142 festivals demandent une visibilité sur leur avenir

Festivals x Confinement | À travers une lettre ouverte adressée au gouvernement, 142 festivals dont La Rue des Artistes (Saint-Chamond) et le Foreztival (Trelins), via le SMA (Syndicat des musiques actuelles) demandent une clarification sur leur avenir.

Nicolas Bros | Mercredi 8 avril 2020

« Nous avons [...] besoin de visibilité afin d'engager nos manifestations dans ce contexte
international inédit. Nos festivals sont indépendants et un « faux pas » pourrait être fatal à l'existence-même de nos projets à l'avenir.
» C'est par ces mots que les festivals de musiques actuelles ont exprimé leur inquiétude au gouvernement, via une lettre ouverte envoyé mardi 7 avril par l'intermédiaire du SMA (Syndicat des musiques actuelles). « La grande majorité de nos manifestations se déroule au printemps ou à l'été et devrait donc se tenir ces prochains mois » poursuit le syndicat dans sa lettre. Avant de demander un délai raisonnable afin de s'organiser en cas de maintien ou non de leurs événements : « Afin de pouvoir agir à bon escient pour accueillir les parties impliquées (publics, artistes, salariés, prestataires, etc.) en cas de maintien avec de nouvelles normes sanitaires ou d'incapacité d'ouverture, nous vous demandons d'informer les organisateurs a minima 2 mois avant les manifestations. »

Une demande de garanties

En outre, le SMA indique avoir bien pris « acte de la cellule d'accompagnement des festivals » mise en place par le gouvernement afin de répondre aux questions de chaque événement. Mais il aimerait également « connaître les garanties que le gouvernement est prêt à apporter pour préserver le tissu des festivals français et ainsi une partie de notre chère exception culturelle française [sic]. »

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Du nouveau du côté d'Essalois

Visite | Découvrir de manière ludique et pédagogique les Gorges de la Loire et le barrage de Grangent. Voilà l'objectif poursuivi par le nouveau Centre d'interprétation (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du nouveau du côté d'Essalois

Découvrir de manière ludique et pédagogique les Gorges de la Loire et le barrage de Grangent. Voilà l'objectif poursuivi par le nouveau Centre d'interprétation qui a pris place au cœur du Château d'Essalois, situé à Chambles. Le Syndicat mixte d'aménagement des Gorges de la Loire (SMAGL), propriétaire du lieu, avait lancé en 2017 des travaux (avec un investissement total de 250 000 euros) qui auront duré 18 mois au total. Le résultat ? Tout d'abord, trois salles d'expos qui permettent d'en apprendre davantage sur le patrimoine, l'environnement et l'histoire du site d'Essalois, du barrage de Grangent mais aussi des Gorges de la Loire dans son ensemble. L'autre point majeur de ce site historique ligérien, ce sont ses points de vues. Depuis notamment le toit-terrasse de 160 m², permettant d'admirer aussi bien les méandres du fleuve ou encore la base nautique de Saint-Victor. Avec ces nouveaux aménagements s'intégrant de manière discrète dans ce site historique, le Château d'Essalois a pris un nouvel essor. À découvrir en famille depuis le début du mois de juin. - Grilles du château ouvertes tous les jours de 10h à 18h, - Centre d'interprétation ouvert merc

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Du soleil plein la rue

Festival musiques & spectacles de rue | Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Du soleil plein la rue

Parmi les festivals qui se maintiennent cet été dans la Loire, la Rue des artistes s’avance avec une programmation fidèle à son ADN. Un mélange entre des têtes d’affiche, des découverte et une offre garnie de spectacles de rue en parallèle des concerts. Côté gros noms, on retiendra la gouaille de Java dont le rap-musette devrai vaillamment faire oublier l’absence de Tiken Jah Fakoly, Mouss & Hakin (Zebda) qui viendront en mode sound-system pour secouer le parc Nelson Mandela ou encore les régionaux de Wailing Trees qui présenteront leur troisième album au titre prometteur : Insert Sun (sorti en 2020). La Rue des Artistes, du 18 au 20 juin à Saint-Chamond, parc Nelson Mandela Plus d’infos et billetterie sur www.laruedesartistes.fr

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Un triumvirat assure l'intérim à la tête du Fil

Lieu | En attendant la désignation de la nouvelle directrice ou du nouveau directeur de la salle du Fil à Saint-Etienne, ce sont trois figures ligériennes du (...)

Nicolas Bros | Vendredi 9 avril 2021

Un triumvirat assure l'intérim à la tête du Fil

En attendant la désignation de la nouvelle directrice ou du nouveau directeur de la salle du Fil à Saint-Etienne, ce sont trois figures ligériennes du secteur musical qui assurent l'intérim après le départ début avril de Thierry Pilat pour la Halle Tony Garnier. David Rivaton (Pont Futur), Simon Javelle (Ckel Prod) et Clément Terrade (Château du Rozier de Feurs) prennent ainsi en main temporairement la destinée de la salle de musiques actuelles stéphanoise. Parallèlement, la date limite de dépôt des candidatures pour le poste de direction est fixée à dimanche soir. Si vous vous sentez l'envie de tenter votre chance, rendez-vous sur cette page.

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Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Festivals | La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a confirmé hier que les festivals du printemps et de l’été pourront avoir lieu en configuration assise et avec une limite de 5 000 personnes. Nous avons demandé à plusieurs organisateurs ligériens si cette nouvelle peut changer la donne ou pas dans leur activité.

Nicolas Bros | Vendredi 19 février 2021

Annonces de Roselyne Bachelot : que cela change-t-il pour les festivals ligériens ?

Après l’annulation du Foreztival, il ne reste que peu de festivals finalement concernés par les annonces de la ministre de la Culture hier. Cette dernière a confirmé que les festivals debout pourront se tenir ce printemps et cet été, avec une jauge limitée à 5 000 spectateurs, tous assis. Paroles & Musiques, pas vraiment concerné A Saint-Etienne, le festival Paroles & Musiques, qui doit se dérouler du 18 au 23 mai prochain, n’est pas impacté par ces décisions. « Les annonces d'hier ne concernent pas vraiment P&M puisque nous sommes au mois de mai dans des salles fermées, explique Simon Javelle, directeur artistique qui reste positif quant à la réouverture des salles d’ici au mois de mai. Je suis toujours confiant sur la tenue du festival aux dates prévues. Nous avons fait t

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | L'actuel directeur du Fil, Thierry Pilat, va succéder à Thierry Téodori à la tête de la Halle Tony Garnier de Lyon. Lyonnais d'origine, il fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de cette grande salle du Rhône, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité lyonnaise, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-re

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Ça matche !

ARTS | Approcher les œuvres du Musée d’art moderne et contemporain (MAMC+) de manière ludique, c'est le but du nouveau jeu mobile "Trouve ton œuvre sœur". Un bon moyen de découvrir les collections du musée de manière originale, qu'on soit petit ou grand.

La rédaction | Mercredi 21 octobre 2020

Ça matche !

Développant des outils destinés à amener le plus grand nombre à découvrir ses collections, le MAMC propose un nouveau jeu mobile : "Trouve ton œuvre sœur" ! Ce dernier vient compléter l’appli mobile du musée disponible depuis 2017. Avec "Trouve ton œuvre sœur", on est invité à effectuer une visite de manière interactive en répondant à une quinzaine de questions qui permettent de définir notre profil, comme dans un test de personnalité. À la fin du questionnaire "Trouve ton œuvre sœur" nous fait matcher avec une œuvre présentée au MAMC+. Un indice visuel apparaît sur l'écran. À nous ensuite de nous promener dans les salles du musée pour retrouver notre œuvre sœur ! Créer le selfie le plus réussi Une fois l’œuvre retrouvée, le jeu nous donne la révélation, explique pourquoi ce tableau, cette sculpture ou cet objet nous correspond et nous propose ensuite de nous prendre en selfie avec elle. Un concours Instagram permet ensuite de désigner

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Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

Concerts | « Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux (...)

Nicolas Bros | Jeudi 23 juillet 2020

Une lettre au gouvernement pour l'ouverture totale des salles de concerts

« Concerts debout touchés en plein coeur » / « Tous debout contre la mise à genoux de la musique ». C'est par ces deux punchlines que plus de très nombreux structures et artistes français demandent des clarifications au gouvernement sur les perspectives de réouverture des salles de concerts. Par une lettre ouverte, ces signataires souhaitent interpeller le gouvernement sur l'urgence de prises de décisions concernant leur activité en péril. « Nous avons pleinement conscience de la situation sanitaire et de ses incertitudes. Cependant, plus le temps passe, plus il y a urgence pour nos professions à relancer l'activité malgré les dispositifs d’accompagnement économique et financier mis en place que nous saluons, mais qui ne sauraient garantir la pérennité de notre secteur » explique le courrier. Les co-signataires souhaitent également « une reprise à 100 % des capacités publiques des lieux à compter du 1er septembre ». À l'heure où nous écrivons ces lignes,

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Les festivals d'humour rient jaune

Humour noir | Par le biais de leur fédération, 50 festivals d'humour appellent à l'aide pour leur pérennité.

Nicolas Bros | Lundi 18 mai 2020

Les festivals d'humour rient jaune

C'est par le biais d'un communiqué envoyé par la Fédération des festivals d'humour, que 50 festivals d'humour (FFH) dont le célèbre Festival des arts burlesques stéphanois, appellent à leur tour à l'aide après la crise Covid-19. « Très impactée par le Coronavirus et la crise sanitaire, et ayant dû faire face à des dizaines d’annulations, la FFH et les festivals qu’elle représente alertent l’État et le secteur culturel sur les menaces qui pèsent sur ses adhérents et sur la pérennité de ces rassemblements culturels, assure l'organisme. Comme pour l’ensemble du Spectacle Vivant, l’organisation de nos festivals repose sur tout un maillage d’intervenants et professionnels, également fragilisés, qui ne relève pas forcément de l’intermittence : le réseau des salles de spectacles bien sûr, mais aussi prestataires techniques, attachés de presse, catering, sécurité et prévention, billetterie, promotion, affichage etc. » Le secteur du spectacle vivant qui produit le plus de représentations par an L'humour, notamment en France, est un des pans les plus dynamiques du spectacle vivant, drainant de nombreux spectateurs lors de multiples représentations d

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13 avril : ce qu'a dit Emmanuel Macron pour la culture

ACTUS | Un peu après 20h, le président de la République a annoncé que le confinement généralisé serait prolongé de quatre semaines, jusqu’au lundi 11 mai. Il a notamment fait quelques annonces importantes pour les acteurs du secteur culturel.

La rédaction | Mardi 14 avril 2020

13 avril : ce qu'a dit Emmanuel Macron pour la culture

État des lieux sanitaire et contexte général Le confinement « le plus strict » est prolongé jusqu’au 11 mai. En clair : les règles édictées jusqu’alors ne devraient donc pas être renforcées, mais pas non plus allégées. Du point de vue sanitaire, « l’espoir renaît », estime Emmanuel Macron. Le chef de l’État a toutefois indiqué que la tenue du nouveau délai « ne sera possible que si nous continuons d’être civiques, responsables, de respecter les règles, et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir ». Le chef de l’Etat a en outre demandé « aux personnes les plus vulnérables, aux personnes âgées, en condition de handicap sévère ou atteintes de maladies chroniques, de rester confinées, même après le 11 mai, tout au moins dans un premier temps ». Il a assuré que des masques « grand public » seraient disponibles pour tous les Français à partir du 11 mai. Emmanuel Macron a aussi parlé des tests de dépistage : ils seront « d’abord pratiqués sur nos aînés, nos soignants et les plus fragiles ». Le président de la République a assuré qu’après le 11 mai, « nous serons en capacité de

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Du lourd à la Rue des Artistes 2020

Festival | Le festival La Rue des Artistes de Saint-Chamond a dévoilé les noms programmés pour sa prochaine édition qui se tiendra du 19 au 21 juin 2020 au parc Nelson (...)

Nicolas Bros | Mercredi 18 décembre 2019

Du lourd à la Rue des Artistes 2020

Le festival La Rue des Artistes de Saint-Chamond a dévoilé les noms programmés pour sa prochaine édition qui se tiendra du 19 au 21 juin 2020 au parc Nelson Mandela. Cette année, l'équipe de programmation a vu les choses en plus grand en invitant Tiken Jah Fakoly, La Rue Kétanou, Marcel et son Orchestre ainsi que les Wailing Trees en têtes d'affiche. Faut qu'ça Guinche, Esparto, Picon mon amour, Le P'tit Son, Kalune et Bazar & Bémols viennent compléter la liste tout comme les habituels spectacles de rue. La Rue des Artistes 2020 du 19 au 21 juin 2020 au parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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La Vie invisible d'Euridice Gusmao : Les sœurs cachées

ECRANS | De Karim Aïnouz (Br.-All., 2h19) avec Carol Duarte, Julia Stockler, Gregório Duvivier…

Vincent Raymond | Mercredi 11 décembre 2019

La Vie invisible d'Euridice Gusmao : Les sœurs cachées

Rio de Janeiro, 1950. Les sœurs Gusmao ne se quittent jamais. Jusqu’au jour où Euridice, part avec un marin de fortune mais revient au bercail où son père la répudie en lui interdisant de revoir sa sœur Guida qui rêve de devenir concertiste. Des années durant, elles se frôleront sans se voir… Il semble appartenir à un passé révolu, subit l’infamante qualification de sous-genre… Pourtant, le mélo n’a rien perdu de sa vigueur ; au contraire bénéficie-t-il d’un regain d’intérêt de la part des cinéastes, trouvant sans doute dans l’inéluctable fatalité de son dénouement une pureté proche de la tragédie antique, et une manière de résistance à l’insupportable mièvrerie du happy end. Au reste, n’est-il pas plus aisé d’obtenir l’empathie du public en sacrifiant ses personnages ? Karim Aïnouz ne se prive pas de le faire dans cet habile tire-larmes qui joue avec les nerfs en multipliant les occasions manquées de retrouvailles entre Euridice et Guida, entre frôlements fortuits et croisements entravés. Balayant 70 ans de vie brésilienne, il opère un sacré raccourci dans le récit de la condition féminine de ce pays qui, aujourd’hui semble oublie

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Décembre : On casse la baraque ?

Panorama ciné | Alors que se profile Noël, fête familiale par excellence, une foule de films dont les protagonistes ressemblent à des escargots hors de leur coquille sort sur les écrans. Un choix pour le moins singulier, quand on connaît le destin des escargots en période de réveillon(s)…

Vincent Raymond | Mercredi 4 décembre 2019

Décembre : On casse la baraque ?

Qu’est-ce qui caractérise une famille ? Figée pendant des décennies (voire des siècles), la définition a connu ces dernières années moult révisions liées à la naturelle évolution des mœurs et de la société. Il demeure toutefois un paramètre central dans la qualification de la cellule familiale, fût-elle éclatée : le fait que des individus partagent un toit, en plus d’un patrimoine affectif et/ou génétique. Leur façon d’appréhender leur logis commun, et la manière dont les cinéastes les représentent, en disent souvent long sur les relations de ceux qui les occupent. Prenez La Famille Addams (4 décembre) : certes ils habitent une bâtisse plus que pourrie, mais leur cohésion s'avère totale face à l’adversité, incarnée par une sorte de Stéphane Plaza blonde et diabolique. En dépit d’un script dépourvu de la moindre originalité, cette énième résurrection de la pacifique tribu de morts-vivants (ici en version animée et signée par Conrad Vernon & Greg Tiernan) se laisse plutôt regarder, et même entendre en français : Kev Adams, voix de Gomez, se met au service de son personnage sans en faire d

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Olivier Coussemacq : « La poésie est pour moi un art sublime, suprême »

Nomades | Le cinéma n’a pas de frontière. Le réalisateur français Olivier Coussemacq le prouve en signant un film on ne peut plus marocain. Rencontre (logique) à l’occasion des Rencontres du Sud…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Olivier Coussemacq : « La poésie est pour moi un art sublime, suprême »

Habituellement, les films traitant des questions de migration du point de vue du Sud sont produits ou réalisés par des Marocains. Quel est votre rapport au Maroc ? Olivier Coussemacq : Cela a été une des difficultés du projet, en effet… Quand j’ai présenté le film à Tanger, en avant-première marocaine dans le cadre du festival du cinéma marocain, on n’a pas reconnu au film son identité marocaine. Quand je suis en France avec ce film, on me dit « Mais c’est un film avec des inconnus en langue arabe ! » J’ai un rapport ancien avec le Maroc, un rapport d’amour surtout, comme pour un certain nombre de pays et des liens anciens avec le Maghreb, ainsi qu’un intérêt pour ce qui n’est pas “nous“. J’ai envie d’aller voir ailleurs pour éviter de trop parler de nous — d’autres le font très bien. Enfin, j’ai eu quelques difficultés dans le passé, à titre intime, avec ma mère que je ne développerai pas et les mères du Maghreb en règle générale, sont des femmes qui m’émeuvent par leurs capacités de résistance, leur générosité. Un caractère de mère

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"Nomades" : Routes et déroutes du sud

ECRANS | de Olivier Coussemacq (Fr.-Mar., 1h27) avec Jamil Idrissi, Jalila Talemsi, Assma El Hadrami…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Pour dissuader son ultime fils Hossein de 16 ans de tenter l’exil illégal vers l’Europe par la voie maritime, Naïma quitte Tanger, direction la campagne du sud. Chez son oncle et sa tante, Hoissein se sent coupé du monde moderne et en veut à sa mère… « Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console », dit un proverbe que Hossein pourrait faire sien : son exil dans le sud rural lui permet de relativiser sa situation et de constater les privilèges dont il dispose. Mais relativiser marche dans l’autre sens : comment ne pas vouloir quitter un pays qui interdit à ses locaux l’accès aux hôtels, à moins qu’ils ne soient escortés par les touristes ? Comment ne pas être écœuré de voir sa cousine quasiment “vendue“ à un compatriote établi à l’étranger ? Comment ne pas désespérer de n’avoir pour seul perspective l’exercice de cireur de chaussures — soumis de surcroît à une forte concurrence ? Dans le sillage des brûlots Nabil Ayouch, Olivier Coussemacq porte un regard intérieur sans concession sur la société marocaine, où la jeunesse et les femmes n’ont le c

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Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

MUSIQUES | C'est un rendez-vous à ne pas manquer qui prend place pour sa 22e édition à Saint-Chamond. Chaque année, le troisième weekend de juin, le festival La Rue des Artistes réunit au parc Nelson Mandela, quelque 10 000 spectateurs qui dansent et tremblent devant des performances musicales et circassiennes.

La rédaction | Mercredi 5 juin 2019

Retour aux sources pour La Rue des Artistes 2019

Ils sont musiciens, chanteurs, comédiens ou acrobates, ils sont natifs de Saint-Chamond, de Grenoble ou de Californie, et ils se retrouvent sur les planches de La Rue des Artistes pour partager leur passion et leur talent avec un public tous les ans plus nombreux. Le festival propose des spectacles dans tous les styles. Qu'on aime le hip-hop, le reggae, le swing ou la chanson française, qu'on raffole de théâtre, de mime ou de voltige, chacun trouve de quoi s'émerveiller. C'est ce parti pris de l'inclusion qui est à l’essence de ce festival. L'inclusion de différents genres artistiques, d'une part mais aussi des individus qui forment le tissu social ligérien. Dans cette optique, L’association Atout Monde, organisatrice du festival, a participé au lancement de la charte H+ Culture, dispositif visant à développer les bonnes pratiques quant à l’accueil des personnes en situation de handicap. Dans un même temps, l'association affiche la ferme volonté de rendre la culture accessible à tous, grâce notamment à une politique tarifaire attractive unique à l’échelle régionale (5€ en prévente / 8€ sur place pour vendredi et samedi, gratuit le dimanche). Une vo

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Les gros bâtards de retour

MUSIQUES | Les sept musiciens du Fat Bastard GangBand font feu de tout bois depuis 2010. Énergique et enlevée, leur musique puise son inspiration dans les Balkans (...)

Nicolas Bros | Mardi 4 juin 2019

Les gros bâtards de retour

Les sept musiciens du Fat Bastard GangBand font feu de tout bois depuis 2010. Énergique et enlevée, leur musique puise son inspiration dans les Balkans avec une pointe méditerranéenne et sud-américaine. Ils effectuent un retour marqué cette année par un nouvel album, Masala. Le programme ne change pas : fête multigénérationnelle assurée ! Si la recette mêlant folklore, boucles électro et bouillonnement balkanique reste relativement peu originale, elle fait mouche à coup sûr. Saint-Chamond va vibrer ce 15 juin. The Fat Bastard GangBand, samedi 15 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Mustapha Kerroua, la culture comme lien social

MUSIQUES | Le directeur artistique du festival La Rue des Artistes est un homme de convictions, un citoyen toujours aussi engagé à l'aube de ses cinquante ans, dont plus de la moitié au service de la culture pour tous.

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Mustapha Kerroua, la culture comme lien social

Avant-dernier d'une famille de neuf enfants, Mustapha est né le 14 mai 1969 à Saint-Chamond, ville à laquelle il est resté fidèlement attaché. Le Couramiaud n'oublie pas pour autant le parcours de beaucoup de familles qui, comme l'ont fait ses propres parents, ont traversé la Méditerranée pour s'installer dans la vallée du Gier alors en pleine ébullition industrielle. A quelques pas des usines Moulin Combat, Mustapha a passé son enfance entouré de ses deux sœurs et six frères, dans le quartier du Creux où il a fréquenté le collège Pierre Joannon avant d'être orienté vers le lycée professionnel Claude Lebois. « Dès la cinquième, on m'a dit que je n'étais pas fait pour de longues études. En première année de CAP, on m'a fait découvrir plusieurs métiers qui ne m'ont pas vraiment emballé. Par dépit, j'ai choisi la chaudronnerie. »Persuadé que son destin est ailleurs, l'adolescent rendra son tablier le jour même de l'examen. Délégué de classe, il défendait ses camarades comme l'aurait fait un avocat.« Mes profs m'ont dit que je ferais sans doute mieux de faire du théâtre ! » Derrière les platines Qu'à cela ne tienne, Mustapha a déjà un pied da

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Toujours là

Reggae | Pas forcément évident de se remettre à l'ouvrage après la période d'hyper-médiatisation qui accompagna le tubissime Pour le bonheur du monde. Et pourtant, (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Toujours là

Pas forcément évident de se remettre à l'ouvrage après la période d'hyper-médiatisation qui accompagna le tubissime Pour le bonheur du monde. Et pourtant, Sinsémilia est toujours là quinze ans après. Les Grenoblois reviennent une fois encore sur le devant de la scène avec une nouvelle galette, A l'échelle d'une vie, chaque membre mettant de côté pour un temps ses projets persos. Au son d'un reggae communicatif le combo nous invite de plus belle à nourrir nos cerveaux car le savoir est une arme de paix. Sinsémilia, dimanche 16 juin à 19h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Feu de Broussaï

Reggae | Depuis la création du groupe au début des années 2000, Broussaï s'est imposé comme l'une des figures de proue du reggae hexagonal, parcourant sans relâche (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Feu de Broussaï

Depuis la création du groupe au début des années 2000, Broussaï s'est imposé comme l'une des figures de proue du reggae hexagonal, parcourant sans relâche l'Europe de l'ouest mais aussi le Canada, jusqu'à la mythique cité de Kingston. Les Mâconnais furent même les premiers Français, en 2012, à passer à la télévision jamaïquaine. Avec son tout nouvel album, Une seule adresse, Broussaï semble revenir aux fondamentaux (un reggae new roots très acoustique), portant haut et fort un message humaniste plein de lucidité. Broussaï, vendredi 14 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Come back

Reggae | Après vingt ans d'existence et trois longues années de pause, le mythique groupe de reggae californien Groundation revient en force avec huit musiciens (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Come back

Après vingt ans d'existence et trois longues années de pause, le mythique groupe de reggae californien Groundation revient en force avec huit musiciens nouvelle génération réunis autour de l'incontournable Harrison Stafford et bien sûr, un nouvel album. Sorti à l'automne dernier, The next generation délivre un groove puissant au service d'un son reggae unique teinté de jazz et de funk, parsemé d'influences latinos et africaines, avec comme à l'habitude des propos engagés politiquement et socialement. Groundation, samedi 15 juin à 20h45, parc Nelson Mandela à Saint-Chamond

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Mustapha Kerroua dans l'Oeil du Petit Bulletin #15

Festival | L'Oeil du Le Petit Bulletin Saint-Étienne s'est mis dans la La rue des artistes avec son directeur artistique Mustapha Kerroua qui nous a parlé de la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 10 avril 2019

Mustapha Kerroua dans l'Oeil du Petit Bulletin #15

L'Oeil du Le Petit Bulletin Saint-Étienne s'est mis dans la La rue des artistes avec son directeur artistique Mustapha Kerroua qui nous a parlé de la prochaine édition du festival avec notamment GROUNDATION, Sinsémilia ou encore Les Tit' Nassels, de la Rue des Arts de la Ville de Saint-Chamond pendant la Biennale Internationale Design Saint-Etienne...

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Groundation, Sinsemilia, Broussaï... à la Rue des Artistes

Festival | Le festival couramiaud a dévoilé l'ensemble de sa programmation pour sa 22e édition qui se déroulera les 14, 15 et 16 juin 2019 au Parc Nelson Mandela (...)

Nicolas Bros | Mardi 5 mars 2019

Groundation, Sinsemilia, Broussaï... à la Rue des Artistes

Le festival couramiaud a dévoilé l'ensemble de sa programmation pour sa 22e édition qui se déroulera les 14, 15 et 16 juin 2019 au Parc Nelson Mandela (Saint-Chamond). On y retrouvera notamment le groupe californien Groundation, les indéboulonnables Sinsemilia, Broussaï, les locaux Tit'Nassels, une étoile montante du hip hop : Tracy de Sá... Bref, une belle édition en perspective. La Rue des Artistes 2019, du 14 au 16 juin au Parc Nelson Mandela à Saint-Chamond Programmation complète : Vendredi 14 juin : Broussaï + Mon Côté Punk + Duo Léonid + The Mitchi Bitchi Bar Samedi 15 juin : Groundation + The Fat Bastard Gangband + Tracy de Sá + Rémô-(mes) Dimanche 16 juin : Sinsemilia + Les Tit'nassels + Pop 119 + Cie Racines de Poche + Cie ManoAmano Circo + Cie Senario + Solau & Cie... Plus d'infos sur ce site

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Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

Musiques | L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars (...)

Nicolas Bros | Lundi 4 mars 2019

Un nouveau tremplin musical à Saint-Chamond

L'Association Atout Monde proposera ce week-end son nouveau Tremplin musiques actuelles. Quatre groupes se présenteront devant le public jeudi 7 mars sur la scène de la salle Aristide Briand de Saint-Chamond : Esparto (pop - Marseille), Franfre (rap/jazz/hip hoop - Toulouse), The Soulphenixs (soul/funk/rock - Nantes) et Trigones Plus (rock électro - Lyon). Le lauréat sera sélectionné par un jury et le public à l'issue de leur passage (25 minutes pour chaque formation). Le gagnant aura la chance de pouvoir se produire le lendemain en première partie du groupe Berywam dans cette même salle, obtiendra une programmation officielle à Saint-Chamond et remportera un gain financier de 600€ minimum et quatre jours d'enregistrement au Plateau 42 à Saint-Étienne. Enfin, ce tremplin servira de tremplin pour l'annonce de la programmation du prochain festival La Rue de Artistes (14 au 16 juin prochains) dont on sait déjà que Sinsémilia, Broussaï ou encore Les Tit'Nassels viendront faire vibrer le public. - Tremplin Musiques Actuelles de Saint-Chamond, jeudi 7 mars à 20h30 salle Aristide Briand - Beryw

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Le riffs du Neal

Blues | Le blues sera prochainement célébré d'une bien belle manière au Château du Rozier, avec un double programme qui combine cinéma documentaire et musique live sous les riffs de l'Américain Neil Black.

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Le riffs du Neal

Depuis l'invention des Frères Lumières, cinéma et musique ont tissé un lien étroit, l'image et le son se mariant le plus souvent pour le meilleur. Des bandes originales aux documentaires musicaux et autres biopics, en passant par les scopitones puis les clips, le septième art a visiblement toujours su se nourrir de la puissance évocatrice du cinéma. De la même manière, les musiciens ont à leur tour rapidement compris et utilisé la puissance de l'image pour packager leurs compositions dans les médias audiovisuels, quels qu'ils soient. Et lorsque des cinéastes se penchent plus précisément sur l'histoire d'un courant musical, la chose prend alors une tournure encore plus particulière. En matière de blues, on pense bien sûr l'excellente série de sept films produite par Martin Scorsese en 2003, The blues, faisant appel à quelques grands réalisateurs comme Wim Wenders ou Clint Eastwood. Faut-il le rappeler, remonter aux sources du blues c'est aussi retracer le cours de l'Histoire, depuis l'Afrique jusqu'aux USA, celle d'un peuple noir déporté puis exploité, trouvant refuge dans les accords plaintifs d'une musique qui enfantera sans péridurale le jazz et le rock. Black is ba

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Coups de Rain

Danse | Quinze ans après sa création, le spectacle d'Anne Teresa De Keersmaeker, "Rain", entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste époustouflant. La preuve le 15 février à l'Opéra de Saint-Étienne

Monique Bonnefond | Mardi 5 février 2019

Coups de Rain

Rain d'Anne Teresa De Keersmaeker, entré au répertoire de l'Opéra de Paris en 2011, reste une pièce maîtresse de la danse contemporaine malgré ses 15 ans d'âge. L'alchimie opère toujours autant entre la complexité géométrique de la chorégraphie, l'hypnotique partition du musicien minimaliste Steve Reich et l'irrépressible énergie collective des danseurs. Il semble pleuvoir sur le plateau grâce à un rideau semi-circulaire de fines cordes de chanvre qui tombent des cintres et seront en mouvement à deux reprises créant à la fin du spectacle une véritable onde générée par une danseuse. La scène semble vide mais le dense tapis de figures géométriques qui recouvre le sol et constitue presque un élément du décor, ordonne, avec une rigueur stupéfiante, les déplacements des dix danseurs dont les trajectoires et les croisements sont calculés au millimètre près. Tel un battement de cœur Soutenus par l'entêtante pulsation musicale de la partition du compositeur minimaliste Steve Reich : Music for 18 musicians, les danseurs parcourent le plateau ceint par le mur circulaire de cordes tombantes. Deux phrases chorégraphiques, l'une écrite pour l

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Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Festival | Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est (...)

Nicolas Bros | Vendredi 7 décembre 2018

Sinsémilia à la Rue des Artistes 2019

Le festival couramiaud La Rue des Artistes vient d'annoncer un premier nom de sa programmation 2019 qui se déroulera du 14 au 16 juin. C'est le groupe de reggae ska grenoblois Sinsémilia qui prépare un nouvel album prévu pour le printemps. Ce concert correspondra au retour du groupe au festival de Saint-Chamond, dix ans après le succès rencontré pour leur venue au Jardin des plantes.

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"Ta mort en short(s)" : Défunts justifient les moyens

Dès 10 ans | de Lucrèce Andreae, Anne Huynh, Anne Baillod, Pauline Pinson, Osman Cerfon (Fr.-Sui., 0h52)…

Vincent Raymond | Mercredi 31 octobre 2018

Porté par le César du meilleur film d’animation 2018, le miyazakissime Pépé le Morse de Lucrèce Andreae, cet exceptionnel programme de courts métrages ose au bon moment — pour la Toussaint — aborder l’un des sujets les plus embarrassants pour des adultes (avec son symétrique : « comment fait-on les bébés ? ») : la question taboue de la mort. Elle est ici évoquée de manière poético-allusive à travers la métaphore de la disparition-métamorphose des aïeux (Pépé le Morse, donc), par le souvenir (Mamie) ou carrément frontalement dans Mon Papi s’est caché, tendre peinture mouvante où un grand-père jardinier inscrit son futur trépas dans le cycle de la nature — la forme fait ici joliment écho au fond. Mais là où le programme s’avère le plus culotté, démontrant sa grande intelligence de conception, c’est avec l’ajout de La Poisse et de Los Dias De Los Muertos, deux petites perles d’humour noir. Le premier y promène une créature porteuse de scoumoune pour qui la

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Le Fil recherche ses bénévoles

ACTUS | La Salle des Musiques Actuelles de Saint-Étienne, le Fil, recherche des personnes motivées pour rejoindre ses équipes de bénévoles. Passionnés de musique, (...)

Nicolas Bros | Mardi 28 août 2018

Le Fil recherche ses bénévoles

La Salle des Musiques Actuelles de Saint-Étienne, le Fil, recherche des personnes motivées pour rejoindre ses équipes de bénévoles. Passionnés de musique, de photo, de vidéo, d'arts numériques, de cuisine ou simplement avec l'envie de vous investir dans le projet culturel du Fil (accueil du public, service au bar, écriture de chroniques, décoration, photographie...), vous êtes attendus pour une réunion d'information le 11 septembre à 19h au Fil.

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"BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan" : Afros, blancs et méchants

Rire sous cape | Deux flics — l’un noir, l’autre blanc et juif — infiltrent la section Colorado du KKK. Le retour en grâce de Spike Lee est surtout une comédie mi-chèvre mi-chou aux allures de film des frères Coen — en moins rythmé. Grand Prix Cannes 2018.

Vincent Raymond | Mardi 28 août 2018

Colorado Springs, aube des années 1970. Tout juste intégré dans la police municipale, un jeune flic noir impatient de “protéger et servir” piège par téléphone la section locale du Ku Klux Klan. Aidé par un collègue blanc, sa “doublure corps“, il infiltrera l’organisation raciste… Spike Lee n’est pas le dernier à s’adonner au jeu de l’infiltration : dans cette comédie « basée sur des putains de faits réels » (comme l’affiche crânement le générique), où il cite explicitement Autant en emporte le vent comme les standards de la Blaxploitation (Shaft, Coffy, Superfly…), le réalisateur de Inside Man lorgne volontiers du côté des frères Coen pour croquer l’absurdité des situations ou la stupidité crasse des inévitables sidekicks, bêtes à manger leur Dixie Flag. Voire sur Michael Moore en plaquant en guise de postface des images fraîches et crues des émeutes de Charlottesville (2017). Cela donne un ton cool, décalé-cocasse et familier, rehaussé d’une pointe d’actualité pour enfoncer le clou, au cas où les allusions appuyées à la

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Afrodisiaque

Sono mondiale | Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 juin 2018

Afrodisiaque

Depuis vingt et un ans déjà, le festival La Rue des Artistes promet trois jours de cirque et de musique tous azimuts, dans la rue comme sur scène. Parmi les têtes d’affiche du cru 2018, CharÉlie Couture (en plein bayou), Sergent Garcia (avec Bruno mais sans Bernardo) et Magyd Cherfi (qui avait fait faux bond l’an passé). Les nostalgiques de la grande époque des Touré Kunda seront aussi à la fête : la mythique fratrie sénégalaise fait cette année son grand retour avec l’album Lambi Golo (Soulbeat Records), mettant ainsi fin à dix ans de silence radio. Par son travail de défricheur à l’aube des années quatre-vingts, le groupe a servi de boussole pour d'autres artistes africains qui se sont imposés à leur tour dans le paysage musical international. Les Frères Smith sont quant à eux frangins par la musique et non pas par le sang. Entre afrobeat, afrofunk et ethiopic, le même afrogroove coule dans les veines de ces onze musiciens-contrebandiers. Le collectif parisien arpente les scènes françaises et européennes depuis une grosse décennie, avec une énergie explosive et contagieuse. Les Frères Smith le 16 juin, Touré Kunda le 17 juin, au parc Nelson Mandela à

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Couture, Cherfi et Garcia dans la Rue des Artistes

Festival | La 21e édition du festival couramiaud de musique et d'art de rue La Rue des Artistes a dévoilé son affiche et sa programmation. Comme d'habitude, des têtes (...)

Nicolas Bros | Mardi 20 mars 2018

Couture, Cherfi et Garcia dans la Rue des Artistes

La 21e édition du festival couramiaud de musique et d'art de rue La Rue des Artistes a dévoilé son affiche et sa programmation. Comme d'habitude, des têtes d'affiches prendront place dans le parc Nelson Mandela. Cette année, ce sont Magyd Cherfi (Zebda), CharlÉlie Couture et sa musique du Bayou, Sergent Garcia, Touré Kunda ou encore Che Sudaka qui se présenteront à Saint-Chamond. 21e Rue des Artistes, du 15 au 17 juin 2018 dans le parc Nelson Mandela à Saint-Chamond Plus d'infos et programmation complète du festival à retrouver juste ici

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Matthew Vaughn : « Faisons les films que personne ne peut faire »

KINGSMAN - LE CERCLE D'OR | Le réalisateur de Kingsman remet le couvert, plaçant une baronne de la drogue sur la route de son armada d’élégants. Du sur-mesure pour ses interprètes, et du cousu-main par l’auteur qui détaille ici son patron. Propos recueillis lors de sa conférence de presse parisienne.

Vincent Raymond | Jeudi 12 octobre 2017

Matthew Vaughn : « Faisons les films que personne ne peut faire »

C’est la première fois que vous tournez la suite d’un de vos films. En quoi Kingsman est-il si différent de Kick Ass ou X-Men ? MV : Je n’a pas pu refuser de le réaliser ni lui résister : j’avais adoré tourner le premier ; il n’était pas question pour moi que quelqu’un prenne mes propres jouets et joue avec ! Le Cercle d’Or est davantage une expansion qu’une suite à Kingsman… MV : En effet. Il était très important pour moi de continuer l’histoire amorcée, plutôt que de faire une suite pour une suite ou pour, disons, l’argent. Kingsmna est surtout l’histoire d’Eggsy, qui d’un très jeune garçon, évolue jusqu’au 3e opus. C’est son parcours, son voyage personnel que nous suivons, où qu’il nous emmène. En aucun cas je n’ai voulu me répéter : ça aurait été aussi ennuyeux pour vous que pour moi Quand avez-vous pris la décision de réintégrer le personnage de Colin Firth ? Était-ce prévu dès son exécution à la fin du précédent épisode ? MV : En fait, non. À l’éc

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"Kingsman - Le Cercle d’or" : La suite à l’anglaise

ECRANS | de Matthew Vaughn (G.-B.-E.U., 2h21) avec Taron Egerton, Colin Firth, Mark Strong, Julianne Moore…

Vincent Raymond | Jeudi 12 octobre 2017

Promu Agent Galahad et fiancé à une princesse scandinave, le jeune Eggsy a tout l’avenir devant lui. Las ! La trafiquante de drogue psychopathe Poppy Adams éradique Kingsman. Pour se venger, Eggsy va pouvoir compter sur Merlin et les cousins d’Amérique de l’Agence Statesman… Stupéfiante combinaison entre un spoof et un action movie (à la violence hallucinante, mais monstrueusement bien chorégraphiée), Kingsman (2015) aurait difficilement pu demeurer à l’état de singleton — d’autant qu’il s’était révélé dès plus rentables. Certes, ce nouvel opus ne bénéficie plus de l’effet de surprise du précédent, mais il renoue avec les fondamentaux de ce qu’il faudra donc considérer comme la matrice de la franchise, plaçant dès l’ouverture sa séquence de bravoure : une poursuite dans les rues de Londres dont la réalisation n’a rien à envier aux MI où cavale Tom “Peter Pan” Cruise. Si Kingsman est ouvertement plus décalé que James Bond, longeant volontiers les rives du fantastique ou de la parodie sarcastique, il se montre a

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Féfé fort en couleur

Rap | Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, (...)

Nicolas Bros | Mercredi 7 juin 2017

Féfé fort en couleur

Echaudé par son second album en solo (Le Charme des premiers jours sorti en 2013 avec un succès très modéré et quelques soucis avec sa maison de disques), FéFé, ex-Saïan Supa Crew, a pris 4 années avant de ressortir son micro. Ce rappeur qui raconte le quotidien, à contre courant des clichés habituels du rap français, Samuel Adebiyi de son vrai nom propose un troisième album sobrement intitulé Mauve. Métissé, ce disque propose une aventure multi-culturelle pour lequel le chanteur s'est inspiré de ses racines nigérianes et sur les traces de la culture Yoruba au Brésil et à Cuba. Composé avec Felipe Saldivia et enorgueilli par plusieurs featurings de haut vol (Ayo, -M- ou Tété), Mauve est un disque expressif, à « la parfaite synthèse entre le rose de la vie et les bleus de l'âme » explique l'ex-chanteur d'OFX. Puisant dans l'énergie brute de l'Afrique et de l'Amérique du Sud, l'artiste parvient encore une fois à mêler rap, mélancolie, liberté et poésie. Il présentera cet opus à l'occasion des 20 ans du festival La Rue des Artistes à Saint-Chamond. FéFé [+ Magyd Cherfi + Bazar & Bémols], samedi 17 juin à 20h, parc Nelson Man

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"Les Fantômes d’Ismaël" : critique et entretien avec Arnaud Desplechin

Le film de la semaine | Arnaud Desplechin entraîne ses personnages dans un enchâssement de récits, les menant de l’ombre à la lumière, de l’égoïsme à la générosité dans un thriller romanesque scandé de burlesque, entre John Le Carré, Bergman, Allen et Hitchcock. Vertigineusement délicieux.

Vincent Raymond | Mercredi 17 mai 2017

Revoici Desplechin en sa pépinière cannoise, là où il a éclos et grandi. Qu’il figure en compétition ou pas importe peu, désormais : les jurys l'ont, avec une constance confinant au gag, toujours ignoré. De par sa distribution glamour internationale, Les Fantômes d’Ismaël convient à merveille pour assouvir l’avidité multimédiatique d’une ouverture de festival. Il allie en sus les vertus quintessentielles d’un film d’auteur — d’un grand auteur et d’un grand film. Ismaël en est le héros paradoxal : inventeur d’histoires, ce cinéaste se trouve incapable de tourner après que Carlotta, son épouse disparue depuis vingt ans, a refait surface dans sa vie. Plus fort que ses fictions, ce soudain coup de théâtre a en outre provoqué le départ de sa compagne Sylvia… Du grand spectral Si Desplechin exprime ici un désir frénétique de romanesque, il montre que l’imprévisibilité de l’existence surpasse par son imagination la plus féconde des machines à créer… dans le temps qu’il démultiplie les déploiements

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Cannes en salles : À la diète !

Festival | S’il se targue d’être la plus grande manifestation culturelle au monde, le festival de Cannes demeure un rendez-vous professionnel faisant insuffisamment bénéficier de son aura les salles de cinéma.

Vincent Raymond | Mardi 2 mai 2017

Cannes en salles : À la diète !

Après un millésime 2016 des plus fastes, qui avait permis aux spectateurs de découvrir en même temps que les festivaliers une demi-douzaine de films issus de la sélection officielle — et pas des moindres : les Almodóvar, Dumont, Verhoeven en compétition, auxquels il fallait ajouter le Woody Allen de l’ouverture, le Jodie Foster et le Shane Black —, les cinéphiles connaîtront cette année la disette. Ils pourront néanmoins compter sur la délégation française pour leur offrir de quoi vibrer en écho avec la Croisette. Grâce notamment à Arnaud Desplechin, qui ouvre mercredi 17 mai cette 70e édition avec Les Fantômes d’Ismaël. Le choix de cet auteur exigeant, fidèle dès marches rouges, (plusieurs fois en lice et juré l’an passé), peut surprendre. Mais la distribution de son nouvel opus possède le glamour attendu pour pareil événement, qui lui permet notamment de renouer avec Marion Cotillard qu’il avait révélée dans Comment je me suis disputé… (1996). Son fidèle Mathieu Amalric, et Charlotte Gainsbourg, tous deux appréciés à l’international, feront aussi crépiter les flashes.

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20 ans dans la Rue des Artistes

Festival | Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, (...)

Nicolas Bros | Jeudi 6 avril 2017

20 ans dans la Rue des Artistes

Déjà 20 ans que la Rue des Artistes égaie les travées couramiaudes avec musique et "arts de rue". Pour fêter dignement cet anniversaire et cette longévité, l'organisation a misé sur plusieurs têtes d'affiche. 4 grands noms ressortent d'une programmation qui annonce un week-end pré-Fête de la musique très chaud du côté de Saint-Chamond : Les Wampas (dimanche 18 juin), les Fatals Picards (le 16 juin), Magyd Cherfi de Zebda et Féfé (samedi 17 juin tous les deux). Du rock énervé et du rap lettré, voilà pour le programme musical qui s'étoffera des Zoufris Maracas, de Bazar et Bemols et de La Tribu des Femmes. Du côté de l'animation hors musique, comme d'habitude, nombre d'artistes seront présents : circassiens, comédiens, marionnettistes. Il y aura des Européens et des Sud-Américains : la batucada des Lyonnais de Senario, les jeux forains d'Attractions et Phénomènes, la Cie Ballons Pirates,

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Chaises musicales au Fil

Tête de culture | Fraîchement nommé au poste de programmateur laissé vacant par Thierry Pilat (promu nouveau chef de Fil), Mathieu Hérault prendra ses fonctions en février au sein de la Smac stéphanoise après sept années de bons et loyaux services à Aubenas.

Niko Rodamel | Mardi 3 janvier 2017

Chaises musicales au Fil

Programmateur depuis l’ouverture du Fil en 2008 et tout nouveau directeur de la structure, Thierry Pilat laisse donc sa place à Mathieu Hérault, lequel est loin d’être novice dans le petit monde de la programmation musicale. D’origine angevine, Mathieu a déjà fait un joli bout de chemin depuis vingt ans, entre son implication dans plusieurs festivals de metal et ses nombreuses missions au sein de deux établissements, du côté de Manosque puis dans la salle ardéchoise du Bournot. « Au départ je viens du milieu alternatif. Moi-même musicien, j’ai longtemps été manager et tourneur pour différents groupes de metal ou de hardcore dans la région d’Angers et de Nantes, mais dans ce milieu les perspectives de professionnalisation étaient plutôt minces ! Un peu à la manière des Compagnons j’ai donc fait mon tour de France pour acquérir toutes les compétences liées à l’action culturelle au sens large. » Mathieu s’avoue hyper motivé par son nouveau poste qu’il voit à la fois comme un aboutissement et comme un nouveau défi professionnel. « Le Fil est un gros bateau avec un important volume de programmation. J’ai toujours voulu travailler dans une équipe qui ne travaille que pour

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Le Fil recrute son/sa nouveau/elle programmateur/trice

MUSIQUES | Après la prise de poste de directeur de l'établissement en juillet dernier par Thierry Pilat, le poste de programmateur/trice du Fil est vacant. Une (...)

Nicolas Bros | Jeudi 27 octobre 2016

Le Fil recrute son/sa nouveau/elle programmateur/trice

Après la prise de poste de directeur de l'établissement en juillet dernier par Thierry Pilat, le poste de programmateur/trice du Fil est vacant. Une annonce vient d'être publiée afin de trouver la perle rare qui animera la saison culturelle de la SMAC (Salle des Musiques Actuelles) de Saint-Étienne. Alors si vous vous sentez l'âme d'un/e programmateur/trice et que vous avez de belles connaissances en gestion, en musique et que vous avez le sens du contact, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Vous pouvez déposer votre candidature jusqu'au 20 novembre. L'annonce est en ligne juste ici.

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"Olli Mäki" : soigne ton cœur

ECRANS | Un film de Juho Kuosmanen (Fin-All-Su, 1h32) avec Jarkko Lahti, Eero Milonoff, Oona Airola…

Vincent Raymond | Mercredi 19 octobre 2016

L’argument est si simple qu’il tient presque du prétexte : devant défier à domicile l’Américain détenteur du titre de champion du monde poids plume, un petit boxeur finlandais inquiète son entourage, car sa fiancée l’obnubile plus que son excès de poids à perdre. Boxeur obscur dont la victoire (ou la défaite) importe finalement peu, Olli Mäki rappelle Bartleby : alors qu’on le pense dénié de toute velléité d’affirmer son individualité, la manifestation de sa volonté propre suffit à perturber l’ordre d’un monde ayant composé avec son immuabilité, sa prévisibilité, son apparente insignifiance. Le film lui-même joue de sa modestie : un noir et blanc âpre, ne cadrant pas forcément le héros en majesté, montrant volontiers ses épaules étroites, sa taille menue, son torse émacié ou son début de calvitie. Révélant en somme que Olli Mäki est un type normal, étranger à la forfanterie de son manager, peu concerné par cet orgueil national dont il est censé être le dépositaire. Par son minimalisme poétique, ce film dit davantage le réel que, suprême ironie, le

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Le nouveau directeur du Fil est...

MUSIQUES | ... Thierry Pilat, désormais ex-responsable du pôle diffusion et de la programmation de la Salle des Musiques ACtuelles de Saint-Étienne. Une période de (...)

Nicolas Bros | Mercredi 29 juin 2016

Le nouveau directeur du Fil est...

... Thierry Pilat, désormais ex-responsable du pôle diffusion et de la programmation de la Salle des Musiques ACtuelles de Saint-Étienne. Une période de recrutement avait été engagée par la Limace (association en charge de la gestion du lieu dans le cadre d'une Délégation de Service Public, qui sera renouvelée dans deux ans) afin de remplacer Olivier Colin, directeur du site depuis sa création le 31 janvier 2008. Quarante-huit candidatures avaient été reçues suite à la première offre d'emploi parue. Il aura fallu une seconde session d'envois de Curriculum Vitae afin de déterminer le nom du futur directeur de la salle. Thierry Pilat, 52 ans, avait auparavant été à l'initiative de la salle lyonnaise du Ninkasi Kao à Gerland, où il avait œuvré pendant neuf ans à la programmation. Il travaille au Fil depuis son lancement. « La structure a été très bien gérée jusqu'à aujourd'hui et a rempli ses trois missions : la diffusion, l'accompagnement d'artistes et la médiation culturelle » explique l'intéressé. « Mon envie première sera d'améliorer davantage le travail effectué ici, en utilisant toutes nos forces et en allant dans l'orientation souhaitée par le collecti

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Les papys fringants du reggae

MUSIQUES | Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les (...)

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Les papys fringants du reggae

Dans la grande famille de la sono mondiale, le reggae semble traverser le temps sans trop prendre de rides, faisant des petits all-over-the-world. Les jeunes formations (Danakil, Naâman, Jah Gaïa…), comme les grands frères stéphanois de la Dub Inc (trois cent mille disques vendus et des centaines de concerts sur les cinq continents), ne manquent pas de citer les grands maîtres du reggae ou d’aller écouter en spectateurs les vétérans du genre toujours en exercice. Car il reste encore quelques beaux dinosaures dans le circuit. Bien que pour certains la production discographique s’essouffle un peu, les papys du reggae ne sont pas en reste lorsqu’il s’agit de faire le show. Parmi eux, I Jahman Levi, soixante-dix printemps, était encore tout récemment sur la scène du Fil et Lee Scratch Perry, quatre-vingts bougies, mettait le feu au Cabaret Sauvage. Alpha Blondy et Jimmy Cliff, tous deux largement sexagénaires, n’ont sans doute pas non plus dit le dernier mot. Derrick Morgan, soixante-seize ans, est toujours de ce monde. À soixante-treize balais bien tapés, le Dj jamaïcain U Roy (considéré comme l’un des pères du rap) n’a pas perdu grand-chose de son oreille. Si l’on n’entend plus be

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Max "good vibes" Romeo

MUSIQUES | Il avait dû être remplacé en dernière minute l’an passé pour un trop bête refus de visa, le chanteur jamaïcain Max Romeo sera sur la scène de la Rue Des Artistes, le 18 juin à Saint-Chamond. Rencontre avec un des plus attachants vétérans du reggae, toujours fringant à soixante-douze ans, auteur de tubes imparables comme War Ina Babylon et One Step Forward.

Niko Rodamel | Mardi 31 mai 2016

Max

Vous jouez régulièrement en Europe et vous êtes actuellement en tournée française. Appréciez-vous la France ? Oh oui, j’aime bien venir jouer en France. Les Français sont ceux qui en Europe ont été les premiers à réellement me suivre. J’aime la France, la Suisse aussi… J’aime les Alpes, c’est beau ! (Rires) Il y a en ici une bonne vibration, je suis amoureux de l’Europe en général. Quelles musiques ont bercé votre enfance jamaïquaine ? J’écoutais surtout le rhythm and blues qui arrivait des USA. Fats Domino et Elvis Presley par exemple étaient très populaires sur l’île. Et puis il a eu la déferlante rock'n roll. J’ai alors beaucoup écouté les Rolling Stones. D’où votre nom de scène vient-il ? Vos acolytes se choisissent généralement des pseudonymes puisant dans le dictionnaire rastafari ou faisant directement référence à Dieu… Maxwell Livingston Smith, c’était peut-être un peu long, non ? (Rires) On m’a appelé Max Romeo suite à une histoire avec fille que j’ai draguée pendant toute une journée. Beaucoup de gens m’ont toujours vu comme un grand romantique, ce qui est en partie vrai. Dans l

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Tous dans la rue !

MUSIQUES | La Rue des Artistes est un festival fort en mélanges et en énergies. Souvent très positives, ces dernières font de cet événement couramiaud, un rendez-vous de (...)

Nicolas Bros | Lundi 21 mars 2016

Tous dans la rue !

La Rue des Artistes est un festival fort en mélanges et en énergies. Souvent très positives, ces dernières font de cet événement couramiaud, un rendez-vous de musique et d'arts de la rue très couru. Pour sa deuxième-année d'existence, la programmation s'étire depuis le blues-rock des "Black Keys" libanais, The Wanton Bishops, auteurs de l'album très éveillé Sleep With the Lights On en 2012, jusqu'à la Jamaïque de l'incontournable Max Romeo (reprogrammé cette année suite à son absence en 2015). Natacha Atlas proposera de l'accompagner sur la très lumineuse Myriad Road, afin de naviguer avec elle entre jazz et Orient, formule qui lui est chère et qui lui sied si bien. Côté musical, il y aura aussi Thomas Pitiot qui revisite le soleil de Pierre Vassiliu ou encore les Lyonnais du Fat Bastard Gang Band et leur electro-groove balkanique déjanté. Côté animations, dix compagnies dont la Cie Duo Laos ou Nando E Makila, feront vi

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"Curieux Voyageurs" accueille "Fast & Curious"

ECRANS | Parallèlement au "classique" festival du film de "Curieux Voyageurs", un nouvel événement prend naissance cette année : "Fast Curious". Alors que son grand (...)

Nicolas Bros | Mercredi 13 janvier 2016

Parallèlement au "classique" festival du film de "Curieux Voyageurs", un nouvel événement prend naissance cette année : "Fast Curious". Alors que son grand frère est destiné aux films de voyages, "Fast Curious" se consacre aux mini-films de voyage (d'une durée maximum de 2 minutes 30). Destiné à ouvrir le festival aux réalisateurs en herbe et aux jeunes utilisant leur téléphone portable, ce nouveau format de compétition permettra de présenter des films très courts racontant un voyage que ce soit en bas de chez soi ou au bout du monde. Il est possible d'envoyer son film par Wetransfer à fac@curieurxvoyageurs.com jusqu'au 29 février (formats acceptés : Mp4, h264, .mov et mpeg). Les vidéos choisies seront présentées pendant la prochaine édition de Curieux Voyageurs les 18, 19 et 20 mars 2016 à l'Espace Fauriel de Saint-Étienne. Plus d'infos ici.

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Love

ECRANS | Le souvenir d’une histoire d’amour racontée par ses étapes sexuelles : Gaspar Noé se met autant à nu que ses comédiens dans ce film unique, fulgurant et bouleversant. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 14 juillet 2015

Love

Un 1er janvier, Murphy reçoit un message sur son répondeur : la mère d’Electra s’inquiète car elle est sans nouvelle d’elle depuis plusieurs semaines. Qui est Electra ? La femme que Murphy a aimée, avec qui il a vécu une passion ardente puis qu’il a laissée partir. Aujourd’hui, Murphy vit avec une jeune fille dont il a un enfant, mais ce n’est pas la vie qu’il a désirée — elle n’aurait dû être qu’une passade et ce foutu préservatif n’aurait pas dû craquer… Alors, dans un mélange de regrets et d’inquiétude, Murphy va se souvenir de son histoire avec Electra. Love s’inscrit immédiatement sous le signe de cette nostalgie des amours gâchés, et ce saut dans le temps est pour Gaspar Noé l’occasion de construire un puzzle mental dont toutes les pièces seraient des images renvoyant au sexe – avant, pendant et après. D’où le paradoxe sublime sur lequel s’érige le film : à mesure qu’il s’enfonce dans le cerveau de Murphy, il en ramène des corps, de la chair, du plaisir, de la jouissance. Et tandis que son héros se heurte aux quatre murs de son appartement, couverts de traces d’un passé qui est autant celui du personnage que de l’auteur lui-même (un poster de

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Un bol de contemporanéité

SCENES | L’Hostellerie de Pontempeyrat sise aux confins du Forez et du Velay (à Usson-en-Forez exactement) est une zone de création contemporaine et (...)

Florence Barnola | Mercredi 1 juillet 2015

Un bol de contemporanéité

L’Hostellerie de Pontempeyrat sise aux confins du Forez et du Velay (à Usson-en-Forez exactement) est une zone de création contemporaine et d'expérimentation artistique. En témoigne le festival qu'elle abrite depuis neuf ans : les Pontempeyresques. En pleine campagne, de nombreuses compagnies transdisciplinaires, de cirque ou de danse, viennent en résidence afin de faire germer des graines d'art pur. La programmation du festival leur rend hommage le temps d’un week-end d’août en leur donnant l'occasion de confronter leur création au public. Pour cette 9e édition, l'accent est mis sur la danse et le cirque au travers de spectacles qui se joueront sous chapiteau et dans les salles de l’Hostellerie. On citera côté danse Lila Derridj, artiste parisienne, pour son solo chorégraphique Une bouche qu’elle a travaillé cet été à Pontempeyrat : « Les objets ou les matières en présence, en métal, en cuir, en plastique, en tissus, en papier… inspirent et nourrissent la création. Mes atèles de jambe et mes béquilles, nécessaires à mes déplacements quotidiens, sont des matières à danser. » Côté cirque et plus (marionnette, musique et film d’animati

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Comme par magie

SCENES | La magie mentale a l’honneur des deux festivals ligériens par une seule et même compagnie de cirque finlandaise. De l’Estival de la Bâtie avec « Une séance peu ordinaire » aux 7 Collines avec « Intimus Stimulus », le Circo Aereo créera l’illusion. Florence Barnola

Florence Barnola | Mardi 30 juin 2015

Comme par magie

Où classer la prestidigitation ? Dans le cirque ? Le théâtre ? Difficile de définir cet art qui semble aujourd’hui prendre le même chemin que le clown, devenant un art théâtral à part entière. Bien qu’au XIXe siècle déjà l’illusionnisme avait ses théâtres... C’est dans cette lignée de prestidigitateurs que s’inscrit Jani Nuutinen du Circo Aereo. Vêtu d’un costume trois pièces très XIXe, barbe et cheveux mi-longs sur le cou, l’illusionniste semble tout droitsorti d’un film. Son léger accent finlandais, son regard bleu acier et son débit de paroles très posé l’entoure d’un certain mystère. Le circacien, jongleur et magicien a créé sa compagnie Circo Aereo en 1996 en Finlande, avant d’intégrer le Centre National des Arts du Cirque dont il sortira diplômé en 2001. Deux solos de la compagnie figurent à la programmation de deux festivals ligériens importants en juillet : l’Estival de la Bâtie et les 7 Collines. Dans la grange ou sous chapiteau Circo Aereo répond aux deux programmations. Pour l’Estival de la Bâtie, Jani Nuutinen présentera une petite forme, Une séance peu ordinaire. On peut d’ores et déjà révéler que le titre n’est pas usurpé. Quant aux 7 Collines

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Lee Scratch Perry plutôt que Max Roméo

MUSIQUES | L'annonce est tombée dans la soirée de mercredi à jeudi : le légendaire Lee "Scratch" Perry remplacera une autre légende de la scène reggae, Max Roméo, ce (...)

Nicolas Bros | Jeudi 18 juin 2015

Lee Scratch Perry plutôt que Max Roméo

L'annonce est tombée dans la soirée de mercredi à jeudi : le légendaire Lee "Scratch" Perry remplacera une autre légende de la scène reggae, Max Roméo, ce vendredi soir pour le festival La Rue des artistes à Saint-Chamond. Il se produira aux côtés du Mac Abbé & le Zombi Orchestra et d'Odlatsa.

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Mon amour, ma chérie

MUSIQUES | Inséparables depuis leur rencontre à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako en 1975, Amadou et Mariam sont devenus en une dizaine d’albums d’infatigables globe-trotters, ambassadeurs de l’Afrique de l’Ouest et chantres de l’amour entre les peuples. Ils seront en concert pour la première fois dans la région ce mois-ci. Propos recueillis par Niko Rodamel

Niko Rodamel | Mardi 2 juin 2015

Mon amour, ma chérie

Vous vous produisez un peu partout dans le monde essentiellement lors de festivals : qu’y a-t-il de particulier que l’on ne retrouve pas dans un simple concert ? Amadou & Mariam : C’est complètement différent. Il y a beaucoup d’artistes et donc beaucoup de gens qui viennent écouter. Pour un festival le public est davantage mélangé, tout le monde peut venir, c’est beaucoup plus festif, tant pis si les gens ne viennent pas spécialement pour nous, on chante, on danse, on partage, on est ensemble. Vous êtes devenus de vrais globe-trotters, vos voyages nourrissent-ils votre musique ? Oui bien sûr, tous les voyages que l’on entreprend nous nourrissent car ils nous permettent de rencontrer d’autres publics et aussi d’autres musiciens. Nous sommes très attentifs aux musiques que nous entendons au cours de nos déplacements. Aujourd’hui tous les styles peuvent s’apporter de bonnes choses les uns aux autres et justement nous aimons bien les mélanges. Nous sommes ouverts à toutes sortes de propositions mais nous ne pouvons pas travailler avec tout le monde

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