Nuits de Fourvière

Sandrine Sarroche

(Humour & Café Théâtre)

Dans Saison 2. Pour son nouveau spectacle, Sandrine Sarroche a puisé dans sa vie de femme, d'épouse, de mère, d'artiste mais aussi dans ses souvenirs de jeune étudiante, immergée du jour au lendemain dans la bourgeoisie des beaux quartiers parisiens pour en tirer des personnages jetant un regard caustique mais bienveillant sur la société.

Looking for Julius

(Spectacles Divers)

De Penda Diouf, 40 min. Centrée autour de son prochain roman consacré au compositeur afro-américain Julius Eastman, figure noire et queer de l’avant-garde new-yorkaise, cette lecture performative de Penda Diouf retrace son enquête, entre archives manquantes, rencontres, impasses et zones d’ombre.

Le Cercle des poètes disparus

(Théâtre)

Mise en scène d’Olivier Solivérès, 2h. Première adaptation en France du film de Peter Weir, reprenant l'histoire de John Keating, professeur de littérature anglaise qui va pousser ses jeunes élèves à s’ouvrir à la vie, loin du carcan des conventions qu’incarne leur établissement.

Notre avis : Quand un film culte passe à la scène sans autre but que de raconter une fois de plus l'histoire, la circonspection peut-être de mise : que va apporter cette nouvelle version ? Dans le cas du Cercle des poètes disparus, film de Peter Weir sorti en 1989 avec Robin Williams dans le rôle d'un professeur de littérature tout sauf conventionnel, la réponse est : une savoureuse vivification ! Ce récit d'émancipation prend vie et corps sur le plateau avec justesse, grâce notamment à Stéphane Freiss dans le rôle-titre et à tout une série de jeunes comédiens épatants de fougue en guise d'élèves. Rien de révolutionnaire, certes, mais quel plaisir communicatif.

Nelvar - le royaume sans peuple

(Théâtre)

Texte de Logan De Carvalho, mise en scène de Logan De Carvalho et Margaux Desailly, 2h40. Dans un monde imaginaire où les orcs parlent en rimes façon rappeurs, les elfes flirtent avec Shakespeare, les trolls sont franchouillards comme Audiard et où les mages et magiciennes adoptent une langue de techniciens, un groupe éclectique part à la recherche d’une couronne magique pour rétablir l’unité dans leur royaume au bord de la guerre civile depuis la mort du roi. La route sera longue, et ils devront apprendre à vivre ensemble pour réussir.

Karim Duval

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entropie. Spectacle de la maturité pour Karim Duval, qui compte bien affirmer son style, à travers une observation de notre société, ses incertitudes, ses fractures, ainsi que les grandes thématiques de notre époque : travail, écologie, éducation... le tout mis en valeur par son auto-dérision et son sens de l'improvisation.

Notre avis : L'être humain brûle de l'énergie pour, dès qu'il a du temps, scroller sur son téléphone : voilà qui laisse pantois Karim Duval, qui a fait de ce constat (et d'autres) le cœur de son nouveau spectacle. Sur scène, l'humoriste n'est jamais autant savoureux que quand il pointe les incohérences et autres aspects ridicules de notre monde toujours plus rapide mais toujours plus vain.

La disparition de Josef Mengele

(Théâtre)

D'après Olivier Guez, mise en scène de Mikaël Chirinian et Benoit Giros. Le 22 juin 1949, un paquebot accoste à Buenos Aires avec, à son bord, un certain Helmut Gregor qui n’est autre que Josef Mengele, dignitaire nazi et médecin des camps de la mort en fuite. Pendant 30 ans, il échappera à la justice, protégé par des silences et des compromissions. Sobre et haletant, ce spectacle montre comment la société fabrique ses monstres puis les cache sous un manteau de silence pour mieux les oublier.

Freda

(Théâtre)

Écrit par Kaïnana Ramadani et Azani V. Ebengou, 1h, dès 14 ans. Dans ce seule en scène puissant et tragi-comique, Kaïnana Ramadani mêle français et créole pour explorer les liens entre France, océan Indien et États-Unis. Une autofiction politique et sensible, co-écrite avec Azani Ebengou, qui trace un chemin vers l’émancipation.

Handle with care

(Théâtre)

Par la compagnie Ontroerend Goed, 1h, dès 12 ans. Dans cette création, la compagnie belge cède le contrôle total de la scène au public, puisqu'il n'y a même pas d'acteurs. À la place, une boîte en carton est mise à disposition, contenant une expérience à réaliser par ce dernier.

Que d'espoir !

(Théâtre)

Texte d'Hanokh Levin, mise en scène Valérie Lesort, 1h10. Sur scène, trois acteurices se métamorphosent à vue, comme des figurines pour enfants, pour questionner le quotidien et réfléchir sur de grands enjeux politiques avec une touche d'audace et d'irrévérence.

Tristan Lucas

(Humour & Café Théâtre)

Dans Décennies. Pendant 60 minutes, Tristan Lucas prend le temps de se le rappeler, étape par étape, que la vie est un miracle. Décennie par décennie, il se pose des questions et pointe les différences entre les âges.

Elections municipales 2026 - Guignol et Gnafron à la rescousse

(Théâtre)

De Rodolphe Perrin, 50 minutes. Alors que les élections municipales approchent, Guignol et Gnafron, livrent eux aussi leur « contirbuchon électorable » en conduisant une enquête palpitante pour aider un ami à retrouver son vélo volé, dans la tradition du Guignol lyonnais faisant la satire des dominants.

BoOm

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 18 mois. Dans un espace blanc et calme, entre cabane et cocon douillet, BoOm, un drôle de personnage, apparaît et explore, avec sa tête de cube, un univers où tout devient jeu, chute et équilibre. Peu à peu, il découvre le monde avec curiosité et maladresse, et se construit pour se mettre à jouer. Autour de lui, des cubes apparaissent et disparaissent, et l’un d’eux, plus petit et tout rouge, attire son attention et devient son partenaire de jeu.

Stuck / Bounce

(Danse)

Chorégraphies de Mounia Nassangar et Yann Lumi Joseph-Auguste, 1h30, dès 10 ans. Après avoir placé l'année 2024 sous le signe du krump, du new style et du break, la Maison de la danse dévoile deux créations qui témoignent de la diversité des esthétiques hip hop et clubbing : Stuck, faisant exploser l’expressivité de ces danses dans une ambiance cinématographique en quintette, et Bounce, disséquant le rebond musical et dansé du hip-hop freestyle.

House on fire #7

(Danse)

Nouvelle édition des House on Fire de la Maison de la Danse, et cette fois-ci la structure accueille la chorégraphe et danseuse Mounia Nassangar et le groupe de danse Sons of Wind le temps d'une journée pour célébrer la puissance des contre-cultures avec des ateliers de pratique, des projections vidéo, un spectacle, un dancefloor et des DJ sets.

Panayotis Pascot

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entre les deux. Ça y est, Panayotis Pascot pense être devenu adulte ! Mais c'est moins excitant que ce qu'on lui avait vendu. Pour lui, être enfant c’est magnifique, avoir un enfant doit être magnifique, mais entre les deux, il n'est pas sûr de capter le concept.

Notre avis : Presque, le premier seul-en-scène de Panayotis Pascot, talent révélé au grand public très jeune grâce à la télé, a été une agréable surprise. Avec une écriture soignée et sincère, l'humoriste y racontait sa vie et notamment sa difficulté à concrétiser avec les filles. Le voici de retour sur scène avec Entre les deux, deuxième spectacle dans lequel il s'interroge sur cette période « pas ouf » entre l'enfance et la parentalité. Une nouvelle réussite pleine de rires et d'autodérision (notamment sur sa dépression) qui le maintient très haut dans le monde de l'humour français.

Bleu nuit

(Théâtre)

Par la compagnie Conte des ombres, 30 min, dès 3 ans. Rosanui est une montagne qui surplombe un village. Le jour, elle semble figée, mais quand vient la nuit, elle se transforme en fillette, ouvre un œil et tout un univers apparaît. Au fil du récit, les pages d'un grand livre se tournent et révèlent ce qui l'émerveille : les bois et le village, les hiboux et les chats, le toit des maisons et les petites fenêtres qui s’éteignent une à une.

Looking for Julius

(Spectacles Divers)

De Penda Diouf, 40 min. Centrée autour de son prochain roman consacré au compositeur afro-américain Julius Eastman, figure noire et queer de l’avant-garde new-yorkaise, cette lecture performative de Penda Diouf retrace son enquête, entre archives manquantes, rencontres, impasses et zones d’ombre.

Absalon, Absalon !

(Théâtre)

D’après William Faulkner, mise en scène de Séverine Chavrier, 5h15. Dans le Sud des États-Unis post-guerre de Sécession, Thomas Sutpen, un homme blanc rongé par la rancœur bâtit, à partir d’une unique pièce d’or, un domaine monumental qu’il baptise de son nom, Sutpen’s Hundred. Pour fonder sa dynastie, au sang le plus pur, il multiplie les épouses et les enfants dans un délire d’engendrement, mais échoue, dans l’inceste et le fratricide.

Notre avis : Après avoir présenté son excellent Ils nous ont oubliés en 2023 au TNP, Séverine Chavrier revient avec son intense adaptation de 5h du roman culte de William Faulkner qu'elle a créée au festival d'Avignon 2024. Sur le plateau, elle a tout mis : la maison et la voiture de Thomas Sutpen, cet enfant des basses couches de la société qui veut fonder un empire de plantations, mais aussi la moiteur du Mississipi et l'Amérique de la guerre de Sécession, la ségrégation et l'inceste. L'acteur Laurent Papot impressionne, le spectacle nous happe, quitte à parfois ne pas être complètement saisissable.

Murmuration Level 2

(Danse)

En fusionnant du hip-hop, des arts martiaux, de la danse contemporaine, du ballet et du dessin, le chorégraphe Sadeck Berrabah met en scène 50 danseurs dans la version 2.0 de son concept Murmuration, sur une bande-son signée TRex.

Le cercle de craie

(Théâtre)

D’après Klabund, mise en scène de Théo Thiéry, 1h20, dès 11 ans. Haitang, une jeune fille vendue comme esclave dans une maison de thé, est mariée de force et dépossédée de son enfant. L’amour empêché, la corruption et la jalousie jalonneront son destin jusqu'à ce que l'empereur émette un jugement, celui du cercle de craie.

Quand je ne dis rien, je pense encore

(Théâtre)

Texte de Camille Readman Prud’homme, mise en scène de Louise Chevillotte. Seule sur la scène, une femme partage l'espace avec une table sur laquelle est posée un poste de radio, un vase et des clés. Dans une esquisse d'intérieur, elle se demande comment aller vers l'autre, et se demande ce qu'elle peut y trouver et ce qu'elle peut perdre d'elle-même en le laissant entrer.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Florine

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fléministe. Avec son dernier spectacle, Florine présente son nouveau concept, le Fléminisme, une suite de solutions bien à elle et sans effort pour sauver la planète et sortir du patriarcat.

Disc Comedy

(Théâtre)

Mise en scène d'Olivier Maille, 1h30. Basé sur l'outil d'évaluation psychologique éponyme, ce spectacle plonge dans l’univers des personnalités, entre rouge, jaune, vert et bleu, pour découvrir avec humour qui nous sommes et à quelles catégories appartiennent notre entourage.

Trancher

(Théâtre)

Mise en scène de Sophie Engel et Héléna Sadowy, par la compagnie Haut les cœurs, 1h, dès 15 ans. Pour une énième fois, l'être aimé de Sophie vient de rompre. Face au cycle auquel elle est confrontée, elle décide d'agir et remonte le fil de son rapport à l’amour et à sa culture juive pour chercher ce qui cloche et essayer de faire fuir les monstres.

Biographies

(Théâtre)

Mise en scène d'Eric Longequel, 1h, dès 8 ans. Mêlant jonglage et rap, Biographies raconte l'histoire de Neta et Pierre, qui partagent l’intimité de leurs vies au plus proche de leur deux disciplines singulières. Alors qu'elle jongle, il se fait tantôt porte-parole, psy ou encore confident, déclamant dans un flot continu les états d’âmes de son amie.

Shapeshifting / AlShe/Me

(Danse)

Chorégraphies de Linda Hayford, 50 min, dès 8 ans. La chorégraphe rennaise Linda Hayford est mise à l'honneur par la Maison de la Danse avec ce double programme comprenant Shapeshifting, sa première pièce chorégraphique en solo orchestrant une multitude de transformations, ainsi que AlShe/Me, formant un duo de popping ludique et complice avec son frère.

Shiraz

(Danse)

Chorégraphie d'Armin Hokmi, 50 min, dès 12 ans. Invité pour la première fois à Lyon, le chorégraphe iranien Armin Hokmi vient présenter à la Maison de la Danse sa création rendant hommage au Festival des arts de Shiraz, mettant en scène sept interprètes pour entretenir le feu d’un mouvement minimaliste entêtant fait de petits pas chaloupés et de silhouettes à peine ondulantes.

Hypertemps

(Spectacles Divers)

Conçue à la fois comme une installation immersive et une performance scénique, cette création sonore s'articule autour de douze tubes sonores et de trois percussionnistes pour proposer une expérience d’écoute où les matières, les rythmes et les gestes se croisent dans une dramaturgie du ralentissement face à la vitesse et à la pression constante de l’ultra-connectivité de notre époque.

Voyage sur place

(Théâtre)

Texte d'Alain Reynaud, mise en scène d'Alain Simon et Gilles Joly. Dans sa nouvelle création, Alain Reynaud évoque les personnages de sa famille et les habitants de la petite ville d’Ardèche où il a grandi. Au-delà de la compilation de souvenirs, il invite à plonger dans un univers dans lequel chacun peut se reconnaître et livre un récit drôle et humain.

Barbara

(Théâtre)

De Philippe Mangenot et Rafaèle Huou

Notre avis : Après les biopics sensibles de Tchekhov et Jean-Luc Lagarce, Philippe Mangenot et Rafaèle Huou signent un spectacle dynamique entrecoupé de très justes interprétations de l'une des icônes de la chanson française. Sa famille, ses galères, son avènement et sa longévité sont traités en 1h30 de façon limpide et avec une grande sincérité.

Zaï zaï zaï zaï

(Théâtre)

D’après Fabcaro, mise en scène de Paul Moulin, 1h. Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, mais il ne la trouve pas. La caissière appelle la sécurité et Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un. Installés autour d’une grande table équipée de micros, une bande d’acteurs s’amuse comme des gosses à raconter cette histoire complètement déjantée, en faisant les voix et les bruitages.

Notre avis : Quand la bande dessinée à succès Zaï zaï zaï zaï de Fabcaro est adaptée sur scène en fiction radiophonique par le Théâtre de l'Argument, ça donne un spectacle à succès aussi drôle qu'inquiétant sur ce qu'il dit en filigrane de notre monde actuel - tout part d'un simple oubli de carte de fidélité pour finir en paranoïa sécuritaire nationale !

La Bête Noire + Petite Reine

(Théâtre)

Mise en scène et chorégraphie de Raphaëlle Boitel, 1h10, dès 10 ans. Avec cette soirée en deux temps, Raphaëlle Boitel dresse deux portraits de femmes en lutte : dans La Bête Noire, une femme raconte son corps en se contorsionnant et en partant à la recherche de son identité et de son âme, et dans Petite Reine, elle poursuit son exploration dans une satire acrobatique et clownesque autour de l’emprise amoureuse.

Conférence de choses

(Théâtre)

Mise en scène de François Gremaud. Seul sur scène, un homme entreprend un voyage inédit et surprenant au cœur de la connaissance à travers une conférence. Après avoir réglé son minuteur, il commence calmement mais va très vite passer du coq à l'âne en enchaînant les sujets, du bison à la reine Margot et de Descartes aux bonbons. 

Mer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Tamara Al Saadi, 45 min, dès 14 ans. Deux jeunes femmes que tout oppose se rencontrent à un arrêt de bus. Dans un espace hors du temps, elles se livrent, se défient, se confient et font émerger ce qui se transmet ou se tait d’une génération à l’autre.

Christophe Alévêque

(Humour & Café Théâtre)

Dans Revue de presse. Dans une thérapie de groupe improvisée, sans limites, sans structure et sans tabous, Christophe Alévêque décortique l’actu et ce qu’en dit la presse : dans un foutoir de feuilles et de notes, il attaque aussi bien les grands sujets que les petits.

Un peu de calme avant la tempête

(Théâtre)

Texte de Theresia Walser, mise en scène de Gilles Chavassieux, 1h15. Trois hommes, H1, H2 et G, se retrouvent avant de passer sur un plateau en direct à la télévision pour débattre sur l’incarnation d’Adolf Hitler, bien que l’un d’eux soit surtout connu pour avoir interprété Goebbels. D'abord centré sur  l’incarnation de l’inhumanité, leur échange glisse peu à peu vers une réflexion sur l’irruption du personnage dans la vie intime et sociale.

Notre avis : Retour de Gilles Chavassieux sur les planches ! Lui qui a fondé et dirigé jusqu'en 2012 le théâtre des Ateliers, aujourd'hui annexe du TNG, rejoint deux camarades pour jouer trois acteurs s'apprêtant à débattre en direct à la télévision sur l'incarnation d'Adolf Hitler. Ils s'emparent de la première pièce traduite en français, en 2019, de la très primée dramaturge allemande.

Le plaisir, la peur et le triomphe

(Théâtre)

De Joaquim Fossi, 1h. Après la révolution engendrée par la photographie au siècle dernier, le 21e siècle marque une nouvelle rupture, car les images circulent désormais en continu sur nos écrans. Face à cette déferlante, Joaquim Fossi tente de reprendre le contrôle et de restaurer nos imaginaires en s'arrêtant sur certaines de ces images pour les regarder autrement et réinventer notre rapport à celles‑ci. 

Very hot line

(Théâtre)

Texte d'Yvan Lecomte, mise en scène de Yohan Genin, par la compagnie du Bistanclac, 1h20, dès 15 ans. Début 2000, Télécom Polissonnes, petite entreprise de téléphone rose, subit de plein fouet la révolution numérique. Le dépôt de bilan semble inévitable, mais c’est sans compter sur Catherine, Julie et Mickaël, une équipe qui va tout donner pour sauver leur entreprise.

Un peu de calme avant la tempête

(Théâtre)

Texte de Theresia Walser, mise en scène de Gilles Chavassieux, 1h15. Trois hommes, H1, H2 et G, se retrouvent avant de passer sur un plateau en direct à la télévision pour débattre sur l’incarnation d’Adolf Hitler, bien que l’un d’eux soit surtout connu pour avoir interprété Goebbels. D'abord centré sur  l’incarnation de l’inhumanité, leur échange glisse peu à peu vers une réflexion sur l’irruption du personnage dans la vie intime et sociale.

Notre avis : Retour de Gilles Chavassieux sur les planches ! Lui qui a fondé et dirigé jusqu'en 2012 le théâtre des Ateliers, aujourd'hui annexe du TNG, rejoint deux camarades pour jouer trois acteurs s'apprêtant à débattre en direct à la télévision sur l'incarnation d'Adolf Hitler. Ils s'emparent de la première pièce traduite en français, en 2019, de la très primée dramaturge allemande.

Prendre soin

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Alexander Zeldin, 1h30. Au cœur de la nuit, dans une boucherie industrielle, cinq agents de ménage se rencontrent pour la première fois. Au moment de leurs pauses, ils bavardent, dans une scénographie d’une grande sobriété donnant toute la place aux acteurs et actrices.

Notre avis : Dans cette saison dense, on ose affirmer que c'est le spectacle que nous attendons le plus. Il y a quelques années, Alexandre Zeldin nous avait fait chavirer avec Love tant il aimait ses personnages plus qu'il ne collait sur eux un discours, intensément politique. Avec le théâtre, il rendait leur humanité à des allocataires en mal de logement gérés par les services sociaux anglais. Avec Prendre soin, autre volet de sa trilogie sur les inégalités, le Britannique s'attache aux travailleurs précaires, celles et ceux compressés par le programme économique à la tâche dit « Zero hour ».

Romancero queer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Virginie Despentes, 1h40, dès 15 ans. Après Woke, sa première expérience de mise en scène, Virginie Despentes est de retour avec Romancero Queer, qui se déroule dans les loges d’un théâtre public où huit acteurs sont rassemblés pour l’adaptation d’une pièce. La banalité de la tyrannie du metteur en scène les exaspère, puis les révolte et les soude.

Notre avis : Événement : l'autrice culte Virginie Despentes débarque à Lyon (à la Croix-Rousse, forcément) avec sa deuxième pièce qu'elle met en scène : Romancero queer. Un spectacle vivifiant et joyeusement imparfait, dans la lignée de ses réflexions et de ses combats (sa première pièce, écrite à huit mains, revendiquait fièrement le titre Woke), avec pour point de départ narratif le monde du théâtre et une histoire de metteur en scène problématique. Très métathéâtral.

La profondeur des forêts

(Théâtre)

Texte de Stanislas Cotton, mise en scène de Florent Brondel et Camille Villanueva, 1h15, dès 16 ans. Les nuits de Sirius sont hantées par un rêve singulier qui l’arrache au sommeil : lors de ses insomnies, il tient d’étrange dialogues avec un fantôme. Pourtant, il doit se lever chaque matin pour aller à son nouveau travail, où il fait la connaissance de Zelda Rose. Tout pourrait être simple, mais ce serait compter sans ce fantôme qui prend de plus en plus de place.

Tous les diables

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Yasmine Berthoin et Lucas Bustos Topage, 1h10, dès 15 ans. Deux personnes accueillent le public dans leur cave/laboratoire pour lui proposer un cours magistral sur le Diable dans la littérature, qui dérape peu à peu en une conférence burlesque sur le Mal, voire un laboratoire d’expérimentation sur eux-mêmes et sur les autres.

Le crime pas fait

(Humour & Café Théâtre)

Écrit par Romain Franklin, 1h15, dès 12 ans. Dans les années 1960, un blessé de guerre, vit reclus dans un appartement londonien, vissé dans son fauteuil roulant. Auteur de romans noirs à succès, sa machine à écrire est son seul refuge, quand débarque une nouvelle auxiliaire de vie, Élisabeth.

Le Premier sexe

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Mickaël Délis, 1h20. Épaulé par divers membres de sa famille, ses camarades de classe, des collègues et d'autres, un homme offre le fruit de sa réflexion sur le thème de la virilité, de l'enfance à l'âge adulte, le tout condensé en sept tableaux.

Notre avis : Dans la famille des seuls-en-scène à personnages, très à la mode en ce moment, Le Premier sexe de Mickaël Délis est dans le très haut du panier. Le comédien et auteur a ainsi livré en 2022 un spectacle sur « la grosse arnaque de la virilité » analysée de son point de vue d'homme gay, et avec pas mal d'humour et de théâtralité - notamment lorsqu'il campe sa mère. Une réussite qui tourne petit à petit en France et qui, pour info, a été complétée par deux autres spectacles afin de former une remarquable et passionnante « trilogie du troisième type ».

La prochaine fois que tu mordras la poussière

(Théâtre)

D’après Panayotis Pascot, mise en scène de Paul Pascot. Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, un père apparaît et disparaît. Des deux, on ne sait pas qui sera le prochain à mordre la poussière.

Notre avis : Du roman à succès La Prochaine fois que tu mordras la poussière de son frère Panayotis Pascot, le metteur en scène Paul Pascot a sorti des passages saillants sur le rapport compliqué du jeune humoriste à son père. Dans une scénographie polymorphe, il a placé son comédien principal (Vassili Schneider à la création, Roméo Mariani pour la tournée) au centre de l'attention, le père (Yann Pradal) étant une présence presque fantomatique habilement convoquée, pour un spectacle subtil et émouvant.

(É)mouvoir

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 6 mois. À l’intérieur même d’un décor de forêt doux et enveloppant, les tout-petits pourront se déplacer, toucher, observer, écouter. Accompagnés par une marionnettiste, ils partiront à l'aventure au contact de la nature mouvante.

Notre avis : Régulièrement des compagnies s'attèlent à s'adresser aux bébés avec des moyens restreints, tant l'économie du théâtre jeune public est précaire. Voici que Claire Petit et Sylvain Desplagnes s'offrent les moyens d'une scénographie immersive pour les tout-petits dès 6 mois. De petites boules orange évoluent dans un monde ouaté blanc-crème et des végétaux s'animent, sortant des limbes ou tombant du ciel. De quoi faire ses premiers pas au théâtre avec une grande délicatesse.

Big Mother

(Théâtre)

Par la compagnie Mélody Mourey. Alors qu’un scandale éclabousse le Président des États-Unis et agite la rédaction du New York Investigation, la journaliste Julia Robinson voit sa vie vaciller dans la salle d’audience d’un tribunal quand elle croit reconnaître sur le banc des accusés son compagnon, mort quatre ans plus tôt. Son enquête croise celle de son équipe, et la petite cellule du New York Investigation se retrouve confrontée à un programme de manipulation de masse d’une ampleur inédite.

Notre avis : Nom bankable du théâtre privé français, Mélody Mourey a créé un nouveau hit à succès. Soit une sorte de thriller dans le milieu journalistique états-unien, efficace dans sa narration et ses rebondissements (il est question d'un mort qui réapparaît subitement) et au plus près des enjeux démocratiques contemporains - le titre de la pièce est évidemment une référence à George Orwell. Voilà qui fait le job, même si c'est parfois aux forceps et à gros traits.

Koudour

(Théâtre)

Écrit et mis en scène par Hatice Özer, 1h40, dès 12 ans. Armée d'un tambour à deux faces, la comédienne et musicienne Hatice Özer mène une célébration joyeuse, inspirée de ses souvenirs d’enfance lors de cérémonies de mariage de la diaspora turque. À travers ce spectacle, elle revisite cet héritage et transforme la scène en fête partagée, où la musique devient mémoire et consolation.

Un air de fête

(Théâtre)

Mise en scène de Virginie Lemoine. En pleine répétition générale pour une représentation anniversaire, le groupe vocal Cinq de Cœur se rend compte que, bizarrement, le public est déjà présent dans la salle. Dans un rythme effréné, ils passeront à travers tous les genres musicaux, le tout agrémenté de bruitages, de beatbox et de facéties chantées en tout genre.

Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge

(Théâtre)

D'après Imre Kertész, mise en scène de Margaux Eskenazi, 3h30. Créée à partir de romans du prix Nobel de littérature Imre Kertész, cette autofiction, conçue comme une grande fresque théâtrale et musicale, envisage un monde où les blessures mémorielles pourraient cicatriser en s'inspirant des récits multiples, parfois contradictoires, qui composent notre société.

La vie secrète des vieux

(Théâtre)

Mise en scène de Mohamed El Khatib, 1h10, dès 15 ans. Après ses précédents succès au Théâtre de la Croix-Rousse, Mohamed El Khatib est de retour en invitant des femmes et des hommes âgés de 75 à 102 ans pour partager leurs histoires de coeur. Dans cette performance drôle et touchante, ces anciens évoquent avec sincérité leurs aventures sentimentales et intimes, passées ou présentes.

Notre avis : Raconter La Vie secrète des vieux, et notamment leur rapport au désir, avec sur le plateau des « vrais vieux », c'est ce qu'a entrepris le metteur en scène et auteur Mohamed El Khatib, grande figure d'un théâtre documentaire enrichi par la fiction. Le résultat est à la fois touchant, drôle, politique et, surtout, empreint de la fragilité et de la mélancolie de la fin de vie, l'une des interprètes amateurs étant décédée depuis la création en 2024.

Le Pas du monde

(Danse)

Par le collectif XY, 1h, dès 8 ans. Dans sa nouvelle création, le collectif XY continue son exploration du porté acrobatique, entamée il y a plus de vingt ans. Cette fois, ses 22 interprètes mettent en scène le temps, en formant des pyramides montagnes qui s’érodent doucement, leurs saltos mimant le vent dans les cimes et leurs courses folles dessinant les courants d’une rivière.

Notre avis : Depuis vingt ans, le collectif XY, composé d'incroyables acrobates, livre des spectacles à littéralement couper le souffle. À l'image de son précédent, Möbius, ou encore de son dernier, Le Pas du monde, riche en images saisissantes - des colonnes d'êtres humains, des vagues de corps, des montagnes vivantes, des jetés puissants... En un peu plus d'une heure, les vingt-deux artistes déploient un langage circassien qui leur est propre, jamais dans l'esbroufe et pourtant bluffant, en prenant pour sujet les « métamorphoses du vivant » et « ce monde dont nous causons la perte ».

Fanny Pocholle

(Humour & Café Théâtre)

Dans Comment bien réussir son burn out ? Pour son troisième spectacle, Fanny Pocholle passe au crible tout ce qui fait les petites joies et les petits tracas du monde du travail.

Monde nouveau

(Théâtre)

Texte d'Olivier Saccomano, mise en scène de Nathalie Garraud et Romane Guillaume, 1h25. Après avoir regardé le passé avec Institut Ophélie, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano s'intéressent maintenant au présent avec le premier volet d'un diptyque sur les conditions qui rendent le fascisme possible alors que le quotidien file à toute allure.

Costard

(Danse)

Chorégraphie de Hafid Sour, 1h, dès 8 ans. Sur scène, six danseurs proposent une réflexion sur les représentations sociales et l’image de réussite que le costume-cravate renvoie au sein de notre société actuelle, et interroge les rapports que l’homme entretient à son image.

Alexandre Butet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fin du bal. Dans son deuxième spectacle, Alexandre Butet fait voyager le public, avec humour, le long des paysages qui ont bâti son identité, pour trouver ce qui nous aide à nous sentir moins seuls.

Didier Nathan

(Humour & Café Théâtre)

Dans No Future. Ancien punk anarchiste habitant désormais à la Croix-Rousse, Didier Nathan se projette avec humour dans le futur et s'interroge sur l'être humain, l'écologie et la technologie, le tout avec tendresse et sans leçon de morale.

Traviata - Vous méritez un avenir meilleur

(Théâtre)

D'après Giuseppe Verdi, mise en scène Benjamin Lazar, dès 14 ans, 2h. Inspirée de la Dame aux camélias, cette interprétation de la Traviata plonge le public dans l'intimité de Violetta, jeune femme au goût immodéré pour la fête, aux amours tumultueuses, qui mène une vie jugée trop scandaleuse. Défiant la mort dans le Paris des années 1840, elle vit passionnément, souffre et se consume.

Notre avis : Que l'on aime la comédienne et soprano Judith Chemla, vue dans pas mal de films et séries. Bonne nouvelle : c'est en Violetta, dans une relecture vaporeuse par Benjamin Lazar de La Traviata de Verdi dévoilée il y a dix ans, qu'on la retrouve sur scène. L'histoire vraie de Marie Duplessis, une courtisane qui inspira à Alexandre Dumas fils sa Dame aux camélias - et à Giuseppe Verdi un opéra donc. Un spectacle sublime où les huit instrumentistes et chanteurs déambulent comme des songes du passé entre les massifs de fleurs coupées.

L'écho du large

(Théâtre)

Dès 18 mois, 35 min L'héroïne, une aventurière, part à la découverte de l’océan et des merveilles qu’il renferme avec un bateau fait de bric et de broc. Au cours de son voyage elle fera la connaissance de plusieurs personnages : des crabes farceurs, une pieuvre égarée et un coquillage bavard avec qui elle vivra des moments inoubliables.

Jarry

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonhomme. Avec ce nouveau spectacle, Jarry explore à nouveau des thèmes universels et intimes, dévoilant de nouvelles facettes de sa personnalité entre sincérité et autodérision, que ce soit à travers des anecdotes personnelles, des réflexions pleines de sagesse ou des moments de pure folie.

Match d'impro : la Lily

(Impro)

Pour clôturer la saison, la ligue d'improvisation lyonnaise affrontera la ligue nationale d’improvisation de Montréal sur la scène du Transbordeur dans la cadre de sa tournée européenne.

Pollock

(Théâtre)

Texte de Fabrice Melquiot, mise en scène de Sandrine Bauer, par la compagnie Athénadès, 1h15, dès 13 ans. Dans un bar qui n’existe que dans sa tête, dans une cuisine qui n’existe que pour elle, dans une vie qui les lie l’un à l’autre, l’artiste peintre contemporain américain Jackson Pollock et sa femme également peintre Lee Krasner se racontent, s’affrontent, se plaignent et se dépeignent.

Je me demande bien à quoi j'ai passé ma vie

(Théâtre)

D'après Marguerite Duras, mise en scène de Claire Gaulier, 50 min, dès 14 ans. Lors d’un apéritif convivial avec les spectateur·ice·s où l’on boit et mange des bretzels, Claire Lannes se confie au public pour la première fois. À priori ordinaire, cette madame Tout-le-monde révèlera avoir commis un acte irréversible et l'apéritif va petit à petit basculer et se décaler.

Sous les fleurs

(Danse)

Chorégraphie de Thomas Lebrun, 1h15, dès 14 ans. Dans ce nouveau projet, Thomas Lebrun met en scène cinq interprètes afin de rendre hommage aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Habillés de robes traditionnelles aux motifs fleuris, ils racontent la rencontre du chorégraphe avec ces « hommes au cœur de femme » de la ville de Juchitán de Zaragoza.

Notre avis : Chorégraphe depuis 2001, directeur du CCN de Tours depuis 2012, Thomas Lebrun est une figure maintenant très connue de la danse contemporaine française. L'auteur d'Itinéraire d'un danseur grassouillet se penche souvent sur des sujets politiques et sociaux actuels, à travers des pièces mêlant humour et émotion. Créée en 2023, Sous les fleurs s'intéresse aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Cinq danseurs portant les robes traditionnelles aux motifs fleuris racontent en mouvements la vie de ces hommes bousculant les normes de la virilité et de la binarité.

Pistes...

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Penda Diouf, 1h55, dès 14 ans. Dans ce seule-en-scène, Penda Diouf prend le parti de l’autofiction pour révéler la mémoire de la colonisation en reliant son enfance en France, marquée par le racisme systémique, au récit de son voyage en Namibie sur les traces de son héros d’adolescence, l’athlète Frankie Fredericks, seul Namibien à avoir remporté un titre olympique.

Notre avis : Pour sa première mise en scène, l'autrice franco-sénégalaise Penda Diouf est partie de sa propre histoire et l'a reliée à la grande. Ou comment une jeune fille noire, élevée quelque part en France, là où les regards pointent la différence, décide, à l'âge adulte, après avoir découvert l'athlète namibien Frank Fredericks, de se rendre en Namibie, là où la colonisation allemande a conduit à un génocide au début du siècle dernier. Interprété par Nan Yadji Ka-Gara, ce riche seule-en-scène déploie de nombreuses pistes - politiques, engagées - afin d'écrire toutes les histoires.

Nexus de l'adoration

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Joris Lacoste, 2h. Dans une grande cérémonie performative, Joris Lacoste réunit toutes les expériences individuelles du monde pour mieux célébrer notre hétérogénéité, entre poésies répétitives, chansons pop, prières matérialistes, chorégraphies K‑pop, dialogues absurdes, duos TikTok, discours flamboyants et confidences intimes en mode stand‑up.

Notre avis : Alerte ovni scénique, de ceux qui emballent une partie du public autant qu'ils en agacent une autre, bien décidée à quitter la salle avant la fin de la représentation - ici quelque 2h20 tout de même. En ayant créé une sorte de comédie musicale à la gloire des "choses" (des objets, des concepts, des discours...), l'auteur et metteur en scène Joris Lacoste a placé les mots au centre du plateau, délivrés par des interprètes chantant sur une musique live hypnotique. Entre la messe géante, l'arty fascinant et la grosse blague assumée.

Festival Transforme

(Spectacles Divers)

Lancé en 2023, le festival Transforme est de retour aux Subs pour une troisième édition promouvant des gestes artistiques novateurs dans le domaine des arts de la scène avec des spectacles pluridisciplinaires en prise avec le monde contemporain.

Impossible

(Théâtre)

D'après Erri de Luca, mise en scène de Fabrice Eberhard et Damien Gouy. Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l’alerte. Ce qu'il ne savent pas, c'est qu'ils étaient compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt et que le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Petit à petit, l'interrogatoire se transforme en un dialogue et devient une réflexion sur l’engagement, la justice, l’amitié et la trahison.

Goupil et Kosmao

(Théâtre)

D'Étienne Saglio, 40 min, dès 5 ans. Nouveau venu incontournable dans le monde de la magie, Étienne Saglio met en scène un renard rebelle et un magicien qui composent un duo cartoonesque aussi féérique que comique, entre music-hall et marionnette. La star, ce n’est pas le prestidigitateur, c’est l’animal.

Notre avis : Grand nom de la magie contemporaine, Étienne Saglio a conçu, avec Goupil et Kosmao (soit le nom de l'assistant renard et celui du magicien), une petite forme cabaret de 30 minutes destinée au jeune public (à partir de 5 ans) d'une inventivité et d'une intelligence folles. Ici, l'humour est le moteur du récit, porté par ce duo involontairement comique qui fait littéralement s'esclaffer les enfants. Et les plus grands.

L'Abolition des privilèges

(Théâtre)

D’après Bertrand Guillot, mise en scène d'Hugues Duchêne, 1h15. Après avoir parlé de la politique actuelle, Hugues Duchêne plonge au cœur de la nuit du 4 août 1789, lorsque des jeunes députés sont venus à Versailles pour abolir les privilèges des bien-nés, un moment fondateur de la nation française.

Notre avis : De ce moment fondateur qu'est la fameuse nuit du 4 août 1789 ayant permis L'Abolition des privilèges, le metteur en scène Hugues Duchêne a fait un spectacle survolté pour un comédien. Un pan de l'histoire française réanimé façon one-man-show, Maxime Pambet changeant de rôle en quelques secondes pour enflammer un discours, rejouer un affrontement, délivrer une anecdote... Captivant.

Les gros patinent bien

(Théâtre)

De Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, 1h20, dès 10 ans. Comme des Laurel et Hardy des temps modernes, un homme en costume trois pièces passe tout le spectacle assis, tandis qu’un autre, en maillot de bain, s’agite autour de lui, brandissant des centaines de cartons racontant un voyage imaginaire à travers le monde. Il fait ainsi défiler des paysages, des personnages et même des animaux croisés au cours de cette drôle d’épopée. 

Notre avis : Un gros homme, statique sur scène, se lance dans un impressionnant voyage grâce à un maigre acolyte qui matérialise avec des cartons tout un tas d'accessoires, de paysages, de compagnons de route... Signé Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, Les Gros patinent bien, cabaret de carton est un bijou burlesque au succès phénoménal mérité depuis sa création en 2020. Interview de Pierre Guillois à lire sur notre site (« faire marrer les gens, c'est notre travail ! » nous dit-il).

White dog

(Théâtre)

Mise en scène de Camille Trouvé et Jonas Coutancier, 1h35, dès 12 ans. Dans l’Amérique des années 1960, bouleversée par de violentes luttes raciales, un couple recueille un chien. D’apparence douce et affectueuse, il est dressé pour attaquer les personnes noires ; un récit sur la haine, le conditionnement et l’instrumentalisation sur fond de jazz.

Notre avis : Créé en 2017, White Dog de la compagnie Les Anges au Plafond, grand nom français de la marionnette, est un petit bijou de spectacle construit autour du roman Chien blanc de Romain Gary. Dans ce texte de 1970, l'auteur raconte comment, aux États-Unis avec son épouse Jean Seberg, il a recueilli un chien abandonné d'apparence affectueuse, sauf quand il croise une personne noire... Une œuvre forte, politique, qui, sur scène, a été habilement adaptée avec une scénographie en papier, de la vidéo, des jeux de lumière et de la musique live.

Avant la tempête

(Danse)

Chorégraphies de Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe, 1h25, dès 12 ans. L'Opéra de Lyon convie les œuvres de trois grands chorégraphes pour créer un spectacle entre graphisme minimaliste et poésie du mouvement : Actus... de Lucinda Childs, The Grey Area de David Dawson et Enemy in the Figure de William Forsythe.

Notre avis : Le Ballet de l'Opéra se fend en trois... en trois chorégraphies signées respectivement Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe. Un programme éclectique, mais qu'on ne saurait trop vous conseiller pour (re)découvrir l'un des chefs-d'œuvre de Forsythe, Ennemi in the figure, créé en 1989 sur la musique cinglante de Thom Willems. Ruptures de rythmes, changements de lumière, déplacements d'éléments de décors : tout dans cette pièce pousse à l'urgence, au mouvement virtuose sur le fil du rasoir, au choc plastique et gestuel.

L'évadation de la tour fatale enflammée

(Théâtre)

Texte de Romain Franklin, mise en scène d'Alexandra Volay, 1h15, dès 10 ans. Dans une grande tour de TV, un entretien d’embauche tourne au cauchemar lorsqu’un groupe de braqueurs fait irruption, déterminé à s’emparer d’un mystérieux coffre caché dans l’immeuble. Coincés à l’intérieur, Tom, un technicien, Benjamin, le PDG, et Emma, une candidate, doivent unir leurs forces pour échapper à cette prise d’otage.

La perruche

(Théâtre)

Écrit par Audrey Schebat, par la compagnie Art’Scenic, 1h, dès 10 ans. Un couple attend des amis pour le dîner, mais ceux-ci n’arriveront jamais… S’agit-il d’un accident, d’une séparation, d’un cambriolage ? À chercher les raisons de cette absence, l’homme et la femme se disputent au sujet du couple de leurs amis, remettant en cause les fondements de leur propre couple.

Louis Cattelat

(Humour & Café Théâtre)

Dans Arecibo. Avec cynisme et humour noir, Louis Cattelat évoque dans son premier spectacle plusieurs anecdotes, que ce soit des histoires de famille, de colonies de vacances ou de coiffeur, à qui il n'arrive pas à dire qu'il trouve sa coupe laide.

Notre avis : Dans la catégorie jeunes talents à suivre, on peut assurément citer l'humoriste Louis Cattelat. Arecibo, son premier spectacle affûté comme un scalpel est un concentré d'humour d'observation et vannes mordantes, il dissèque les travers de ses contemporains avec une verve aussi stoïque que percutante.

Pierre Thevenoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Life coach. Actif sur les scènes de France depuis plusieurs années, Pierre Thevenoux s'est taillé une place grâce à sa capacité à manier plusieurs styles d'humour. Avec de nouveaux sketches en poche, il entame une nouvelle tournée pour rire des absurdités du quotidien.

Notre avis : Depuis quelques années, Pierre Thevenoux impose son nom et sa gueule « à bouffer du pâté au petit-déjeuner » dans le monde de l'humour en jouant la carte du gentil beauf. Et ça marche, tant l'homme maîtrise l'art de l'autodérision et de la complicité avec le public - on est tous le beauf de quelqu'un en gros. En cette rentrée, il livre un nouveau spectacle baptisé Life Coach qui, au vu d'une date de rodage cet automne, s'inscrit dans la même veine que le précédent. C'est dans les meilleurs beaufs...

Face à la mère

(Théâtre)

Mise en scène de Guy Cassiers, 1h30. Après vingt années passées en Afrique puis en Europe avec sa famille, une femme décide de retourner à Haïti, sa terre natale. Dans ce pays progressivement en proie à la violence puis au chaos, elle choisit de rester envers et contre tout, y devient enseignante, consacre sa vie à s’occuper des autres avant d'y mourir tragiquement.

Notre avis : Un homme, seul sur le plateau, évoque le souvenir de sa mère, assassinée en Haïti, et la douleur qui a suivi. En 2006, le comédien, metteur en scène et dramaturge Jean-René Lemoine a publié puis joué le texte Face à la mère. C'est ce même texte qu'il reprend aujourd'hui, avec la voix calme de celui qui ne veut pas imposer sa peine, dans une mise en scène humble, au cordeau, de Guy Cassiers, l'un des papes du théâtre européen. Pour un moment presque hors du temps.

Au nom du ciel

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Yuval Rozman, 2h, dès 15 ans. Après Ahouvi en 2023, Yuval Rozman aborde le quatrième opus de sa Quadrilogie de ma Terre, une œuvre qui aborde le lien avec son pays natal et le territoire israélo-palestinien. Dans cet ultime épisode, il prend de la hauteur et met en scène le point de vue de trois oiseaux qui enquêtent sur l’assassinat d’un jeune Palestinien autiste de 32 ans, Iyad Al-Hallaq, tué par la police israélienne en 2020.

Notre avis : En plein dans l'actu mais avec décalage. Homme de théâtre israélien installé en France et très critique envers la politique de Benyamin Netanyahou, Yuval Rozman a choisi, pour le quatrième volet de sa série baptisée Quadrilogie de ma terre, de prendre de la hauteur en confiant le récit à trois oiseaux témoins de l'assassinat, en 2020, d'un Palestinien autiste par la police israélienne. Des oiseaux engagés, forcément, mais également délicieusement vulgaires, pour un spectacle en tous points surprenant et captivant.

Une maison de poupée

(Théâtre)

D'après Henrik Ibsen, mise en scène d'Yngvild Aspeli et Paola Rizza, 1h20. Par amour pour son mari banquier et pour le sauver de sa maladie, Nora a contracté un emprunt illégal qu’il ne lui pardonne pas. Face à cette hypocrisie, elle préfère quitter son foyer et leurs trois enfants. Mi‑femme, mi‑oiseau, Nora se libère de son mariage avec grâce et conviction.

Notre avis : Metteuse en scène, comédienne et marionnettiste, la Norvégienne installée en France Yngvild Aspeli a choisi d'adapter la pièce culte du répertoire norvégien et européen qu'est Une maison de poupée d'Ibsen avec, forcément, des marionnettes. Un parti pris pertinent tant visuellement, la scénographie brouillant la frontière entre illusion et réalité, que sur le fond. L'aspect féministe du texte (une femme qui refuse d'être réduite au rôle de poupée par son mari) saute ainsi littéralement aux yeux, à l'image des immenses araignées convoquées sur scène.

Moguiz

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coucou. En quelques mois, Moguiz est devenu un phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. À partir d'octobre 2025, il entame une tournée française pour faire vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène.

Notre avis : Véritable sensation du web avec ses petites pastilles à perruques volontairement mal fagotées, Moguiz, plus d'un million de followers sur Instagram, est monté sur scène en début d'année dans un spectacle baptisé Coucou dont les premiers mois de représentations parisiennes ont affiché complet en un rien de temps. Le résultat est bancal, parfois hilarant, parfois poussif, mais en plein dans le style atypique de ce comique qui cherche davantage l'univers que la vanne pour la vanne.

Nôt

(Danse)

Chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas, 1h, dès 14 ans. Entre profusion d’histoires et de détails, alliance des contraires et exploration de la figure du mal, la nouvelle création de la chorégraphe cap-verdienne Marlene Monteiro Freitas s'inspire des Mille et Une Nuits pour mettre en scène le duel entre la réalité et le désir, l’amour et la guerre, le grotesque et le sublime ainsi que l’aliénation et la liberté.

Notre avis : Habituée de la Maison de la danse, Marlene Monteiro Freitas y revient auréolée de sa nouvelle notoriété depuis qu'elle a créé Nôt dans la cour d'honneur du Palais des Papes du festival d'Avignon cet été. La Capverdienne met au cœur de Nôt (nuit en portugais) une attachante galerie de personnages peu raccord avec les normes : ça grommelle plus que ça ne parle, quand l'un articule dans un micro, la sono est coupée. Un autre se balade nu dans le public et étire le temps jusqu'à l'agacement de certains et une des danseuses, amputée des jambes, donne la réplique à ses acolytes.

Bérengère Krief

(Humour & Café Théâtre)

Dans Sexe. Dans son nouveau spectacle, Bérangère Krief questionne avec humour notre consommation de la sexualité, et apporte un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase, tout en abordant des questions de féminisme, d'identité et de relations.

Notre avis : Le nouveau one-woman-show de Bérengère Krief s'appelle Sexe : il parle donc, logiquement, de sexualité, de désir, de plaisir, d'épanouissement... C'est certes plaisant sur le moment, façon orgasme rapide, mais très vite oublié ensuite, la faute à un ensemble peu original et souvent attendu que ce soit côté jeu, écriture ou univers.

Nocturne (parade)

(Danse)

Mise en scène de Phia Ménard, par la compagnie Non Nova, 1h, dès 8 ans. Avec son dernier spectacle, Phia Ménard revient à son cycle des Pièces du vent pour lui apporter un quatrième volet en clair-obscur, embarquant petits et grands dans une traversée à travers l’obscurité, reflet des temps politiquement obscurs dans lequel nous sommes entrés.

Notre avis : Enfin, elle revient à ses pièces dites "de vent" ! Avec la création de Nocturne (parade) cet automne, la circassienne Phia Ménard renoue avec son immense talent à faire valser du plastique pour raconter rien moins que l'humanité. En cercle, entourée de ventilateurs comme dans L'Après-midi d'un foehn, devenu un classique du théâtre jeune public, elle s'empare du l'histoire du Roi des Aulnes que Goethe a transformée en poème. Il est question d'un petit garçon qui comprend avant les grands (aveuglés par un Trump démultiplié) les dangers qui rôdent. À voir dès 8 ans et bien plus encore !

Senflix

(Impro)

Inspirés par les plateformes de streaming, deux comédiens créent en direct les programmes dont ils ont toujours rêvé.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité. À noter que Pommerat sera également au TNP fin novembre avec son nouveau conte Les Petites Filles modernes.

Le soleil brille pourtant dehors

(Théâtre)

Écrit par Marine Chartrain, mise en scène de Louen Poppé, Mathilda Bouttau et François Geslin, 1h. Dans sa maison d’enfance, Adèle vit avec Samy, son partenaire. Depuis quelques mois, leur enfant a disparu sans laisser de trace derrière elle. Les recherches ne mènent à rien et le temps s’étend dans l’attente d’un indice, d’une explication.

Notre avis : Voilà un spectacle lynchéen. L'adjectif est beaucoup galvaudé et trop facilement utilisé pour décrire par paresse tout ce qui est étrange, mais ce spectacle là, découvert à l'Élysée le jour même du décès du réalisateur américain iconique (!), l'est pleinement. Le trio de créateurs son et lumière de la compagnie Maison vague, formé à l'ENSATT s'est adjoint le texte (commandé) de leur collègue dramaturge Marine Chartrain. Et voilà que cette histoire de parents déboussolés après la perte d'un jeune enfant devient un labyrinthe aussi visuel que réflexif.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Complexe comedy club

(Humour & Café Théâtre)

Pour sa nouvelle saison, le comedy club du Complexe café-théâtre revient avec quatre artistes différents chaque soir, qui se succèderont sur scène. Au programme, humour décalé, observation sarcastique de la vie quotidienne et réflexions profondes habilement déguisées en punchlines.

Tanguy Pastureau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un monde hostile. Avec son nouveau spectacle, Tanguy Pastureau marque son retour sur scène avec sa verve caractéristique, son regard aiguisé et son humour caustique pour aborder les paradoxes et absurdités de la société contemporaine.

Notre avis : Avec ses phrases à rallonge, ses digressions permanentes, Pastureau « maltraite l'info » chaque jour à 12h10 sur Inter et c'est absolument délicieux. Il flingue les politiques mais surtout une époque dans laquelle le sens s'est fait la malle.

Panayotis Pascot

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entre les deux. Ça y est, Panayotis Pascot pense être devenu adulte ! Mais c'est moins excitant que ce qu'on lui avait vendu. Pour lui, être enfant c’est magnifique, avoir un enfant doit être magnifique, mais entre les deux, il n'est pas sûr de capter le concept.

Notre avis : Presque, le premier seul-en-scène de Panayotis Pascot, talent révélé au grand public très jeune grâce à la télé, a été une agréable surprise. Avec une écriture soignée et sincère, l'humoriste y racontait sa vie et notamment sa difficulté à concrétiser avec les filles. Le voici de retour sur scène avec Entre les deux, deuxième spectacle dans lequel il s'interroge sur cette période « pas ouf » entre l'enfance et la parentalité. Une nouvelle réussite pleine de rires et d'autodérision (notamment sur sa dépression) qui le maintient très haut dans le monde de l'humour français.