Cuba libre

Benjamin Mialot | Jeudi 20 juin 2013

D'après une blague qui faisait le tour des cours de récréation auvergnates au début des années 90, les habitants de Cuba ne seraient pas les Cubains, mais les Chipaho. Parce que s'ils ont le cul bas, ils... Voilà. Nous n'avons jamais eu l'occasion (encore moins l'envie) de vérifier si l'anatomie du pianiste havanais Roberto Fonseca, programmé mercredi 3 juillet au festival Jazz à Vienne, était conforme à celle décrite par ce puéril calembour. Ce que nous avons pu constater à sept reprises en revanche, c'est que sa musique, elle, plane très haut. Sept comme le nombre d'albums enregistrés par ce presque quadra qui fit ses armes au sein du Buena Vista Social Club - regroupement de figures historiques de la salsa et du son qu'immortalisa en 1999 le cinéaste Wim Wenders, et dont les survivants se produiront dans le Théâtre antique juste après Roberto.

 

Baptisé Yo, le dernier en date est le plus ambitieux et émouvant de son auteur, un disque-monde où, non content d'explorer sa part d'africanité avec le concours de musiciens originaires du Continent Noir, Fonseca déploie une érudition (harmonies traditionnelles, rythmes funk, boucles d'inspiration électronique...) et un sens du groove proprement hors du commun – et auxquels sa prolificité et ses dons d'improvisateur ne sont pas étrangers. Un disque finalement à l'image des deux pays entre lesquels il bâtit un pont : bariolé, généreux et néanmoins empreint de douleur.

 

Benjamin Mialot 

 

Roberto Fonseca + Orquesta Buena Vista Social Club
A Jazz à Vienne (38), mercredi 3 juillet


Cuba

Orquesta Buena Vista Social Club featuring Omara Portuondo & Eliades Ochoa + Roberto Fonseca “Yo”
Théâtre antique de Vienne Vienne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Mercato | À la tête du festival Lyon BD depuis sa création en 2006, Mathieu Diez annonce son départ pour de nouveaux horizons… Il laisse une enviable place vacante pour une institution culturelle riche de projets, solidement amarrée dans le paysage lyonnais, contribuant à son rayonnement international et produisant un festival réputé, à l’édition 2021 prometteuse…

Vincent Raymond | Mardi 13 avril 2021

Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Nous sommes à trois mois de la prochaine édition du Lyon BD Festival. Alors que les annulations de manifestations pleuvent, le festival est-il bien maintenu ? Mathieu Diez : Il est maintenu et confirmé aux 11-12-13 juin pour le cœur de la manifestation. Tous les partenaires du festival sont à nos côtés parce qu'on pense qu’il y a un espace raisonnable et de bonnes chances. Bien sûr, cela tient à la réouverture des lieux culturels à la mi-juin (et donc de l’Hôtel de Ville, qui n'est pas vraiment un lieu culturel mais il faut qu'il puisse nous accueillir, de concert avec les institutions culturelles), ce qui est assez crédible. Et si elle s’accompagnait de contraintes fortes, on a montré qu'on savait faire lors de la Saison d’automne l’an dernier — notamment le concert Acid Arab. On saura faire, autant pour pour le week-end que durant tout le mois de juin. Parce que ce ne sera pas un “mini“ Lyon BD : on a quand même un programme important. Même si on doit supprimer les stands éditeurs, intenables pour des raisons sanitaires, le festival se tiendra sur 60 lieux dans la ville, ave

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Bande Dessinée | Parmi les futurs locataires du Collège Truffaut réhabilité figure Lyon BD Organisation, l’association à la tête du festival homonyme depuis quinze ans et à la manœuvre d’une foultitude d’événements en lien avec les univers graphiques tout au long de l’année. Son projet ? Le Collège Graphique.

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d’honneur

Un (presque) retour aux sources géographiques pour Lyon BD Organisation. À l’origine créée sur le plateau de la Croix-Rousse, où s’étaient tenues les premières édition du festival, l’association avait dévalé la colline pour trouver refuge sur les quais du Rhône. La manifestation initiale a depuis pris l’ampleur que l’on sait, travaillé avec tous les lieux culturels de la Métropole ou presque, coproduit des spectacles, des expositions ; édité des ouvrages, tendu des passerelles entre Lyon et le monde, en tissant des liens entre auteurs, autrices, lecteurs, lectrices… Actrice incontournable du paysage — de l’écosystème — BD lyonnais, Lyon BD Organisation se positionne également comme un partenaire économique de nombreux artistes et membres de la filière BD locale (scénaristes, coloristes, illustrateurs, éditeurs…), tout particulièrement auprès des talents émergents. L’équipe ne pouvait être qu’intéressée par le cahier des charges du Collège Truffaut.

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

Crise Sanitaire | Certes très subventionnées, les structures culturelles en régie directe de la Ville de Lyon n’en sont pas moins fortement impactées par la crise sanitaire, car elles ne peuvent bénéficier d’aucun dispositif d’aide. Les Célestins tablent sur un déficit de 600 000€ en 2021, l’Auditorium affiche déjà un trou de 2M€ pour 2020. Toutes deux en appellent à l’État pour pallier la rupture d’égalité avec d’autres établissements aux missions similaires.

Nadja Pobel | Vendredi 12 mars 2021

Aux Célestins et à l’Auditorium de Lyon, de lourds déficits

« Même si on rouvre en mai et juin, avec une jauge dégradée d’environ 50%, fin décembre la perte de recette de billetterie du théâtre s’élèvera à 600 000€ » affirme Pierre-Yves Lenoir, co-directeur du Théâtre des Célestins. Du côté de l’Auditorium de Lyon, son homologue Aline Sam-Giao estime à un million d’euros ses pertes à la fin de l’année civile avec la même hypothèse de reprise — fatalement très aléatoire —, qui se cumuleront avec les deux millions de déficit sur 2020. Aux Célestins, le dernier exercice s’est terminé à l’équilibre notamment grâce au fonds de soutien de la Ville de Lyon ; et parce qu’ils n’avaient pas prévu de jouer dans la grande salle entre avril et

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

Politique Culturelle | Coup de tonnerre à l'Opéra de Lyon : la Ville, par l'intermédiaire de son adjointe à la Culture, a décidé d'ôter 500 000€ par an de subvention au lieu dirigé par Serge Dorny pour quelques mois encore. Ce dernier a été prévenu il y a trois jours. Nathalie Perrin-Gilbert nous explique la raison de ce choix, qu'Étienne Blanc fustige.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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"Le Voyage à Lyon" : Claudia, Elisabeth, Flora ou l’éternel retour

En VOD | Tourné à l’été dans une ville quasi déserte, "Le Voyage à Lyon" de Claudia von Alemann avait été présenté au Festival Lumière dans sa version restaurée en 2018. Et voici que Henri, la plateforme en ligne de la Cinémathèque Française, l’accueille à partir du 17 février. À voir !  

Vincent Raymond | Mercredi 17 février 2021

Près de quarante ans jour pour jour après sa sortie sur les écrans berlinois, c’est à une bien troublante expédition que convoque Le Voyage à Lyon (1981). À la fois fascinante par sa beauté de porcelaine et le duveteux de son grain de 16mm (merci la restauration 2K), stupéfiante de modernité quant à son propos (ne s’interroge-t-il pas, notamment, sur la difficulté pour une femme de faire admettre son statut d’égale de l’homme ?), cette fiction trouée de séquences documentarisantes raconte plusieurs histoires. Ou plutôt, plusieurs Histoires. La première est celle de l’héroïne, Elisabeth (la bressonienne Rebecca Pauly), jeune Allemande en rupture de ban conjugal et familial s’octroyant “une semaine de vacances” au bas mot à Lyon afin d’effectuer des recherc

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Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

Médias | Suite à l'article paru sur notre site jeudi 14 janvier, révélant l'annonce de son licenciement début janvier par la direction parisienne de LNEI (le groupe possédant Radio Nova), Alfredo Da Silva — ex-directeur de Nova Lyon et toujours propriétaire de 49% des parts, les 51% restant appartenant à la SAS de Matthieu Pigasse — a souhaité publier un droit de réponse avec ses précisions.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

« M. Da Silva souhaite démentir les propos avancés dans l'article du Petit Bulletin du 14/01/2021 au sujet de son travail, notamment la gestion dite "légère", les locaux sur la péniche, les résultats d'audience, et préciser : - La gestion budgétaire stricte en respectant le budget établi - La mise en place d'une équipe de professionnels pour l'éditorial avec l'augmentation de l'audience régulière depuis le début (cf. Médiamétrie) - Les nombreux soutiens culturels obtenus localement au moment de l'obtention de la fréquence - L'installation sur une péniche, visitée par la direction du groupe, lieu exceptionnel et emblématique pour une radio, bénéficiant d'un loyer très inférieur au prix du marché dans le quartier de la Confluence - Plus récemment, le travail sur le dossier déposé auprès de la Ville de Lyon ayant permis une aide de 25 000€ au titre du Fonds d'urgence pour la Culture, dans le cadre de la pandémie. »

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Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

Médias | Une nouvelle ère s'ouvre pour Nova Lyon, qui souhaite se relancer avec le licenciement de celui qui en était le directeur et avait opéré en 2017 la fusion avec l'ancienne radio associative RTU, Alfredo Da Silva.

Sébastien Broquet | Jeudi 14 janvier 2021

Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

La réorganisation de Radio Nova se poursuit : après l'arrivée à la direction générale du groupe LNEI (la SAS de Matthieu Pigasse possédant la station) de Emmanuel Hoog en mai 2019, puis la nomination de Mélanie Mallet — une historique de la radio fondée par Jean-François Bizot — comme directrice déléguée de Nova, après aussi le départ de Bernard Zekri en janvier 2020, c'est désormais l'antenne locale lyonnaise qui change de tête : le directeur de la station, Alfredo Da Silva, a été licencié en ce début d'année 2021. En cause, une gestion jugée trop légère et l'achat à titre personnel de la péniche amarrée quai Rambaud, où sont situés les locaux loués à la radio depuis quelques mois, sans prévenir la direction parisienne — laquelle n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Pour l'instant, aucun remplaçant n'a été nommé à la direct

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Jacques Perrin-Fayolle, le constructeur

Architecture | II fut l’architecte du campus de la Doua, de l’hôpital cardio, de la bibliothèque de la Part-Dieu et pourtant Jacques Perrin-Fayolle (1920-1990) est aussi méconnu du grand public que ses œuvres sont fréquentées. Le professeur d’histoire de l’architecture Philippe Dufieux livre un solide et fort intéressant inventaire de son travail, racontant ainsi comment Lyon s’est transformée dans les années 60 et 70. L’auteur sera présent à la librairie Descours le jeudi 21 janvier.

Nadja Pobel | Mercredi 20 janvier 2021

Jacques Perrin-Fayolle, le constructeur

On ne va pas se mentir, en lisant ce livre, on s’est d’abord rendu compte que les bâtiments qui entachaient cette belle Presqu’île étaient dues à… Jacques Perrin-Fayolle, tel l’hôtel Sofitel sur le quai Gailleton (à la place de l’ancien hôpital militaire Desgenettes) ou les immeubles qui donnent sur la Saône, côté 2e arrondissement, sur le quai Saint-Antoine vers la place d’Albon et la rue Mercière. Il n’aura là, d’une certaine manière, que remplit ces espaces que le maire et roi du béton Louis Pradel avaient libéré, peu enclin à rénover l’existant déclinant, devenu insalubre au fil du temps. Mais bien sûr, ceci est presque une anecdote dans cet ouvrage de près de 300 pages extrêmement fouillé et imagé (photos d’hier et d’aujourd’hui, plans, dessins et même aquarelles), car ce que dresse Philippe Dufieux, c'est le portrait d’un homme de son temps, participant activement aux politiques étatiques de construction massives de campus et d’hôpitaux publics, plus qu’aux logements (le quartier villeurbannais du Tonkin est de son fait, l’immeuble Les Eaux-vives dans le 6e à la lisière du

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Ganafoul retrouvé et sidér...ant

Rock Story | En septembre, les Givordins de Ganafoul, tête du pont de la faste période "Lyon capitale du rock", ont réédité "Sider-Rock" un album jusque-là inédit de 1975, témoignant de leurs débuts, en quintet et en français. Un petit morceau d'Histoire pour les amateurs de rock en acier trempé.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 novembre 2020

Ganafoul retrouvé et sidér...ant

Sur la photo de famille princière de la fameuse Lyon capitale du rock de la fin des années 70, gravitant de plus ou moins loin autour du punk et dont on aime par chez nous agiter le souvenir fiérot, Ganafoul avait pris soin, par goût (quoi d'autre ?), de s'assoir quelque peu à l'égard. Sur le trône notoirement vacant d'un genre encore peu exploré dans l'hexagone : le hard rock. Ce truc-là, ce drôle de machin à guitares ramenardes, poitrails saillants et cheveux en cascades, n'appartient alors quasi exclusivement qu'aux anglo-saxons, Led Zeppelin et AC/DC en tête. Rien que cela fait déjà de Ganafoul, qui doit son nom signifiant "comme un fou" en patois givordin, une originalité. Au départ un quintet, francophone — c'est important pour la suite — formé par le trio instrumental Édouard "DooDoo" Gonzales (guitare), Philippe "Fourmi" Veau (basse) et Yves Rothacher (batterie) vite complété par le guitariste Jack B

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Encore en Corée : "Peninsula" de Sang-Ho Yeon

Horreur | Spectaculaire, mais finalement décevant : Peninsula de Sang-Ho Yeon ne tient pas ses promesses initiales.

Vincent Raymond | Jeudi 22 octobre 2020

Encore en Corée :

Depuis qu’une épidémie de zombies a ravagé la Corée (voir Dernier train pour Busan), l’ensemble de la péninsule a été mise sous clef. Un groupe de mercenaires y est pourtant expédié pour récupérer un transport de fonds. Problème : des survivants demeurent sur place, et ils ne sont guère commodes… Passons sur la dimension prophétique d’une pandémie venue d’Asie (ou d’ailleurs) : Peninsula ressemble surtout à un gigantesque gymkhana façon Mad Max rencontre Fast and Furious, qui hélas tire à la ligne en faisant durer ses poursuites en bagnoles déglinguées tamponnant les zombies. Certes, c’est spectaculaire à bien des égards, mais Sang-Ho Yeon aurait pu croquer vingt minutes sans nuire à un film déjà lesté par une collection de personnages clichés : gamine boudeuse mais super forte en voiture téléguidée, l’adolescente conduisant comme Lewis Hamilton, chef militaire falot et alcoolique dominé par son second (comme le capitaine Haddock par Allan Thompson), héros invulnérables malgré des tombereaux de morts-vivants. La déception s’avère d’a

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Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Concours d'écriture | Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 14 octobre 2020

Au Musée des Confluences, la vie des objets avec Simonetta Greggio

Un téléphone, un châle de soie de mer, un fossile, un fragment de météorite, ce sont autant d'objets investis par des écrivains — J.B. Pouy, Emmanuelle Pagano, Philippe Forest, Olivia Rosenthal — au cœur de fictions inédites pour la collection Récits d'objets du Musée des Confluences. Collection qui fait doublement sa rentrée en ce début d'automne avec des habits neufs — un nouvel éditeur : Cambourakis. D'abord parce que l'autrice italienne et francographe Simonetta Greggio et la Mauricienne Ananda Devi y publient L'Ourse qui danse et Fardo où la fiction s'empare respectivement d'une statuette inuit et d'une momie de femme péruvienne. Ensuite, via un concours d'écriture ouvert à tous en partenariat avec la BmL (et Le Petit Bulletin). L'idée : imaginer, dans l'esprit de la collection, une fiction autour d'un des trois objets exp

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Dans un fauteuil : la saison de l'Auditorium

Classique | La saison de l'Auditorium, un lieu où l'on peut s'assoir et garder ses distances, vient tout juste de reprendre. Au menu, un nouveau chef, des cheffes, des classiques, une taupe, Tintin, Et de la musique en veux tu, en voilà. Panorama.

Stéphane Duchêne | Jeudi 24 septembre 2020

Dans un fauteuil : la saison de l'Auditorium

On avait bien compris que, cet automne, la saison musicale ne serait pas comme les autres et qu'il allait falloir avancer masqué en restant assis (un peu de souplesse ne nuit pas) ou bien rester chez soi à regarder Culturebox ou de vieux concerts de Herbert Von Karajan tentant de faire atterrir des avions à la Philharmonie de Berlin. Mais à l'Auditorium si la saison s'annonce particulière, ce n'est pas à cause d'un vulgaire (et néanmoins grossier) virus. Car voici la saison du changement, le mercato des grands orchestres ayant fait atterrir à la direction de l'ONL le jeune chef israëlo-danois Nikolaj Szeps-Znaider, qui a mené à la baguette certaines des formations les plus prestigieuses. Le chef aura débuté la saison du côté des Subs pour les Journées du Patrimoine mais on pourra le retrouver le 25 septembre pour un Expresso du chef, ces concerts en 55 minutes chrono pour gens pressés et dès le lendemain où il délaissera la baguette pour le violon (pas d'Ingres, car son

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Les salles de concerts se résignent

Covid-19 | Qu'on a été naïf de penser que peut-être la rentrée musicale se ferait sans trop de dégâts : en raison du passage du Rhône en zone rouge et des obligations (...)

Stéphane Duchêne | Dimanche 6 septembre 2020

Les salles de concerts se résignent

Qu'on a été naïf de penser que peut-être la rentrée musicale se ferait sans trop de dégâts : en raison du passage du Rhône en zone rouge et des obligations sanitaires liées au Covid-19 — notamment "la distanciation d’un siège [qui] doit être observée entre le siège occupé par chaque personne ou chaque groupe de 9 personnes au plus" — le Sonic annule toutes ses dates prévues en septembre. Comme Le Farmer. De son côté le Transbordeur a reporté deux dates ces jours derniers (Zoufris Maracas le 4 septembre, Meute le 8) et redoute d'avoir à faire de même avec les dates à venir. Enfin, l'Épicerie Moderne et le Marché Gare ont été contraints de re-reporter la date d'Andy Shauf du 23 octobre, le chanteur américain ayant annulé sa tournée européenne. Le concert de Lara Fabian est aussi annulé. Quelque chose nous dit, comme Francis Cabrel, que c'est que le début.

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Ici EST là : "Les Mondes parallèles" de Yuhei Sakuragi

Sur Canal+VOD | Un bon anime aux sous-textes écologistes réalisé par Yuhei Sakuragi, à découvrir sur Canal+VOD.

Vincent Raymond | Mercredi 9 septembre 2020

Ici EST là :

Tokyo, de nos jours. Shin et Kotori, deux lycéens proches, découvrent l’existence d’un monde en tout point identique au nôtre, où chacun possède son double : si l’un meurt, l’autre disparaît à son tour. Or ce monde parallèle est une dictature qui envoie des tueurs avec des cibles précises… Réduire ce film à un énième anime avec collégiens et collégiennes en uniformes, pseudo-Transformers et baston de fin du monde serait se priver de sa part de mélo et de sa très utile dimension métaphorique. Car au-delà de la variation sur les histoires à paradoxe temporel — comme si Terminator ou Retour vers le futur rencontrait Matrix — cette semi-uchronie résonne étrangement avec l’actualité contemporaine : à l’instar de la parabole sur “l’effet papillon”, elle rappelle en effet que nous habitons tous le même écosystème, et sommes plus interdépendant que nous le croyons. Dans la lignée, en somme, de Pompoko ou Lou et l’île aux sirènes aux sous-textes volontiers écologistes…

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Cédric Van Styvendael : « Thierry Frémaux a un peu anticipé en annonçant d’ores et déjà les lauréats du prix Lumière »

Métropole de Lyon | Élu facilement maire de Villeurbanne avec 70, 37% des voix aux dernières élections municipales, investi par le PS, Cédric Van Styvendael a aussi été nommé vice-président à la Culture de la Métropole par Bruno Bernard, nouveau président EELV de cette collectivité qui n'a jusqu'ici jamais parlé du sujet culturel, ni pendant sa campagne, ni depuis son élection, nonobstant la crise actuelle. Rendez-vous fut donc pris et accepté par le nouvel édile de la cité où rayonne le TNP, en son bureau villeurbannais, pour un entretien enregistré le lundi 20 juillet, afin d'évoquer sa vision de la politique culturelle à l'échelle, cette fois, de l'agglomération. Magnéto.

Sébastien Broquet | Lundi 27 juillet 2020

Cédric Van Styvendael : « Thierry Frémaux a un peu anticipé en annonçant d’ores et déjà les lauréats du prix Lumière »

La culture a été la grande absente de la campagne électorale de Bruno Bernard pour la Métropole. Elle n’apparaît pas dans les dix priorités du nouveau président annoncées une fois l’élection gagnée. Est-ce que le secteur culturel doit s’inquiéter ? Cédric Van Styvendael : (Silence). La culture a été présente dans la campagne que j’ai menée pour la mairie de Villeurbanne. Ça devrait au moins rassurer les acteurs culturels de la Métropole : c’est une préoccupation forte pour moi. Deuxième point, effectivement, dans les dix priorités qui ont été pointées par le président de la Métropole liées à l’actualité de l’été, la culture, aujourd’hui, n’y apparaît pas. Ç’a été l’objet de ma première intervention dans ce que l’on appelle l’exécutif métropolitain, c’est à dire la réunion des 23 vice-présidents où j’ai pris la parole à ce sujet. Je dois rencontrer Bruno Bernard dans les jours qui viennent pour que nous abordions ensemble ce sujet, dans la mesure où j’ai une préoccupation majeure qui est l’accompagnement des acteurs culturels dans le c

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Au tour de Lyon Street Food de jeter l'éponge pour 2020

Covid-19 | C'était prévisible au vu de la situation : le Lyon Street Food, dont la cinquième édition devait se tenir pour la première fois dans l'enceinte de Fagor-Brandt (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 23 juillet 2020

Au tour de Lyon Street Food de jeter l'éponge pour 2020

C'était prévisible au vu de la situation : le Lyon Street Food, dont la cinquième édition devait se tenir pour la première fois dans l'enceinte de Fagor-Brandt après quatre sessions au sein des Subsistances, annonce à son tour son annulation. Le festival de cuisine de rue devait se dérouler sur quatre jours en octobre prochain. L'équipe a ainsi communiqué sur Instagram : « au lendemain du déconfinement, nous étions convaincus que la situation sanitaire évoluerait dans le bon sens. Le mois d’octobre apparaissait comme un horizon raisonnable pour espérer un retour à la (quasi)normale et le maintien de l’événement. Toute l’équipe avait mis les bouchées doubles pour rattraper le retard et vous concocter une édition magnifique. Mais il faut se rendre à l’évidence. La séquence des derniers jours nous oblige à la plus grande prudence. Les risques sanitaires sont encore bien trop importants et la survie de l’entreprise pourrait être remise en question. Le monde de l’événementiel est à l’arrêt depuis mars et la rentrée ne

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Le Lyon Bière Festival annulé

Covid-19 | Pas d'édition en 2020 pour le rendez-vous des amateurs de bière artisanale. Rendez-vous est pris pour 2021.

Sébastien Broquet | Jeudi 23 juillet 2020

Le Lyon Bière Festival annulé

Face aux incertitudes demeurant en ce qui concerne la situation de la crise sanitaire à l'automne, le Lyon Bière Festival est à son tour annulé. Déjà reporté une fois aux 31 octobre et 1er novembre, après l'impossibilité de se tenir en avril comme prévu, le rendez-vous des amateurs de bière artisanale est cette fois annulé : il n'y aura pas d'édtion 2020 et il faudra attendre 2021 pour voir le cinquième volet de ce qui est le plus grand festival de bière artisanale en France se dérouler dans des conditions adéquates. Les organisateurs, Bieronomy et l'Agence Tintamarre (liée au Petit Bulletin), ont envoyé ce communiqué : « il y a encore quelques mois nous étions contraints de décaler notre cinquième édition aux 31 octobre et 1er novembre 2020, en raison de la situation sanitaire évidente. Nous étions loin de nous imaginer nous retrouver aujourd’hui dans une situation toujours aussi incertaine. Les mesures sanitaires indispensables à appliquer dans notre quotidien et dans nos événements, impactent lourdement toute notre organisation. Cap

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Sac d’embrouilles : "Lucky Strike" de Kim Yong-hoon

Thriller | Un employé de sauna dans le besoin découvre un sac plein de billets dans ses vestiaires ; un agent de l’immigration véreux dont la petite amie s’est volatilisée doit de l’argent à un mafieux ; des cadavres coupés en morceaux sont retrouvés ici et là. Tout est lié. Vous aimez les puzzles ?

Vincent Raymond | Mercredi 8 juillet 2020

Sac d’embrouilles :

Parasite de Bong Joon-ho ayant par son succès international vaincu les ultimes réticences du grand public à l’égard du cinéma coréen, l’heure est venue pour cette production des plus fécondes de toucher ses dividendes. Pourquoi s’en priver ? Thriller patchwork aux accents tarentinesques, Lucky Strike peut capitaliser sur l’aura de Parasite dans le registre “policier à emboîtements et retournements de situations multiples“ : Kim Yong-hoon ne se prive pas d’entremêler plusieurs fils dans son intrigue, faisant se croiser temporalités et protagonistes autour d’un seul enjeu universel : récupérer de l’argent. Un argent qui sent mauvais puisqu’il est illicite ; obtenu par corruption, usure, trafic, escroquerie, meurtre, vol, chantage, héritage… Un argent caché dans une sacoche de luxe et qui attire la mort comme une bouse le scatophage du fumier. Par sa composition chapitrée, la propension des demi-sels de l

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Nicolas Galaud, nouveau directeur de la Bibliothèque Municipale de Lyon

Mercato | Nicolas Galaud sera le futur directeur de la Bibliothèque Municipale de Lyon et prendra ses fonctions le 1er octobre prochain, succédant ainsi à Gilles (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 18 juin 2020

Nicolas Galaud, nouveau directeur de la Bibliothèque Municipale de Lyon

Nicolas Galaud sera le futur directeur de la Bibliothèque Municipale de Lyon et prendra ses fonctions le 1er octobre prochain, succédant ainsi à Gilles Eboli, bientôt retraité, qui était en poste depuis 2011 et « a fait un travail remarquable » selon Loïc Graber, l'adjoint à la culture. Nicolas Galaud dirige actuellement la bibliothèque de Bordeaux, depuis 2016, après avoir œuvré à Brest et à Reims. « C'est un très bon profil pour nos BM. Il saura succéder à Gilles Eboli » nous a déclaré l'adjoint à la culture. La date de nomination a été imposée par l'État, qui souhaitait que la décision soit prise le 22 juin au plus tard.

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Camille de Toledo : « un temps autre s’est ouvert »

Podcast | Camille de Toledo, écrivain et chercheur, repense sa résidence croisée initiée à Lyon en un rendez-vous de conversations à distance, chaque mardi. Toujours sous l'égide de l’École Urbaine de Lyon, la Fête du Livre de Bron et l’European Lab. Il nous explique.

Sébastien Broquet | Mardi 9 juin 2020

Camille de Toledo : « un temps autre s’est ouvert »

Vous remodelez votre cycle de résidence et de rencontres à Lyon en une forme nouvelle, des conversations nocturnes chaque dimanche soir : pouvez-vous nous présenter ce concept et comment il va se dérouler ? Camille de Toledo : Je crois ardemment aux vertus d’une conversation croisée entre les arts et les sciences humaines, entre une poétique et une politique, entre thérapeutique et savoir. C’est à cette intersection que nous avons lancé avec l’École Urbaine de Lyon, la Fête du Livre de Bron et l’European Lab, en janvier dernier, le cycle "Enquêter, enquêter, mais pour élucider quel crime ?". Nous vivons aujourd’hui à l’heure d’une très vaste révélation d'un "crime terrestre", ce qu’on nomme également en droit un écocide, même si la notion n’est pas encore, hélas, reconnue pénalement. Quand nos affaires humaines, à l’échelle planétaire, ont été interrompues par cet

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Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Bande Dessinée | Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du secteur : sa souffrance — ce n’est pourtant pas faute de la hurler aux oreilles des tutelles ou du législateur ! Après la remise du rapport Racine en début d’année (et la “réception” du chef de l’État à Angoulême), le coronavirus n’a pas amélioré la précarité des autrices et auteurs, annulant toutes les manifestations publiques. Toutes ? Il en est une, entre Rhône et Saône qui, résiste encore et toujours : le Lyon BD Festival. Il organise même du 12 au 14 juin un « joyeux non-festival » en ligne, mise en bouche de la célébration de ses quinze ans, histoire de patienter jusqu’à l’automne. Au programme, des jeux et des expositions ! L’une consacrée à l’auteur de l’affiche 2020, le protéiforme Mathieu Sapin (aussi à l’aise dans l’univers jeune public que l’heroic fantasy ou la chronique politique) ; l’autre aux mouvements de contestations à l’échelle du globe vus par l

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Mikaël Muller : « si les salles de cinéma ont fermé, c’est pour mieux rouvrir »

Nous, les chiens | Directeur de la programmation chez Les Bookmakers / The Jokers, Mikaël Muller détaille les raisons ayant présidé au positionnement précoce du film "Nous, les chiens" pour la date de réouverture des salles de cinéma. Ils furent (parmi) les premiers…

Vincent Raymond | Mardi 30 juin 2020

Mikaël Muller : « si les salles de cinéma ont fermé, c’est pour mieux rouvrir »

À la faveur du décret lié à l’état d’urgence sanitaire, de nombreux distributeurs ont basculé leurs film en VOD. Or vous dès le début du confinement chez The Jokers / The Bookmakers, vous avez positionnés la sortie Nous, les chiens à la réouverture des cinémas… Mikaël Muller : On est resté fidèles à notre ligne de conduite. Au moment où l’on a commencé à travailler sur la programmation et la promotion de ce film, on entendait effectivement parler de ce fameux confinement qui allait arriver. Pour des raisons diverses et variées, de nombreux distributeurs ont décidé de retirer leurs films du line-up ; nous, au contraire, on a décidé d’avancer la sortie de Nous, les chiens au 8 avril. Dans notre esprit, il n’était pas imaginable, toutes les salles étant potentiellement encore ouvertes à la date du 8 avril, qu’il n’y ait pas de film d’animation sur cette période. Après, il y a eu confinement et on a voulu le rendre disponible dès la réouverture, pour accompagner les ciné

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L’esprit de la meute : "Nous, les chiens"

Animation | Abandonné par son maître, un brave toutou domestique se voit heureusement adopté par une meute de ses congénères errants. L’instruisant des dangers de sa nouvelle condition, ceux-ci lui font aussi miroiter une liberté jusqu’alors insoupçonnée. Commence un voyage initiatique…

Vincent Raymond | Mercredi 24 juin 2020

L’esprit de la meute :

Il faut désormais compter avec un nouveau membre (bicéphale) dans le cénacle de l’animation asiatique. N’ayant rien à envier à leurs confères nippons, les Coréens Sung-yoon Oh et Lee Choonbaek signent en effet ici un conte contemporain où l’on retrouve autant l’aspiration à l’essence sauvage et la fatalité épique de London qu’une célébration de la nature hors de l’aliénation des Hommes si chère à Thoreau, Miyazaki ou Takahata. Mais aussi en filigrane — et c’est sans doute ce qui fait son originalité — quelques caractéristiques politico-sociales propres à leur pays. À commencer par l’évocation de la partition entre le Nord et le Sud et l’existence de la Zone démilitarisée “tampon“ entre les deux Corées, frontière immatérielle autant qu’absurde pour des chiens. Et puis la situation de ceux qu’on ne veut pas (plus) voir et sont chassés du paysage parce qu’ils ne n’ont plus

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Damon Albarn et Thom Yorke reprogrammés en 2021

Pop | Ils devaient jouer à l'Auditorium et aux Nuits de Fourvière : Damon Albarn et Thom Yorke ont tous deux reportés leurs dates respectives en avril et juillet 2021.

Sébastien Broquet | Vendredi 22 mai 2020

Damon Albarn et Thom Yorke reprogrammés en 2021

Les fondus de pop anglaise des 90's seront soulagés : le leader de Blur et celui de Radiohead feront bien halte à Lyon. Pas cette année, on l'a bien compris, qui restera comme une sorte de vide intersidéral en terme de spectacle vivant, mais en 2021, puisque tous deux reportent leurs dates respectivement prévues à l'Auditorium et aux Nuits de Fourvière à l'année prochaine. Ce qui relève du tour de force de la part des organisateurs pour des artistes de ce calibre ayant des agendas surchargés longtemps à l'avance. Alors bien sûr, on dit brit pop, mais tous deux viennent en solo et leurs parcours ont largement explosé les frontières d'un seul genre, Damon Albarn travaillant entre autre beaucoup autour des musiques africaines et de l'opéra, Thom Yorke ne s'étant lui jamais vraiment remis de l'écoute des disques de Warp Records. Commençons par ce dernier, vu récemment au Transbordeur : il revient aux Nuits de Fourvière le mercredi 7 juillet 2021, au grand théâtre bien

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Liam Gallagher, Thom Yorke et Woodkid seront à Fourvière cet été

Nuits de Fourvière | À l'approche du printemps tombe le programme de l'été, du moins du côté de Fourvière dont les Nuits vont une fois de plus occuper nos soirées de juin et juillet. Revue d'effectif du casting musical de cette édition 2020, toujours enrichi du programme parallèle des Salons de musique.

Stéphane Duchêne | Mardi 10 mars 2020

Liam Gallagher, Thom Yorke et Woodkid seront à Fourvière cet été

Passer aux Salons Commençons par Les Salons de musique des Nuits, cette extension intimiste et indoor des Nuits de Fourvière chargée de proposer une sorte de contre-programmation. La chose débutera avec un énième projet de l'intenable saxophoniste Thomas de Pourquery : Von Pourquery accompagné de chœurs du Conservatoire à Rayonnement Régional (2 juillet). Suivront le trio de multi-instrumentistes Bernard Lubat, André Minvielle et Fabrice Vieira (3 juillet), le Valetti Quintetto (5 juillet) formé par le même Minvielle, Raphaël Imbert, Beer-Demander et Serge Valtetti à la création et production ; un hommage à Henri Crolla, sorte de Django Reinhardt napolitain avec Dominic Cravic, concert suivi du film Le Bonheur est pour demain avec Crolla et Higelin (7 juillet) ; le spectacle Si oui, oui, Si non, non, où le jazz rock d'Albert Marcoeur rencontre les appétences contempora

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Juliette Binoche et l’école des femmes : "La Bonne Épouse"

Comédie | La brutale disparition de son époux oblige Paulette Van Der Beck à prendre les commandes de l’école ménagère familiale en déclin qu’il était censé diriger. Mais en cette veille de mai 68, les jeunes élèves ne tiennent plus à devenir des fées du logis soumises en tout point à leur mari…

Vincent Raymond | Mardi 10 mars 2020

Juliette Binoche et l’école des femmes :

Sortant avec une certaine malice quelques jours après que l’on a célébré la Journée internationale des droits des femmes, La Bonne Épouse rappelle avec un second degré évident les vertus et commandements jadis prodigués aux jeunes filles ; le hiatus entre les us de l’époque patriarcale serinés par une institution vitrifiée dans la tradition et l’éclosion d’une nouvelle société n’en paraît que plus comique ! Dans cette ambiance provinciale patinée façon Choristes, Martin Provost bénéficie de surcroît d’un trio féminin de choc : Juliette Binoche (apprêtée et maniérée comme Micheline Presle dans Les Saintes Chéries) en directrice prenant la vague de l’émancipation féminine, Yolande Moreau en vieille fille éberluée par ces changements insolites et surtout Noémie Lvovsky en bonne-sœur revêche, évoquant un Don Camillo en guimpe — parfaite dans ce registre qu’on ne lui connaissait pas encore. Cœur sensible, Provost complète son histoire d’une romance au

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Le directeur du Ballet de l'Opéra licencié

Opéra de Lyon | Le conseil d'administration de l'Opéra de Lyon a décidé de licencier le directeur du Ballet, Yorgos Loukos, suite à des faits de discrimination envers une danseuse.

Sébastien Broquet | Mardi 11 février 2020

Le directeur du Ballet de l'Opéra licencié

Il avait été condamné, en appel, en décembre dernier pour discrimination pour avoir demandé le non-renouvellement du contrat d'une danseuse à son retour de congé maternité : Yorgos Loukos, directeur du Ballet de l'Opéra, a été licencé en ce début février, suite à une session extraordinaire du conseil d'administration. Ce licenciement était souhaité par le syndicat des artistes professionnels, le SNAM-CGT, qui avait publiquement pris position suite à la condamnation du désormais ancien directeur, pour des faits remontant à 2014, à 1 500 euros d'amende avec sursis et à 5 000 euros de dommages et intérêts à verser à la plaignante, Karine Marion, qui était alors salariée de l'Opéra en CDD depuis cinq années. Un sixième renouvellement de contrat lui aurait offert la possibilité de passer en CDI. Mais à son retour de congé maternité, elle reçoit au contraire une lettre de non-renouvellement de celui-ci. Yorgos Loukos assène ses arguments auprès de la Ville de Lyon : « faiblesse physique et stylistique » et « style trop classique ». Mais lors d'un entretien enregistré par la danseuse quelques jours plus tard, il précise sa p

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Penser l'intelligence artificielle dans la science-fiction

Conférence | Parmi les grandes questions du futur, figure bien entendu l'intelligence artificielle, qui agite les débats des futurologues comme des entrepreneurs, (...)

Sébastien Broquet | Mardi 14 janvier 2020

Penser l'intelligence artificielle dans la science-fiction

Parmi les grandes questions du futur, figure bien entendu l'intelligence artificielle, qui agite les débats des futurologues comme des entrepreneurs, certains en pointant le danger, d'autres comme Ray Kurzweil l'attendant avec impatience et pronostiquement même pour 2045 un basculement majeur pour l'humanité dans une nouvelle ère en découlant, suite à ce qu'il nomme la singularité. C'est là tout le thème d'une après-midi de tables rondes organisées conjointement par la bibliothèque de la Part-Dieu et l'Institut d'Études Transtextuelles et transculturelles. Deux rencontres sont programmées : la première, sur le thème "l'intelligence artificiellle : désenchantement ou réenchantement du monde ?" réunit les autrices chinoises de science-fiction et fantasy Xia Jia et Li-Cam

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L'Afrique et le reportage à l'honneur

Lyon BD Festival | Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon (...)

Sébastien Broquet | Mardi 7 janvier 2020

L'Afrique et le reportage à l'honneur

Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon BD Festival emmené par Mathieu Diez, qui fait feu en tous lieux, des Subsistances accueillant Cy à l'Auditorium lançant des concerts dessinés. Mais le gros morceau reste les 15 ans du festival, les 13 et 14 juin prochain. Parmi la dizaine d'auteurs africains conviés, notons Elyon's, Barly Baruti, Didier Kassaï et Marguerite Abouet. Baruti va aussi participer à un projet croisé avec la Biennale de la Danse, croquant le défilé en compagnie de Benjamin Flao. Autre focus : la BD reportage. Et pour les premiers noms que l'on peut dévoiler, voici les confirmés : Trondheim, Pénélope Bagieu, Mathieu Sapin, Emmanuel Guibert, Bezian, Anne Goscinny, Julie Rocheleau, Lisa Mandel, Guy Delisle ou encore Judith Vanistandel. Lyon BD Festival En divers lieux les 13 et 14 juin

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Remonter le temps

Histoire | Nouvelle entrée, nouveau cheminement, le Musée d’Histoire de la Ville à Gadagne vient de rouvrir le premier quart de son parcours rénové pour raconter le Lyon d’aujourd’hui à l’aune de son passé, à des visiteurs en perpétuelle mutation.

Nadja Pobel | Mardi 7 janvier 2020

Remonter le temps

Entrer par l’intérieur-même de la cour de ce palais de la Renaissance. Ce n’est pas une mince nouveauté. Avant de découvrir ce qui se trame dans cette nouvelle proposition, Xavier de La Selle, directeur des Musées Gadagne, le rappelle : « chacun a son idée sur Lyon, on traverse la ville pour venir ici et on va y retourner » et prolonger l’immersion dans le patrimoine. En entame de la visite, un "mur des clichés" avec une dizaine d’objets typiques (amenés à changer) racontés oralement de façon assez humoristique par l’excellent écrivain du cru François Beaune qui dit ce que sont le Pot lyonnais, le saucisson, les lumignons, Guignol… avant que ne se dévoile une vidéo de la Ville qui n’attirera que les touristes tant elle est banale. Mais c’est la suite qui, malgré son apparente maigreur, est en fait dense. Exit les grandes fresques emplies d’illustrations et de résultantes des fouilles archéologiques. Dans un context

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Et bonne santé, grand-mère ! : "L'Adieu (The Farewell)"

Drame | Vivant à New York, Billi apprend qu’on a diagnostiqué un cancer incurable à sa grand-mère en Chine sans le lui annoncer. Pire : la diaspora familiale prétexte un mariage au pays pour lui faire ses adieux. Arrivée sur place, la jeune femme hésite à révéler à son aïeule la réalité de son état…

Vincent Raymond | Mardi 7 janvier 2020

Et bonne santé, grand-mère ! :

Éternel débat philosophique, l’interrogation “toute vérité est-elle bonne à dire ?“ trouve une nouvelle vigueur dans ce film partiellement autobiographique, puisqu’il est « inspiré d’un mensonge authentique ». Car il ne s’agit pas ici seulement d’un problème de casuistique taraudant Billi, ni de la supposée lâcheté de sa parentèle, encore moins d’une omission visant à ne pas miner psychologiquement la malade, mais d’une combinaison de ces différents éléments, complexifiée par deux paramètres supplémentaires : le hiatus générationnel ainsi que le fossé culturel entre l’Orient et l’Occident — qu'Ang Lee a jadis dépeint dans Garçon d’honneur (1993). En effet, ce qui est donné pour juste ou légal dans le pays où Billi a construit sa vie et s’est imprégnée de morale culpabilisatrice protestante, n’a pas la même la valeur en Chine où prévaut encore le respect inconditionnel de l’ancêtre. Écartelée entre ce qu’elle pense juste et la fidélité aux siens, Billi se trouve en sus désarçonnée par le gigantisme et la métamorphose de la Chine (

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Vaste comme une saga, calme comme le fleuve : "Séjour dans les monts Fuchun"

Drame | Hangzhou, Chine. Dans un restaurant, la doyenne d’une famille célèbre son anniversaire, avec le protocole et le respect dus à son rang. Ses descendants mettent en sourdine leurs querelles — d’argent, principalement. Ce sont eux que l’on va suivre, dans ce pays en mutation…

Vincent Raymond | Mardi 17 décembre 2019

Vaste comme une saga, calme comme le fleuve :

Feng Xiaogang (I Am Not Madame Bovary), Dong Yue (Une pluie sans fin), Ho Wi-ding (Face à la nuit), Jia Zhangke (Les Éternels) et maintenant Gu Xiaogang… Les cinéastes chinois contemporains ne craignent plus, dans tous les sens du terme, d’évoquer la récente évolution économique de leur pays ni les spectaculaires conséquences urbanistiques et/ou sociétales en découlant. Bouleversant les paysages à vitesse grand V, autant que ceux qui les habitent, ces chamboulements s’accompagnent de placements et de corruption ; leurs erratiques issues aiguisent les tensions entre les frères déjà avivées par l’obligation morale de s’occuper à tour de rôle de la doyenne. Gu Xiaogang montre la fracturation de la famille, le poids des traditions, les difficultés de la jeunesse pour s’émanciper de ce carcan, en donnant un nécessaire temps au temps. Quitte à proposer d’insensés plans-séquences replaçant les personnages, poussières minuscules, au bord d’un fleuve éternel, inchangé et toujours recommencé. À l’issue du film, un carto

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YSL, entre soies

Mode | L'espace n'est pas très grand mais permet de se plonger dans les volutes de haute-couture made by Yves Saint Laurent ; l'occasion aussi d’évoquer les savoir-faire des orfèvres lyonnais du textile avec qui il a longuement collaboré.

Nadja Pobel | Mardi 19 novembre 2019

YSL, entre soies

Yves Saint Laurent fut l'un des premiers à faire porter le tailleur-pantalon aux femmes dès les années 60, mais il n'en est jamais question dans cette exposition. Et pour cause, ce vêtement nécessitait des lainages qui n’étaient pas produits à Lyon au contraire de la soierie et autres textiles transformés par les compétences de huit artisans lyonnais, sur qui repose tout le propos de ce parcours voluptueux, forcément voluptueux. Car avant même de rentrer dans la technicité de cet art de l’industrie du luxe, les 25 robes présentées sur mannequin aimantent. Toutefois, les regarder sous toutes leurs coutures ne suffit pas à en apprécier la qualité. Sur écran vidéo, chacune d’elle est montrée en mouvement lors de défilés du créateur, portées par des lianes déambulantes. Officiel de la mode Avant d’en arriver à ce moment d’éclat – toute prisonnière de la upper class que soit la haute couture, elle n’en reste pas moins de l’art – cette exposition, co-réalisée avec le musée parisien YSL, montre l’ADN du vêtement. « Les tissus sont la base de tout, ce sont eux qui

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Étienne Daho : « Eden m'a permis de progresser »

Pop | En plein EDENDAHOTOUR, qui accompagne la réédition d'"Eden", album de la renaissance paru en 1996, Étienne Daho fait étape à Lyon pour un concert aussi unique que spécial avec 50 musiciens de l'ONL. Il évoque pour nous cette double actualité.

Stéphane Duchêne | Mercredi 20 novembre 2019

Étienne Daho : « Eden m'a permis de progresser »

La réédition d'Eden et l'EDENDAHOTOUR ne correspondent à aucun anniversaire discographique. Pourquoi maintenant ? Étienne Daho : C'est un concours de circonstances. J'ai commencé ce travail de réédition il y a quelques années avec Pop Satori pour accompagner un concert anniversaire à l'Olympia – Les Inrocks m'avaient demandé de jouer Pop Satori pour fêter ses vingt ans. C'était une commande, mais finalement j'y ai pris goût car c'est une belle manière, je trouve, de remettre en lumière ce qui sinon aurait péri avec les années et l'obsolescence des supports physiques. J'ai donc réédité quasiment tous mes albums dans le désordre et en fonction du temps que j'avais. Je gardais Eden pour la fin parce que je savais que c'était un sujet un peu épais, qu'il y avait beaucoup de documents à restaurer. Parallèlement, la Philharmonie de Paris m'a commandé un concert particulier qui

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L'Eden, enfin

L'histoire du disque | Il y a 23 ans presque jour pour jour, le 19 novembre 1996, paraîssait Eden. Pour Étienne Daho une manière de complète résurrection, quelque mois après sa (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 19 novembre 2019

L'Eden, enfin

Il y a 23 ans presque jour pour jour, le 19 novembre 1996, paraîssait Eden. Pour Étienne Daho une manière de complète résurrection, quelque mois après sa Réserection, dont il faut ici poser le contexte. Au sortir de Paris Ailleurs, la Dahomania flambe qui consume le chanteur. Comme souvent, c'est à Londres qu'il part trouver jouvence, s'immergeant dans l'avant-garde locale, pas vraiment raccord, pas encore, avec ce qui se fait de l'autre côté de sa vie, à Paris. Là qu'il croise Saint Etienne, groupe gallois en vogue, dont la vigueur, accouplée à sa soif de nouveauté, accouche du jungle-pop Résérection, mini-album qui préfigure un disque, grandiose, irrigué par la même veine esthétique, mais élargie à la pop orchestrale et à la bossa.

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Thom Yorke aux Nuits de Fourvière

À venir | Nouveau nom dévoilé par Nuits de Fourvière : Thom Yorke, leader de Radiohead, sera présent le mercredi 8 juillet 2020 avec son projet Tomorrow's Modern (...)

Sébastien Broquet | Mardi 5 novembre 2019

Thom Yorke aux Nuits de Fourvière

Nouveau nom dévoilé par Nuits de Fourvière : Thom Yorke, leader de Radiohead, sera présent le mercredi 8 juillet 2020 avec son projet Tomorrow's Modern Boxes, du nom de son second album solo paru initialement en 2014 et produit alors par Nigel Goldrich, qui sera également de la partie à Lyon, tout comme l'artiste visuel Tarik Barri. Les billets seront en vente le vendredi 13 mars.

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Philippe Jugé : « dans les dix ans qui suivent l'explosion de la brasserie, il y a une explosion de la distillation »

Lyon Whisky Festival | De la presse musicale au monde des spiritueux, il n'y a qu'un pas. Un pas qu'a franchi Philippe Jugé au milieu des années 2000. Plus de dix ans plus tard, celui qui est devenu le directeur de la Fédération du Whisky de France fait part d'un optimisme sans faille. Pour lui, aucun doute n'est permis : le whisky français a de beaux jours devant lui.

Gabriel Cnudde | Mardi 5 novembre 2019

Philippe Jugé : « dans les dix ans qui suivent l'explosion de la brasserie, il y a une explosion de la distillation »

Pouvez-vous nous dresser le tableau du whisky en France en 2019 ? Philippe Jugé : Il s'est vendu un peu plus d'un million de bouteilles de whisky français l'année dernière en France. Il y a 77 distilleries officiellement en opération aujourd'hui sur le territoire. Puisque la réglementation européenne impose trois ans de vieillissement sous bois minimum pour le whisky, seules 44 d'entre elles ont commercialisé un whisky. Certaines n'ont pas encore plus de trois ans de distillation derrière elles et d'autres ont décidé de commercialiser des produits à quatre, cinq, six voire dix ans d'âge. Ces chiffres trahissent-ils une évolution positive de la situation du whisky français ? Oui, il n'y avait que cinq distilleries en 2000, vingt en 2010 et aujourd'hui nous en avons 77. Et encore, il ne s'agit que des distilleries qui se sont révélées, qui ont communiqué sur le fait qu'elles faisaient du whisky. On peut penser qu'une dizaine, une quinzaine, peut être même plus, n'ont rien dit à personne puisqu'il faut attendre au moins trois ans pour avoir du whisky à vendre. Ça ne

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Ode aux céréales distillées

Lyon Whisky Festival | Ce week-end, le Lyon Whisky Festival prend ses quartiers au Palais de la Bourse. Au programme de cette seconde édition : dégustations, masterclasses, dédicaces et conférences.

Adrien Simon | Mardi 5 novembre 2019

Ode aux céréales distillées

À Lyon, novembre c'est le mois de la grappe : entre beaujo nouveau et salons du vin naturel, on sait que le week-end on aura le nez dans le verre. Et il y a cet intrus, événement dédié non pas au raisin fermenté, mais aux céréales distillées. Un festival autour du whisky, c'est-à-dire du scotch, du whiskey, du bourbon, du Tennessee ou du rye. Tous obtenus par la double ou triple distillation d'un moût de malt d'orge, et/ou de maïs ou de seigle, vieilli plus de trois ans en fût de chêne, neuf mais parfois carbonisé, ou ayant déjà accueilli du bourbon ou du vin, se sirotant l’air sérieux, dans un tumbler, sur glace et les fesses dans un fauteuil club, avec cette impression que l’atmosphère est soudain plus enfumée et que l’on a pris de l’âge, ou pour les puristes, bien secoué, allongé d’un trait d’eau, et reniflé consciencieusement dans un verre tulipe. Un whisky, ça s'élève Le point commun de toutes ces eaux de vie c'est qu'elles seront représentées ce week-end dans la salle de la Corbeille du Palais de la Bourse. Où l'on pourra déguster les produits de 95 distilleries, de toutes les régions d'Écosse et d'Irlande, du Kentucky comme du Tennes

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Richard Brunel est le nouveau directeur de l'Opéra de Lyon

Mercato | C'est Richard Brunel qui va succéder à partir du 1er septembre 2021 à Serge Dorny à la tête de l'Opéra de Lyon. Franck Riester, ministre de la Culture, a validé le choix du jury en fin de journée.

Sébastien Broquet | Mardi 22 octobre 2019

Richard Brunel est le nouveau directeur de l'Opéra de Lyon

La fumée blanche s'est finalement échappée du toit de l'Hôtel de Ville lyonnais ce mardi : le successeur de Serge Dorny (qui s'en va diriger l'Opéra de Bavière) à la tête de l'Opéra de Lyon se nomme bel et bien Richard Brunel. L'information est restée un temps au conditionnel, car on attendait depuis la semaine dernière la validation définitive par Franck Riester et le ministère de la Culture du choix du jury. Approbation souhaitée rapidement avant le conseil d'administration de l'Opéra, prévu en novembre... D'où le lancement par la mairie d'un commmuniqué de presse en milieu d'après-midi, avant la validation finale, pour mettre visiblement un petit "coup de pression" à Paris, qui tardait un peu trop aux yeux de Gérard Collomb à confirmer le choix du jury lyonnais. Frank Riester a finalement validé ce choix de nommer Richard Brunel deux heures plus tard, peu après 18h ce mardi 22. Relancé durant l'été faute de candidats convaincants, mais aussi – même s'il ne faut pa

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Sous le ciel de Tashkent : "Au bout du monde"

Drame | Présentatrice d’une émission japonaise de découvertes géographiques, Yoko est en reportage en Ouzbékistan. Aux nombreuses difficultés “pimentant” son tournage s’ajoute une mélancolie intime qui l’occupe hors caméra. Samarcande et Tashkent sont si loin de Tokyo…

Vincent Raymond | Mardi 15 octobre 2019

Sous le ciel de Tashkent :

Tout comme les compatriotes de sa génération et des suivantes, tels Kore-eda ou Kawase, que son effrayante productivité ferait passer pour des paresseux, Kurosawa manifeste une certaine porosité à l’Occident tranchant avec l’esprit d’insularité ordinairement attribué aux artistes nippons. Deux ans après son escapade parisienne pour Le Secret de la Chambre noire, il jette son dévolu sur l’Ouzbekistan, plus proche géographiquement du Japon mais porteur d’un exotisme mystérieux. Et même si ce film est sans le doute le plus étranger au genre fantastique qu’il ait jamais réalisé, Au bout du monde se trouve traversé par une impression de bizarrerie et de déphasage constants. Ce trouble n’a rien de surnaturel : Yoko ne parlant pas l’ouzbek, éprouvant le manque de son fiancé, ambitionnant une carrière de chanteuse plutôt que de présentatrice ; subissant un tournage compliqué et devant de surcroît feindre la félicité suprême devant l’objectif, a bien des raisons d’être désorientée. Le seul expédient à ce sentiment d’égarement, elle le trouve dans l’errance physique, à l’occasion de balades solitaires

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Misère UBER alles : "Sorry We Missed You"

Le Film de la Semaine | Pour s’en sortir, un intérimaire se lance dans l’entrepreneuriat franchisé avec l’espoir de s’en sortir… précipitant sa chute et celle de sa famille. Par cette chronique noire de l’ère des GAFA, Ken Loach dézingue toujours plus l’anthropophagie libérale. En compétition à Cannes.

Vincent Raymond | Mardi 15 octobre 2019

Misère UBER alles :

Newcastle, de nos jours. Abby et Ricky s’en sortent tout juste avec la paie de l’une et les intérims de l’autre. Alors, Ricky convainc son épouse de vendre leur voiture pour acheter un utilitaire afin de devenir livreur “indépendant“. Le mirage d’une vie meilleure s’offre à eux. Le début de l’enfer. D’aucuns pourraient reprocher — c’est une figure de style : en fait, ils le font — à Ken Loach de rabâcher sous toutes les formes sa détestation du modèle capitaliste. Ou d’avoir joué depuis trente ans les prophètes de mauvais augure en dénonçant avec constance les ravages de la politique thatchéro-reagano-libérale qui, ayant désagrégé le tissu socio-économique britannique, n’en finit plus de saper ce qu’il reste de classe moyenne, après avoir laminé les classes populaires, au nom de la “libre“ entreprise, “libre“ concurrence… bref de toute cette belle liberté octroyée au haut de la pyramide pour essorer le lumpenprolétariat. Trente ans que Loach essuie les mêmes remarques condescendantes des partisans du marché (qui le voient

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Le feu Taha

Hommage | Soirée hommage au Périscope consacrée à la figure toujours incandescente de Rachid Taha, avec en point d'orgue, une lecture musicale d'un texte signé Brigitte Giraud.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Le feu Taha

Alors que la scène lyonnaise s'apprête à panthéoniser Hubert Mounier sur un disque hommage collectif et un concert en grande pompe pas du tout funèbre, se prépare au Périscope une soirée qui, d'une autre manière, ravivera la mémoire de l'autre grand Lyonnais du rock, Rachid Taha, décédé soudainement il y a tout juste un an, quelques jours avant un concert doublement anniversaire qui s'annonçait radieux. Un événement multicartes, sous la bannière à rallonge "Lyon brûle-t-il ? : Musique, contestation et quartiers populaires, autour de l'histoire du groupe Carte de Séjour et de Rachid Taha". D'abord, écoute, projection et discussion : des membres du groupe et l'historien Philippe Hanus décortiqueront le parcours de Carte de Séjour, son "rock arabe", sa manière sans manières de braconner les genres et les identités pour s'en faire une propre. La fièvre et la brûlure Sa contemporanéité aussi avec la Marche pour l'égalité et contre le racisme, dite Marche des Beurs,

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L'Afrique à l'honneur du prochain Lyon BD Festival

Bande Dessinée | Et donc, la bande dessinée s'empare même des théâtres ! Et autres news du neuvième art, pour vous préparer à une année 2020 où il sera partout, partout, partout, partout (et souvent sous le patronnage du Lyon BD Festival).

Sébastien Broquet | Mardi 1 octobre 2019

L'Afrique à l'honneur du prochain Lyon BD Festival

L'année sera dessinée ou ne sera pas. Depuis la prise de pouvoir du Lyon BD Festival, qui a tissé sa toile tel un Spiderman dans toute la ville, attirant nombre de dessinateurs venus s'installer par ici, poussant les musées à se pencher sur cet art — la formidable exposition Corto Maltese au Musée des Confluences — ou encore à l'exportation avec une virée à la Foire du Livre de Francfort, la cause est désormais entendue. Ainsi, le Théâtre des Célestins à son tour cède aux sirènes de la ligne claire et confie une carte blanche au festival du 18 au 29 décembre prochain avec le spectacle Zaï Zaï Zaï Zaï adapté de Fabcaro et mis en scène par Paul Moulin pour huit comédiens et comédiennes (également au Théâtre de Vénissieux le mardi 15 octobre), l'exposition Badass — Les Nouvelles Héroïnes avec en point d'orgue une journée (le lundi 23 décembre) dédiée au genre a

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Le dessin tout en révérences : Lyon Art Paper

Dessin | Durant quatre jours, le salon du dessin contemporain Lyon Art Paper prendra ses quartiers au Palais de Bondy pour une cinquième édition avec comme invitée d'honneur Rosa Loy.

Sarah Fouassier | Mardi 1 octobre 2019

Le dessin tout en révérences : Lyon Art Paper

Revenons à l'essentiel : au dessin. Dessin sur papier ou carton, au feutre, à l'aquarelle, à la caséine ou au crayon, toutes les techniques de dessin seront représentées en tant qu’œuvre autonome au salon du dessin contemporain. Pour sa cinquième édition, Lyon Art Paper a reçu plus de 300 candidatures et a sélectionné quelque soixante artistes français et européens qui présenteront pas moins de 500 à 600 œuvres ! Pour ne pas frôler l'overdose de crayonné, prenez le temps de déambuler dans les chemins qui séparent l'abstrait de Danielle Prijikoski du figuratif de Clara Castagné, le romantisme de Rosa Loy du punk de Nils Bertho, la ligne subtile de Grégory Compagnon du trait épais de Abraham Hadad. Le salon nous offre l'occasion de voir ailleurs que sur du papier glacé ou sur un écran, le délicat tra

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Jacky Schwartzmann à double tour

Polar | Alors que sort le 3 octobre son nouveau roman en solitaire, Jacky Schwartzmann vient de commettre Le Coffre, un savoureux polar à quatre mains avec son homologue roumain Lucian-Dragos Bogdan.

Stéphane Duchêne | Mercredi 2 octobre 2019

Jacky Schwartzmann à double tour

« Pour faire rire, il faut inventer, il faut trouver un bon mot et non répéter celui des autres. J'ai connu des types fans d'humoristes célèbres et qui étaient capables de réciter des sketchs entiers, avec les bonnes intonations, avec l'accent tonique au bon endroit et avec les grimaces executées à la perfection. Mais jamais drôles. Les Dick Rivers de la blague. » Dès la première page de Le Coffre, son co-auteur lyonnais nous livre cette profession de foi passée au filtre du narrateur, l'humour selon Jacky Schwartzmann. Ce n'est pourtant pas un traité sur le rire que nous propose l'auteur de Demain c'est loin, mais un nouveau polar. Sa particularité : dans une certaine tradition policière (Boileau-Narcejac), Le Coffre est écrit à quatre mains avec l'auteur roumain Lucian-Dragos Bogdan. Une commande de Quais du Polar dans le cadre de l'année culturelle franco-roumaine exécutée en un temps record (trois mois douche comprise) et avec une verve toute Schwartzmannienne. L'histoire : un gendarme français et un policier roumain collaborent à distance pour résoudre la bien é

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À la lisière de la Villa Gillet

Littérature | Pour sa soirée de rentrée, le mercredi 2 octobre à 19h30, la Villa Gillet a choisi l'audace : celle notamment de faire place nette à deux primo-romanciers, (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 24 septembre 2019

À la lisière de la Villa Gillet

Pour sa soirée de rentrée, le mercredi 2 octobre à 19h30, la Villa Gillet a choisi l'audace : celle notamment de faire place nette à deux primo-romanciers, Marin Fouqué et Youssef Abbas, pour une thématique, À la lisière des villes, qui se poste à la lisière tout court. Quand le premier, diplômé des beaux-arts de Cergy, poète, rappeur et novelliste, dresse dans 77 le portrait d'une génération poussée dans un quartier des Yvelines (le 7-7, donc) aux airs d'entre-deux, le second, dans Bleu, blanc Brahms ausculte une fameuse soirée footballistique (le 12 juillet 1998) et les trajectoires de quelques jeunes qui en font la fiévreuse expérience. De là naissent des questions autour de l'identité et du langage, desquelles les deux écrivains débattront. Avec, en préambule des lectures des deux romans précités par Marin Fouqué lui-même et l'interprète, performeur et slammeur Julien Liard. Rien de tel qu'une rencontre coup de poing pour entamer la saison littéraire.

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