Maison de la danse

Cosmologies / Carte blanche au collectif ÈS

(Danse)

Pour cette nouvelle Cosmologie, qui marque la fin de leur parcours d’artistes associé·e·s avec la Maison de la danse, cette dernière donne carte blanche au Collectif ES pour une soirée d"immersion dans leur univers. Au programme, le dispositif Shot interprété par les étudiants du CNSMDL, et les spectacles Jean-Yves, Patrick et Corinne et Karaodance, tous issus de leur répertoire. Le tout se conclura par un DJ set de Reine Claude, avec une bonne dose de disco, souligné des touches de RnB et de house.

Notre avis : Pour leur dernière saison comme artistes associés à la Maison de la danse, les lyonnais champions de l'aérobic faite danse présentent une succession de trios avec une bande-son disco-pop. Préparez-vous à bouger la tête sur Georges Michael et Bonnie Tyler. Programmé dans le festival (du 19 au 23 mai), le collectif sera ensuite à retrouver notamment au centre chorégraphique national d'Orléans dont ils ont pris la direction en janvier 2025 à la suite de Maud Le Pladec.

Bérengère Krief

(Humour & Café Théâtre)

Dans Sexe. Dans son nouveau spectacle, Bérangère Krief questionne avec humour notre consommation de la sexualité, et apporte un regard sensible sur la place du plaisir dans notre éducation qui prône souvent plus la prévention que l'extase, tout en abordant des questions de féminisme, d'identité et de relations.

Notre avis : Le dernier one-woman-show de Bérengère Krief s'appelle Sexe : il parle donc, logiquement, de sexualité, de désir, de plaisir, d'épanouissement... C'est certes plaisant sur le moment, façon orgasme rapide, mais très vite oublié ensuite, la faute à un ensemble peu original et souvent attendu que ce soit côté jeu, écriture ou univers.

Nocturne (parade)

(Danse)

Mise en scène de Phia Ménard, par la compagnie Non Nova, 1h, dès 8 ans. Avec son dernier spectacle, Phia Ménard revient à son cycle des Pièces du vent pour lui apporter un quatrième volet en clair-obscur, embarquant petits et grands dans une traversée à travers l’obscurité, reflet des temps politiquement obscurs dans lequel nous sommes entrés.

Notre avis : Enfin, elle revient à ses pièces dites "de vent" ! Avec la création de Nocturne (parade) cet automne, la circassienne Phia Ménard renoue avec son immense talent à faire valser du plastique pour raconter rien moins que l'humanité. En cercle, entourée de ventilateurs comme dans L'Après-midi d'un foehn, devenu un classique du théâtre jeune public, elle s'empare du l'histoire du Roi des Aulnes que Goethe a transformée en poème. Il est question d'un petit garçon qui comprend avant les grands (aveuglés par un Trump démultiplié) les dangers qui rôdent. À voir dès 8 ans et bien plus encore !

Revoir les étoiles

(Cirque)

Mise en scène de Yaron Lifschitz, par l'Ensemble Circa, 1h15, dès 12 ans. Sur scène, douze acrobates et quatre musiciens reprennent les derniers vers de l'Enfer de Dante, dans lequel le poète émerge des profondeurs pour apercevoir à nouveau les étoiles. Ce moment, interprétable comme une renaissance, est revisité sous le prisme du cirque pour interroger la nature de l’optimisme et de l’espoir au cœur de temps obscurs.

Notre avis : Grands habitués des Nuits de Fourvière, la compagnie de cirque australienne Circa, et son metteur en scène historique Yaron Lifschitz, ouvrent cette 80e édition du festival avec une création. Revoir les étoiles est inspiré de L'Enfer de Dante, quand le personnage principal quitte la pénombre pour rejoindre la lumière. 12 acrobates et 4 musiciens live assurent cette partition d'1h15.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Marius

(Théâtre)

D'après Marcel Pagnol, mise en scène de Joël Pommerat, 1h20, dès 12 ans. Les affaires du café‑boulangerie de César vont plutôt mal, les clients se font rares et son fils Marius n’a guère envie de reprendre le commerce. Partagé entre son envie de prendre le large et son amour pour Fanny, une amie d’enfance, le jeune homme se demande s'il faut tout quitter au risque de tout perdre, ou rester et honorer son devoir de fils.

Notre avis : Après avoir dévoilé fin novembre au TNP sa dernière création Les Petites Filles modernes, Joël Pommerat revient à Lyon avec Marius, adaptation du texte de Marcel Pagnol portée par des interprètes professionnels et d'anciens détenus rencontrés lors d'ateliers en prison. En artisan précis du théâtre, il a dirigé ce petit groupe hétéroclite avec finesse, respectant la nature de chacun, pour composer un spectacle à plusieurs niveaux de lecture qui se déploie magistralement et avec fragilité.

Haroun

(Humour & Café Théâtre)

Dans Bonjour quand même. Après avoir connu un énorme succès sur les plateformes de streaming, Haroun monte sur les planches avec un spectacle au ton mordant et engagé, décortiquant l'actualité avec un humour fin et percutant.

Notre avis : Depuis quelques mois, l'humoriste pince-sans-rire réapparaît sur la toile. Après deux ans d'absence, voilà que son précédent spectacle Seuls est désormais disponible en streaming, ainsi que des vidéos satiriques et autobiographiques, La vie d'artiste. Une série qui annonce la couleur : Haroun n'a rien perdu de son autodérision, de sa méchanceté jouissive même. On attend donc impatiemment sa nouvelle création Bonjour quand même ; on espère l'y entendre évoquer l'actualité politique nationale et internationale, avec son habituel mordant, sa drôlerie et sa férocité.

Le soleil brille pourtant dehors

(Théâtre)

Écrit par Marine Chartrain, mise en scène de Louen Poppé, Mathilda Bouttau et François Geslin, 1h. Dans sa maison d’enfance, Adèle vit avec Samy, son partenaire. Depuis quelques mois, leur enfant a disparu sans laisser de trace derrière elle. Les recherches ne mènent à rien et le temps s’étend dans l’attente d’un indice, d’une explication.

Notre avis : Voilà un spectacle lynchéen. L'adjectif est beaucoup galvaudé et trop facilement utilisé pour décrire par paresse tout ce qui est étrange, mais ce spectacle là, découvert à l'Élysée le jour même du décès du réalisateur américain iconique (!), l'est pleinement. Le trio de créateurs son et lumière de la compagnie Maison vague, formé à l'ENSATT s'est adjoint le texte (commandé) de leur collègue dramaturge Marine Chartrain. Et voilà que cette histoire de parents déboussolés après la perte d'un jeune enfant devient un labyrinthe aussi visuel que réflexif.

Festival La basse-cour

(Théâtre)

Dédié à la jeune création dans les arts de la rue, le festival La basse-cour est de retour pour sa sixième édition cette année. Au programme, une vingtaine de représentations, afin de découvrir le travail de jeunes compagnies avant les festivals d’été.

Notre avis : Le festival des arts de la rue bat son plein en ce printemps avec des spectacles pour enfants et plus grands (comme le très intéressant Timlideur de la cie Candolle fin mai sur un néo-militant qui se voit confier d'importantes responsabilités).Toujours situé dans l'amphi des Trois-Gaules (ouvert au public uniquement à cette occasion) et gratuit, ce festival est propice à la découverte et aux moments agréables sur sa terrasse pour filer jusqu'à la fête de la musique le 21 juin sur laquelle le festival se referme.

Allô Stella

(Théâtre)

Texte et mise en scène de Romain Triouleyre, 1h, dès 15 ans. Stella Ferrera anime tous les jours une émission de radio de minuit à 3h du matin dans laquelle elle reçoit au téléphone ses auditeurs et auditrices pour écouter leurs problèmes et partager leurs joies. Mais un soir, un enchainement d’appels semblant être liés les uns aux autres emmène Stella à fantasmer les vies de celles et ceux qui l’appellent. S’entretenant avec chacun d’eux, elle devient le témoin des drames silencieux que leurs voix camouflent.

Notre avis : Dans un format de confessions nocturnes emprunté à l'iconique Macha Béranger, le jeune metteur en scène confie à la comédienne Sidonie Vilas Boas la tâche d'incarner une passeuse entre une jeune victime d'inceste et l'auditeurice/spectateurice dans le repli d'un studio éclairé avec chaleur. Avec un sens aigu de la théâtralité, il offre à son personnage victime rien moins qu'un abri.

Tanguy Pastureau

(Humour & Café Théâtre)

Dans Un monde hostile. Avec son nouveau spectacle, Tanguy Pastureau marque son retour sur scène avec sa verve caractéristique, son regard aiguisé et son humour caustique pour aborder les paradoxes et absurdités de la société contemporaine.

Notre avis : Avec ses phrases à rallonge, ses digressions permanentes, Pastureau « maltraite l'info » chaque jour à 12h10 sur Inter et c'est absolument délicieux. Il flingue les politiques mais surtout une époque dans laquelle le sens s'est fait la malle.

Panayotis Pascot

(Humour & Café Théâtre)

Dans Entre les deux. Ça y est, Panayotis Pascot pense être devenu adulte ! Mais c'est moins excitant que ce qu'on lui avait vendu. Pour lui, être enfant c’est magnifique, avoir un enfant doit être magnifique, mais entre les deux, il n'est pas sûr de capter le concept.

Notre avis : Presque, le premier seul-en-scène de Panayotis Pascot, talent révélé au grand public très jeune grâce à la télé, a été une agréable surprise. Avec une écriture soignée et sincère, l'humoriste y racontait sa vie et notamment sa difficulté à concrétiser avec les filles. Le voici de retour sur scène avec Entre les deux, deuxième spectacle dans lequel il s'interroge sur cette période « pas ouf » entre l'enfance et la parentalité. Une nouvelle réussite pleine de rires et d'autodérision (notamment sur sa dépression) qui le maintient très haut dans le monde de l'humour français.