Mamé

(Théâtre)

De et avec, 50 min, dès 9 ans. Seul sur scène, Antoine Demor propose une plongée tendre, gourmande et poétique au cœur de souvenirs familiaux, articulée au tour du personnage de Mamé, sa grand-mère italienne.

Cryptopsy + 200 Stab wounds + Inferi + Corpse pile

(Rock & Pop)

Le temps d'une soirée, le Club Transbo plongera dans les tréfonds les plus obscurs du death metal à l'occasion de l'escale lyonnaise de la tournée des canadiens de Cryptopsy, qui fêteront les trente ans de leur album None so vile. L'affiche sera complétée par 200 Stab wounds, Inferi et Corpse pile, de quoi faire trembler les murs toute la nuit.

Café Zimmermann

(Classique et Lyrique)

Direction musicale de Pablo Valetti, 1h45. Fondé à la fin des années quatre-vingt-dix par deux anciens étudiants de la Schola Cantorum de Bâle, le violoniste Pablo Valetti et la claveciniste Céline Frisch, Café Zimmermann remonte à ses propres sources en réunissant Telemann et Bach, le fondateur et l’un des principaux directeurs de l’ensemble leipzigois qui lui a servi de modèle.

Dictée suspendue

(Jeux)

Le théâtre Astrée organise une grande dictée pour passer un moment convivial autour de la langue. Au programme, un texte truffé de subtilités grammaticales et de vocabulaire rare lu lentement, suivi d'une relecture et d'un temps d'échange.

Bookclub Traverser l'inceste

(Lectures)

Composé de voisin-es, de lecteur·ices, de soignant·es, de travailleur-euses sociales, de militant·es, de étudiant·es et d'universitaires, le bookclub Traverser propose de penser les enjeux politiques contemporains à la lumière des expériences intimes de chacun·e. Cette édition sera articulée autour du livre Ce que Cécile sait, la quête intime de l'autrice qui réalise qu'elle a subi de l'inceste dans son enfance.

SuperMegaSuperCool Révolution + Submarine FM

(Jazz)

Né d’un désir de créer ce qui n’existe pas encore et de peindre de nouveaux univers sonores, SuperMegaSuperCool Révolution puise ses influences dans la scène funk-fusion des années 1970 en passant par les musiques électroniques ou encore le punk. Les voici une nouvelle fois au Périscope, cette fois-ci à l'occasion de la sortie de leur nouvel EP Apocatastase, accompagnés de Submarine FM et son univers à la croisée de la bass music, du breakbeat et de la techno.

Ökozid

En résonance avec l'exposition Lupin, fougère, genêt, le Goethe Institut organise une projection du film Ökozid de Andres Veiel, racontant le procès fictif de l'Allemagne face à 31 états du Sud car elle a négligé pendant des décennies sa responsabilité en matière de politique climatique, le tout dans un futur où les conséquences de la catastrophe climatique sont dévastatrices.

Adam Green

(Rock & Pop)

Des quatre concerts français que comptera sa prochaine tournée, Adam Green fera un détour par Lyon, au Marché Gare, pour venir à la rencontre du public lyonnais avec sa pop folk indie.

Notre avis : Chez Adam Green, la chanson devient le lieu d'un geste qui se déprend du monde pour mieux en dévoiler la texture vacillante. Anti-folk, pop minimale, americana ou résonances indo-orientales n'évoquent plus des genres mais des seuils, des passages où l'ironie légère ouvre sur une insouciance profonde, refus discret de toute visibilité marchande et manière singulière de s'absenter au temps pour mieux en éprouver la persistance.

Natures mortes, éclats du quotidien

(Peinture & Dessin)

Jusqu'au mois de février, la fondation Renaud, située au cœur du fort de Vaise, propose une exposition collective dédiée à la nature morte, composée exclusivement d’œuvres issues de ses collections. Tour à tour, des pièces d’Alice Gaillard, Joannes Veimberg, Alain Pouillet et Henri Ughetto recouvriront les murs du fort pour inviter à redécouvrir la poésie des objets du quotidien et la beauté silencieuse des formes et des matières.

L'arbre et l'oiseau

(Théâtre)

Par la compagnie Les petits monstres, 30 min, de 18 mois à 5 ans. Petit Oiseau habite un arbre dans lequel il joue avec son amie l’Araignée. Un jour, il s’aperçoit que les feuilles de son arbre changent de couleur, se froissent, se cassent et tombent. Affolé, il se lance le défi de les peindre, les défroisser, les coller, les attacher… Mais en vain : le vent souffle et son petit monde est chamboulé.

Ivan Berquiez

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Un pieu à soi. Le 28 mars 1941, sur le bord de la rivière où elle compte se donner la mort, Virginia Woolf trouve un objet étrange qui lui permet de regarder la série télévisée Buffy contre les vampires. Curieuse, elle rebrousse chemin et, depuis son lieu à elle, commence son binge-watching.

Mourir à Lyon : lieux et pratiques funéraires à travers le temps

(Conférences)

Animée par Emma Bouvard-Mor, archéologue, conservatrice du patrimoine à la DRAC Auvergne Rhône-Alpes. De l'Antiquité romaine jusqu’à l’aube du 19e siècle, cette conférence propose de découvrir les pratiques d’ensevelissement et de sépulture à travers l'exploration de la topographie et des matériels des tombes.

Pitch ta thèse

À l'occasion de la journée internationale des femmes et des filles de science, la Mission égalité diversité de l’Université Lyon 1 organise un événement dédiés aux doctorantes de l'établissement qui pourront venir présenter le thème de leur thèse en 180 secondes, suivi d'un temps d'échange avec le public.

Soirée Book'In #2

(Rencontres et Dédicaces)

L’association Des platines et des lettres propose une nouvelle soirée Book'In au Toï Toï ! Mêlant politique et musique, elle consistera en une rencontre avec l'autrice Lumir Lapray pour son livre Ces gens-là. Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer, suivie d'un DJ set techno par Esmoz.

Heure de la découverte : Calendriers enluminés au Moyen Âge

(Conférences)

Animée par Lore Derail, chargée des collections de manuscrits et fonds d’archives à la bibliothèque municipale de Lyon. Trouvées en marge des calendriers, les enluminures représentent aussi bien des signes du zodiaque que des activités courantes, souvent agricoles. Ces illustrations du déroulement cyclique du temps sont l'occasion pour le lecteur contemporain d'entrevoir une part concrète de la vie au Moyen Âge comme de percevoir les mentalités du temps.

Flore Montoyat

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son roman Le Mauvais Rôle. Après de brillantes études, Chloé entre à la Cour nationale du droit d'asile en tant que rapporteuse, présentant aux juges les dossiers de réfugiés. Mais après quelques mois, l'horreur et la violence des récits s'immiscent dans son esprit, menaçant sa santé.

Charlot en musique

(Ciné Concert)

Direction musicale de Jean Deroyer, par l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, 1h15, dès 6 ans. L'Opéra de Lyon propose un hommage à Charlie Chaplin à travers un ciné-concert pour donner un nouvel élan musical à ses films L'Aventurier,  Charlot pompier et Charlot patine.

I Gotta Feeling

(Rock & Pop)

Concert nostalgique des années 2000 avec Worlds Apart, Nâdiya, Amine, Helmut Fritz, Assia, Priscilla, Organiz, Salomé De Bahia, Faudel, Tragédie, L5 et d'autres.

Ma joie comme tranchée

(Théâtre)

Par la compagnie Ktha. À l'occasiond e sa sortie de résidence, la compagnie Ktha met en scène trois interprètes au milieu d’une centaine de tabourets occupés par le public, déclamant, disant et confiant la colère des personnes en Ehpad pour la transmettre aux passants.

Rsko

(Rap)

Après une première tournée marquante en 2024, Rsko reprend la route en 2026 à l'occasion de la sortie de son troisième album,  Jeune prince (Part. II), nouvel opus mêlant mélodies planantes, lyrics sincères et influences afro-caribéennes.

Thibaut Bruttin

(Conférences)

Comme chaque jeudi, Hôtel71 s'associe avec des professionnels de la culture et des médias pour échanger pendant une heure. Cette semaine, l'invité sera Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans Frontières, pour parler de sa mission de défense de la liberté de la presse et du droit à l’information, peu de temps après les 10 ans de l'organisation.

Quatuor Misia

(Classique et Lyrique)

Récemment rénovée, la salle Proton-de-la-Chapelle de l'Auditorium de Lyon accueille des rendez-vous avec de jeunes artistes au seuil de leur carrière. Cette fois-ci, c'est au tour du quatuor Misia, qui ouvriront leur programme de la soirée par le Septième Quatuor de Chostakovitch, avant de poursuivre avec le Second Quatuor de Mendelssohn.

Ogma + Lou Venturini

(Rock & Pop)

Mêlant art-rock, shoegaze, psychédélisme et influences celtiques, le trio lyonno-bruxellois Ogma montera sur la scène du Sonic avec le Marseillais Lou Venturini, navigateur de genres, en première partie.

Og Lounis + Toothpick + Guests

(Rap)

Soirée Hip-hop au Toï Toï avec les rappeurs Og Lounis et Toothpick, tous les deux membres du collectif Southside, un groupe d’amis unis par la même vision du rap ayant créé leur propre label pour porter leurs projets et faire entendre leur univers. La première partie sera assurée par Apollo, Shawass et Xobo, et le tout sera présenté par Future Prince.

Balafre : La vie de ma mère

Le cycle féministe de l'Aquarium ciné-café revient cette saison, désormais les jeudis, et commence avec une projection du documentaire La vie de ma mère de Maïram Guissé, un travail dans lequel elle se demande qui est la femme derrière sa mère. En partenariat avec le collectif Balafre, la projection comprendra un temps d'échange avec la réalisatrice pour présenter son livre Sous nos peaux, dans lequel elle part à la rencontre de femmes noires de son entourage.

Perceval

(Musique Electronique)

Originaire de Rennes, Perceval est un OVNI sur la scène électronique grâce à son mélange audacieux de techno, de psytrance et de sonorités médiévales sous forme de flûtes endiablées et de kicks galopants. Le voilà au Transbordeur, prêt à mélanger les époques pour faire vibrer le public.

Arch club

(Musique Electronique)

Le label et collectif Arch débarque au Club Transbo pour une soirée oscillant entre rap contemporain et musique électronique pour un résultat brut et percussif, concocté par les DJs XO, Duno, Mau_v et Limak.

Emo Crystal Cult

(Musique Electronique)

Moins d'un an après leur dernier passage au Sucre lors d'un Magic Mardi mémorable, le collectif lyonnais Emo Crystal Cult monte sur le rooftop avec ses DJs Wayatt, melag0m, Mona San, Sednah et la parisienne Emma dj, invitée pour l'occasion.

Bruckner

(Classique et Lyrique)

Récemment rénovée, la salle Proton-de-la-Chapelle de l'Auditorium de Lyon accueille des rendez-vous avec de jeunes artistes au seuil de leur carrière. Cette fois-ci, c'est au tour de musiciennes et musiciens de l’ONL, qui interprèteront le Quintette à cordes en fa mineur d'Anton Bruckner, l'une des rares contributions du compositeur au répertoire de la musique de chambre.

This is disco

(Soul & Funk)

Soirée en deux ambiances marquées : dans la grande salle, la place sera faire au Disco, à la Dance et aux musiques des années 1980 et 1990 avec Vyktor Nova qui sera présent toute la nuit, et dans la petite salle, K-Rukéra fera fumer les platines avec du Hip-hop et du RnB Old School.

Bring the alter riff

(Rock & Pop)

Mi-février, le Toï Toï accueille une soirée 100 % métal alternatif avec trois groupes, August Is Gone avec son mélange de metal moderne, de pop et de punk, Lords Of Sylen et ses sonorités atmosphériques, sans oublier Ikhor et ses textes engagés et métaphoriques.

Colt + Illa

(Rock & Pop)

Venus tout droit de Belgique, les deux membres du duo Colt (anciennement connu sous le nom de Coline & Toitoine) créent une pop électro à succès qui les a fait voyager de l'Europe jusqu'à New York. Ce soir-là, ils seront accompagnés de Illa et sa bedroom pop aux sonorités indie et folk où l’intime et le politique se mêlent dans une écriture poétique, frontale et lucide.

Marc Donikian

(Photographie)

Dans son travail, Marc Donikian pousse la photographie le plus loin possible en posant ses doigts sur l’optique de l’appareil photo pour ne laisser passer qu’un rai de lumière et transformer la lumière. Dans son viseur, paysages, arbres, fleuves, mers, roches, animaux et humains se tordent, se dédoublent et se métamorphosent avant de s'apposer sur sa pellicule.

Madame Fraize

(Humour & Café Théâtre)

Écrit et jeu Marc Fraize (Monsieur Fraize), ms Alain Degois dit "Papy", 1h15

Notre avis : Monsieur Fraize présente madame. Le spectacle créé en 2021 ne cesse de se déployer depuis. Marc Fraize troque son pantalon bleu en velours côtelé trop court pour une robe hollywoodienne, celle d'une prolo qui rêve sa vie même s'il son quotidien c'est Gifi et le fonctionnement du lave-vaisselle. Moins hésitante que monsieur, elle n'en demeure pas moins aussi hilarante que lui. Acteur chez Dupieux, Fraize est un des plus grands comiques de sa génération.

Simon Dybbroe Møller

(Art contemporain et numérique)

Originaire du Danemark, Simon Dybbroe Møller examine l’interaction entre les expériences sensorielles fondamentales et le détachement croissant des médias de représentation. Dans ses expositions, il tente de repousser les limites de la perception, du temps et de la représentation artistique en regroupant des objets du quotidien subtilement modifiés, qu'il juxtapose de vidéos et de photographies mettant en scène un ou plusieurs sujets.

Notre avis : Dans les images et les installations de Dybbroe Møller la vision vacille, prise dans un réseau de signes qui excède toute maîtrise. Les regards surexposés des Retinal Rift, arrachés à leur contexte, fonctionnent comme des seuils : une confrontation où l'intime devient territoire partagé et instable. L'exposition installe une zone où la perception se dédouble, prise entre présence physique, voilage aveuglant et reflet spéculaire. Ce qui surgit n'est ni confession ni spectacle, mais une dérive du sensible, un lieu où la subjectivité se recompose, troublée par ses propres médiations.

Pat'Patrouille

(Spectacles Divers)

Dans le nouveau spectacle Le Retour des Héros, l'équipe de la Pat'Patrouille part en mission autour du monde ! Le maire Hellinger sème la pagaille en clonant Robo Dog, et la brigade canine devra rassembler tous les clones, sauver leur ami robot et prouver qu'en équipe, rien n'est impossible.

Haute-Autriche

(Théâtre)

Texte de Franz Xaver Kroetz, mise en scène de Guillem Font-Serradeil, 1h10, dès 14 ans. Heinz, livreur, et Anni, employée de bureau, sont mariés depuis trois ans. Leurs semaines avancent au même rythme : des longues journées de travail, des sorties le dimanche et des rêveries devant les prospectus publicitaires. Jusqu’au jour où Anni apprend qu’elle est enceinte, une nouvelle qui fissure le vernis de leur quotidien, révélant tout à coup leurs difficultés financières et l’instabilité de leur condition sociale.

Redouane Bougheraba

(Humour & Café Théâtre)

Dans Mon premier spectacle. Après avoir écumé la France, l’Europe et les autres continents avec son spectacle On m’appelle Marseille, Redouane Bougheraba est de retour avec un nouveau one-man-show dans lequel il explique son parcours, sa réalité et ses rencontres improbables à travers une foule d'anecdotes et une touche d'impro.

Ada face à la violence d'État

(Photographie)

Vernissage le 5 février à 18h30. En partenariat avec Médiacités, le photographe Antoine Boureau et la journaliste Estelle Levresse s'associent pour une exposition commune de photographie contemporaine aux détails à venir.

Peter Doherty

(Rock & Pop)

L'année dernière, Peter Doherty sortait son cinquième album solo,  Felt Better Alive, suivi d'une tournée à travers le Royaume-Uni et l'Europe. Le voici de nouveau sur le route pour revisiter tout son répertoire, des Libertines à ses projets solo en passant par Babyshambles et, peut-être, une ou deux reprises des Smiths.

Visites en famille : À la recherche de l'épée magique

(Visites)

Conçues pour les enfants de 3 à 5 ans et les adultes qui les accompagnent, ces visites d'1h15 permettent de découvrir les collections du Musée des Beaux-Arts en partant à la recherche d'une épée magique se cachant dans les tableaux, sculptures et objets d’art des collections.

Lumbago 10 ans

(Musique Electronique)

Après Children of the Drum et Jamais le Mardi fin 2025, c'est au tour du collectif Lumbago de souffler ses dix bougies au Sucre, et pour l'occasion, Nicolas Lutz, le boss du label My Own Jupiter, sera présent sur le rooftop deux ans après son dernier passage, accompagné du duo des fondateurs du collectif.

DJ Startup

(Musique Electronique)

À la fois joyeuse, envoûtante et hybride, la musique que crée DJ Startup mêle des rythmes breakés aux accents big beat, IDM et UK garage avec des influences de musiques folkloriques et de bandes originales de jeux vidéo à travers des sets où l’énergie de la rave se prête à l’imaginaire des contes.

Cocoon

(Classique et Lyrique)

Formé il y a vingt ans, le groupe Cocoon conjugue la légèreté musicale avec des textes souvent sombres et personnels sous forme de mélodies folk délicates et séduisantes. Après un silence radio de quatre ans, les voici de retour avec un cinquième album, What we leave behind.

This is techno (Rave)

(Musique Electronique)

Soirée sous le signe de la techno avec une invasion de la grande salle du Petit Salon par les DJs Crymø et Cheche. La petite salle sera quant à elle investie par le label Koloka records pour un set entre house et tech house.

Soirée de la St Val'en Chien

(Musique Electronique)

À l'occasion de la saint Valentin, le Rock'n Eat organise une nouvelle édition de ses soirées St Val'en Chien, qui tombera cette année exactement sur la bonne date ! À cette occasion, un lineup secret a été concocté pour vibrer toute la nuit.

KO-MA + Thao + Louen Poppé

(Rock & Pop)

Electro et noise rock s'unissent le temps d'une soirée au Toï Toï avec le trio tourangeau KO-MA, mêlant punk, post-hardcore et noise, le Lyonnais Thao, qui construit sa musique en live avec sa guitare, ses machines et sa voix, sans oublier Louen Poppé, qui propose un live électronique mêlant sons de synthèse et matières organiques.

Pochep

(Rencontres et Dédicaces)

Pour sa bande dessinée Donny Diner. Au Donny Diner, restaurant aux saveurs made in USA, personne ne s'arrête ou ne reste. Les plats servis reflètent la gastronomie américaine mais l'ambiance est quelque peu étouffante : Un patron maniaco-obsessionnel, un serveur astrologue, une cuisinière diplômée en art plastique et une intendante désabusée seront les ingrédients d'une aventure qui mélange la tragédie à la Tennessee Williams et l'humour du Père Noël est une ordure.

Petites histoires et grands secrets de Lyon

(Conférences)

Tenue sur la place Bellecour, cette conférence propose d'apprendre un condensé de l'Histoire lyonnaise en 1h30, de ses origines romaines jusqu’à aujourd’hui à travers des récits insolites, drôles et parfois effrayants.

Ciné-Quiz

(Jeux)

Le quiz de l'Aquarium Ciné-café est de retour, avec une nouvelle édition sur le thème de l'amour au cinéma. En un instant, les participant·es devront répondre à des questions à partir d'un extrait, d'une BO ou d'une réplique, le tout avec des bières, des places de cinéma ou des locations de DVD à gagner.

Notre avis : L'Aquarium Ciné Café remet son quiz mensuel sur grand écran, avec ce mois-ci un thème de choix : la campagne au cinéma. Extraits, BO, scènes cultes... Saurez-vous reconnaître les chefs-d'œuvre en un clin d'œil ? À la clé : bières, places de ciné et DVD.

La vie trouve un chemin : comment le vivant rebondit après une extinction de masse

(Conférences)

Animée par Sébastien Carassou, docteur en astrophysique et vulgarisateur scientifique indépendant. En plus de 3, 5 milliards d’années d’évolution, la vie sur Terre a frôlé la disparition à plusieurs reprises, balayée presque entièrement par au moins cinq extinctions de masse : des épisodes brefs à l’échelle géologique, mais dévastateurs pour la biodiversité. Cette conférence visera à percer le secret de sa résilience, et découvrir les menaces qui planent aujourd’hui sur le vivant.

Queer & Breakfast

(Lectures)

Organisé par la librairie À Soi.e, ce cercle de lecture en non-mixité ouvert à toute personne se reconnaissant comme LGBTQIA+ propose d'échanger sur ses lectures récentes dans un cadre bienveillant. Pour cette session, le thème sera les littératures de l'imaginaire, sous n'importe quel format.

Groupe de lectures féministes

(Lectures)

Le cercle de lecture de la Librairie à Soi.e est de retour ! Pour cette rencontre, les participants sont conviés à ramener un ou deux albums écrits par une femme ou une personne issue d’une minorité de genre. À noter : l'évènement est en mixité choisie, sans hommes cisgenres.

SuperBal

(Peinture & Dessin)

Pour débuter l'année, le centre d'art Madeleine-Lambert de Vénissieux accueille une exposition collective des diplômé·e·s de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon. Au programme : les œuvres de 17 jeunes artistes, entre vidéo, peinture, sculpture, textile, photographie, poésie, création sonore et performance.

Notre avis : Accueillant jusqu'à la mi-février les œuvres de dix-huit artistes au sortir de l'Ensba, l'ancienne salle de bal de la Maison du Peuple de Vénissieux retrouve sa dimension festive et collective. Le large spectre de médiums employés dessine un parcours d'expériences esthétiques singulières partageant une attention commune aux matériaux ordinaires et au détournement des usages. Dans une mise en abyme captivante, la visite se poursuit dans les salles du MuMi, musée miniature conçu par Le gentil garçon en 2017, exceptionnellement intégré au parcours, et offrant un redoublement du plaisir scopique.

Battle La Fougue

(Danse)

La battle de danse La Fougue revient pour une nouvelle édition en février à Bizarre, placée sous le signe de l’intensité et de la créativité. Venu·es de toute la France et au-delà, de multiples danseur·euse·s se confronteront sur scène, évalué·e·s par trois juges internationaux et épaulés sur scène par DJ Greezly et Dirty Mo'.

Julien Lieb

(Chanson)

Révélé il y a trois ans lors de la onzième saison de la Star Academy, Julien Lieb monte cette année en solo sur la scène du Radiant Bellevue avec son répertoire polyvalent et multigénérationnel inspirè du cinéma.

S.society x Vel all day long

(Musique Electronique)

La résidente du Sucre Vel, représentante de la nouvelle scène française, prend une nouvelle fois le contrôle du club pour une S. Society qui lui permettra de déployer son univers musical allant de l’ambient à la techno en passant par la trance.

Les Divines

(Théâtre)

Ludivine, une jeune femme atteinte du trouble du spectre de l'autisme, est la nièce de Joséphine, travailleuse du sexe. Les deux femmes se retrouvent à l’occasion d’un stage de Ludivine dans un Esat, après de longues années de séparation. La découverte sans tabous de l’univers de Joséphine va permettre à Ludivine de laisser libre cours à sa curiosité sur un sujet qui l’intéresse, les relations amoureuses.

Bernard Werber

(Spectacles Divers)

Dans Voyage intérieur. L'écrivain Bernard Werber, accompagné de la harpiste Vanessa Francœur, monte sur scène pour guider le public à travers cinq méditations crées pour apprendre à mieux se connaître, se rappeler de ce que l'on a été et découvrir ce que l'on va devenir.

Faetooth + Coltaine

(Rock & Pop)

Originaire de Los Angeles, le trio Faetooth explore des paysages sonores où se croisent doom metal, sludge et shoegaze, créant un « fairy doom » envoûtant, comme en témoigne leur dernier album Labyrinthine sorti en septembre dernier. Pour ce concert, iels seront accompagnés de Coltaine et leur musique, à mi-chemin entre mélancolie post-rock et intensité blackgaze.

Notre avis : Avec son deuxième album Labyrinthine, le trio californien s'avance dans l'opacité brumeuse d'un metal à la fois morose et féerique, où le vertige intime côtoie la violence mélodique. Le temps vacille, se replie et se redéploie, suspendant la linéarité du vécu pour esquisser une autre façon d'habiter la vie, délaissant toute vanité et invitant le doute au cœur même d'une introspection nimbée de mystère.

Scott H. Biram

(Rock & Pop)

Entre blues, country, bluegrass, rock'n roll, mais aussi punk et heavy metal, Scott H. Biram se permet tout ce qui lui chante sur scène, ce qui peut faire taire la salle, tout comme la transformer en mosh pit géant.

Notre avis : Le one-man-band texan revisite sans cesse les fondations du blues et de la country, flirtant avec un folk poussiéreux traversé par des réminiscences punk. Réaffirmant une manière d'habiter ces idiomes comme un conteur solitaire dans une atmosphère d'urgence contenue, Biram avance d'un pas boiteux mais sûr, façonnant, disque après disque, une œuvre génuine, dépouillée, qui porte ses aspérités comme une signature.

Oshi et le roi d'amazonie

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Jordan Chapuis et Ana Diener, par la compagnie Athénadès, 30 min, de 2 à 6 ans. Oshi décide d’aller rendre visite à sa grand-mère, qui vit dans la forêt amazonienne. Seul problème, l’adresse qu'on lui a donnée : tout près du roi de la jungle. Mais qui est ce roi de la jungle, et où est-il ? Aidé des créatures de la grande forêt, il tentera de découvrir de qui il s'agit.

Drawing Matter

(Peinture & Dessin)

Exposition collective rassemblant les œuvres de Nicolas Daubanes, Gloria Friedmann, Rémy Jacquier, Tania Mouraud, Orlan et Lionel Sabatté, des artistes convoquant la grammaire et les procédures du dessin hors des usages traditionnels en proposant un dessin plasticien élargissant les champs du médium.

Notre avis : L'exposition métamorphose l'acte de dessiner en une éruption de matières vivantes ou inertes où sang, terre, poussière, limaille, deviennent agents plastiques. Les œuvres convoquent une organicité brute engendrant des visages et des corps, mais également des symboles ou des édifices, tous marqués par l'incandescence ou le fantomatique. Dans ce flux, le dessin échappe à sa linéarité pour se faire texture, déchet réinventé, trace vivante : il se creuse et se prolonge, fragile et viscéral, jusqu'à interroger nos sens.

Adés the planet

(Rap)

Trois mois après la sortie de son premier album, intitulé Bâtarde sensible, Adès the planet sera sur la scène du Marché Gare avec sa musique hybride et cathartique aux inspirations allant de Dr. Dre à FKA Twigs.

Notre avis : Avec son premier album, Bâtarde Sensible, Adés the planet a amplifié sa proposition. Son rap caméléon puise sa puissance dans la cohérence de sa diversité stylistique. Son flow tour à tour tranchant et envoûtant est la clé de voûte d'un univers fait de placements secs et rigoureux, de chuchotements vénéneux et de prises de risque vocales mais aussi musicales. Libre, la rappeuse élargit son périmètre sans délaisser ses fondamentaux, avec des virages imprévisibles à l'instar du très rock Hollywood.

Le Lac des Cygnes

(Danse)

Par l'International Festival Ballet, 2h30. Composé d'une quarantaine de danseurs issus des plus grandes écoles de danse russes et ukrainiennes, l'International Festival Ballet s'invite à Lyon, sur la scène de la Bourse du Travail, pour y présenter sa version du Lac des Cygnes de Tchaïkovski.

Camille Chamoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Ça va ça va. Pendant longtemps, Camille Chamoux s'est considérée comme immortelle : elle a ingéré du glutamate, de l'aspartame, du nitrite de sodium... Puis, soudain, ses groupes WhatsApp ont commencé à parler de médicaments contre la polyarthrite précoce. La santé est arrivée dans sa vie, et elle a décidé d'en faire un spectacle.

Notre avis : Ça va ça va, assure l'actrice et humoriste Camille Chamoux dans un quatrième seule-en-scène autocentré pour la bonne cause : celle de faire rire de son quotidien de « quadra occidentale » pour « collectivement oublier qu'on va tous crever comme des merdes ». Où il est question de santé mentale et physique, de mort, du couple, des gosses ou encore des groupes WhatsApp. Rien de très original, certes, mais on ne peut plus efficace.

William Bouguereau et les lyonnais

(Peinture & Dessin)

À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, la Tomaselli Collection rend hommage à William Bouguereau à travers une exposition qui explorera ses relations avec les artistes lyonnais. Grâce à de nombreux prêts, l’exposition dévoilera des études peintes, des dessins préparatoires et des esquisses inédites retraçant l’ensemble de sa carrière, oubliée du grand public.

Notre avis : Défini par Charles Vendryes comme « l'un des plus renommés et des plus habiles représentants de l'école idéaliste », William Bouguereau incarne cette figure d'artiste célébré de son vivant, mais tombé dans l'ombre après sa disparition. Si près de 90 % de son œuvre a gagné les États-Unis, sa redécouverte tardive a nourri bien des regrets, partiellement apaisés par l'ouverture d'une salle au musée d'Orsay en 2010. L'exposition offre l'occasion d'explorer des pièces méconnues, des études préparatoires rarement montrées, et de mesurer son écho dans la production lyonnaise de ses contemporains.

Flora Castiglia

(Peinture & Dessin)

Initiée à l’art par sa mère, également artiste, Flora Castiglia crée sur ses toiles des compositions tantôt florales, tantôt paysagistes, le tout porté par un style minimaliste et quelques références à des classiques de l'art. La voici de retour à la galerie Masurel pour sa troisième exposition en ses murs.

Applaudissez l'escroc !

(Théâtre)

Texte d'Eloïse Galicier, mise en scène de Julien Decourty, 1h10, dès 12 ans. Amis d'enfance, Rose et Édouard vivent en colocation. Lui, petit escroc toujours plongé dans les embrouilles, elle, jeune comédienne réservée et incapable de mentir. En galère financière, Rose et Édouard vont devoir se plonger dans une arnaque qui va les dépasser, mais cette fois, ils vont devoir intervertir leurs rôles.

Mamé

(Théâtre)

De et avec, 50 min, dès 9 ans. Seul sur scène, Antoine Demor propose une plongée tendre, gourmande et poétique au cœur de souvenirs familiaux, articulée au tour du personnage de Mamé, sa grand-mère italienne.

Ho99o9 + N8NoFace

(Rap)

Avec une certaine force et une grande alchimie, le duo Ho99o9, composé de theOGM et Yeti Bones, mélange le hip-hop diabolique, le hardcore underground, le punk futuriste, le métal guttural, l'indus agressif et l'électro déroutante pour créer un cocktail explosif. Quelques mois après la sortie de leur troisième album Tomorrow we Escape, les voici sur la scène du Marché Gare. La première partie sera assurée par N8NoFace et son synthpunk nostalgique faisant écho aux années 1980 et 1990.

Notre avis : Un seul mot d'ordre : radicalité. Depuis une décennie, le duo composé de theOGM et Eaddy s'est donné comme mission vitale de dynamiter les genres. Leur musique est une zone d'émeute permanente où la brutalité du rap, la crasse punk, la masse metal et les forces de l'électro entrent en collision. Sur scène, le son se métamorphose en corps traversé de spasmes, un plexus de fines nervures sous haute tension. Un concert dont on ne sort pas indemne, et c'est précisément le but.

Marc Rougé

(Humour & Café Théâtre)

Dans Marc Rougé a quitté le groupe. Que se passe-t-il quand on quitte tout ? Sur scène, Marc Rougé parle de sa reconversion avec autodérision et part de l'absurdité du monde du travail pour aborder d'autres sujets tels que la famille ou l'amour.

Orso et le secret des étoiles

(Théâtre)

Texte de Sylvie Gaillard, mise en scène de Ludovic Marcato, 1h30, dès 4 ans. Pendant que les humains dorment paisiblement, une équipe pas comme les autres veille sur leurs nuits depuis le ciel. Mais un jour, le sable magique du marchand de sable disparait, et sans lui, ils ne peuvent plus faire de rêves. Orso, l’apprenti du Maître du Temps, va devoir affronter sa peur de la nuit pour découvrir ce qui s’est passé et retrouver le sable magique avant que le Soleil ne se couche.

Jacob incertitude direction saturne

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Manuel Liminiana, 1h20. Jacob décide de traverser l’univers connu pour retrouver sur Saturne les victimes des exactions des habitants de son monde. Il tient à tout prix à demander pardon pour ce qui est arrivé et à faire ce qu’il faut pour réparer les souffrances et les peines qu’ils ont causées.

Les Misérables

(Spectacles Divers)

De Victor Hugo, ms Ladislas Chollat. Comédie musicale

Herman Dune + Claire Days

(Rock & Pop)

Après 25 ans de carrière et quinze albums, Herman Dune est de retour avec un nouvel album, Odysseùs, sorti en juin dernier. Le voici sur la scène de l'Épicerie Moderne, accompagné de Claire Days et sa folk-rock en première partie.

Notre avis : Un dimanche de fin d'hiver, dans ce temps fragile où le jour hésite à finir, les voix de Claire days et Herman Dune se reflètent déposant leurs chansons dans le tremblement crépusculaire. Là où l'artiste lyonnaise laisse affleurer l'impermanence duveteuse qui trouble les contours d'un songwriting raffiné, le projet du musicien parisien répond avec sa mythologie de l'ordinaire, incarnée dans un lo-fi oscillant entre mélancolie et sérénité. Une soirée indéniablement placée sous le signe de la grâce.

Regarder, révéler. Dialogues entre peinture et photographie

(Photographie)

Dans sa nouvelle exposition, le musée Paul Dini explore le regard que l'on porte sur le monde et notre perception de ce qui nous entoure à travers la relation qu'entretiennent la peinture et la photographie, du 19e siècle à nos jours.

Sylvie Collu

(Art graphique)

Vernissage le 18 février à 18h. En superposant des peintures avec des films photographiques, une technique qu'elle appelle le strip-art, Sylvie Collu crée des toiles profondes dédoublant la perception du tableau final, mettant en scène des portraits de célébrités, des unes de magazines ou des collages réalisés par ses soins.

Éléna Nagapetyan

(Humour & Café Théâtre)

Dans Ça valait le coup ! Avec ce nouveau spectacle, Éléna Nagapetyan aborde une nouvelle facette d'elle-même, toujours en naviguant entre des moments de légèreté et des instants plus profonds, de ses sorties au parc en gueule de bois à sa dépression post-partum.

Salon Primevère

(Salons et foires)

Cette année, le salon Primevère, spécialisé dans l'engagement en faveur d'un autre modèle de société, fête ses quarante ans. Pendant trois jours, plus de 150 associations seront présentes pour échanger sur des sujets comme la liberté de la presse, la protection de la nature, la préservation de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique, la promotion d’alternatives économiques durables, la non-violence, le numérique libre, ou encore l’aide aux personnes les plus vulnérables.

Du charbon dans les veines

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, 1h20. 1958, dans le nord de la France. À Noeux-Les-Mines, petite ville minière, Pierre et Vlad sont les meilleurs amis du monde.Ils passent leur temps à la mine, en élevant des pigeons-voyageurs et en jouant de l’accordéon dans l’orchestre local. Mais, quand la jolie Leila vient jouer de l’accordéon dans l’orchestre, leur monde ne sera plus le même.

Ressources humaines

(Théâtre)

D’après Laurent Cantet, mise en scène d'Elise Noiraud, 1h25, dès 10 ans. Diplômé d’une grande école parisienne, un fils d’ouvrier revient dans son village natal pour effectuer un stage au sein du service des ressources humaines dans l’usine où travaille son père depuis 30 ans. Tiraillé entre son milieu d’origine et sa nouvelle place au sein de la direction, il découvre que son stage masque un plan social dont son propre père va faire les frais. Entre ascension professionnelle et fidélité familiale, le jeune homme devra faire un choix.

L'Après-midi d'un foehn, version 1

(Théâtre)

De Phia Ménard, 25 min, dès 5 ans

Notre avis : Classique du théâtre jeune public et créé en 2011, cette pièce (en version courte ici) de Phia Ménard est un petit bijou dédié au vent. Avec de simples sachets plastiques bricolés, la circassienne invente un monde de personnages au son de Debussy et son "Après-midi d'un faune". Inratable.

L'Après-midi d'un foehn, version 1

(Théâtre)

De Phia Ménard, 25 min, dès 5 ans

Notre avis : Classique du théâtre jeune public et créé en 2011, cette pièce (en version courte ici) de Phia Ménard est un petit bijou dédié au vent. Avec de simples sachets plastiques bricolés, la circassienne invente un monde de personnages au son de Debussy et son "Après-midi d'un faune". Inratable.

Marius Degardin

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Les mandragores. Paris, années 1980, l'Amore e Gusto, restaurant italien à l'abandon, abrite une fratrie d'orphelins, les Cipriani. Le petit dernier,  Benito, vient tout juste d'avoir 18 ans. Quand ils reçoivent une lettre de leur mère annonçant son retour après 10 années d'absence, l'équilibre précaire de la famille bascule dans la nuit, entre incompréhension, drames et rencontres émouvantes.

Visites en famille : De toutes les couleurs !

(Visites)

Conçues pour les enfants de 3 à 5 ans et les adultes qui les accompagnent, ces visites d'1h15 permettent de découvrir les collections du Musée des Beaux-Arts de façon sensible, via le prisme des couleurs et leur recherche dans les peintures, sculptures et objets des collections.

Mahaut

(Humour & Café Théâtre)

Dans Drama Queen. Journaliste de formation et ancienne chroniqueuse pour l’émission Quotidien, Mahaut s’affirme avec un stand-up engagé et sans filtre pour aborder de façon aigre-douce l'actualité politique ou parler de sujets plus intimes comme la santé mentale, le tout avec un allant déconcertant.

Marius Degardin

(Rencontres et Dédicaces)

Pour son livre Les mandragores. Paris, années 1980, l'Amore e Gusto, restaurant italien à l'abandon, abrite une fratrie d'orphelins, les Cipriani. Le petit dernier,  Benito, vient tout juste d'avoir 18 ans. Quand ils reçoivent une lettre de leur mère annonçant son retour après 10 années d'absence, l'équilibre précaire de la famille bascule dans la nuit, entre incompréhension, drames et rencontres émouvantes.

Les enfants de Pétain dans l'œil de Vichy

Dans le cadre de l’exposition La guerre en jeux, le CHRD accueille une projection du film Les enfants de Pétain, suivie d’une rencontre avec Pierre Goetschel, réalisateur du film et auteur, et Alexandre Sumpf, auteur et maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Strasbourg.

Visions of Atlantis + Warkings

(Rock & Pop)

Deux ans après la sortie de leur dernier album Pirates 2, Visions of Atlantis revient ce février à Lyon pour montrer leur nouveau projet au public. Avec leur metal symphonique inspiré par la mer et les pirates, ils réussissent à créer un univers symphonique empli de riffs intenses, avec la symbiose vocale de Clémentine Delauney et Michele Guaitoli. Pour ce concert à La Rayonne, ils seront accompagnés des Autrichiens de Warkings et des Allemands d'induction pour compléter l'affiche.

Greg Duth

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coquilles. À chaque représentation de son nouveau spectacle, Greg Duth fait casser un œuf (en plastique) au public pour tirer au sort les sujets qui feront le spectacle du soir. Entre stand-up, personnages, anecdotes et impro, chaque représentation est unique.

Le bruit des arbres qui tombent

(Théâtre)

Mise en scène de Nathalie Béasse, 1h30, dès 15 ans. Sur le plateau, une bâche devient mer ou ciel, les corps dansent et racontent quand les mots échouent : quatre membres d’une même famille s’essaient à tenir debout, au bord de leurs failles. Entre chutes, élans, souvenirs et silences, tout se mêle et la nature s’infiltre, discrète et insistante.

Notre avis : À la fois plasticienne et comédienne, Nathalie Béasse revient avec un spectacle de 2017 où, comme souvent dans son travail, des personnages sont de passage, un peu égarés. Ils racontent leurs états, leurs rencontres quand ils ne dansent pas ensemble l'espace de quelques instants. Les corps, enrobés dans des costumes très élégants et soignés, apportent une légèreté souvent contradictoire avec ce bruit des arbres qui tombent. La grande classe.

L'écho des couleurs

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 14 janvier à 18h30. Cette année encore, les artistes de la Maison des arts poseront leurs toiles à la Ferme du Vinatier le temps d’une exposition regroupant une sélection d’œuvres réalisées dans son atelier.

Glassworks

(Classique et Lyrique)

La chapelle de la Trinité accueille une représentation des musiques de l'album Glassworks de Philip Glass, son onzième travail avec le Philip Glass Ensemble sorti en 1981. Ce soir-là, François Mardirossian au piano et Alexis Paul à l'orgue de Barbarie revisiteront cette œuvre, accompagnés de Lionel Palun à la vidéo.

Notre avis : Dans le majestueuse discographie du compositeur états-unien, Glassworks représente à la fois un tournant majeur et un geste de démocratisation de sa musique. Sans modifier son langage, Philip Glass en ajuste les conditions d'accès, ouvrant la modernité musicale à un public non spécialiste, à l'instar de Jarrett avec The Köln concert ou Reich avec Music for 18 musicians. Afin de célébrer cette œuvre phare du vingtième siècle, La Trinité propose une soirée immersive, entre vidéo et son, piano et orgue de barbarie.

Lumière sur l'artothèque

(Photographie)

Tout au long de ses saisons culturelles, la Ferme du Vinatier a conservé des œuvres qui ont constitué une artothèque de près de mille pièces, témoignant des aventures artistiques menées à l’hôpital mais aussi de l’histoire des lieux. Cette exposition regroupera les derniers projets réalisés là-bas, ainsi que de nouvelles œuvres donnant à voir un regard artistique sur l’hôpital.

Rêveries à Flavigny

(Photographie)

La Ferme du Vinatier accueille une exposition de la réalisatrice Kahina Lequerrec, qui a rencontré les adolescent·es prise en charge au sein de l’Unité d’hospitalisation Hubert Flavigny pour les accompagner grâce à une série d’autoportraits qui donnent à voir des fragments de vie, du soin et de l’adolescence.

Gérémy Credeville

(Humour & Café Théâtre)

Dans Enchanteur. Connu pour son humour décalé mêlant poésie et sarcasme, Gérémy Credeville est de retour avec un nouveau spectacle dans lequel les thèmes du quotidien seront passés au crible.

Contre-nature

(Danse)

Chorégraphie de Rachid Ouramdane, 1h, dès 10 ans. Pour continuer d’explorer le mouvement aérien, déjà abordé dans ses précédentes créations Sfumato et Corps extrêmes, Rachid Ouramdane met en scène dix interprètes dans une atmosphère brumeuse, où leurs gestes esquissent des ralentis et des accélérations, à travers des corps à corps et chutes amorties. 

Notre avis : Depuis quelques années, le chorégraphe Rachid Ouramdane explore le geste aérien et les défis aux lois de la pesanteur en entremêlant danse et acrobatie. Contre-nature, pièce pour dix interprètes créée en 2024, s'envole à nouveau, tout en laissant une grande part à l'intime et aux relations humaines. Chutes amorties, élans, mouvements accélérés disent le temps qui passe, la finitude humaine, l'absence des disparus...

Qui veut la peau de Sherlock Holmes ?

(Théâtre)

De Titouan Bodin et Nicolas Delahaye, dès 10 ans, 1h35. Novembre 1889. Sherlock Holmes est sur le point d’être condamné à mort pour double homicide ! Les preuves sont accablantes, mais sa mémoire récente accuse quelques lacunes et l'empêche de prouver son innocence.  Ce sera donc au public de jouer le rôle des neurones du détective pour le tirer d'affaire.

Yann et Marguerite

(Théâtre)

D'après Yann Andréa, mise en scène d'Antoine Atek, 1h10, dès 14 ans. Entre l’été 1980 et le 3 mars 1996, Marguerite Duras et Yann Andréa ont vécu une histoire d’amour. De cette relation entre fascination, possession et inspiration, Yann Andréa a tiré un livre intitulé Cet amour-là, qui se voit adapté sur la scène des Clochards Célestes. Sur scène, Yann raconte son histoire, mais Marguerite est toujours là, et les mots se conjuguent aux fantômes du passé.

Notre avis : Il faut toujours aller voir ce qui se passe au théâtre des Clochards célestes. Leur début de saison a été excellent et voici qu'arrive ce projet de fin d'études basé sur le livre de Yann Andréa Cet amour-là, récit de son lien atypique à Marguerite Duras. Élève du Théâtre national de Bretagne, Antoine Atek dirige et joue avec son acolyte Karl Picard, formé au Conservatoire de Lyon. Au programme : « l'amour, Hervé Vilard, l'alcool, la mer et l'éternité » annoncent-ils.

Samuel Erard

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 6 février de 18h à 21h. Spécialiste du paysage, Samuel Erard crée des œuvres en clair-obscur aux couleurs sobres, inspiré de Rembrandt, Vermeer et Corot, qui l'inspirent depuis son adolescence.

Les 4 Mousquetaires

(Théâtre)

D'après Alexandre Dumas, par la compagnie La Douce, dès 9 ans, 1h15. Réarrangés en mode pop et coloré, les 67 chapitres de l'œuvre originale d'Alexandre Dumas se transforment en une nouvelle, frénétique, empruntant son humour aux Monty Python, le tout plongé dans l’univers des années 1980.

Le Iench

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Eva Doumbia, 2h10, dès 13 ans. Drissa Diarra emménage à onze ans dans un pavillon en province avec ses parents, sa jumelle et son petit frère, une maison toute neuve comme celle des familles qu’il voit à la télévision. À tout cela, il ne manque plus qu'un chien pour compléter ce tableau, pour lui symbole parfait d’intégration. À travers l'histoire de cette famille, la pièce dévoile l’intimité d’une famille afrodescendante française aux prises avec les violences racistes subies au quotidien.

Notre avis : « Les familles noires sont invisibilisées dans le répertoire théâtral français », déplore Eva Doumbia. Avec Le Iench, la metteuse en scène et autrice, cofondatrice du collectif Décoloniser les arts, propose une pièce centrée sur une famille afro-européenne - notamment le fils qui, avec son désir de chien, « veut abattre les obstacles à la banalité pour les garçons noirs ». On ne peut plus politique.

L'enfance des méchants, des vilaines et des affreux

(Art graphique)

Tirée du livre éponyme de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez, cette exposition propose de rencontrer tour à tour onze enfants qui deviendront un jour de célèbres méchants, et tenter de comprendre ce qui les changera pour devenir ainsi.

Robin Gomez

(Humour & Café Théâtre)

Dans Viens on se rentre dedans mais fort ! Découvert sur les réseaux sociaux avec ses vidéos absurdes et décalées, Robin Gomez monte pour la première fois sur scène en 2024 avec une sélection de sketches regroupant l'énergie de plusieurs de ses vidéos en même temps, le tout dans un format plus long. Le voici maintenant à l'Espace Gerson pour rencontrer le public lyonnais.

Fauxfaire Fauxvoir

(Cirque)

1h30, dès 11 ans. Magicien et mentaliste, Thierry Collet propose, avec son nouveau spectacle, d'explorer les mécanismes de compréhension et de croyance à travers un parcours en trois temps : des expériences interactives, une conférence-spectacle sur les manipulations du digital et un final où la magie reprend ses droits, entre illusions, numérique et philosophie.

Le Nom des choses

(Théâtre)

Mise en scène de Muriel Imbach, 1h, dès 7 ans. Sur scène, cinq lampes trouent l’obscurité et des feuilles mortes jonchent le sol, en tas. Cinq interprètes arrivent alors, et découvrent toutes sortes d’objets auxquels ils vont tenter de trouver un nom.

Marie-Noëlle Sesboüé

(Peinture & Dessin)

Entre paysages et scènes abstraites, le travail de Marie-Noëlle Sesboüé utilise une variété de couleurs pour transporter le public dans des univers aussi proches que lointains, parfois inspirés d'endroits comme l'Occitanie ou la mer.

Étretat, par-delà les falaises. Courbet, Monet, Matisse

(Peinture & Dessin)

Découvert dans les années 1820 par les artistes romantiques, la côte d'Étretat, avec ses falaises et ses portes taillées dans la craie, a été la source d'inspiration de nombreux peintres comme Claude Monet, Henri Matisse ou Gustave Courbet. Aujourd'hui fragilisé à cause du surtourisme, ce site est mis à l'honneur dans la nouvelle exposition du Musée des Beaux-Arts.

Notre avis : Retraçant la construction du mythe d'Étretat, village de pêcheurs de la côte d'Albâtre devenu au XIXᵉ siècle un haut lieu artistique, l'exposition conçue en collaboration avec le Städel Museum de Francfort-sur-le-Main, s'annonce comme un des événements majeurs de la fin de l'année. Les falaises se dressant face à la mer incarnent non pas un motif, mais l'aiguillon d'une réflexion picturale, photographique et littéraire où la lutte avec le visible se renouvelle et se dramatise.

Visites en famille : À la recherche de l'épée magique

(Visites)

Conçues pour les enfants de 3 à 5 ans et les adultes qui les accompagnent, ces visites d'1h15 permettent de découvrir les collections du Musée des Beaux-Arts en partant à la recherche d'une épée magique se cachant dans les tableaux, sculptures et objets d’art des collections.

Rétrospective Raoul Peck

En février, l'Institut Lumière propose une rétrospective du réalisateur Raoul Peck à l'occasion de la sortie de son film Orwell 2 + 2 = 5. Tout au long du mois, sa filmographie sera projetée, de Lumumba, mort du prophète à Ernest Cole, photographe en passant par son adaptation du roman 1984.

Neandertal

(Théâtre)

Texte et mise en scène de David Geselson, 2h25, dès 14 ans. Il y a plus de 30 ans, des scientifiques se sont lancés dans l’étude de l’ADN des Néandertaliens pour mieux les comprendre et réécrire une histoire de nos origines. Dans leur laboratoire, des personnages entremêlent ces recherches sur les origines avec leurs propres vies et celles, bien plus vastes, des peuples et des territoires, tout en explorant la géopolitique et les crises écologiques.

Festival Vive la magie

(Cirque)

Dix-huitième édition du festival Vive la magie, qui reprend la route à travers la France et passera par la Bourse du Travail pour deux représentations, entre magie traditionnelle, avant-gardisme, mentalisme et manipulation avec des artistes venus de France, d'Angleterre, d'Espagne, de Corée du Sud ou du Japon.

Holiday on Ice

(Spectacles Divers)

Cette année encore, la Halle Tony Garnier se transformera en une patinoire géante afin d'accueillir la nouvelle édition de Holiday on Ice, cette fois-ci sur le thème de l'horizon, plongeant le public dans un décor de ville imaginaire pour découvrir ce qui se cache derrière les apparences.

Entre deux terres

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Anastasia James, par la compagnie Les errances enchantées, 1h, dès 10 ans. Deux jeunes femmes se rencontrent à la croisée des mondes : l’une Maorie, profondément ancrée dans les traditions de son peuple, et l’autre, venue d’ailleurs, cherchant à comprendre ce qui la relie ou la sépare de cette terre inconnue. Au fil du temps, leur lien se tisse entre poésie, transmission et exploration des identités culturelles.

Jordan Omalie

(Humour & Café Théâtre)

Dans Le génie de la famille. Venu d'un milieu populaire, Jordan était destiné à suivre le parcours de ses parents et de finir à l'usine. Mais un parcours de vie inattendu l'a amené à fréquenter des milieux sociaux opposés à ce qu’il a connu. Avec l'expérience de deux milieux différents, ils propose sur scène un spectacle où il s'interroge sur le rapport aux autres, les classes sociales et l’art d’être en permanence dans le bon costume au bon moment.

Sans faire de bruit

(Théâtre)

Texte de Louve Reiniche-Larroche et Tal Reuveny, mise en scène de Tal Reuveny, 1h, dès 12 ans. Inspirée par son histoire personnelle, Louve Reiniche-Larroche dresse le portrait tragi-comique d’une famille ébranlée par la soudaine surdité de la mère. Au fil d’enregistrements diffusés sur scène, la comédienne porte avec tendresse et fidélité les voix de chaque personnage pour leur donner vie grâce au play-back et ses attitudes corporelles.

Blanche-Neige, histoire d'un prince

(Théâtre)

Écrit par Marie Dilasser, mise en scène de Michel Raskine, 1h, dès 8 ans. Le couple princier bat de l’aile, le royaume est dévasté, la biodiversité en danger à force de fêtes et de guerres. Ces héros mélancoliques et joyeux clopent, chantent, se disputent et divaguent en tricotant. En un tourbillon burlesque, le spectacle plonge dans un récit moderne interrogeant les archétypes, le patriarcat, le féminisme et l’environnement.

Notre avis : Une histoire très connue comme on ne nous l'a jamais racontée : avec Blanche-Neige, histoire d'un prince, l'autrice Marie Dilasser a livré un texte bourré d'intelligence et d'humour (Blanche-Neige rêve par exemple d'une aventure avec sa copine Peau d'âne) qui nous transporte des années après le fameux baiser. Le metteur en scène Michel Raskine en a fait un excellent spectacle pour tous (petits et grands) dans la droite lignée d'un théâtre généreux et inventif. On adore.

Marie Stuart

(Théâtre)

De Friedrich von Schiller, mise en scène de Chloé Dabert, 3h45. Marie Stuart, reine d’Écosse emprisonnée en Angleterre depuis dix-huit ans, est accusée de comploter contre la reine Élisabeth, car elle représente une menace pour le règne protestant de cette dernière, car certains la considèrent comme l’héritière légitime du trône d’Angleterre. Tiraillée entre son devoir de reine et ses doutes personnels, Élisabeth hésite à ordonner l’exécution de Marie, craignant de ternir sa propre image et d’encourager la colère des catholiques européens.

Eva Rami

(Humour & Café Théâtre)

Dans Va aimer !. Dans son troisième seule-en-scène, Eva Rami incarne à nouveau une multitude de personnages, notamment un groupe de femmes gravitant autour de l’héroïne Elsa. À la manière d’un chœur, ces femmes vont accompagner l’héroïne dans son cheminement vers la libération, avec humour et tendresse.

Notre avis : Brillant geste autofictionnel, Va aimer ! d'Eva Rami est un seule-en-scène (le meilleur de 2024 selon les Molières !) dans lequel le double de la comédienne et autrice s'empare de la scène autant pour se livrer, se pacifier, se réparer, que pour alerter, bouleverser, transmettre.... La force du spectacle vivant, tout simplement.

Myriam Véjus

(Photographie)

Vernissage le 5 février à 19h. Avec sa nouvelle exposition intitulée Lumières du monde, la photographe lyonnaise Myriam Véjus présente une série crée en 2021 en Guadeloupe dont l'objet d'étude est la lumière et l'exploration des différentes strates de son spectre, de sa genèse à notre perception.

Numéro deux

(Théâtre)

D'après David Foenkinos, mise en scène de Sophie Accard, 1h30. En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par conséquent, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines de garçons furent auditionnés, pour qu'il n’en reste plus que deux. Ce spectacle raconte l’histoire de celui qui n’a pas été choisi.

Notre avis : C'est l'histoire d'un gamin qui a failli jouer Harry Potter au cinéma, sauf qu'il a été doublé dans la dernière ligne droite par Daniel Radcliffe. Ce Numéro deux doit donc regarder la réussite du numéro un de loin. Adapté par Léonard Prain et mis en scène par Sophie Accard, le roman fictionnel de David Foenkinos prend vie dans un spectacle efficace et captivant qui rencontre un succès mérité depuis sa création en début d'année à Paris dans le théâtre privé.

Sako Yachiyo

(Peinture & Dessin)

Depuis plusieurs décennies, Sako Yachiyo explore divers médiums dans son œuvre, de la peinture à l’huile à l'aquarelle en passant par la gravure et la sculpture. Aujourd’hui, son médium de prédilection reste le dessin à l’encre sur des feuilles de papier de riz qu'elle maroufle sur toile, sur lesquelles elle fait référence aux vénus paléolithiques, à l'architecture médiévale et au fauvisme.

Charles Malle

(Peinture & Dessin)

Pour commencer l'année en beauté, la galerie Estades propose la plus grande exposition des toiles de l'artiste depuis sa disparition en 2023, l'occasion de (re)découvrir ses huiles et pastels représentant des paysages parisiens et normands transcendant ses propres souvenirs d’enfance pour offrir une vision du monde empreinte de douceur et de poésie.

Notre avis : La galerie Estades rend un hommage à Charles Malle, disparu en 2023, à travers une exposition couvrant les trois dernières décennies de son travail. Dépourvues d'une vaine nostalgie, ses toiles opèrent un léger décalage : ce qui se donne à voir n'est jamais la simple restitution d'un passé, mais la recréation d'un souvenir en mouvement. Une peinture qui résiste à l'appropriation immédiate et tire précisément de cette distance sa fascination.

Et le reste c'est de la sauce sur les cailloux

(Théâtre)

Texte et mise en scène de, 1h15. Inspirés de la vie des cinéastes Danièle Huillet et Jean‑Marie Straub, le duo Sacha Ribeiro/Alice Vannier inventent une mise en abîme où deux jeunes artistes se lancent dans la répétition d’un nouveau spectacle et mettent leur radicalité à l’épreuve, une histoire de couple et de luttes autant artistiques qu’intimes.

Le Petit Coiffeur

(Théâtre)

Écrite et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre, chorégraphie de Florentine Houdiniere, 1h10. Inspirée par la célèbre photo de Robert Capa, « La tondue de Chartres », cette pièce vise à imaginer la vie du coiffeur qui a rasé la tête de cette femme.

Zenith

(Peinture & Dessin)

Regroupant les artistes Claire Borde, Laure Cambie, Numa Droz, Marie-Agnès Gachet-Mauroz, Geneviève Garcia-Gallo, Marine Joatton, Clément Montolio, Alain Pouillet, Denis Prieur, Xiaojun Song et Kejing Song, la nouvelle exposition de la galerie Besson se place sous le thème du zénith ou de l'apogée, qui résonne avec l’art comme un point inatteignable, mais qui peut également se traduire en sentiments, images et représentations.

Les Éclipsées

(Théâtre)

Par la collectif Les herbes folles, 1h, dès 10 ans. Dans ce seul en scène à mi-chemin entre spectacle et conférence, un comédien remet en lumière Françoise Pascal, première dramaturge professionnelle de France, en explorant son œuvre et l’injustice de son effacement à travers les personnages de deux de ses pièces.

Carpenter Brut + Danger

(Musique Electronique)

À la croisée des musiques électroniques, du rock et des sonorités inspirées des années 1980, Carpenter Brut forge une synthwave à l'esthétique soignée et cinématographique. Pour ce concert au Transbordeur, il sera accompagné du compositeur masqué Danger, à l'univers imprégné par les films cultes et l'esthétique des jeux vidéo.

Notre avis : Le producteur Frank Hueso a mélangé sa synthwave avec de l'electro industrielle et du metal, si bien qu'on le retrouve autant sur les scènes des plus grands festivals de metal qu'à ceux de musiques électroniques. Synthés agressifs, ambiance d'horror-movie, distorsion et structures de morceaux très "rock" : Carpenter Brut impose un univers à part entière, complet et cohérent que son album très attendu, Leather Temple continue d'étoffer en mettant l'accent sur une techno plus indus. Franck Rivoire, connu sous le nom de Danger, assure la première partie.

Le Cercle des poètes disparus

(Théâtre)

Mise en scène d’Olivier Solivérès, 2h. Première adaptation en France du film de Peter Weir, reprenant l'histoire de John Keating, professeur de littérature anglaise qui va pousser ses jeunes élèves à s’ouvrir à la vie, loin du carcan des conventions qu’incarne leur établissement.

Notre avis : Quand un film culte passe à la scène sans autre but que de raconter une fois de plus l'histoire, la circonspection peut-être de mise : que va apporter cette nouvelle version ? Dans le cas du Cercle des poètes disparus, film de Peter Weir sorti en 1989 avec Robin Williams dans le rôle d'un professeur de littérature tout sauf conventionnel, la réponse est : une savoureuse vivification ! Ce récit d'émancipation prend vie et corps sur le plateau avec justesse, grâce notamment à Stéphane Freiss dans le rôle-titre et à tout une série de jeunes comédiens épatants de fougue en guise d'élèves. Rien de révolutionnaire, certes, mais quel plaisir communicatif.

Bun Hay Mean

(Humour & Café Théâtre)

Dans Kill Bun. Avec ce cinquième spectacle, Bun Hay Mean revient sur la période difficile qu'il a connu l'année dernière, avec un point d'honneur à parler de la santé mentale, mais sans oublier le piquant et l'absurde qui font sa renommée.

Artagora : Giacometti, la vision déchaînée

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le sculpteur et peintre suisse Alberto Giacometti, dont le travail a été influencé par le cubisme, le surréalisme et les questions philosophiques sur la condition humaine.

Karim Duval

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entropie. Spectacle de la maturité pour Karim Duval, qui compte bien affirmer son style, à travers une observation de notre société, ses incertitudes, ses fractures, ainsi que les grandes thématiques de notre époque : travail, écologie, éducation... le tout mis en valeur par son auto-dérision et son sens de l'improvisation.

Notre avis : L'être humain brûle de l'énergie pour, dès qu'il a du temps, scroller sur son téléphone : voilà qui laisse pantois Karim Duval, qui a fait de ce constat (et d'autres) le cœur de son nouveau spectacle. Sur scène, l'humoriste n'est jamais autant savoureux que quand il pointe les incohérences et autres aspects ridicules de notre monde toujours plus rapide mais toujours plus vain.

Ortans et Axelle Fernandez

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Dans cette nouvelle exposition, Ortans et Axelle Fernandez associent leurs talents pour créer une herboristerie colorée où chaque plante, créée de bois, de carton, de papier et de textile, aurait une histoire à chuchoter.

Herboristerie

(Design & Architecture)

Vernissage le 29 janvier à 19h. Les artistes Axelle et Ortans Fernandez associent leurs talents pour créer un jardin éphémère composé de fleurs en tissu, où le bois, le carton et le papier deviennent un hommage au vivant.

Biga*Ranx

(Reggae)

Neuf mois après la sortie de son septième album Rainshine, le Tourangeau Biga*Ranx s'invitera sur la scène du Transbordeur avec un univers plus éloigné des sonorités jamaïcaines qui ont fait sa renommée, s'axant plutôt vers le vapor-dub et le cloud rap.

Notre avis : Il n'imite plus la vélocité jamaïcaine depuis des années déjà, le Tourangeau a opéré une mue vers ce qu'il nomme le "vapor-dub". À la croisée des chemins entre le dub digital et l'esthétique lo-fi du cloud rap, il a bâti une texture sonore unique, cotonneuse et mélodique. Porté par son nouvel album Rainshine sorti en juin, ce concert est une immersion dans une "liquidité" musicale où les basses lourdes du soundsystem se dissolvent dans des nappes synthétiques nostalgiques où l'artiste, parfois sous l'alias Telly*, déconstruit les codes du roots pour en proposer une version résolument moderne.

Absalon Absalon !

(Théâtre)

D’après William Faulkner, mise en scène de Séverine Chavrier, 5h15. Dans le Sud des États-Unis post-guerre de Sécession, Thomas Sutpen, un homme blanc rongé par la rancœur bâtit, à partir d’une unique pièce d’or, un domaine monumental qu’il baptise de son nom, Sutpen’s Hundred. Pour fonder sa dynastie, au sang le plus pur, il multiplie les épouses et les enfants dans un délire d’engendrement, mais échoue, dans l’inceste et le fratricide.

Notre avis : Après avoir présenté son excellent Ils nous ont oubliés en 2023 au TNP, Séverine Chavrier revient avec son intense adaptation de 5h du roman culte de William Faulkner qu'elle a créée au festival d'Avignon 2024. Sur le plateau, elle a tout mis : la maison et la voiture de Thomas Sutpen, cet enfant des basses couches de la société qui veut fonder un empire de plantations, mais aussi la moiteur du Mississipi et l'Amérique de la guerre de Sécession, la ségrégation et l'inceste. L'acteur Laurent Papot impressionne, le spectacle nous happe, quitte à parfois ne pas être complètement saisissable.

Visites en famille : De toutes les couleurs !

(Visites)

Conçues pour les enfants de 3 à 5 ans et les adultes qui les accompagnent, ces visites d'1h15 permettent de découvrir les collections du Musée des Beaux-Arts de façon sensible, via le prisme des couleurs et leur recherche dans les peintures, sculptures et objets des collections.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Schubert, quintette

(Classique et Lyrique)

Par les musiciens de l'ONL, 1h10. Pour cette soirée célébrant les ensembles à quatre et cinq joueurs, l'Auditorium de Lyon accueillera les musiciens de l'ONL qui interprèteront le Quatuor à cordes n° 12 et le Quintette à cordes en do majeur de Franz Schubert.

Notre avis : Les musiciens de l'ONL s'aventurent dans la musique de chambre de Schubert avec deux œuvres contrastées du compositeur romantique : le Quatuor à cordes n°12 composé à 23 ans, tout en frémissements et alternance d'élans et de retenues, mêlant aussi fougue et colère, et le Quintette pour cordes en do majeur qui a été, lui, composé à l'été 1828, deux mois avant la mort de Schubert. Le second violoncelle apporte une tonalité grave et dialogue avec les quatre autres instruments, pour, une œuvre dense et sous tension, l'une des plus belles de la musique de chambre dit-on.

The dead South

(Rock & Pop)

Fondé en 2012 à Regina au Canada, le quatuor The dead South s'illustre dans le genre méconnu du bluegrass, apparu dans les années 1940 dans les Appalaches. Avec pour ambition de créer une musique qui rassemble les personnes, les voici en pleine tournée européenne, qui s'arrêtera le temps d'un soir au Transbordeur.

Notre avis : À travers une instrumentation stricte et un héritage roots relu par l'entremise d'une sensibilité post-indie, The dead South s'impose depuis une décennie comme l'un des groupes phares du renouveau bluegrass. Combinant précision rythmique, voix serrées et goût pour les récits sombres, le quatuor canadien sait manipuler habilement le passé pour afficher conjointement sa matrice ainsi que sa réinvention contemporaine.

Black foxxes

(Rock & Pop)

Inspirés par les expériences en pleine nature de leur leader Mark Holley, les quatre membres de Black foxxes créent une musique sincère et vulnérable, comme une catharsis venant d'un besoin intérieur.

Notre avis : Romantique sans être autodestructeur, mélancolique sans être plaintif, ainsi pourrait-on définir le geste artistique que Mark Holley poursuit depuis un peu plus de dix ans. Après un renouvellement total de la section rythmique et un hiatus de cinq ans, Black foxxes livre avec The haar une œuvre d'une rare sensibilité dolente et hypnotique, crépusculaire réarticulation spectrale et âpre des sonorités rock et post-rock des années 90.

Zaï zaï zaï zaï

(Théâtre)

D’après Fabcaro, mise en scène de Paul Moulin, 1h. Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin, mais il ne la trouve pas. La caissière appelle la sécurité et Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un. Installés autour d’une grande table équipée de micros, une bande d’acteurs s’amuse comme des gosses à raconter cette histoire complètement déjantée, en faisant les voix et les bruitages.

Romancero queer

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Virginie Despentes, 1h40, dès 15 ans. Après Woke, sa première expérience de mise en scène, Virginie Despentes est de retour avec Romancero Queer, qui se déroule dans les loges d’un théâtre public où huit acteurs sont rassemblés pour l’adaptation d’une pièce. La banalité de la tyrannie du metteur en scène les exaspère, puis les révolte et les soude.

Notre avis : Événement : l'autrice culte Virginie Despentes débarque cette saison à Lyon (à la Croix-Rousse, forcément) avec sa deuxième pièce qu'elle met en scène : Romancero queer. Un spectacle vivifiant et joyeusement imparfait, dans la lignée de ses réflexions et de ses combats (sa première pièce, écrite à huit mains, revendiquait fièrement le titre Woke), avec pour point de départ narratif le monde du théâtre et une histoire de metteur en scène problématique. Très métathéâtral.

Christophe Alévêque

(Humour & Café Théâtre)

Dans Revue de presse. Dans une thérapie de groupe improvisée, sans limites, sans structure et sans tabous, Christophe Alévêque décortique l’actu et ce qu’en dit la presse : dans un foutoir de feuilles et de notes, il attaque aussi bien les grands sujets que les petits.

Double jeu

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Sabine Leclercq et Guilaume Perez pour une exposition collective de leurs travaux, explorant le portrait, l'archive, les formes et la couleur.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Un peu de calme avant la tempête

(Théâtre)

De Theresia Walser, ms Gilles Chavassieux, 1h15

Notre avis : Retour de Gilles Chavassieux sur les planches ! Lui qui a fondé et dirigé jusqu'en 2012 le théâtre des Ateliers, aujourd'hui annexe du TNG, rejoint deux camarades pour jouer trois acteurs s'apprêtant à débattre en direct à la télévision sur l'incarnation d'Adolf Hitler. Ils s'emparent de la première traduite en français, en 2019, de la très primée dramaturge allemande.

Prendre soin

(Théâtre)

Texte et mise en scène d'Alexander Zeldin, 1h30. Au cœur de la nuit, dans une boucherie industrielle, cinq agents de ménage se rencontrent pour la première fois. Au moment de leurs pauses, ils bavardent, dans une scénographie d’une grande sobriété donnant toute la place aux acteurs et actrices.

Notre avis : Dans cette saison dense, on ose affirmer que c'est le spectacle que nous attendons le plus. Il y a quelques années, Alexandre Zeldin nous avait fait chavirer avec Love tant il aimait ses personnages plus qu'il ne collait sur eux un discours, intensément politique. Avec le théâtre, il rendait leur humanité à des allocataires en mal de logement gérés par les services sociaux anglais. Avec Prendre soin, autre volet de sa trilogie sur les inégalités, le Britannique s'attache aux travailleurs précaires, celles et ceux compressés par le programme économique à la tâche dit « Zero hour ».

Le crime pas fait

(Humour & Café Théâtre)

Écrit par Romain Franklin, 1h15, dès 12 ans. Dans les années 1960, un blessé de guerre, vit reclus dans un appartement londonien, vissé dans son fauteuil roulant. Auteur de romans noirs à succès, sa machine à écrire est son seul refuge, quand débarque une nouvelle auxiliaire de vie, Élisabeth.

Le Premier sexe

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Mickaël Délis, 1h20. Épaulé par divers membres de sa famille, ses camarades de classe, des collègues et d'autres, un homme offre le fruit de sa réflexion sur le thème de la virilité, de l'enfance à l'âge adulte, le tout condensé en sept tableaux.

Notre avis : Dans la famille des seuls-en-scène à personnages, très à la mode en ce moment, Le Premier sexe de Mickaël Délis est dans le très haut du panier. Le comédien et auteur a ainsi livré en 2022 un spectacle sur « la grosse arnaque de la virilité » analysée de son point de vue d'homme gay, et avec pas mal d'humour et de théâtralité - notamment lorsqu'il campe sa mère. Une réussite qui tourne petit à petit en France et qui, pour info, a été complétée par deux autres spectacles afin de former une remarquable et passionnante « trilogie du troisième type ».

La prochaine fois que tu mordras la poussière

(Théâtre)

D’après Panayotis Pascot, mise en scène de Paul Pascot. Dans le miroir d’une salle d’attente d’hôpital, face à son fils, un père apparaît et disparaît. Des deux, on ne sait pas qui sera le prochain à mordre la poussière.

Notre avis : Du roman à succès La Prochaine fois que tu mordras la poussière de son frère Panayotis Pascot, le metteur en scène Paul Pascot a sorti des passages saillants sur le rapport compliqué du jeune humoriste à son père. Dans une scénographie polymorphe, il a placé son comédien principal (Vassili Schneider à la création, Roméo Mariani pour la tournée) au centre de l'attention, le père (Yann Pradal) étant une présence presque fantomatique habilement convoquée, pour un spectacle subtil et émouvant.

(É)mouvoir

(Théâtre)

Mise en scène de Claire Petit et Sylvain Desplagnes, 30 min, dès 6 mois. À l’intérieur même d’un décor de forêt doux et enveloppant, les tout-petits pourront se déplacer, toucher, observer, écouter. Accompagnés par une marionnettiste, ils partiront à l'aventure au contact de la nature mouvante.

Notre avis : Régulièrement des compagnies s'attèlent à s'adresser aux bébés avec des moyens restreints, tant l'économie du théâtre jeune public est précaire. Voici que Claire Petit et Sylvain Desplagnes s'offrent les moyens d'une scénographie immersive pour les tout-petits dès 6 mois. De petites boules orange évoluent dans un monde ouaté blanc-crème et des végétaux s'animent, sortant des limbes ou tombant du ciel. De quoi faire ses premiers pas au théâtre avec une grande délicatesse.

Big Mother

(Théâtre)

Par la compagnie Mélody Mourey. Alors qu’un scandale éclabousse le Président des États-Unis et agite la rédaction du New York Investigation, la journaliste Julia Robinson voit sa vie vaciller dans la salle d’audience d’un tribunal quand elle croit reconnaître sur le banc des accusés son compagnon, mort quatre ans plus tôt. Son enquête croise celle de son équipe, et la petite cellule du New York Investigation se retrouve confrontée à un programme de manipulation de masse d’une ampleur inédite.

Notre avis : Nom bankable du théâtre privé français, Mélody Mourey a créé il y a deux ans un nouveau hit à succès. Soit une sorte de thriller dans le milieu journalistique états-unien, efficace dans sa narration et ses rebondissements (il est question d'un mort qui réapparaît subitement) et au plus près des enjeux démocratiques contemporains - le titre de la pièce est évidemment une référence à George Orwell. Voilà qui fait le job, même si c'est parfois aux forceps et à gros traits.

Matthias Odin

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 5 février à partir de 18h. À travers ses œuvres, Matthias Odin explore les thématiques de l'errance, la rencontre, l’égarement, la construction de soi et l’adaptation en s'inspirant de ses expériences quotidiennes pour interroger plus largement le commun, porté par le hasard et la dérive urbaine.

La vie secrète des vieux

(Théâtre)

Mise en scène de Mohamed El Khatib, 1h10, dès 15 ans. Après ses précédents succès au Théâtre de la Croix-Rousse, Mohamed El Khatib est de retour en invitant des femmes et des hommes âgés de 75 à 102 ans pour partager leurs histoires de coeur. Dans cette performance drôle et touchante, ces anciens évoquent avec sincérité leurs aventures sentimentales et intimes, passées ou présentes.

Notre avis : Raconter La Vie secrète des vieux, et notamment leur rapport au désir, avec sur le plateau des « vrais vieux », c'est ce qu'a entrepris le metteur en scène et auteur Mohamed El Khatib, grande figure d'un théâtre documentaire enrichi par la fiction. Le résultat est à la fois touchant, drôle, politique et, surtout, empreint de la fragilité et de la mélancolie de la fin de vie, l'une des interprètes amateurs étant décédée depuis la création en 2024.

Le Pas du monde

(Danse)

Par le collectif XY, 1h, dès 8 ans. Dans sa nouvelle création, le collectif XY continue son exploration du porté acrobatique, entamée il y a plus de vingt ans. Cette fois, ses 22 interprètes mettent en scène le temps, en formant des pyramides montagnes qui s’érodent doucement, leurs saltos mimant le vent dans les cimes et leurs courses folles dessinant les courants d’une rivière.

Notre avis : Depuis vingt ans, le collectif XY, composé d'incroyables acrobates, livre des spectacles à littéralement couper le souffle. À l'image de son précédent, Möbius, ou encore de son dernier, Le Pas du monde, riche en images saisissantes - des colonnes d'êtres humains, des vagues de corps, des montagnes vivantes, des jetés puissants... En un peu plus d'une heure, les vingt-deux artistes déploient un langage circassien qui leur est propre, jamais dans l'esbroufe et pourtant bluffant, en prenant pour sujet les « métamorphoses du vivant » et « ce monde dont nous causons la perte ».

Steph Cop

(Art contemporain et numérique)

Inspiré par le massif du Morvan, là où il a installé son atelier, Steph Cop donne vie à des sculptures en bois réalisées à partir d'arbres déjà tombés pour leur donner une seconde vie, tantôt sous forme anthropomorphique, tantôt sous des formes plus abstraites.

Notre avis : Steph Cop a installé son atelier au cœur des Noires Montagnes dans le Morvan, un environnement qui inspire la vitalité de ses sculptures sur bois (réalisées à partir d'arbres tombés). Elles donnent comme une seconde vie aux arbres, parfois à travers des formes abstraites, parfois à travers des figures plus anthropomorphes. De petite ou de grande taille, ses œuvres recèlent une puissance poétique et formelle qui nous émeut beaucoup.

Fanny Pocholle

(Humour & Café Théâtre)

Dans Comment bien réussir son burn out ? Pour son troisième spectacle, Fanny Pocholle passe au crible tout ce qui fait les petites joies et les petits tracas du monde du travail.

Ariel Koba

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 31 janvier. Le visage occupe une place centrale dans travail d'Ariel Koba : stylisés et épurés, ces portraits aux traits essentiels instaurent une relation intime et hors du temps avec le spectateur. À travers un dialogue entre silhouettes humaines et formes géométriques, il travaille la matière par superpositions et griffures, offrant une dimension tactile et organique à ses compositions.

Rétrospective Bruce Willis

Pendant près de deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de Bruce Willis avec ses plus grands succès, de la trilogie Die Hard à celle de M. Night Shyamalan en passant par Le Dernier Samaritain,  Pulp Fiction,  Le Cinquième Élément,  Armageddon ou Le Sixième Sens.

Violaine Barioz

(Peinture & Dessin)

Lectrice assidue, Violaine Barioz crée des séries d'œuvres inspirées de son quotidien en choisissant une thématique qu'elle décline en une multitudes de dessins et peintures, en jonglant avec une palette qui s'étend du figuratif à l'abstraction.

Notre avis : S'articulant dans un rapport de proximité sensible - qu'il s'agisse du lieu, de la bibliothèque de l'enfance de l'artiste, des objets-livres ou du sentiment amoureux - cette exposition redéfinit les coordonnées du corridor reliant deux salles du palais Saint-Jean. Celui-ci adopte ainsi les traits d'un carnet d'images, proche de notes d'un voyage mené dans la nature ou autour de la chambre. Les dessins et les peintures inondent l'espace, tout en demeurant enveloppés d'un silence serein, ce qui suggère une narration faite de fragments suspendus.

Patricia Dinev

(Sculpture)

Vernissage le 26 février à 18h. Le Showroom Galerie_7 inaugure sa saison 2026 avec l’exposition Marottes de l'artiste Patricia Dinev qui, après une carrière d’actrice, réalisatrice et scénariste s'est tournée vers la création en réalisant des sculptures aux têtes faites de textiles et de cire, comme une rencontre entre la confection et la nature.

Alan Romeira

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 31 janvier de 14h à 18h. Troisième lauréat d'Estampes en Région Auvergne-Rhône-Alpes, Alan Romeira vient présenter une exposition monographique des œuvres de son nouveau cycle, consacré à ses origines portugaises dans la région de l’Algarve, à l’extrême sud du pays, à travers l’édition d’un ensemble de lithographies inédites issues de l’album familial et des installations interrogeant le parcours de ses grands-parents.

Hommage à Francis Bacon

(Peinture & Dessin)

Peintre de la tension, de la couleur et de la figure, Francis Bacon a marqué l’histoire de l’art par une œuvre intense, où les corps semblent mis à l’épreuve de l’espace et du regard. Plus de trente ans après sa disparition, la galerie Autour de l'image invite les artistes Edoardo Boccanfuso, Bastien Bürcher, Olivier Devignaud, Mathieu Iquel, Jérôme Moreau, Suan Muller, Léopold Poyet et Dorothée Richard pour lui rendre hommage à travers leur propre langage plastique, entre peinture, dessin et gravure.

Notre avis : Huit artistes mettent en tension des dialogues faits de résonances, fragments et sensations avec l'un des artistes les plus fascinants du XXᵉ siècle. Installées sur une frise évoquant les grands aplats de Bacon, les œuvres exposées, sans se limiter à répéter fidèlement les formes de son travail, se révèlent traversées par des mouvements magmatiques de défiguration, générant des déformations formelles et tonales qui auraient certainement plu à celui que Gilles Deleuze a défini dans sa Logique de la sensation, à juste titre, « l'un des plus grands coloristes depuis Van Gogh et Gauguin ».

Alexandre Butet

(Humour & Café Théâtre)

Dans Fin du bal. Dans son deuxième spectacle, Alexandre Butet fait voyager le public, avec humour, le long des paysages qui ont bâti son identité, pour trouver ce qui nous aide à nous sentir moins seuls.

Didier Nathan

(Humour & Café Théâtre)

Dans No Future. Ancien punk anarchiste habitant désormais à la Croix-Rousse, Didier Nathan se projette avec humour dans le futur et s'interroge sur l'être humain, l'écologie et la technologie, le tout avec tendresse et sans leçon de morale.

Rétrospective Romy Schneider

Pendant près de deux mois, l'Institut Lumière propose une rétrospective de la filmographie de Romy Schneider à travers ses plus grands succès, de ses débuts dans Sissi, Jeunes filles en uniforme ou Christine, mais aussi ses succès du cinéma français avec La Piscine,  Les choses de la vie,  L'important c'est d'aimer ou La passante du Sans-Souci.

Sous les fleurs

(Danse)

Chorégraphie de Thomas Lebrun, 1h15, dès 14 ans. Dans ce nouveau projet, Thomas Lebrun met en scène cinq interprètes afin de rendre hommage aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Habillés de robes traditionnelles aux motifs fleuris, ils racontent la rencontre du chorégraphe avec ces « hommes au cœur de femme » de la ville de Juchitán de Zaragoza.

Notre avis : Chorégraphe depuis 2001, directeur du CCN de Tours depuis 2012, Thomas Lebrun est une figure maintenant très connue de la danse contemporaine française. L'auteur d'Itinéraire d'un danseur grassouillet se penche souvent sur des sujets politiques et sociaux actuels, à travers des pièces mêlant humour et émotion. Créée en 2023, Sous les fleurs s'intéresse aux Muxes, troisième genre du peuple des Zapotèques dans le sud du Mexique. Cinq danseurs portant les robes traditionnelles aux motifs fleuris racontent en mouvements la vie de ces hommes bousculant les normes de la virilité et de la binarité.

Pistes...

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Penda Diouf, 1h55, dès 14 ans. Dans ce seule-en-scène, Penda Diouf prend le parti de l’autofiction pour révéler la mémoire de la colonisation en reliant son enfance en France, marquée par le racisme systémique, au récit de son voyage en Namibie sur les traces de son héros d’adolescence, l’athlète Frankie Fredericks, seul Namibien à avoir remporté un titre olympique.

Notre avis : Pour sa première mise en scène, l'autrice franco-sénégalaise Penda Diouf est partie de sa propre histoire et l'a reliée à la grande. Ou comment une jeune fille noire, élevée quelque part en France, là où les regards pointent la différence, décide, à l'âge adulte, après avoir découvert l'athlète namibien Frank Fredericks, de se rendre en Namibie, là où la colonisation allemande a conduit à un génocide au début du siècle dernier. Interprété par Nan Yadji Ka-Gara, ce riche seule-en-scène déploie de nombreuses pistes - politiques, engagées - afin d'écrire toutes les histoires.

Nexus de l'adoration

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Joris Lacoste, 2h. Dans une grande cérémonie performative, Joris Lacoste réunit toutes les expériences individuelles du monde pour mieux célébrer notre hétérogénéité, entre poésies répétitives, chansons pop, prières matérialistes, chorégraphies K‑pop, dialogues absurdes, duos TikTok, discours flamboyants et confidences intimes en mode stand‑up.

Notre avis : Alerte ovni scénique, de ceux qui emballent une partie du public autant qu'ils en agacent une autre, bien décidée à quitter la salle avant la fin de la représentation - ici quelque 2h20 tout de même. En ayant créé une sorte de comédie musicale à la gloire des "choses" (des objets, des concepts, des discours...), l'auteur et metteur en scène Joris Lacoste a placé les mots au centre du plateau, délivrés par des interprètes chantant sur une musique live hypnotique. Entre la messe géante, l'arty fascinant et la grosse blague assumée.

Manon Lescaut

(Classique et Lyrique)

De Giacomo Puccini, direction musicale de Sesto Quatrini, mise en scène d'Emma Dante, 2h45, dès 15 ans. Le Chevalier des Grieux et la jeune Manon tombent amoureux au premier regard, et s'enfuient ensemble. Mais Manon abandonne le jeune Chevalier pour le riche Géronte. Lorsque ce dernier comprend qu'elle aime toujours des Grieux, il dénonce les amants et la jeune femme est condamnée à l'exil.

Notre avis : À 34 ans, Giacomo Puccini signe l'un de ses plus beaux opéras avec Manon Lescaut d'après un roman de l'abbé Prevost. Manon veut jouir de la vie et entame une passion déchirante et désespérée avec Des Grieux. Les voix de Chiara Isotton et de Ricardo Massi s'entremêleront aux couleurs envoûtantes d'un orchestre omniprésent, Puccini réussissant ici à synthétiser son héritage de Verdi avec Wagner ou même... Bizet ! La Sicilienne Emma Dante signera la mise en scène, avec son goût prononcé pour une poésie brute et des images scéniques puissantes.

Goupil et Kosmao

(Théâtre)

D'Étienne Saglio, 40 min, dès 5 ans. Nouveau venu incontournable dans le monde de la magie, Étienne Saglio met en scène un renard rebelle et un magicien qui composent un duo cartoonesque aussi féérique que comique, entre music-hall et marionnette. La star, ce n’est pas le prestidigitateur, c’est l’animal.

Notre avis : Grand nom de la magie contemporaine, Étienne Saglio a conçu, avec Goupil et Kosmao (soit le nom de l'assistant renard et celui du magicien), une petite forme cabaret de 30 minutes destinée au jeune public (à partir de 5 ans) d'une inventivité et d'une intelligence folles. Ici, l'humour est le moteur du récit, porté par ce duo involontairement comique qui fait littéralement s'esclaffer les enfants. Et les plus grands.

Isha et Limsa d'Aulnay

(Rap)

Sorti en décembre dernier, le volume 2 du projet Bitume Caviar d'Isha et Limsa d'Aulnay poursuit une collaboration qui a commencé en 2020. Ici, les deux rappeurs continuent d'échanger les références, entre le blues du voyou repenti et la vie de trentenaire (bientôt quadragénaire).

Notre avis : Loin du buddy movie artificiel, la fusion entre Isha et Limsa d'Aulnay célèbre le triomphe d'un rap d'adultes, technique et désabusé, formant un pont entre la Belgique et la France. Isha, nourri par la rigueur implacable de sa trilogie La vie augmente, apporte cette gravité rocailleuse, tandis que Limsa, fort de sa trilogie Logique, injecte une souplesse technique et un second degré salvateur. Avec le projet Bitume caviar, ils réactivent l'imaginaire d'un duo complémentaire, où la rime multisyllabique sert à décortiquer la névrose du quotidien et le temps qui passe.

Laurent Ballesta

(Photographie)

En Méditerranée, au large du cap Corse, des centaines de cercles identiques s’étendent sur une grande plaine de sable à 120 mètres de fond. Un phénomène naturel qui a piqué la curiosité du plongeur-photographe Laurent Ballesta et qui a réuni une équipe entre 2021 et 2024 pour tenter de l'expliquer, et découvrir en même temps un paysage unique et des espèces jamais observées à cette profondeur.

L'Abolition des privilèges

(Théâtre)

D’après Bertrand Guillot, mise en scène d'Hugues Duchêne, 1h15. Après avoir parlé de la politique actuelle, Hugues Duchêne plonge au cœur de la nuit du 4 août 1789, lorsque des jeunes députés sont venus à Versailles pour abolir les privilèges des bien-nés, un moment fondateur de la nation française.

Notre avis : De ce moment fondateur qu'est la fameuse nuit du 4 août 1789 ayant permis L'Abolition des privilèges, le metteur en scène Hugues Duchêne a fait un spectacle survolté pour un comédien. Un pan de l'histoire française réanimé façon one-man-show, Maxime Pambet changeant de rôle en quelques secondes pour enflammer un discours, rejouer un affrontement, délivrer une anecdote... Captivant.

TH

(Rap)

Entre sonorités sombres, glitchs futuristes et une écriture imagée, TH a créé un nouveau style qu'il appelle la E-Trap et qu'il propose de découvrir sur sa mixtape éponyme ainsi qu'Algorithme, son dernier projet sorti plus tôt cet année.

Notre avis : TH est arrivé à point nommé pour revitaliser une trap à bout de souffle. Dans ses deux derniers projets (E-Trap et Algorithme), la précision de son flow électrise des productions métalliques et rugueuses. Il politise le genre dans un anti-égotrip qui dépeint un quotidien sombre en épurant l'esthétique pour mieux la réinventer sur un ton clinique davantage que nonchalant. Il fascine également par sa capacité à laisser affleurer une réelle sensibilité derrière sa voix imposante.

Le mystère des anneaux

(Sciences et Histoire)

Au large du Cap Corse, plus de 1 400 anneaux formés par des algues calcaires constituent un ensemble unique au monde et abritent une grande biodiversité. À travers une quarantaine de photos et d'un film d’une dizaine de minutes, l’exposition relate les missions menées par le photographe Laurent Ballesta et une équipe de scientifiques entre 2021 et 2024, tout en racontant les techniques de plongée utilisées.

Les gros patinent bien

(Théâtre)

De Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan, 1h20, dès 10 ans. Comme des Laurel et Hardy des temps modernes, un homme en costume trois pièces passe tout le spectacle assis, tandis qu’un autre, en maillot de bain, s’agite autour de lui, brandissant des centaines de cartons racontant un voyage imaginaire à travers le monde. Il fait ainsi défiler des paysages, des personnages et même des animaux croisés au cours de cette drôle d’épopée. 

Notre avis : Un gros homme, statique sur scène, se lance dans un impressionnant voyage grâce à un maigre acolyte qui matérialise avec des cartons tout un tas d'accessoires, de paysages, de compagnons de route... Signé Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois, Les Gros patinent bien, cabaret de carton est un bijou burlesque au succès phénoménal mérité depuis sa création en 2020. Interview de Pierre Guillois à lire sur notre site (« faire marrer les gens, c'est notre travail ! » nous dit-il).

Doppler + Dirty Harry

(Rock & Pop)

Après quinze ans de silence discographique, le groupe Doppler est de retour avec un nouvel album, Pourquoi ce disque ?, dont ils célèbreront la sortie sir la scène du Périscope, accompagnés d'un DJ set par Dirty Harry.

Notre avis : On croyait leur trajectoire figée dans une archive, mais certaines forces ne se rangent jamais : elles se tassent, se minéralisent, pour resurgir ensuite sous une nouvelle forme, irréductible. La release party au Périscope, coup d'envoi du nouveau tour, est l'occasion pour le trio culte lyonnais de dévoiler des nouvelles stratégies de tension sonore marquées par la nécessité d'apparaître. Ce qui, pour nous toutes et tous, relève d'une heureuse - et bruyante - fortune.

White dog

(Théâtre)

Mise en scène de Camille Trouvé et Jonas Coutancier, 1h35, dès 12 ans. Dans l’Amérique des années 1960, bouleversée par de violentes luttes raciales, un couple recueille un chien. D’apparence douce et affectueuse, il est dressé pour attaquer les personnes noires ; un récit sur la haine, le conditionnement et l’instrumentalisation sur fond de jazz.

Notre avis : Créé en 2017, White Dog de la compagnie Les Anges au Plafond, grand nom français de la marionnette, est un petit bijou de spectacle construit autour du roman Chien blanc de Romain Gary. Dans ce texte de 1970, l'auteur raconte comment, aux États-Unis avec son épouse Jean Seberg, il a recueilli un chien abandonné d'apparence affectueuse, sauf quand il croise une personne noire... Une œuvre forte, politique, qui, sur scène, a été habilement adaptée avec une scénographie en papier, de la vidéo, des jeux de lumière et de la musique live.

Avant la tempête

(Danse)

Chorégraphies de Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe, 1h25, dès 12 ans. L'Opéra de Lyon convie les œuvres de trois grands chorégraphes pour créer un spectacle entre graphisme minimaliste et poésie du mouvement : Actus... de Lucinda Childs, The Grey Area de David Dawson et Enemy in the Figure de William Forsythe.

Notre avis : Le Ballet de l'Opéra se fend en trois... en trois chorégraphies signées respectivement Lucinda Childs, David Dawson et William Forsythe. Un programme éclectique, mais qu'on ne saurait trop vous conseiller pour (re)découvrir l'un des chefs-d'œuvre de Forsythe, Ennemi in the figure, créé en 1989 sur la musique cinglante de Thom Willems. Ruptures de rythmes, changements de lumière, déplacements d'éléments de décors : tout dans cette pièce pousse à l'urgence, au mouvement virtuose sur le fil du rasoir, au choc plastique et gestuel.

Koga One

(Street Art)

Spécialiste du portrait déconstruit, Koga One fusionne les formes humaines avec des dessins abstraits pour un résultat jouant avec les contrastes visuels. Dans cette nouvelle exposition pour SpaceJunk, il interroge la perception de l’identité en déformant une partie de ses sujets, forçant le spectateur à recomposer l’image mentale de ces inconnus.

Louis Cattelat

(Humour & Café Théâtre)

Dans Arecibo. Avec cynisme et humour noir, Louis Cattelat évoque dans son premier spectacle plusieurs anecdotes, que ce soit des histoires de famille, de colonies de vacances ou de coiffeur, à qui il n'arrive pas à dire qu'il trouve sa coupe laide.

Notre avis : Dans la catégorie jeunes talents à suivre, on peut assurément citer l'humoriste Louis Cattelat. Arecibo, son premier spectacle affûté comme un scalpel est un concentré d'humour d'observation et vannes mordantes, il dissèque les travers de ses contemporains avec une verve aussi stoïque que percutante.

Susanne Kriemann

(Photographie)

Vernissage le 8 janvier à 18h30. À travers un concept élargi du document photographique, Susanne Kriemann explore les paysages comme des systèmes d'enregistrement analogiques des processus causés par l'homme. Conçue spécialement pour le Goethe Institut Lyon, l'exposition présente des affiches grand format et des soieries traitant des conséquences de l'exploitation minière de l'uranium.

Notre avis : Susanne Kriemann aborde le paysage comme une mémoire sensible, un espace où s'inscrivent durablement les transformations causées par l'activité humaine. Dans le Limousin, ancien territoire de l'extraction de l'uranium, l'artiste s'attarde sur les plantes qui ont investi les sols irradiés, non comme signes de réparation, mais comme surfaces d'enregistrement. Par le biais de photogrammes et de soieries grand format, lupins, fougères et genêts apparaissent tels des vestiges vivants. Une radiographie poétique et inquiète d'un monde postnucléaire, où la nature conserve autant qu'elle révèle.

Pierre Thevenoux

(Humour & Café Théâtre)

Dans Life coach. Actif sur les scènes de France depuis plusieurs années, Pierre Thevenoux s'est taillé une place grâce à sa capacité à manier plusieurs styles d'humour. Avec de nouveaux sketches en poche, il entame une nouvelle tournée pour rire des absurdités du quotidien.

Notre avis : Depuis quelques années, Pierre Thevenoux impose son nom et sa gueule « à bouffer du pâté au petit-déjeuner » dans le monde de l'humour en jouant la carte du gentil beauf. Et ça marche, tant l'homme maîtrise l'art de l'autodérision et de la complicité avec le public - on est tous le beauf de quelqu'un en gros. En cette rentrée, il livre un nouveau spectacle baptisé Life Coach qui, au vu d'une date de rodage cet automne, s'inscrit dans la même veine que le précédent. C'est dans les meilleurs beaufs...

Quatuor Belcea

(Classique et Lyrique)

Composé de Corina Belcea, Suyeon Kang violon, Krzysztof Chorzelski et Antoine Lederlin, le quatuor Belcea montera sur la scène de l'Auditorium de Lyon pour un récital mettant à l'honneur les dissonances viennoises avec des airs d'Anton Webern, Brett Dean et Mozart.

Notre avis : La musique contemporaine est tellement rare dans la programmation de l'Auditorium qu'on se réjouit de la venue du Quatuor à cordes Belcea, spécialiste de la musique du 20e Siècle. On pourra ainsi découvrir les Cinq mouvements pour quatuor à cordes d'Anton Webern datant de 1909. Le compositeur y déploie les possibilités nouvelles de la musique atonale et n'hésite pas à créer les sonorités les plus étranges. Cerise sur le gâteau : notre compositeur australien fétiche, Brett Dean, dévoilera avec le Quatuor Belcea une nouvelle création !

Face à la mère

(Théâtre)

Mise en scène de Guy Cassiers, 1h30. Après vingt années passées en Afrique puis en Europe avec sa famille, une femme décide de retourner à Haïti, sa terre natale. Dans ce pays progressivement en proie à la violence puis au chaos, elle choisit de rester envers et contre tout, y devient enseignante, consacre sa vie à s’occuper des autres avant d'y mourir tragiquement.

Notre avis : Un homme, seul sur le plateau, évoque le souvenir de sa mère, assassinée en Haïti, et la douleur qui a suivi. En 2006, le comédien, metteur en scène et dramaturge Jean-René Lemoine a publié puis joué le texte Face à la mère. C'est ce même texte qu'il reprend aujourd'hui, avec la voix calme de celui qui ne veut pas imposer sa peine, dans une mise en scène humble, au cordeau, de Guy Cassiers, l'un des papes du théâtre européen. Pour un moment presque hors du temps.

Jean Couty

(Peinture & Dessin)

La galerie l'Antiquaille accueille une trentaine d’œuvres représentant l'attachement de l’artiste lyonnais Jean Couty, représentant de la peinture figurative du XXe siècle, à la ville de Lyon, avec au cœur de cette exposition Le Bénédicité (2, 26 m x 3, 60m), une toile monumentale de 2, 26 mètres sur 3, 60 datant de 1941.

Notre avis : S'inscrivant dans l'atmosphère recueillie d'un lieu propice à la contemplation, la nouvelle exposition monographique consacrée à l'artiste lyonnais prend vie dans les salles de l'ancien couvent de la Visitation de l'Antiquaille. Articulé en trois temps, le parcours s'ouvre sur les vues d'un Lyon bordé d'eau, avant de mettre à l'honneur le lieu tant aimé auquel l'artiste demeura attaché toute sa vie : le berceau paisible de l'île Barbe. La chapelle accueille enfin les vues d'églises romanes, réalisées dans une tension entre élan vital et rigueur constructiviste.

Au nom du ciel

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Yuval Rozman, 2h, dès 15 ans. Après Ahouvi en 2023, Yuval Rozman aborde le quatrième opus de sa Quadrilogie de ma Terre, une œuvre qui aborde le lien avec son pays natal et le territoire israélo-palestinien. Dans cet ultime épisode, il prend de la hauteur et met en scène le point de vue de trois oiseaux qui enquêtent sur l’assassinat d’un jeune Palestinien autiste de 32 ans, Iyad Al-Hallaq, tué par la police israélienne en 2020.

Notre avis : En plein dans l'actu mais avec décalage. Homme de théâtre israélien installé en France et très critique envers la politique de Benyamin Netanyahou, Yuval Rozman a choisi, pour le quatrième volet de sa série baptisée Quadrilogie de ma terre, de prendre de la hauteur en confiant le récit à trois oiseaux témoins de l'assassinat, en 2020, d'un Palestinien autiste par la police israélienne. Des oiseaux engagés, forcément, mais également délicieusement vulgaires, pour un spectacle en tous points surprenant et captivant.

Une maison de poupée

(Théâtre)

D'après Henrik Ibsen, mise en scène d'Yngvild Aspeli et Paola Rizza, 1h20. Par amour pour son mari banquier et pour le sauver de sa maladie, Nora a contracté un emprunt illégal qu’il ne lui pardonne pas. Face à cette hypocrisie, elle préfère quitter son foyer et leurs trois enfants. Mi‑femme, mi‑oiseau, Nora se libère de son mariage avec grâce et conviction.

Notre avis : Metteuse en scène, comédienne et marionnettiste, la Norvégienne installée en France Yngvild Aspeli a choisi d'adapter la pièce culte du répertoire norvégien et européen qu'est Une maison de poupée d'Ibsen avec, forcément, des marionnettes. Un parti pris pertinent tant visuellement, la scénographie brouillant la frontière entre illusion et réalité, que sur le fond. L'aspect féministe du texte (une femme qui refuse d'être réduite au rôle de poupée par son mari) saute ainsi littéralement aux yeux, à l'image des immenses araignées convoquées sur scène.

Moguiz

(Humour & Café Théâtre)

Dans Coucou. En quelques mois, Moguiz est devenu un phénomène sur les réseaux sociaux grâce à sa galerie de personnages qu’il improvise et interprète avec une acuité aiguisée. À partir d'octobre 2025, il entame une tournée française pour faire vivre ses personnages les plus emblématiques sur scène.

Notre avis : Véritable sensation du web avec ses petites pastilles à perruques volontairement mal fagotées, Moguiz, plus d'un million de followers sur Instagram, est monté sur scène en début d'année dans un spectacle baptisé Coucou dont les premiers mois de représentations parisiennes ont affiché complet en un rien de temps. Le résultat est bancal, parfois hilarant, parfois poussif, mais en plein dans le style atypique de ce comique qui cherche davantage l'univers que la vanne pour la vanne.

Nôt

(Danse)

Chorégraphie de Marlene Monteiro Freitas, 1h, dès 14 ans. Entre profusion d’histoires et de détails, alliance des contraires et exploration de la figure du mal, la nouvelle création de la chorégraphe cap-verdienne Marlene Monteiro Freitas s'inspire des Mille et Une Nuits pour mettre en scène le duel entre la réalité et le désir, l’amour et la guerre, le grotesque et le sublime ainsi que l’aliénation et la liberté.

Notre avis : Habituée de la Maison de la danse, Marlene Monteiro Freitas y revient auréolée de sa nouvelle notoriété depuis qu'elle a créé Nôt dans la cour d'honneur du Palais des Papes du festival d'Avignon cet été. La Capverdienne met au cœur de Nôt (nuit en portugais) une attachante galerie de personnages peu raccord avec les normes : ça grommelle plus que ça ne parle, quand l'un articule dans un micro, la sono est coupée. Un autre se balade nu dans le public et étire le temps jusqu'à l'agacement de certains et une des danseuses, amputée des jambes, donne la réplique à ses acolytes.

Artagora : Faites entrer l'accusé, l'artiste devant la justice

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'art produit dans les tribunaux.

Nuit blanche minimaliste

(Classique et Lyrique)

De Philip Glass à Moondog en passant par Aphex Twin et Brian Eno, le pianiste François Mardirossian proposera un marathon de douze heures dédié à la musique minimaliste, avec des œuvres de compositeurs connus ou non.

Notre avis : La nuit du 7 mai à la chapelle de la Trinité se propose comme un rite minimaliste, une traversée de douze heures orchestrée par François Mardirossian, où le tempus nocturnum cesse d'être simple absence de lumière pour devenir l'espace même de l'écoute. Ce temps étendu, à la fois collectif et singulier, devient le refuge des gestes en spirale de Glass et des miniatures disloquées d'Aphex Twin, du lyrisme contemplatif de Hovhaness et du folklore urbain de Moondog. Pour se conclure avec les frémissements sonores de Lawalrée, dernier geste de sensibilité discrète.

Dialogues dans les collections modernes, hommage à Henri Lachièze-Rey

(Peinture & Dessin)

Pendant sept mois, le Musée des Beaux-Arts de Lyon met à l'honneur ses donations et acquisitions récentes dans un parcours renouvelé de ses collections modernes, entre Serge Poliakoff, Léopold Survage, Henri Valensi et bien d'autres, ainsi qu'un hommage au peintre lyonnais Henri Lachièze-Rey à travers trois de ses toiles.

Bérengère Krief

(Humour & Café Théâtre)

Dans Sexe. Dans son nouveau spectacle, Bérangère Krief questionne avec humour notre consommation de la sexualité, et apporte un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase, tout en abordant des questions de féminisme, d'identité et de relations.

Notre avis : Le nouveau one-woman-show de Bérengère Krief s'appelle Sexe : il parle donc, logiquement, de sexualité, de désir, de plaisir, d'épanouissement... C'est certes plaisant sur le moment, façon orgasme rapide, mais très vite oublié ensuite, la faute à un ensemble peu original et souvent attendu que ce soit côté jeu, écriture ou univers.

Artagora : Giovanni Bellini, les madonnes sensibles

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera le peintre italien Giovanni Bellini, considéré comme le précurseur de l'école vénitienne, marquant la rupture définitive avec le style gothique prédominant à l'époque.

The gathering et Anneke Van Giersbergen

(Rock & Pop)

À l'occasion des trente ans de leur album culte Mandylion, The Gathering entamera une grande tournée européenne passant notamment par la Rayonne. Anneke van Giersbergen, vocaliste emblématique du groupe, sera également de la partie pour faire revivre la magie des morceaux de l’album.

Tricky

(Musique Electronique)

Apparu pour la première fois en tant que MC sur le premier album de Massive Attack, Tricky est reconnu comme un membre fondateur de la scène trip hop de Bristol. Le voici maintenant sur la scène du Radiant-Bellevue, plus de trente ans après ses débuts.

Notre avis : Issu des marges de Bristol, nourri des sound systems, des fractures familiales et des nuits enfumées forgeant une voix chuchotée et tenue au bord de la rupture, Tricky a transfiguré le trip-hop en un art d'ombres et de vertiges. Entre mémoire heurtée et visions obliques, sa musique demeure constamment comme un territoire hanté, donnant lieu à des live redessinant chaque soir ses propres fantômes. Avertissement nécessaire : assister à ce concert, c'est accepter l'inattendu.

Jazzy Bazz

(Rap)

Après avoir fait ses armes au sein de la Cool Connexion et du collectif L'Entourage, Jazzy Bazz a entamé une carrière solo dont le sixième opus, Nirvana, est sorti en mars 2025. En pleine préparation de son prochain projet, intitulé Ivan, le voici sur la scène du Transbordeur.

Notre avis : Valeur sûre du rap francophone, Jazzy Bazz honore la discipline depuis près de vingt ans, d'abord en groupe puis en solo. Il est l'un des garants d'une exigence technique et lyricale jamais prise à défaut. Son dernier opus, Nirvana, disque planant aux airs de balade nocturne, le rapproche de l'univers de Laylow et de son esthétique virtuelle. Son introspection à cœur ouvert s'étoffe à travers des sonorités contradictoires, dessinant le chemin tracé par un artiste évoluant entre l'avant-garde et les racines du genre.

Nocturne (parade)

(Danse)

Mise en scène de Phia Ménard, par la compagnie Non Nova, 1h, dès 8 ans. Avec son dernier spectacle, Phia Ménard revient à son cycle des Pièces du vent pour lui apporter un quatrième volet en clair-obscur, embarquant petits et grands dans une traversée à travers l’obscurité, reflet des temps politiquement obscurs dans lequel nous sommes entrés.

Notre avis : Enfin, elle revient à ses pièces dites "de vent" ! Avec la création de Nocturne (parade) cet automne, la circassienne Phia Ménard renoue avec son immense talent à faire valser du plastique pour raconter rien moins que l'humanité. En cercle, entourée de ventilateurs comme dans L'Après-midi d'un foehn, devenu un classique du théâtre jeune public, elle s'empare du l'histoire du Roi des Aulnes que Goethe a transformée en poème. Il est question d'un petit garçon qui comprend avant les grands (aveuglés par un Trump démultiplié) les dangers qui rôdent. À voir dès 8 ans et bien plus encore !

Senflix

(Impro)

Inspirés par les plateformes de streaming, deux comédiens créent en direct les programmes dont ils ont toujours rêvé.

Jeu double

(Art contemporain et numérique)

Vernissage le 2 avril à 18h. Dans le cadre d'un échange avec l'espace Interface à Dijon, la BF15 accueillera les artistes Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier pour une exposition collective de leurs travaux explorant le tissu, le passage du temps et le cycle de la vie.

Notre avis : Deux lieux associatifs, Interface à Dijon et la BF15 à Lyon, proposent des expositions croisées qui permettront tour à tour de découvrir deux artistes lyonnais (Sabine Leclerq et Guillaume Perez) puis deux artistes dijonnais (Mathilde Besson et Johan Côte Gayffier). Leurs œuvres se confrontent et s'adaptent aux espaces d'expositions pour des accrochages toujours singuliers. On attend beaucoup notamment des créations de Guillaume Pérez, que l'on avait pu découvrir à l'URDLA dernièrement, et pour qui la peinture doit se déployer au-delà de la toile et de la surface.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité. À noter que Pommerat sera également au TNP fin novembre avec son nouveau conte Les Petites Filles modernes.

La Guerre en jeux

(Sciences et Histoire)

À travers sa nouvelle exposition, le CHRD propose de découvrir avec quoi jouaient les enfants au cours de la Seconde Guerre mondiale. Entre poupées, peluches, jeux de société, albums illustrés et fabrications maison, l'exposition retrace également comment la société et les institutions de l’époque utilisaient les jouets et les images pour transmettre des messages, des règles de vie ou le patriotisme.

Artagora : Gaudí, le sacre de la modernité

(Conférences)

Dans son nouveau cycle de conférences, Artagora donne le micro à Damien Capelazzi, historien de l'art, pour éclairer certains artistes ou sujets. Cette fois-ci, le sujet sera l'architecte espagnol Antoni Gaudí, principal représentant du modernisme catalan.

Honda Romance

(Classique et Lyrique)

Mise en scène de Vimala Pons, 1h15, dès 14 ans. Après Le Périmètre de Denver, spectacle en forme de Cluedo grinçant, Vimala Pons revient à Lyon avec sa première pièce de groupe, regroupant dix performeurs et performeuses qui sillonnent le plateau dans un mouvement perpétuel, précis, féroce, fragile et drôle.

Notre avis : Une première image saisissante : une femme, écrasée par un satellite, tente de se relever. Cette femme, c'est la circassienne, metteuse en scène et comédienne Vimala Pons. Après son très remarqué Périmètre de Denver, elle a livré il y a quelques mois le spectacle-performance Honda Romance dans lequel elle secoue son corps, livré au tourbillon des émotions, avant d'être rejointe par neuf chanteuses et chanteurs. Et, comme Joris Lacoste, de diviser le public avec cette proposition radicale.

Le soleil brille pourtant dehors

(Théâtre)

Écrit par Marine Chartrain, mise en scène de Louen Poppé, Mathilda Bouttau et François Geslin, 1h. Dans sa maison d’enfance, Adèle vit avec Samy, son partenaire. Depuis quelques mois, leur enfant a disparu sans laisser de trace derrière elle. Les recherches ne mènent à rien et le temps s’étend dans l’attente d’un indice, d’une explication.

Notre avis : Voilà un spectacle lynchéen. L'adjectif est beaucoup galvaudé et trop facilement utilisé pour décrire par paresse tout ce qui est étrange, mais ce spectacle là, découvert à l'Élysée le jour même du décès du réalisateur américain iconique (!), l'est pleinement. Le trio de créateurs son et lumière de la compagnie Maison vague, formé à l'ENSATT s'est adjoint le texte (commandé) de leur collègue dramaturge Marine Chartrain. Et voilà que cette histoire de parents déboussolés après la perte d'un jeune enfant devient un labyrinthe aussi visuel que réflexif.

Process Comedy

(Théâtre)

De Quentin Lesaffre et Bertrand de Ruyver, mise en scène d'Olivier Maille, 1h15. À travers des anecdotes et des imitations, Process Comedy vise à apprendre au public à mieux se connaître et à mieux comprendre son entourage, à la maison comme au travail.

Sarah Jérôme

(Peinture & Dessin)

Vernissage le 29 janvier à 18h30. Pour sa rentrée 2026, la fondation Bullukian accueillera l'artiste Sarah Jérôme, qui investira le centre d’art avec l’exposition Le Mur invisible, réunissant un corpus d’œuvres inédites inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Notre avis : Née en 1979 à Rennes, Sarah Jérôme a une double formation dans des structures prestigieuses : diplômée à la fois du Conservatoire national de danse de Paris et de l'École des Beaux-Arts de la même ville. À l'intersection de la danse et des arts plastiques, la jeune femme déploie une œuvre des plus singulières entre dessin, sculpture, peinture, installation et performance... Pour son exposition monographique à Lyon, Le mur invisible, Sarah Jérôme réunira un corpus d'œuvres inédites réalisées lors de sa résidence et inspirées du roman éponyme de Marlen Haushofer.

Fragile !

(Sciences et Histoire)

L'exposition, composée d’îlots, invite les tout-petits à suivre les aventures de Roky le caillou et de ses camarades. Les enfants manipulent, testent et font l’expérience de la fragilité et de l’entraide avec pour but, au bout de leur quête, de réparer Roky.

Aux frontières du réel : La quête ésotérique de l'invisible

(Sciences et Histoire)

Pendant plus de trois mois, la bibliothèque de la Part-Dieu accueillera une exposition retraçant l'histoire des pratiques ésotériques, de l'astrologie au magnétisme en passant par le spiritisme et les arts divinatoires en explorant la transmission et l’exercice de ces pratiques, les figures et histoires lyonnaises qui ont marqué leur développement, ainsi que la place souvent singulière des femmes dans ce domaine.

Notre avis : Dans la ville de Willermoz, Kardec et Nizier Philippe, la constellation d'objets hétérogènes de la Bibliothèque municipale composent une grammaire du destin. L'image, se manifestant par l'entremise de gestes figés, de signes hérités et d'affects transmis, agit ici comme une survivance. Du cosmos miniaturisé aux jeux imprimés, des corps féminins médiateurs aux diagrammes savants, le parcours condense, sans rupture avec la raison, une tentative de négociation avec l'incertain, cherchant à ordonner l'angoisse du temps à venir.

Encore lui ! Jean-Claude Guillaumon

(Art contemporain et numérique)

Avec sa nouvelle exposition, le Musée d'art contemporain de Lyon propose une rétrospective dédiée à l'artiste lyonnais Jean-Claude Guillaumon, qui s'est illustré pendant près de soixante ans à la peinture, puis à l'happening et à l'art environnemental avant de se consacrer à la photographie, le tout avec malice et engagement.

Notre avis : Avec cette rétrospective, le MAC exhume une œuvre qui fait du doute une méthode et du jeu un principe critique. Obstinément rétif aux catégories, Jean-Claude Guillaumon utilise l'image comme un terrain d'essai, non pour s'affirmer, mais pour se dédoubler, se contredire, jusqu'à atteindre le point de dissolution. Entre apparition et effacement, ses expérimentations photographiques interrogent avec ironie la condition même de l'artiste, pris dans le flux ordinaire du monde.

Frédéric Cordier

(Art graphique)

Formé à Lausanne, le Montréalais Frédéric Cordier viendra exposer ses toiles à l'URDLA fin avril pour les faire découvrir au public lyonnais,  entre paysages urbains, industriels, naturels et abstraits.

Notre avis : Né en 1985, Frédéric Cordier a créé de nombreuses estampes à l'URDLA, déployant sur de grands, voire de très grands formats, ses paysages industriels imaginaires, ses usines figées, ses paysages urbains nocturnes éclairés de quelque feux d'artifice... C'est par petits points, par petits traits ou par petites formes géométriques que Cordier compose ses paysages, leur insufflant une fragilité à l'image de nos sociétés industrielles et urbaines contemporaines. On attend avec impatience de découvrir ses nouvelles œuvres à l'URDLA qui lui consacrera une exposition monographique ce printemps.

Zombis, aux origines

(Sciences et Histoire)

Connus sous leur forme développée par le cinéma et la pop-culture, les zombies (ou zombis) tiennent leurs origines de la culture vaudou d'Haïti, où ils sont des criminels non repentis jugés à une fin pire que la mort. Cette exposition vise à retracer l'évolution des zombies jusqu'à aujourd'hui.

Notre avis : Au musée des Confluences, le zombi réacquiert son épaisseur historique. Né dans le contexte de la traite et du marronnage, il dit la dépossession du corps, la servitude imposée, mais aussi la résistance des imaginaires. L'exposition instaure une dialectique entre objets rituels, récits haïtiens et images contemporaines, montrant la circulation de cette figure entre croyance, folklore et pop culture mondialisée. Ce détour par Haïti et ses héritages permet un déplacement de notre regard : ce que l'on croyait n'être qu'un monstre de série B révèle une mémoire politique et spirituelle.

Complexe comedy club

(Humour & Café Théâtre)

Pour sa nouvelle saison, le comedy club du Complexe café-théâtre revient avec quatre artistes différents chaque soir, qui se succèderont sur scène. Au programme, humour décalé, observation sarcastique de la vie quotidienne et réflexions profondes habilement déguisées en punchlines.

Tanguy Pastureau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un monde hostile. Avec son nouveau spectacle, Tanguy Pastureau marque son retour sur scène avec sa verve caractéristique, son regard aiguisé et son humour caustique pour aborder les paradoxes et absurdités de la société contemporaine.

Notre avis : Avec ses phrases à rallonge, ses digressions permanentes, Pastureau « maltraite l'info » chaque jour à 12h10 sur Inter et c'est absolument délicieux. Il flingue les politiques mais surtout une époque dans laquelle le sens s'est fait la malle.

Au Mali, quand les animaux dansent

(Sciences et Histoire)

À travers différents objets, masques animaux et grandes figures de bois, mais aussi par le biais d’audiovisuels, le Musée des Confluences propose de découvrir la pratique du sogobò, des fêtes organisées par plusieurs ethnies du Mali, aujourd'hui inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre avis : L'exposition révèle un corpus récemment offert au musée, constitué par une centaine de masques et marionnettes qui, irréductibles à leur simple présence matérielle et à ce qu'ils représentent, opèrent comme des dispositifs d'activation. Issus des traditions festives du sogo bò, ces figures animales ou hybrides activent un théâtre rituel mêlant satire, mythe et régulation sociale. Collectées par Sonia et Albert Loeb, elles témoignent d'un art profondément relationnel et d'une pensée visuelle indissociable du geste, de la musique et de la parole.

Carte blanche à La Compagnie à - Le rire, l'intime, le politique

(Art graphique)

La Compagnie à investit le Musée des Arts de la Marionnette pour y révéler ses processus de création, ses sources d’inspiration et sa relation singulière aux objets.

Voyages en cité, 1973-1990 : vivre dans les quartiers populaires

(Sciences et Histoire)

À travers plusieurs quartiers populaires et villes de l’agglomération lyonnaise, la nouvelle exposition de la cité-musée Tony Garnier invite au voyage dans le temps (entre 1973 et le début des années 1990) et dans l'espace pour découvrir les dynamiques urbaines, humaines, sociales et culturelles des cités au sein de la métropole lyonnaise en analysant la réalité tout en donnant à voir les actions innovantes qui ont émané de ces quartiers.