Maison de la danse

Liv Schulman

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 19 mars à partir de 18h. Inspiré par des évènements comme l'arrivée du câble en 1990 et le crash financier de 2001, le travail de Liv Schulman prend la forme de fictions filmées, de séries TV, de lectures-performances et d’écriture romanesque, avec en leur cœur des discours portant sur la place de la subjectivité dans l’espace politique et de la difficulté de lui accorder du crédit.

Notre avis : Sirco ceguro est une fiction entièrement filmée à travers les reflets des surfaces des bâtiments corporatifs, administratifs et financiers du Microcentro de Buenos Aires : l'image, n'apparaissant jamais de manière directe, s'avère toujours médiatisée et filtrée. Dans cet environnement lisse et contrôlé, des figures clownesques surgissent. Sans semer le chaos à la manière de Tati, elles s'insèrent parfaitement dans les logiques du marché, dont elles révèlent l'absurdité de l'intérieur. Par de subtils décalages, elles instillent un trouble diffus qui vient fissurer l'ensemble du dispositif.

Bruno Yvonnet

(Peinture & Dessin)

Composée de six séries traitées selon différentes techniques, la nouvelle exposition de Bruno Yvonnet, intitulée Les mémoires faibles, traite des choses du passé, souvent le sien, sous forme de toiles, de photos ou bien de films amateur.

Zlatko Glamotchak

(Peinture & Dessin)

Dans son travail, qu'il soit pictural ou sculptural, Zlatko Glamotchak explore ses blessures, de son passé comme de ses angoisses, et affronte ses obsessions pour produire un résultat pouvant heurter notre sensibilité, comme un exorcisme.

Notre avis : Entrer dans l'exposition, c'est pénétrer un espace chargé, presque muet, habité d'un amas de corps fragmentés et de présences silencieuses. L'œuvre de l'artiste monténégrin se confronte aux zones les plus sombres de l'histoire humaine : un temps qui n'est pas révolu, mais qui prolonge ses ombres sur notre présent. Car guerres, déportations, fabrications des différences nourrissent encore ce tragique persistant. Entre corps disloqués et figures de victimes expiatoires, celle de Glamotchak est une humanité livrée à l'arbitraire des pouvoirs.

Struggle

(Art contemporain et numérique)

La galerie Kashagan propose un triptyque regroupant les œuvres de Damir Radović, Ludovic Paquelier et Salim Fassi-Fehri pour une exposition abordant l'exil, racontant des histoires à partir d'images puisées dans des magazines, publicités et films, et interrogeant les dispositifs par lesquels le réel se trouve médiatisé et reformulé.

Notre avis : Autour du thème de la lutte, le directeur Stéphane Maisonnette orchestre une exposition où se confrontent trois esthétiques âpres et militantes. Chez Damir Radović, la toile devient un espace de tension entre la légèreté vibrante de la couleur et des fragments textuels chargés de confessions et de revendications. Les dessins de Ludovic Paquelier se heurtent de plein fouet à une actualité dramatique, qu'ils transposent en images à la fois troublantes et incisives. Aux côtés de ces deux artistes confirmés, l'exposition révèle pour la première fois les grandes toiles de Salim Fassi-Fehri.

Jean Luc Boucaud et Jean Michel Leverne

(Photographie)

Vernissage le 20 mai à partir de 17h30. La galerie Imag'in accueille une double exposition des photographes Jean Luc Boucaud et Jean Michel Leverne, entre paysages, portraits et montages.

Roger Bissière

(Peinture & Dessin)

D'avril à mai, la galerie Ceysson & Bénétière propose une rétrospective de près de 27 ans de travail du peintre Roger Bissière, disparu en 1964 et considéré comme l'aîné de la génération d'artistes à avoir fait émerger la peinture non figurative dans les années 1950. 

Gaelle Loth

(Art contemporain et numérique)

Fait de contrastes, de couleurs vives et de formes inachevées oscillant entre abstraction et figuration, le travail de Gaelle Loth explore plusieurs médiums comme la peinture, le dessin, la céramique, l’installation et la micro-édition pour mettre en forme des récits visuels peuplés d’humanoïdes flous, incarnant des figures qui échappent à toute définition nette.

Notre avis : L'univers de l'artiste lyonnaise se distingue sans doute par sa suavité et sa capacité à suspendre le temps. C'est également le cas dans Derrière la colline, un dialogue silencieux qui dessine les contours d'un hommage émouvant à son âme sœur artistique, Yan Charpentier. L'exposition progresse par fragments : des formes répétées entrent en résonance avec la fragmentation de la vidéo de Charpentier projetée dans la salle souterraine. Restituant des bribes d'une fête sauvage sur les quais de Saône, elle confie des instants de partage au mouvement incessant de la disparition.

Jeu double

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier pour une exposition collective de leurs travaux explorant le tissu, le passage du temps et le cycle de la vie.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

François Daireaux

(Photographie)

Vernissage le 7 mars à 18h30. Pendant plusieurs années, François Daireaux a arpenté en solitaire plus d’une centaine de villes chinoises très peu visitées par les étrangers et encore très peu documentées par les photographes. Commencé dans le Nord-Est du pays, son périple l'a mené jusqu'à la région du Xinjiang, où il est aujourd’hui devenu impossible de faire image.

Notre avis : Issues des voyages en Chine entre 2004 et 2018, les images réalisées par François Daireaux surgissent dans la rencontre avec l'imprévu. Les photographies s'inscrivent dans un paradigme indiciaire : captant des signes, des détails, elles ouvrent à d'autres récits qui exigent d'être interprétés ou imaginés. Profond humaniste, le photographe intercepte des figures surgissant dans des paysages marqués par la spéculation immobilière et la volonté politique d'effacement de lieux, comme celle qui vise à faire disparaitre les cimetières ouïghours.

Jean Batail, œuvres sur papier

(Peinture & Dessin)

Près d'un an après la dernière exposition lui étant dédiée, la galerie Henri Chartier accueille une nouvelle rétrospective de l'œuvre de Jean Batail, avec une quarantaine de travaux sur papier réalisées à la mine de plomb, et pour la plupart inédites.

Notre avis : Dans le prolongement de l'exposition Jadis et naguère de l'année dernière, ce deuxième rendez-vous avec l'œuvre de Jean Batail permet de dévoiler 36 dessins à la mine de plomb, où l'économie de moyens fait naître une esthétique sombre et feutrée. Les images, froissées, grattées, parfois presque effacées, laissent affleurer des visages d'inconnus, comme retenus dans une matière en tension. Oscillant entre apparition et disparition, les œuvres graphiques de Jean Batail opèrent dans le fantomatique, sans se résoudre à se libérer de la force érosive du temps.

Célia Coëtte

(Art contemporain et numérique)

La fatigue s’est transformée : de moins en moins reliée à l’effort physique, elle désigne dorénavant un épuisement moral, mental ou psychologique et un refus des injonctions de performance. Après avoir mené des recherches sur la notion de fatigue et l'évolution de son sens, Célia Coëtte investit le Centre d’art Madeleine Lambert pour une exposition de ses réalisations sur le sujet.

Notre avis : Célia Coëtte explore une fatigue devenue mentale, diffuse, propre à nos sociétés contemporaines. Entre structures d'effort et de confort affaissées, formes organiques et gestes suspendus, l'exposition compose un paysage où le corps vacille et se délie. Traces, odeurs et matières prolongent cette expérience sensible de l'épuisement. Avec leur présence, les œuvres de Rendez-vous, rue du Repos nous semblent combattre le constat formulé par Byung-Chul Han : « la fatigue de la société de performance est une fatigue en solitaire qui produit un effet individualisant et isolant. »

Capsule Mode

(Photographie)

La Fondation Bullukian accueille en ses murs l’association Les Filles de la Photo pour une exposition visant à mettre en lumière six photographes professionnels dont le travail explore les multiples facettes de la mode, entre création contemporaine et écosystèmes professionnels.

Sophie-Kim Touras

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 21 mai. Fin mai, la galerie L'Alcôve dédiera une exposition à son artiste résidente Sophie-Kim Touras, qui retranscrit à l'acrylique des paysages urbains et les détails de l’architecture, le tout sur moyens et grands formats, qui lui permettent de détailler au maximum les paysages dont elle retranscrit l’histoire et le temps aussi bien en couleur qu'en noir et blanc.

Hélène Faradji et Marie-France Berruga

(Photographie)

Entre les photographies d'Hélène Faradji et les tableaux de Marie-France Berruga, la galerie Imag'in propose une double exposition mettant en contraste les portraits pop de la première et les paysages brumeux de la seconde.

Clément Montolio

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 22 avril à partir de 17h30. Pendant deux mois, le lieu d'exposition de la maison d'édition Âmes Sœurs se fait investir par les œuvres de Clément Montolio, évoquant des paysages marins et boisés réalisées sur des grandes toiles mais aussi des formats plus réduits. Pour compléter l'affiche, une série limitée de foulards réalisées à partir de ses créations sera également exposée.

Jacqueline Salmon

(Photographie)

Pour accueillir l'arrivée du printemps, la Fondation Renaud met à l'honneur Jacqueline Salmon, figure de proue de la photographie contemporaine française. Avec ses clichés, elle ne se contente pas de figer le réel, mais en explore les strates et les mystères.

Notre avis : S'organisant selon une logique de montage, les œuvres de Jacqueline Salmon agencent une véritable constellation d'images. Dans les salles du Fort de Vaise, les ciels photographiés se juxtaposent aux études de John Constable et de Tony Garnier, les cartes de vents deviennent tracés, tandis que les herbiers associent fragments de corps et végétaux. Un travail de rapprochement faisant apparaître des correspondances sensibles entre des formes hétérogènes : le montage opère ici comme une méthode de pensée, organisant les écarts et les intensités entre les images.

La Guerre en jeux

(Sciences et Histoire)

À travers sa nouvelle exposition, le CHRD propose de découvrir avec quoi jouaient les enfants au cours de la Seconde Guerre mondiale. Entre poupées, peluches, jeux de société, albums illustrés et fabrications maison, l'exposition retrace également comment la société et les institutions de l’époque utilisaient les jouets et les images pour transmettre des messages, des règles de vie ou le patriotisme.

Jacques Chaverot

(Peinture & Dessin)

À travers une nouvelle exposition, la galerie Françoise Besson entraîne à la rencontre de Jacques Chaverot et ses dessins, qui permettent de faire cheminer le regard entre transparence et opacité.

Lila Bettin

(Peinture & Dessin)

Sur la toile, les pinceaux et les couteaux de Lila Bettin s'activent pour créer des paysages naturels embrumées, comme déformés par un rêve. La voici dans une exposition à la galerie Imag'in.

Florence Rérolle

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 28 mai de 18h à 21h. Originaire de la Drôme, Florence Rérolle réalise la grande majorité de ses toiles en extérieur, en essayant de saisir les nuances infinies de la lumière pour un résultat explorant la beauté dans la simplicité et célébrant la vie quotidienne et la nature.

Échappées irresistibles

(Sculpture)

Autour de la lumière, de la matière et du souvenir, la galerie Racont’Arts convie les œuvres d'Anne Brérot, Jonathan Ausseresse et Maxime Prangé dans une invitation à franchir le seuil qui sépare notre réalité quotidienne d’un imaginaire sublimé.

Fragments du vivant

(Peinture & Dessin)

Regroupant les sculptures en grès et porcelaine de Virginie Delepierre et les horizons peints de Catherine Mainguy, cette double exposition tisse un univers où le ciel, l'eau et la terre se répondent, offrant un regard poétique sur la nature en perpétuel mouvement et invitant le spectateur à contempler la beauté fragile et vivante des formes.

Forêts

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 9 juin à 18h. Pendant quelques semaines, l'Aqueduc prête ses murs aux enfants de Dardilly, qui exposeront des œuvres d’art créées collectivement pour l’occasion sur le thème des forêts.

Le vertige du détail

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 21 mai. Avec l'univers onirique de Nurhidayat, inspiré par son Indonésie natale pour mettre en scène des personnages hybrides entre l’homme et l’animal dans la poésie de la nature et celui, hyperréaliste, de Nicolas Pégon, qu'il utilise pour créer des œuvres intimes,  la galerie Imag'in accueille une double exposition sous le signe de la représentation.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Favrène

(Peinture & Dessin)

Du haut de ses 91 ans, Favrène livre des toiles pleines de sensibilité où dominent le bleu et le rouge, faisant référence respectivement à la couleur de ses yeux et à son anarchisme, le tout pour une œuvre dense et énergique.

Ex-spray-ssion : Taguer l'invisible

(Photographie)

Avec l'accompagnement de l’artiste graffeur Packe, des patient·es et soignant·es du Plateau d'Appui Psychiatrie Violence (PAPV) livrent leur regard et s’expriment sur deux thématiques : les conflits armés actuels et la représentation des grandes avancées dans l’histoire de l’humanité, le tout sur deux fresques d’envergure.

Photosensible

(Photographie)

Dans le cadre du dispositif Éclats d'art, des patient·es et soignant·es de l’Unité de Soins Intensifs en Psychiatrie (USIP) et du Plateau d'Appui Psychiatrie Violence (PAPV) se sont retrouvés autour du médium photographique en partant de la thématique d’un lieu où ces derniers se sentent bien.

Jacqueline Salmon

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 14 mai à partir de 18h. En résonance avec son exposition personnelle qui se tient actuellement à la Fondation Renaud, Jacqueline Salmon est accueillie par la galerie Françoise Besson pour une autre exposition, centrée autour du corps et de ses points aveugles, qu’elle élève en sujets et de figures qu’elle réincarne en corps de chair.

Aux frontières du réel : La quête ésotérique de l'invisible

(Sciences et Histoire)

Pendant plus de trois mois, la bibliothèque de la Part-Dieu accueillera une exposition retraçant l'histoire des pratiques ésotériques, de l'astrologie au magnétisme en passant par le spiritisme et les arts divinatoires en explorant la transmission et l’exercice de ces pratiques, les figures et histoires lyonnaises qui ont marqué leur développement, ainsi que la place souvent singulière des femmes dans ce domaine.

Notre avis : Dans la ville de Willermoz, Kardec et Nizier Philippe, la constellation d'objets hétérogènes de la Bibliothèque municipale composent une grammaire du destin. L'image, se manifestant par l'entremise de gestes figés, de signes hérités et d'affects transmis, agit ici comme une survivance. Du cosmos miniaturisé aux jeux imprimés, des corps féminins médiateurs aux diagrammes savants, le parcours condense, sans rupture avec la raison, une tentative de négociation avec l'incertain, cherchant à ordonner l'angoisse du temps à venir.

Alain Guillemaud

(Photographie)

À travers l'œil d'Alain Guillemaud, la photographie instantanée devient un outil d’expérimentation, de mémoire et d’émotion. Constituée de ses travaux publicitaires, de natures mortes et de travaux plus abstraits, cette nouvelle exposition aux Archives municipales propose de revenir sur l'intégralité de son œuvre.

Daniel Peyreplane et François Robin

(Art graphique)

Dans le cadre de l'édition 2026 de Jazz à Vienne, le photographe Daniel Peyreplane et le peintre François Robin associent leurs forces pour proposer un concert-voyage graphique imaginaire avec les compagnons de route de Miles Davis, au moyen d'assemblages de photographies et de dessins réalisés pendant des concerts pour en saisir l'émotion.

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon

(Art contemporain et numérique)

Avec sa nouvelle exposition, le Musée d'art contemporain de Lyon propose une rétrospective dédiée à l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon, qui s'est illustré pendant près de soixante ans à la peinture, puis à l'happening et à l'art environnemental avant de se consacrer à la photographie, le tout avec malice et engagement.

Notre avis : Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.

Giulia Andreani

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de quatre mois, le Musée d'art contemporain de Lyon accueille l'artiste italienne Giulia Andreani pour une exposition d'une cinquantaine d'œuvres retraçant plus d’une décennie de sa pratique artistique et son évolution. Intitulée Peinture froide, elle explore la représentation des pouvoirs au 20e siècle à travers la guerre, l’art, mais aussi les figures oubliées et leur rôle social majeur.

Regards sensibles - Œuvres vidéo de la collection Lemaître

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de trente ans, Isabelle et Jean-Conrad Lemaître ont constitué l’une des plus importantes collections d'art vidéo en mains privées en France. Commissariée par Tasja Langenbach, spécialiste reconnue en la matière, à la tête du festival Videonale – Festival for Video and Time-Based Arts en Allemagne, cette exposition retrace le parcours de leurs découvertes, abordant des enjeux sociaux, politiques et économiques.

Bar CodeX

(Art contemporain et numérique)

Fondé par les artistes Kalen Iwamoto et Julien Silvano, le duo Wen New Atelier explore dans ses œuvres le langage comme une matière plastique. Dans cette nouvelle exposition investissant le bar du Musée d'art contemporain, ils transforment le lieu en un dispositif pour inviter le public à participer à la fabrication du sens à travers des œuvres interactives, des protocoles d’écriture et des collaborations inédites.

Clara Bryon

(Peinture & Dessin)

Architecte de formation, Clara Bryon réinterprète les portes, les murs et les fenêtres de l'architecture traditionnelle chinoise dans son œuvre en constante recherche de la lumière pour montrer la richesse des émotions que les éléments construits peuvent procurer.

Derrière la luette

(Art contemporain et numérique)

Pendant près de deux mois, Kommet convie les œuvres d'Anastasia Simonin et Kazuo Yagi Marsden pour rejouer les mécanismes de drainage et d’assainissement, du fond de l’évier à l’intérieur du corps et des canalisations aux organes, pour révéler ce qui nous traverse autant que ce que nous rejetons, entre humour, léger dégoût et fascination.

Derrière la luette

(Art contemporain et numérique)

Pendant près de deux mois, Kommet convie les œuvres d'Anastasia Simonin et Kazuo Yagi Marsden pour rejouer les mécanismes de drainage et d’assainissement, du fond de l’évier à l’intérieur du corps et des canalisations aux organes, pour révéler ce qui nous traverse autant que ce que nous rejetons, entre humour, léger dégoût et fascination.

Benoit Huot

(Sculpture)

À partir d’animaux naturalisés qu’il habille de textiles, de perles et de masques rituels, Benoit Huot compose des personnages hybrides évoquant des divinités oubliées ou des figures chamaniques issus d'un autre monde.

Philippe Hortala

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 4 juin de 17h à 20h. Pour la première fois, la galerie Henri Chartier exposera la série des Intérieurs de l'artiste Philippe Hortala, réalisée entre 1984 et 1986 après son retour de Barcelone. Dans un chaos organisé, des vues d’appartement aux couleurs vives et aux perspectives bousculées dominent les toiles.

Clémence Rousseau

(Art contemporain et numérique)

Toujours en déplacement avec son métier de barista dans les wagons-bar, le travail de Clémence Rousseau est nourri de ses voyages et de la poésie des paysages de son quotidien, comme un espace de projection où des récits et des errances mentales ou physiques se tissent.

Frédéric Cordier

(Art graphique)

Vernissage le 25 avril à 14h. Formé à Lausanne, le Montréalais Frédéric Cordier viendra exposer ses toiles à l'URDLA fin avril pour les faire découvrir au public lyonnais, entre paysages urbains, industriels, naturels et abstraits.

Notre avis : Né en 1985, Frédéric Cordier a créé de nombreuses estampes à l'URDLA, déployant sur de grands, voire de très grands formats, ses paysages industriels imaginaires, ses usines figées, ses paysages urbains nocturnes éclairés de quelque feux d'artifice... C'est par petits points, par petits traits ou par petites formes géométriques que Cordier compose ses paysages, leur insufflant une fragilité à l'image de nos sociétés industrielles et urbaines contemporaines. On attend avec impatience de découvrir ses nouvelles œuvres à l'URDLA qui lui consacrera une exposition monographique ce printemps.

The (Psycho)somatic zone

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h30. Divisée en deux espaces, la nouvelle exposition de l'IAC de Villeurbanne combine les travaux de Mire Lee et Pipilotti Rist pour occuper les deux pôles d’un même espace intérieur. À gauche, le corps exposé à ses cycles, tensions et épuisements, et à droite, l’esprit livré à ses débordements affectifs, psychédéliques et émotionnels. 

The (Psycho)somatic zone

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h30. Divisée en deux espaces, la nouvelle exposition de l'IAC de Villeurbanne combine les travaux de Mire Lee et Pipilotti Rist pour occuper les deux pôles d’un même espace intérieur. À gauche, le corps exposé à ses cycles, tensions et épuisements, et à droite, l’esprit livré à ses débordements affectifs, psychédéliques et émotionnels. 

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Sacrées Boîtes

(Sciences et Histoire)

Pendant près de cinq mois, le musée de Fourvière accueille une exposition mettant à l'honneur une collection de boîtes vitrées confectionnées par des religieuses comme des témoignages matériels de leur foi, comprenant des mises en scène d'épisodes du Nouveau Testament, de figures de saints ou du quotidien des religieux et religieuses.

Notre avis : Le Musée de Fourvière met à l'honneur un ensemble méconnu : les boîtes vitrées de dévotion, réalisées du XVIIe au XXe siècle, souvent par des moniales. Relevant d'une écriture précise, où chaque élément resserre le sens, ces miniatures refusent toute accumulation décorative afin de déployer récits et visions, entre quotidien cloîtré et élans mystiques, austérité et délices. Nées dans le contexte de la Réforme, ces « boîtes » révèlent une vie intérieure intense, concrétisée dans les minutieuses reproductions du quotidien du monastère ou dans les luxuriantes célébrations des saints.

Muséocoulisses : Un musée, des métiers

(Sciences et Histoire)

À l'occasion de ses 25 ans, le musée Paul-Dini dévoile l’invisible aux yeux des visiteurs et invite à découvrir ce qui se passe chaque jour derrière les portes du musée à travers une exposition présentant les différents métiers et les personnes qui assurent la préservation et la mise en valeur des collections.

Notre avis : De quoi est faite une exposition ? Qui en imagine les contours, en orchestre la préparation et en assure la continuité, même lorsque les portes du musée se referment ? Muséocoulisses répond à ces questions en levant le voile sur le travail minutieux et rigoureux des équipes, révélant un processus aussi discret qu'ininterrompu. Confié à l'ensemble du personnel, le commissariat devient un récit tressé de travail quotidien et d'imagination où le musée s'expose et se raconte. Le parcours devient alors un espace de compréhension et de transmission, où se dissipent les idées reçues.

Au Mali, quand les animaux dansent

(Sciences et Histoire)

À travers différents objets, masques animaux et grandes figures de bois, mais aussi par le biais d’audiovisuels, le Musée des Confluences propose de découvrir la pratique du sogobò, des fêtes organisées par plusieurs ethnies du Mali, aujourd'hui inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre avis : L'exposition révèle un corpus récemment offert au musée, constitué par une centaine de masques et marionnettes qui, irréductibles à leur simple présence matérielle et à ce qu'ils représentent, opèrent comme des dispositifs d'activation. Issus des traditions festives du sogo bò, ces figures animales ou hybrides activent un théâtre rituel mêlant satire, mythe et régulation sociale. Collectées par Sonia et Albert Loeb, elles témoignent d'un art profondément relationnel et d'une pensée visuelle indissociable du geste, de la musique et de la parole.

Carte blanche à La Compagnie à - Le rire, l'intime, le politique

(Art graphique)

La Compagnie à investit le Musée des Arts de la Marionnette pour y révéler ses processus de création, ses sources d’inspiration et sa relation singulière aux objets.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.