La galerie qui entend démocratiser l'art contemporain

Artophilia | Un nouveau shop d’art contemporain a pointé le bout de son nez du côté de la fameuse rue des galeries.

Julie Hainaut | Mardi 14 février 2017

Photo : © Anne Bouillot


Après avoir tenu la Galerie des Pentes pendant un an, Romuald et Pierre-Jean ont ouvert Artophilia (littéralement « l'addiction à l'art », en grec ancien), une mini-galerie et shop d'art contemporain accolé à la galerie Elizabeth Couturier, qui est associée au projet.

« Il devenait difficile de gérer deux locaux, cette collaboration arrive à point nommé ! Nous nous aidons mutuellement pour les accrochages. Romuald et Pierre-Jean ont compris qu'il faut arrêter de penser l'art comme quelque chose d'élitiste » explique la galeriste. Et c'est là tout le concept d'Artophilia : « Démocratiser pour de vrai l'art contemporain, proposer à un public le plus large possible soit des œuvres de jeunes artistes – et donc à prix abordable – soit des œuvres d'artistes confirmés en édition, numérotés et signés. » Les tarifs varient d'une trentaine d'euros à mille euros (grand maximum !). Tous les quarante-cinq jours, l'ensemble des propositions est renouvelé.

« Ce duo est ouvert à beaucoup de tendances, il ne se cantonne pas à un seul style » note Elizabeth Couturier. Parmi les œuvres proposées, on a repéré : les sculptures originales du Turripinois Senyo, les objets décalés de Fred Mars Landois (et plus particulièrement l'assiette à punchline « Satieté, tu ne m'auras pas » qu'on sur-valide), les nus d'Edoardo Boccanfuso (un Italien fraîchement débarqué à Lyon), les sérigraphies graphiques de Bert, les céramiques dodues de Sabine Li et les collages de Peggy Despres.

Artophilia
25 rue Burdeau, 1er (06 40 70 32 44)

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Quand la rue Burdeau s’anime

Reportage | La rue Burdeau qui s’agite ? Cela n’arrive que cinq fois par an, malheureusement, lors du vernissage commun (ou presque) des galeries. Nous y étions le 19 janvier dernier. Récit.

Julie Hainaut | Mardi 25 avril 2017

Quand la rue Burdeau s’anime

17h30. Office de Tourisme. Nous avions eu quelques échos de touristes et de galeristes, nous indiquant que l’Office de Tourisme ne connaissait pas la rue Burdeau et ses fameuses galeries. Nous avons voulu vérifier. Sur place, nous demandons où se situent les galeries lyonnaises. « Là, autour de la place Bellecour » nous assure l’hôtesse d’accueil. Surpris, nous évoquons la rue Burdeau. « Ah oui, je crois qu’il y en a aussi » nous répond-on. Il est 17h35, la petite dizaine de galeries lyonnaises s’apprête à vernir et l’accueil de l’Office de Tourisme n’est pas vraiment au courant. 18h. Depuis l’Opéra, nous empruntons la rue du Griffon puis la Montée Saint-Sébastien, direction la rue Burdeau. Nous sommes jeudi soir, les ruelles sont animées et éclairées, les Lyonnais prennent l’apéro dans les bars environnants, probablement enjoués à l'idée de voir le week-end approcher. 18h05. Arrivée rue Burdeau. Tout est calme et sombre. L’éclairage est quasi-inexistant. La petite dizaine de galerie est ouverte, prête à vernir. Celles qui verniront plus tard (faute de disponibilité de leur artiste ou parce

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