Nuits de Fourvière

Absalon, Absalon !

(Théâtre)

D’après William Faulkner, mise en scène de Séverine Chavrier, 5h15. Dans le Sud des États-Unis post-guerre de Sécession, Thomas Sutpen, un homme blanc rongé par la rancœur bâtit, à partir d’une unique pièce d’or, un domaine monumental qu’il baptise de son nom, Sutpen’s Hundred. Pour fonder sa dynastie, au sang le plus pur, il multiplie les épouses et les enfants dans un délire d’engendrement, mais échoue, dans l’inceste et le fratricide.

Notre avis : Après avoir présenté son excellent Ils nous ont oubliés en 2023 au TNP, Séverine Chavrier revient avec son intense adaptation de 5h du roman culte de William Faulkner qu'elle a créée au festival d'Avignon 2024. Sur le plateau, elle a tout mis : la maison et la voiture de Thomas Sutpen, cet enfant des basses couches de la société qui veut fonder un empire de plantations, mais aussi la moiteur du Mississipi et l'Amérique de la guerre de Sécession, la ségrégation et l'inceste. L'acteur Laurent Papot impressionne, le spectacle nous happe, quitte à parfois ne pas être complètement saisissable.

Visites en famille : De toutes les couleurs !

(Visites)

Conçues pour les enfants de 3 à 5 ans et les adultes qui les accompagnent, ces visites d'1h15 permettent de découvrir les collections du Musée des Beaux-Arts de façon sensible, via le prisme des couleurs et leur recherche dans les peintures, sculptures et objets des collections.

Rëveries vagabondes

(Peinture & Dessin)

La galerie Imag'in accueille une double exposition des peintres Sylvie Colon et Bernadette La Marle, qui présenteront d'une part des scènes célestes et nuageuses et de l'autre des paysages et des scènes de vie bien ancrés sur Terre, le tout pour offrir des refuges immersifs, entre rêverie et contemplation.

Murmuration Level 2

(Danse)

En fusionnant du hip-hop, des arts martiaux, de la danse contemporaine, du ballet et du dessin, le chorégraphe Sadeck Berrabah met en scène 50 danseurs dans la version 2.0 de son concept Murmuration, sur une bande-son signée TRex.

Le cercle de craie

(Théâtre)

D’après Klabund, mise en scène de Théo Thiéry, 1h20, dès 11 ans. Haitang, une jeune fille vendue comme esclave dans une maison de thé, est mariée de force et dépossédée de son enfant. L’amour empêché, la corruption et la jalousie jalonneront son destin jusqu'à ce que l'empereur émette un jugement, celui du cercle de craie.

Psychedelic porn crumpets

(Rock & Pop)

Pour fêter la sortie de leurs deux derniers albums, les six Australiens de Psychedelic porn crumpets reprennent la route dans une tournée européenne qui passera notamment par le Transbordeur, l'occasion pour le public lyonnais de (re)découvrir leur rock psychédélique.

Quand je ne dis rien, je pense encore

(Théâtre)

Texte de Camille Readman Prud’homme, mise en scène de Louise Chevillotte. Seule sur la scène, une femme partage l'espace avec une table sur laquelle est posée un poste de radio, un vase et des clés. Dans une esquisse d'intérieur, elle se demande comment aller vers l'autre, et se demande ce qu'elle peut y trouver et ce qu'elle peut perdre d'elle-même en le laissant entrer.

Tony Carreira

(Classique et Lyrique)

Icône de la musique portugaise, Tony Carreira monte sur les planches de la Bourse du Travail pour venir à la rencontre du public lyonnais, quatre ans après la sortie de son 23e album,  Recomeçar.

S.society

(Reggae)

Le temps d'une soirée, le rooftop du Sucre sort les basses pour une soirée 100 % dub avec Dom Peter, membre historique du crew lyonnais High Tone, O.B.F et ses dubplates survitaminées, ainsi que la MC jamaïcaine Warrior Queen au flow unique et innovant.

Vivaldi battle

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Mathilde Etienne et Emiliano Gonzalez Toro, 1h. Avec pour partition des extraits de différents opéras de Vivaldi (Farnace, Il Giustino, Orlando furioso, Bajazet, Tito Manlio), le contre-ténor Jake Arditti se mesurera au baryténor Emiliano Gonzalez Toro.

Girly Market

Mi-mars, le Mob Hôtel accueille le Girly Market, un marché de créateurices placé sous le signe de la seconde main et de la création. Au programme : des friperies avec une sélection allant des années 1970 à 2000, des créations uniques, des tatouages flash, des strass dentaires, des ateliers créatifs et une cabine photo.

Pauline Harmange

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre De l'autre côté de la mère. Nine était toute petite quand sa mère, Fiona, est partie sans plus jamais donner de nouvelles. Élevée par un père aimant mais silencieux, elle a grandi avec cette absence et ses questions. Des années plus tard, alors que Nine est elle-même sur le point d’accueillir son premier enfant, son père meurt. En triant ses affaires, elle découvre des cartes postales que sa mère lui a adressées jusqu’à son adolescence. Pour comprendre qui était cette Écossaise éprise de liberté et d’indépendance, et pourquoi elle l’a abandonnée, Nine décide de partir à la recherche de Fiona, accompagnée de Pia, sa femme enceinte de quelques mois.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Florine

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fléministe. Avec son dernier spectacle, Florine présente son nouveau concept, le Fléminisme, une suite de solutions bien à elle et sans effort pour sauver la planète et sortir du patriarcat.

Disc Comedy

(Théâtre)

Mise en scène d'Olivier Maille, 1h30. Basé sur l'outil d'évaluation psychologique éponyme, ce spectacle plonge dans l’univers des personnalités, entre rouge, jaune, vert et bleu, pour découvrir avec humour qui nous sommes et à quelles catégories appartiennent notre entourage.

Trancher

(Théâtre)

Mise en scène de Sophie Engel et Héléna Sadowy, par la compagnie Haut les cœurs, 1h, dès 15 ans. Pour une énième fois, l'être aimé de Sophie vient de rompre. Face au cycle auquel elle est confrontée, elle décide d'agir et remonte le fil de son rapport à l’amour et à sa culture juive pour chercher ce qui cloche et essayer de faire fuir les monstres.

Rosalía

(Rock & Pop)

Dans le cadre de la tournée suivant la sortie de son quatrième album Lux, sorti il y a quelques mois, Rosalía montera sur la scène de la LDLC Arena pour y interpréter ses derniers titres.

Affronter l'incertitude : le marché des soies lyonnaises du milieu du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale

(Conférences)

Animée par Pierre Vernus, historien et maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Lumière Lyon 2. En moins de deux heures, cette conférence présentée par la Société d’histoire de Lyon propose de découvrir l’histoire du marché de la soie lyonnaise dans une période de près de soixante ans, marquée par l'arrivée des canuts dans les pentes de la Croix-Rousse.

Schubert, quintette

(Classique et Lyrique)

Par les musiciens de l'ONL, 1h10. Pour cette soirée célébrant les ensembles à quatre et cinq joueurs, l'Auditorium de Lyon accueillera les musiciens de l'ONL qui interprèteront le Quatuor à cordes n° 12 et le Quintette à cordes en do majeur de Franz Schubert.

Notre avis : Les musiciens de l'ONL s'aventurent dans la musique de chambre de Schubert avec deux œuvres contrastées du compositeur romantique : le Quatuor à cordes n°12 composé à 23 ans, tout en frémissements et alternance d'élans et de retenues, mêlant aussi fougue et colère, et le Quintette pour cordes en do majeur qui a été, lui, composé à l'été 1828, deux mois avant la mort de Schubert. Le second violoncelle apporte une tonalité grave et dialogue avec les quatre autres instruments, pour, une œuvre dense et sous tension, l'une des plus belles de la musique de chambre dit-on.

The dead South

(Rock & Pop)

Fondé en 2012 à Regina au Canada, le quatuor The dead South s'illustre dans le genre méconnu du bluegrass, apparu dans les années 1940 dans les Appalaches. Avec pour ambition de créer une musique qui rassemble les personnes, les voici en pleine tournée européenne, qui s'arrêtera le temps d'un soir au Transbordeur.

Notre avis : À travers une instrumentation stricte et un héritage roots relu par l'entremise d'une sensibilité post-indie, The dead South s'impose depuis une décennie comme l'un des groupes phares du renouveau bluegrass. Combinant précision rythmique, voix serrées et goût pour les récits sombres, le quatuor canadien sait manipuler habilement le passé pour afficher conjointement sa matrice ainsi que sa réinvention contemporaine.

Ocean Vuong

(Rencontres et Dédicaces)

Écrivain, poète et photographe, Ocean Vuong est l’auteur d’Un bref instant de splendeur, sorti en 2021 et lauréat de nombreux prix internationaux. Dans cet ouvrage, l'auteur retrace sa vie en remontant le fil d’une histoire familiale vietnamo-américaine brisée par la guerre et les bombes.

Biographies

(Théâtre)

Mise en scène d'Eric Longequel, 1h, dès 8 ans. Mêlant jonglage et rap, Biographies raconte l'histoire de Neta et Pierre, qui partagent l’intimité de leurs vies au plus proche de leur deux disciplines singulières. Alors qu'elle jongle, il se fait tantôt porte-parole, psy ou encore confident, déclamant dans un flot continu les états d’âmes de son amie.

Les mardis du 4

(Chanson)

La quatrième soirée de l'édition 2026 des Chants de Mars se déroulera dans le quatrième arrondissement avec quatre artistes : La Duche, qui se demande entre rap et slam ce que c'est que d'être une femme, Yannick Aime et son exploration de l'insolite à travers des chansons décalées, Angelina Pelluet et sa pop intimiste sur laquelle elle laisse aller sa voix cristalline, sans oublier Romanée avec ses boucles électro organiques berçant des refrains engagés.

Claude Debussy

(Conférences)

En partenariat avec la Société philharmonique de Lyon, l’Auditorium-Orchestre national de Lyon propose au cours de sa saison plusieurs rendez-vous avec des musiciens, musicologues et conférenciers reflétant la richesse musicale de la saison. Cette fois-ci, les projecteurs seront braqués sur le compositeur Claude Debussy et son héritage.

Charlène Lyonnet, Sonia Viel et Christophe la Posta

(Rencontres et Dédicaces)

Dans le cadre de l'édition 2026 du festival Magnifique Printemps, les autrices Charlène Lyonnet (Un arc-en-ciel sourit aux nuages), Sonia Viel (Bang Bang et autres récits), et le poète Christophe la Posta (Couleurs aube) viennent à la librairie Traits d'union pour partager leur expérience suite à la parution de leur première œuvre.

Marie-Pierre Porchy

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Consentements, les vérités d'une magistrate. Dans son nouvel ouvrage, Marie-Pierre Porchy s'appuie sur ses 36 ans de carrière de magistrate pour poser les bases juridiques autour du consentement et permettre une réflexion objective en évoquant toutes les pistes possibles pour de nouvelles évolutions de la loi.

François Beaune

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Lyon. À travers l'histoire de neuf personnages réunis pour un mâchon, François Beaune balaye dans son nouvel ouvrage plus de 2000 ans d’histoire et fait découvrir les multiples manières d'habiter la ville.

Black foxxes

(Rock & Pop)

Inspirés par les expériences en pleine nature de leur leader Mark Holley, les quatre membres de Black foxxes créent une musique sincère et vulnérable, comme une catharsis venant d'un besoin intérieur.

Notre avis : Romantique sans être autodestructeur, mélancolique sans être plaintif, ainsi pourrait-on définir le geste artistique que Mark Holley poursuit depuis un peu plus de dix ans. Après un renouvellement total de la section rythmique et un hiatus de cinq ans, Black foxxes livre avec The haar une œuvre d'une rare sensibilité dolente et hypnotique, crépusculaire réarticulation spectrale et âpre des sonorités rock et post-rock des années 90.

Shapeshifting / AlShe/Me

(Danse)

Chorégraphies de Linda Hayford, 50 min, dès 8 ans. La chorégraphe rennaise Linda Hayford est mise à l'honneur par la Maison de la Danse avec ce double programme comprenant Shapeshifting, sa première pièce chorégraphique en solo orchestrant une multitude de transformations, ainsi que AlShe/Me, formant un duo de popping ludique et complice avec son frère.

Shiraz

(Danse)

Chorégraphie d'Armin Hokmi, 50 min, dès 12 ans. Invité pour la première fois à Lyon, le chorégraphe iranien Armin Hokmi vient présenter à la Maison de la Danse sa création rendant hommage au Festival des arts de Shiraz, mettant en scène sept interprètes pour entretenir le feu d’un mouvement minimaliste entêtant fait de petits pas chaloupés et de silhouettes à peine ondulantes.

Jeune Lion

(Rap)

Porte-étendard de la new wave africaine, Jeune Lion mêle dans sa musique une esthétique sacrée avec des éléments de trap et des chants habités pour un résultat dans l'air du temps. Un mois après la sortie de son premier album Babylone Brûle, le voici sur la scène du Transbordeur.

Hypertemps

(Spectacles Divers)

Conçue à la fois comme une installation immersive et une performance scénique, cette création sonore s'articule autour de douze tubes sonores et de trois percussionnistes pour proposer une expérience d’écoute où les matières, les rythmes et les gestes se croisent dans une dramaturgie du ralentissement face à la vitesse et à la pression constante de l’ultra-connectivité de notre époque.

James Baker + Rallye

(Rock & Pop)

Très influencé par le cinéma, James Baker façonne un univers musical à la croisée de l’indie pop, du rock alternatif, de l’électro et du rap pour créer des morceaux abordant les thèmes du souvenir, du refoulement, du désir d’effacement et de la persistance des émotions. Ce soir-là, la première partie sera assurée par Rallye et sa pop ambitieuse teintée de rock et d'indé pour porter des chansons en français.

David Hallyday

(Rencontres et Dédicaces)

Huit ans après la disparition de son père, David Hallyday propose un nouveau spectacle combinant leurs répertories respectifs, spécialement revisités pour l’occasion afin de lui rendre hommage.

Alex Montembault + Melba

(Chanson)

Formé au jazz, bercé par la chanson française et passionné de rock progressif des années 1970, Alex Montembault compose de smorceaux intimes et lumineux. Le voici sur les planches d'À Thou Bout d'Chant, accompagné de Melba et sa pop solaire.

Sarah Schwab

(Spectacles Divers)

Dans Du rêve à la réalité. En mélangeant théâtre, musique et danse, Sarah Schwab construit un voyage sensoriel et introspectif pour le public, lui servant de toile de fond pour raconter ses histoires.

Guigui Pop

(Chanson)

Dans Full contact. Après une carrière de musicien, Guigui (ou Guillaume de son vrai nom) se lance dans le stand-up. Aujourd'hui, il est au milieu de sa vie, et il vient en parler sur scène.

Éditions Amsterdam

(Rencontres et Dédicaces)

Après les éditions Phébus l'année dernière, la librairie du Tramway organise en mars une rencontre avec les éditions Amsterdam, qui traduit et édite depuis 2003 des ouvrages de philosophie, de sociologie, d'histoire et de sciences critiques et politiques. Son directeur éditorial, Nicolas Vieillescazes, sera présent pour parler de son métier, de sa ligne éditoriale et de la situation économique et politique de l'édition d'essais.

Margot Gallimard

(Rencontres et Dédicaces)

La librairie Vivement Dimanche accueille Margot Gallimard, directrice de la collection L'Imaginaire aux éditions Gallimard, pour échanger à propos de ces 760 ouvrages regroupant pêle-mêle Julio Cortázar, Marguerite Yourcenar, Georges Perec, Guillaume Apollinaire et Violette Leduc.

Olivier Razemon

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre On n'a que du beau ! Le marché, ingrédient d'une société heureuse. Dans une enquête impressionniste, le journaliste Olivier Razemon convie à la (re)découverte des marchés et de leurs multiples facettes. Il défend ce lieu d’achat singulier, en plein cœur de la ville, qui incarne des valeurs comme l’alimentation saine, la convivialité, le vivre-ensemble et la diversité.

Anne F. Garréta

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre DJ, portrait de l'artiste en animale nocturne. Quarante ans après la sortie de son livre Sphinx, depuis devenu culte, Anne F. Garréta plonge de façon abrupte et radicale dans la nuit des années 1980, où elle fit l’apprentissage du métier de DJ au Katmandou, boîte de nuit de la rue du Vieux-Colombier. Entre Paris, New York et Berlin, les gestes de la DJ se diffractent avec élégance dans ceux de l’écriture, de la danse et de l’amour.

Thomas d'Ansembourg

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Te changer toi peut tout changer. Psychothérapeute et formateur en relations humaines, Thomas d’Ansembourg enseigne depuis 1994 la communication non violente. Avec cet ouvrage, il identifie cinq systèmes de pensée qui nous enferment au quotidien et nous amènent à subir, voire à créer docilement des conditions et rythmes de vie déshumanisés, et explore comment retrouver une existence qui ait du sens en nouant avec soi-même et les autres des relations profondes, fécondes et inspirantes.

Coup de projecteur sur le cinéma engagé en Europe

Le festival international du court métrage de Clermont-Ferrand s'exporte à Lyon le temps d'une soirée à l'Alliance française pour offrir un aperçu de l'univers du court métrage engagé, avec une sélection explorant la création cinématographique européenne qui aborde à travers des techniques variées, du documentaire à l’animation, les thématiques actuelles et la nécessaire adaptation au changement.

Chute libre

Le collectif À peu près démarre un nouveau format de projection de courts métrages une fois par mois au Toï Toï ! Chaque soirée aura un thème différent, et proposera un film d'une durée changeante à chaque fois, tout comme les techniques utilisées par les réalisateur·ices.

Voyage sur place

(Théâtre)

Texte d'Alain Reynaud, mise en scène d'Alain Simon et Gilles Joly. Dans sa nouvelle création, Alain Reynaud évoque les personnages de sa famille et les habitants de la petite ville d’Ardèche où il a grandi. Au-delà de la compilation de souvenirs, il invite à plonger dans un univers dans lequel chacun peut se reconnaître et livre un récit drôle et humain.

Barbara

(Théâtre)

De Philippe Mangenot et Rafaèle Huou

Notre avis : Après les biopics sensibles de Tchekhov et Jean-Luc Lagarce, Philippe Mangenot et Rafaèle Huou signent un spectacle dynamique entrecoupé de très justes interprétations de l'une des icônes de la chanson française. Sa famille, ses galères, son avènement et sa longévité sont traités en 1h30 de façon limpide et avec une grande sincérité.

High Fade

(Soul & Funk)

Avant d'entamer une tournée de cinquante dates à travers l'Amérique, les trois Écossais de High Fade feront un petit détour par le Sucre, pour donner au public français un aperçu de leur mélange de funk, de rock et de disco.

Quatuor Aegon

(Classique et Lyrique)

Peu de temps après la fin de sa rénovation, la salle Proton-de-la-Chapelle de l'Auditorium de Lyon accueille le quatuor Aegon, composé de deux violons, un alto et un violoncelle pour interpréter le Quatuor à cordes n° 2 de Chostakovitch.

Super Parquet + Cocanha

(Rock & Pop)

En mélangeant les musiques auvergnates et la bidouille électronique aux pulsations telluriques, Super Parquet propulse les textures électroniques vers de nouvelles formes de transe en l'infusant d'influences folk. Ce soir-là, le quatuor sera accompagné du duo occitan féminin Cocanha, qui réactive un folklore politique et vibrant où les voix s’affrontent et où la musique questionne et rassemble.

L'érotisme de vivre, 95 ans et toute une vie avant

(Lectures)

Trois ans après la fin de la première édition, Catherine Ringer reprend la route pour une tournée de lectures de textes de l'autrice Alice Mendelson. Accompagnée au piano, elle dit et chante l’amour, le désir et la joie d’exister pour célébrer l’art de vivre pleinement en toute intimité.

Lilly Wood and The Prick + Samson

(Rock & Pop)

Après cinq ans d'absence suivant la sortie de leur cinquième album Christina, le duo Lilly Wood and The Prick débarque à la Rayonne pour le présenter au public lyonnais, accompagné de leurs plus grands succès. Et pour compléter l'affiche, Samson sera de la partie avec sa pop indie.

Keroué

(Rap)

Après s'être fait connaître au sein du duo Fixpen Sill (qu'il a formé avec Vidji), Keroué a sorti son premier album en octobre dernier : Record, comme une mise à jour de sa discographie montrant qu'il est désormais prêt à raconter son histoire.

Ben Mazué

(Rock & Pop)

Un an après la sortie de son cinquième album, intitulé Famille, Ben Mazué monte sur les planches de la Halle Tony Garnier pour faire vibrer le public sur ses chansons personnelles à l'esthétique pop.

Sam Sauvage + Arkange

(Rock & Pop)

Dandy désarticulé sur scène comme à la ville, Sam Sauvage créé des mélodies entêtantes pour porter les textes qu'il écrit dans sa cuisine, entre chanson et pop. Ce soir-là, la première partie sera assurée par Arkange et son univers musical se déliant des frontières de styles qu'elle utilise pour aborder des thématiques intenses comme le désir, la réalité, le chaos et la quête de soi.

Rokia Bamba

(Musique Electronique)

Figure emblématique des scènes underground et engagées, Rokia Bamba s'invite aux Subs dans le cadre du festival Transforme pour proposer un DJ set vibrant où s’entremêlent influences africaines, grooves hip-hop, house incisive et techno planante.

Soirée poésie

(Lectures)

À  l'occasion du Printemps des Poètes, la librairie La Procure organise une soirée à l'amphithéâtre des Maristes avec une scène ouverte aux poètes et artistes et un spectacle inspiré des textes de la poétesse Marie Noël.

Christopher Alexander

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Play-boy, Dans un long poème à fleur de peau, Christopher Alexander revient sur la construction de l’image de soi, sa fragilité, la délicatesse et le rôle de l’écoute et du regard en mettant en scène un être qui se dépouille de ses a priori liés au genre, au sexe, au consentement et au regard.

Serena Giuliano

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Volare. Ambre a tout pour être heureuse : un métier qu'elle aime, sa meilleure amie Manuela, des sœurs jumelles qu'elle chérit comme une mère, et un drôle d'animal de compagnie à l'aile brisée. Alors, elle ne comprend pas ce manque d'énergie qui la plaque au fond de son lit et cette lassitude pour tout ce qui faisait le sel de sa vie. Manuela prend les choses en main et l'expédie en Sicile, où sa cousine organise des retraites spirituelles.

Jeremy Bastian

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée La Fille Maudite du Capitaine Pirate. Port Elisabeth, Jamaïque, 1728. Une jeune fille part à la recherche de son père disparu, l’un des redoutés flibustiers des mythiques mers d’Omerta. Dans un voyage à la Alice au pays des Merveilles, elle partira sur (et même sous) les mers à la rencontre de pirates tordus et teigneux, de créatures mythiques et autres fantasmagories se déployant comme des poupées russes.

Gilbert Keith Chesterton : le ditributisme

(Conférences)

Animée par Alexis Guénez, adjoint au directeur de la licence Humanité et Sciences politiques de l’Ircom. Penseur et polémiste catholique, Gilbert Keith Chesterton a soutenu la décentralisation et les petites entreprises pour une distribution plus équitable des biens. Cette conférence revisitera les fondements de sa pensée, à l'heure de la consommation locale.

Les visiteurs du jeudi : Julien le Bot

(Conférences)

Comme chaque jeudi, Hôtel71 s'associe avec des professionnels de la culture et des médias pour échanger pendant une heure. Cette semaine, l'invité sera Julien le Bot, rédacteur en chef adjoint de l’émission Le Dessous des cartes, qui viendra en dévoiler les coulisses.

Soirée Book'In #3

(Lectures)

L’association Des platines et des lettres propose une nouvelle soirée Book'In au Toï Toï ! Mêlant politique et musique, elle consistera en une rencontre avec l'autrice Bettina Zourli pour son livre Notre corps, leur choix ?, suivie d'un DJ set acid techno par Dodz.

Zaï zaï zaï zaï

(Théâtre)

D’après Fabcaro, mise en scène de Paul Moulin, 1h. Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, mais il ne la trouve pas. La caissière appelle la sécurité et Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un. Installés autour d’une grande table équipée de micros, une bande d’acteurs s’amuse comme des gosses à raconter cette histoire complètement déjantée, en faisant les voix et les bruitages.

Notre avis : Quand la bande dessinée à succès Zaï zaï zaï zaï de Fabcaro est adaptée sur scène en fiction radiophonique par le Théâtre de l'Argument, ça donne un spectacle à succès aussi drôle qu'inquiétant sur ce qu'il dit en filigrane de notre monde actuel - tout part d'un simple oubli de carte de fidélité pour finir en paranoïa sécuritaire nationale !

Rslce

(Musique Electronique)

Le temps d'une soirée, le Petit Salon confie sa programmation à la lyonnaise Caravel et son projet Rslce. À cette occasion, elle a convié les DJs Caravel, Poltergst, Tessæ et Triptykh pour prendre d'assaut la grande salle avec un set techno penchant vers la hardcore. De son côté, la petite salle sera investie par Melato et sa hardgroove.

Blob Party uncanny

(Musique Electronique)

La Blob Party est de retour au Transbordeur dans une nouvelle mise en scène Uncanny, avec un design vidéo adapté à chaque set, du VJing réactif et des caméras live, et une affiche composée de Vilhelm, Notinbed, Gu1t4r, Eugene, S0mebody et 0neo.

Vidéo club

(Musique Electronique)

Le vidéo club du Sucre est de retour pour une nouvelle édition spéciale, signée Polar Inertia qui présentera un live spécial de quatre heures pour plonger dans l’univers du duo, qui s’inspire des mythes science-fictifs de la musique techno. La bande-son sera signée Clarence, entre bass music, dubstep, dnb, halftime, tribe, techno et deep techno.

Sidilarsen + Kptn N3mo + August is gone

(Rock & Pop)

À l'occasion de la première soirée de son évènement Full Métal Jack, le Jack Jack convie les Toulousains de Sidilarsen et les Lyonnais de Kptn N3mo et August is gone pour une soirée entre metal, nu metal et pop metal.

Schubert

(Classique et Lyrique)

Cinq musicien·nes de l'ONL investissent la salle Proton-de-la-Chapelle de l'Auditorium de Lyon, récemment rénovée, pour y interpréter le Quintette à cordes de Schubert, une rencontre intimiste entre deux violons, un alto et deux violoncelles.

Soleil Launière

(Rock & Pop)

Chanteuse, comédienne, metteuse en scène et performeuse, Soleil Launière nourrit son rock indie de ses origines innues et oscille au chant entre le français, l’anglais, l’innu-aimun et une langue de son cru. Trois ans après la sortie de son premier album Taueu, la voici au centre Charlie Chaplin.

Asfar Shamsi + Bouki

(Rock & Pop)

À mi-chemin entre la pop et le rap, Asfar Shamsi se nourrit d'une multitude de genres musicaux pour créer un univers qui lui est propre, aux rimes tranchées et à l’écriture soignée. De son côté, Bouki s'attarde sur des rythmes breakbeat UK et de trap.

Theodora

(Rap)

Célébrée pour son hyperpop qui rassemble et traverse les frontières, Theodora entame cette année une tournée dans toute la France qui passera notamment par Lyon et la Halle Tony Garnier.

Notre avis : Confessons avec un poil d'ego ne pas avoir attendu la déferlante Kongolese sous BBL, pour miser sans retenue sur Theodora : FNG et Le paradis se trouve dans le 93 étaient déjà passés par là. Son tube (bouyon, un style musical originaire de Dominique) et sa mixtape Bad Boy Lovestory (carte de visite idéale), l'ont pour notre plus grand bonheur, placée en position de star potentielle. Entraînante, émouvante, provocatrice, sensible, frivole, grave, la Boss lady impose librement ses humeurs à un paysage dont elle bouleverse les certitudes.

Joulik + Tram

(Sono Mondiale)

Fin mars, le Toï Toï accueille une double release party sous le signe de la sono mondiale avec Joulik, dans une nouvelle formule en quartet ajoutant une batterie ponctuant des chants dans une petite dizaine de langues différentes, et Tram, qui fait danser les frontières et les traditions européennes depuis 25 ans.

La Bête Noire + Petite Reine

(Théâtre)

Mise en scène et chorégraphie de Raphaëlle Boitel, 1h10, dès 10 ans. Avec cette soirée en deux temps, Raphaëlle Boitel dresse deux portraits de femmes en lutte : dans La Bête Noire, une femme raconte son corps en se contorsionnant et en partant à la recherche de son identité et de son âme, et dans Petite Reine, elle poursuit son exploration dans une satire acrobatique et clownesque autour de l’emprise amoureuse.

Conférence de choses

(Théâtre)

Mise en scène de François Gremaud. Seul sur scène, un homme entreprend un voyage inédit et surprenant au cœur de la connaissance à travers une conférence. Après avoir réglé son minuteur, il commence calmement mais va très vite passer du coq à l'âne en enchaînant les sujets, du bison à la reine Margot et de Descartes aux bonbons. 

Mer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Tamara Al Saadi, 45 min, dès 14 ans. Deux jeunes femmes que tout oppose se rencontrent à un arrêt de bus. Dans un espace hors du temps, elles se livrent, se défient, se confient et font émerger ce qui se transmet ou se tait d’une génération à l’autre.

Le bruit des pierres

(Théâtre)

Écriture et mise en scène de Domitille Martin, Nina Harper et Ricardo Cabral, 1h, dès 8 ans. Sur scène, deux femmes entretiennent une relation sensible et intime à la matière minérale. De l’ocre à l’or, elles collectent et manipulent des pierres de toutes tailles et interrogent notre rapport occidental à la terre. À travers leurs interactions, elles incarnent un langage sensible d’équilibre et d’effondrement.

Mbok'Elengi

(Danse)

Chorégraphie de Jolie Ngemi, 1h, dès 14 ans. Porté par cinq danseur·use·s, ce spectacle incarne un souffle puissant de fête, d’espoir et de révolte dansée ; en revisitant certaines danses congolaises, la pièce célèbre les corps en mouvement et devient un manifeste où la joie se fait arme de résistance contre les inégalités et les lourds héritages coloniaux.

Bouillante·x

(Musique Electronique)

Première soirée organisée par le collectif Bouillante·x, fraîchement arrivé sur la scène lyonnaise, qui propose un espace pour célébrer les identités lesbiennes, féministes, queer et tous·tes les allié·es. À l'affiche de cette première édition, les DJs Maggy Smiss, Boréale et Valentinæ pour faire vibrer la cale du Sonic toute la nuit.

Laura Ulonati

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre J'étais roi à Jérusalem. Dans son dernier ouvrage, Laura Ulonati propose une visite de Jérusalem par le musicien Wasif Jawhariyyeh, natif de la ville, qui égraine ses souvenirs au fil de ses pas pour recoudre des mémoires déchirées sur un air improvisé d'oud. 

Nassera Tamer et Mohammed El Amraoui

(Rencontres et Dédicaces)

Dans le cadre du micro-festival À qui appartient l'écriture ?, la MJC de Saint-Just accueille une rencontre avec les auteurs Nassera Tamer et Mohammed El Amaroui pour leurs créations respectives Allô la place et Un palais pour deux langues,  autour des enjeux de la langue, de l'écriture et du « prendre place ».

Neb

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Gorm. Gorm et sa petite-fille Asta sont poursuivis par trois chasseresses redoutables et leur meute de loup, depuis qu'elles ont retrouvé l'Ancienne, leur cheffe, sans vie à ses côtés. Face à elles, il doit protéger Asta en usant de ses pouvoirs de berserker, mais le champignon indispensable à sa transe va rapidement manquer, et lorsqu'il est dans cet état,  il ne reconnaît ni amis ni ennemis, mettant en danger la jeune fille.

Les frontières du crime

(Conférences)

Animée par Rémy Valéro, doctorant en histoire du droit. Si les lois de tous les pays ne se ressemblent pas, des comportements comme le vol ou le meurtre semblent universellement réprimés. Cette conférence tentera de décrypter ce qu'est un crime, et retracera l’histoire juridique de cette question et son rôle dans la construction du droit pénal international.

Blind test de Nina & Simone

(Jeux)

Nina & Simone sont de retour au Mob Hôtel pour une résidence mensuelle dans le restaurant, où elles tiendront un blind test, leur spécialité ! De Beyoncé à Nirvana ou de David Bowie à Booba, les gagnants pourront repartir avec de nombreux lots.

Grand entretien avec Emma Dante

(Conférences)

À l'occasion de la représentation de Manon Lescaut à l'Opéra de Lyon, la dramaturge Catherine Ailloud-Nicolas reçoit la metteuse en scène Emma Dante pour une rencontre portant sur son univers et sa carrière entre théâtre et opéra, en France comme en Italie.

Christophe Alévêque

(Humour & Café Théâtre)

Dans Revue de presse. Dans une thérapie de groupe improvisée, sans limites, sans structure et sans tabous, Christophe Alévêque décortique l’actu et ce qu’en dit la presse : dans un foutoir de feuilles et de notes, il attaque aussi bien les grands sujets que les petits.

Double jeu

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Sabine Leclercq et Guilaume Perez pour une exposition collective de leurs travaux, explorant le portrait, l'archive, les formes et la couleur.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Le plaisir, la peur et le triomphe

(Théâtre)

De Joaquim Fossi, 1h. Après la révolution engendrée par la photographie au siècle dernier, le 21e siècle marque une nouvelle rupture, car les images circulent désormais en continu sur nos écrans. Face à cette déferlante, Joaquim Fossi tente de reprendre le contrôle et de restaurer nos imaginaires en s'arrêtant sur certaines de ces images pour les regarder autrement et réinventer notre rapport à celles‑ci. 

Very hot line

(Théâtre)

Texte d'Yvan Lecomte, mise en scène de Yohan Genin, par la compagnie du Bistanclac, 1h20, dès 15 ans. Début 2000, Télécom Polissonnes, petite entreprise de téléphone rose, subit de plein fouet la révolution numérique. Le dépôt de bilan semble inévitable, mais c’est sans compter sur Catherine, Julie et Mickaël, une équipe qui va tout donner pour sauver leur entreprise.

Un peu de calme avant la tempête

(Théâtre)

Texte de Theresia Walser, mise en scène de Gilles Chavassieux, 1h15. Trois hommes, H1, H2 et G, se retrouvent avant de passer sur un plateau en direct à la télévision pour débattre sur l’incarnation d’Adolf Hitler, bien que l’un d’eux soit surtout connu pour avoir interprété Goebbels. D'abord centré sur  l’incarnation de l’inhumanité, leur échange glisse peu à peu vers une réflexion sur l’irruption du personnage dans la vie intime et sociale.

Notre avis : Retour de Gilles Chavassieux sur les planches ! Lui qui a fondé et dirigé jusqu'en 2012 le théâtre des Ateliers, aujourd'hui annexe du TNG, rejoint deux camarades pour jouer trois acteurs s'apprêtant à débattre en direct à la télévision sur l'incarnation d'Adolf Hitler. Ils s'emparent de la première pièce traduite en français, en 2019, de la très primée dramaturge allemande.

This is Hit Machine 90-2000

(Musique Electronique)

Le Petit Salon organise un voyage dans le temps direction le tournant du millénaire, avec No2t et Vyktor Nova qui mixeront de la dance, de la pop, du rock, de la techno et du RnB 90-2000 dans la grande salle, alors que dans la petite salle Terror Mike se focalisera sur du hip-hop et du RnB old school.

Garçon Sauvage XXL

(Musique Electronique)

Le collectif Garçon Sauvage envahit le Transbordeur une fois de plus pour une soirée aux dimensions XXL, avec à l'affiche une fête imprévisible orchestrée par Kalika en live et Dela Nesto, Jean Terechkova, L'Homme Seul ainsi qu'Urva Estreva. La partie cabaret sera assurée par les performers Candy Williams, Catherine Baise-en-Ville, Luxurious Big, Max Velours, Milf ta Mère et Zanni la Lune en host.

Arøne

(Musique Electronique)

Représentante de la nouvelle génération, Arøne tire ton inspiration du cloud rap, de la pop et de la chanson emo pour créer une musique éclectique et hybride empreinte d'insouciance, dont elle fera la démonstration sur le rooftop du Sucre.

Club

(Musique Electronique)

Venus tout droit de Manchester, Blasha et Allattsont les co-fondateurs des soirées Meat Free, reconnues comme l’une des rave techno les plus intenses du Royaume-Uni. Entremêlant techno et house, leurs sets viendront secouer le rooftop du Sucre.

Kabar Maloya - Ti'kaniki invite Fazaz

(Sono Mondiale)

Le collectif de maloya lyonnais Ti’kaniki continue sa série de kabars au Périscope, et pour cette nouvelle édition, ils invitent le trio franco-marocain Fazaz et leurs poèmes tragiques aux rythmiques transes et aux mélodies entêtantes.

Loudblast + After the Outbreak + Lords of Sylen

(Rock & Pop)

Deuxième et dernière soirée de l'évènement Full Métal Jack au Jack Jack avec les Lillois de Loudblast et les Lyonnais de After the Outbreak et Lords of Sylen pour une affiche entre death metal et metalcore.

Eyes and Legs

(Rock & Pop)

En trio anti-guitare, Eyes and Legs se compose d'une basse, d'une batterie et de claviers pour créer un post-punk navigant entre des accents pop désabusés et des éruptions abrasives de noise et de punk. le 21 mars, le groupe sortira son second EP, intitulé Gravel, et viendra fêter cet évènement au Sonic.

Le Dictateur

(Ciné Concert)

Direction musicale de Timothy Brock, par l'ONL, 2h15. 86 ans après sa création, l'Auditorium de Lyon accueille une version ciné-concert du Dictateur de Charlie Chaplin, premier film parlant du réalisateur dans lequel il incarne un Hitler d’opérette dont les visées impérialistes sont brisées par son sosie, un barbier juif. La musique, omniprésente dans cette critique du nazisme et du fascisme, sera orchestrée par Timothy Brock et interprétée par les musicien·nes de l'Orchestre national de Lyon.

Gnawa Diffusion

(Sono Mondiale)

Depuis 1992, Amazigh Kateb et son groupe marient la tradition populaire algéroise du chaâbi avec des sonorités reggae, raggamuffin et transe, le tout créé avec des instruments traditionnels des gnaouas, une confrérie musulmane mystique dans laquelle la transe et les rites de possession jouent un rôle très important.

Eiffel

(Rock & Pop)

Hors des codes et des standards du rock, Eiffel combine des éléments de Bowie, des Pixies, de Bach et de Brel, mélangés avec des influences latino-américaines, baroques et romantiques pour un résultat en constante évolution.

Siwane + Chaabi-neigh

(Sono Mondiale)

Né à l'initiative de la chanteuse Mounia Siwane et de sa rencontre avec le guitariste Stani Jardel, le projet Siwane (depuis transformé en quatuor) combinent des mélodies arabo-andalouses de style malouf aux arrangements jazz et flamenco. Ce soir-là, ils seront accompagnés de Chaabi-neigh pour un concert mêlant musiques et chants issus d’un répertoire poétique à la fois ancestral et contemporain, enraciné dans la tradition orale et littéraire de la Kabylie.

Étienne Fletcher + Clémentine Weck

(Chanson)

Un an après la sortie de son second album Kauai O'o, s'inspirant de l’histoire d’un oiseau d’Hawaï aujourd’hui disparu, Étienne Fletcher s'invite sur la scène d'À Thou Bout d'Chant pour un concert entre folk et pop avec Clémentine Weck en première partie, avec sa musique mêlant mélancolie et douceur.

Franjo

(Humour & Café Théâtre)

C’est avec un humour rentre-dedans que Franjo traite d’absolument tous les sujets sur scène sans retenue ni peur de froisser qui que ce soit. Sur scène, tout y passe : le quotidien, les rapports humains, le travail, le sport ou les micro-situations qui nous font tous sourire pour devenir une nouvelle blague.

Nadim

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fraîcheur de vivre. Construit sans fil conducteur fixe, le nouveau spectacle de Nadim mélange réalisme, absurde et surréalisme avec légèreté pour aborder une foule d'anecdotes qu'il transmet sur scène avec une énergie débordante.

Laure Monloubou

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Howard et Howen. Howard et Howen sont deux homards bleus qui coulent des jours tranquilles dans l'aquarium d'un restaurant. Un jour, Howard ressent un étrange pincement : il rêve de découvrir l'océan, et détale sans attendre. Une folle épopée commence alors, portée par un souffle de liberté.

Julia Woignier

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre illustré L'hiver de Volpiglio. L'hiver arrive et tous les animaux s'apprêtent à hiberner, sauf Volpiglio, car les renards n'hibernent pas. Il borde donc ses amis, lit des histoires, cale des coussins et prépare des en-cas puis rentre chez lui. Un matin, une couche de neige fraiche lui offre une page blanche pour écrire ce qui le traverse. Et chaque jour, la neige renouvelle la surface. Il laisse alors libre court à son inspiration et, un matin, la neige laisse apparaitre la terre : le printemps est de retour.

Xavier Raynal

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman "Au dessus des regrets"

Soirée poésie plurilingue et musicale

(Lectures)

Dans le cadre du micro-festival À qui appartient l'écriture ?, le cercle St Irénée convie neuf auteur·ices et performeur·euses pour une soirée sous le signe de la poésie, entrecoupée d'interludes musicaux par Fanny Viale, Safia Gharbi et Robbas Biassi-Biassi.

Bastien Horisberger

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre de recettes Kiffe ta diète. Connu sur les réseaux sociaux sous son alias Swiss Fitcook, Bastien Horisberger propose avec son nouveau recueil soixante recettes gourmandes et santé pour mieux manger sans se priver.

Florent Gobet

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Thérapie. Depuis le début de l'âge adulte, Florent a peur d'être un jour gravement malade. Entre sueurs nocturnes, évanouissements, maux de ventre, ruminations, pas de doute qu'il est hypocondriaque. Un matin, ses craintes lui sauvent la vie, car il apprend lors d'un examen de contrôle chez un urologue qu'il est atteint d'un cancer du testicule, une maladie qui fera office pour lui de thérapie à ses nombreuses angoisses médicales.

Grand entretien avec Richard Brunel

(Conférences)

À l'occasion de la représentation de Billy Budd à l'Opéra de Lyon, la dramaturge Catherine Ailloud-Nicolas reçoit le metteur en scène Richard Brunel pour une rencontre portant sur son travail créateur et les thématiques qui traversent son parcours artistique.

La quête médiévale : Les artefacts sacrés

(Visites)

Lors de cette balade sous forme de jeu de piste / jeu de rôle, les participant·es pourront suivre un parcours allant du vieux Lyon jusqu'à la Presqu'île tout en incarnant des personnages devant mener une enquête dans le Lyon du XIVe siècle.

Anna Maria Cutolo

(Peinture & Dessin)

Explorant une vision intime de ses origines italiennes, le travail d'Anna Maria Cutolo met en scène des créatures devenant les reflets des invisibles. Avec son travail sur l’humain, l’enfance et l’intime, la vigueur du trait et la violence des contrastes conduisent aux confins du sacré et du profane.

Notre avis : Les œuvres de l'artiste originaire de Pompéi s'apparentent à des images arrachées à des palais et des chapelles en ruines, voire disparues, légués à une mémoire irradiée, condamnée. Des lambeaux de fresques dont l'exsudation pigmentaire a défiguré les visages et altéré la corporéité, corrompant à jamais leur forme. Le geste d'Anna Maria Cutolo ne répond pas à une nécessité d'effacement, mais de restitution à la visibilité : résurgence à la fois salvatrice et porteuse d'une inquiétante étrangeté.

Prendre soin

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Alexander Zeldin, 1h30. Au cœur de la nuit, dans une boucherie industrielle, cinq agents de ménage se rencontrent pour la première fois. Au moment de leurs pauses, ils bavardent, dans une scénographie d’une grande sobriété donnant toute la place aux acteurs et actrices.

Notre avis : Dans cette saison dense, on ose affirmer que c'est le spectacle que nous attendons le plus. Il y a quelques années, Alexandre Zeldin nous avait fait chavirer avec Love tant il aimait ses personnages plus qu'il ne collait sur eux un discours, intensément politique. Avec le théâtre, il rendait leur humanité à des allocataires en mal de logement gérés par les services sociaux anglais. Avec Prendre soin, autre volet de sa trilogie sur les inégalités, le Britannique s'attache aux travailleurs précaires, celles et ceux compressés par le programme économique à la tâche dit « Zero hour ».

Romancero queer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Virginie Despentes, 1h40, dès 15 ans. Après Woke, sa première expérience de mise en scène, Virginie Despentes est de retour avec Romancero Queer, qui se déroule dans les loges d’un théâtre public où huit acteurs sont rassemblés pour l’adaptation d’une pièce. La banalité de la tyrannie du metteur en scène les exaspère, puis les révolte et les soude.

Notre avis : Événement : l'autrice culte Virginie Despentes débarque à Lyon (à la Croix-Rousse, forcément) avec sa deuxième pièce qu'elle met en scène : Romancero queer. Un spectacle vivifiant et joyeusement imparfait, dans la lignée de ses réflexions et de ses combats (sa première pièce, écrite à huit mains, revendiquait fièrement le titre Woke), avec pour point de départ narratif le monde du théâtre et une histoire de metteur en scène problématique. Très métathéâtral.

Jean-Luc Garcette

(Photographie)

La galerie Imag'in accueille le photographe lyonnais Jean-Luc Garcette pour une exposition de ses photographies, entre portraits, lingerie et nus.

S. society x 23:59

(Musique Electronique)

Le collectif 23:59 est de retour au Sucre pour une édition spécial de S. society, qui consistera en un set de six heures de Flymeon, qui brouille les frontières entre techno industrielle et heavy metal, Gaskeen et sa techno sombre et mélodique, le duo H!dude et ses sonorités minimales, Rekkt et sa hard techno ultra rapide, sans oublier Schlass et ses influences multiples allant de la Tekno jusqu’à la Psy Trance.

Florent Pagny

(Rock & Pop)

Quelques mois après la sortie de son 22e album Grandeur nature, Florent Pagny prend la route dans e cadre d'une tournée qui s'arrêtera notamment par la LDLC Arena.

Mauvaise Bouche + Fleur sous bitume

(Chanson)

Avec une sincérité désarmante sur fond de pop francophone énergique, Mauvaise Bouche livre des textes déroulant le fil de sa vie, d’une note vocale envoyée à une amie à des réflexions plus sombres sur la santé mentale, la vie dans une société capitaliste et patriarcale ou la peur de l’avenir. Ce soir-là, elle partagera la scène avec Fleur sous bitume et ses chansons aux musiques douces contrastant avec ses paroles brutales.

La profondeur des forêts

(Théâtre)

Texte de Stanislas Cotton, mise en scène de Florent Brondel et Camille Villanueva, 1h15, dès 16 ans. Les nuits de Sirius sont hantées par un rêve singulier qui l’arrache au sommeil : lors de ses insomnies, il tient d’étrange dialogues avec un fantôme. Pourtant, il doit se lever chaque matin pour aller à son nouveau travail, où il fait la connaissance de Zelda Rose. Tout pourrait être simple, mais ce serait compter sans ce fantôme qui prend de plus en plus de place.

Baaziz

(Rock & Pop)

Oscillant entre chanson, folk, country, rock et influences traditionnelles,  Baaziz s'est taillé une place dans la scène musicale maghrébine dès les années 1980 avec ses textes incisifs mêlant humour noir, satire sociale et regard sans concession sur les réalités politiques, culturelles et humaines de l’Algérie. Le voici maintenant sur la scène de la Comédie Odéon, avec son nouveau spectacle intitulé La rechute.

Maison pop

(Salons et foires)

Fin mars, le Mob Hôtel accueille Maison pop, un événement mode pensé comme une expérience immersive conviant une douzaine d’exposants, entre stands vintage, sérigraphie, upcycling et céramique, ainsi qu'une salle bien-être, des ateliers, des DJ sets et un blind test.

Festival Vrai de vrai

Troisième édition du festival de documentaire de cinéma pour la véracité de l'information, avec une sélection de six réalisations sur des thèmes comme la montée du white power en Europe, les langues indigènes d'Amérique du Sud ou le parcours d'une boxeuse.

Notre avis : Face au flot ininterrompu d'informations, le festival Vrai de vrai célèbre le documentaire comme un temps de recul et de regard critique. Durant six jours, sept films marquants seront projetés à l'Aquarium ciné-café, explorant des luttes politiques, sociales et existentielles : des résistances féministes aux coulisses du procès de France Télécom, en passant par l'épopée punk et autiste d'Astéréotypie dont le documentaire sera projeté ce mercredi à 20h30.

Monstres, démons et merveilles

(Visites)

En écho avec l'exposition Merveilleux Moyen Âge, le musée Gadagne organise une visite du cinquième arrondissement à travers trois histoires du Moyen Âge. Les participant·es revivront le couronnement du pape à Lyon, découvriront ce qu'était l'Ourgon de la Saône et rencontreront Saint Georges qui combat un dragon.

Quand l'architecture nous raconte le goût du médiéval

(Visites)

À travers cette visite en écho à l'exposition Merveilleux Moyen Âge, le musée Gadagne propose de remonter le temps et découvrir comment l’architecture médiévale a marqué la ville, des édifices religieux aux bâtiments civils, de l’abbaye d’Ainay à l’église Saint-Paul en passant par le Vieux Lyon.

Franz Ferdinand + Irnini Mons

(Rock & Pop)

Avec The Human Fear, septième album sorti l'année dernière, Franz Ferdinand est revenu à sa formule d'origine, qui sert de tremplin pour explorer de nouvelles mélodies rafraîchissantes. Ce soir-là, ils seront accompagnés des Lyonnais d'Irnini Mons et de leur mixture de post-punk et d'indie pop.

Pierre et la rose + Collectif Oshumaré

(Chanson)

Toutes nées d’un poème écrit dans l’intimité, les chansons de Pierre et la rose proviennent d'une émotion complexe avant d'être habillées de mélodies à la fois délicates et profondes, puisées dans un univers mêlant folk, variété française, rock et RnB alternatif. De son côté, le collectif Oshumaré invitera ses membres DJ Pompompom et N'zola pour une touche afro.

Tous les diables

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Yasmine Berthoin et Lucas Bustos Topage, 1h10, dès 15 ans. Deux personnes accueillent le public dans leur cave/laboratoire pour lui proposer un cours magistral sur le Diable dans la littérature, qui dérape peu à peu en une conférence burlesque sur le Mal, voire un laboratoire d’expérimentation sur eux-mêmes et sur les autres.

Gyslain.n

(Chanson)

Poète, écrivain et slammeur, Gyslain N. s’est fait une place à part entière dans le paysage des musiques actuelles avec son univers mélangeant chanson, spoken word et slam, au service d'une écriture soignée et poétique.

Podkassos

(Humour & Café Théâtre)

Composé des humoristes Franjo, Urbain et Pierre Thevenoux, le Podkassos est un podcast dans lequel ils proposeront chacun une démonstration de leur talent pendant plus d’une heure, avec des exclusivités non présentes dans leurs spectacles respectifs.

Jean-David Morvan

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Simone. En 1972, la télévision affiche le portrait d’un vieil homme, recherché depuis la fin de la guerre : Klaus Barbie. En le voyant, Simone Lagrange, 42 ans, est d’abord interloquée, avant de voir ressurgir un douloureux passé, car ce vieil homme est son tortionnaire, celui qui l’a torturée, à Lyon, à partir du 6 juin 1944. Elle se souvient de la jeune fille qu’elle était, du basculement de la France vers le régime de Vichy, et de ses années de résistance en tant qu’agent de liaison.

Go Maestro ! Billy Budd

(Conférences)

Animée par Marinu Leccia, musicologue et professeur de culture musicale au CNSMD de Lyon, 1h. Avec une approche accessible à toutes et tous pour découvrir la musique d’opéra, Go Maestro ! propose cette fois-ci de découvrir les clés d'écoute de Billy Budd et ses originalités, notamment sa nomenclature vocale écrite uniquement pour des voix masculines.

Document-Terre : Mauritanie

Dans le cadre de son cycle de reportages Document-Terre, l'Échappée projettera le travail de Valentin Bertrand, qui a pour fil directeur le parcours d'une troupe de théâtre jouant auprès des nomades du Sahara pour leur transmettre, grâce au rire, des messages élémentaires, d’hygiène, d’éducation ou d’alimentation.

Le crime pas fait

(Humour & Café Théâtre)

Écrit par Romain Franklin, 1h15, dès 12 ans. Dans les années 1960, un blessé de guerre, vit reclus dans un appartement londonien, vissé dans son fauteuil roulant. Auteur de romans noirs à succès, sa machine à écrire est son seul refuge, quand débarque une nouvelle auxiliaire de vie, Élisabeth.

Le Premier sexe

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Mickaël Délis, 1h20. Épaulé par divers membres de sa famille, ses camarades de classe, des collègues et d'autres, un homme offre le fruit de sa réflexion sur le thème de la virilité, de l'enfance à l'âge adulte, le tout condensé en sept tableaux.

Notre avis : Dans la famille des seuls-en-scène à personnages, très à la mode en ce moment, Le Premier sexe de Mickaël Délis est dans le très haut du panier. Le comédien et auteur a ainsi livré en 2022 un spectacle sur « la grosse arnaque de la virilité » analysée de son point de vue d'homme gay, et avec pas mal d'humour et de théâtralité - notamment lorsqu'il campe sa mère. Une réussite qui tourne petit à petit en France et qui, pour info, a été complétée par deux autres spectacles afin de former une remarquable et passionnante « trilogie du troisième type ».

Hans ZImmer

(Classique et Lyrique)

Dans le cadre de sa nouvelle tournée, intitulée The next Level, le compositeur Hans Zimmer s'arrêtera à la LDLC Arena pour y interpréter des extraits de bandes-son culte comme Interstellar,  Dune,  Inception,  Gladiator et Pirates des Caraïbes.

Brad Mehldau & Christian McBride

(Jazz)

En partenariat avec le festival Jazz à Vienne, l'Auditorium de Lyon accueille le pianiste Brad Mehldau, habitué de la scène de la salle pour une rencontre avec le contrebassiste Christian McBride, quatre ans après leur dernière collaboration sur l'album LongGone.

Ensemble Cohaere

(Classique et Lyrique)

Avec son nouveau projet Miroir, l'ensemble Cohaere a voulu mettre en lumière la richesse stylistique de la musique des compositeurs qui ont façonné le paysage baroque de Gdańsk : Meder, Schnittelbach, Telemann, Goldberg et Scheidt seront ainsi invoqués le temps d'une soirée pour une démonstration de leur virtuosité et de leur force expressive.

Lara Fabian

(Chanson)

Depuis octobre 2025, Lara Fabian est en tournée dans toute la France, la Suisse et la Belgique. La voici maintenant sur la scène de la Halle Tony Garnier pour y interpréter ses plus grands succès et les titres de son dernier album,  Je suis là.

Les 24h du mot

Moment fort du festival des Chants de Mars depuis 2016, les 24h du mot font leur retour cette année en proposant une fois de plus à 24 artistes d’écrire et de composer en 24 heures une chanson originale sur un thème imposé avec des contraintes d’écriture ou de composition tirées au sort.

Aurore Turbiau et Valérie Favre

(Rencontres et Dédicaces)

Pour leurs romans Virginia Woolf et ses petites sœurs et Engagées : littératures féministes en France et au Québec (1969-1985). Virginia Woolf et ses petites sœurs : Pour la première fois en France, Aurore Turbiau propose une monographie d'envergure sur Virginia Woolf et son influence sur le féminisme qui renouvelle le regard porté sur l’autrice et son héritage. Engagées : littératures féministes en France et au Québec (1969-1985) : En s'appuyant sur l’œuvre des écrivaines féministes françaises et québécoises des années 1970 et 1980, cet ouvrage s'interroge sur ce qu'est la littérature féministe via le prisme de l'engagement.

Parcours dans Alcools de Guillaume Apollinaire

(Conférences)

Nouveau cycle du Collège Supérieur, se penchant en quatre parties sur l'ouvrage phare de Guillaume Apollinaire. Le recueil sera tour à tour présenté et étudié poème par poème, de ses portes à ses influences.

Charlemagne

(Conférences)

Animée par Bruno Dumézil, historien spécialiste du haut Moyen Âge. Pendant plus d'une heure, les archives municipales accueillent une conférence centrée autour du livre Charlemagne d'Arthur Kleinclausz, originellement publié en 1934, une biographie détaillée livrant tous les secrets de l'empereur, jusqu'à son caractère ou son mode de vie.

Go Maestro ! Manon Lescaut

(Conférences)

Animée par Emmanuel Reibel, professeur de musicologie à l’ENS de Lyon et professeur d’esthétique au CNSMD de Paris, 1h. Avec une approche accessible à toutes et tous pour découvrir la musique d’opéra, Go Maestro ! propose cette fois-ci de découvrir les clés d'écoute de Manon Lescaut et les secrets musicaux de sa réussite.

La prochaine fois que tu mordras la poussière

(Théâtre)

D’après Panayotis Pascot, mise en scène de Paul Pascot. Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, un père apparaît et disparaît. Des deux, on ne sait pas qui sera le prochain à mordre la poussière.

Notre avis : Du roman à succès La Prochaine fois que tu mordras la poussière de son frère Panayotis Pascot, le metteur en scène Paul Pascot a sorti des passages saillants sur le rapport compliqué du jeune humoriste à son père. Dans une scénographie polymorphe, il a placé son comédien principal (Vassili Schneider à la création, Roméo Mariani pour la tournée) au centre de l'attention, le père (Yann Pradal) étant une présence presque fantomatique habilement convoquée, pour un spectacle subtil et émouvant.

(É)mouvoir

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 6 mois. À l’intérieur même d’un décor de forêt doux et enveloppant, les tout-petits pourront se déplacer, toucher, observer, écouter. Accompagnés par une marionnettiste, ils partiront à l'aventure au contact de la nature mouvante.

Notre avis : Régulièrement des compagnies s'attèlent à s'adresser aux bébés avec des moyens restreints, tant l'économie du théâtre jeune public est précaire. Voici que Claire Petit et Sylvain Desplagnes s'offrent les moyens d'une scénographie immersive pour les tout-petits dès 6 mois. De petites boules orange évoluent dans un monde ouaté blanc-crème et des végétaux s'animent, sortant des limbes ou tombant du ciel. De quoi faire ses premiers pas au théâtre avec une grande délicatesse.

Zeke + Ta Gueule

(Rock & Pop)

Depuis sa formation en 1993, Zeke a fait ses armes dans un punk hardcore abrasif et sans concession. Les voici sur la scène de Warmaudio, huit ans après la sortie de leur dernier album Hellbender. La première partie sera assurée par le quatuor lyonnais Ta Gueule, distillant des influences de punk et de metal variées dans sa musique sur un ton rieur et engagé.

Notre avis : Façonnant des engins sonores explosifs dès l'aube des années 90, le quatuor étatsunien a assurément apporté sa pierre à l'édifice du rock, et plus précisément dans ses déclinaisons les plus rapides et rugueuses. Après un long silence de près de quinze ans, le groupe est revenu sur le devant de la scène il y a une décennie, reprenant le fil avec une intensité intacte et distillant ses sorties, à partir du massif Hellbender. Si vous aimez Ramones, Motörhead ou Black Flag, la collision atomique produite par Zeke saura combler votre appétit de vitesse, de saturation et d'embrasement vital.

Andra + Elif Gülin Soğuksu + Ousia + Nazgelph

(Jazz)

Pour fêter la sortie de son nouvel album cRis, le Périscope accueille Andra et son mélange de noise ambiante et expérimentale proposant une transe collective dans des esthétiques post-club, emo et digicore. Et à cette occasion, elle invite la compositrice et performeuse turque Elif Gülin Soğuksu à présenter un live électroacoustique hallucinatoire, le duo troglodyte Nazgelph et son maelstrom musical mélangeant harpe, chant guttural et manipulations électroniques, sans oublier Ousia, qui ouvre les portes de l’intime entre dark ambient et broken drums.

Grandma's Ashes + Goatfather

(Rock & Pop)

Trio exclusivement féminin, Grandma's Ashes construit un stoner aux frontières du grunge, un mélange explosif qui sert de berceau à des textes racontant un quotidien terni par la violence et l’insensibilité. Les Lyonnais de Goatfather se chargeront de la première partie, avec leur mélange de stoner, de rock sudiste et de heavy metal.

Marine Leonardi

(Humour & Café Théâtre)

Dans Mauvaise Graine. Membre de la troupe du Jamel Comedy Club, Marine Leonardi débarque à Lyon avec son dernier spectacle, où elle décortique avec cynisme et humour noir les contrariétés du quotidien et du couple, sans oublier la maternité. 

Jeremie Reners

(Humour & Café Théâtre)

Dans Rafale. Après le succès de son premier spectacle Confettis, Jérémie Reners est de retour avec Rafale, dans lequel il abordera entre autres son passé de kleptomane, comment il a donné naissance à des triplés et comment il a failli partir vivre en Irak, le tout ponctué de tours de magie et peut-être mpeme de miracles.

Notre avis : Magicien, humoriste, ou un peu des deux ? Jérémie Reners bouscule les codes avec un spectacle où la magie rencontre le stand-up dans un croisement de sujets improbable comme le marketing, la méditation ou son grand-père nazi, saupoudrés de tours inattendus - avaler 2 mètres de latex, éviter une brique ou battre un record d'apnée.

António Reis

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son recueil Poèmes quotidiens. Composé de cent poèmes brefs ayant pour cadre la ville de Porto à l’époque de la dictature de Salazar, ce nouveau recueil d'António Reis observe les rues, les objets, les attitudes, l’intimité amoureuse, autant de réalités sur lesquelles le régime a pesé.

Louise Morel

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Je dis la vérité. Une jeune fille timide et sans histoire affirme être tombée enceinte sans avoir couché avec un homme. Convaincue de porter un enfant divin, cette « Vierge Marie 2.0 » devient rapidement célèbre. Dans un monde de plus en plus connecté et polarisé, ce roman interroge la place que nous pouvons faire à la vérité.

Olivier Mas

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Ombres chinoises. Abidjan, 24 mars 2020. Koffi, la source la plus débrouillarde du poste local de la DGSE, apprend à son référent qu'il vient d'être approché par un mystérieux Chen, très vite identifié comme un agent chinois. Le lendemain, au siège de la DGSE, l'opération hautement confidentielle baptisée « Ombres chinoises » se dessine. Tandis que le service de contre-espionnage s'organise pour saisir cette occasion rare : recruter l'espion chinois pour en faire un agent double.

Emmanuel Mounier : le personnalisme

(Conférences)

Animée par Jean-Noël Dumont, agrégé de philosophie. En se basant sur la figure du philosophe grenoblois Emmanuel Mounier, cette conférence étudiera le courant du personnalisme, dont il est à l'origine.

Sur les traces d'Edgar Hilsenrath à Lyon

(Débats)

Animé par Agathe Pin-Chomette, biographe, et Laurence Guillon, maîtresse de conférences à l’Université Lumière Lyon 2. Connu pour ses œuvres Nuit et Le Nazi et le Barbier, l'écrivain allemand Edgar Hilsenrath aurait eu cent ans le 2 avril 2026. À l’occasion de ce centenaire, un colloque international lui est dédié pour la première fois en France afin de faire mieux connaître son œuvre protéiforme et son destin hors du commun, fait d’errances et d’attachement à la langue allemande.

Maurice Tourneur, maître du pictorialisme

(Conférences)

Animée par Christine Leteux, autrice. Principalement effectuée aux États-Unis, la carrière dans le muet de Maurice Tourneur lui a valu d'être comparé à D.W. Griffith ou Cecil B. DeMille. Une fois revenu en France, il a réussi la transition vers le parlant en dirigeant les plus grands : Jean Gabin, Fernandel ou Danielle Darrieux. Deux mois après la publication de sa biographie, Christine Leteux est invitée par l'Institut Lumière pour la présenter.

L'architecture de la Renaissance à Lyon, particularités constructives et décoratives

(Conférences)

Animée par Nathalie Mathian, maîtresse de conférences en histoire de l’art moderne. Pendant deux heures, cette conférence retracera l'évolution de l'architecture à Lyon, et dressera une liste de ses spécificités de construction et les particularités de sa décoration.

Quiz drag

(Jeux)

Pour accueillir le printemps dans la jie et la bonne humeur, la Commune organise un quiz drag présenté par Judas Morningstar. Le quiz sera divisé en plusieurs manches, entre questions de culture générale ou d'actualité, blind tests et épreuves de dessin, le tout ponctué de performances drag.

Puppetmastaz

(Rap)

Depuis près de trente ans, les marionnettes de Puppetmastaz sillonnent le globe avec leur cabaret version boom-bap, qui mêle un flow incisif avec une bonne dose d'humour pour créer un hip-hop détonnant. Trois ans après la sortie de leur neuvième album Welcome to the Zoo, les voici au Transbordeur, à la rencontre du public lyonnais.

Impérial Quartet

(Rock & Pop)

Quelques mois après la sortie de leur cinquième album Dunav Magika, l'Impérial Quartet poursuit son exploration des folklores d’Europe centrale et des territoires traversés par le Danube, en puisant dans les musiques balkaniques, hongroises, tziganes ainsi que le klezmer pour dialoguer avec le jazz et en révéler la profondeur émotionnelle et la richesse rythmique.

The Big Idea

(Rock & Pop)

Avec le temps et les albums (désormais au nombre de six), les six membres de The Big Idea ont progressivement délaissé les contes de fée et les escapades en voilier pour se concentrer sur les cuivres, qui prennent maintenant toute la place au milieu de guitares de plus en plus saturées pour un résultat à mi-chemin entre le rock psychédélique et le post-punk.

Laurie Wright + Barth Sky

(Rock & Pop)

Tout droit venus de Camden, Laurie Wright et son groupe évoluent entre indie, rock’n’roll et folk, avec des influences allant des années années 1960 à The Libertines, Oasis ou The Small Faces. Les voici maintenant au Rock'n'Eat pour venir à la rencontre du public lyonnais, avec Barth Sky et « rock'n'roll cabaret » en première partie.

Bleakness + Sssimian Seizzure

(Rock & Pop)

Un mois après la sortie de leur troisième album Blurred Visions, les Parisiens de Bleakness descendent dans la cale du Sonic pour une démonstration de leur death rock inspiré de la scène californienne, inspiré par la scène post-punk anglaise des années 1980. La première partie sera assurée par les Lyonnais de Sssimian Seizzure, qui seront en terrain connu pour jouer leurs premiers morceaux.

Concert du CNSMD

(Classique et Lyrique)

L'Opéra de Lyon accueille un nouveau concert du CNSMD de Lyon, qui interprètera ce soir-là des airs de Babel, Burritt, Gantall, Reich, Worden et la compagnie Kahlua.

Papooz + Fav

(Rock & Pop)

Deux mois après la sortie de Papooz and Friends, leur dernier album en date conviant d'autres artistes à les rejoindre en musique, le duo Papooz s'invite au Marché Gare avec leur pop-rock teinté de folk. La pop électronique de Fav sera la première partie pour une touche onirique.

Thylacine

(Musique Electronique)

Pour enregistrer son dernier album, le troisième opus de sa série Roads, Thylacine est resté fidèle à sa méthode de création : en solo, il a effectué un voyage d'une centaine de jours en Namibie pour se donner le temps et se sortir de la routine des tournées. Le voici à la Halle Tony Garnier pour présenter ses derniers titres.

Crulure + L.F.ant + Lésion Étrange

(Rock & Pop)

Entre punk post-traumatique, électro abstraite et rock psychédélique, cette nouvelle soirée au Toï Toï promet d'être expérimentale, en compagnie des projets Crulure, L.F.ant et Lésion Étrange.

Bartabas

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Les cogne-trottoirs. Une jeune fille muette s'enfuit de chez son oncle après y avoir mis le feu et se réfugie dans la forêt, accompagnée de son âne. Une rencontre menant à l'autre, ils échouent dans une troupe de saltimbanques parisienne, les Baladins du Temple. De la place Saint-Eustache à Montparnasse, les membres de cette tribu de marginaux donnent des spectacles de rue, font la manche et défient l'ordre bourgeois. Renommée Cascabelle, l'adolescente va recueillir leurs confidences, découvrir la liberté et partager leurs excès, leurs rêves et leurs chagrins.

Guy Boley et Baptiste Pizzinat

(Rencontres et Dédicaces)

Dans le cadre du Printemps des poètes, la librairie Vivement Dimanche accueille Guy Boley et Baptiste Pizzinat pour leurs recueils respectifs,  Je suis né et Mamie Raciste, tous deux publiés aux éditions Le Castor Astral.

Yann Bergheaud

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Le Roman de Murat. Dans son nouvel ouvrage,  Yann Bergheaud esquisse le portrait à la fois intime et artistique de son père, le musicien Jean-Louis Murat. Au fil d'une introspection, il déchiffre les aspirations d'une œuvre singulière, tandis que mots et souvenirs renouent le dialogue entre un père et son fils.

Louisa Yousfi

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre La grande méthode. Une famille de l’immigration algérienne part enterrer le père au pays. Au cours de ce voyage, perturbé par des apparitions, quelque chose se décante : le secret des peuples que l’exil échoue à faire oublier. Avec ce livre, Louisa Yousfi explore la couture délicate entre le monde visible et les mondes invisibles qui persévèrent dans l’ombre et habitent encore les esprits « occidentés ».

Big Mother

(Théâtre)

Par la compagnie Mélody Mourey. Alors qu’un scandale éclabousse le Président des États-Unis et agite la rédaction du New York Investigation, la journaliste Julia Robinson voit sa vie vaciller dans la salle d’audience d’un tribunal quand elle croit reconnaître sur le banc des accusés son compagnon, mort quatre ans plus tôt. Son enquête croise celle de son équipe, et la petite cellule du New York Investigation se retrouve confrontée à un programme de manipulation de masse d’une ampleur inédite.

Notre avis : Nom bankable du théâtre privé français, Mélody Mourey a créé un nouveau hit à succès. Soit une sorte de thriller dans le milieu journalistique états-unien, efficace dans sa narration et ses rebondissements (il est question d'un mort qui réapparaît subitement) et au plus près des enjeux démocratiques contemporains - le titre de la pièce est évidemment une référence à George Orwell. Voilà qui fait le job, même si c'est parfois aux forceps et à gros traits.

Matthias Odin

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à partir de 18h. À travers ses œuvres, Matthias Odin explore les thématiques de l'errance, la rencontre, l’égarement, la construction de soi et l’adaptation en s'inspirant de ses expériences quotidiennes pour interroger plus largement le commun, porté par le hasard et la dérive urbaine.

Notre avis : Avec cette exposition, Matthias Odin orchestre un corps-à-corps entre remémoration, création et matérialité du réel. Home again se déploie ainsi comme la transcription d'errances intimes, une archéologie sensible qui se construit dans l'écart, les coïncidences, les jeux de parallaxe et la (re)création mnésique. Ce récit ne saurait s'inscrire dans une linéarité continue : il s'incarne au contraire dans une composition fragmentaire, éprouvant toute narration stable et restituant à l'existence sa discontinuité fondamentale.

Monochromi #19

(Musique Electronique)

Nouvelle édition des soirées Monochromi au Petit Salon avec, dans la grande salle, les DJs Byorn, Gatz, Nøname et Mosmoz pour un set hard techno, tandis que la petite salle sera occupée par Philantrope et Lörr pour un set techno.

Théa + Desertgirlz

(Rock & Pop)

Un an après la sortie de son quatrième EP Comète, Théa débarque au Transbordeur avec son hyperpop aux accents punk et aux pulsations rave, berçant des textes abordant le chaos traversé par une jeune femme queer de 23 ans. La première partie sera assurée par le trio Desertgirlz, composé de Diamora, Nanette et Gazoline avec leur techno punk à toute vitesse.

Ravoluson x Closer

(Musique Electronique)

Soirée en triptyque sur le rooftop du Sucre avec le DJ et producteur lyonnais Umwelt, qui façonne depuis les années 1990 un son à l’intersection du sombre, de l’architectural et de l'énigmatique, accompagné de DJ Mell G et Alex Savage pour compléter l'affiche.

Dynamite Shakers

(Rock & Pop)

Originaire de Vendée, le quatuor Dynamite Shakers propose un rock'n'roll gorgé de refrains explosifs et de saturations libératrices, entre Stray Cats et Sonic Youth.

Eros Ramazzotti

(Rock & Pop)

Un an après la sortie de son seizième album Una storia importante, Eros Ramazzotti investit la LDLC Arena avec son nouveau projet, Symphonica in Rosso, accompagné par l'European Pop Orchestra pour apporter une dimension symphonique à ses compositions.

Ker + Ôôô + No one knows

(Rock & Pop)

Soirée en triptyque sous le signe du rock indie avec les groupes Ker, Ôôô et No one knows, entre ambiances feutrées, décharges électriques et influences trip hop.

Joe la panic + Élia la bouclée

(Rock & Pop)

Avec sa voix chaude, Joe la panic propose une vision décomplexée et intime de la pop, comme en témoigne son second EP,  Tendresse, sorti il y a deux ans. En première partie, Élia la bouclée se chargera de chauffer la salle avec ses textes puissants portés par des arpèges subtils et des riffs impactants.

Koudour

(Théâtre)

Écrit et mis en scène par Hatice Özer, 1h40, dès 12 ans. Armée d'un tambour à deux faces, la comédienne et musicienne Hatice Özer mène une célébration joyeuse, inspirée de ses souvenirs d’enfance lors de cérémonies de mariage de la diaspora turque. À travers ce spectacle, elle revisite cet héritage et transforme la scène en fête partagée, où la musique devient mémoire et consolation.

Un air de fête

(Théâtre)

Mise en scène de Virginie Lemoine. En pleine répétition générale pour une représentation anniversaire, le groupe vocal Cinq de Cœur se rend compte que, bizarrement, le public est déjà présent dans la salle. Dans un rythme effréné, ils passeront à travers tous les genres musicaux, le tout agrémenté de bruitages, de beatbox et de facéties chantées en tout genre.

Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge

(Théâtre)

D'après Imre Kertész, mise en scène de Margaux Eskenazi, 3h30. Créée à partir de romans du prix Nobel de littérature Imre Kertész, cette autofiction, conçue comme une grande fresque théâtrale et musicale, envisage un monde où les blessures mémorielles pourraient cicatriser en s'inspirant des récits multiples, parfois contradictoires, qui composent notre société.

Aymeric Lompret

(Humour & Café Théâtre)

Dans Yolo. Dans son dernier spectacle, Aymeric Lompret invite à profiter de chaque instant sans retenue, et n'hésite pas à aborder des thèmes contemporains et tabous avec une bonne dose d'ironie.

Notre avis : Il a fait les premières parties de Pierre-Emmanuel Barré et il en a gardé un humour acide et raide, du côté gauche de l'hémicycle, assez jubilatoire. Après son fameux Tant pis, le voici avec Yolo. Tout un programme !

Jérôme Ferrari

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Très brève théorie de l’enfer. Après avoir quitté son île natale pour enseigner à Alger, un homme prend un poste au lycée français d'Abu Dhabi et s'y installe avec son épouse et leur enfant. Bientôt, leur trajectoire effleure celle de leur employée, Kaveesha, partie du Sri Lanka trente ans plus tôt et voguant depuis de famille en famille pour subsister.a

La vie secrète des vieux

(Théâtre)

Mise en scène de Mohamed El Khatib, 1h10, dès 15 ans. Après ses précédents succès au Théâtre de la Croix-Rousse, Mohamed El Khatib est de retour en invitant des femmes et des hommes âgés de 75 à 102 ans pour partager leurs histoires de coeur. Dans cette performance drôle et touchante, ces anciens évoquent avec sincérité leurs aventures sentimentales et intimes, passées ou présentes.

Notre avis : Raconter La Vie secrète des vieux, et notamment leur rapport au désir, avec sur le plateau des « vrais vieux », c'est ce qu'a entrepris le metteur en scène et auteur Mohamed El Khatib, grande figure d'un théâtre documentaire enrichi par la fiction. Le résultat est à la fois touchant, drôle, politique et, surtout, empreint de la fragilité et de la mélancolie de la fin de vie, l'une des interprètes amateurs étant décédée depuis la création en 2024.

Le Pas du monde

(Danse)

Par le collectif XY, 1h, dès 8 ans. Dans sa nouvelle création, le collectif XY continue son exploration du porté acrobatique, entamée il y a plus de vingt ans. Cette fois, ses 22 interprètes mettent en scène le temps, en formant des pyramides montagnes qui s’érodent doucement, leurs saltos mimant le vent dans les cimes et leurs courses folles dessinant les courants d’une rivière.

Notre avis : Depuis vingt ans, le collectif XY, composé d'incroyables acrobates, livre des spectacles à littéralement couper le souffle. À l'image de son précédent, Möbius, ou encore de son dernier, Le Pas du monde, riche en images saisissantes - des colonnes d'êtres humains, des vagues de corps, des montagnes vivantes, des jetés puissants... En un peu plus d'une heure, les vingt-deux artistes déploient un langage circassien qui leur est propre, jamais dans l'esbroufe et pourtant bluffant, en prenant pour sujet les « métamorphoses du vivant » et « ce monde dont nous causons la perte ».

Steph Cop

(Art contemporain et numérique)

Inspiré par le massif du Morvan, là où il a installé son atelier, Steph Cop donne vie à des sculptures en bois réalisées à partir d'arbres déjà tombés pour leur donner une seconde vie, tantôt sous forme anthropomorphique, tantôt sous des formes plus abstraites.

Notre avis : Steph Cop a installé son atelier au cœur des Noires Montagnes dans le Morvan, un environnement qui inspire la vitalité de ses sculptures sur bois (réalisées à partir d'arbres tombés). Elles donnent comme une seconde vie aux arbres, parfois à travers des formes abstraites, parfois à travers des figures plus anthropomorphes. De petite ou de grande taille, ses œuvres recèlent une puissance poétique et formelle qui nous émeut beaucoup.

Fanny Pocholle

(Humour & Café Théâtre)

Dans Comment bien réussir son burn out ? Pour son troisième spectacle, Fanny Pocholle passe au crible tout ce qui fait les petites joies et les petits tracas du monde du travail.

Ariel Koba

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 31 janvier. Le visage occupe une place centrale dans travail d'Ariel Koba : stylisés et épurés, ces portraits aux traits essentiels instaurent une relation intime et hors du temps avec le spectateur. À travers un dialogue entre silhouettes humaines et formes géométriques, il travaille la matière par superpositions et griffures, offrant une dimension tactile et organique à ses compositions.

Notre avis : Artiste autodidacte, Ariel Koba inscrit sa démarche dans le sillage des réflexions de Léonard de Vinci sur la paréidolie. À partir d'un fond noir volontairement imparfait, il crée une matrice où l'œil, délesté de l'intention souveraine, se laisse saisir par des configurations involontaires. Des figures émergent, des visages affleurent : l'image n'est pas projetée, elle advient. Le regard, oscillant entre maîtrise et abandon, devient ainsi le lieu même de l'apparition : ce qui surgit tient de la présence fantomatique et pourtant profondément ancrée dans la matérialité du support.

Rétrospective Bruce Willis

Pendant près de deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de Bruce Willis avec ses plus grands succès, de la trilogie Die Hard à celle de M. Night Shyamalan en passant par Le Dernier Samaritain,  Pulp Fiction,  Le Cinquième Élément,  Armageddon ou Le Sixième Sens.

Violaine Barioz

(Peinture & Dessin)

Lectrice assidue, Violaine Barioz crée des séries d'œuvres inspirées de son quotidien en choisissant une thématique qu'elle décline en une multitudes de dessins et peintures, en jonglant avec une palette qui s'étend du figuratif à l'abstraction.

Notre avis : S'articulant dans un rapport de proximité sensible - qu'il s'agisse du lieu, de la bibliothèque de l'enfance de l'artiste, des objets-livres ou du sentiment amoureux - cette exposition redéfinit les coordonnées du corridor reliant deux salles du palais Saint-Jean. Celui-ci adopte ainsi les traits d'un carnet d'images, proche de notes d'un voyage mené dans la nature ou autour de la chambre. Les dessins et les peintures inondent l'espace, tout en demeurant enveloppés d'un silence serein, ce qui suggère une narration faite de fragments suspendus.

Patricia Dinev

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à 18h. Le Showroom Galerie_7 inaugure sa saison 2026 avec l’exposition Marottes de l'artiste Patricia Dinev qui, après une carrière d’actrice, réalisatrice et scénariste s'est tournée vers la création en réalisant des sculptures aux têtes faites de textiles et de cire, comme une rencontre entre la confection et la nature.

Alan Romeira

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 31 janvier de 14h à 18h. Troisième lauréat d'Estampes en Région Auvergne-Rhône-Alpes, Alan Romeira vient présenter une exposition monographique des œuvres de son nouveau cycle, consacré à ses origines portugaises dans la région de l’Algarve, à l’extrême sud du pays, à travers l’édition d’un ensemble de lithographies inédites issues de l’album familial et des installations interrogeant le parcours de ses grands-parents.

Hommage à Francis Bacon

(Peinture & Dessin)

Peintre de la tension, de la couleur et de la figure, Francis Bacon a marqué l’histoire de l’art par une œuvre intense, où les corps semblent mis à l’épreuve de l’espace et du regard. Plus de trente ans après sa disparition, la galerie Autour de l'image invite les artistes Edoardo Boccanfuso, Bastien Bürcher, Olivier Devignaud, Mathieu Iquel, Jérôme Moreau, Suan Muller, Léopold Poyet et Dorothée Richard pour lui rendre hommage à travers leur propre langage plastique, entre peinture, dessin et gravure.

Notre avis : Huit artistes mettent en tension des dialogues faits de résonances, fragments et sensations avec l'un des artistes les plus fascinants du XXᵉ siècle. Installées sur une frise évoquant les grands aplats de Bacon, les œuvres exposées, sans se limiter à répéter fidèlement les formes de son travail, se révèlent traversées par des mouvements magmatiques de défiguration, générant des déformations formelles et tonales qui auraient certainement plu à celui que Gilles Deleuze a défini dans sa Logique de la sensation, à juste titre, « l'un des plus grands coloristes depuis Van Gogh et Gauguin ».

Amélie Gozard

(Art graphique)

Avec sa nouvelle exposition Habiter l'instant, Amélie Gozard habille les murs de la galerie Âmes Sœurs pour la transformer en un refuge de sérénité placé sous le signe de l’apaisement et de la contemplation à travers une monochromie bleue, appelant à ralentir et à remettre l’instant au centre de nos vies.

Jean-Philippe Aubanel

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 26 février. Appartenant à une génération de peintres dits « matiéristes » ayant émergé dans les années 1980, Jean-Philippe Aubanel travaille autant la matière de la peinture que sa couleur, à travers des teintes stridentes et des surfaces goudronnées, vernies, masquées, grattées et griffées.

Notre avis : Si les mouvements de Cobra et de la Transavanguardia semblent parfois se laisser reconnaître dans son travail, l'œuvre de l'artiste lyonnais se déploie aujourd'hui selon une syntaxe plastique où hyperchromie, épure, répétition, énigme et saillie verbale coexistent sans jamais s'abolir. L'espace est habité de crânes et de visages, présence qui s'avère envahissante non en raison de son échelle, mais du fait de son insistance, telle une hantise du passé qui ne cesse de se rejouer. Délestée de toute négativité, cette image se donne moins comme une vanité que comme un geste d'accompagnement.

Tatiana Bailly

(Art contemporain et numérique)

Le travail de Tatiana Bailly donne à voir des paysages sensibles et poétiques se construisant au gré des imprévus et de ses rencontres avec les humains, l’environnement et le monde végétal. Sa manière de travailler revêt une dimension intuitive, brute et organique, dans la lignée des artistes féminines des années 1970 qui ont contribué à l’émergence de l’art textile.

This is techno (Melodic)

(Musique Electronique)

Fin mars, la techno mélodique de Soons et Dandeu fera vibrer la grande salle du Petit Salon. De son côté, la petite salle sera investie par Søsø pour une contre-soirée sous le signe de la hard techno.

Club

(Musique Electronique)

Nouveau vendredi, nouvelle soirée club au Sucre, cette fois-ci avec Marc Houle, qui s’exprimera au travers d’un live inédit, entre techno et minimal. Le duo Remain et Dawad sera aussi de la partie avec leurs influences dark techno et EBM, ainsi que Lily of the Valley pour ouvrir le bal avec son mélange de dark wave et d'electro.

Flenn + Uva

(Rap)

Entre egotrip, cloud rap et observation sociale, Flenn met son écriture à la fois fine et percutante au service de morceaux mêlant introspection et innovation musicale. De son côté, Uva sculpte depuis plusieurs années un univers brut et sensible posé sur des instrumentales planantes et envoûtantes.

Monde nouveau

(Théâtre)

Texte d'Olivier Saccomano, mise en scène de Nathalie Garraud et Romane Guillaume, 1h25. Après avoir regardé le passé avec Institut Ophélie, Nathalie Garraud et Olivier Saccomano s'intéressent maintenant au présent avec le premier volet d'un diptyque sur les conditions qui rendent le fascisme possible alors que le quotidien file à toute allure.

Nouveau monde

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Leonard Slatkin, par l'ONL, 1h15. Entre la République tchèque et les États-Unis, ce nouveau programme de l'Auditorium conviera l'ouverture du Candide de Leonard Bernstein, l'intégralité du Billy the Kid d'Aaron Copland et la Symphonie n° 9 d'Antonín Dvořák, entre nouvelles terres et souvenir mélancolique de la terre natale.

Jean-Baptiste Guegan

(Chanson)

En 2026, Jean-Baptiste Guegan est de retour avec une nouvelle tournée, intitulée Johnny, le show d'une vie, un voyage musical à travers l'histoire mêlée de Johnny Hallyday et lui-même, accompagné de nombreux musiciens où se mêlent souvenirs, anecdotes et témoignages.

Nuit Amplifiée

(Rock & Pop)

À partir de 20h, quatre groupes se suivront sur la scène du Toï Toï dans le cadre d'une nuit dédiée à la scène émergente rock : Don’t kill the cow, Daiving Flowers, Mercure22 et Grâce, entre rock progressif, shoegaze, post punk, et grunge.

Terrenoire + Alma Rechtman + Ofe + Steve Ibrahim

(Chanson)

Pour conclure sa vingtième édition, le festival des Chants de Mars met les petits plats dans les grands et convie les Stéphanois de Terrenoire pour prendre d'assaut le Transbordeur avec leur chanson française lancinante. L'affiche sera complétée avec Alma Rechtman et ses chansons intimistes teintées de soul, de jazz et de folk, Ofe et sa pop rock bouillonnante et Steve Ibrahim avec sa folk hybride entre Bon Iver et Mustafa.

Costard

(Danse)

Chorégraphie de Hafid Sour, 1h, dès 8 ans. Sur scène, six danseurs proposent une réflexion sur les représentations sociales et l’image de réussite que le costume-cravate renvoie au sein de notre société actuelle, et interroge les rapports que l’homme entretient à son image.

Anitya - L'impermanence

(Cirque)

Mise en scène d'Inbal Ben Haim, 1h. Entre suspension aérienne, tissage et détricotage, Inbal Ben Haim invite le public à partager un moment poétique pour surmonter collectivement le chaos du monde.

Nova Materia

(Musique Electronique)

Un an après la sorte de leur dernier album Current Mutations, le duo franco-chilien Nova Materia s'invite sur la scène des Subs pour présenter en avant-première leur nouveau live. Au programme : plaques de tôle, tubes métalliques, guitares électriques, machines numériques et sampleurs connectés aux rumeurs du monde nourris d'influences musicales allant du post-punk à l'électro.

La véritable fausse histoire de Jack l'Éventreur

(Théâtre)

Texte de Nicolas Delahaye, mise en scène de Titouan Bodin et Nicolas Delahaye, 1h20, dès 12 ans. Jack l'Éventreur, le célèbre tueur au couteau, a enfin été identifié ! Le nouveau chef de Scotland Yard, Macnaghten, revient sur le succès de son enquête avec le journaliste Andrew Long, dans un huis-clos absurde rythmé au piano live.

Camille Tissot

(Humour & Café Théâtre)

Dans Heureuse. Comédienne depuis dix ans, et ancienne chroniqueuse chez Canal plus, Camille lance son premier spectacle, pour rire de ses angoisses, de sa maternité, de sa peur de mourir, le tout avec une palette de personnages de son quotidien.

Epic Drag Battle - N'avalez pas n'importe quoi

(Spectacles Divers)

Alors que les élections approchent à grands pas, les drag queen et king Meredith Von Piaf et Brad l’Empaleur proposent danimer le débat, en invitant deux autres performeur·euses qui présenteront leurs programmes et essayer de convaincre le public, qui votera en fin de spectacle pour son préféré.

Karibou et Chavant

(Rencontres et Dédicaces)

Pour leur bande dessinée Braquage et anecdotes savoureuses à raconter en soirée. Dans un banque, une simple affaire de braquage vire à la paranoïa collective quand tout le monde pense, à tort, que les braqueurs sont des terroristes islamiques. Emportés par l'absurdité contemporaine et le monde politico-médiatique, les protagonistes vont devoir se sortir de cette situation surréaliste qui gonfle d'heure en heure, et auront également l'opportunité d'échanger de savoureuses anecdotes à raconter en soirée pour rompre la tension du moment.

Mélissa Anton

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Mel & Fernande. En la regardant vieillir, j'ai appris à vivre. En partageant son quotidien avec son arrière-grand-mère Fernande, Mélissa Anton a décidé de capturer leurs échanges sur les réseaux sociaux pour garder une trace de sa mémoire. Avec ce livre, elle donne à voir la vieillesse autrement : vivante, précieuse et pleine d'enseignements.

Ciné-Quiz

(Jeux)

Le quiz de l'Aquarium Ciné-café est de retour, avec une nouvelle édition sur le thème du cinéma de science-fiction. En un instant, les participant·es devront répondre à des questions à partir d'un extrait, d'une BO ou d'une réplique, le tout avec des bières, des places de cinéma ou des locations de DVD à gagner.

Notre avis : L'Aquarium Ciné Café remet son quiz mensuel sur grand écran, avec ce mois-ci un thème de choix : la campagne au cinéma. Extraits, BO, scènes cultes... Saurez-vous reconnaître les chefs-d'œuvre en un clin d'œil ? À la clé : bières, places de ciné et DVD.

Howard Zinn, une histoire populaire américaine, 2

Le réalisateur Olivier Azam est invité par le théâtre des Célestins pour animer une projection du film documentaire Howard Zinn, une histoire populaire américaine, 2, retraversant cinq siècles de l’histoire des États‑Unis en démontant les mythes fondateurs et en adoptant le point de vue des oubliés : amérindiens, esclaves, femmes et minorités raciales.

Contrepoints #10

(Conférences)

Pour accompagner les représentations de la pièce Monde nouveau, Olivier Neveux, professeur d’histoire et d’esthétique du théâtre à l’ENS de Lyon, dialoguera avec la metteuse en scène Nathalie Garraud sur les artistes et les œuvres qui l'ont influencé et ont marqué son parcours, sa pensée et sa création.

Archéolyon

Nouvelle édition du rendez-vous annuel du DAVL, le département d'archéologie de la ville de Lyon. Comme chaque année, le public pourra venir rencontrer les archéologues et découvrir leurs dernières découvertes.

Alexandre Butet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fin du bal. Dans son deuxième spectacle, Alexandre Butet fait voyager le public, avec humour, le long des paysages qui ont bâti son identité, pour trouver ce qui nous aide à nous sentir moins seuls.

Didier Nathan

(Humour & Café Théâtre)

Dans No Future. Ancien punk anarchiste habitant désormais à la Croix-Rousse, Didier Nathan se projette avec humour dans le futur et s'interroge sur l'être humain, l'écologie et la technologie, le tout avec tendresse et sans leçon de morale.

Traviata - Vous méritez un avenir meilleur

(Théâtre)

D'après Giuseppe Verdi, mise en scène Benjamin Lazar, dès 14 ans, 2h. Inspirée de la Dame aux camélias, cette interprétation de la Traviata plonge le public dans l'intimité de Violetta, jeune femme au goût immodéré pour la fête, aux amours tumultueuses, qui mène une vie jugée trop scandaleuse. Défiant la mort dans le Paris des années 1840, elle vit passionnément, souffre et se consume.

Notre avis : Que l'on aime la comédienne et soprano Judith Chemla, vue dans pas mal de films et séries. Bonne nouvelle : c'est en Violetta, dans une relecture vaporeuse par Benjamin Lazar de La Traviata de Verdi dévoilée il y a dix ans, qu'on la retrouve sur scène. L'histoire vraie de Marie Duplessis, une courtisane qui inspira à Alexandre Dumas fils sa Dame aux camélias - et à Giuseppe Verdi un opéra donc. Un spectacle sublime où les huit instrumentistes et chanteurs déambulent comme des songes du passé entre les massifs de fleurs coupées.

S.society x Encore

(Musique Electronique)

Originaire de Liverpool, Faster Horses s’est fait connaître dans des clubs berlinois, londoniens et parisiens grâce à l'énergie brute de son hardgroove teinté de l'onirisme caractéristique de la trance des années 1990. C'est maintenant à Lyon de découvrir ce mélange, sur le rooftop du Sucre.

Ektomorf + Fear Lab + I chose hell + Zord + Strivers

(Rock & Pop)

Actifs depuis 1994, le quatuor hongrois Ektomorf a sorti son quatorzième album,  Reborn, en 2021. Depuis, ils enchaînent les tournées, dont le I’m The Heretic Tour, qui s'arrêtera notamment par le Jack Jack fin mars ; l'occasion de (re)découvrir leur groove metal, accompagnés de Fear Lab, I chose hell, Zord et Strivers pour compléter l'affiche avec une touche de nu metal, metalcore et thrash metal.

Les écrans du doc

15e édition du festival de films documentaires Les écrans du doc, et cette année, 16 créations seront à l'affiche, venues de France, du Danemark, d'Espagne ou des États-Unis et touchant des thèmes tels que le souffle révolutionnaire en Amérique du Sud au 20e siècle ou le mouvement des Gilets Jaunes.

L'écho du large

(Théâtre)

Dès 18 mois, 35 min L'héroïne, une aventurière, part à la découverte de l’océan et des merveilles qu’il renferme avec un bateau fait de bric et de broc. Au cours de son voyage elle fera la connaissance de plusieurs personnages : des crabes farceurs, une pieuvre égarée et un coquillage bavard avec qui elle vivra des moments inoubliables.

Jarry

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonhomme. Avec ce nouveau spectacle, Jarry explore à nouveau des thèmes universels et intimes, dévoilant de nouvelles facettes de sa personnalité entre sincérité et autodérision, que ce soit à travers des anecdotes personnelles, des réflexions pleines de sagesse ou des moments de pure folie.

Match d'impro : la Lily

(Impro)

Pour clôturer la saison, la ligue d'improvisation lyonnaise affrontera la ligue nationale d’improvisation de Montréal sur la scène du Transbordeur dans la cadre de sa tournée européenne.

Pollock

(Théâtre)

Texte de Fabrice Melquiot, mise en scène de Sandrine Bauer, par la compagnie Athénadès, 1h15, dès 13 ans. Dans un bar qui n’existe que dans sa tête, dans une cuisine qui n’existe que pour elle, dans une vie qui les lie l’un à l’autre, l’artiste peintre contemporain américain Jackson Pollock et sa femme également peintre Lee Krasner se racontent, s’affrontent, se plaignent et se dépeignent.

Je suis une montagne

(Spectacles Divers)

D'Éric Arnal Burtschy, 1h30, dès 14 ans. Le nouveau projet d'Éric Arnal Burtschy conclue un triptyque sur notre lien à la nature et à l’univers. Ce spectacle ne met en scène aucun acteur, mais seulement le public, allongé les yeux fermés sur des transats pour une immersion dans les flux d'énergie, de matière et du temps.

Festival La philo éclaire la ville

(Conférences)

Fin mars, le Collège supérieur organise la troisième édition de son festival La philo éclaire la ville, regroupant plus d'une vingtaine de philosophes pour des conversations, des tables rondes et des débats accessibles à tous.

Fit for a King + Memphis May Fire + Acres + 156/Silence

(Rock & Pop)

Portée par les traces des expériences personnelles et collectives des membres, la musique de Fit for a King est composée d'une palette sonore en constante évolution mêlant l’imprévisibilité du metalcore à la brutalité du deathcore, le tout relevé par une touche électronique. Ce soir-là, l'affiche sera complétée par Memphis May Fire, Acres et 156/Silence pour une soirée 100 % metalcore.

Je me demande bien à quoi j'ai passé ma vie

(Théâtre)

D'après Marguerite Duras, mise en scène de Claire Gaulier, 50 min, dès 14 ans. Lors d’un apéritif convivial avec les spectateur·ice·s où l’on boit et mange des bretzels, Claire Lannes se confie au public pour la première fois. À priori ordinaire, cette madame Tout-le-monde révèlera avoir commis un acte irréversible et l'apéritif va petit à petit basculer et se décaler.

Carte blanche à Dimitri Porcu

(Lectures)

Nouveau rendez-vous du lundi au théâtre des Marronniers, qui braque les projecteurs sur le poète Dimitri Porcu, qui partagera ses différents poèmes, recueils et dernières éditions avec le public.

Rétrospective Romy Schneider

Pendant près de deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de Romy Schneider à travers ses plus grands succès, de ses débuts dans Sissi, Jeunes filles en uniforme ou Christine, mais aussi ses succès du cinéma français avec La Piscine,  Les choses de la vie,  L'important c'est d'aimer ou La passante du Sans-Souci.

Deux mois de westerns spaghetti

Pendant deux mois, l'Institut Lumière braque les projecteurs sur le genre du western spaghetti, en proposant à la projection treize grands classiques du genre tels que Pour une poignée de dollars, Le Grand silence,  La Vengeance est un plat qui se mange froid et Mon nom est Personne.

Le plaisir du 35mm

(Visites)

Chaque mois, l'Institut Lumière organise une visite de sa cinémathèque animée par Maelle Arnaud, responsable de la programmation et de la collection films, avec à la clé une projection d'un film surprise sur bobine.

Lusaint

(Jazz)

Avec une voix au timbre hérité des années 1960, Lusaint marque la scène jazz et soul moderne grâce à ses interprétations poignantes. La voici maintenant sur la scène du Transbordeur, quelques mois après la sortie de son second EP Apothecary (Pt.1).

Marguerite + Augusta

(Rock & Pop)

Issue de la saison 12 de la Star Academy, Marguerite propose des textes sensibles qu'elle pose sur des mélodies entêtantes, comme en témoigne son premier EP Grandir, sorti en septembre dernier. Pour ce concert à la Rayonne, elle sera accompagnée de Augusta avec son folk minimaliste et réconfortant.

Tom Baldetti

(Humour & Café Théâtre)

Dans Tome 1. Connu pour son personnage de « La Sardine » qu'il incarne sur les réseaux sociaux, Tom Baldetti est en route pour la Bourse du Travail, où il jouera son premier spectacle, dans lequel il oscille entre rire et contemplation, offrant des moments de réflexion entre d'autres passages plus légers.

Stéphane Nivet

(Lectures)

Pour son livre 1944 : L'assassinat de Marc Bloch. Après avoir raconté le procès de Klaus Barbie dans son précédent ouvrage, Stéphane Nivet se penche cette fois-ci sur l'histoire de l'assassinat de l'historien et résistant Marc Bloch, arrêté le 8 mars 1944 près du pont de la Boucle et enfermé pendant près de cent jours à la prison de Montluc.

Poésie Beat Generation

(Lectures)

Le temps d'une soirée, la librairie l'Œil Cacodylate accueille la traductrice Marie Schermesser et l'éditeur Daniel Damart pour une lecture musicale et un dialogue autour de la traduction des poètes de la Beat Generation rassemblés dans la collection Amériques aux éditions Réalgar.

Avec Michel Foucault, comprendre qui nous sommes

(Conférences)

Animée par Pascal David, docteur en philosophie. Cent ans après sa naissance, le Collège Supérieur tiendra une conférence revenant sur l'œuvre philosophique de Michel Foucault, l'un des philosophes les plus cités grâce à ses conceptions du pouvoir, de la vérité et de l’être humain.

Rétrospective Krzysztof Kieslowski

Auteur d’une vaste filmographie sociale et humaniste, le réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski a exploré les médias, les récits et les formes, du documentaire à la série, en passant par le triptyque pour questionner l’homme et son rapport au monde. En mars, il est mis à l'honneur par l'Institut Lumière pour une rétrospective de son travail.

Sous les fleurs

(Danse)

Chorégraphie de Thomas Lebrun, 1h15, dès 14 ans. Dans ce nouveau projet, Thomas Lebrun met en scène cinq interprètes afin de rendre hommage aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Habillés de robes traditionnelles aux motifs fleuris, ils racontent la rencontre du chorégraphe avec ces « hommes au cœur de femme » de la ville de Juchitán de Zaragoza.

Notre avis : Chorégraphe depuis 2001, directeur du CCN de Tours depuis 2012, Thomas Lebrun est une figure maintenant très connue de la danse contemporaine française. L'auteur d'Itinéraire d'un danseur grassouillet se penche souvent sur des sujets politiques et sociaux actuels, à travers des pièces mêlant humour et émotion. Créée en 2023, Sous les fleurs s'intéresse aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Cinq danseurs portant les robes traditionnelles aux motifs fleuris racontent en mouvements la vie de ces hommes bousculant les normes de la virilité et de la binarité.

Pistes...

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Penda Diouf, 1h55, dès 14 ans. Dans ce seule-en-scène, Penda Diouf prend le parti de l’autofiction pour révéler la mémoire de la colonisation en reliant son enfance en France, marquée par le racisme systémique, au récit de son voyage en Namibie sur les traces de son héros d’adolescence, l’athlète Frankie Fredericks, seul Namibien à avoir remporté un titre olympique.

Notre avis : Pour sa première mise en scène, l'autrice franco-sénégalaise Penda Diouf est partie de sa propre histoire et l'a reliée à la grande. Ou comment une jeune fille noire, élevée quelque part en France, là où les regards pointent la différence, décide, à l'âge adulte, après avoir découvert l'athlète namibien Frank Fredericks, de se rendre en Namibie, là où la colonisation allemande a conduit à un génocide au début du siècle dernier. Interprété par Nan Yadji Ka-Gara, ce riche seule-en-scène déploie de nombreuses pistes - politiques, engagées - afin d'écrire toutes les histoires.

Hélène Hulak

(Design & Architecture)

Vernissage le 6 mars à 19h. Les personnages fantastiques d’Hélène Hulak, inspirés des girl bands et de la culture populaire singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité. Fabriqués de tissu, ils dansent dans le hall, dégoulinent des murs et singent les attitudes provocatrices et séductrices de la publicité.

Corps à Corps

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à partir de 18h. À travers la peinture et la sculpture, Virginie Hils et Sabine Li explorent le corps comme lieu de mémoire, de tension et de puissance. Chez la première, le corps est traversé par des forces visibles et invisibles, traces anciennes et fragments de souvenirs qui affleurent à la surface de la matière, tandis que chez la seconde, les figures donnent forme à une présence collective affirmée imposant sa force par le nombre, hors du temps et des hiérarchies.

Notre avis : La galerie Catherine Mainguy devient le terrain d'une confrontation entre valeurs plastiques et présences diaphanes. Un Corps à corps où les figures animant les matériaux de récupération de Virginie Hils se voilent de silence dans le souvenir des êtres chers disparus, et se confrontent aux corps massifs des sculptures de Sabine Li, incarnations de la puissance du féminin. Dynamis ardente, en mesure de donner feu aux cendres et qui rend l'image incandescente, comme dans la saisissante documentation photographique qui prolonge et complète l'œuvre de la sculptrice.

Nexus de l'adoration

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Joris Lacoste, 2h. Dans une grande cérémonie performative, Joris Lacoste réunit toutes les expériences individuelles du monde pour mieux célébrer notre hétérogénéité, entre poésies répétitives, chansons pop, prières matérialistes, chorégraphies K‑pop, dialogues absurdes, duos TikTok, discours flamboyants et confidences intimes en mode stand‑up.

Notre avis : Alerte ovni scénique, de ceux qui emballent une partie du public autant qu'ils en agacent une autre, bien décidée à quitter la salle avant la fin de la représentation - ici quelque 2h20 tout de même. En ayant créé une sorte de comédie musicale à la gloire des "choses" (des objets, des concepts, des discours...), l'auteur et metteur en scène Joris Lacoste a placé les mots au centre du plateau, délivrés par des interprètes chantant sur une musique live hypnotique. Entre la messe géante, l'arty fascinant et la grosse blague assumée.

Mina Lobamanen

(Peinture & Dessin)

À travers ses créations, Mina Lobamanen explore la métamorphose en fusionnant l’humain, la bête, les éléments et le végétal. Avec cette nouvelle exposition Paysages intérieurs, elle convie à un voyage introspectif et sensible à travers des paysages au romantisme noir, habités par une poésie nostalgique et peuplés d’esprits de la nature.

Notre avis : Dans les œuvres de l'artiste, la surface ne se réduit pas au plan pictural, mais devient lieu d'évocation et d'invocation. Le dévoilement retenu des figures volontairement brumeuses qui les habitent contient une indétermination rendant toute muséification impossible. Leur imprésence, geste passif, irréductible à la clôture de la forme, volute dans des paysages ombreux et intriqués sans être étouffants. Ces espaces, déclinant l'inquiétant, enveloppent et agissent comme une étreinte obscure qui élève vers la lumière tout en recueillant et protégeant.

Natalina Micolini

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 6 mars de 18h à 21h. Élève du peintre Salvatore Gurrieri, Natalina Micolini utilise le pastel et la peinture à l'huile, deux supports choisis pour leur rapport spécifique à la matière, pour représenter tour à tour des paysages éthérés ou des natures mortes emplies de mélancolie.

Notre avis : Les œuvres récentes de l'artiste italienne se meuvent dans les limbes de la visibilité, là où le rapport avec la matière devient dramatique. Ses grands formats permettent une véritable immersion dans la « nature naturante » intense, protéiforme et palpitante. Une dramaturgie du vivant dont chaque épisode visuel matérialise une tentative troublée et troublante de restituer un fragment du possible, défiant l'impossible fixation de l'éphémère. Sans jamais paraitre incertaine ou sur le point de disparaitre, la nature de Natalina Micolini permet à notre regard d'éprouver la pulsation du vivant.

Festival Transforme

(Spectacles Divers)

Lancé en 2023, le festival Transforme est de retour aux Subs pour une troisième édition promouvant des gestes artistiques novateurs dans le domaine des arts de la scène avec des spectacles pluridisciplinaires en prise avec le monde contemporain.

Madame L'Aventure

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume, 1h15. À pied, à cheval, en traîneau, en fusée, en montgolfière ou en sous‑marin, Jean-Pierre navigue dans les grands récits d’aventures que sont Don Quichotte ou Le Mont Analogue. Du Graal à l’Eldorado en passant par l’Atlantide, il explore un monde plein de terreur et de suspens pour réussir à croire en lui-même.

Billy Budd

(Classique et Lyrique)

De Benjamin Britten, direction musicale de Finnegan Downie Dear, mise en scène de Richard Brunel, 3h20. Pendant les conflits révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle, dans un navire de guerre aux abois d’attaques ennemies, Billy le marin est prisonnier d’une terrible injustice. Innocent de cœur mais coupable de fait, il est victime d'une machine infernale qui broie les individus dans une société étriquée et brutale.

Et si les œuvres d'art pouvaient parler ?

(Théâtre)

Texte de Christophe Carotenuto, mise en scène d'Alain Degois, 1h15. Dans ce seul en scène, Christophe Carotenuto dit Stan incarne des œuvres d’art, mais surtout ce que chaque œuvre lui fait ressentir, en inventant un récit qui se nourrit de la véritable histoire de l’œuvre tout en tutoyant notre époque, le tout mêlant humour, théâtre et danse.

Martine Bligny et Isabelle Leclercq

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 25 mars de 15h à 20h. Rencontre à la Galerie Imag'in entre les tableaux de Martine Bligny, fruits de la recherche d'une présence entrevue ou espérée, et des céramiques d'Isabelle Leclercq émergées de la superposition de rubans de terre, créant des formes organiques et figuratives uniques.

Impossible

(Théâtre)

D'après Erri de Luca, mise en scène de Fabrice Eberhard et Damien Gouy. Sur un sentier escarpé des Dolomites, un homme chute dans le vide. Derrière lui, un autre homme donne l’alerte. Ce qu'il ne savent pas, c'est qu'ils étaient compagnons du même groupe révolutionnaire quarante ans plus tôt et que le premier avait livré le second et tous ses anciens camarades à la police. Petit à petit, l'interrogatoire se transforme en un dialogue et devient une réflexion sur l’engagement, la justice, l’amitié et la trahison.

Manon Lescaut

(Classique et Lyrique)

De Giacomo Puccini, direction musicale de Sesto Quatrini, mise en scène d'Emma Dante, 2h45, dès 15 ans. Le Chevalier des Grieux et la jeune Manon tombent amoureux au premier regard, et s'enfuient ensemble. Mais Manon abandonne le jeune Chevalier pour le riche Géronte. Lorsque ce dernier comprend qu'elle aime toujours des Grieux, il dénonce les amants et la jeune femme est condamnée à l'exil.

Notre avis : À 34 ans, Giacomo Puccini signe l'un de ses plus beaux opéras avec Manon Lescaut d'après un roman de l'abbé Prevost. Manon veut jouir de la vie et entame une passion déchirante et désespérée avec Des Grieux. Les voix de Chiara Isotton et de Ricardo Massi s'entremêleront aux couleurs envoûtantes d'un orchestre omniprésent, Puccini réussissant ici à synthétiser son héritage de Verdi avec Wagner ou même... Bizet ! La Sicilienne Emma Dante signera la mise en scène, avec son goût prononcé pour une poésie brute et des images scéniques puissantes.

Goupil et Kosmao

(Théâtre)

D'Étienne Saglio, 40 min, dès 5 ans. Nouveau venu incontournable dans le monde de la magie, Étienne Saglio met en scène un renard rebelle et un magicien qui composent un duo cartoonesque aussi féérique que comique, entre music-hall et marionnette. La star, ce n’est pas le prestidigitateur, c’est l’animal.

Notre avis : Grand nom de la magie contemporaine, Étienne Saglio a conçu, avec Goupil et Kosmao (soit le nom de l'assistant renard et celui du magicien), une petite forme cabaret de 30 minutes destinée au jeune public (à partir de 5 ans) d'une inventivité et d'une intelligence folles. Ici, l'humour est le moteur du récit, porté par ce duo involontairement comique qui fait littéralement s'esclaffer les enfants. Et les plus grands.

Isha et Limsa d'Aulnay

(Rap)

Sorti en décembre dernier, le volume 2 du projet Bitume Caviar d'Isha et Limsa d'Aulnay poursuit une collaboration qui a commencé en 2020. Ici, les deux rappeurs continuent d'échanger les références, entre le blues du voyou repenti et la vie de trentenaire (bientôt quadragénaire).

Notre avis : Loin du buddy movie artificiel, la fusion entre Isha et Limsa d'Aulnay célèbre le triomphe d'un rap d'adultes, technique et désabusé, formant un pont entre la Belgique et la France. Isha, nourri par la rigueur implacable de sa trilogie La vie augmente, apporte cette gravité rocailleuse, tandis que Limsa, fort de sa trilogie Logique, injecte une souplesse technique et un second degré salvateur. Avec le projet Bitume caviar, ils réactivent l'imaginaire d'un duo complémentaire, où la rime multisyllabique sert à décortiquer la névrose du quotidien et le temps qui passe.

Guénaëlle de Carbonnières

(Photographie)

Dans cette nouvelle exposition de la fondation Bullukian,  la photographe Guénaëlle de Carbonnières est à l'honneur, et présentera une sélection d’œuvres réalisées dans le cadre de sa résidence artistique au musée des Arts décoratifs de Paris en avril 2025, qui lui notamment permis de revisiter d’anciens fonds photographiques conservés dans les collections afin de créer de nouvelles pièces, entre photo et sculpture.

En attendant Bojangles

(Théâtre)

D'après Olivier Bourdeaut, mise en scène de Victoire Berger-Perrin, 1h15. Une petite famille vit tranquillement sa vie et les deux parents sont fous l'un de l'autre, et leur quotidien est dicté par la mère, qui déborde d'énergie. Cependant, un jour, elle ira trop loin, et le père et le fils devront faire tout leur possible pour éviter l'inéluctable.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

L'Abolition des privilèges

(Théâtre)

D’après Bertrand Guillot, mise en scène d'Hugues Duchêne, 1h15. Après avoir parlé de la politique actuelle, Hugues Duchêne plonge au cœur de la nuit du 4 août 1789, lorsque des jeunes députés sont venus à Versailles pour abolir les privilèges des bien-nés, un moment fondateur de la nation française.

Notre avis : De ce moment fondateur qu'est la fameuse nuit du 4 août 1789 ayant permis L'Abolition des privilèges, le metteur en scène Hugues Duchêne a fait un spectacle survolté pour un comédien. Un pan de l'histoire française réanimé façon one-man-show, Maxime Pambet changeant de rôle en quelques secondes pour enflammer un discours, rejouer un affrontement, délivrer une anecdote... Captivant.

Su Yuming

(Peinture & Dessin)

Ayant grandi en Chine dans les années 2000, Su Yuming explore, à travers ses tableaux, la condition d’une génération à la fois surexposée et insaisissable ; des êtres qui partagent un monde, celui des réseaux sociaux, des jeux vidéo, des mangas et de la mode streetwear, mais qui ne se fréquentent pas, chacun étranger derrière des écrans.

Tom Castinel

(Art contemporain et numérique)

Dans son travail, Tom Castinel développe une pratique d'installation qui s'appuie principalement sur le textile et le béton pour s'ancrer dans le geste et le faire pour soi, tout en cherchant à désacraliser les formes, affirmer une attention au savoir-faire artisanal et interroger notre rapport aux objets domestiques.

Notre avis : Si un titre est supposé condenser le sens de son contenu, l'opposition nominale d'Aigreur douce se retrouve constamment débordée par ce même geste. La rugosité des sculptures, nées des matériaux de récupération enrobés de béton et de patine bleutée, ne cesse d'abraser notre œil, imposant une matérialité qui résiste, ne cédant ni à la séduction ni à la transparence. Cette âpreté trouve aussitôt son contrepoint : la douceur des textiles, disposés comme des ponctuations sensibles dans l'espace, introduisant une modulation tactile du regard.

TH

(Rap)

Entre sonorités sombres, glitchs futuristes et une écriture imagée, TH a créé un nouveau style qu'il appelle la E-Trap et qu'il propose de découvrir sur sa mixtape éponyme ainsi qu'Algorithme, son dernier projet sorti plus tôt cet année.

Notre avis : TH est arrivé à point nommé pour revitaliser une trap à bout de souffle. Dans ses deux derniers projets (E-Trap et Algorithme), la précision de son flow électrise des productions métalliques et rugueuses. Il politise le genre dans un anti-égotrip qui dépeint un quotidien sombre en épurant l'esthétique pour mieux la réinventer sur un ton clinique davantage que nonchalant. Il fascine également par sa capacité à laisser affleurer une réelle sensibilité derrière sa voix imposante.

La quête médiévale : Les artefacts sacrés

(Visites)

Lors de cette balade sous forme de jeu de piste / jeu de rôle, les participant·es pourront suivre un parcours allant du vieux Lyon jusqu'à la Presqu'île tout en incarnant des personnages devant mener une enquête dans le Lyon du XIVe siècle.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Une merveilleuse créature

(Visites)

En écho avec l'exposition Merveilleux Moyen Âge aux Musées Gadagne, ces derniers proposent une visite contée, racontant l'histoire d'un petit griffon apprenant qu’il est un oiseau. Au fil de la visite, le jeune animal découvrira qui il est vraiment en observant et écoutant le papier, la pierre et le verre dans l’exposition.

Les gros patinent bien

(Théâtre)

De Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, 1h20, dès 10 ans. Comme des Laurel et Hardy des temps modernes, un homme en costume trois pièces passe tout le spectacle assis, tandis qu’un autre, en maillot de bain, s’agite autour de lui, brandissant des centaines de cartons racontant un voyage imaginaire à travers le monde. Il fait ainsi défiler des paysages, des personnages et même des animaux croisés au cours de cette drôle d’épopée. 

Notre avis : Un gros homme, statique sur scène, se lance dans un impressionnant voyage grâce à un maigre acolyte qui matérialise avec des cartons tout un tas d'accessoires, de paysages, de compagnons de route... Signé Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, Les Gros patinent bien, cabaret de carton est un bijou burlesque au succès phénoménal mérité depuis sa création en 2020. Interview de Pierre Guillois à lire sur notre site (« faire marrer les gens, c'est notre travail ! » nous dit-il).

Doppler + Dirty Harry

(Rock & Pop)

Après quinze ans de silence discographique, le groupe Doppler est de retour avec un nouvel album, Pourquoi ce disque ?, dont ils célèbreront la sortie sir la scène du Périscope, accompagnés d'un DJ set par Dirty Harry.

Notre avis : On croyait leur trajectoire figée dans une archive, mais certaines forces ne se rangent jamais : elles se tassent, se minéralisent, pour resurgir ensuite sous une nouvelle forme, irréductible. La release party au Périscope, coup d'envoi du nouveau tour, est l'occasion pour le trio culte lyonnais de dévoiler des nouvelles stratégies de tension sonore marquées par la nécessité d'apparaître. Ce qui, pour nous toutes et tous, relève d'une heureuse - et bruyante - fortune.

White dog

(Théâtre)

Mise en scène de Camille Trouvé et Jonas Coutancier, 1h35, dès 12 ans. Dans l’Amérique des années 1960, bouleversée par de violentes luttes raciales, un couple recueille un chien. D’apparence douce et affectueuse, il est dressé pour attaquer les personnes noires ; un récit sur la haine, le conditionnement et l’instrumentalisation sur fond de jazz.

Notre avis : Créé en 2017, White Dog de la compagnie Les Anges au Plafond, grand nom français de la marionnette, est un petit bijou de spectacle construit autour du roman Chien blanc de Romain Gary. Dans ce texte de 1970, l'auteur raconte comment, aux États-Unis avec son épouse Jean Seberg, il a recueilli un chien abandonné d'apparence affectueuse, sauf quand il croise une personne noire... Une œuvre forte, politique, qui, sur scène, a été habilement adaptée avec une scénographie en papier, de la vidéo, des jeux de lumière et de la musique live.

Avant la tempête

(Danse)

Chorégraphies de Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe, 1h25, dès 12 ans. L'Opéra de Lyon convie les œuvres de trois grands chorégraphes pour créer un spectacle entre graphisme minimaliste et poésie du mouvement : Actus... de Lucinda Childs, The Grey Area de David Dawson et Enemy in the Figure de William Forsythe.

Notre avis : Le Ballet de l'Opéra se fend en trois... en trois chorégraphies signées respectivement Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe. Un programme éclectique, mais qu'on ne saurait trop vous conseiller pour (re)découvrir l'un des chefs-d'œuvre de Forsythe, Ennemi in the figure, créé en 1989 sur la musique cinglante de Thom Willems. Ruptures de rythmes, changements de lumière, déplacements d'éléments de décors : tout dans cette pièce pousse à l'urgence, au mouvement virtuose sur le fil du rasoir, au choc plastique et gestuel.

Koga One

(Street Art)

Spécialiste du portrait déconstruit, Koga One fusionne les formes humaines avec des dessins abstraits pour un résultat jouant avec les contrastes visuels. Dans cette nouvelle exposition pour SpaceJunk, il interroge la perception de l’identité en déformant une partie de ses sujets, forçant le spectateur à recomposer l’image mentale de ces inconnus.

L'évadation de la tour fatale enflammée

(Théâtre)

Texte de Romain Franklin, mise en scène d'Alexandra Volay, 1h15, dès 10 ans. Dans une grande tour de TV, un entretien d’embauche tourne au cauchemar lorsqu’un groupe de braqueurs fait irruption, déterminé à s’emparer d’un mystérieux coffre caché dans l’immeuble. Coincés à l’intérieur, Tom, un technicien, Benjamin, le PDG, et Emma, une candidate, doivent unir leurs forces pour échapper à cette prise d’otage.

La perruche

(Théâtre)

Écrit par Audrey Schebat, par la compagnie Art’Scenic, 1h, dès 10 ans. Un couple attend des amis pour le dîner, mais ceux-ci n’arriveront jamais… S’agit-il d’un accident, d’une séparation, d’un cambriolage ? À chercher les raisons de cette absence, l’homme et la femme se disputent au sujet du couple de leurs amis, remettant en cause les fondements de leur propre couple.

40+1

(Art contemporain et numérique)

Cette année, le CAP Saint-Fons souffle sa quarantième bougie et convie à cette occasion quarante et un·e artistes de la scène émergente française pour célébrer et de valoriser les artistes d’aujourd’hui, ainsi que celles et ceux qui ont contribué à écrire l'histoire du Centre d’art depuis sa création, avec plus de 80 œuvres réfléchissant sur le thème de l'artiste et sa précarité, ainsi que le centre d'art comme lieu institutionnel.

Delphine Dénéréaz

(Art contemporain et numérique)

Dans l’espace de l’artothèque de la Maison du livre, de l’image et du son, Delphine Dénéréaz invite à explorer les vestiges de Delfunland, un monde enfoui, dédié en son temps à l’amour et aux dauphins. Entre Cadillacs, fontaines, façades, boutiques de souvenir et chambres d’hôtel, le décor s’empare du réel pour inventer une expérience sensorielle inédite.

Monstres, démons et merveilles

(Visites)

En écho avec l'exposition Merveilleux Moyen Âge, le musée Gadagne organise une visite du cinquième arrondissement à travers trois histoires du Moyen Âge. Les participant·es revivront le couronnement du pape à Lyon, découvriront ce qu'était l'Ourgon de la Saône et rencontreront Saint Georges qui combat un dragon.

Quand l'architecture nous raconte le goût du médiéval

(Visites)

À travers cette visite en écho à l'exposition Merveilleux Moyen Âge, le musée Gadagne propose de remonter le temps et découvrir comment l’architecture médiévale a marqué la ville, des édifices religieux aux bâtiments civils, de l’abbaye d’Ainay à l’église Saint-Paul en passant par le Vieux Lyon.

Louis Cattelat

(Humour & Café Théâtre)

Dans Arecibo. Avec cynisme et humour noir, Louis Cattelat évoque dans son premier spectacle plusieurs anecdotes, que ce soit des histoires de famille, de colonies de vacances ou de coiffeur, à qui il n'arrive pas à dire qu'il trouve sa coupe laide.

Notre avis : Dans la catégorie jeunes talents à suivre, on peut assurément citer l'humoriste Louis Cattelat. Arecibo, son premier spectacle affûté comme un scalpel est un concentré d'humour d'observation et vannes mordantes, il dissèque les travers de ses contemporains avec une verve aussi stoïque que percutante.

Susanne Kriemann

(Photographie)

Vernissage le 8 janvier à 18h30. À travers un concept élargi du document photographique, Susanne Kriemann explore les paysages comme des systèmes d'enregistrement analogiques des processus causés par l'homme. Conçue spécialement pour le Goethe Institut Lyon, l'exposition présente des affiches grand format et des soieries traitant des conséquences de l'exploitation minière de l'uranium.

Notre avis : Susanne Kriemann aborde le paysage comme une mémoire sensible, un espace où s'inscrivent durablement les transformations causées par l'activité humaine. Dans le Limousin, ancien territoire de l'extraction de l'uranium, l'artiste s'attarde sur les plantes qui ont investi les sols irradiés, non comme signes de réparation, mais comme surfaces d'enregistrement. Par le biais de photogrammes et de soieries grand format, lupins, fougères et genêts apparaissent tels des vestiges vivants. Une radiographie poétique et inquiète d'un monde postnucléaire, où la nature conserve autant qu'elle révèle.

Pierre Thevenoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Life coach. Actif sur les scènes de France depuis plusieurs années, Pierre Thevenoux s'est taillé une place grâce à sa capacité à manier plusieurs styles d'humour. Avec de nouveaux sketches en poche, il entame une nouvelle tournée pour rire des absurdités du quotidien.

Notre avis : Depuis quelques années, Pierre Thevenoux impose son nom et sa gueule « à bouffer du pâté au petit-déjeuner » dans le monde de l'humour en jouant la carte du gentil beauf. Et ça marche, tant l'homme maîtrise l'art de l'autodérision et de la complicité avec le public - on est tous le beauf de quelqu'un en gros. En cette rentrée, il livre un nouveau spectacle baptisé Life Coach qui, au vu d'une date de rodage cet automne, s'inscrit dans la même veine que le précédent. C'est dans les meilleurs beaufs...

Quatuor Belcea

(Classique et Lyrique)

Composé de Corina Belcea, Suyeon Kang violon, Krzysztof Chorzelski et Antoine Lederlin, le quatuor Belcea montera sur la scène de l'Auditorium de Lyon pour un récital mettant à l'honneur les dissonances viennoises avec des airs d'Anton Webern, Brett Dean et Mozart.

Notre avis : La musique contemporaine est tellement rare dans la programmation de l'Auditorium qu'on se réjouit de la venue du Quatuor à cordes Belcea, spécialiste de la musique du 20e Siècle. On pourra ainsi découvrir les Cinq mouvements pour quatuor à cordes d'Anton Webern datant de 1909. Le compositeur y déploie les possibilités nouvelles de la musique atonale et n'hésite pas à créer les sonorités les plus étranges. Cerise sur le gâteau : notre compositeur australien fétiche, Brett Dean, dévoilera avec le Quatuor Belcea une nouvelle création !

Face à la mère

(Théâtre)

Mise en scène de Guy Cassiers, 1h30. Après vingt années passées en Afrique puis en Europe avec sa famille, une femme décide de retourner à Haïti, sa terre natale. Dans ce pays progressivement en proie à la violence puis au chaos, elle choisit de rester envers et contre tout, y devient enseignante, consacre sa vie à s’occuper des autres avant d'y mourir tragiquement.

Notre avis : Un homme, seul sur le plateau, évoque le souvenir de sa mère, assassinée en Haïti, et la douleur qui a suivi. En 2006, le comédien, metteur en scène et dramaturge Jean-René Lemoine a publié puis joué le texte Face à la mère. C'est ce même texte qu'il reprend aujourd'hui, avec la voix calme de celui qui ne veut pas imposer sa peine, dans une mise en scène humble, au cordeau, de Guy Cassiers, l'un des papes du théâtre européen. Pour un moment presque hors du temps.

Jean Couty

(Peinture & Dessin)

L'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Au nom du ciel

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Yuval Rozman, 2h, dès 15 ans. Après Ahouvi en 2023, Yuval Rozman aborde le quatrième opus de sa Quadrilogie de ma Terre, une œuvre qui aborde le lien avec son pays natal et le territoire israélo-palestinien. Dans cet ultime épisode, il prend de la hauteur et met en scène le point de vue de trois oiseaux qui enquêtent sur l’assassinat d’un jeune Palestinien autiste de 32 ans, Iyad Al-Hallaq, tué par la police israélienne en 2020.

Notre avis : En plein dans l'actu mais avec décalage. Homme de théâtre israélien installé en France et très critique envers la politique de Benyamin Netanyahou, Yuval Rozman a choisi, pour le quatrième volet de sa série baptisée Quadrilogie de ma terre, de prendre de la hauteur en confiant le récit à trois oiseaux témoins de l'assassinat, en 2020, d'un Palestinien autiste par la police israélienne. Des oiseaux engagés, forcément, mais également délicieusement vulgaires, pour un spectacle en tous points surprenant et captivant.

Maria Angela Capossela

(Art graphique)

Vernissage le 10 mars à 18h30. Explorant le processus de la correspondance, Maria Angela Capossela cherche dans des archives locales pour trouver des lettres écrites par des personnes internées dans d’anciens asiles psychiatriques n'ayant jamais été envoyées. Ces écrits sont ensuite retranscrites à la main lors de sessions de travail collectif, puis ré-adressées à de nouvelles personnes s’engageant à y répondre. Une fois les réponses reçues, les correspondances imaginaires sont rendues publiques avec une forme de lecture individuelle, dans des contextes et des modalités diverses.

Sur le chemin

(Art graphique)

Vernissage le 10 mars à 18h30. Pendant plusieurs semaines, un groupe d’adolescents s’est initié à différentes techniques graphiques,  accompagnés par l’autrice illustratrice Emy Garcia pour réaliser un carnet de voyage en bande dessinée regroupant des petites histoires, réelles ou imaginaires pour raconter un trajet qui se révèle être une aventure.

Une maison de poupée

(Théâtre)

D'après Henrik Ibsen, mise en scène d'Yngvild Aspeli et Paola Rizza, 1h20. Par amour pour son mari banquier et pour le sauver de sa maladie, Nora a contracté un emprunt illégal qu’il ne lui pardonne pas. Face à cette hypocrisie, elle préfère quitter son foyer et leurs trois enfants. Mi‑femme, mi‑oiseau, Nora se libère de son mariage avec grâce et conviction.

Notre avis : Metteuse en scène, comédienne et marionnettiste, la Norvégienne installée en France Yngvild Aspeli a choisi d'adapter la pièce culte du répertoire norvégien et européen qu'est Une maison de poupée d'Ibsen avec, forcément, des marionnettes. Un parti pris pertinent tant visuellement, la scénographie brouillant la frontière entre illusion et réalité, que sur le fond. L'aspect féministe du texte (une femme qui refuse d'être réduite au rôle de poupée par son mari) saute ainsi littéralement aux yeux, à l'image des immenses araignées convoquées sur scène.

Alan Croissant

(Art contemporain et numérique)

La nouvelle exposition d'Alan Croissant, A necessary escape, propose de creuser une brèche dans l’ordinaire pour trouver un passage secret derrière une surface et détourner les signes pour y glisser un souffle neuf à travers un détail, un objet détourné ou une couleur, comme une manière de tenir, de respirer et d’habiter autrement.

Notre avis : A necessary escape incarne l'articulation mouvante, instable, éolienne, d'une réflexion esthétique instiguée par l'expérience d'un travail dans une chocolaterie à la chaîne. À travers la subversion des matériaux présents dans l'environnement productif, l'artiste provoque la circulation du sens dans un espace expositif où la monochromie jaune se manifeste par l'entremise d'un choix précis et ponctuel. L'injonction à « faire du beau » du poste de travail se mue ici en geste libératoire, permettant au bruit de se tisser avec une ancienne comptine anglaise et au convoyeur d'exhiber son inutilité.

Moguiz

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coucou. En quelques mois, Moguiz est devenu un phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. À partir d'octobre 2025, il entame une tournée française pour faire vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène.

Notre avis : Véritable sensation du web avec ses petites pastilles à perruques volontairement mal fagotées, Moguiz, plus d'un million de followers sur Instagram, est monté sur scène en début d'année dans un spectacle baptisé Coucou dont les premiers mois de représentations parisiennes ont affiché complet en un rien de temps. Le résultat est bancal, parfois hilarant, parfois poussif, mais en plein dans le style atypique de ce comique qui cherche davantage l'univers que la vanne pour la vanne.

Nôt

(Danse)

Chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas, 1h, dès 14 ans. Entre profusion d’histoires et de détails, alliance des contraires et exploration de la figure du mal, la nouvelle création de la chorégraphe cap-verdienne Marlene Monteiro Freitas s'inspire des Mille et Une Nuits pour mettre en scène le duel entre la réalité et le désir, l’amour et la guerre, le grotesque et le sublime ainsi que l’aliénation et la liberté.

Notre avis : Habituée de la Maison de la danse, Marlene Monteiro Freitas y revient auréolée de sa nouvelle notoriété depuis qu'elle a créé Nôt dans la cour d'honneur du Palais des Papes du festival d'Avignon cet été. La Capverdienne met au cœur de Nôt (nuit en portugais) une attachante galerie de personnages peu raccord avec les normes : ça grommelle plus que ça ne parle, quand l'un articule dans un micro, la sono est coupée. Un autre se balade nu dans le public et étire le temps jusqu'à l'agacement de certains et une des danseuses, amputée des jambes, donne la réplique à ses acolytes.

Artagora : Faites entrer l'accusé, l'artiste devant la justice

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'art produit dans les tribunaux.

Nuit blanche minimaliste

(Classique et Lyrique)

De Philip Glass à Moondog en passant par Aphex Twin et Brian Eno, le pianiste François Mardirossian proposera un marathon de douze heures dédié à la musique minimaliste, avec des œuvres de compositeurs connus ou non.

Notre avis : La nuit du 7 mai à la chapelle de la Trinité se propose comme un rite minimaliste, une traversée de douze heures orchestrée par François Mardirossian, où le tempus nocturnum cesse d'être simple absence de lumière pour devenir l'espace même de l'écoute. Ce temps étendu, à la fois collectif et singulier, devient le refuge des gestes en spirale de Glass et des miniatures disloquées d'Aphex Twin, du lyrisme contemplatif de Hovhaness et du folklore urbain de Moondog. Pour se conclure avec les frémissements sonores de Lawalrée, dernier geste de sensibilité discrète.

Lucie Collot

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 27 mars à 19h. Dans un geste doux et spontané conjuguant des touches de couleur avec des motifs colorés pour absorber tout le vide du papier, Lucie Collot offre des images mettant en scène une nature infinie, foisonnante et fantasmée.

Geneviève Garcia Gallo

(Peinture & Dessin)

Avec cette nouvelle exposition à la galerie Françoise Besson, Geneviève Garcia Gallo s'éloigne des brumes mélancoliques de ses précédents travaux et ressuscite ici les paysages solaires de son enfance marocaine et méditerranéenne à travers la technique du fixé sous verre pour magnifier la luxuriance des plantes du Sud avec ses agaves, ses figuiers de Barbarie et ses mimosas.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

(Peinture & Dessin)

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

Bérengère Krief

(Humour & Café Théâtre)

Dans Sexe. Dans son nouveau spectacle, Bérangère Krief questionne avec humour notre consommation de la sexualité, et apporte un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase, tout en abordant des questions de féminisme, d'identité et de relations.

Notre avis : Le nouveau one-woman-show de Bérengère Krief s'appelle Sexe : il parle donc, logiquement, de sexualité, de désir, de plaisir, d'épanouissement... C'est certes plaisant sur le moment, façon orgasme rapide, mais très vite oublié ensuite, la faute à un ensemble peu original et souvent attendu que ce soit côté jeu, écriture ou univers.

Artagora : Giovanni Bellini, les madonnes sensibles

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le peintre italien Giovanni Bellini, considéré comme le précurseur de l'école vénitienne, marquant la rupture définitive avec le style gothique prédominant à l'époque.

Liv Schulman

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 19 mars à partir de 18h. Inspiré par des évènements comme l'arrivée du câble en 1990 et le crash financier de 2001, le travail de Liv Schulman prend la forme de fictions filmées, de séries TV, de lectures-performances et d’écriture romanesque, avec en leur cœur des discours portant sur la place de la subjectivité dans l’espace politique et de la difficulté de lui accorder du crédit.

The gathering et Anneke Van Giersbergen

(Rock & Pop)

À l'occasion des trente ans de leur album culte Mandylion, The Gathering entamera une grande tournée européenne passant notamment par la Rayonne. Anneke van Giersbergen, vocaliste emblématique du groupe, sera également de la partie pour faire revivre la magie des morceaux de l’album.

Tricky

(Musique Electronique)

Apparu pour la première fois en tant que MC sur le premier album de Massive Attack, Tricky est reconnu comme un membre fondateur de la scène trip hop de Bristol. Le voici maintenant sur la scène du Radiant-Bellevue, plus de trente ans après ses débuts.

Notre avis : Issu des marges de Bristol, nourri des sound systems, des fractures familiales et des nuits enfumées forgeant une voix chuchotée et tenue au bord de la rupture, Tricky a transfiguré le trip-hop en un art d'ombres et de vertiges. Entre mémoire heurtée et visions obliques, sa musique demeure constamment comme un territoire hanté, donnant lieu à des live redessinant chaque soir ses propres fantômes. Avertissement nécessaire : assister à ce concert, c'est accepter l'inattendu.

Jazzy Bazz

(Rap)

Après avoir fait ses armes au sein de la Cool Connexion et du collectif L'Entourage, Jazzy Bazz a entamé une carrière solo dont le sixième opus, Nirvana, est sorti en mars 2025. En pleine préparation de son prochain projet, intitulé Ivan, le voici sur la scène du Transbordeur.

Notre avis : Valeur sûre du rap francophone, Jazzy Bazz honore la discipline depuis près de vingt ans, d'abord en groupe puis en solo. Il est l'un des garants d'une exigence technique et lyricale jamais prise à défaut. Son dernier opus, Nirvana, disque planant aux airs de balade nocturne, le rapproche de l'univers de Laylow et de son esthétique virtuelle. Son introspection à cœur ouvert s'étoffe à travers des sonorités contradictoires, dessinant le chemin tracé par un artiste évoluant entre l'avant-garde et les racines du genre.

Nocturne (parade)

(Danse)

Mise en scène de Phia Ménard, par la compagnie Non Nova, 1h, dès 8 ans. Avec son dernier spectacle, Phia Ménard revient à son cycle des Pièces du vent pour lui apporter un quatrième volet en clair-obscur, embarquant petits et grands dans une traversée à travers l’obscurité, reflet des temps politiquement obscurs dans lequel nous sommes entrés.

Notre avis : Enfin, elle revient à ses pièces dites "de vent" ! Avec la création de Nocturne (parade) cet automne, la circassienne Phia Ménard renoue avec son immense talent à faire valser du plastique pour raconter rien moins que l'humanité. En cercle, entourée de ventilateurs comme dans L'Après-midi d'un foehn, devenu un classique du théâtre jeune public, elle s'empare du l'histoire du Roi des Aulnes que Goethe a transformée en poème. Il est question d'un petit garçon qui comprend avant les grands (aveuglés par un Trump démultiplié) les dangers qui rôdent. À voir dès 8 ans et bien plus encore !

Senflix

(Impro)

Inspirés par les plateformes de streaming, deux comédiens créent en direct les programmes dont ils ont toujours rêvé.

Jeu double

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier pour une exposition collective de leurs travaux explorant le tissu, le passage du temps et le cycle de la vie.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

François Daireaux

(Photographie)

Vernissage le 7 mars à 18h30. Pendant plusieurs années, François Daireaux a arpenté en solitaire plus d’une centaine de villes chinoises très peu visitées par les étrangers et encore très peu documentées par les photographes. Commencé dans le Nord-Est du pays, son périple l'a mené jusqu'à la région du Xinjiang, où il est aujourd’hui devenu impossible de faire image.

Une merveilleuse créature

(Visites)

En écho avec l'exposition Merveilleux Moyen Âge aux Musées Gadagne, ces derniers proposent une visite contée, racontant l'histoire d'un petit griffon apprenant qu’il est un oiseau. Au fil de la visite, le jeune animal découvrira qui il est vraiment en observant et écoutant le papier, la pierre et le verre dans l’exposition.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité. À noter que Pommerat sera également au TNP fin novembre avec son nouveau conte Les Petites Filles modernes.

Epic Drag Battle - N'avalez pas n'importe quoi

(Spectacles Divers)

Alors que les élections approchent à grands pas, les drag queen et king Meredith Von Piaf et Brad l’Empaleur proposent danimer le débat, en invitant deux autres performeur·euses qui présenteront leurs programmes et essayer de convaincre le public, qui votera en fin de spectacle pour son préféré.

Monstres, démons et merveilles

(Visites)

En écho avec l'exposition Merveilleux Moyen Âge, le musée Gadagne organise une visite du cinquième arrondissement à travers trois histoires du Moyen Âge. Les participant·es revivront le couronnement du pape à Lyon, découvriront ce qu'était l'Ourgon de la Saône et rencontreront Saint Georges qui combat un dragon.

Quand l'architecture nous raconte le goût du médiéval

(Visites)

À travers cette visite en écho à l'exposition Merveilleux Moyen Âge, le musée Gadagne propose de remonter le temps et découvrir comment l’architecture médiévale a marqué la ville, des édifices religieux aux bâtiments civils, de l’abbaye d’Ainay à l’église Saint-Paul en passant par le Vieux Lyon.

La quête médiévale : Les artefacts sacrés

(Visites)

Lors de cette balade sous forme de jeu de piste / jeu de rôle, les participant·es pourront suivre un parcours allant du vieux Lyon jusqu'à la Presqu'île tout en incarnant des personnages devant mener une enquête dans le Lyon du XIVe siècle.

Jacqueline Salmon

(Photographie)

Pour accueillir l'arrivée du printemps, la Fondation Renaud met à l'honneur Jacqueline Salmon, figure de proue de la photographie contemporaine française. Avec ses clichés, elle ne se contente pas de figer le réel, mais en explore les strates et les mystères.

La Guerre en jeux

(Sciences et Histoire)

À travers sa nouvelle exposition, le CHRD propose de découvrir avec quoi jouaient les enfants au cours de la Seconde Guerre mondiale. Entre poupées, peluches, jeux de société, albums illustrés et fabrications maison, l'exposition retrace également comment la société et les institutions de l’époque utilisaient les jouets et les images pour transmettre des messages, des règles de vie ou le patriotisme.

Artagora : Gaudí, le sacre de la modernité

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'architecte espagnol Antoni Gaudí, principal représentant du modernisme catalan.

Honda Romance

(Classique et Lyrique)

Mise en scène de Vimala Pons, 1h15, dès 14 ans. Après Le Périmètre de Denver, spectacle en forme de Cluedo grinçant, Vimala Pons revient à Lyon avec sa première pièce de groupe, regroupant dix performeurs et performeuses qui sillonnent le plateau dans un mouvement perpétuel, précis, féroce, fragile et drôle.

Notre avis : Une première image saisissante : une femme, écrasée par un satellite, tente de se relever. Cette femme, c'est la circassienne, metteuse en scène et comédienne Vimala Pons. Après son très remarqué Périmètre de Denver, elle a livré il y a quelques mois le spectacle-performance Honda Romance dans lequel elle secoue son corps, livré au tourbillon des émotions, avant d'être rejointe par neuf chanteuses et chanteurs. Et, comme Joris Lacoste, de diviser le public avec cette proposition radicale.

Le soleil brille pourtant dehors

(Théâtre)

Écrit par Marine Chartrain, mise en scène de Louen Poppé, Mathilda Bouttau et François Geslin, 1h. Dans sa maison d’enfance, Adèle vit avec Samy, son partenaire. Depuis quelques mois, leur enfant a disparu sans laisser de trace derrière elle. Les recherches ne mènent à rien et le temps s’étend dans l’attente d’un indice, d’une explication.

Notre avis : Voilà un spectacle lynchéen. L'adjectif est beaucoup galvaudé et trop facilement utilisé pour décrire par paresse tout ce qui est étrange, mais ce spectacle là, découvert à l'Élysée le jour même du décès du réalisateur américain iconique (!), l'est pleinement. Le trio de créateurs son et lumière de la compagnie Maison vague, formé à l'ENSATT s'est adjoint le texte (commandé) de leur collègue dramaturge Marine Chartrain. Et voilà que cette histoire de parents déboussolés après la perte d'un jeune enfant devient un labyrinthe aussi visuel que réflexif.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Aux frontières du réel : La quête ésotérique de l'invisible

(Sciences et Histoire)

Pendant plus de trois mois, la bibliothèque de la Part-Dieu accueillera une exposition retraçant l'histoire des pratiques ésotériques, de l'astrologie au magnétisme en passant par le spiritisme et les arts divinatoires en explorant la transmission et l’exercice de ces pratiques, les figures et histoires lyonnaises qui ont marqué leur développement, ainsi que la place souvent singulière des femmes dans ce domaine.

Notre avis : Dans la ville de Willermoz, Kardec et Nizier Philippe, la constellation d'objets hétérogènes de la Bibliothèque municipale composent une grammaire du destin. L'image, se manifestant par l'entremise de gestes figés, de signes hérités et d'affects transmis, agit ici comme une survivance. Du cosmos miniaturisé aux jeux imprimés, des corps féminins médiateurs aux diagrammes savants, le parcours condense, sans rupture avec la raison, une tentative de négociation avec l'incertain, cherchant à ordonner l'angoisse du temps à venir.

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon

(Art contemporain et numérique)

Avec sa nouvelle exposition, le Musée d'art contemporain de Lyon propose une rétrospective dédiée à l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon, qui s'est illustré pendant près de soixante ans à la peinture, puis à l'happening et à l'art environnemental avant de se consacrer à la photographie, le tout avec malice et engagement.

Notre avis : Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.

Giulia Andreani

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de quatre mois, le Musée d'art contemporain de Lyon accueille l'artiste italienne Giulia Andreani pour une exposition d'une cinquantaine d'œuvres retraçant plus d’une décennie de sa pratique artistique et son évolution. Intitulée Peinture froide, elle explore la représentation des pouvoirs au 20e siècle à travers la guerre, l’art, mais aussi les figures oubliées et leur rôle social majeur.

Regards sensibles - Œuvres vidéo de la collection Lemaître

(Art contemporain et numérique)

Pendant plus de trente ans, Isabelle et Jean-Conrad Lemaître ont constitué l’une des plus importantes collections d'art vidéo en mains privées en France. Commissariée par Tasja Langenbach, spécialiste reconnue en la matière, à la tête du festival Videonale – Festival for Video and Time-Based Arts en Allemagne, cette exposition retrace le parcours de leurs découvertes, abordant des enjeux sociaux, politiques et économiques.

Bar CodeX

(Art contemporain et numérique)

Fondé par les artistes Kalen Iwamoto et Julien Silvano, le duo Wen New Atelier explore dans ses œuvres le langage comme une matière plastique. Dans cette nouvelle exposition investissant le bar du Musée d'art contemporain, ils transforment le lieu en un dispositif pour inviter le public à participer à la fabrication du sens à travers des œuvres interactives, des protocoles d’écriture et des collaborations inédites.

Frédéric Cordier

(Art graphique)

Formé à Lausanne, le Montréalais Frédéric Cordier viendra exposer ses toiles à l'URDLA fin avril pour les faire découvrir au public lyonnais,  entre paysages urbains, industriels, naturels et abstraits.

Notre avis : Né en 1985, Frédéric Cordier a créé de nombreuses estampes à l'URDLA, déployant sur de grands, voire de très grands formats, ses paysages industriels imaginaires, ses usines figées, ses paysages urbains nocturnes éclairés de quelque feux d'artifice... C'est par petits points, par petits traits ou par petites formes géométriques que Cordier compose ses paysages, leur insufflant une fragilité à l'image de nos sociétés industrielles et urbaines contemporaines. On attend avec impatience de découvrir ses nouvelles œuvres à l'URDLA qui lui consacrera une exposition monographique ce printemps.

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Complexe comedy club

(Humour & Café Théâtre)

Pour sa nouvelle saison, le comedy club du Complexe café-théâtre revient avec quatre artistes différents chaque soir, qui se succèderont sur scène. Au programme, humour décalé, observation sarcastique de la vie quotidienne et réflexions profondes habilement déguisées en punchlines.

Tanguy Pastureau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un monde hostile. Avec son nouveau spectacle, Tanguy Pastureau marque son retour sur scène avec sa verve caractéristique, son regard aiguisé et son humour caustique pour aborder les paradoxes et absurdités de la société contemporaine.

Notre avis : Avec ses phrases à rallonge, ses digressions permanentes, Pastureau « maltraite l'info » chaque jour à 12h10 sur Inter et c'est absolument délicieux. Il flingue les politiques mais surtout une époque dans laquelle le sens s'est fait la malle.

Panayotis Pascot

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entre les deux. Ça y est, Panayotis Pascot pense être devenu adulte ! Mais c'est moins excitant que ce qu'on lui avait vendu. Pour lui, être enfant c’est magnifique, avoir un enfant doit être magnifique, mais entre les deux, il n'est pas sûr de capter le concept.

Notre avis : Presque, le premier seul-en-scène de Panayotis Pascot, talent révélé au grand public très jeune grâce à la télé, a été une agréable surprise. Avec une écriture soignée et sincère, l'humoriste y racontait sa vie et notamment sa difficulté à concrétiser avec les filles. Le voici de retour sur scène avec Entre les deux, deuxième spectacle dans lequel il s'interroge sur cette période « pas ouf » entre l'enfance et la parentalité. Une nouvelle réussite pleine de rires et d'autodérision (notamment sur sa dépression) qui le maintient très haut dans le monde de l'humour français.

Au Mali, quand les animaux dansent

(Sciences et Histoire)

À travers différents objets, masques animaux et grandes figures de bois, mais aussi par le biais d’audiovisuels, le Musée des Confluences propose de découvrir la pratique du sogobò, des fêtes organisées par plusieurs ethnies du Mali, aujourd'hui inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre avis : L'exposition révèle un corpus récemment offert au musée, constitué par une centaine de masques et marionnettes qui, irréductibles à leur simple présence matérielle et à ce qu'ils représentent, opèrent comme des dispositifs d'activation. Issus des traditions festives du sogo bò, ces figures animales ou hybrides activent un théâtre rituel mêlant satire, mythe et régulation sociale. Collectées par Sonia et Albert Loeb, elles témoignent d'un art profondément relationnel et d'une pensée visuelle indissociable du geste, de la musique et de la parole.

Carte blanche à La Compagnie à - Le rire, l'intime, le politique

(Art graphique)

La Compagnie à investit le Musée des Arts de la Marionnette pour y révéler ses processus de création, ses sources d’inspiration et sa relation singulière aux objets.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.