Shake shake

Nicolas Bros | Mardi 4 décembre 2018

Formé en 2007, le groupe Buttshakers est un concentré d'énergie soul et funky. Emmenée par la chanteuse Ciara Thompson, la formation ouvre la voie à un déhanché incontrôlable au son d'un rythme qui n'est pas sans rappeler les belles heures de la Motown. Avec Sweet Rewards, dernier album sorti en février dernier, les Buttshakers ont confirmé tout le bien que l'on pense d'eux. Get down !

The Buttshakers + AMF, vendredi 22 décembre à 20h30 au Château du Rozier à Feurs


The Buttshakers + Dj set + AMF

Jazz/rock
Château du Rozier 1, rue d'Assier Feurs
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Jingle bells

Noël jazzy | Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. (...)

Niko Rodamel | Mardi 7 septembre 2021

Jingle bells

Frank Sinatra et Bing Crosby, Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Nat King Cole, Duke Ellington et jusqu’à Jamie Cullum, de tout temps le jazz a célébré Noël. Accompagnée par ses fidèles sidemen, The True Tones, la chanteuse néerlandaise Michelle David s’y colle à son tour avec une belle aisance, tant vocale que scénique. Au cours des cinq dernières années, le groupe a embrassé avec succès diverses influences allant du gospel traditionnel à l'afrofunk, de la soul au rhythm and blues, de la calypso au gnawa marocain. Michelle David and The True Tones, It's A Soulful Christmas, samedi 4 décembre à 20h au Théâtre du Parc à Andrézieux-Bouthéon

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Mixture luxuriante

Soirée | Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse (...)

Nicolas Bros | Jeudi 19 décembre 2019

Mixture luxuriante

Le Gin Tonic Orchestra, c'est tout d'abord une belle claque musicale à chaque set du groupe. Même si la formation se définit dans son dossier de presse comme « une idée, un concept, une pensée... [...] une sorte de cocktail sans recette universelle, qui existe et prend son sens à travers un brassage d’ingrédients multiples. » GTO, pour les intimes, symbolise aussi le projet mené par le Stéphanois Victor Dijoud, alias Kaffe Crème qui a sévi sur le label lyonnais Moonrise Hill Material. Il a réuni quelques autres musiciens stéphanois pour former cette mixture groovy et charnelle. Après un premier EP réussi, Stefania, avec un titre en hommage à leur ville, le groupe poursuit son aventure dans cette dernière en prenant régulièrement le contrôle de la cabine du Disorder Club. Ce vendredi, ils prennent carrément le contrôle de la programmation avec une soirée spéciale où ils invitent quelques connaissances : une jam session avec les musiciens de Saint-Étienne en début de soirée, avant de jouer leur live et de laisser la place à Saint-James, du label parisien Chuwanaga. « Une soirée Jazz-Funk, Disco, Soul, Boogie, Latin, World, House... » selon Victor Dijou

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Mother funkers

Funk | Avis à la populace : si la pause estivale vous semble encore trop lointaine et que l'envie vous démange de faire la fiesta avec de la très bonne (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 juin 2019

Mother funkers

Avis à la populace : si la pause estivale vous semble encore trop lointaine et que l'envie vous démange de faire la fiesta avec de la très bonne musique, sachez que s'annonce une very-big-dance-floor-party du côté du Fil en plein milieu du mois de juin. En guise d’apéro, l’énigmatique sextet SGE G2440 ouvrira les festivités autour des compositions de son leader-batteur Arnaud Azoulay. Puis ce sera buffet à volonté avec l’explosif combo des Semelles Funky : sous la direction artistique du bassiste David Mohamed, la joyeuse bande viendra dynamiter la SMAC avec quelques compos bien senties et possiblement des reprises de Stevie Wonder, James Brown, The Temptations ou encore Jackson Five. Rappelons que le collectif aligne pas moins de dix-huit super musicos, tous issus de la scène jazz ligérienne : quatre voix, cinq cuivres, trois violons, deux guitares, un clavier, deux percus et un bassiste, soit une puissance de feu qui tabasse sa maman ! Enfin, pour faire durer un peu plus le plaisir, DJ Nono prolongera la night avec son set funky old school... Bref, le genre de soirée où le dress code prend des allures de Saint-Sylvestre, chapeaux et lunettes funkadéliques, chemises à fleurs

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True colors

Collage | Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 mars 2019

True colors

Jouant sur les teintes et leur mouvement via la superposition des couches, le peintre allemand Jan Kolata propose en quelque sorte le pendant hyper coloré des noirs profonds propres à Soulages, avec ce même intérêt pour l’outil et le geste. Jan Kolata, jusqu’au 5 avril, sur le M.U.R de la rue des Frères Maras à Saint-Étienne

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Pris dans la Naas

Soul | Le jeune Adam Naas et sa voix unique ont marqué les oreilles en 2018 avec son premier album The Love Album, doux mélange de soul, de lévitation sonore et d'extase pop. Rencontre avec ce tout jeune artiste qui défendra son album le jour de la Saint-Valentin au Fil. Signe d'une idylle naissante entre Saint-Étienne et lui ?

Nicolas Bros | Mardi 5 février 2019

Pris dans la Naas

Vous avez créé votre premier album, The Love Album, en vous entourant de nombreux proches tels que Luis Guego, Christelle Cannot, Guillaume de la Villéon, Dan Black de The Servants... Comment s'est passée la composition ? Ca dépendait des chansons en fait. Des chansons étaient déjà là, d'autres que nous avons créées ensemble. C'était important pour moi de retrouver ces chansons dans l'album. C'était un joyeux n'importe quoi en gros (rires). Ces titres sont venus au fur et à mesure. Je ne voulais pas me mettre dans un état ou un mood spécifique pour écrire. J'ai laissé venir. On fait souvent référence à Prince lorsque l'on parle de vous. Est-ce que cela vous saoule à force de lire un tel rapprochement ou au contraire, êtes-vous d'accord avec ça ? Franchement, ne pensez-vous pas que j'aurais l'air d'un idiot de dire que cela m'embête que l'on me compare à Prince ? (rires) Je prends le compliment avec plaisir mais je pense que si j'avais un blanc aux cheveux blonds, d'1m95 avec des yeux

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Wild Kim

Soul | Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses (...)

Niko Rodamel | Mardi 5 février 2019

Wild Kim

Attention les yeux et les oreilles ! Kimberly Covington (Kim pour les intimes) promet de mettre sens dessous dessus le paisible bourg de Fraisses avec son show franchement décoiffant, Les Divas de la Soul. Native du New Jersey, fille d’une chanteuse de gospel et d’un pasteur (le décor est planté), cette ex-choriste de Mickael Bublé connait parfaitement les ingrédients d’un vrai spectacle à l’américaine grâce à une riche expérience scénique bâtie au fil d’une incroyable foultitude de premières parties. Epaulée par quatre musicos bien allumés qui assurent grave le job, Kim reprend les hits des plus incontournables interprètes du genre, notamment Tina Turner, Whitney Houston (I wiiiiill always loooooove youuuuu !) et la légendaire Aretha Franklin, disparue en août dernier à Detroit, snif. Pendant près de quatre-vingt-dix minutes, la belle embarque l’auditoire sur la planète soul avec son aisance vocale et sa plastique so sexy. Save the date : vendredi 15 février à 20h30, salle Dorian à Fraisses. Kimberly Covington, vendredi 15 février à la salle Dorian à Fraisses

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Best of

ARTS | Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail (...)

Niko Rodamel | Mardi 4 septembre 2018

Best of

Après une année passée en Chine à combler près d’un million de visiteurs, une cinquantaine de chefs-d’oeuvre de la collection du MAMC+ rentre au bercail pile-poil pour clôturer la programmation fleuve de son trentième anniversaire. Des toiles de Monet, Courbet, Matisse, Picasso, Soulages ou Dubuffet qui témoignent des circonvolutions de l’histoire de la peinture française depuis deux siècles, sur « les chemins de la modernité ». De Monet à Soulages, du 1er décembre 2018 au 17 février 2019, Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole

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Tribute

Jazz et autres | Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de (...)

Niko Rodamel | Vendredi 8 juin 2018

Tribute

Yannick Robert (guitare), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) revisitent de façon très inspirée l'album Soul Cages, troisième EP studio de Sting, sorti en janvier 1991. Les trois jazzmen (mais pas que !) se réapproprient des titres devenus d'incontournables standards pop-rock. Soul Cages Trio est LE nouveau projet du musicien et pédagogue Yannick Robert qui évolue au sein de plusieurs formations, toujours aux frontières du jazz, du blues et du rock. En étroite collaboration avec la marque nipponne Ibanez, Yannick a également développé un étonnant modèle de guitare fretless qui porte sa signature, s'il vous plait ! On retrouve dans le power trio l'un des frères Coquard, fratrie bien connue dans notre région, qui remplace brillamment le contrebassiste initial, Bruno Schorp. Soul Cages Trio, samedi 9 juin 20h30, Château du Rozier à Feurs

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"Un homme intègre" : On ne lâche iran !

ECRANS | de Mohammad Rasoulof (Ir., 1h58) avec Reza Akhlaghirad, Soudabeh Beizaee, Nasim Adabi…

Vincent Raymond | Mercredi 6 décembre 2017

Que ce film porte douloureusement bien son titre ! Car il vaut à son auteur Mohammad Rasoulof de se retrouver une nouvelle fois inquiété par les autorités de Téhéran, lui qui avait déjà par le passé écopé d’une peine de prison après une œuvre co-réalisée avec Jafar Panahi, jugée critique à l’égard du régime… Primé lors du dernier Festival Cannes, Un homme intègre cause peut-être de profonds ennuis au cinéaste iranien mais, effet Streisand oblige, met l’accent sur sa situation en incitant à examiner avec acuité ce que son film dit — et de quelle admirable manière. On y découvre le combat digne de l’obstiné Reza, un éleveur de poissons qui pour défendre son bon droit face à une compagnie privée aux méthodes crapuleuses, refuse d’entrer dans le système institué de la corruption locale, bien que lui et sa famille risquent lourd. Rasoulof dresse ici le portrait d’une petite communauté rurale fort peu avenante : un ramassis d’hypocrites serviles, corrompus et combinards aux ordres d’un potentat mafieux. Très éloignée donc des dogmes moraux revendiqués par les mollahs. Des pla

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Jeune Femme : Sans toit, ni loi, mais avec un chat

ECRANS | de Léonor Serraille (Fr.-Bel., 1h37) avec Laetitia Dosch, Grégoire Monsaingeon, Souleymane Seye Ndiaye…

Vincent Raymond | Mardi 31 octobre 2017

Jeune Femme : Sans toit, ni loi, mais avec un chat

Paula vivait avec Joachim, un photographe, mais là c’est fini. Alors elle est à la rue, avec son chat et ses pauv’ affaires. Elle tente de se débrouiller en squattant ici ou là, accumulant solutions transitoires et abris de fortune. C’est drôlement chaud, parce que dehors, il fait sacrément froid… Léonor Serraille a eu une chance inouïe que son film concoure à la Caméra d’Or l’année où son jury se trouve présidé par Sandrine Kiberlain. Celle-ci ne pouvait qu’être sensible au charme décousu de sa réalisation, comme au parcours cabossé de son personnage, évoquant fantomatiquement ces silhouettes errantes que la comédienne endossait dans les premiers longs métrages de Lætitia Masson. Mais ce côté “truc d’il y a vingt ans” (voire de soixante, si l’on se réfère au Signe du Lion de Rohmer), c’est un peu le problème global de ce journal aigre-doux de la déchéance de Paula. Enchaînement un peu monotone d’épisodes, vaguement drolatique et social par fulgurances, Jeune Femme est sauvé par la grâce de quelques seconds rôles attachants (la gamine dont Paula “s’occupe”, Yuki sa fausse amie d’en

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La soirée (stéphanoise) des bras de fer

Talents locaux | Nul n’est prophète en son pays ? Le festival des Oreilles en Pointe tord une fois encore le cou à ce vieil adage, programmant pas moins de quatre prometteuses formations stéphanoises en co-plateau avec Robert Spline, vendredi 17 novembre à 20h30 au Pôle Culturel l'OPSIS de Roche-La-Molière.

Niko Rodamel | Mardi 3 octobre 2017

La soirée (stéphanoise) des bras de fer

Kami Soul Street : la délicatesse Ils viennent d’univers très différents et se sont rencontrés au PAX il y a à peine trois ans par l’intermédiaire d’Etienne Delesse du label Carotte Production qui les accompagne aujourd’hui. Mireille chante et joue des percussions, avec en elle toute la culture de son Cameroun natal et un beau passif entre reggae et soul. François l'accompagne à la guitare acoustique, fait les chœurs et joue de la stompbox, avec dans ses valises des gerbes de rock (Les jupes fendues, Back to the seventies) et des flots de chanson française (Kaslane, La Maison Quitientchaud, Christopher Murray). Ensemble, Mireille et François cultivent l’art de la simplicité, entre le subtil mariage des voix et la délicatesse des arrangements. Après une première partie au Fil en 2015 et la grande scène de la place Jean Jaurès lors de la fête de la musique en 2017, Kami Soul Street jouera ses nouvelles compositions, avec toujours cette volonté de retour à l’essentiel, une orchestration minimaliste où la guitare de François oscille entre riffs orientaux, arpèges folk pop et rythmiques empruntées à l’Afrique de l’Ouest, offrant à la voix chaude de Mireille l’écrin idéal.

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Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

MUSIQUES | Faada Freddy, dandy sénégalais issu du hip hop, a livré un premier album solo "Gospel Journey", condensé de soul bouillonnante et touchante. Rencontre avant son passage au Palais des Spectacles le 11 juin en première partie d'Asaf Avidan. Propos recueillis par Marlène Thomas et Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mercredi 2 novembre 2016

Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

Votre premier album est très pop soul, alors que vous avez fait partie du groupe de rap Daara J Family. Pourquoi avoir fait le choix de se détacher du rap ? Est-ce parce que votre voix sonne plutôt soul ? Faada Freddy : Oui effectivement j'étais la voix «soul» du groupe. Ce qui s'est passé c'est que j'ai fait sortir mes influences soul et pop héritées de mon père. Il était enseignant et quand il allait à l'école il laissait les CD et les vinyles d'Otis Redding, Aretha Franklin, Billie Holiday et c'est avec ces disques que j'ai appris à chanter. Donc, pour moi, au départ, la musique était assimilée à la soul. J'ai eu des influences sénégalaises et africaines, cubaines, etc. C'est entouré de ces sonorités diverses que j'ai grandi avant de me mettre au rap avec mon groupe. D'ailleurs vous aviez déjà enregistré un des titres présents sur votre album solo — Reality — il y a dix ans. C'était donc déjà une incursion inconsciente dans le monde de la soul ? Effectivement, c'est un style qui m'habite depuis très longtemps, je le faisais de manière spontanée. D'ailleurs cette chanson je ne l'ai pas vraiment écrite, elle est

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Soul jusqu’à plus soif

MUSIQUES | C’est la sensation du moment : entre gospel, soul et pop, Faada Freddy enchante les salles comme les télés de sa présence généreuse, s’appuyant pourtant sur une orchestration minimale.

Niko Rodamel | Mardi 1 novembre 2016

Soul jusqu’à plus soif

Au début des années 80, l’immense et inégalable Bobby McFerrin s’était fait remarquer de la même manière, n’utilisant que les timbres de sa voix, déployant avec une facilité déconcertante une musicalité de funambule ponctuée de percussions corporelles bien senties. À sa manière, Faada Freddy semble prendre le même chemin. Pourtant, le jeune Abdou Fatha Seck avait commencé, comme pas mal de gamins dans les rues de Dakar, par bricoler des guitares avec des manches à balai et des boîtes de conserve. Ses rêves de musiques n’ont pas été vains. Mais c’est avant toute chose sa voix unique qui attirera rapidement à lui tous les regards et surtout les oreilles des plus grands, de Damon Albarn à Lenny Kravitz en passant par Wyclef Jean des Fugees. Une incroyable voix, tel un instrument, qui impressionne autant par sa technique et sa virtuosité que par l’émotion qu’elle déploie. La recette est aussi subtile que magique : un délicat mélange d’harmonies vocales et de mélodies pop, enveloppé dans un timbre soul imparable. Sur la bonne voix Sur scène, Faada Freddy est le plus souvent accompagné d’un quintet de vocalistes qui tout comme lui, n’ont pour s

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Sur les rives de la Méditerranée

MUSIQUES | Titi Robin est un artiste en marge pour qui le métissage des cultures et donc des musiques est une simple réalité. Il forme avec le musicien marocain Mehdi Nassouli un duo qui ne reconnaît pour toute frontière que les rives de la Méditerranée. Leur rencontre offre à nos oreilles un diamant sonore dont l’Opsis sera l’écrin lors d’une soirée à ne pas rater.

Niko Rodamel | Lundi 7 novembre 2016

Sur les rives de la Méditerranée

Depuis plus de six ans, Titi Robin poursuit patiemment la réalisation d’un triptyque singulier et ambitieux, l’amenant à enregistrer un disque dans chacun des trois pays dont la culture le fascine par-dessus tout : l'Inde, la Turquie et le Maroc. Il s’agit d’une démarche très originale qui consiste à rendre aux cultures qui l'ont tant influencé ce qu'il estime leur devoir, privilégiant le répertoire de musiciens locaux et pour chaque enregistrement une maison de disque locale. Titi Robin : « Ce projet est un geste vers toute cette culture des rives de la Méditerrannée, plus particulièrement celle du Maroc à travers Mehdi Nassouli qui est un symbole vivant pour son pays. Quelles soient berbères, gnawis, arabes, andalouses ou africaines, ces cultures ont beaucoup apporté au monde. Avec l’amour et la fierté de ses racines, Mehdi reste complètement ouvert sur le monde sans aucune contradiction. » Racines Sorti l’an passé, Taziri est donc un disque d’une étonnante richesse qui semble retourner aux racines du blues, celui de l'Afrique du nord-ouest, dans lequel Titi Robin et Mehdi Nassouli dialoguent dans une grande complicité artistique et une

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Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

MUSIQUES | Avec son dernier album Zarabi - "Tapis" en arabe - enregistré en partie dans le désert, la chanteuse marocaine Oum tresse des fils soyeux et chatoyants entre rythmes jazzy, langueurs orientales et percussions africaines. Rencontre avec une artiste dont les poésies envoûtantes chantent le désir féminin et exaltent un hédonisme empreint de sagesse.

Houda El Boudrari | Mardi 31 mai 2016

Oum : « Je me contente de refléter ce que je suis »

Vous incarnez l’image d’une femme arabo-musulmane libre, à la fois fière de sa culture et ouverte sur le monde. Avez-vous conscience du symbole que vous représentez dans le contexte actuel d’exacerbation des replis identitaires ? Oum : Oui, c’est une image que j’assume parfaitement, sans pour autant l’avoir préméditée. Je me contente de refléter ce que je suis, dans la diversité de mes composantes identitaires : mes racines sahraouis, mon ancrage africain, ma culture arabo-musulmane, ma francophilie et mes influences occidentales. Je suis consciente qu’en tissant une synthèse apaisée de ces identités, j’offre un autre visage de la femme marocaine et arabe, loin des représentations stéréotypées du voile et de la soumission. Je me donne pour mission de porter cette réalité-là aussi auprès des Marocains, afin de les réconcilier avec leurs identités plurielles, et peut-être modestement contribuer à forger d’autres modèles d’identification féminine. Votre musique puise dans la soul, le jazz, les percussions africaines, la musique orientale et même le rythme afro-cubain, et pourtant le résultat de cet assemblage hétéroclite est d’une harmonieu

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Chapeau !

MUSIQUES | Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h (...)

Marlène Thomas | Mardi 30 juin 2015

Chapeau !

Un son riche, une énergie digne des plus grands et des prestations scéniques de qualité. Voilà ce qui vous attend aux Apéros Musique de Blesle le 15 août à 23h lors du concert du sextuor Charlie & the Soap Opera. Ce jeune groupe formé en janvier 2011 à Lyon par Rémi Tchangodeï - pianiste, chanteur, compositeur - rassemble six vieux amis autour d’une musique résolument soul, teintée de funk et d’une pointe de rock. Autant inspirés d’artistes "old school" tels que Ray Charles ou Aretha Franklin, que de musiques plus contemporaines comme celles de Jamiroquai ou Prince, leurs compositions mélancoliques ou plus rythmées sont menées par Charlie, un personnage excentrique, coiffé d’un chapeau haut-de-forme à la Willy Wonka. Une mise en scène réussie, rappelant le travail mis en place par leurs cousins stéphanois de Mac Abbé & le Zombi Orchestra dans un autre registre. Déjà récidiviste de deux EP, le groupe a une nouvelle fois fait appel à la générosité des internautes via une plate-forme de crowdfunding pour sortir de leur gibus un nouvel album survolté. Après avoir écumé les scènes locales, le sextuor commence, depuis l’an dernier, à s’exporter au-del

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Sur la bande FM

MUSIQUES | Rien n'est dû au hasard paraît-il. Pour FM Laeti, c'est pourtant par une pure coïncidence que leur duo a débuté son histoire. Invités tous deux à participer à une (...)

Nicolas Bros | Mardi 2 juin 2015

Sur la bande FM

Rien n'est dû au hasard paraît-il. Pour FM Laeti, c'est pourtant par une pure coïncidence que leur duo a débuté son histoire. Invités tous deux à participer à une émission de Radio Campus à propos d'artistes auto-produits, Laetitia Bourgeois, chanteuse guadeloupéenne au timbre soul suave et François-Marie Dru, compositeur, ont tout de suite accroché. En sortant de studio, ils ont partagé leurs goûts musicaux, puis rapidement ont travaillé sur des compositions communes qu'ils enregistrèrent un an après. Sur ces entrefaites le duo FM Laeti prenait alors son envol un peu grâce à la bande FM... Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts : deux albums plus loin, le groupe s'impose dans la série des duos (malgré l'arrivée du frère de François-Marie transformant la formation en trio) de pop française "à la mode", rejoignant pêle-mêle The Dø ou encore Elephant. Après un premier album - It Will All Come Around - orienté vers la folk acoustique, FM Laeti s'est enfermé en Provence afin d'enregistrer au calme For The Music, une ode pop, boucanée à la soul music, où la voix de Laetitia Bourgeois prend toute sa place. Un disque calibré pour la danse - comme le démontre

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Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

MUSIQUES | Faada Freddy, dandy sénégalais issu du hip hop, a livré un premier album solo "Gospel Journey", condensé de soul bouillonnante et touchante. Rencontre avant son passage au Palais des Spectacles le 11 juin en première partie d'Asaf Avidan. Propos recueillis par Marlène Thomas et Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Mardi 26 mai 2015

Faada Freddy : «La soul m'habite depuis toujours»

Votre premier album est très pop soul, alors que vous avez fait partie du groupe de rap Daara J Family. Pourquoi avoir fait le choix de se détacher du rap ? Est-ce parce que votre voix sonne plutôt soul ? Faada Freddy : Oui effectivement j'étais la voix «soul» du groupe. Ce qui s'est passé c'est que j'ai fait sortir mes influences soul et pop héritées de mon père. Il était enseignant et quand il allait à l'école il laissait les CD et les vinyles d'Otis Redding, Aretha Franklin, Billie Holiday et c'est avec ces disques que j'ai appris à chanter. Donc, pour moi, au départ, la musique était assimilée à la soul. J'ai eu des influences sénégalaises et africaines, cubaines, etc. C'est entouré de ces sonorités diverses que j'ai grandi avant de me mettre au rap avec mon groupe. D'ailleurs vous aviez déjà enregistré un des titres présents sur votre album solo — Reality — il y a dix ans. C'était donc déjà une incursion inconsciente dans le monde de la soul ? Effectivement, c'est un style qui m'habite depuis très longtemps, je le faisais de manière spontanée. D'ailleurs cette chanson je ne l'ai pas vraiment écrite, elle est

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Prenez le tram direction les Balkans et le Canada

MUSIQUES | Le Rhino d’été revient cette année avec six concerts du 3 au 12 juillet dans la région stéphanoise. Parmi les artistes programmés pour cette session estivale, (...)

Nicolas Bros | Mardi 1 juillet 2014

Prenez le tram direction les Balkans et le Canada

Le Rhino d’été revient cette année avec six concerts du 3 au 12 juillet dans la région stéphanoise. Parmi les artistes programmés pour cette session estivale, les Canadiens du Souljazz Orchestra empliront le Château de Goutelas à Marcoux de leur groove chaleureux entre soul, jazz, afro et rythmes latins. Composé de Pierre Chrétien au clavier, Marielle Rivard aux percussions, Ray Murray au saxophone baryton, Philippe Lafrenière à la batterie, Steve Patterson au saxophone ténor et Zakari Frantz au saxophone alto, le groupe originaire d'Ottawa a sorti son nouvel album studio Inner Fire en février dernier. Ce dernier opus est dans la lignée du son organique et chaleureux qui caractérise le groupe. Ils partageront l'affiche avec le Tram des Balkans et leur musique multi-culturelle entre klezmer, swing et chants orientaux. Tram des Balkans + Soul Jazz Orchestra, vendredi 3 juillet, Centre culturel de Goutelas, Marcoux, dans le cadre du festival Rhino d'Été

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Ayo : «La musique est une thérapie»

MUSIQUES | Ayo, chanteuse allemande, d'origine nigériane au Français irréprochable, vient de sortir son nouvel album "Ticket to the World" au début du mois d'octobre. Avec sa voix et sa musique groove and soul pleine d'émotions, elle revient à ses premiers amours : le rap et entame une grande tournée en passant par le FIL le 26 octobre. Propos recueillis par Nicolas Bros.

Nicolas Bros | Lundi 21 octobre 2013

Ayo : «La musique est une thérapie»

Votre dernier album contient du rap. Est-ce un retour aux sources pour vous ?Le rap, c'est en effet une source pour moi et un style qui ne m'a jamais vraiment quitté. Avant d'être chanteuse ou guitariste, j'étais rappeuse. A un certain moment j'ai pensé prendre le pseudo de Black Mamba pour sortir des titres car j'avais peur de la réaction du public. Ca m'inquiétait car je ne voulais pas décevoir les gens. Sur les conseils de plusieurs amis, notamment des artistes comme Féfé, j'ai conservé mon nom d'Ayo pour faire du rap dans mon nouvel album. Sur ce nouvel album Ticket to the world, vous établissez un état du monde et de ses problèmes  via plusieurs titres phares comme Fire ou Complain ?Cela n'est pas fait exprès. J'avais envie de parler d'une manière globale et non pas que de moi. Je suis mon intuition lorsque j'écris. Lorsque je rappe, j'exprime le fait que le monde a besoin d'un réel changement. La musique est une thérapie, on en a tous besoin et elle peut initier des évolutions. La musique est un média direct qui permet d'exprimer beaucoup mais également de ressentir soi-même b

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Grigris

ECRANS | De Mahamat-Saleh Haroun (Tchad-Fr, 1h41) avec Souleymane Démé, Anaïs Monory…

Christophe Chabert | Lundi 8 juillet 2013

Grigris

Grigris danse dans les clubs de Ndjamena ; son handicap, une jambe mal soignée devenue presque morte, lui permet d’impressionnantes chorégraphies, et l’autorise même à rêver d’un avenir comme danseur professionnel. Grigris aurait pu s’en tenir là, et être un docu-fiction sur son acteur Souleymane Démé, dont le corps prodigieux et le regard habité sont de vraies sources de fascination. Mais Mahamat-Saleh Haroun a choisi de multiplier les enjeux dramatiques autour de lui : une histoire d’amour platonique entre Grigris et une prostituée, un trafic d’essence qui tourne mal, la maladie du père… Le film affiche alors ses faiblesses criantes : une naïveté dans la narration, la direction d’acteurs et la mise en scène qui s’intensifient au fur et à mesure où le récit se rapproche des codes du genre. Il y a, dans le cinéma de Mahamat-Saleh Haroun, un décalage fatal entre les intentions, souvent justes, et leur réalisation à l’écran, où tout sonne faux, forcé et didactique, le cinéaste prenant souvent trois scènes pour dire exactement la même chose ou se contentant de faire passer les idées dans un dialogue lourdement explicatif. Si l’on n’y trouvait pas un certain sens du

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Le paraphe reggae-soul de The Soul Sonics

MUSIQUES | Le groupe stéphanois The Soul Sonics repoussent les frontières du reggae avec leur première galette intitulée Feelings mêlant reggae-roots et soul music. Formé par sept chanteurs et musiciens avec chacun une histoire déjà chargée, le groupe se produira plusieurs fois dans la région stéphanoise en juin. NB

Nicolas Bros | Mercredi 22 mai 2013

Le paraphe reggae-soul de The Soul Sonics

La région stéphanoise est décidément un terreau très propice à l'éclosion de groupes aux reggae ou ragga de qualité et ce depuis maintenant de nombreuses années. Nous pouvons citer par exemple la Dub Inc, Datune ou encore Jah Gaïa. Parmi les derniers arrivés, se trouvent The Soul Sonics, groupe encore peu connu (malheureusement) du grand public. L'aventure sonique de ce groupe a débuté en 2011 par la rencontre à Kingston en Jamaïque du chanteur jamaïco-écossais Zeb Mc Queen avec Sam Clayton Jr, producteur et ingénieur du son installé depuis quelques années chez nous. Ce dernier réussit à convaincre le chanteur de rencontrer cinq musiciens stéphanois, issus du MCB Band et de plusieurs autres groupes stéphanois : Sticky Bass, Binour, Pepo, Yvan et Bader. Naîtra alors le projet musical The Soul Sonics au début de l'année 2012. Rejoints par un deuxième chanteur d'origine camerounaise, Don Matino, le groupe travaille alors sur leur premier album. Au-delà du reggae

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