Hey Jo

Stéphane Duchêne | Mardi 11 février 2014

Ceux qui l'ont connu comme guitariste de ces sacrés showmen pop de Green Olive – irrésistible machine à tubes rangée des bolides en sortie d'une tournée américaine et à l'aube de ce qui aurait pu être une jolie petite "carrière" – se souviennent sans doute du premier disque solo de Joseph Merrick, Circus Circus. Où cet Ardéchois, Lyonnais d'adoption, étalait toute sa science de la désinvolture pop et une guirlande d'influences allant d'Elliot Smith à Omar Rodriguez Lopez et John Frusciante.
 

Rarement on avait entendu type si cool chanter No Cool – preuve sans doute que la désinvolture est parfois le masque de la tension. Dans la foulée, le jeune homme quittait Lyon pour un "vrai métier" à la Capitale – foutue fuite des cerveaux, tiens.
 

Sauf que le revoilà avec un autre album, Fatalitas, réalisé avec la complicité de Stéphane Garry des excellents Pokett, et qui oscille entre folk laidback, pop faussement lo-fi et Arcade Fire aux champs – le très beau Last Summer. Mieux, Jo Merrick nous fait le plaisir de venir présenter l'objet en ses anciennes terres, au Sirius, le 13 février, le même soir que Ronan Siri, et surtout cinq ans jour pour jour après son dernier concert lyonnais. Un joli cadeau pour tous ceux à qui il a manqué.
 

Stéphane Duchêne

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Ceux qu'il faut (re)découvrir

MUSIQUES | En tête d'affiche ou en première partie de Just Rock?, il fera bon humer le talent de ces quatre frenchies dans le vent. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 7 octobre 2014

Ceux qu'il faut (re)découvrir

Joseph & The Merricks Si sa prestation est annoncée sous le nom de Joseph & The Merricks, c'est que le dénommé Joseph Merrick, s'accompagne cette fois d'un solide groupe. Dans lequel on retrouvera le raffiné Stéphane Garry (Pockett) aux manettes du second album de l'Ardéchois, Fatalitas, et dont la production illumine plus que jamais sa polymorphie monstrueuse : je-m’en-foutisme appliqué, finesse absolue des reliefs imparfaits et gracieuse tension entre aspiration pop-folk et intimations punk. Jeudi 9 octobre au Transbordeur   Isaac Delusion Passé avant l'été par les Summer Sessions du Transbo, Isaac Delusion est la petite bête pop qui monte. Qui monte vers les proverbiales nuées, notamment, et très régulièrement portée ou porteuse, tout dépend comment on se place, d'une dream pop particulièrement volatile qui entendrait non seulement pénétre

Continuer à lire

Lyon's Club

MUSIQUES | Qu'elle soit un concept fumeux ou pas, la scène musicale lyonnaise est là et bien là. La preuve avec ce petit passage en revue – non exhaustif – d'un automne rock'n'gone. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 23 septembre 2014

Lyon's Club

Lors d'une discussion en ligne portant sur les coiffeurs, leurs pronostics de football et l'Olympique de Marseille, un grand connaisseur du rock et de bien d'autres choses nous lâcha, magie d'un fil de discussion : «le concept de groupes lyonnais, well... ». Certes, toute personne rejetant l'idée que l'on puisse être Lyonnais juste «parce qu'on a fait sécher ses chaussettes une fois à Lyon», comme nous l'a récemment exposé notre critique cinéma maison, souscrira sans mal à cette réflexion. Mais on ne va pas faire comme si "ces gens-là" n'existaient pas puisqu'ils ne cessent de nous prouver le contraire. Telle Billie, qui nous prépare quelques remixes des titres de son album Le Baiser. L'excellent album de Denis Rivet – ex-King Kong Vahiné pour les intimes – est à venir, lui, le 30 octobre, et Denis jouera un peu partout pendant cet automne à commencer par ce même jour, le

Continuer à lire

Le dilettante

MUSIQUES | Portrait / Joseph Merrick. Ancien guitariste et tromboniste de Green Olive, double lauréat de Dandelyon, cet artisan pop au dilettantisme revendiqué livre avec Circus, Circus un épatant premier album. Preuve que l’autoproduit peut-être de luxe et de première nécessité. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mercredi 29 avril 2009

Le dilettante

Des tests ADN ont démontré tardivement que le véritable Joseph Merrick, autrement connu sous le vocable d’«Elephant Man» (qui ne s’appelait donc pas John, comme véhiculé par erreur par sa légende) était atteint du Syndrome de Protée, une maladie qui déforme le corps. C’est de ce même syndrome dont souffre la musique de Joseph Merrick, pop à la fois léchée et désinvolte, autogérée et protéiforme. Son pseudo, Joseph Rolland l’a bien sûr choisi en référence à l’ambiance de l’Angleterre victorienne et de ses cirques ambulants peuplés de monstres tristes épris de liberté. Une liberté que l’ancien guitariste de Green Olive semble lui-même avoir recouvré en solo, trouvant là le moyen d’accoucher de son bestiaire pop un peu cinglé : «Depuis la fin de Green Olive, j’avais envie de nouvelles choses, de faire des morceaux acoustiques. J’étais seul maître à bord, écoutant des trucs un peu barrés. Je ne me suis fixé aucune limite». A entendre son auteur, ‘Circus, Circus’ ne serait pourtant que le fruit d’un enchaînement de circonstances. Un disque conçu l’été dernier en Ardèche, «à la bonne franquette, chez mon pote Vincent Muzotte, en buvant l’apéro. Vincent a dompté le côté foutraque de mes c

Continuer à lire

La saison du Dandelyon

MUSIQUES | Musique / Retards de communication, report du lancement de la saison, cette année Dandelyon a, un peu comme Christine Arron, raté son départ. D'abord, parce (...)

| Mercredi 20 décembre 2006

La saison du Dandelyon

Musique / Retards de communication, report du lancement de la saison, cette année Dandelyon a, un peu comme Christine Arron, raté son départ. D'abord, parce que, victime de son succès, l'association a connu quelques bouleversements : un déménagement au Marché Gare (également co-producteur), un comité de sélection plus pléthorique que le jury Miss France, un nouveau statut et une équipe en partie renouvelée et désormais logée par la Mission musique de la Ville. Ensuite, parce que, même si tout est rentré dans l'ordre, les groupes candidats ne se sont pas immédiatement pressés au portillon. Dandelyon aurait-il épuisé les réserves de talent pop ? «Le problème c'est que certains groupes ne comprennent pas vraiment notre démarche : ils nous voient comme de simples programmateurs et ne pensent pas toujours à candidater», regrette Sylvain Rebut-Minotti, le Dandelyon en chef. L'occasion de mettre fin une bonne fois pour toutes à un malentendu : contrairement aux idées reçues Dandelyon n'est pas un tremplin rock. «On n'est pas là pour mettre les groupes sur scène et les laisser se débrouiller ensuite. Dandelyon fait un travail d'accompagnement des groupes, leur donne les clés pour faire fac

Continuer à lire

Les Nouvelles stars

MUSIQUES | Musique / Les clichés ont la vie dure. Lyon, capitale des goals, est surtout connue pour son saucisson et son dub sauce électro. C'est oublier un peu vite que la ville regorge de talents qui préfèrent les idées aux idées reçues. Pop, folk, jazz, hip-hop : panorama de la cuvée émergeante 2006.

| Mardi 3 janvier 2006

Les Nouvelles stars

The Green Olive Au début de l'année, nous vous invitions dans ces colonnes à suivre de près ces «quatre garçons dans le vert». Ceux qui y sont parvenus doivent être quelque peu essoufflés. Car après avoir livré un copieux premier album, remporté l'édition 2006 de Dandelyon (aux côtés des excellents et plus expérimentés Vale Poher et King Kong Vahiné) et sévi lors de premières parties un peu classe (Hyperclean, Rhésus), les Olives Vertes ont entrepris ni plus ni moins qu'une mini-conquête du Monde. Études entre parenthèses, une tournée sans fin pouvait débuter en septembre : de Paris à Barcelone, de Liverpool (la Cavern of course) à Séville, de Blackpool à... Toulon. Avant une apothéose yankee en cette fin décembre (Boston, Manhattan et Brooklyn). À quoi carburent les Green Olive ? À la nourriture en tubes essentiellement, dont leur disque et leurs concerts euphorisants sont truffés, hymnes rock indélébiles (le désormais classique Sorrow) ou pochade qui font pop à l'ouverture (le sémillant It's Alright rappelant l'effet saut du lit du tonique Wake Up ! des Boo Radleys). Si les Green Olive étaient parisiens, ils flanqueraient des roustes aux petites frappes en bottines de la nouvel

Continuer à lire