La Fête du cinéma

Christophe Chabert | Jeudi 16 juin 2011

Depuis l'an dernier, la Fête du cinéma a changé de formule, s'étalant maintenant sur une semaine (du samedi 25 juin au vendredi 1er juillet, cette année). La première place est à plein tarif, toutes les autres à 3€. En 2010, cette transformation n'a pas vraiment porté ses fruits, la fréquentation ayant chuté brutalement. Mais on peut aussi mettre cet échec sur le compte d'une programmation de films peu réjouissantes (un troisième Narnia comme tête de pont, ça ne fait pas rêver !). 2011 sera donc une année test, avec pas mal de films «porteurs» (Pirates des Caraïbes 4, Kung Fu Panda 2, Transformers 3 à partir du 29 juin : pas trop notre came, dans l'absolu) mais aussi de beaux restes cannois et des œuvres vraiment audacieuses et originales, ce qui est assez nouveau pour la Fête du cinéma.

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Fête du cinéma d’animation

ECRANS | C’est une discrétion un peu affligeante qui accompagne la Fête du Cinéma d’Animation. Il faut dire qu’elle manque un poil de lisibilité : elle se déroule durant (...)

Vincent Raymond | Mardi 8 octobre 2019

Fête du cinéma d’animation

C’est une discrétion un peu affligeante qui accompagne la Fête du Cinéma d’Animation. Il faut dire qu’elle manque un poil de lisibilité : elle se déroule durant tout le mois d’octobre non pas dans toutes les salles de cinéma, mais celles qui le souhaitent ainsi que dans des lieux partenaires. Le Festival Lumière mobilise beaucoup d’écrans, rares sont ceux de la Métropole s’associant à cette manifestation célébrant la vivacité d’un genre fécond se réinventant sans cesse — on le verra dans les prochaines semaines avec le film de Jérémy Clapin, J’ai perdu mon corps. En attendant, il vous reste la MLIS pour un ciné-goûter en compagnie d’un classique de l’anime, le tendre Panda petit panda du maître Isao Takahata. Fête du Cinéma d’Animation À la Maison du Livre, de l’Image et du Son (Villeurbanne) ​le mercredi 16 octobre à 14h30

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Dites 33 ! Le cinéma en fête

Fête du Cinéma | Du dimanche 25 au mercredi 28 juin, les salles de cinéma vous proposent de partager leur 33e Fête — qui a fait parler d’elle très tôt cette année, en invitant des graphistes à concourir pour la réalisation de l’affiche 2017. Si le dispositif a connu de nombreuses modifications depuis sa création, il s’est stabilisé autour de la formule “4 jours/4 € par séance”. C’est encore le cas cette année. Voici notre sélection de films à voir ou revoir à cette occasion.

Vincent Raymond | Dimanche 25 juin 2017

Dites 33 ! Le cinéma en fête

À voix haute - La force de la parole De Stéphane De Freitas, Ladj Ly (Fr, 1h39) documentaire Notre avis : La parole est au 93 ! Suivis sur une poignée de semaines, des étudiants de l’Université de Saint-Denis apprennent l’art rhétorique afin de gagner le concours Eloquentia, désignant le meilleur orateur. Fondateur de l’événement et chef d’orchestre du documentaire, Stéphane de Freitas pose sa caméra sur les visages d’une jeunesse qui ne demande qu’à être comprise et écoutée. Grâce à sa forme très cinématographique, shootée comme un entraînement de boxe, À voix haute libère une émotion forte par le montage de témoignages sincères. Alien : Covenant De Ridley Scott (EU-Angl, 2h02) avec Michael Fassbender, Katherine Waterston... Notre avis : Après une patiente incubation, Ridley Scott accouche de son troisième opus dans la saga Alien, participant de son édification et de sa cohérence. Cette nouvelle pièce majeure semble de surcroît amorcer la convergence avec son autre univers totémique, Blade Runner. Excitant. Aurore De Blandine Le

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Les 10 films à voir pendant la Fête du cinéma

ECRANS | Du dimanche 26 au mercredi 29 juin, c'est la Fête du cinéma. Une offre tarifaire de 4 euros destinée à doper la fréquentation des salles. On a fait le tri dans l’offre pléthorique proposée. Attention tout de même : cette sélection avec la liste des salles n'est valable que jusqu'à mardi, certains films pouvant être déprogrammés mercredi.

Vincent Raymond | Jeudi 23 juin 2016

Les 10 films à voir pendant la Fête du cinéma

LA LOI DE LA JUNGLE d’Antonin Peretjatko Satire de la bureaucratie obstinée et stérile, film d’aventure burlesque, le second long métrage d’Antonin Peretjatko est beau comme la rencontre de Jean-Luc Godard (première époque) et de Peter Sellers sur une piste de ski en Guyane. Au cinéma Gérard Philipe, au CNP Terreaux, au Pathé Bellecour, à l’UGC Ciné-cité confluence X-MEN APOCALYPSE de Bryan Singer En mettant ses mutants aux prises avec le premier d’entre eux, Apocalypse, Bryan Singer boucle une seconde trilogie des X-Men épique. Et montre que, de tous les réalisateurs de productions Marvel déferlant sur les écrans ces temps, c’est bien lui le patron. Au Pathé Bellecour, au Pathé Vaise, à l’UGC Ciné-cité internationale, à l’UGC Ci

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Blockbusters etc.

ECRANS | La fête du cinéma, c'est comme le marché un dimanche en fin de matinée, on casse les prix et il y a foule. Intéressons-nous donc aux grosses pièces importées d'Amérique, aux blockbusters qui envoient du lourd (ou pas), avec un peu de films de genre pour varier notre panier. Jérôme Dittmar

Dorotée Aznar | Lundi 21 juin 2010

Blockbusters etc.

Toujours en salles, on fera l'impasse sur le dernier best seller de Tim Burton, Alice aux pays des merveilles, ou plutôt Alice in Narnialand. Embourbé dans une horrible tartine numérico 3D sans mise en scène ni profondeur de champ, le cinéaste prouve qu’il a décidément un problème avec le réalisme. Pire, vendu à un cinéma mainstream limite nauséabond, il ne reste rien du pseudo rebelle freak. S'il faut donner une friandise aux kids, on lui préférera le sympathique Dragons. En attendant le retour du beaufisant Shrek, le studio Dreamworks montre qu’il est capable d'une certaine élégance et de tenir un récit solide quand il sort (un peu) de ses travers postmodernes. Dans un genre plus mature, il n'y aura pas de honte à goûter au Prince of Persia de Mike Newell. L'adaptation de Jerry Bruckheimerisée du célèbre jeu vidéo frôle le nanar digital de peu, mais y échappe en convoquant le souvenir du magique Voleur de Bagdad de Raoul Walsh. Pas mal. Désert et Moyen-Orient toujours, on fuira en revanche Sex and the City 2, le chick flick de la honte. Sarah Jessica Parker et sa brigade de pétasses botoxées jouant aux impérialistes féminis

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Les auteurs à la fête

ECRANS | Une fête du cinéma sans pop-corn ni cola, c’est possible ! Ce n’est peut-être pas la fête, mais au moins, c’est du cinéma ! CC

Christophe Chabert | Vendredi 18 juin 2010

Les auteurs à la fête

C’est, au choix, le sommet du snob ou une saine alternative : commencer la fête du cinéma avec Film socialisme de Jean-Luc Godard. Un film particulièrement peu fait pour être avalé au cours d’une orgie de cinéma, mais qui est aussi, par sa rugosité et son acharnement à ne penser qu’avec des images et des sons, une célébration du cinéma. La rage avec laquelle Godard filme sur un bateau en croisière, dans un garage familial ou dans une Europe entre mythologie perdue et déréliction contemporaine une agonie mondiale où l’argent, le simulacre démocratique et la guerre détruisent l’idéal politique, ne se dégage pas d’un revers de main et s’inscrit comme une énigme dans le cerveau du spectateur. Film socialisme est le contrepoint absolu de Copie conforme, la première incursion extra-iranienne d’Abbas Kiarostami : une œuvre qui n’habille jamais son concept de départ avec de la chair et des images, mais se contente de disserter dans le vide sur le couple pour un jeu de faux-semblants qui vire, par la prestation dissonante de ses deux acteurs, à un festival de fausses notes. Loin de ce cinéma mortifère, les expérimentations sensorielles et narratives de Gaspar N

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Vous trouvez ça drôle ?

ECRANS | C’est bien connu, pour La Fête du cinéma, faut pas se prendre la tête avec des films intellos. OK, mais il y a des limites… CC

Christophe Chabert | Vendredi 18 juin 2010

Vous trouvez ça drôle ?

La tentative d’OPA sur la comédie française de Franck Dubosc aurait-elle réussi ? Pendant qu’on avait le dos tourné à Cannes, on imaginait le gars se prendre deux grosses vestes avec Camping 2 et L’Amour, c’est mieux à deux, dont il a signé le scénario et les dialogues, d’une subtilité indescriptible. De retour à Lyon, on découvrait estomaqué que les deux films étaient des succès, ce qui nous plongea dans des abîmes de perplexité. Dubosc comme futur du comique cinéma français ? Un cauchemar absolu, qui donne envie de s’immoler par le feu en guise de protestation ! En attendant de passer à l’acte, on suggèrera quelques alternatives à cette approche décérébrée de la comédie dans notre beau pays. À commencer par le très réussi Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran, où la justesse et la drôlerie des dialogues, des situations et de l’interprétation servent un propos doux-amer sur la lutte des classes conçue comme une lutte des codes. On ne se tape pas forcément sur les cuisses en regardant le dernier Jean Becker, La Tête en friche. Le film se pose plutôt comme une comédie sentimentale à l’humanisme sincère, non exempt d’une certai

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Pendant la crise, la fête continue !

ECRANS | Cinéma / Alors qu’exploitants, producteurs et distributeurs commencent à se faire des cheveux, la Fête du cinéma passe en version XXL, sur une semaine entière. Pour parer une crise que les chiffres de fréquentations et la qualité des films n’accréditent pas totalement… Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 17 juin 2009

Pendant la crise, la fête continue !

L’annonce d’un changement de formule pour la Fête du cinéma a suscité, sur Internet notamment, des commentaires plutôt acides. Le problème n’était pas tant l’allongement de l’événement (sept jours au lieu de trois, du 27 juin au 3 juillet), que l’augmentation de la place une fois le «passeport» obtenu au tarif plein. En effet, celle-ci passe de 2 à 3€, soit une augmentation de 50% qui n’a échappé à personne, surtout en cette période où n’importe quel citoyen se transforme en vigile actif de 60 millions de consommateurs. Les remarques ont fusé donc, résumables par «l’esprit de la fête du cinéma se perd» et «on nous prend pour des cochons de payants». Sans parler des titulaires de cartes illimitées, qui n’y gagnent rien, sinon un peu plus de queue à l’entrée des salles. Ultime sarcasme : la Fête du cinéma estivale ne sera bientôt pas plus attractive que le Printemps du cinéma (trois jours à 3, 50€) ou la Rentrée du cinéma (une place achetée, l’autre à 1€). Capture d’écrans La justification de la Fédération Nationale des Cinémas Français est simple : c’est la crise. La Fête 2008 avait été une déception, et la morosité ambiante laissait penser que

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