Deux sites déjà siglés UNESCO

Patrimoine en Auvergne-Rhône-Alpes | Le tampon de l'UNESCO n'a été émis en Auvergne-Rhônes-Alpes qu'en 1998, à Lyon, puis à la grotte Chauvet l'an dernier ; Le Puy étant inscrit dans le cadre du classement des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Zoom sur ces deux sites.

Nadja Pobel | Mercredi 6 juillet 2016

Photo : © DR


Site historique de Lyon

(Rhône)

C'est tout simplement le second site le plus étendu de France classé, derrière Bordeaux et son port de la Lune, mais largement devant Paris (dont de nombreux monuments sont répertoriés, mais pas une telle surface). Lyon le doit notamment au fait que sa Presqu'île a été préservée des destructions et de reconstructions potentielles de bâtiments modernes, que les usines ont été édifiées en périphérie et que Louis Pradel n'a jamais fait sa voie rapide dans le Vieux-Lyon. Sont donc classés, comme le montrent de nombreuses tables d'orientations UNESCO, un secteur allant du nord-sud des pentes de la Croix-Rousse aux remparts d'Ainay, et d'est-ouest du Rhône à Fourvière.

Grotte ornée du pont d'Arc, dit Grotte Chauvet-Pont d'Arc

(Ardèche)

L'appellation est longue et elle résume pourtant la nature de ce qui est classé : la reconstitution (spectaculaire) de la Grotte Chauvet, du nom de l'un des découvreurs de cette splendeur, en 1994. Pour ne pas abîmer ce trésor daté de 36 000 ans (deux fois plus ancien que Lascaux), Chauvet ne sera jamais ouverte au public mais les conditions d'humidité et de luminosité nous font l'effet d'une véritable grotte, bien qu'elle ne soit pas souterraine. Mille dessins dont 425 animaux, souvent en mouvement — ce qui est très rare — témoignent notamment que nos ancêtres les Aurignaciens ont inventé la perspective bien avant la Renaissance. Un parcours muséal, dans un autre bâtiment, complète cette visite.

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Cité Internationale de la Gastronomie : ouverture le 19 octobre

Food | Il y a bientôt dix ans, l'Unesco classait le repas gastronomique des Français à l'inventaire du patrimoine de l'Humanité. Il manquait un lieu pour l'honorer : (...)

Adrien Simon | Mardi 8 octobre 2019

Cité Internationale de la Gastronomie : ouverture le 19 octobre

Il y a bientôt dix ans, l'Unesco classait le repas gastronomique des Français à l'inventaire du patrimoine de l'Humanité. Il manquait un lieu pour l'honorer : pourquoi pas une Cité de la Gastronomie. Ou un réseau de quatre, dans lequel Lyon s’est invité in extremis. Avec un objectif double : réaffirmer sa place de capitale gastronomique, titre un poil érodé, et doter le centre commercial du Grand Hôtel Dieu d'une facette culturelle. Si le projet a été mené par la Métropole, qui voit dans le bien-manger un atout pour le marketing territorial, il fut financé en grande partie par des mécènes privés. Parmi lesquels des groupes d'agro-alimentaire comme Metro ou Elior, spécialiste de la restauration de cantine. Le fonctionnement est délégué à l'entreprise espagnole MagmaCultura et devrait être largement auto-financé, avec un ticket d'entrée à 12€, le double en incluant des dégustations. Maintenant que la Cité lyonnaise est la première à voir le jour, reste à voir comment le public, notamment local, se réappropriera ce lieu hybride, à la fois « musée, c

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UNESCO : la folle aventure

Patrimoine mondial de l'UNESCO | Plus vaste zone habitée française classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, Lyon a gardé le témoignage de toutes ses époques. C'est ce qui lui vaut ce Graal obtenu le 3 décembre 1998 au terme de la lutte fondatrice de l'association de la Rénovation dans le Vieux-Lyon entamée après-guerre. Récit de cette aventure.

Nadja Pobel | Mardi 3 avril 2018

UNESCO : la folle aventure

20 ans. Une paille au regard de l'Histoire lyonnaise et pourtant presque une ère géologique à voir posés, lors de cette journée de célébration à l’Hôtel de Ville de Lyon il y a quelques jours, les quatre volumes reliés et tissés du dossier de la candidature de Lyon. Des pages rédigées à la machine à écrire agrémentées d'une pléiade de photos argentiques d'Yves Neyrolles collées, encadrées à la main dans ces prestigieux ouvrages pré-informatiques. Quand l'architecte Denis Eyraud se trouve en charge d'organiser le cinquantenaire de l'association de la RVL (née en 1946) qu'il préside depuis peu, son prédécesseur Régis Neyret a l'idée de candidater à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est que cette association d'habitants est une des premières à s'être préoccupée de sauvegarder des quartiers et pas seulement des monuments au point qu'elle incitera André Malraux, alors en charge de la culture sous de Gaulle, à créer en 1962 ce plan fondateur de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine. Le Vieux-Lyon sera le premier en France à en bénéficier et Louis Pradel ne pourra alors pas tout raser pour une bretell

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Denis Trouxe : « Lyon s’est affranchie de ses curés »

1997-2017 : 20 ans dehors ! | Denis Trouxe était adjoint à la culture et au patrimoine quand le Petit Bulletin naissait. Ensuite directeur de l’office de tourisme, il est idéalement placé pour nous raconter à quoi ressemblait cette vile durant ces vingt dernières années. De toute évidence, elle s’est réveillée.

Nadja Pobel | Mardi 7 novembre 2017

Denis Trouxe : « Lyon s’est affranchie de ses curés »

Vous devenez en 1995 adjoint (17e du rang !) à la culture et au patrimoine, sous le mandat Barre. Quel constat faites-vous alors ? Denis Trouxe : L'idée m'était venue de faire un projet comme les Subsistances car je m’apercevais qu’il n’y avait pas de place pour la création. Déjà 40 ans avant je ramais dans des petits rôles aux Célestins, au TNP. Nous étions dans un désert culturel qui se perpétuait. Il fallait alors monter à Paris. Le marché était là-bas. Ici il n'y avait rien. On n'investissait pas dans l'émergence. Comme je travaillais dans la comm', je maitrisais les éléments de langage et je balançais à tout le monde « une ville n'est créative que lorsqu'elle sait produire des artistes », « montre-moi tes artistes et je te dirais qui tu es ». Ne pas confondre créativité de la ville et importation de la culture. Il y avait beaucoup de tournées mais rien pour l'artiste du coin. Je cherchais une friche et l'État s'en débarrassait pour un franc symbolique ! Ce projet a été mal reçu à l'époque... Nous voulions mutualiser des salles de répétitions, atelier d'artistes, stocks de décors. Or ce lieu était

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Les Puys, candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018

Pierres de Volcans | "L'Œuvre architecturale de Le Corbusier" entrait il y a tout juste un an dans la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, avec pour lieu (...)

Nadja Pobel | Mardi 4 juillet 2017

Les Puys, candidat au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2018

"L'Œuvre architecturale de Le Corbusier" entrait il y a tout juste un an dans la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, avec pour lieu emblématique le quartier vert de Firminy (Loire). Dans la liste parallèle du patrimoine naturel, figurait la chaîne des volcans d'Auvergne. Attribuer deux sésames à un même pays était improbable. À Istanbul, où se tenait le congrès UNESCO l'an dernier, le 40ème Comité du patrimoine mondial est parvenu à un consensus pour reconnaître le potentiel de « valeur universelle exceptionnelle de l’ensemble de la Chaîne des Puys - Faille de Limagne », mais a demandé à exclure du périmètre les deux dernières carrières en activité dans la Chaîne des Puys jusqu'à leur fermeture et réhabilitation définitive. La course à l'attribution de ce label n'est donc pas terminée, mais ce n'est plus qu'un complément d'information que le comité de candidature doit fournir aux grands jurés dans les deux ans qui

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Lyon présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial

CONNAITRE | La Ville de Lyon vient d'être élue présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM). Ce réseau, qui rassemble 250 villes possédant sur leur territoire un site inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité, tenait ce week-end son congrès à Arequipa au Pérou.

Nadja Pobel | Jeudi 12 novembre 2015

Lyon présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial

La présidence de cette instance mondiale sera l'occasion pour Lyon de valoriser son approche du patrimoine : le sauvegarder tout en le faisant vivre, en y associant les habitants, les usagers et ainsi offrir à tous une dynamique touristique et culturelle au cœur de la cité. Lyon fait figure de pionnière dans ce domaine. Pour preuve, dès 1964, le Vieux-Lyon est devenu le premier secteur sauvegardé de France pour la richesse de son patrimoine sur une zone de 25 hectares. En 1998, c'est la reconnaissance internationale, avec le classement d'un secteur de Lyon au patrimoine UNESCO : 500 hectares comprenant le Vieux-Lyon ainsi qu'une grande partie de la Presqu'île, soit 10% de la ville. L'originalité du site lyonnais réside dans la coexistence de différentes strates urbaines sur 2000 ans d'histoire et toujours habitées (influence romaine, Renaissance, architecture canuts, classicisme du XVIIIe siècle, style haussmannien...). Le Petit Bulletin avait consacré sa Une à ce sujet patrimonial en avril 2014. Pour rappel, Lyon compte plus d

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Monter au Puy-en-Velay

CONNAITRE | Il y a l’idée qu’on s’en fait - ville grise, administrée par Laurent Wauquiez, point de départ de l’une des quatre voies pour Saint-Jacques de Compostelle - et puis l’éclat qu’on y trouve - une splendide cathédrale et de grosses stalagmites volcaniques sur lesquelles sont posés des édifices religieux. Voici l’étonnante et séduisante ville du Puy-en-Velay. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 15 juillet 2014

Monter au Puy-en-Velay

Bien sûr, comme partout, mieux vaut débarquer dans la pleine lumière de juillet que sous les seaux d’eau automnaux. Car pour peu que le soleil estival soit de la partie, la ville du Puy balaye tous les mauvais clichés au premier regard. Au sud de l’Auvergne, adossée aux contreforts du Massif Central et aux confins des parcs naturels du Livradois-Forez, du Pilat et, au sud, des Cévennes, la ville est une succession de sites majeurs.  A commencer par sa cathédrale, de style roman et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la construction dès les XI et XIIe siècles en terres chrétiennes, se fit aussi sous des influences venues de l’Orient et de l’Espagne mauresque. Elle se visite une fois domptée la volée d’escaliers (134 marches !) au bout de la rue pavée des Tables. Pour profiter de ses richesses, mieux vaut toutefois éviter le moment des fêtes religieuses, et ainsi admirer calmement son étonnante Vierge noire, une statue du XVIIe siècle qui a remplacé celle, primitive, donnée par Saint-Louis de retour de la Neuvième croisade. Ne pas rater aussi le cloître (payant), classé monument historique, un des plus beaux d’Europe et qui rappelle avec stupeur, grâce à ses arcades, l

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Une faim de Lyon

CONNAITRE | Traiter du patrimoine en région, c’est évidemment avant tout se pencher sur Lyon, dont quatre des quartiers sont classés au patrimoine de l’UNESCO depuis seize ans. Histoire d’une mutation, celle d'une ville fanée qui a fini par mettre au jour ses joyaux architecturaux, au point d’attirer une denrée inconnue auparavant : les touristes. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 29 avril 2014

Une faim de Lyon

En train de déchiffrer les noms du mur des écrivains, tentant de prononcer les termes "rosette" ou "beaujolais" sur le marché Saint-Antoine, prenant la pause en haut de la montée de la Grande Côte ou sur l’esplanade de Fourvière, scrutant l’une des onze nouvelles tables d’orientation flambant neuves : les touristes sont partout. Cela n’avait rien n’évident il y a encore vingt ans. S’il n’est pas question ici de dresser une hagiographie de la politique de Gérard Collomb, qui durant les treize dernières années a amplifié les événements gloutons de foule (de la Fête des Lumières à Nuits Sonores, sans compter les colloques professionnels) et rendu la rivière et le fleuve aux Lyonnais, force est de constater que l’édile a prolongé le geste amorcé par Raymond Barre en rendant à Lyon une partie de ses fastes. Car si la ville a changé, c’est d’abord au bénéfice de ses habitants, avant qu’elle ne devienne un produit de consommation culturelle markété (pas toujours très esthétiquement) par la marque Only Lyon imaginée par l’Office du Tourisme de Lyon - devenu habilement celui du Grand Lyon en 2010. Renaissance Vieux-Lyon Bien avant de figurer à l’UNESCO, Lyon a été,

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Du patrimoine à tous les étages

CONNAITRE | En ces Journées européennes du patrimoine, Lyon fête ses quinze ans d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. À cette occasion, la ville ouvre les portes de l’Hôtel-Dieu et de la chapelle attenante. Car le périmètre classé ne concerne pas que le Vieux-Lyon, mais aussi la Presqu’île (soit 10% du territoire lyonnais), qu’il sera possible de regarder de différents points de vue où des médiateurs vous attendent. Photos et explications. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 13 septembre 2013

Du patrimoine à tous les étages

Points de vue sur l’UNESCO Pour mieux apprécier le centre de Lyon classé à l’UNESCO, des médiateurs vous attendent dans quatre lieux de la ville : l’esplanade de la Grande Côté (Lyon 1er), le bâtiment des Rives de Saône (Lyon 2e), la place Abbé Larue (Lyon 5e) et l’esplanade de la MJC Duchère (Lyon 9e). Dans chacun de ces lieux, des lectures de paysages sont proposées ainsi que des balades de quartier (avec notamment, à la Duchère, la visite de la halle sportive flambant neuve Stéphane Diagana).   Hôtel-Dieu L’Hôtel-Dieu ouvre ses portes avant que les premiers coups de pioche en début d’année 2014 ne le condamne avant la fin de transformation en 2017.  Le dôme Soufflot sera alors l

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