Une faim de Lyon

CONNAITRE | Traiter du patrimoine en région, c’est évidemment avant tout se pencher sur Lyon, dont quatre des quartiers sont classés au patrimoine de l’UNESCO depuis seize ans. Histoire d’une mutation, celle d'une ville fanée qui a fini par mettre au jour ses joyaux architecturaux, au point d’attirer une denrée inconnue auparavant : les touristes. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 29 avril 2014

Photo : © Lisa Dumoulin


En train de déchiffrer les noms du mur des écrivains, tentant de prononcer les termes "rosette" ou "beaujolais" sur le marché Saint-Antoine, prenant la pause en haut de la montée de la Grande Côte ou sur l'esplanade de Fourvière, scrutant l'une des onze nouvelles tables d'orientation flambant neuves : les touristes sont partout. Cela n'avait rien n'évident il y a encore vingt ans. S'il n'est pas question ici de dresser une hagiographie de la politique de Gérard Collomb, qui durant les treize dernières années a amplifié les événements gloutons de foule (de la Fête des Lumières à Nuits Sonores, sans compter les colloques professionnels) et rendu la rivière et le fleuve aux Lyonnais, force est de constater que l'édile a prolongé le geste amorcé par Raymond Barre en rendant à Lyon une partie de ses fastes. Car si la ville a changé, c'est d'abord au bénéfice de ses habitants, avant qu'elle ne devienne un produit de consommation culturelle markété (pas toujours très esthétiquement) par la marque Only Lyon imaginée par l'Office du Tourisme de Lyon - devenu habilement celui du Grand Lyon en 2010.

Renaissance Vieux-Lyon

Bien avant de figurer à l'UNESCO, Lyon a été, en 1964, la première ville française dont un secteur (Saint-Georges, Saint-Paul et Saint-Jean regroupés sous l'appellation Vieux-Lyon) a été protégé selon la loi du 4 août 1962 sur les secteurs sauvegardés, dite "loi Malraux". L'Etat ne protégeait jusqu'alors que des chefs-d'œuvre, pas des ensembles. Cette reconnaissance, portée par la RVL (Renaissance Vieux Lyon), voit d'ailleurs ses 50 ans fêtés cette année avec de nombreuses manifestations (voir ci-contre). À l'époque, elle tombait à point nommé : le quartier était en effet considéré comme «un ramassis de taudis tout juste bon pour l'équarisseur» par Edouard Herriot et promis au démolissage par son successeur Louis Pradel. Roi du béton, ce dernier voulait y faire passer une voie rapide pour prolonger le pont Maréchal Juin. Plus tard, la RVL obtint de haute lutte la mise en place d'une politique d'urbanisme nouvelle par Francisque Collomb, et ce dès son arrivée en mairie centrale en 1976, avec préemption d'immeubles n'ayant pas trouvé preneurs au profit des HLM, la piétonisation de la rue Saint-Jean (1979) ou l'ouverture de la station de métro éponyme et les "conventions cours-traboules" (1991). Aujourd'hui, plus de mille logements ont été rénovés et les Lyonnais convient naturellement leurs visiteurs à arpenter les contreforts de Fourvière pour y découvrir un condensé de l'histoire de la ville.

UNESCO, le Graal

C'est donc assez naturellement que, lorsqu'est envisagé, entre autres par Régis Neyret, un des présidents de la RVL, de prétendre à une inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO, le Vieux-Lyon est mis en avant. Nous sommes alors en 1995, le maire centriste Raymond Barre vient de succéder à Michel Noir, qui durant son mandat avait notamment mis en lumière les bâtiments emblématiques de la ville (universités, Hôtel-Dieu, mairie…). Publicitaire, Denis Trouxe récupère le portefeuille du patrimoine et de la culture et la tâche de mener à bien cette demande de classement, dans l'air depuis déjà très longtemps. Dès leur arrivée à Lyon, les experts de l'UNESCO préconisent, à la surprise générale, de classer une zone plus large, d'une part car «l'habitat médiéval du Vieux-Lyon entrait en concurrence avec de nombreuses villes italiennes», mais surtout car Lyon présentait, selon eux, un témoignage exceptionnel de la continuité d'une installation urbaine sur plus de deux millénaires. Les agrandissements n'ont pas entraîné de destruction ; les usines ont été érigées à l'écart, à Villeurbanne ou sur la rive gauche du Rhône, à la Mouche ou à Gerland ; l'architecture domestique, jamais ostentatoire, prime sur l'architecture monumentale ; les édifices publics de grande qualité se fondent dans un paysage assez similaire des bâtiments privés…

In fine, les 427 hectares classés (en France, seule Bordeaux fait mieux avec son port de la Lune), autrement dit 10% de la surface de la cité, correspondent aux limites qui ont été celles de la ville jusqu'à la Révolution française. Il s'agit, comme le rappelle Denis Trouxe, «des contours tracés par les frontières naturelles de Lyon, le Rhône et la Saône, les collines mais aussi les anciens remparts d'Ainay et du boulevard de la Croix-Rousse» : soit le Vieux-Lyon bien sûr, mais aussi Fourvière, la Croix-Rousse et la Presqu'île. Denis Trouxe se souvient de l'incrédulité des Lyonnais au moment où l'UNESCO a acté cette inscription, en 1998 : «ils étaient – comment souvent en province – dans l'auto-flagellation. Ils n'imaginaient pas leur vieille ville si belle et la vendaient alors en fonction du temps que l'on mettait à la quitter : à 4h de la mer, 2h de la montagne…». Lyon rejoint ainsi les quatre sites urbains classés avant elle : Venise, Prague, Porto et Saint-Pétersbourg. Excusez du peu. «D'un seul coup, les tour opérators ont inscrit Lyon à leur programme. On ne s'y arrête plus juste pour manger le midi en allant à Nice ou Chamonix. Aujourd'hui, on y dort» renchérit Trouxe. A tel point que six millions de touristes font désormais escale à Lyon chaque année. 54% sont de nationalité étrangère contre 22% en 2004 - des Allemands, des Espagnols, des Italiens et même des Canadiens depuis peu (les Américains représentant au total 41% des touristes étrangers). C'est toutefois le tourisme d'affaires qui s'est développé avant le tourisme de loisir et les congressistes sont devenus si nombreux à privilégier Lyon que la ville est passée du 70e au 25e rang mondial en la matière : «Lyon et ses seulement 460 000 habitants sont placés devant Chicago, Sydney et San Francisco !», s'exclame Denis Trouxe.

Rehab'

Bien sûr, les touristes bousculent voire envahissent les Lyonnais. Les transports, à commencer par le très contestable Rhonexpress, ont plus été pensés pour les travailleurs internationaux aisés que pour l'habitant lambda. Mais cette reconnaissance de l'UNESCO a aussi obligé la ville à soigner ses apparences. Des projets de rénovations sont constamment en cours. La fontaine des Jacobins, la basilique de Fourvière, le Grand temple, l'église Sainte-Irénée ont ainsi retrouvé leur jeunesse, tandis que la primatiale Saint-Jean, le palais Saint-Jean attenant et le palais Bondy sont, entre autres, en train d'être réhabilités. La fontaine Bartholdi de la place des Terreaux est aussi sur les rangs. L'Hôtel-Dieu est de son côté amené, si les investisseurs suivent, à devenir une résidence de luxe pour happy few, là où la médecine pour tous connut de grandes heures de son histoire. La place Bellecour perd elle peu à peu ses librairies (les Nouveautés, Chapitre…) mais compte toujours plus de visiteurs (+ 12% de fréquentation des visites guidées individuelles en 2011 par rapport à 2010) au pied de la fière statue de Louis XIV.

Quant à la formule TBC de Denis Trouxe, pour "traboule/bourgeoisie/cuisine", elle reste la base du voyageur mais s'est étoffée, ne serait-ce que parce que la soierie et les canuts ainsi que la gastronomie ont depuis été inscrits au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Surtout l'émerveillement ne faiblit pas. Il suffit, par exemple, de traverser le pont de la Feuillée pour voir un peu d'Italie et d'Espagne se condenser sous nos yeux. «La commission de l'UNESCO et nous n'avons été que des metteurs en scène d'un produit que nous n'avons pas fabriqué. La pièce a été faite par les Lyonnais et leur histoire au fil des siècles» résume Denis Trouxe, rendant aux lyonnais ce qui fut presque à César. «Nous avons été de bons directeurs et de bons acteurs jouant un chef d'œuvre que nous n'avons pas écrit».

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

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Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Cité Internationale de la Gastronomie : ouverture le 19 octobre

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Adrien Simon | Mardi 8 octobre 2019

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Il y a bientôt dix ans, l'Unesco classait le repas gastronomique des Français à l'inventaire du patrimoine de l'Humanité. Il manquait un lieu pour l'honorer : pourquoi pas une Cité de la Gastronomie. Ou un réseau de quatre, dans lequel Lyon s’est invité in extremis. Avec un objectif double : réaffirmer sa place de capitale gastronomique, titre un poil érodé, et doter le centre commercial du Grand Hôtel Dieu d'une facette culturelle. Si le projet a été mené par la Métropole, qui voit dans le bien-manger un atout pour le marketing territorial, il fut financé en grande partie par des mécènes privés. Parmi lesquels des groupes d'agro-alimentaire comme Metro ou Elior, spécialiste de la restauration de cantine. Le fonctionnement est délégué à l'entreprise espagnole MagmaCultura et devrait être largement auto-financé, avec un ticket d'entrée à 12€, le double en incluant des dégustations. Maintenant que la Cité lyonnaise est la première à voir le jour, reste à voir comment le public, notamment local, se réappropriera ce lieu hybride, à la fois « musée, c

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UNESCO : la folle aventure

Patrimoine mondial de l'UNESCO | Plus vaste zone habitée française classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, Lyon a gardé le témoignage de toutes ses époques. C'est ce qui lui vaut ce Graal obtenu le 3 décembre 1998 au terme de la lutte fondatrice de l'association de la Rénovation dans le Vieux-Lyon entamée après-guerre. Récit de cette aventure.

Nadja Pobel | Mardi 3 avril 2018

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20 ans. Une paille au regard de l'Histoire lyonnaise et pourtant presque une ère géologique à voir posés, lors de cette journée de célébration à l’Hôtel de Ville de Lyon il y a quelques jours, les quatre volumes reliés et tissés du dossier de la candidature de Lyon. Des pages rédigées à la machine à écrire agrémentées d'une pléiade de photos argentiques d'Yves Neyrolles collées, encadrées à la main dans ces prestigieux ouvrages pré-informatiques. Quand l'architecte Denis Eyraud se trouve en charge d'organiser le cinquantenaire de l'association de la RVL (née en 1946) qu'il préside depuis peu, son prédécesseur Régis Neyret a l'idée de candidater à l'inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est que cette association d'habitants est une des premières à s'être préoccupée de sauvegarder des quartiers et pas seulement des monuments au point qu'elle incitera André Malraux, alors en charge de la culture sous de Gaulle, à créer en 1962 ce plan fondateur de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine. Le Vieux-Lyon sera le premier en France à en bénéficier et Louis Pradel ne pourra alors pas tout raser pour une bretell

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Denis Trouxe : « Lyon s’est affranchie de ses curés »

1997-2017 : 20 ans dehors ! | Denis Trouxe était adjoint à la culture et au patrimoine quand le Petit Bulletin naissait. Ensuite directeur de l’office de tourisme, il est idéalement placé pour nous raconter à quoi ressemblait cette vile durant ces vingt dernières années. De toute évidence, elle s’est réveillée.

Nadja Pobel | Mardi 7 novembre 2017

Denis Trouxe : « Lyon s’est affranchie de ses curés »

Vous devenez en 1995 adjoint (17e du rang !) à la culture et au patrimoine, sous le mandat Barre. Quel constat faites-vous alors ? Denis Trouxe : L'idée m'était venue de faire un projet comme les Subsistances car je m’apercevais qu’il n’y avait pas de place pour la création. Déjà 40 ans avant je ramais dans des petits rôles aux Célestins, au TNP. Nous étions dans un désert culturel qui se perpétuait. Il fallait alors monter à Paris. Le marché était là-bas. Ici il n'y avait rien. On n'investissait pas dans l'émergence. Comme je travaillais dans la comm', je maitrisais les éléments de langage et je balançais à tout le monde « une ville n'est créative que lorsqu'elle sait produire des artistes », « montre-moi tes artistes et je te dirais qui tu es ». Ne pas confondre créativité de la ville et importation de la culture. Il y avait beaucoup de tournées mais rien pour l'artiste du coin. Je cherchais une friche et l'État s'en débarrassait pour un franc symbolique ! Ce projet a été mal reçu à l'époque... Nous voulions mutualiser des salles de répétitions, atelier d'artistes, stocks de décors. Or ce lieu était

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"L'Œuvre architecturale de Le Corbusier" entrait il y a tout juste un an dans la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, avec pour lieu emblématique le quartier vert de Firminy (Loire). Dans la liste parallèle du patrimoine naturel, figurait la chaîne des volcans d'Auvergne. Attribuer deux sésames à un même pays était improbable. À Istanbul, où se tenait le congrès UNESCO l'an dernier, le 40ème Comité du patrimoine mondial est parvenu à un consensus pour reconnaître le potentiel de « valeur universelle exceptionnelle de l’ensemble de la Chaîne des Puys - Faille de Limagne », mais a demandé à exclure du périmètre les deux dernières carrières en activité dans la Chaîne des Puys jusqu'à leur fermeture et réhabilitation définitive. La course à l'attribution de ce label n'est donc pas terminée, mais ce n'est plus qu'un complément d'information que le comité de candidature doit fournir aux grands jurés dans les deux ans qui

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Deux sites déjà siglés UNESCO

Patrimoine en Auvergne-Rhône-Alpes | Le tampon de l'UNESCO n'a été émis en Auvergne-Rhônes-Alpes qu'en 1998, à Lyon, puis à la grotte Chauvet l'an dernier ; Le Puy étant inscrit dans le cadre du classement des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Zoom sur ces deux sites.

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Site historique de Lyon (Rhône) C'est tout simplement le second site le plus étendu de France classé, derrière Bordeaux et son port de la Lune, mais largement devant Paris (dont de nombreux monuments sont répertoriés, mais pas une telle surface). Lyon le doit notamment au fait que sa Presqu'île a été préservée des destructions et de reconstructions potentielles de bâtiments modernes, que les usines ont été édifiées en périphérie et que Louis Pradel n'a jamais fait sa voie rapide dans le Vieux-Lyon. Sont donc classés, comme le montrent de nombreuses tables d'orientations UNESCO, un secteur allant du nord-sud des pentes de la Croix-Rousse aux remparts d'Ainay, et d'est-ouest du Rhône à Fourvière. Grotte ornée du pont d'Arc, dit Grotte Chauvet-Pont d'Arc (Ardèche) L'appellation est longue et elle résume pourtant la nature de ce

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Lyon présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial

CONNAITRE | La Ville de Lyon vient d'être élue présidente de l'Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM). Ce réseau, qui rassemble 250 villes possédant sur leur territoire un site inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité, tenait ce week-end son congrès à Arequipa au Pérou.

Nadja Pobel | Jeudi 12 novembre 2015

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La présidence de cette instance mondiale sera l'occasion pour Lyon de valoriser son approche du patrimoine : le sauvegarder tout en le faisant vivre, en y associant les habitants, les usagers et ainsi offrir à tous une dynamique touristique et culturelle au cœur de la cité. Lyon fait figure de pionnière dans ce domaine. Pour preuve, dès 1964, le Vieux-Lyon est devenu le premier secteur sauvegardé de France pour la richesse de son patrimoine sur une zone de 25 hectares. En 1998, c'est la reconnaissance internationale, avec le classement d'un secteur de Lyon au patrimoine UNESCO : 500 hectares comprenant le Vieux-Lyon ainsi qu'une grande partie de la Presqu'île, soit 10% de la ville. L'originalité du site lyonnais réside dans la coexistence de différentes strates urbaines sur 2000 ans d'histoire et toujours habitées (influence romaine, Renaissance, architecture canuts, classicisme du XVIIIe siècle, style haussmannien...). Le Petit Bulletin avait consacré sa Une à ce sujet patrimonial en avril 2014. Pour rappel, Lyon compte plus d

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Nadja Pobel | Mardi 15 juillet 2014

Monter au Puy-en-Velay

Bien sûr, comme partout, mieux vaut débarquer dans la pleine lumière de juillet que sous les seaux d’eau automnaux. Car pour peu que le soleil estival soit de la partie, la ville du Puy balaye tous les mauvais clichés au premier regard. Au sud de l’Auvergne, adossée aux contreforts du Massif Central et aux confins des parcs naturels du Livradois-Forez, du Pilat et, au sud, des Cévennes, la ville est une succession de sites majeurs.  A commencer par sa cathédrale, de style roman et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, dont la construction dès les XI et XIIe siècles en terres chrétiennes, se fit aussi sous des influences venues de l’Orient et de l’Espagne mauresque. Elle se visite une fois domptée la volée d’escaliers (134 marches !) au bout de la rue pavée des Tables. Pour profiter de ses richesses, mieux vaut toutefois éviter le moment des fêtes religieuses, et ainsi admirer calmement son étonnante Vierge noire, une statue du XVIIe siècle qui a remplacé celle, primitive, donnée par Saint-Louis de retour de la Neuvième croisade. Ne pas rater aussi le cloître (payant), classé monument historique, un des plus beaux d’Europe et qui rappelle avec stupeur, grâce à ses arcades, l

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Du patrimoine à tous les étages

CONNAITRE | En ces Journées européennes du patrimoine, Lyon fête ses quinze ans d’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. À cette occasion, la ville ouvre les portes de l’Hôtel-Dieu et de la chapelle attenante. Car le périmètre classé ne concerne pas que le Vieux-Lyon, mais aussi la Presqu’île (soit 10% du territoire lyonnais), qu’il sera possible de regarder de différents points de vue où des médiateurs vous attendent. Photos et explications. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 13 septembre 2013

Du patrimoine à tous les étages

Points de vue sur l’UNESCO Pour mieux apprécier le centre de Lyon classé à l’UNESCO, des médiateurs vous attendent dans quatre lieux de la ville : l’esplanade de la Grande Côté (Lyon 1er), le bâtiment des Rives de Saône (Lyon 2e), la place Abbé Larue (Lyon 5e) et l’esplanade de la MJC Duchère (Lyon 9e). Dans chacun de ces lieux, des lectures de paysages sont proposées ainsi que des balades de quartier (avec notamment, à la Duchère, la visite de la halle sportive flambant neuve Stéphane Diagana).   Hôtel-Dieu L’Hôtel-Dieu ouvre ses portes avant que les premiers coups de pioche en début d’année 2014 ne le condamne avant la fin de transformation en 2017.  Le dôme Soufflot sera alors l

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