. Saluons également un festival qui nous donne l’occasion d’ouvrir notre horizon au-delà des questions internes de la colline Villeboeuf… Pour la onzième édition du festival Piano passion, l’Opéra théâtre de Saint-Étienne nous offre un savant cocktail de fraîches pousses printanières et prometteuses, tout en confirmant son ancrage dans “l’ivoire dur“ avec des têtes d’affiches installées de longue date, comme Alain Planès, Andreas Staier ou Alexandre Tharaud. Ce dernier, artiste en résidence dans notre riante cité, a proposé à un groupe de “jeunes quadras“, compositeurs contemporains, de revisiter des standards de la pop et de la chanson, composés entre 1965 et 1985. Une initiative qui permettra aux aficionados de la musique contemporai

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