Vivement dimanche prochain!

Alain Koenig | Mercredi 3 septembre 2014

Photo : Jean-Noël Garde


Cette année encore, l'évêché de Saint-Étienne propose aux «Sérénades du Dimanche» une terre d'accueil digne de ce nom, dans la belle acoustique du Centre Saint-Augustin. Aux fourneaux, le clarinettiste-marmiton Hervé Cligniez, a su concocter quelques plats du terroir bien mitonnés, maîtrisant parfaitement l'art de relever les saveurs.

La saison s'ouvrira le 28 septembre, sur une note très «cuivrée» avec la Musique de l'Infanterie, dans un programme Bach, Beethoven et Vivaldi. Le Big Band de Saint-Étienne de Ludovic Murat, pro du jazz, succèdera le 16 novembre au Quatuor Hermès qui, avec l'excellente flûtiste Valérie Perrotin, rendra hommage au divin Mozart le 12 octobre.

Le 14 décembre, le récital de piano de Roland Meiller dans un programme Debussy, Fauré, Ravel sera très attendu par la jeune génération... Le 11 janvier 2015, le trop rare Octuor de Schubert, préfigurant sa Grande Symphonie, sera l'occasion de galvaniser les professeurs du Conservatoire Massenet dans un même élan «romantique».

Le 1er mars, le Quatuor Onslow, baptisé en mémoire du compositeur franco-britannique clermontois, dispensera ses charmes musicaux dans des œuvres de Haydn, Brahms et...Onslow, après que Didier Martin à la trompette et Eric Beaufocher au piano auront réchauffé notre chandeleur avec des réminiscences de Salon de la Belle Époque, en février. La saison s'achèvera avec une «surprise» proposée par les lauréats du Conservatoire. AK

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Quand BWd12 prend tout Saint-Saëns

Festival musique de chambre | BWd12, le festival de la fin du mois d'août de Saint-Victor, revient mettre du baume au cœur cette année, avec toujours cet accent mis sur la (...)

Nicolas Bros | Mercredi 9 juin 2021

Quand BWd12 prend tout Saint-Saëns

BWd12, le festival de la fin du mois d'août de Saint-Victor, revient mettre du baume au cœur cette année, avec toujours cet accent mis sur la musique de chambre. Mais un accent en forme de trémas, ceux de Saint-Saëns plus particulièrement. Les œuvres du compositeur, dont on fête en 2021 le centenaire, seront particulièrement mises à l'honneur par les musiciens conviés par le violoncelliste Samuel Etienne, également directeur artistique du festival. Si l'on connaît tous le Carnaval des animaux ou encore la Danse Macabre de Saint-Saëns, on se pressera au Château de Saint-Victor pour (re)découvrir des pièces telles que la sonate opus 75 ou encore le quintette piano et cordes, opus 14. Parallèlement, deux autres créateurs auront les honneurs cette année, à savoir l'Argentin Astor Piazzolla (dont on fête également le centenaire, mais cette fois-ci de la naissance) et Gabriel Fauré. Bref, trois programmes définis et une autre avec des œuvres choisies par le public viendront sublimer les débuts de soirées de la fin août sur la terre des Croque-Cerises. Festival BWd12, du 27 au 29 août au Château de Saint-Victor-sur-Loire Plus d'infos sur

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BWd12 allonge d'un concert

Festival classique | Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge (...)

Nicolas Bros | Mardi 3 septembre 2019

BWd12 allonge d'un concert

Alors que son édition 2019 a accueilli 1450 spectateurs du 22 au 25 août au Château de Saint-Victor, le festival de musique de chambre BWd12 prolonge le plaisir avec un cinquième concert le dimanche 13 octobre à l'Opsis de Roche-la-Molière avec le Quatuor Capriccio. Pour l'occasion, seront entre autre proposés le Quatuor n°12 (Quartettsatz) de Franz Schubert, la Pièce pour quatuor à cordes de Félix Mendelssohn ou encore le Quatuor Serioso de Ludwig van Beethoven. Quatuor Capriccio, dimanche 13 octobre à 17h au Centre Culturel L'Opsis de Roche-la-Molière

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Prendre le ré à deux

Musique de chambre | Cette absence de frugalité aurait pu laisser présager des pires excès de bouche ! Jugez plutôt : « Heure exquise », « Prendre le thé à (...)

Alain Koenig | Mercredi 9 janvier 2019

Prendre le ré à deux

Cette absence de frugalité aurait pu laisser présager des pires excès de bouche ! Jugez plutôt : « Heure exquise », « Prendre le thé à deux », « Passionnément », « Savez-vous planter les choux ».... C'est de la bouche de la succulente Catherine Séon et du très gouleyant Philippe Noncle, pépites - de chocolat - de l'art lyrique, qu'est née cette surprise musicale. Messager, Offenbach, Audran, Lehar, Legrand, servis par Tigran Toumanian, Agnès Pereira, Geneviève Rigot et Marianne Pey, s'agiteront en cuisine pour honorer nos deux maîtres-queux. Miam ! Miam !, samedi 2 février à 20h à l'Opéra de Saint-Étienne

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Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

MUSIQUES | Voici la sélection de concerts de musique classique/lyrique de la rédaction du Petit Bulletin Saint-Étienne pour la saison 15/16.

Alain Koenig | Mardi 1 septembre 2015

Classique/Lyrique : Les cinq incontournables

Pourquoi votre fille est muette... C'est au célèbre tandem Barbier-Carré que Carvalho, directeur du Théâtre-Lyrique, confia d'intercaler dans la pièce de Molière, des textes chantés qui pussent rehausser la farce du grand Molière. Comme le fera plus tard Massenet avec sa Cendrillon, les références au 17e siècle sont légion. Empreinte de ce bon sens populaire, dont notre génie national ne se départit jamais, ce Médecin malgré lui, revisité par Gounod est assaisonné à la sauce Rossini et se déguste tel un Beaujolais nouveau. Parfait pour un public familial. AK Le Médecin malgré lui, vendredi 16 et samedi 17 octobre à 20h au Grand Théâtre Massenet de l'Opéra de Saint-Étienne Le chouchou de la Castafiore... Merci à Puccini et à ses deux librettistes d'avoir réussi à faire oublier la naphtaline grandiloquente de la pièce de Victorien Sardou. La postérité n'aura retenu que le chef d'œuvre passionnel et brutal du maître de Lucques, et qui s'en plaindra ? Apogée du vérisme, véritable juke-box de mélodies toutes plus belles les unes que les autres. Comment s'étonner du triomp

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L'Esprit du « Supérieur »

MUSIQUES | Depuis son bucolique piton, le festival BWd12 peut s'enorgueillir de donner un tremplin à la relève musicale française. Les interprètes invités sont, pour la (...)

Alain Koenig | Mardi 30 juin 2015

L'Esprit du « Supérieur »

Depuis son bucolique piton, le festival BWd12 peut s'enorgueillir de donner un tremplin à la relève musicale française. Les interprètes invités sont, pour la plupart, issus du «Sup» - Conservatoire National Supérieur – ou d'autres conservatoires français et étrangers. Frédérique Bizet, professeure de clarinette, codirectrice de l'association K.440, librettiste d'opéras pour enfants et directrice artistique du festival, dévoile en interview sa stratégie: «Coups de cœur artistiques, découvertes stylistiques et arrangements réalisés par Yves Marie, constituent le terreau de notre programme. Une fois le point final apposé, il ne nous reste plus qu'à confier notre projet aux bénévoles qui se chargent d'en faire la promotion». Quant à la question posée par Francis Wolff, professeur à l'École Normale Supérieure de Paris, - «Pourquoi la musique procure-t-elle du plaisir ?» - les programmateurs répondent par quatre soirées thématiques, contribuant à démocratiser la musique de chambre: «Un soir à l'opéra», «La musique et ses secrets», «L'écriture musicale au féminin» et enfin, «Le temps suspend son vol». Alain Koenig

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Le pré carré d'Hermès

MUSIQUES | Sous-exploité dans l'anthologie chambriste, l'hymen harmonieux de la flûte et de la harpe exhale un doux parfum estival. Hermès, bien avant d'avoir (...)

Alain Koenig | Mardi 2 juin 2015

Le pré carré d'Hermès

Sous-exploité dans l'anthologie chambriste, l'hymen harmonieux de la flûte et de la harpe exhale un doux parfum estival. Hermès, bien avant d'avoir transmis sa séquence ADN à des sacs à main, fut aussi le messager des dieux de l'Olympe, l'icône des alchimistes et de l'hermétisme. Il prête ici son patronyme terrestre à un duo de charme. Nathalie Cornevin à la harpe et Valérie Perrotin à la flûte traversière insuffleront vie à un répertoire souvent oublié des compositeurs : tout le monde ne s'appelle Mozart dans la genèse du répertoire. Les deux complices n'hésitent donc pas à recourir à la transcription lorsque le compositeur fait défaut. De sa madeleine bretonne, Valérie Perrotin réveillera le souvenir du compositeur le plus océanique du siècle dernier : Jean Cras. Juste retour du Gulf Stream pour ce marin-compositeur dont les œuvres - ici une Suite en concert- pleines de poésie laissent parfois douter du bien-fondé de certaines postérités... Jean-Sébastien sera bien sûr convié à ce dîner aux chandelles avec une transcription de sa Sonate en sol mineur. Saint-Saëns, trop souvent «boudi-boudé» en France, sera l'objet de tous les égards de nos duettistes avec sa

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Piston décomplexé !

MUSIQUES | Fragile intermède dans le déchaînement des passions européennes, la Belle Époque est un marqueur-temps hors du temps. Temps des cerises mûres et de l'archétype proustien Madame Verdurin : reconstitution musicale d'un salon de la Belle-Époque par un «pro» du piston (trompette et cornet) et un «pro» du piano. Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 6 janvier 2015

Piston décomplexé !

Audacieux pari lancé par Eric Beaufocher, merveilleux pianiste, et Didier Martin, trompettiste vertueux et virtuose, tous deux solistes de l'Ensemble Orchestral Contemporain : recréer un salon de musique de la Belle-Époque à travers le prisme d'un répertoire boudé par les «spécialistes de l'air du temps» et de la torsion nasale... Une fois encore, c'est l'olfaction sans faille du programmateur des Sérénades du dimanche, Hervé Cligniez, qui a su flairer l'idée de génie ! Ambiance madeleine trempée dans la verveine (pas forcément la tisane!), les deux compères feront revivre les fleurons du répertoire pour trompette de salon (cornet ou bugle à l'occasion) et piano, émaillant les démonstrations musicales de saynètes biographiques ou historiques. Didier Martin explique : «le système du pistonnage, invention décisive, ouvrit la voie à des répertoires jusque là inaccessibles. Né de cette évolution et adopté par Berlioz, le cornet à piston, instrument véloce et chatoyant, trouva rapidement sa place parmi le répertoire dit «de salon». Sous l'impulsion du maître Jean-Baptiste Arban, il fut le précurseur du développement spectaculaire de la trompette.»

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Le carré d'Hermès

MUSIQUES | Dans une lettre adressée à son père en 1777, Mozart confie : «comment écrire pour un instrument que je ne puis souffrir ?». Fidèle à lui-même, il relèvera le défi en (...)

Alain Koenig | Mardi 30 septembre 2014

Le carré d'Hermès

Dans une lettre adressée à son père en 1777, Mozart confie : «comment écrire pour un instrument que je ne puis souffrir ?». Fidèle à lui-même, il relèvera le défi en nous gratifiant de quatre quatuors pour flûte, violon, alto et violoncelle. Composés à Mannheim, ville dont le Prince Électeur Karl-Theodore avait fait un centre culturel très actif, les deux premiers opus furent une commande de l'armateur Dejong, flûtiste amateur avec lequel il avait sympathisé. Le dernier quatuor K.278 semble pour sa part, avoir été un pastiche, caricaturant la faiblesse harmonique de certains compositeurs français, et recyclant les thèmes de chansons populaires. Pour Valérie Perrotin, flûtiste du Quatuor Hermès, jouer cette intégrale redonne vie à «un Mozart qui passait de joyeuses soirées à faire la musique avec ses amis. Ces quatuors sont très concertants, les mouvements lents sont somptueux. C'est de la grande musique de chambre, trop souvent absente du répertoire des flûtistes, qui jouent rarement avec les cordes. C'est aussi un grand plaisir que de travailler les quatre en même temps». Les autres solistes Vera Markovitch au violon, Anna Startseva à l'alto, et Marianne Gaiff

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Le trio qui donne des «L»

MUSIQUES | Heureux le village de Pommiers qui verra le 11 mai se poser les ailes du Trio «L» ! Au piano Lyuba Zhezcheva, au violoncelle Louison Crès-Debacq, et (...)

Alain Koenig | Mercredi 30 avril 2014

Le trio qui donne des «L»

Heureux le village de Pommiers qui verra le 11 mai se poser les ailes du Trio «L» ! Au piano Lyuba Zhezcheva, au violoncelle Louison Crès-Debacq, et Louis-Jean Perreau au violon, livreront un programme subtil, concocté par de véritables «chambristes». Dans une lettre adressée à Robert Godet son ami, Claude Debussy décrit sa Sonate pour violon et piano en ces termes: «Défiez-vous à l'avenir des œuvres qui paraissent planer en plein ciel, souvent elles ont croupi dans les ténèbres d'un cerveau morose...». Dans une autre lettre, il surenchérit : «Sachez donc, ami trop confiant, que je n'ai écrit cette sonate que pour m'en débarrasser...» Pourtant, la subtilité harmonique et mélodique de ce petit «bijou» ne cessent d'étonner encore aujourd'hui. La fougue, la grâce et l'engagement «physique» de la talentueuse phalange ligérienne sauront, à n'en point douter, faire oublier les ratiocinations debussiennes pour laisser place à la «musique pure» d'un de nos plus grands compositeurs. La Grande Guerre étant le fil rouge du programme, le Trio en la mineur de Maurice Ravel redonne, dans son premier mouvement, du courage au compositeur engagé au front, par

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Ces deux buts-ci...

MUSIQUES | Dans « fugues et requiem », le Quatuor Debussy met en lumière la continuité historique dans laquelle s'inscrit le « Requiem » du génial Mozart. Les évolutions chronologiques de « l'art de la fugue » dessinent l'arbre généalogique dans lequel s'insère la transcription de Lichtenthal de 1802. Le requiem, ou maillon de la fugue ? Alain Koenig

Alain Koenig | Mardi 1 avril 2014

Ces deux buts-ci...

Peu d’œuvres ont généré autant de mythes que le célébrissime Requiem de Mozart. Au risque de décevoir les accros du joli film Amadeus, la vérité musicologique reprend ses droits lentement mais sûrement. Musicologue, spécialiste de Mozart, Florence Badol-Bertrand a contribué, à travers de nombreux ouvrages, au rétablissement d'une fiabilité historique souvent galvaudée. Entre une interview sur France Musique et deux « tables rondes » sur Mozart à la Cité de la Musique, elle commente : « aucun des arguments développés dans le film ne résiste à l'évidence des simples constats (...). En 1791, Mozart est un compositeur reconnu et payé en conséquence. Il vient de refuser trois propositions de postes prestigieux et vit dans un appartement confortable au cœur de Vienne. Pour le couronnement de l'empereur (...), on lui commande La Clémence de Titus, on donne son Don Giovanni ; sa musique religieuse accompagne chacune des cérémonies. En outre, on a identifié le commanditaire du Requiem, diagnostiqué les causes de sa mort, (…) et admis qu'il fut inhumé selon les conventions de son rang: dans un tombeau communautaire », explique-t-elle.

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Ouvert le dimanche !

MUSIQUES | Tous les ans, l’association «Les sérénades du dimanche», sous l’impulsion musicale d’Hervé Cligniez et Cyril Goujon, met à l’honneur la musique de chambre à Saint Etienne. Vivement le dimanche ! Alain Koenig

Alain Koenig | Jeudi 20 septembre 2012

Ouvert le dimanche !

La rencontre avec Hervé Cligniez est toujours une joie, particulièrement en ce jour d’été ensoleillé où il communique avec passion son enthousiasme sur la saison 2012-2013 des «Sérénades du dimanche». La saison qui débute s’annonce particulièrement alléchante et prometteuse. Ce ne sont pas moins de huit concerts programmés, chacun donnant un coup de projecteur sur un thème, un compositeur, ou bien, nouveauté à laquelle notre organisateur tient beaucoup, un grand interprète à qui l’on donnera «carte blanche». C’est cette formule qui sera illustrée le 21 octobre, au Conservatoire Massenet. Une rencontre est organisée pour un «libre parcours» avec Nicolas Martynciow, caisse claire solo de l’Orchestre de Paris et Clément Himbert, saxophoniste. Le répertoire classique se réduisant a priori à une peau de chagrin pour ces deux instruments, les Sérénades laisseront les deux compères composer leur programme eux-mêmes. Une autre «carte blanche», et non des moindres, sera donnée à Jean-François Heisser, remarquable pianiste et chef d’orchestre, le 7 avril, avant sa participation au festival «Piano Passion».  Tous sur le «ring» 

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