Sandrine Mini nouvelle directrice de la Scène nationale de Sète

Culture | L'ex directrice du Toboggan vient d'être nommée à la direction de la Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau.

Nadja Pobel | Jeudi 16 mars 2017

Photo : © DR


Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, a donné son agrément à la proposition unanime du jury de nommer Sandrine Mini à la direction de la scène nationale de Sète et du Bassin de Thau, en plein accord avec François Commeinhes, président de la Communauté d'agglomération de Sète et du Bassin de Thau, Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l'Hérault, Carole Delga, présidente du Conseil régional d'Occitanie, et René Spadone, président de l'association.

Sandrine Mini propose pour cette scène nationale le lancement, notamment, d'un pôle de création et de diffusion dédié au jeune public, dans une ville qui abrite aussi la maison de Jean Vilar.

À la tête de la scène conventionnée du Toboggan à Décines de 2014 à 2016, Sandrine Mini avait essuyé une baisse de budget drastique en provenance de sa ville de tutelle avant d'être limogée en décembre dernier.

Précédemment, elle avait été successivement attachée culturelle à l'Ambassade de France à Rome et directrice des publics et du développement au Musée national Picasso.

Elle succède à Sète à Yvon Tranchant.

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La rentrée des salles se poursuit sur tous les écrans de la Métropole. Au tour des Alizés de Bron de proposer une soirée spéciale à destination de ses adhérents, avec une séance mercredi 23 septembre à 19h30 du film Les Apparences et un buffet (si vous voulez y assister, bah adhérez). Toujours à l’Est, le Toboggan de Décines fait coup double avec deux avant-premières et donc deux soirées inaugurales pour cette nouvelle saison : ADN de Maïwenn jeudi 24 à 14h et Un triomphe d’Emmanuel Courcol le lendemain à 19h — un duo se parant du label Cannes 2020, au passage. Chacune des séances étant accompagnée d’une présentation des temps forts à venir pour la saison. Là, il suffit juste de prendre son billet.

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Vincent Raymond | Mardi 14 novembre 2017

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Bientôt quadragénaire, le doyen des festivals de l’agglomération lyonnaise n’a rien d’un autarcique : depuis des années, il propose des séances délocalisées dans des salles amies : au Théâtre Astrée, à la MLIS et l’ENM de Villeurbanne, mais aussi au Comœdia, au Ciné-Meyzieu et au Ciné Mourguet de Sainte-Foy-lès-Lyon. La période coïncide également avec le lancement d’autres événements locaux d’importance, qui bénéficient donc d’une dynamique croisée : pas de rivalité entre les salles indépendantes ! Le Mois du Film Documentaire fait ainsi escale jusqu’au 30 novembre au Toboggan de Décines avec quatre projections agrémentées de débats. Grégory Gomes accompagnera Frères Ennemis qu’il a tourné dans la proximité d’un derby Lyon-Saint-É ; quant à Charlotte Pouch, elle racontera la genèse de Des bobines et des hommes, une (més)aventure humaine et industrielle. Plus au nord de la Métropole, le Ciné-Caluire programme son Festival du cinéma italien. Une semaine placée sous le signe de l’amour,

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Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Direction Artistique | À Charlie Chaplin comme au Toboggan, voici venir deux directeurs pas si nouveaux : Mourad Merzouki et Victor Bosch, déjà à la tête d’autres salles. Cette concentration des pouvoirs menace-t-elle la diversité de l’offre ?

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Poussée vers la sortie avec force par la mairie de Décines, Sandrine Mini, qui a eu à cœur de défendre au Toboggan une programmation exigeante, a pris du galon : elle fait sa rentrée à la tête de la scène nationale de Sète. Fin de la belle histoire. Denis Djorkaeff, l’adjoint à la Culture, a fait appel à « une référence, à même de faire une programmation dans un temps record » comme il nous le confiait en mars dernier, en même temps qu’il annonçait la venue de Victor Bosch. Depuis, le directeur du Radiant à Caluire a vu sa mission se préciser. Il est officiellement directeur artistique et programmateur du Toboggan pour une durée de trois ans. Soucieux « de ne rien casser de ce qui a été précédemment fait », il garde sa recette éclectique, tentant de répondre aux besoins de sa nouvelle tutelle de faire un théâtre de proximité avec

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Victor Bosch : « remplir le Toboggan »

Politique Culturelle | Reconduit à la tête du Radiant pour cinq nouvelles années, dépêché par la mairie de Décines pour assurer la programmation du Toboggan après le limogeage de Sandrine Mini, Victor Bosch a longuement pris le temps de nous raconter ses missions. Avec enthousiasme et verve. Digest.

Nadja Pobel | Mardi 4 avril 2017

Victor Bosch : « remplir le Toboggan »

Vous étiez le seul en lice pour briguer cette délégation de service public (753 000€ de subvention de la ville, en légère baisse) du Radiant après votre arrivée en 2012. Quels axes avez-vous mis en avant ? Victor Bosch : La continuation de ce que nous avions fait jusque là : ouvrir à 360 degrés et être très éclectique, car aujourd'hui Lyon a suffisamment de structures nobles (TNP, Maison de la Danse, Célestins, Opéra...) et la ville est fournie en culture de type "élitiste". C'est un terme que je n'aime pas... disons une culture plus en recherche, et je pense que c'est très bien d'avoir des endroits plus fédérateurs et en résonance avec ces institutions. Même si de plus en plus, j'essaye d'élargir à des créations pour amener le public à d'autres découvertes. On se meurt des clivages dans ce milieu. Quant à la subvention, elle se justifie avec les nombreuses actions de terrain que nous faisons. Elle représente 20% des 3 M€ de chiffre d'affaire. Y'a-t-il des tendances entre la répartition concert/spectacle vivant/one man show ? C'est très aléatoire. Il n'y a pas d’algorithme. Le Radiant reflète la société d

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Des vagues au Toboggan

Politique Culturelle | Arrivée de Victor Bosch, déprogrammation de certains spectacles de fin de saison... la ville de Décines n'en finit pas de secouer le Toboggan après avoir déjà fait le vide dans la masse salariale et s'être séparée de sa directrice, Sandrine Mini. Le point sur la situation.

Nadja Pobel | Mardi 28 mars 2017

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Ce pourrait être un épilogue apaisant. Mais il n'en est rien pour l'instant. Victor Bosch arrive au Toboggan comme directeur artistique, réclamé par la municipalité de Décines via l'adjoint à la culture Denis Djorkaeff afin, selon ce dernier, de « faire une programmation en un temps record. » Son type de contrat n'est pas encore connu, mais il devrait être là dans la durée et a été présenté à l'équipe la semaine dernière. Depuis un an, tout converge pour que Sandrine Mini, directrice depuis 2014 (en poste jusqu'au 30 avril) parte : réduction du budget de 27% par la ville (- 220 000€, voté le 2 février 2016), plan de restructuration drastique, débarquement de deux cadres (sur six) et une ambiance pour le moins intenable, selon les personnes concernées. En découle une inquiétude quant au devenir de cette salle âgée de vingt ans, qu'un collectif des amis du Toboggan a décidé de soutenir par une pétition ayant recueilli plus de 2500 signatures au printemp

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Nadja Pobel | Lundi 12 décembre 2016

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Malmenée depuis un an par la municipalité LR de Décines, le Toboggan avait déjà été amputé de 220 000€, le voici, depuis le dernier conseil municipal, privé de sa directrice Sandrine Mini, limogée. C'est pour dénoncer cette injustice, tant Mini mène à la fois un travail d'une exigence artistique exemplaire et des actions de terrain avec les habitants, que le Groupe des 20 (ensemble des scènes publiques en région) appelle à une action, au Toboggan, le 15 décembre ; jour du prochan conseil municipal.

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Quoi de neuf, en doc ?

ECRANS | Dans le documentaire comme dans les autres genres, certains arbres au feuillage outrageusement vert et au tronc gentiment creux captent (...)

Vincent Raymond | Mardi 8 mars 2016

Quoi de neuf, en doc ?

Dans le documentaire comme dans les autres genres, certains arbres au feuillage outrageusement vert et au tronc gentiment creux captent indument une lumière méritant de se répandre sur d’autres pousses de la forêt. Heureusement, il existe des manifestations telles que Les Écrans du Doc pour aller au-delà de cette canopée et faire état d’une diversité parfois insoupçonnée. En une petite semaine, quatorze films vont se succéder au Toboggan décinois, pour la plupart accompagnés par des animations. Si la moitié de la programmation est constituée d’avant-premières — dont Il m’a appelé Malala de Davis Guggenheim et No Land’s Song de Ayat Najafi à l’occasion de la soirée d’ouverture, coïncidant avec la Journée internationale des Droits des Femmes —, on se réjouit des coups de projecteurs braqués sur des œuvres nécessaires telles que les récents Merci patron ! de François Ruffin, astucieuses représailles à l’avidité des milliardaires, ou

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Le Toboggan sur une pente glissante

ACTUS | Dirigé depuis deux ans par Sandrine Mini, le Toboggan de Décines est l'un des trésors de la culture en agglomération. Mais une baisse de 220 000 euros de subvention annoncée fin janvier par la mairie la contraint à réduire drastiquement sa programmation à l'heure du vingtième anniversaire. Rencontre avec cette directrice atypique viscéralement convaincue de la nécessité de l’accès à la culture pour tous.

Nadja Pobel | Mercredi 24 février 2016

Le Toboggan sur une pente glissante

Sandrine Mini et la programmation qu’elle a faite cette saison au Toboggan se ressemblent : infiniment généreuses et éclectiques, toujours de très bon goût. « Faire de la culture une fête et un divertissement sans jamais céder à la facilité » : tel est le credo de cette femme de 45 ans, arrivée à la tête de la salle de Décines en même temps que la nouvelle équipe municipale estampillée Les Républicains, et après un parcours en musées (Réunion des Musées Nationaux, musée Picasso et un saut par l’ambassade de France dans sa seconde patrie, l’Italie). Si sa candidature a émergé des 90 autres, c’est qu’elle voulait précisément travailler sur un territoire abrupt, l’Est lyonnais où la culture est nettement moins une évidence qu’en Presqu’île. « Au service des habitants » comme elle le dit souvent au cours de la conversation, elle ouvre le lieu, quitte à proposer des petites formes dans le magnifique hall pour ne pas effrayer ceux qui ne se sentiraient pas à leur place dans la salle de 650 places. Et ça marche ! Les abonnements des Décinois ont cru de 10% en un an. Parfois via le biais des séances scolaires à l’issue desquelles est proposé aux élè

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Valse III

ACTUS | Les théâtres (grands) lyonnais se prendraient-ils pour les membres d'un gouvernement socialiste ? On peut se poser la question, tant ça valse cette saison, avec des arrivées et départs en pagaille. Récapitulatif. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 9 septembre 2014

Valse III

Arrivederci et grazie mille ! À la tête du Centre National Dramatique jeune public qu’il avait baptisé Théâtre Nouvelle Génération voilà neuf ans, Nino d’Introna aura rempli trois joyeux mandats. En 2015, il retournera en compagnie, non sans avoir organisé une sorte de jubilé en proposant la reprise de trois de ses spectacles : Les Derniers géants, Yaël Tautavel et le petit dernier, Quand on parle du loup. Près d’une trentaine de candidats de sont manifestés pour lui succéder : Laurance Henry de la compagnie AK Entrepot, actuellement installée en Bretagne ; Florence Lavaud, couronnée en 2006 par un Molière et installée avec son Chantier Théâtre en Dordogne ; ou encore Olivier Letellier et son théâtre du Phare, lui aussi molièrisé pour son bouleversant Oh Boy !. Le quatrième à passer le grand oral devant les tutelles mi-septembre sera nul autre que… Joris Mathieu, avec sa compagnie Haut et court ! À l’orée 2014, Mathieu a pourtant été nommé à la tête du théâtre des Ateliers, au terme d'un long feuilleton tragi-comique, succession de passe d’armes entre les financeurs publics (Ville de Lyon, DRAC, Région) et Gilles Chavassieux,

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Succédanés

SCENES | Tandis que la plupart des structures dégainent avec allégresse des plaquettes toutes plus travaillées les unes que les autres, deux théâtres sont dans l’incertitude et le flou en cette rentrée : les Ateliers et le Toboggan. Explications. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 5 septembre 2013

Succédanés

Les courants ne sont pas les mêmes pour tout le monde. En eaux calmes cette saison, le TNP poursuit sa route (Christian Schiaretti a été reconduit pour trois ans), les Célestins perdent leur co-directeur en avril (Patrick Penot prend sa retraite) et le TNG clôt un cycle de dix ans avec Nino d’Introna, en attendant de savoir s’il continuera ou non. À la Renaissance et à la Croix-Rousse, Roland Auzet et Jean Lacornerie forgent des programmations qui leur ressemblent de plus en plus et affirment les identités singulières de leurs lieux. Et puis il y a les eaux troubles, à commencer par celles dans lesquelles le théâtre des Ateliers patauge depuis plus d’un an. À l’automne dernier, Simon Delétang, son directeur, démissionnait, agacé de ne pouvoir se défaire de la figure tutélaire du lieu, Gilles Chavassieux, qui a en 1975 fondé de toutes pièces ce théâtre dédié aux écritures contemporaines - la municipalité de Louis Pradel n’était pas réceptive à cette initiative. Des textes de Vinaver, Schimmelpfennig et beaucoup d’autres y ont été montés très tôt, bien avant qu’ils ne deviennent incontournables. C'est fort de ce pas

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Morts de rire ?

ECRANS | Danse / La lecture de Beckett irrigue et traverse l'ensemble des créations de Maguy Marin. En 1980, la chorégraphe inventait en une heure, fulgurante, le (...)

Christophe Chabert | Mercredi 20 décembre 2006

Morts de rire ?

Danse / La lecture de Beckett irrigue et traverse l'ensemble des créations de Maguy Marin. En 1980, la chorégraphe inventait en une heure, fulgurante, le projet May B, de but en blanc inspiré des personnages et des œuvres de Beckett. Aux confins du théâtre et de la danse, May B donne corps à une sidérante parade de loqueteux cherchant en eux-mêmes, dans la poussière et l'obscurité, quelque ersatz d'humanité et d'espoir métaphysique. Considéré à juste titre comme un chef-d'œuvre, cette pièce a été dansée plus de 500 fois dans le monde entier et le sera une fois de plus au Toboggan cette semaine. Parallèlement, la chorégraphe présente une de ses dernières créations, Ha ! Ha !, malicieusement annoncée comme une «étude sur le rire». C'est en réalité une étude, ô combien caustique et acerbe, sur notre époque surfant sur ses angoisses et ses tragédies à grands coups de blagues à Toto, à Belges et à blondes. Ha ! Ha ! s'avère de loin la pièce la plus âpre de Maguy Marin, et les amateurs de pirouettes et d'entrechats passeront leur chemin. Une grande part de son intérêt réside dans la mise sous tension quasi insoutenable de la scène : pantins patibulaires assis de dos comme un double parod

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Le bonheur en monnaie de singe

SCENES | Danse / «Parler de la bourgeoisie, c'était d'abord et avant tout parler du bonheur... Tout le monde a à se situer par rapport à ce milieu... Toutes les (...)

| Mercredi 31 janvier 2007

Le bonheur en monnaie de singe

Danse / «Parler de la bourgeoisie, c'était d'abord et avant tout parler du bonheur... Tout le monde a à se situer par rapport à ce milieu... Toutes les classes sociales éduquent à la bourgeoisie, qui est assimilée à l'art de vivre», déclare Christine Angot. À partir de ce principe (que l'on partage), le spectacle de la chorégraphe Mathilde Monnier et de l'écrivain Christine Angot, La Place du singe, dépasse l'autobiographie pour titiller nos propres corps et consciences. À Angot la lecture d'un texte sur la condition bourgeoise, à partir de sa propre expérience d'amour-haine pour ce milieu, et de celle de Monnier qui a toujours essayé quant à elle d'y échapper. Un texte vif, tranché, heurté, récurrent, comique. À Monnier son contrepoint dansé, les postures grimaçantes et singées, les mimiques de gosse rebelle, le corps entravé et insurgé, les explosions soudaines et presque folles... Une chorégraphie sur le fil, brouillée, improvisée, telle une conscience malheureuse du corps qui attend sa libération sans jamais vraiment y parvenir. La bourgeoisie reste en travers de la gorge, insiste, comme un diable ressort de sa boîte, de son entreprise... Aux côtés de la danseuse, la voix d'Ang

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Plis intérieurs

MUSIQUES | Danse / Yuval Pick présente sa nouvelle création, Look white inside, sondant les tréfonds du corps et de l'inconscient. Il y découvre aussi bien des forces terriennes et brutes, qu'aériennes et délicates. Jean-Emmanuel Denave

| Mercredi 14 février 2007

Plis intérieurs

Place au corps. Dire le corps, ses possibles, ses agencements. Etre au plus près de lui. Lorsque le chorégraphe Yuval Pick parle de ses créations, il emploie un vocabulaire physique (au sens des sciences physiques), chimique et organique : des forces, des champs de force, des polarités, des rencontres entre danseurs comme des chocs entre particules, des transformations et des transmutations d'un état du corps vers un autre, des précipités... «Je voudrais dévoiler les structures communes au genre humain au travers du corps, de ses réactions. Presque organique ou physique au sens scientifique du terme, mon travail interroge les processus de construction de nos individualités, de nos relations aux autres et à notre environnement», écrit-il. Cette approche abstraite de la danse (au sens où la théâtralité, l'expressionnisme, la psychologie et la narration sont évacuées au profit d'un dispositif physique concret, d'une logique de la sensation) est commune aujourd'hui à bien des chorégraphes : on pense en particulier au Suisse Thomas Hauert que l'on a pu découvrir récemment à la Maison de la Danse avec sa pièce Modify, rien moins qu'un chef-d'œuvre et l'un des plus grands moments de danse

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S'en sortir par le haut

ECRANS | Danse & cirque / Deux grands rendez-vous cette semaine pour les amateurs de danse et de nouveau cirque. Tout d'abord, la reprise au Toboggan du petit (...)

Christophe Chabert | Mercredi 7 mars 2007

S'en sortir par le haut

Danse & cirque / Deux grands rendez-vous cette semaine pour les amateurs de danse et de nouveau cirque. Tout d'abord, la reprise au Toboggan du petit chef d'œuvre de Mathurin Bolze, Tangentes, créé aux Subsistances en 2005. Avec quatre interprètes, un trampoline, un mat chinois, une roue infernale et deux tapis roulants, le tout emballé par le free jazz panique d'Akosh S. Unit joué live, Mathurin Bolze met en scène l'enfer de la mécanique sociale contemporaine : petites mesquineries, compétitions absurdes, bousculades dans le métro d'hommes pressés sous pression, corps moulés et mesurés à l'aune de normes gestionnaires. Il s'agit alors pour les quatre protagonistes de chercher des lignes de fuite à travers quelques pas de danse, des équilibres précaires, des vrilles en apesanteur au dessus d'un trampoline. L'un des temps forts de la saison ! Second rendez-vous : le grand maître de la danse néo-classique, Jiri Kylian, est de passage à Lyon pour transmettre au Ballet de l'Opéra une pièce datant de 1995, Bella Figura. Sur des musiques baroques, Kylian mêle le rêve à la réalité et crée sur scène des «images», à partir de sa maîtrise fabuleuse de la mise en espace des corps, des lumière

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Rage avec les machines

CONNAITRE | Festival / Le Festival Digital Uppercut fait état de l'apport des nouvelles technologies aux arts «anciens». On y découvre Franck II Louise, chorégraphe précurseur du mouvement hip-hop dans les années 80, qui prouve avec le stupéfiant Konnecting Souls qu'il possède toujours une longueur d'avance sur le devenir de la matière dansée. François Cau

| Mercredi 25 avril 2007

Rage avec les machines

Difficile d'être préparé au véritable choc conceptuel dispensé par le dernier spectacle de la compagnie Franck II Louise. De fait, le parti pris de départ intrigue, voire met carrément l'eau à la bouche : les danseurs (comme le décor) sont munis de capteurs sonores, le but de cette démarche étant de créer la bande originale de la pièce via les mouvements chorégraphiés, ou par les interactions des interprètes avec leur environnement. L'idée est bonne, mais c'est sa mise en œuvre qui rive le spectateur à son fauteuil. Nourri depuis son plus jeune âge au biberon de la science-fiction (des auteurs fondateurs à l'école Métal Hurlant, Druillet, Moebius et consorts), Franck II Louise a élaboré une scénographie post-apocalyptique imposante et épurée : en dehors d'une gigantesque structure métallique, protubérance informe jaillissant de nulle part, le plateau voue sa largeur à la seule expression dansée, seulement perturbée par quelques faisceaux lumineux enfermant les danseurs dans des limites ne demandant qu'à être explosées. Les costumes des quatre interprètes versent également dans le fantasme futuriste oppressant : des treillis sur lesquels se juxtaposent des harnachements mécaniques p

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