Quoi de neuf, en doc ?

Vincent Raymond | Mardi 8 mars 2016

Photo : © DR


Dans le documentaire comme dans les autres genres, certains arbres au feuillage outrageusement vert et au tronc gentiment creux captent indument une lumière méritant de se répandre sur d'autres pousses de la forêt. Heureusement, il existe des manifestations telles que Les Écrans du Doc pour aller au-delà de cette canopée et faire état d'une diversité parfois insoupçonnée.

En une petite semaine, quatorze films vont se succéder au Toboggan décinois, pour la plupart accompagnés par des animations. Si la moitié de la programmation est constituée d'avant-premières — dont Il m'a appelé Malala de Davis Guggenheim et No Land's Song de Ayat Najafi à l'occasion de la soirée d'ouverture, coïncidant avec la Journée internationale des Droits des Femmes —, on se réjouit des coups de projecteurs braqués sur des œuvres nécessaires telles que les récents Merci patron ! de François Ruffin, astucieuses représailles à l'avidité des milliardaires, ou J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd de Lætitia Carton, mettant en évidence l'existence d'une culture sourde malmenée.

Leurs auteurs seront présents pour échanger avec le public.
Notons enfin, en écho aux Reflets du cinéma ibérique, une projection de Llevates mis Amores du Mexicain Arturo González Villaseñor prolongée par un concert du Trio La Barca. ¡Viva el doc! VR

6e Écrans du Doc
Au Toboggan du 8 au 13 mars

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Moteur, ça tourne ! : "J'veux du soleil"

Ciné-Tract | De François Ruffin & Gilles Perret (Fr, 1h16) avec des gilets jaunes

Vincent Raymond | Mardi 2 avril 2019

Moteur, ça tourne ! :

Peu après le 1er Acte du mouvement des gilets jaunes, le cinéaste Gilles Perret et le député de La France Insoumise François Ruffin sont partis à la rencontre des manifestants occupant les ronds-points afin d’écouter leurs histoires personnelles et de collecter leurs revendications collectives… Tels des héros d’un road-buddy-movie militant, Gilles et François sillonnent donc l’Hexagone du nord au sud dans la voiture du second — on serait taquin, on leur rappellerait que d’un point de vue géographique, ils auraient eu plus de chance d’avoir le soleil tant désiré en ligne de mire en suivant un axe est-ouest. Rythmé par des chansons nostalgiques et désuètes — quand elles ne prennent pas un tour ironique (Nationale 7, Douce France… ) —, entrecoupé d’un florilège de la morgue verbale d’Emmanuel Macron à l’endroit du peuple, ce cahier de doléances audiovisuel contient des témoignages aussi concrets que poignants donnant des visages et des corps à la crise, à la misère, à la désertification rurale, à la désespérance ordinaire. De ce

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Les Écrans du doc : au-delà du réel

Documentaire | Y-a-t-il meilleur filon que le réel pour les cinéastes en quête d’un sujet solide ? Parce qu’elle se revendique en prise directe avec ledit réel — ce qui ne (...)

Vincent Raymond | Mardi 19 mars 2019

Les Écrans du doc : au-delà du réel

Y-a-t-il meilleur filon que le réel pour les cinéastes en quête d’un sujet solide ? Parce qu’elle se revendique en prise directe avec ledit réel — ce qui ne l’empêche pas d’être écrite ni scénarisée — et affirme des regards singuliers, la veine documentaire est souvent privilégiée pour réfléchir le passé comme le présent. Mieux : elle rassemble en salles un public régulier, demandeur d’échanges. Au Ciné-Toboggan, le festival Les Écrans du Doc cultive cette intelligence du regard et de la parole à travers une petite semaine où chaque jour correspond à une thématique développée en deux films — récents lorsqu’ils ne sont pas inédits. Après une ouverture centrée sur “écrire et filmer le réel“ avec L’Époque de Matthieu Bareyre et le discutable Depuis Mediapart de Naruna Kaplan de Macedo, c’est “l’écologie, regard sur le monde“ qui est observée à travers L’Illusion verte de l’Autrichien Werne

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Le documentaire de retour au Toboggan !

Festival | Sans bouger du Toboggan, les Écrans du Doc vont vous faire voir du pays, de l’Afrique à l’Amérique. Une projection de Sugarland (dénonçant (...)

Aliénor Vinçotte | Mardi 6 mars 2018

Le documentaire de retour au Toboggan !

Sans bouger du Toboggan, les Écrans du Doc vont vous faire voir du pays, de l’Afrique à l’Amérique. Une projection de Sugarland (dénonçant l’omniprésence du sucre à travers l’expérience-limite du réalisateur Damon Gameau), sera suivie par une rencontre avec Perrine d’Orazio, diététicienne et nutritionniste. On notera aussi l’avant-première du film tunisien multiprimé, Au-delà de l’ombre, en présence d’une ancienne Femen tunisienne. Aucun dressing doc… code n’est exigé à l’entrée. Les Écrans du Doc Au Ciné Toboggan du 13 au 18 mars

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Les Écrans du doc : Sur les barricades

ECRANS | C’est la lutte initiale ! Fenêtre sur le monde et l’Homme, Les Écrans du doc témoignent d’une prise de conscience des enjeux socio-politiques (...)

Julien Homère | Mardi 21 mars 2017

Les Écrans du doc : Sur les barricades

C’est la lutte initiale ! Fenêtre sur le monde et l’Homme, Les Écrans du doc témoignent d’une prise de conscience des enjeux socio-politiques contemporains, par le peuple et pour le peuple. Un soulèvement civil et salutaire. Ouverture toute trouvée, Silvia Munt lancera les hostilités avec son brûlot Afectados, témoignant de la révolte aussi intime que collective des Indignés espagnols. Le combat continuera avec Food Coop de Tom Boothe, consacré à la réussite d'un supermarché coopératif à New York. Pour alimenter le débat et distribuer leurs avis, les membres du projet Demain ou les Amis du Monde Diplomatique basés à Lyon viendront partager leur point de vue. Swagger d’Olivier Bab

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"La Sociale" : C’est la lutte initiale

ECRANS | Le documentariste Gilles Perret rappelle la paternité du ministre communiste Ambroise Croizat dans la création de l’Assurance maladie, et légitime la préservation de ce système solidaire participant du progrès social. Un film méritant d’être remboursé par le patronat.

Vincent Raymond | Mardi 8 novembre 2016

En France, on a la mémoire courte et sélective en diable, surtout lorsqu’il s’agit des événements survenus entre 1936 et 1946. Ainsi la création de la Sécurité sociale se trouve-t-elle imputée à l’omnipotent de Gaulle, tandis que son inspirateur Ambroise Croizat — qui l’a organisée, structurée et mise en place — a progressivement été relégué au second plan, puis dans les oubliettes de l’Histoire. Sa qualité d’ouvrier syndicaliste CGT et de militant communiste désintéressé, devenu ministre du Travail, n’y est sans doute pas étrangère… Voulant rétablir une simple vérité (et donc dénoncer un furieux mensonge par omission), Gilles Perret retrace ici le parcours de cet individu intègre, dont la postérité se trouve aujourd’hui plus que jamais mise à mal. Toutefois, La Sociale n’a rien d’un docu muséal, ni d’un cénotaphe refermé sur un cortège d’archives ; au contraire, ce film s’ancre-t-il avec vigueur dans l’aujourd’hui, grâce à des intervenants combatifs et très contemporains… moins présents parmi le personnel politique ou syndical que parmi la société civile. On se régale ainsi à écouter les témoignages

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Gilles Perret : « Faire un film de cinéma incarné sur le créateur de la Sécu »

3 questions à... | Gilles Perret retrace la genèse de son tonique documentaire, un salutaire hommage au fondateur de la Sécu tourné dans une indépendance farouche pas totalement volontaire.

Vincent Raymond | Mardi 8 novembre 2016

Gilles Perret : « Faire un film de cinéma incarné sur le créateur de la Sécu »

Vous auriez pu appeler ce documentaire Vive la Sociale !, si Gérard Mordillat n’avait pas déjà utilisé le titre… Gilles Perret : (rires) Ç’aurait été totalement adapté, en effet ! On avait dans l’idée de prendre un titre positif, beau, jouissif, parce que c’est quand même une belle histoire que celle de la Sécu. La Sociale est plus modeste, mais on a pris le parti d’une affiche sans Carte Vitale, mais moderne et combative, qui donne envie aux spectateurs hésitants. Pour qu’ils ne soient pas rebutés par un côté trop noir et blanc ni militant. On ne saura jamais si c’est une bonne idée ou pas… Comment vous êtes-vous intéressé à ce personnage historique qu’était Ambroise Croizat ? J’en avais déjà parlé dans De mémoires d’ouvriers, et c’était pour moi une injustice qu’on ne le connaisse pas davantage. Je me suis donc appuyé sur le travail de Michel Étiévent — l’historien que l’on voit dans le film — qui a fait un énorme boulot pour le réhabiliter. J’avais aussi envie de faire un film de cinéma inc

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Merci Patron !

ECRANS | Jusqu’alors peu connu du grand public, le journal alternatif Fakir s’offre un splendide coup de pub en divulguant son opération de flibuste victorieuse contre la deuxième fortune française, Bernard Arnault. De l’extorsion de fonds ? Non point : de justes représailles…

Vincent Raymond | Mercredi 24 février 2016

Merci Patron !

Le patron de Fakir, François Ruffin, doit jubiler du bon tour qu’il joue à l’inflexible capitaine d’industrie, aussi jaloux de ses profits que de sa discrétion. Car avec son documentaire branquignolesque, tenant plus du carnet de notes potaches filmé que de l’investigation orthodoxe, non seulement il dresse un bilan de “l’action bienfaisante” du brillant milliardaire au sein des filatures de Nord-Picardie, mais surtout il donne des visages et des noms à ses victimes directes : les Klur, une famille d'ouvriers déclassés, promis à une misère noire. Puisqu'Arnault a fabriqué sa fortune en pratiquant de-ci de-là des entorses à la vérité — prétendant que sa marque Kenzo fabriquait en France alors que les usines étaient délocalisées en Pologne, par exemple — et de grosses fractures à l’éthique (si ce n’est pas amoral d’entasser autant de fric par pure avidité, en laissant crever toute une région…), Ruffin use de ruses pour lui faire restituer une partie de son butin. Ses armes principales étant la menace de bruit médiatique et son air de crétin inoffensif, parfait pour tourner en ridicule un hyper-patron. Comment se payer sur la bête Avec son

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Doc en packs au Toboggan

ECRANS | Pour sa cinquième édition, Les Écrans du doc se fraie un chemin entre les festivals de cinéma lyonnais du moment — Les Reflets au Zola, qui continuent cette (...)

Christophe Chabert | Mardi 17 mars 2015

Doc en packs au Toboggan

Pour sa cinquième édition, Les Écrans du doc se fraie un chemin entre les festivals de cinéma lyonnais du moment — Les Reflets au Zola, qui continuent cette semaine, le Festival du cinéma européen, qui débute ce vendredi à Meyzieu — et tire largement son épingle du jeu. L’idée étant de monter des doubles programmes thématisés pour mettre en perspective la production documentaire actuelle, plutôt foisonnante. Ainsi, Mehran Tamadon sera mis à l’honneur ce mercredi avec ses deux films, Bassidji et Iranien, où lui, l’athée, se confronte coup sur coup aux défenseurs extrêmes de la République islamiste et à quatre mollahs, dans un dialogue de sourds qui serait drôle s’il n’était aussi tragique dans ses conséquences — Tamadon ne peut désormais plus retourner en Iran. Il sera présent pour débattre avec les spectateurs au cours de la soirée. Complémentaires aussi, les deux documentaires projetés le jeudi 19 qui montrent le calvaire des demandeurs d’emploi : côté pile, l’enfer bureaucratique de Pôle e

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Gondry, star du doc

ECRANS | Période faste pour le documentaire français en ce moment… Du coup, Les Écrans du doc, le festival consacré au genre au Toboggan de Décines n’a eu qu’à se pencher (...)

Christophe Chabert | Mardi 8 avril 2014

Gondry, star du doc

Période faste pour le documentaire français en ce moment… Du coup, Les Écrans du doc, le festival consacré au genre au Toboggan de Décines n’a eu qu’à se pencher pour ramasser les beaux fruits de cette production. Parmi eux, les très réussis L’Escale, Se Battre et La Cour de Babel, sans oublier le dernier film-fleuve de l’immense Frederick Wiseman, le plus français des cinéastes américains, At Berkeley. La soirée à ne pas rater durant le festival sera celle consacrée à Michel Gondry — vendredi 11 avril, avec la projection de L’Épine dans le cœur et, en avant-première, du remarquable Conversation animée avec Noam Chomsky. C’est une belle occasion pour revenir sur le cas Gondry, qui alterne depuis ses débuts des projets commerciaux d’envergure avec des petites formes aventureuses et expérimentales, où le documentaire a t

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Succédanés

SCENES | Tandis que la plupart des structures dégainent avec allégresse des plaquettes toutes plus travaillées les unes que les autres, deux théâtres sont dans l’incertitude et le flou en cette rentrée : les Ateliers et le Toboggan. Explications. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 5 septembre 2013

Succédanés

Les courants ne sont pas les mêmes pour tout le monde. En eaux calmes cette saison, le TNP poursuit sa route (Christian Schiaretti a été reconduit pour trois ans), les Célestins perdent leur co-directeur en avril (Patrick Penot prend sa retraite) et le TNG clôt un cycle de dix ans avec Nino d’Introna, en attendant de savoir s’il continuera ou non. À la Renaissance et à la Croix-Rousse, Roland Auzet et Jean Lacornerie forgent des programmations qui leur ressemblent de plus en plus et affirment les identités singulières de leurs lieux. Et puis il y a les eaux troubles, à commencer par celles dans lesquelles le théâtre des Ateliers patauge depuis plus d’un an. À l’automne dernier, Simon Delétang, son directeur, démissionnait, agacé de ne pouvoir se défaire de la figure tutélaire du lieu, Gilles Chavassieux, qui a en 1975 fondé de toutes pièces ce théâtre dédié aux écritures contemporaines - la municipalité de Louis Pradel n’était pas réceptive à cette initiative. Des textes de Vinaver, Schimmelpfennig et beaucoup d’autres y ont été montés très tôt, bien avant qu’ils ne deviennent incontournables. C'est fort de ce pas

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Quoi de neuf, docs ?

ECRANS | Alors que le mois du film documentaire bat son plein, deux festivals complémentaires y seront exclusivement consacrés durant les quinze jours à venir. (...)

Christophe Chabert | Lundi 12 novembre 2012

Quoi de neuf, docs ?

Alors que le mois du film documentaire bat son plein, deux festivals complémentaires y seront exclusivement consacrés durant les quinze jours à venir. Histoires vraies.doc au Ciné Duchère tire le premier, avec parmi les reprises proposées De mémoires d’ouvriers de Gilles Perret, sur la naissance de la classe ouvrière dans les Alpes ou encore le beau film de Safinez Bousbia sur El Gusto, ce groupe de papys du chaâbi algérois façon Buena Vista Social Club. La musique sera au cœur de cette édition avec Les Fils du vent, sur les héritiers de Django Reinhardt, Traviata et nous, ou comment Nathalie Dessay et Jean-François Sivadier se sont confrontés au monument de Verdi et enfin, en avant-première, un documentaire sur la rencontre entre les Pockemon Crew, troupe de danseurs hip-hop lyonnais et Emelthée, un chœur spécialisé dans la musique baroque et contemporaine. Du côté de Décines, Les Écrans du doc ouvrira sa troisième édition avec l’avant-première des Invisibles de Sébastien Lifschitz, témoignage d’une

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Le cran des écrans

CONNAITRE | Commencé avec une soirée consacrée à Christian Rouaud, la veille de la sortie de son Tous au Larzac, le festival Les Écrans du doc se poursuit cette semaine au (...)

Dorotée Aznar | Lundi 21 novembre 2011

Le cran des écrans

Commencé avec une soirée consacrée à Christian Rouaud, la veille de la sortie de son Tous au Larzac, le festival Les Écrans du doc se poursuit cette semaine au Toboggan de Décines avec plusieurs films inédits ou en avant-premières. Remarqué à la Quinzaine des réalisateurs, La Nuit elles dansent des Canadiens Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault suit une famille de danseuses orientales égyptiennes au Caire d’avant la Révolution. Un documentaire qui n’hésite pas à chercher le romanesque mais aussi à se rattacher à la tradition du grand mélodrame égyptien. Il y a une décennie, Serge Halimi avait fait trembler les murs médiatiques avec son petit livre rouge Les Nouveaux chiens de garde. Le combat continue sur le grand écran avec un documentaire éponyme signé Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, qui dénonce la mainmise des groupes industriels sur les médias et l’apparition d’une génération de «journalistes» gardiens de l’ordre économique et apôtre du marché. Engagé aussi, Laïcité Inch’Allah fait beaucoup parler de lui depuis sa sortie ; le film tombe à point nommé, puisqu’il a été réalisé pendant la Révolution tunisienne, et que son angle d’attaqu

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Les Rencontres Documentaires, plongée dans le réel

CONNAITRE | Cinéma / Jusqu'au dimanche 28 novembre, le cinéma Tobboggan de Décines ouvre sa programmation à la Première édition des Rencontres Documentaires. Entre regard sur l'Algérie contemporaine, réflexion sur les media et réquisitoire altermondialiste : au total, sept documentaires pour tenter de nourrir son identité d'un regard nécessaire à notre monde, le regard informé.

Dorotée Aznar | Vendredi 26 novembre 2010

Les Rencontres Documentaires, plongée dans le réel

Cette optique militante de la programmation est également renforcée par l'organisation de débats, conférences qui échelonneront les projections. Les intervenants membres d'associations, historiens, réalisateurs permettront ainsi d' élargir les horizons, forger les positions et affiner les idées. Ces "Premières éditions des Rencontres du Doc" portent à nos regards de spectateurs des problématiques multiples, économiques essentiellement. Un enjeu qui contraint les existences et dont on ne se lasse pas d'observer les conséquences. Les focales sont diverses : ici, c'est un grand format, "La Fin de la pauvreté ?" interroge ainsi Philipe Dias parcourant territoires et continents dans une vision surplombante apte à démêler les mécanismes. Là, Jocelyne Lemaire Darnaud prend sa caméra et enquête tout simplement sur la circulation de son argent, un petit ruisseau qui produit une grande rivière : "Moi, la finance et le développement durable", où comment son petit compte en banque peut financer de «très grandes choses». Qui dit finance, dit pouvoir, politique certes, mais aussi médiatique. Le 27 novembre, une grande soirée carte blanche à et en présence du journaliste et documentariste Pierr

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