Hélène Hulak

(Design & Architecture)

Vernissage le 6 mars à 19h. Les personnages fantastiques d’Hélène Hulak, inspirés des girl bands et de la culture populaire singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité. Fabriqués de tissu, ils dansent dans le hall, dégoulinent des murs et singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité.

Corps à Corps

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à partir de 18h. À travers la peinture et la sculpture, Virginie Hils et Sabine Li explorent le corps comme lieu de mémoire, de tension et de puissance. Chez la première, le corps est traversé par des forces visibles et invisibles, traces anciennes et fragments de souvenirs qui affleurent à la surface de la matière, tandis que chez la seconde, les figures donnent forme à une présence collective affirmée imposant sa force par le nombre, hors du temps et des hiérarchies.

Notre avis : La galerie Catherine Mainguy devient le terrain d'une confrontation entre valeurs plastiques et présences diaphanes. Un Corps à corps où les figures animant les matériaux de récupération de Virginie Hils se voilent de silence dans le souvenir des êtres chers disparus, et se confrontent aux corps massifs des sculptures de Sabine Li, incarnations de la puissance du féminin. Dynamis ardente, en mesure de donner feu aux cendres et qui rend l'image incandescente, comme dans la saisissante documentation photographique qui prolonge et complète l'œuvre de la sculptrice.

Mina Lobamanen

(Peinture & Dessin)

À travers ses créations, Mina Lobamanen explore la métamorphose en fusionnant l’humain, la bête, les éléments et le végétal. Avec cette nouvelle exposition Paysages intérieurs, elle convie à un voyage introspectif et sensible à travers des paysages au romantisme noir, habités par une poésie nostalgique et peuplés d’esprits de la nature.

Notre avis : Dans les œuvres de l'artiste, la surface ne se réduit pas au plan pictural, mais devient lieu d'évocation et d'invocation. Le dévoilement retenu des figures volontairement brumeuses qui les habitent contient une indétermination rendant toute muséification impossible. Leur imprésence, geste passif, irréductible à la clôture de la forme, volute dans des paysages ombreux et intriqués sans être étouffants. Ces espaces, déclinant l'inquiétant, enveloppent et agissent comme une étreinte obscure qui élève vers la lumière tout en recueillant et protégeant.

Martine Bligny et Isabelle Leclercq

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 25 mars de 15h à 20h. Rencontre à la Galerie Imag'in entre les tableaux de Martine Bligny, fruits de la recherche d'une présence entrevue ou espérée, et des céramiques d'Isabelle Leclercq émergées de la superposition de rubans de terre, créant des formes organiques et figuratives uniques.

Mitja Tušek

(Peinture & Dessin)

De paysages surréalistes à des réinterprétations de personnages issus d'enluminures en passant par des masques abstraits, les travaux de l'artiste suisse Mitja Tušek représentent une quête sur les mécanismes de la vision et la persistance des formes.

Guénaëlle de Carbonnières

(Photographie)

Dans cette nouvelle exposition de la fondation Bullukian,  la photographe Guénaëlle de Carbonnières est à l'honneur, et présentera une sélection d’œuvres réalisées dans le cadre de sa résidence artistique au musée des Arts décoratifs de Paris en avril 2025, qui lui notamment permis de revisiter d’anciens fonds photographiques conservés dans les collections afin de créer de nouvelles pièces, entre photo et sculpture.

Stéphanie Kry

(Photographie)

Vernissage le 20 mars à partir de 16h. Ancienne musicienne, Stéphanie Kry restitue la musique de la nature sur des fibres naturelles, sur lesquelles elle appose des feuilles et des fleurs pour fixer l’imprévisible entre la vapeur, le tissu et les tanins qui libèrent des motifs organiques fins.

Philippe Hortala

(Peinture & Dessin)

En 1985, à 25 ans, Philippe Hortala a entrepris de réinventer la peinture au rouleau : au lieu de le tenir à la main, il s'est emparé d'un rouleau compresseur pour imprimer neuf linogravures en cinquante exemplaires. 28 ans après sa disparition, la galerie Henri Chartier lui dédie une nouvelle exposition mettant cette série à l'honneur.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

Su Yuming

(Peinture & Dessin)

Ayant grandi en Chine dans les années 2000, Su Yuming explore, à travers ses tableaux, la condition d’une génération à la fois surexposée et insaisissable ; des êtres qui partagent un monde, celui des réseaux sociaux, des jeux vidéo, des mangas et de la mode streetwear, mais qui ne se fréquentent pas, chacun étranger derrière des écrans.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Koga One

(Street Art)

Spécialiste du portrait déconstruit, Koga One fusionne les formes humaines avec des dessins abstraits pour un résultat jouant avec les contrastes visuels. Dans cette nouvelle exposition pour SpaceJunk, il interroge la perception de l’identité en déformant une partie de ses sujets, forçant le spectateur à recomposer l’image mentale de ces inconnus.

40+1

(Art contemporain et numérique)

Cette année, le CAP Saint-Fons souffle sa quarantième bougie et convie à cette occasion quarante et un·e artistes de la scène émergente française pour célébrer et de valoriser les artistes d’aujourd’hui, ainsi que celles et ceux qui ont contribué à écrire l'histoire du Centre d’art depuis sa création, avec plus de 80 œuvres réfléchissant sur le thème de l'artiste et sa précarité, ainsi que le centre d'art comme lieu institutionnel.

Delphine Dénéréaz

(Art contemporain et numérique)

Dans l’espace de l’artothèque de la Maison du livre, de l’image et du son, Delphine Dénéréaz invite à explorer les vestiges de Delfunland, un monde enfoui, dédié en son temps à l’amour et aux dauphins. Entre Cadillacs, fontaines, façades, boutiques de souvenir et chambres d’hôtel, le décor s’empare du réel pour inventer une expérience sensorielle inédite.

Susanne Kriemann

(Photographie)

Vernissage le 8 janvier à 18h30. À travers un concept élargi du document photographique, Susanne Kriemann explore les paysages comme des systèmes d'enregistrement analogiques des processus causés par l'homme. Conçue spécialement pour le Goethe Institut Lyon, l'exposition présente des affiches grand format et des soieries traitant des conséquences de l'exploitation minière de l'uranium.

Notre avis : Susanne Kriemann aborde le paysage comme une mémoire sensible, un espace où s'inscrivent durablement les transformations causées par l'activité humaine. Dans le Limousin, ancien territoire de l'extraction de l'uranium, l'artiste s'attarde sur les plantes qui ont investi les sols irradiés, non comme signes de réparation, mais comme surfaces d'enregistrement. Par le biais de photogrammes et de soieries grand format, lupins, fougères et genêts apparaissent tels des vestiges vivants. Une radiographie poétique et inquiète d'un monde postnucléaire, où la nature conserve autant qu'elle révèle.

Maria Angela Capossela

(Art graphique)

Vernissage le 10 mars à 18h30. Explorant le processus de la correspondance, Maria Angela Capossela cherche dans des archives locales pour trouver des lettres écrites par des personnes internées dans d’anciens asiles psychiatriques n'ayant jamais été envoyées. Ces écrits sont ensuite retranscrites à la main lors de sessions de travail collectif, puis ré-adressées à de nouvelles personnes s’engageant à y répondre. Une fois les réponses reçues, les correspondances imaginaires sont rendues publiques avec une forme de lecture individuelle, dans des contextes et des modalités diverses.

Sur le chemin

(Art graphique)

Vernissage le 10 mars à 18h30. Pendant plusieurs semaines, un groupe d’adolescents s’est initié à différentes techniques graphiques,  accompagnés par l’autrice illustratrice Emy Garcia pour réaliser un carnet de voyage en bande dessinée regroupant des petites histoires, réelles ou imaginaires pour raconter un trajet qui se révèle être une aventure.

Lucie Collot

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 27 mars à 19h. Dans un geste doux et spontané conjuguant des touches de couleur avec des motifs colorés pour absorber tout le vide du papier, Lucie Collot offre des images mettant en scène une nature infinie, foisonnante et fantasmée.

En corps

(Photographie)

Conçue par des étudiant·es en sociologie, audiovisuel, photographie et arts du spectacle à l'Université Lumière Lyon 2, cette exposition met le corps en scène sous toutes ses coutures : expressif, épanoui, agressif, agressé, parodique, souffrant ou encore blessé.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Alain Guillemaud

(Photographie)

À travers l'œil d'Alain Guillemaud, la photographie instantanée devient un outil d’expérimentation, de mémoire et d’émotion. Constituée de ses travaux publicitaires, de natures mortes et de travaux plus abstraits, cette nouvelle exposition aux Archives municipales propose de revenir sur l'intégralité de son œuvre.

Bar CodeX

(Art contemporain et numérique)

Fondé par les artistes Kalen Iwamoto et Julien Silvano, le duo Wen New Atelier explore dans ses œuvres le langage comme une matière plastique. Dans cette nouvelle exposition investissant le bar du Musée d'art contemporain, ils transforment le lieu en un dispositif pour inviter le public à participer à la fabrication du sens à travers des œuvres interactives, des protocoles d’écriture et des collaborations inédites.

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.