Nuits de Fourvière

William Bouguereau et les lyonnais

(Peinture & Dessin)

À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la Tomaselli Collection rend hommage à William Bouguereau à travers une exposition qui explorera ses relations avec les artistes lyonnais. Grâce à de nombreux prêts, l’exposition dévoilera des études peintes, des dessins préparatoires et des esquisses inédites retraçant l’ensemble de sa carrière, oubliée du grand public.

Notre avis : Défini par Charles Vendryes comme « l'un des plus renommés et des plus habiles représentants de l'école idéaliste », William Bouguereau incarne cette figure d'artiste célébré de son vivant, mais tombé dans l'ombre après sa disparition. Si près de 90 % de son œuvre a gagné les États-Unis, sa redécouverte tardive a nourri bien des regrets, partiellement apaisés par l'ouverture d'une salle au musée d'Orsay en 2010. L'exposition offre l'occasion d'explorer des pièces méconnues, des études préparatoires rarement montrées, et de mesurer son écho dans la production lyonnaise de ses contemporains.

Ortans et Axelle Fernandez

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Dans cette nouvelle exposition, Ortans et Axelle Fernandez associent leurs talents pour créer une herboristerie colorée où chaque plante, créée de bois, de carton, de papier et de textile, aurait une histoire à chuchoter.

Herboristerie

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Les artistes Axelle et Ortans Fernandez associent leurs talents pour créer un jardin éphémère composé de fleurs en tissu, où le bois, le carton et le papier deviennent un hommage au vivant.

Anna Maria Cutolo

(Peinture & Dessin)

Explorant une vision intime de ses origines italiennes, le travail d'Anna Maria Cutolo met en scène des créatures devenant les reflets des invisibles. Avec son travail sur l’humain, l’enfance et l’intime, la vigueur du trait et la violence des contrastes conduisent aux confins du sacré et du profane.

Notre avis : Les œuvres de l'artiste originaire de Pompéi s'apparentent à des images arrachées à des palais et des chapelles en ruines, voire disparues, légués à une mémoire irradiée, condamnée. Des lambeaux de fresques dont l'exsudation pigmentaire a défiguré les visages et altéré la corporéité, corrompant à jamais leur forme. Le geste d'Anna Maria Cutolo ne répond pas à une nécessité d'effacement, mais de restitution à la visibilité : résurgence à la fois salvatrice et porteuse d'une inquiétante étrangeté.

Rëveries vagabondes

(Peinture & Dessin)

La galerie Imag'in accueille une double exposition des peintres Sylvie Colon et Bernadette La Marle, qui présenteront d'une part des scènes célestes et nuageuses et de l'autre des paysages et des scènes de vie bien ancrés sur Terre, le tout pour offrir des refuges immersifs, entre rêverie et contemplation.

Matthias Odin

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à partir de 18h. À travers ses œuvres, Matthias Odin explore les thématiques de l'errance, la rencontre, l’égarement, la construction de soi et l’adaptation en s'inspirant de ses expériences quotidiennes pour interroger plus largement le commun, porté par le hasard et la dérive urbaine.

Notre avis : Avec cette exposition, Matthias Odin orchestre un corps-à-corps entre remémoration, création et matérialité du réel. Home again se déploie ainsi comme la transcription d'errances intimes, une archéologie sensible qui se construit dans l'écart, les coïncidences, les jeux de parallaxe et la (re)création mnésique. Ce récit ne saurait s'inscrire dans une linéarité continue : il s'incarne au contraire dans une composition fragmentaire, éprouvant toute narration stable et restituant à l'existence sa discontinuité fondamentale.

Steph Cop

(Art contemporain et numérique)

Inspiré par le massif du Morvan, là où il a installé son atelier, Steph Cop donne vie à des sculptures en bois réalisées à partir d'arbres déjà tombés pour leur donner une seconde vie, tantôt sous forme anthropomorphique, tantôt sous des formes plus abstraites.

Notre avis : Steph Cop a installé son atelier au cœur des Noires Montagnes dans le Morvan, un environnement qui inspire la vitalité de ses sculptures sur bois (réalisées à partir d'arbres tombés). Elles donnent comme une seconde vie aux arbres, parfois à travers des formes abstraites, parfois à travers des figures plus anthropomorphes. De petite ou de grande taille, ses œuvres recèlent une puissance poétique et formelle qui nous émeut beaucoup.

Violaine Barioz

(Peinture & Dessin)

Lectrice assidue, Violaine Barioz crée des séries d'œuvres inspirées de son quotidien en choisissant une thématique qu'elle décline en une multitudes de dessins et peintures, en jonglant avec une palette qui s'étend du figuratif à l'abstraction.

Notre avis : S'articulant dans un rapport de proximité sensible - qu'il s'agisse du lieu, de la bibliothèque de l'enfance de l'artiste, des objets-livres ou du sentiment amoureux - cette exposition redéfinit les coordonnées du corridor reliant deux salles du palais Saint-Jean. Celui-ci adopte ainsi les traits d'un carnet d'images, proche de notes d'un voyage mené dans la nature ou autour de la chambre. Les dessins et les peintures inondent l'espace, tout en demeurant enveloppés d'un silence serein, ce qui suggère une narration faite de fragments suspendus.

Patricia Dinev

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à 18h. Le Showroom Galerie_7 inaugure sa saison 2026 avec l’exposition Marottes de l'artiste Patricia Dinev qui, après une carrière d’actrice, réalisatrice et scénariste s'est tournée vers la création en réalisant des sculptures aux têtes faites de textiles et de cire, comme une rencontre entre la confection et la nature.

Alan Romeira

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 31 janvier de 14h à 18h. Troisième lauréat d'Estampes en Région Auvergne-Rhône-Alpes, Alan Romeira vient présenter une exposition monographique des œuvres de son nouveau cycle, consacré à ses origines portugaises dans la région de l’Algarve, à l’extrême sud du pays, à travers l’édition d’un ensemble de lithographies inédites issues de l’album familial et des installations interrogeant le parcours de ses grands-parents.

Hommage à Francis Bacon

(Peinture & Dessin)

Peintre de la tension, de la couleur et de la figure, Francis Bacon a marqué l’histoire de l’art par une œuvre intense, où les corps semblent mis à l’épreuve de l’espace et du regard. Plus de trente ans après sa disparition, la galerie Autour de l'image invite les artistes Edoardo Boccanfuso, Bastien Bürcher, Olivier Devignaud, Mathieu Iquel, Jérôme Moreau, Suan Muller, Léopold Poyet et Dorothée Richard pour lui rendre hommage à travers leur propre langage plastique, entre peinture, dessin et gravure.

Notre avis : Huit artistes mettent en tension des dialogues faits de résonances, fragments et sensations avec l'un des artistes les plus fascinants du XXᵉ siècle. Installées sur une frise évoquant les grands aplats de Bacon, les œuvres exposées, sans se limiter à répéter fidèlement les formes de son travail, se révèlent traversées par des mouvements magmatiques de défiguration, générant des déformations formelles et tonales qui auraient certainement plu à celui que Gilles Deleuze a défini dans sa Logique de la sensation, à juste titre, « l'un des plus grands coloristes depuis Van Gogh et Gauguin ».

Amélie Gozard

(Art graphique)

Avec sa nouvelle exposition Habiter l'instant, Amélie Gozard habille les murs de la galerie Âmes Sœurs pour la transformer en un refuge de sérénité placé sous le signe de l’apaisement et de la contemplation à travers une monochromie bleue, appelant à ralentir et à remettre l’instant au centre de nos vies.

Jean-Philippe Aubanel

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 26 février. Appartenant à une génération de peintres dits « matiéristes » ayant émergé dans les années 1980, Jean-Philippe Aubanel travaille autant la matière de la peinture que sa couleur, à travers des teintes stridentes et des surfaces goudronnées, vernies, masquées, grattées et griffées.

Notre avis : Si les mouvements de Cobra et de la Transavanguardia semblent parfois se laisser reconnaître dans son travail, l'œuvre de l'artiste lyonnais se déploie aujourd'hui selon une syntaxe plastique où hyperchromie, épure, répétition, énigme et saillie verbale coexistent sans jamais s'abolir. L'espace est habité de crânes et de visages, présence qui s'avère envahissante non en raison de son échelle, mais du fait de son insistance, telle une hantise du passé qui ne cesse de se rejouer. Délestée de toute négativité, cette image se donne moins comme une vanité que comme un geste d'accompagnement.

Tatiana Bailly

(Art contemporain et numérique)

Le travail de Tatiana Bailly donne à voir des paysages sensibles et poétiques se construisant au gré des imprévus et de ses rencontres avec les humains, l’environnement et le monde végétal. Sa manière de travailler revêt une dimension intuitive, brute et organique, dans la lignée des artistes féminines des années 1970 qui ont contribué à l’émergence de l’art textile.

Hélène Hulak

(Design & Architecture)

Vernissage le 6 mars à 19h. Les personnages fantastiques d’Hélène Hulak, inspirés des girl bands et de la culture populaire singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité. Fabriqués de tissu, ils dansent dans le hall, dégoulinent des murs et singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité.

Corps à Corps

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à partir de 18h. À travers la peinture et la sculpture, Virginie Hils et Sabine Li explorent le corps comme lieu de mémoire, de tension et de puissance. Chez la première, le corps est traversé par des forces visibles et invisibles, traces anciennes et fragments de souvenirs qui affleurent à la surface de la matière, tandis que chez la seconde, les figures donnent forme à une présence collective affirmée imposant sa force par le nombre, hors du temps et des hiérarchies.

Notre avis : La galerie Catherine Mainguy devient le terrain d'une confrontation entre valeurs plastiques et présences diaphanes. Un Corps à corps où les figures animant les matériaux de récupération de Virginie Hils se voilent de silence dans le souvenir des êtres chers disparus, et se confrontent aux corps massifs des sculptures de Sabine Li, incarnations de la puissance du féminin. Dynamis ardente, en mesure de donner feu aux cendres et qui rend l'image incandescente, comme dans la saisissante documentation photographique qui prolonge et complète l'œuvre de la sculptrice.

Mina Lobamanen

(Peinture & Dessin)

À travers ses créations, Mina Lobamanen explore la métamorphose en fusionnant l’humain, la bête, les éléments et le végétal. Avec cette nouvelle exposition Paysages intérieurs, elle convie à un voyage introspectif et sensible à travers des paysages au romantisme noir, habités par une poésie nostalgique et peuplés d’esprits de la nature.

Notre avis : Dans les œuvres de l'artiste, la surface ne se réduit pas au plan pictural, mais devient lieu d'évocation et d'invocation. Le dévoilement retenu des figures volontairement brumeuses qui les habitent contient une indétermination rendant toute muséification impossible. Leur imprésence, geste passif, irréductible à la clôture de la forme, volute dans des paysages ombreux et intriqués sans être étouffants. Ces espaces, déclinant l'inquiétant, enveloppent et agissent comme une étreinte obscure qui élève vers la lumière tout en recueillant et protégeant.

Guénaëlle de Carbonnières

(Photographie)

Dans cette nouvelle exposition de la fondation Bullukian,  la photographe Guénaëlle de Carbonnières est à l'honneur, et présentera une sélection d’œuvres réalisées dans le cadre de sa résidence artistique au musée des Arts décoratifs de Paris en avril 2025, qui lui notamment permis de revisiter d’anciens fonds photographiques conservés dans les collections afin de créer de nouvelles pièces, entre photo et sculpture.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

Su Yuming

(Peinture & Dessin)

Ayant grandi en Chine dans les années 2000, Su Yuming explore, à travers ses tableaux, la condition d’une génération à la fois surexposée et insaisissable ; des êtres qui partagent un monde, celui des réseaux sociaux, des jeux vidéo, des mangas et de la mode streetwear, mais qui ne se fréquentent pas, chacun étranger derrière des écrans.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Koga One

(Street Art)

Spécialiste du portrait déconstruit, Koga One fusionne les formes humaines avec des dessins abstraits pour un résultat jouant avec les contrastes visuels. Dans cette nouvelle exposition pour SpaceJunk, il interroge la perception de l’identité en déformant une partie de ses sujets, forçant le spectateur à recomposer l’image mentale de ces inconnus.

40+1

(Art contemporain et numérique)

Cette année, le CAP Saint-Fons souffle sa quarantième bougie et convie à cette occasion quarante et un·e artistes de la scène émergente française pour célébrer et de valoriser les artistes d’aujourd’hui, ainsi que celles et ceux qui ont contribué à écrire l'histoire du Centre d’art depuis sa création, avec plus de 80 œuvres réfléchissant sur le thème de l'artiste et sa précarité, ainsi que le centre d'art comme lieu institutionnel.

Delphine Dénéréaz

(Art contemporain et numérique)

Dans l’espace de l’artothèque de la Maison du livre, de l’image et du son, Delphine Dénéréaz invite à explorer les vestiges de Delfunland, un monde enfoui, dédié en son temps à l’amour et aux dauphins. Entre Cadillacs, fontaines, façades, boutiques de souvenir et chambres d’hôtel, le décor s’empare du réel pour inventer une expérience sensorielle inédite.

Susanne Kriemann

(Photographie)

Vernissage le 8 janvier à 18h30. À travers un concept élargi du document photographique, Susanne Kriemann explore les paysages comme des systèmes d'enregistrement analogiques des processus causés par l'homme. Conçue spécialement pour le Goethe Institut Lyon, l'exposition présente des affiches grand format et des soieries traitant des conséquences de l'exploitation minière de l'uranium.

Notre avis : Susanne Kriemann aborde le paysage comme une mémoire sensible, un espace où s'inscrivent durablement les transformations causées par l'activité humaine. Dans le Limousin, ancien territoire de l'extraction de l'uranium, l'artiste s'attarde sur les plantes qui ont investi les sols irradiés, non comme signes de réparation, mais comme surfaces d'enregistrement. Par le biais de photogrammes et de soieries grand format, lupins, fougères et genêts apparaissent tels des vestiges vivants. Une radiographie poétique et inquiète d'un monde postnucléaire, où la nature conserve autant qu'elle révèle.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Bar CodeX

(Art contemporain et numérique)

Fondé par les artistes Kalen Iwamoto et Julien Silvano, le duo Wen New Atelier explore dans ses œuvres le langage comme une matière plastique. Dans cette nouvelle exposition investissant le bar du Musée d'art contemporain, ils transforment le lieu en un dispositif pour inviter le public à participer à la fabrication du sens à travers des œuvres interactives, des protocoles d’écriture et des collaborations inédites.

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.