Bruno Coulais, le Maître de musique

Vincent Raymond | Mardi 14 novembre 2017

À quoi reconnaît-on un grand compositeur de musiques de films ? À l'adéquation existant entre ses mélodies et les images du metteur en scène avec lequel il collabore, ou bien à la faculté qu'ont ses musiques à vivre indépendamment du support cinématographique, puis à s'imposer dans notre esprit ? Chacun a son avis sur la question, mais celui du prolifique Bruno Coulais mérite d'être entendu — non : écouté.

Auteur de partitions pour près d'une centaine de longs-métrages de cinéma en trois décennies d'activité créative (on ne compte pas celles pour les courts et la télévision), le compositeur aux trois César de la meilleure musique originale (Microcosmos, Himalaya : l'Enfance d'un chef et Les Choristes) brille par son éclectisme, et sa sainte horreur des chapelles. Fidèle partenaire de Jacques Perrin, Benoît Jacquot ou Jean-Paul Salomé, il se consacre volontiers à l'habillage musical des œuvres documentaires ou d'animation pour lesquelles il trouve, à l'instar d'un Danny Elfman, des notes convoquant les territoires évanescents de l'enfance.
En dialogue avec Marie Le Gac du Bureau des Auteurs d'Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma et Gilles Alonzo (responsable de la Classe de Composition pour l'Image du CNSMD de Lyon et membre du jury officiel), il nous livrera quelques clefs de son art — on lui laisse celles de sol, de fa, d'ut pour qu'il continue à œuvrer.

Ajoutons au chapitre des rencontres la Leçon de cinéma donnée par le grand chef-opérateur Alain Choquart (L 627, Les Trois Frères, Le Ballon d'Or…), histoire que vos yeux ne jalousent pas vos oreilles…

Masterclass Bruno Coulais
Au Cinéma le Zola le mardi 21 novembre à 15h30

Leçon de cinéma avec Alain Choquart
Au Cinéma le Zola le samedi 25 novembre à 14h30

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Un Festival Berlioz impérial

MUSIQUES | Pas facile d’imaginer été après été un festival dédié à un même compositeur sans risquer de tourner en rond. Le Festival Berlioz réussit pourtant à surprendre avec un (...)

Philippe Yves | Mercredi 24 juin 2015

Un Festival Berlioz impérial

Pas facile d’imaginer été après été un festival dédié à un même compositeur sans risquer de tourner en rond. Le Festival Berlioz réussit pourtant à surprendre avec un programme à l’inspiration chaque fois renouvelée, grâce à une maline approche thématique. Sans oublier les tubes berlioziens tels la Symphonie fantastique, le festival nous emmène cette année sur la route Napoléon (qui relie les Alpes et la Côte d’Azur), en Corse et sous la figure impériale de… Napoléon. Bonaparte est au centre des choix musicaux des invités, dont le chef Daniel Kawka avec trois évocations napoléoniennes (Schönberg, Castérède, Honegger), ainsi que d’une création mêlant les polyphonies corses d’A Filetta et un orchestre signée Bruno Coulais. Et comme on ne saurait fêter Berlioz sans ses œuvres XXL pour masses orchestrales et chorales, le festival investira le Théâtre antique de Vienne pour une nuit autour du monumental Te Deum dirigé par François-Xavier Roth réunissant près de mille pros et amateurs. Une nuit symboliquement ouverte aux jeunes et clôturée par une relecture jazz avec Louis Sclavis,

Continuer à lire